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Le Blog d'Elisabeth Poulain

P > Paysage > Kansas > Nasa > Les bulles vertes > L’arrosage circulaire

12 Juillet 2011, 11:03am

Publié par Elisabeth Poulain

C’est une photo rare à plusieurs titres. D’abord son auteur, qui n’est pas n’importe qui.

 Kansas, -Champs de céréales, 2001

 

C’est une réalisation de la Nasa qui la met en ligne et en autorise la reproduction à une condition qui est de citer la source et de donner les références exactes. Ce que je fais tout de suite pour m’acquitter de mes obligations. Voici son titre exact directement traduit de l’américain :  

Champs de céréales

circulaires au Kansas dont

la forme caractéristique est

due à leur système de bras d’

arrosage à pivot central. 

Cette représentation de la nature est étonnante, surtout à nos yeux habitués à un parcellaire très découpé, varié, adapté à la topographie. Au Kansas, l’optimisation la gestion de l’eau est une condition de survie dans cette région du monde très dure à l’homme par tous les temps.  L’été y est très sec, l’hiver est balayé par les vents. L’irrigation est une réponse à ces conditions contraignantes de production.  

 

On comprend bien cette logique de découpage en  cercles qui jamais ne se chevauchent. Le cercle devient une forme logique, plus logique que le carré ou le rectangle qui permet par emboîtage, sauf impossibilité naturelle, de ne pas perdre de terre entre les parcelles. Cette photo de la culture de céréales au Kansas provoque un choc visuel fort. On dirait un tableau abstrait peint par un artiste féru de création d’art informatique. Cette photo a été élue photo de l’année 2007 par Wikipedia. 

Kansas-Champs de céréales-Détai-l

Pour suivre le chemin

. Retrouver la photo sur

http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_aux_%C3%89tats-Unis

. Voir un détail qui fait penser à un jeu typographique http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:TypicalCenterPivotIrrigationLandscape.png

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Démocratie concertative > Conseil de Développement > Place du Citoyen

7 Juillet 2011, 17:11pm

Publié par Elisabeth Poulain

Il s’agit dans ce second billet consacré à la démocratie concertative de mettre en lumière la légitimité de la présence du citoyen au sein d’un Conseil de Développement. Cette personne physique  est aussi acheteur-consommateur et acteur européen.  

2009.04.08-049.jpg

Un rappel des fondamentaux

La démocratie ne saurait se découper, ni se diluer par des effets de mode dans le grand gloubi-boulga sémantique du « Vivre ensemble ». Pour ça, on n’a pas trouvé mieux que la démocratie qui sait pourtant s’adapter. La multitude des adjectifs qui s’y associent en témoigne. La démocratie de proximité est un bon exemple de cette vitalité qui montre que la démocratie est toujours à atteindre. La diversité des formes choisies par les différents territoires montre aussi que rien n’est figé en la matière, en particulier dans la façon dont sont organisés la vie des quartiers et le développement de l’ensemble. Le système est vivant et comme tel a toujours besoin d’être amélioré, perfectionné, enrichi… 

La légitimité du citoyen au sein du Conseil de Développement

Certaines collectivités font nettement la distinction entre d’une part le conseil de quartier qui accueille les habitants ainsi que les représentants des associations et d’autre part le conseil de développement qui accueille les entreprises, les institutions, les associations et des personnalités qualifiées, sans rattachement au quartier.  D’autres collectivités par contre inscrivent directement le conseil de développement dans le cadre de la citoyenneté pour bien mettre en lumière son rattachement à la démocratie. Dans celles qui recherchent le plus d’ouverture à la société civile incluant le citoyen, comme à Nantes, une cinquième catégorie de membres de droit existe, ce sont les citoyens volontaires.  

 

En effet ne pas admettre cette dernière catégorie reviendrait à opposer au sein du conseil de développement la non-représentativité d’un citoyen par rapport à la représentativité, acceptée celle-là, des représentants d’une association regroupant quelques personnes. Il y a là un double chaînon manquant, celui du citoyen sans lequel il n’y a pas de démocratie  et celui de l’acteur économique d’une collectivité qu’est le citoyen qui ne pourrait pas s’exprimer individuellement dans les domaines de compétence du conseil de développement et qui ne peut pas le faire non plus en tant qu’acteur du développement au sein de son conseil de quartier.  

Anne Marie Donnaint Bonnave, Bol

La légitimité de l’acteur économique qu’est l’acheteur-consommateur

Au sein d’une filière quelque qu’elle soit, l’acheteur final, qui est souvent le consommateur du produit ou qui achète pour le compte de ceux qui vont consommer le produit, constitue le dernier maillon de la filière, celui dont l’action impacte tout ce qui se passe en amont. Or cet acteur fondamental n’a pas sa place, en tant que personne physique, au sein de certains conseils de développement. Des associations de consommateurs sont bien présentes au sein d’un conseil de développement en raison de leur forme juridique. Des groupements de fait également. La vocation d’expression d’une association prise au sens large n’est pas comparable à la parole d’une personne qui, en tant que telle, peut ressentir le besoin de s’impliquer en tant qu’acheteur-consommateur très en amont de son achat et/ou de sa consommation et en dehors de tout litige. Il s’agit de deux sphères différentes dont l’une ne chasse pas l’autre. 

 

Ne pas clairement intégrer, en tant qu’acteur économique, l’acheteur-consommateur individuel dans la chaîne de la création et du développement de la valeur, comme il l’est au sein d’une filière, alors que tous les autres maillons sont représentés au sein d’un conseil de développement, pourrait paraître surprenant. 

La légitimité du citoyen européen, en tant acteur de la gouvernance européenne

Il est une troisième facette à voir, concernant ce citoyen, acheteur-consommateur, qui est aussi un acteur européen de premier plan. Le citoyen européen prend en effet part aux décisions de l’Union dans le cadre d’une gouvernance élargie à un territoire qui représente une grande partie de l’Europe. Sans lui, le développement durable n’a littéralement plus de sens. 

Bois-2008-avril-2-020.JPG

La légitimité de l’acteur du changement

Un des points communs de ce trio d’acteurs, qui peuvent n’en faire qu’un, est qu’il est aussi à la source du changement parfois rapide qui est la marque de nos sociétés placées sous le sceau de l’Internet. Il crée et vit au quotidien le changement. Le marché a toujours été en avance sur les institutions et les représentations. Désormais avec Internet, chaque personne peut franchir la frontière entre ceux qui sont dedans (les représentants, les professionnels…) par rapport à ceux qui sont dehors (les citoyens, les habitants, les usagers…). Chacun est en même temps professionnel, représentant, personne privée… dans le même lieu apparent et en d’autres lieux. Il ne peut plus être caractérisé par une seule de ses facettes.

 

Quelques exemples parmi d’autres :

. ces entrepreneurs, ces artistes, ces formateurs qui utilisent les blogs, les sites et les réseaux pour toucher les membres de la blogosphère,

. ces politiques qui font de même pour avoir des liens autres avec ceux qui les lisent,

. ces journalistes qui ont une signature dans un journal et un blog en parallèle en dehors…

A l’autre bout du lien ou en cours de connexion, d’autres blogueurs et/ou les mêmes sont en recherche d’information pour leur vie d’acteur économique, politique, associatif ou de changement…L’Internet n’a pas seulement des effets sur le temps et sur l’espace ; il en a aussi sur nos représentations et nos façons de réfléchir ensemble au développement des territoires dans le changement. Les frontières se déplacent et créent de nouvelles zones de mixité, d'une autre zone de mixité, qui n'a pas encore de nom.

Résumé

La démocratie se vit aussi au quotidien. Elle ne saurait échapper à ceux et celles qui en sont les premiers acteurs. Ce sont eux qui fondent la démocratie dans son exercice et dans son développement. Ce sont eux aussi qui par leurs réflexions et actions quotidiennes sont à la source du changement qui accélère les mutations de la société, d’une société plus ouverte en particulier à la connexion et au changement. Leur absence dans un conseil de développement ne saurait être ni logique ni défendable. 

Pour suivre le chemin

. Voir le Ier billet sur la démocratie concertative sur ce blog: Démocratie concertative > Mots du millefeuille territorial urbain

. Photos EP, Collection Nestlé, Bol Donnaint-Bonave, Bois Nord Anjou   

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Du difficile usage du rose clair dans l'art

6 Juillet 2011, 09:11am

Publié par Elisabeth Poulain

Le rose offre un paradoxe étonnant. Il est très présent dans la nature, comme en témoigne l’abondance des fleurs roses, à commencer par la plus célèbre d’entre elles, la Rose. Le rose par contre est difficile à utiliser dans la publicité ou l’art.  

Il rejoint sur ce point le bleu ciel. Est-ce que cela tient à la faible tonalité de ces couleurs claires ? Ce pourrait être un début d’explication. Notre œil saturé de couleurs, de formes et de profondeurs aurait besoin de couleurs accentuées. Une explication provient peut être aussi d’un sur-emploi de ces deux couleurs dans le domaine symbolique du genre lors de la naissance en France. Encore maintenant, le bleu ciel désigne le garçon, le rose la petite fille, alors même que la couleur a apparemment franchi ce code d’usage. Il en reste pourtant une très forte prégnance mentale.  

Le rose et bleu selon Guy Georget (1911-1992)

Rose et Bleu, Guy Georget, 1966C’est une création de cet artiste qui a été le déclencheur de ce billet. L’affiche (1966) illustre un article de Christine Bard sur le Planning familial, paru sous le titre de « La bataille de la pilule » dans « Têtes Chercheuses » d’automne 2010. On y voit un couple assis sur un banc, un enfant dans les bras. C’est la couleur qui distingue l’homme de la femme. Vous l’avez deviné, elle est rose, lui est bleu. Mais c’est plus compliqué que cela. Sa tête à elle est bleue aussi, tout comme l’enfant entièrement bleu, mais pas comme son père qui n’a de rose que son bras. 

Résumons, quand la femme pense, sa tête est bleue comme son mari et leur enfant. Quand son mari materne l’enfant, son bras à lui est rose pour finir d’envelopper l’enfant. N’oublions pas que l’autre bras de la mère est rose puisque tout est rose chez elle, à part la tête. On comprend  ce qu’a voulu faire Guy Georget, montrer l’universalité de la pensée chez l’homme comme chez la femme et la capacité de l’homme d’exprimer sa part féminine.  

Le malaise ressenti

L’impression négative vient peut-être du déséquilibre de la répartition des couleurs entre la femme et l’homme et aussi de la couleur uniformément bleue de l’enfant. Comme si la femme n’avait pas de cerveau à elle, comme si l’enfant était toujours un garçon, comme ces pères qui ne citent que leur fils quand on les interroge sur leurs enfants. Comme si l’enfant mâle appartenait au père. Cela vient peut-être aussi de cette tonalité mollassonne de rose veinée de coulées blanches associée à un bleu qui manque de tonus sur un fond vert peu appétissant. 

Et tout ça pour faire connaître le planning familial qui a été une véritable ouverture pour la société française. Il est vrai que le sous-titre de l’affiche éclaire la scène d’une manière particulière « Planning familial - Equilibre du couple – Maternité heureuse. » Nous sommes en 1966.  La loi Neuwirth, qui consacre le droit des femmes à la contraception et à l’avortement ne sera aRose, Victor Alimpiev, Pernod Ricard Rapport 2008-2009doptée qu’à la fin de 1997. Ce n’est qu’à partir de ce moment là qu’a été consacré le droit longuement revendiqué par les femmes sur la maîtrise de leur corps. On comprend mieux le trouble ressenti par  cette différenciation entre le rose et le bleu. 

Le rose selon Victor Alimpiev

Curieusement  son rose, celui que cet artiste russe a choisi pour son œuvre « Maintenant essaie de retenir comment s’appelle ce souffle là », est lui aussi non pas veiné de blanc à proprement dit, mais comme le résultat d’une émulsion saisie par la photo de l’artiste qui a retravaillé le bas de la composition avec un effet vague pour structurer l’assise. Voici une composition d’un liquide rose moyen saupoudré d’un nuage de rose plus clair. Le tout forme un ensemble d’ « une extrême finesse et une grande douceur dans une approche méticuleuse, discrète et simple… » selon le commentaire qui accompagne cette création sélectionnée pour faire la couverture du rapport annuel de Pernod Ricard 2008-2009. 

Heureusement, ce rose est un peu plus foncé. Il n’est pas contrecarré par un bleu difficile ni par un vert qui l’est encore plus. Néanmoins, la sélection de ce travail interpelle quelque peu en tant que tel. On n’imagine pas se noyer dans ce rose plat et terne, comme on pourrait se jeter dans l’orange ou danser avec le rouge.  

Rose, Nam Kunn, Fricote, Couverture n° 1, 01.2011

Le rose selon  Nam Kunn

C’est la couleur que ce dessinateur vietnamien, le créateur de la petite mère chagrin au caractère épouvantable, a choisie pour mettre en valeur un hamburger à sa façon à partir d’une pomme verte découpée en lamelles. Entre les tranches vertes acidulées, des cerises avec leur queue, de la chicorée très frisée, de la mousse de tomate nappée d’une tranche de fromage bleuté et en final des crevettes grises en haut prêtes à être saisies sur la couche la plus haute.  La référence française se voit à la couleur tricolore de la paille qui est piquée dans ce hamburger détonnant. Ce dessin illustre la couverture du premier numéro de « Fricote,  L’épicurien urbain ». 

Il y a une telle richesse de couleurs, un graphisme fort et beaucoup d’humour que le rose choisi en fond renforce l’absurdité du dessin si soigneusement réalisé. Le rose, là, a toute sa place. Il a du sens, absurde.  

Le rose selon Olivier Debré (1920-1999)Rose Olivier Debré, Signes-Paysages, Musée Ziem, 2011

Il est un peintre très connu à la longue carrière. Pour annoncer une de ses dernières expositions, il a choisi une œuvre rose foncé dense, vivant, chaud, avec des résurgences de bleu composite en verticale et une coulée orange terne horizontale. Entre les deux, un rose enrichi de rouge et de nuages qui assombrissent  ou éclairent très légèrement la toile. Celle-ci appartient à une série appelée par le peintre « Signes-Paysages . » 

 

C’est un rose dense, vivant et chaud. Il est profond. C’est le seul qui peut prendre le pas sur tout le reste, tout ce qui l’entoure. Il parle.         

 

Pour suivre le chemin

. Christine Bard est Professeure à l’Université d’Angers, chercheuse au Certio, centre de recherche historique de l’Ouest.

. Têtes Chercheuses est le nom du magazine trimestriel fondé par l’Université de Nantes et à laquelle contribuent également des membres de l’Université d’Angers. A découvrir sur www.tetes-chercheuses.fr 

. Voir quelques réalisation de Guy Georget sur Artnet, en particulier une affiche de 1950 sur Air Afrique et une pour des ampoules Philips dans date  http://www.artnet.fr/artists/lotdetailpage.aspx?lot_id=BD4F6A64B7A75A7C2FEC26384C4F0B27

. Une jolie affiche de Georget sur Energol à découvrir sur  http://dieppe.et.sa.region.free.fr/PUBLICITES%201950%20-%201965/imgcol/_00014.htm

. Sur Victor Alimpiev, voir http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/1C169473EBD2EF8CC125726800319111?OpenDocument&sessionM=&L=1&view=

. Retrouver Nam Kunn sur son site http://namkunn.com/  Voilà comment il se présente : « Hello, I am Nam Kunn, graphic designer, illustrator. I live in Paris. I love my mom and to eat Bo Bun”. Son meilleur resto Bo Bun à Paris : Song Heng, 3, rue Volta (Paris III e ). Métro Arts-et-Métiers. Ouvert tous les jours de 12 heures à 16 heures. Petit bo bun : 7,20 E.  01.42.78.31.50. 

. Sur l’oeuvre d’Olivier Debré, voir  le site du galliériste Louis Carré, http://www.louiscarre.fr/artistes/olivier-debre

. Retrouver la toile en rose « Signes-paysages » sur  le site de Sirtin, avec un rose plus clair que celui que j’ai sous les yeux (Maisons et Décors, Méditerranée, janvier 2011)http://www.sirtin.fr/2011/01/16/olivier-debre-au-musee-ziem-signes-paysages/

. Photos EP

 

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Les petites maisons > Won Seoung Won > Photographe > Corée

3 Juillet 2011, 15:51pm

Publié par Elisabeth Poulain

Won Seoung Won est une artiste coréenne qui s’exprime par la photographie. Pour parler d’elle, elle parle de l’enfant qu’elle était. Et pour parler de cette enfant, elle recrée sa vision du monde à ce moment là de son développement. Won Seoug Won crée un monde en photographie,  comme d’autres artistes dessinent ou peignent leur réalité.  

 Won Seoung Won-My Age of seven- n° 07- A strange Playgroun

Ses photographies

Ce sont des compositions tout à fait personnelles et réelles à la fois. L’œil de celui qui regarde voit une ‘vraie réalité’, puisque chacun des éléments de l’ensemble est issu d’une sélection de prises de vue qu’elle réalise, dont elle va ensuite opérer un photomontage numérique. Le résultat de ses assemblages est très troublant tant la photographe rend visible ce qui est souvent, parfois, peu visible, difficile à décoder ou caché. 

La série

Pour nous aider dans notre réception de son œuvre, l’artiste nous offre d’autres clés de compréhension que ses réalisations. Elle situe celles-ci dans un ensemble de 11 photographies rassemblées sous le titre « My Age of Seven ». Chacune des photos a un numéro dans la série et un titre figuratif. Chacune des onze photos a son identité propre ; chacune aussi montre à la fois le monde de l’enfance et la petite fille qui figure dans la scène. Tout dans la photo renvoie à cette enfant, la seule ‘personne’ de la série, qui est en même temps, celle qui recrée son propre monde. Elle est à la fois et la scène entière et dedans et dehors quelques années plus tard.  

Les questions

Les différents lieus doivent être situés en Corée, du moins on l’imagine. Mais l’artiste n’a pas cherché à faire de sa création un hommage à des paysages disparus. Il n’y a pas de nostalgie dedans, mais la volonté de montrer un monde à la fois plein et ouvert, sans chercher à enfermer l’enfant ou celui qui regarde dans  une dimension binaire. On sent plutôt déjà des questions dans ces paysages qui parlent. 

Won-Seoug Won-My Age of Seven n° 11-The Sea in my Mom's Ho

Le lien avec la maison

Seules les deux premières compositions, n° 1 « Oversleeping » et n° 2 « The Chaos Kitchen » montrent la maison du dedans telle que la découvre l’enfant à son lever trop tardif.  Toutes les autres scènes, à l’exception de la n° 3 quand l’enfant prend la décision de casser sa tirelire ( The Help of a Piggy Bank), parlent de maisons, de linge qui sèche dehors au vent, de jardins fleuris, sans jamais montrer de personnes qui habitent le village. Quelques animaux par contre sont présents.  

Des paysages sont inquiétants, comme celui de la n° 4 « Going Out Casually » ou les nuages qui entourent le pêcher en fleur (n° 5 « Seaguls –des mouettes- and a Blossoming Pear Tree ».)

  

La présence de l’eau

Les photos, de la n° 6 jusqu’à la 11, représentent toutes des maisons accrochées sur des pentes plus ou moins douces ou escarpées. Toutes ont un lien avec l’eau partout présente sous des formes diverses. Les tonalités changent,  de la n° 7 très riante ( « A strange Playground ») avec son petit ruisseau où l’enfant joue dans une aire de jeux surdimensionnée, à la n° 11 (Bed-Wetter’s Laundering)  où beaucoup de draps sèchent au vent du fait que ‘les enfants ont fait pipi au lit’ dans la nuit précédente  et à la n° 9 (The Sea in My Mom’s Hometown » réalisée avant les évènements de Fukushima au Japon. La rivière, devenue fleuve, a envahi la vallée. Beaucoup de débris flottent à la surface. Il fait beau. 

  

La prise de distance avec la petite maison

C’est une impression très ténue, celle d’associer des petites maisons par leur taille à l’enfance d’une petite fille, quand elle se revoit de loin devenue femme. Tout est devenu petit, comme nous en avons tous fait l’expérience. Les souvenirs d’un lieu, d’un espace, d’une maison emplissent tellement son volume que ses dimensions réelles en sortent un peu écrasées. La maison n’a pas changé, mais soi oui…On a vécu tant d’autres choses depuis.  

Won Seoung Won-My Age of Seven-n° 11-Wetter's Laundering-P

Le lien originel à l’eau

La présence de l’eau est une façon pour la petite fille devenue femme de comprendre le monde. Elle montre comment la petite fille ressent le départ de sa mère, explique le rôle de la mère qui perd « les eaux », le liquide amniotique qui protège et nourrit l’enfant dans son ventre. C’est aussi la mère qui lave le linge des enfants. C’est l’eau qui emporte la saleté. 

 

C’est aussi l’eau qui rit, près de laquelle on joue enfant, qui chasse les nuages et le froid, l’eau qui fait pousser les arbres, fleurir les pêchers, grandir les massifs, verdir les coteaux et vallées. L’eau qui apporte la vie au sein et près des petites maisons.         

Pour suivre le chemin allant vers Won Seoung Won

. Vous rendre sur le site de la Galerie ParisBeijing où vous retrouverez la série de Won Seoung Won

http://www.parisbeijingphotogallery.com/main/fr/wonseoungwonworks.asp

. Photos de la Galerie ParisBeijing, qui m’a très aimablement autorisé  à les reproduire, avec mes remerciements. Voir la série des petites maisons sur ce blog

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Démocratie concertative > Mots du millefeuille territorial urbain

30 Juin 2011, 08:29am

Publié par Elisabeth Poulain

Ce billet a plusieurs objectifs :

. clarifier les mots qui désignent l’implication des citoyens dans les affaires de la cité,

. aborder la très difficile question du millefeuille urbain vu dans sa dimension territoriale

. en dégager quelques conséquences pour le démocrate-citoyen, qui n’est jamais de base ou lambda.

2008-10-Photos-blog-011.jpg

 

1. Un grand flou sémantique

La démocratie fait partie de ces mots qui sont très utilisés. Chacun sait ce qu’il en est : la démocratie est le gouvernement du peuple. Quant à savoir comment, c’est l’objet de ce billet que d’en esquisser quelques contours. 

 

Au début, la démocratie représentative

Un autre terme apparaît alors, c’est celui de la qualification de cette démocratie. Elle est  représentative en France car les citoyens élisent leurs représentants, les élus. L’élection est une obligation citoyenne, même si voter n’est obligatoire, comme ce l’est en Belgique par exemple. Le sens de cette représentation ne doit pas être pris dans le sens où l’Assemblée nationale a une composition d’élus basée sur représentation réelle du pays.  Ce n’est pas encore le cas. Citons en exemples de sous-représentations notoires, les femmes, les jeunes, les personnes issues de l’immigration, de ceux qui exercent des métiers à profil d’employés ou d’ouvriers, ou en sens contraire des élus de père en fils ou en fille... Notons quand même que la prise de conscience de cet état de choses, associée aux efforts d’ouverture, favorise une meilleure représentation des forces vives.

 

Une démocratie participative, consultative, concertative ?

Le point commun des ces adjectifs est qu’ils s’ancrent dans la démocratie que la loi de 2002 qualifie « de proximité », un mot peu utilisé par les collectivités tout comme celui d’ailleurs de démocratie locale, vraisemblablement parce que le local pourrait être perçu comme moins important ou valorisant que le national.

 

L’adjectif de participative accollé à la démocratie s’entend comme la participation aux affaires de la cité. Un conseil de quartier en ce sens participe aux affaires de la cité.   La loi ne précise pas volontairement les modalités d’application pour préserver une réelle souplesse au dispositif.

 

Les dispositions légales ne tranchent pas en particulier sur le point de savoir si un conseil de quartier par exemple peut travailler sur saisine de la seule collectivité  seule ou également  sur auto-saisine.  La différence est d’importance car l’auto-saisine prouve une plus grande capacité d’initiative laissée aux membres d’un conseil de quartier.  Ce pouvoir supplémentaire augure plus du caractère de concertation, même s’il demeure des différences de sens : l’auto-saisine confère au quartier un droit d’initiative dans la mesure où la proposition est adoptée par le bureau et la concertation peut se définir comme le fait d’agir ensemble. Les deux concepts s’inscrivent dans la même sensibilité de plus d’implication du citoyen dans les affaires de la cité. 

 

Pour savoir ce qu’il en est du caractère concertatif, il faut se référer à la loi du 27 février 2002 qui prévoit des conseils de quartier dans le cadre de la démocratie de proximité. La loi précise que ces conseils « doivent jouer un rôle consultatif auprès du maire, principalement dans le domaine de la politique de la ville. La formule retenue confère aux conseils un rôle de proposition et les associe aux décisions dans un esprit de concertation. ». Même s’il a fallu trois lignes au législateur pour le dire, le mot est bien prononcé. Il s’agit bien de concertation dans le cadre de cette démocratie de proximité, qui est donc à la fois participative, consultative, concertative, avec capacité de propositions toujours et d’auto-saisine si la collectivité décide d’aller plus loin que le minimum légal.

 

Pour autant le terme de démocratie consultative ouconcertative n’est pas directement employé. Un « conseil consultatif de quartier » peut être en fait comme en droit tout à fait concertatif, comme c’est le cas dans plusieurs villes.  Retenons que nous sommes bien en système démocratique fondé sur le rôle éminent et non substituable du citoyen. Voyons maintenant ce qu’il en est de la dénomination des membres des conseils de quartier. 

b8_1_b.jpg

La composition des conseils de quartier

Ils réunissent des élus municipaux, des personnalités représentatives et des associations d’habitants. Le terme de citoyen n’est pas utilisé au contraire de celui d’habitant, un terme qui interpelle, tant l’usage qui en est fait en terme référence démocratique est flou. Le lien entre les deux découle de l’obligation légale de constituer un conseil dés lors que la ville dépasse les 80 000 habitants. La tentation est alors forte pour les collectivités de parler des habitants pour désigner les membres du conseil. Ce terme d’habitant est aussi celui qui a été adopté par la loi du 6 février 1998 qui fixe les règles de l’Administration du territoire de la République (loi ATR).es aes locales, Cette idée de participation des citoyens à la  des r locales, trement s locaux, a été proclamée

Mais qu’est-ce donc qu’un habitant en démocratie ?  Au sens premier du terme, l’habitant est une personne qui habite à une certaine adresse. Des habitants peuvent ne pas être électeurs, soit parce qu’ils sont étrangers, soit parce qu’ils votent déjà autre part, soit parce que ce sont des enfants par exemple. Ce critère d’âge est délicat à utiliser quand il s’agit de définir ce qu’est un jeune. On peut dans certaines collectivités être trop ‘jeune’ pour intégrer le conseil de quartier alors qu’on est déjà électeur. A Angers par exemple, des conseils particuliers ont été crées pour ces deux catégories: le conseil des jeunes Angevins (16-30 ans) et le conseil pour la citoyenneté des étrangers angevins. Rien qu’à l’énoncé de ces quelques définitions, on comprend la difficulté sémantique à trouver les bons termes. Celui d’habitant présente l’intérêt de mettre l’accent sur l’individu, personne physique, qui caractérise une ville. Mais il n’y a pas que les habitants pour composer les conseils de quartier.

La délicate question de la représentativité

Les représentants d’association complètent le collège des habitants. La loi de 2002 vise les associations d’habitants alors que de nombreuses villes ont élargi le critère et citent les associations sans précision. Des questions se posent alors comme celle-ci : une association de commerçants relève-t-elle des habitants au titre de l’association ou du secteur économique, alors que les entreprises en tant que tels ne sont pas membres du conseil de quartier dans certaines villes? 

 

C’est pour éviter ce type de difficultés à tracer des frontières entre la qualité des uns et des autres, que des villes, comme Lyon, qui est un modèle du genre, cherchent une représentativité plus forte. Dans cette ville par exemple, il y a quatre collèges dans le conseil de quartier : les habitants, les acteurs du secteur économique, les institutions locales et les associations.  D’autres ne prévoient pas la présence en tant que telles d’entreprises dans le conseil de quartier mais acceptent la même activité dans le cadre de l’action sociale ou dans celui d’une association de commerçants.

Quelques questions

On peut se poser la question de savoir si la parole et la prise de parole des habitants sont comparables à celles des autres personnes présentes en réunion. En d’autres termes un habitant s’exprime-t-il comme le représentant d’une association? En second lieu, le choix du terme d’habitant peut-il être neutre, quand on le prend dans le sens de la consultation des habitants, attachés d’une façon à une autre à leur habitation ? Une des conséquences très réelle de ce lien privilégié à l’habitation ne serait-elle pas la mise en avant de la notion d’expertise d’usage qui complète le savoir global, plus technique  des administrateurs aux commandes de la cité ? En terme juridique, quel est donc le sens de l'usage de l'usager?   

2008-Patchwork--t--004.jpg

 

2. Le millefeuille territorial

La compréhension globale se complique du fait du découpage territorial existant dans une ville, à commencer par le concept de quartier, le maître mot en matière de segmentation territoriale.  

 

La notion de quartier

Quelles que soient les caractéristiques d’un quartier, la question de savoir ce  qu’est un quartier se pose. La réalité de son caractère composite concorde avec le découpage en IRIS (Ilot Regroupé pour l’Information Statistiques), un outil utile pour identifier dans chaque îlot des sous-segments présentant plus de liens homogènes entre eux.   A l’intérieur d’un même Iris, l’hétérogénéité est la règle surtout dans les parties de la ville entre deux composantes à forte identité historique comme le centre historique, des faubourgs ou des ensembles urbains créés à une même date. Le phénomène de lotissement à configuration d’escargot en est un bon exemple, avec ses dessertes limitées à la circulation intra-lotissement, comme cela a été la vogue à une certaine date. 

 

Quand on affine l’analyse au sein même d’un des sous-îlots d’Iris, dans une même rue, on distingue des sous-ensembles distincts du reste de la rue et vécus comme tels par leurs habitants. Les agences immobilières ont une connaissance fine des différences de valeur d’un bien immobilier selon l’endroit où il est situé. L’existence des commerces, grands, petits et ambulatoires comme les marchés change aussi la donne des quartiers ou partie de quartier. Pourtant ces différenciations sont insuffisantes pour comprendre une situation globale.  

 

D’autres critères sont à prendre en compte comme

. l’âge ancien d’un quartier en lien avec son patrimoine culturel souvent,

. l’âge des habitants en lien avec le vieillissement du quartier,

. le niveau de revenu, plus haut ou plus bas que le revenu médian, en lien avec le niveau d’exigence et la tranquillité sociale,

. le niveau culturel en lien avec la proximité avec le centre-centre, celui qui est doté de tous les services et facilités de vie et qui est la vitrine de la ville,

. les fonctionnalités d’un quartier exprimées en terme de circulation et de mobilité utiles  pour accéder aux autres quartiers,

. la présence, le renforcement, l’affaiblissement ou l’absence de centralité réelle d’un quartier même dans sa partie centrale,

. l’existence de financements européens  dans des zones géographiques à vocation sociale forte…

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3. Les conséquences sur le « Vivre ensemble »

Ce morcellement territorial, conçu pour faciliter la gestion de la ville par l’équipe municipale, n’est pas neutre par rapport aux liens existant ou non entre les gens eux-même, d’autant plus rappelons-le qu’il s’y ajoute en synergie le flou sémantique et les autres segmentations comme:     

. une segmentation individuelle basée sur certains critères (âge, acquisition de la citoyenneté…)  pour les jeunes, des étrangers en attente de naturalisation, les seniors sous la dénomination de « sages »,

. une segmentation subtile entre les ‘anciens’ habitants et les ‘nouveaux arrivants’,

. une segmentation entre les deux catégories habilitées à faire partie des conseils de quartier, les habitants et les associations d’habitants, qui n’ont ni la même approche, ni la même liberté de parole en réunion,

. une segmentation fonctionnelle comme l’action sociale, le développement durable ou la dimension économique d’un Conseil de Développement…

 

Il en résulte une impression de morcellement qui rend difficile la vision globale d’une ville et l’établissement de liens entre les acteurs du territoire, quels que soient leur statut, leur âge ou leurs fonctions… L’appel très fréquent  au « vivre ensemble » est peut-être une façon de réagir contre cette sur-segmentation en décalage. Le processus de segmentation n’est en effet pas neutre en terme d’effets : à chaque fois qu’une segmentation est faite, on renforce l’homogénéité de l’intérieur du segment d’une part et on exclut d’autre part ce qui n’appartient pas au segment, sachant qu'en un un même point, il y a un emplilement de plusieurs segments qui ont leur propres frontières. 

 

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Pour suivre le chemin

. Quelques sites de référence

 http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/citoyennete/definition/devoirs-definition/quels-sont-devoirs-citoyen-envers-autres.html

. http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C156.pdf

. Voir le système mis en place à Lille, où on parle ni d’habitants, ni d’associations mais de conseillers de quartier de trois catégories (collège politique, collège des forces vives et collège des habitants tirés au sort). Le conseil de quartier rend son avis sur demande de la municipalité tandis que la concertation est laissée à un seul conseil de concertation qui a une représentativité plus large. 

http://www.mairie-lille.fr/fr/Citoyennete_-_Concertation/Conseils_de_quartier_-_Quartiers

. Voir en comparaison la composition des conseils de quartiers à Lyon où les collèges sont au nombre de quatre : habitants, secteur économique, institutions locales et associations sur  

http://www.lyon.fr/vdl/sections/fr/arrondissements/1arrdt/vie_democratique1733/conseil_de_quartier/?aIndex=2

. Pour Angers, un récapitulatif sur

http://www.angers.fr/fileadmin/plugin/tx_dcddownloads/Mini_dico.pdf

 

. Découvrir un dictionnaire qui donne le sens essentiel      http://www.toupie.org/Dictionnaire/Democratie_representative.htm

. Pour une étude fine, voir un blog d’un spécialiste du droit public

http://maublanc.over-blog.com/pages/DECENTRALISATION_ET_DEMOCRATIE-1481636.html

. Photos EP

 

 

 

 

 

 

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Et le vainqueur est ...l'Aloe Vera

27 Juin 2011, 13:52pm

Publié par Elisabeth Poulain

And the winner is…

L’aloe vera fait partie de ces plantes qui sont connues depuis la nuit des temps et que l’industrie redécouvre en temps et heure, comprenez au moment où la plante offre des développements intéressants pour la stratégie de grands groupes. C’est actuellement son cas. Le besoin de nature exige de « nouveaux » produits porteurs de fortes potentialités, comme cette plante que l’on peut boire, ingérer, appliquer sur la peau pour la mettre en lumière, se soigner de 7 à 77 ans ou avec laquelle laver la maison du sol au plafond, tout e diminuant son stress et son anxiété. Certes on ne peut pas dire que tout est bon chez elle, mais on peut assurer qu’elle peut faire beaucoup de bien.

Aloe vera-publicdomainpictures.net-Petr Kratochvil

Ses origines

Cette plante, qui a un grand besoin de chaleur, est originaire de la péninsule arabique et de la côte est de l’Afrique. Très tôt elle a été cultivée également dans le bassin méditerranéen. De là, elle a vraisemblablement été introduite par les marins portugais  aux Antilles et Amérique centrale. Elle est maintenant exploitée également en Asie.

Au départ, ce sont vraisemblablement ses vertus textiles qui ont été utilisées. On peut extraire de ses longues feuilles des fibres que l’on appelle de ‘la soie végétale’ au Maroc. Mais les guérisseurs de l’Antiquité savaient déjà aussi mettre à profit ses vertus ré-équilibrantes et son pouvoir de dépollution. Il faut dire que le capital de cette grande plante de 60-70cm de haut à longue fleur en forme de hampe jaune ou orange a de quoi faire rêver : on compte, selon Wikipedia, plus de «  75 éléments nutritifs et 200 autres composants, ainsi que 20 minéraux, 18 acides aminés et 12 vitamines. » 

La maison mère américaine

Aloe Plante Photo 1 FLPElle s’appelle la Forever Living Products créée par son actuel dirigeant Rex Maughan. Cette société nord-américaine a développé une stratégie globale d’utilisation de la pulpe et du jus de la plante de produits sur la base d’un procédé breveté qui permet de séparer la bonne partie de la plante –pulpe et jus- de la partie toxique -l’aloïne-. Parallèlement à l’exploitation du brevet, la FLV basée en Arizona  à Tempe est devenue propriétaire de 7500 hectares  aptes à la culture de cette plante sans pesticides ni engrais chimiques au Texas, en République dominicaine, au Mexique et en Asie.      

Les trois champs de compétence de l’Aloe Vera

On commence à trouver des produits alimentaires qui intègrent l’aloe vera dans leurs composants. La tendance est lancée. Il suffit de voir le nombre de référence sur le Net. Une plante à suivre donc, tout comme la production et le développement des usages de cette plante suivent le développement économique du monde… 

Aloe Vera-Wikipedia

Pour suivre le chemin

. Trouver une présentation synthétique sur  http://fr.wikipedia.org/wiki/Aloe_veraet lire « Aloès, la plante qui guérit » de Marc Schweitzer, APB éditeur juin 2008.

. Voir le site de la maison-mère aux Etats-Unis sur  https://www.foreverliving.com/marketing/Home.do

. Quelques informations sur la filiale française, Forever Living Products - 107 boulevard Malesherbes - 75008 Paris.  Créée en 1993, elle compte aujourd’hui près de 50 salariés et plus de 1 000 distributeurs indépendants pour un CA de 41 millions d’euros en 2008 à voir sur www.forever-france.fr et sur http://www.flpmobile.com/webV3/Aloe/Aloe-Culture.php.

. Avoir plus d’informations sur les produits de la marque auprès de la conseillère en Aloe Vera à Angers, Annie Gasnier 06 71 86 83 87

. Voir le Journal du Net  sur « l’Aloe Vera,  du gel douche au yaourt »,  http://www.journaldunet.com/economie/agroalimentaire/dossier/les-plantes-qui-font-vendre-a-coup-sur/l-aloe-vera-du-gel-douche-au-yaourt.shtml

. Photos Wikipedia et Aloès vera par Petr Kratochvil    sur http://www.publicdomainpictures.net/view-image.php?image=69&picture=aloes-vera&jazyk=FR avec mes remerciements

. Voir aussi sur ce blog And the Winner is...the Yucca

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Dimanche matin de mai à Marseille > La vie en rose sur le Vieux Port

21 Juin 2011, 14:29pm

Publié par Elisabeth Poulain

C’est un de ces matins qui enchante la vie. On est content d’être là, de voir les gens, de sentir le vent, d’admirer la patience des touristes qui attendent de monter à bord d’un des bateaux de promenade en mer ou de slalomer entre les acheteurs venus au marché, le nez guidé par les odeurs du poisson frais pêché.

 Marseille, Vieux Port, Rose, Bollard

La ville est joyeuse, pas encore fatiguée par la chaleur torride qui vous fait rechercher l’ombre et par la foule oppressante de touristes pressés de faire le programme prévu. C’est le début du vrai beau temps, déjà chaud, juste ce qu’il faut pour se sentir bien dans sa peau.   Marseille, Vieux Port, Rose, Bollard, Papa et sa fille

 

Votre appareil à la main, il s’agit pour vous de traverser le marché, sans vraiment chercher à voir l’eau, en regardant vos pieds. C’est là que vous repérez un monstre rose venu des profondeurs pour servir de bollard d’amarrage aux navires à quai. Seul à cet endroit, il s’ennuie. Une âme charitable l’a peint en rose vif pour lui donner du pep. Un matin pareil, c’est réussi, le voilà tout content.  

 

Un jeune père s’approche avec sa petite fille à la main. Sa chemise à lui est rose et sa petite fille à une robe  rose aussi. Ils sont souriants tous les deux. Sans l’avoir vu, ils s’arrêtent près du bollard rose à gueule de dragon. Le papa m’autorise à le prendre en photo sa fille et lui. Il vient du Vietnam.  

 

Marseille, Vieux Port, Rose, Rive neuve, Love SushisVient le temps de trouver un restaurant sympathique pour déjeuner. Cette fois-ci, c’est le Japon qui nous accueille. Le rose a été choisi par la chaîne Love Sushis comme code de communication. Un grand pot rose signale la large palette de sushis aux passants. Les grapheurs ont eu la délicatesse de tagger leurs inscriptions en rose sur le mur du restaurant un peu en hauteur.  

 

C’est le moment de repartir pour aller autre part se promener. Une image du Vieux Port me revient alors en mémoire. C’est une toile pleine de vie que Paul Signac a réalisée en 1931 qui s’intercale entre le regard et le Vieux Port… C’est aussi ça la vie en rose, à Marseille sur le Vieux-Port un dimanche matin de mai.  

Pour suivre le chemin

. Aller à Marseille, choisie pour être Capitale européenne de la Culture en 2013 http://fr.wikipedia.org/wiki/Marseille

. Quelques infos sur le Vietnam d’aujourd’hui sur http://vietnam-aujourdhui.info/

et sur le tourisme sur http://wikitravel.org/en/Vietnam

. Quai de Rive neuve sur   http://www.love-sushi.com/avec de très belles photos des plats, comme cela se fait couramment en Asie. Je vous recommande la salade chaude d’épinard.

. Photos EP ; la photo de la peinture de Paul Signac est de Garrigou sur Wikipedia, avec mes remerciements.

Marseille, Le vieux port de ..., Paul Signac, Musée Albert André Bagn

 

. Voir aussi quelques bilets dans le série des "Dimanche matin..." ou du samedi

Un dimanche matin de mai à Angers sur les berges de Maine        

Samedi matin, des arbres tête en bas, à l'étang Saint-Nicolas, Angers      

Samedi matin, sur les bords de la Mayenne, à Montreuil-Juigné (49)      

Samedi matin à Angers, un jeu de pistes avec Mithra et Saint-Louis      

Dimanche midi à Angers (49), une ballade à Terra Botanica            

 

 

 

 

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Bestiaire de la pub > Milka > Sa vache violette > Ses Tendres Moments

15 Juin 2011, 18:08pm

Publié par Elisabeth Poulain

Un titre long

Il l’est certainement par volonté de précision de ma part. Il s’inscrit dans une série de billets qui montre l’envahissement de notre espace mental par l’animal. La vache y tient une place notable. Elle est naturellement associée à nos paysages de campagne, en tant que symbole d’une nature paisible. Elle est aussi l’icône du lait. A ce titre, elle s’associe aussi à l’univers du beurre, des fromages et des douceurs lactées comme le chocolat. C’est le premier objectif de ce billet mais il y en a un autre.

  

Milka-Vache-Bandeau-sans-titre

La vache entre communication et humour

Utiliser une vache dans une publicité est fréquent . Il faut seulement prendre garde   à ne pas toucher à l’image de la vache qui doit rester sympathique au fil du temps et de ses nécessaires liftings, suivant en cela le fameux adage « on ne touche pas à un symbole qui identifie la marque. » La question se pose pour Milka, producteur de chocolat, pour vanter sa nouvelle gamme de tablettes de chocolat « Tendres Moments », pour mettre en lumière humoristique son icône, la vache violette. 

 

Milka Cow Tour Eiffel Wikipedia

 

Le violet-mauve et la vache.

Ses deux composantes  essentielles de la marque sont la couleur violette et la vache, comme le montre la vache ci dessus près de la Tour Eifel qui ressort en violet-mauve d'ailleurs. Dés 1908 l’entreprise a utilisé un fond de couleur bleu-violet pour mettre en valeur la marque. Une vache en noir et blanc conduite par son vacher était déjà présente sur l’emballage en 1901. Pour donner de la profondeur et du mystère à l’emballage, le violet mauve l’a emporté sur le bleu. La couleur est désormais protégée. Puis la vache  a revêtu une livrée or ainsi que la marque désormais directement associée.

 

Ce n’est qu’en 1973, sur les conseils de l’agence de publicité Young and Rubican  qu’a été franchi  le pas décisif de la couleur qui teinte la vache en larges pastilles violettes-mauves. La vache aussi a changé. D’abord de race indéfinie, c’est une fort jeune et belle Simmental qui a été sélectionnée pour sa photogénie. Elle cligne presque des yeux avec son beau regard.   

 

La vache et la tendresse

A maintenant 37 ans d’âge, cette vache violette, dite aussi la "MilkaVache" pour la firme, est devenue inséparable de la marque.. L’affinement du positionnement marketing s’est focalisé sur le choix de la tendresse pour qualifier les produits de la gamme. En 1984, Milka devient « la plus grande des tentations » et « la tendresse avec un grand M » en 1991. 

 

Les principaux jalons du positionnement marketing sont désormais  clairement identifiés : Milka, qui vient de l’allemand Milch + Kakao, c’est du chocolat identifiable à sa vache de couleur violette et à la tendresse du lait et du sucre. Remarquons que le chocolat pourtant au cœur de la gamme n’est plus un élément identifiant de la marque, une des premières en France pour la vente de tablettes et autres produits à base de chocolat. Il était mentionné sur une plaque ancienne (voir photo ci-dessous en bas du billet).

 

    Milka Femme- image022

La vache et l’humour

C’est une tendance que toutes les agences cherchent avec un bonheur variable à mettre en pratique pour faire vivre la marque. Une façon de faire est de colorer la vie en mauve. La vache a tellement de succès qu’elle donne sa couleur à tout ce qu’elle voit, touche ou rencontre :     wagon, camion, bus… comme le détaille le site, mais aussi une femme qui s’appelle délicatement une MilkaFemme comme il y a une MilkaVache. On dirait du français directement traduit de l'allemand. Ses mamelles sont impressionnantes tant elles sont pleines de lait. A quatre pattes cette vache-femme d’un nouveau type en maillot de bain-vache est à quatre pattes et sa grande queue blanche doit certainement balayer les mouches.  

 

    Milka Vache- Tendres Moments-Osez la tendresse

La vache, la tendresse et la masseuse

Cette fois-ci, il s’agit d’une grande campagne de publicité magazine en France en 2011, principalement en direction des femmes, pour lancer la nouvelle gamme de « Tendres Moments-Osez la tendresse .» La marque a décidé de sauter un nouveau pas. Cette fois-ci la vache n’est plus une femme mais c’est une femme, en la personne d’une jeune et accorte masseuse en blouse blanche qui masse cette vache rustique qui vit dans les alpages et qui pèse la bagatelle de 700 kilos.  

 

La mise en scène de massage très réaliste dans une cabine spacieuse de massage produit un effet terriblement dérangeant, ceci bien avant les évènements que tout le monde connaît. Passer de la vache-femme à quatre pattes qui attend la traite à la masseuse qui décolle tendrement la peau du dos de la grosse vache, son pis gonflé de lait posé sur le côté interpelle terriblement.Il m'est aussi terriblement difficile de savoir comment on pense attirer les femmes, principale cible des communicants, avec ce type de mise en scène. 

    

Milka Suchard, Plaque suisse, allemand

Mon choix

A tout prendre, je préfère la première des deux plaques émaillées anciennes de la marque qui montrent l’une une jeune femme au chapeau avec son petit garçon dans les alpages et l’autre une bergère enfant sur fond jaune.   

 

 Milka Suchard, Plaque suisse, français

 

Quant aux Simmenthal, qu'elles restent donc dans leur environnement naturel. Elles s’en porteront mieux et nous aussi. Que cela pourtant ne vous empêche pas de goûter la "Tendres Moments aux framboises"…C'est délicieux. 

          

Pour suivre le chemin de la vache Milka  

. Visuels parus dans 100 Idées Décoration mars 2011 et Marie-Claire Maison, avril 2011. 

. Lire une excellente analyse de l’histoire de la marque par Jean Watin-Augouard, avec beaucoup de photos,  sur http://www.prodimarques.com/sagas_marques/milka/milka.php

. Voir les packagings sur

 http://www.milka.fr/milka2/page?siteid=milka2-prd&locale=frfr1&PagecRef=668

. Retrouver l’historique de la marque créée en 1901 sur http://www.milka.be/milka1/page?siteid=milka1-prd&locale=befr1&PagecRef=556

. Voir aussi l’importance de la vache dans les moments de tendresse de la vie quotidienne sur

  http://www.milka.es/milka1/page?PagecRef=

. Photos de la vache : http://fr.wikipedia.org/wiki/Milka, capture d’écran et Cabinet Kaczorowski, Hôtel des Ventes des Salorges, Nantes, 02 40 69 91 10 pour les photos anciennes. 

. Découvrir aussi les qualités de la vraie vache Simmenthal     http://fr.wikipedia.org/wiki/Simmental_(race_bovine

. Photos du site de la marque, du cabinet Kaczorowski, avec mes remerciements, Tendres Moments photo EP sur 100 Idées Décoreation mars 2011    

. Lire également, si vous avez encore un peu d'énergie, la série composite du bestiaire  sur ce blog:

Bestiaire de la pub (1) > La Vache qui rit > La Star du fromage     

Le bestiaire du vin > 3 > La cigogne du CIVA     

Le bestiaire du vin > Le rhinocéros et Dürer     

Le bestiaire de l'art > Steinlen entre chat et chat  

 

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Les petites maisons > La vogue des "Empilables"

13 Juin 2011, 10:08am

Publié par Elisabeth Poulain

La petite maison empilable sur une autre

 

Ne cherchez pas dans votre dictionnaire. Il ne connaît pas ce terme de maisons empilables les unes sur les autres ou juste à côté. C’est pourtant l’adjectif qui convient le mieux. LIxelles-Bruxelles, Arrière de façade, Ajoûtsa problématique est la suivante : en cette période, la notre, où le concept de densification de la ville commence réellement à percer, comment les architectes arrivent-ils à traduire cette nécessité sur le terrain, sachant que les gens adorent la maison individuelle autant que les tours les effraient ? Une des réponses est l’empilable, qui se traduit concrètement par des maisons plus ou moins petites imbriquées les unes dans et sur les autres jusqu’à constituer un ensemble.  

       

Une tendance spontanée     

En fait, cela a toujours existé d’abord à l’horizontal quand on peut. A la campagne par exemple, quand on a besoin de place, on monte un appentis qui s’adosse sur un autre qui lui-même prend appui sur un autre. J’ai trouvé des séries de 5, comme sur cette photo prise à Ixelles-Bruxelles avec la maison rose. Ce sera le thème d’un autre billet.

 

A la verticale en ville, ça existe aussi. Regardez les toits quand c’est possible et vous découvrirez comme à Bordeaux, sur les quais de la Garonne, que les propriétaires ont ajouté des sortes de gloriette pour voir le fleuve d’en haut et avoir une vue panoramique de la ville.

   

Entre les deux, il y a aussi l’utilisation intelligente Bordeaux-Petites maisons sur les toitsde la pente qui fait du toit de chaque maison la terrasse, un espace ouvert précieux aux fonctions multiples, sans laquelle  la maison du dessus ne pourrait avoir de vue. C’est ce que montre une série de photos prises en Syrie à 40km au nord-ouest de Damas par M. Ali Abarra  à Maaloua.

   

Les variations de la maison empilable

 Elles sont nombreuses. Sans aller chercher loin, citons:

. les visions si prémonitoires de la ville de grands concepteurs comme         Hundertwasser,

. l’influence du jeu Lego qui permet d’accrocher une petite maison de briques à d’autres grâce à quelques briques qui font lien,

. les plates-formes pétrolières off-shore où l’espace est si précieux qu’il faut poser des cellules de vie sur des espaces techniques d‘extraction du pétrole qui eux-même reposent sur d’autres étages qui undertwasser, Maisonreposent sur des pylônes enfoncés profondément dans le sol marin,    

. les nombreux travaux d’architectes-urbanistes dans le monde qui voient la ville de demain dans une tour ou une fusée spatiale intégrant toutes les fonctionnalités urbaines, les arbres et jardins y compris qui cherchent la lumière en façade

. et les expériences actuelles pour tenir compte de l'hypermobilité  et de la déstructurations des temps et des espaces…   

   

L’exemple de l’Hôtel Inntel de Zaandam

Un hôtel vient de s’ouvrir à Zaandam aux Pays-Bas. C’est une création de Wam Architecten.  Ses quatre façades sont constituées d’avancées de maisons traditionnelles de 1 à 2 étages. Il est dit que ce sont de vraies maisons. Je crois plus à l’idée qu’à la réalité. Je vois mal des morceaux de maisons anciennes tenir sur 12 étages. L’intéressant est la réaction de la presse qui a été enthousiaste. Le rêve de la petite maison individuelle revitalise l’intérêt pour des immeubles-tours. Mais il y a plus intéressant me semble-t-il, c’est la confusion de catégories entre les deux et la confusion de la hiérarchie des espaces entre le bas et le haut.  

  WAM-Architecten, Inntel 4-overzicht-zuid-west

 

A Zaandam, vous avez tous les cas de figures. Vous pouvez louer une chambre qui est en rez-de-chaussée d’une maison située entre le 5è et le 7è ou 8è étage. Vous vous trouvez au-dessus du toit d’une autre, en retrait ou en avancée par rapport à la façade la plus en retrait. Le concept fait tout bouger et intègre beaucoup de différences dans les couleurs, les formes de fenêtre, les pignons des maisons.  Seuls quelques éléments manquent, tels que des balcons ou des portes d’entrée qui s’ouvriraient sur le vide. Par contre quelques fausses portes-fenêtres sont présentes pour renforcer l’idée de l’empilage.  On voit même quelques avancées de toitures de briques rouges. 

   

Aquapolis, un photo-montageBlog 2011.06.132 002

Dans ce travail d’étudiant, on retrouve un certain nombre d’éléments déjà cités comme le recours à ces façades flamandes à pignons, les cubes chères à Hundertwasser,  les décrochages de masses cubiques en avancées, les arbres sur le toit et surtout la plate-forme pétrolière offshore... L’intéressant ici que le tout est accroché en une masse compacte entre ciel et métal sur une immensité d’eau. Les énergies douces sont bien présentes. Aquapolis produit son énergie éolienne, de la chaleur avec ses capteurs et capte les ondes avec ses amplificateurs. En fait ce projet s’est directement inspiré de ce qui se fait déjà dans le monde.

   

 Les îlots autonomes de vie sur plate-forme marine

De plus en plus d’architectes particulièrement en Asie travaillent sur le concept d’îlot de vie qui rassemble toutes ou presque des fonctions de la ville. Un magazine américain eVolo a ainsi permis à deux architectes malais, Hu Yee-Kee et Hur Sue-Werm, de remporter le Ier prix de la transformation en logement d’une ancienne plate-forme pétrolière off-shore dans le Golfe du Mexique. Les cellules de vie sont bien repérables empilées les unes comme les autres sur le côté droit. Ce sont plusieurs milliers de plate-forme en fin de vie en matière d’exploitation de gisements  pétroliers en mer qui sont visées surtout dans ce golfe. 

   

Les cabines empilables  comme un navire-ville

Citons aCapsule-Hotel-Wikipediaussi ces  hôtels de Tokyo, Kyoto, Osaka... où il est possible de retrouver les principales fonctionnalités de la vie sur terre, dormir, se laver, travailler, s’informer, se restaurer auprès d’automates dans des espaces de 2m de long x 1m de hauteur x 1,25m de largeur... Ces lits-cabines, posés les uns au-dessus des autres, reproduisent en perpendiculaire ce qui a toujours existé dans la marine, avec des couchettes non fermées parallèles au couloir.  Une des  différences est que ce navire-hôtel ne bouge pas ; c’est le marin qui vient s’y reposer le temps de repartir au travail le lendemain. 

   

La ville conçue comme une fusée en forme d’étoile

Mobile China Town, Ma Yansong/MAD, plaquette Europalia ChinaCette étoile astrale constitue le comble de l’empilable-mobile puisqu’il n’y a plus à proprement parler de sol sur lequel ériger les maisons les unes sur les autres. Toutes les fonctions, devenues mobiles ainsi que leurs usagers, sont intégrées les unes sur les autres. Ce projet chinois se nomme « Superstar : A mobile Chinatown ». C’est une création de Ma Yansong/MA. 

   

Pour suivre le chemin

. Découvrir les petites maisons de Maaloula (Syrie) avec des très belles photos de l’auteur, M. Ali-Abarra,  sur son site http://www.aly-abbara.com/voyages_personnels/syrie/Syrie_4/Maaloula/pages/Maaloula_habitations_04.html

. Pour Zaandam, voir   http://projets-architecte-urbanisme.fr/hotel-insolite-pays-bas-architecture-amsterdam/

. Feuilleter Vivre à Angers de mai 2009 pour trouver en page 26 le projet de l’étudiant aux Beaux-Arts d’Angers  http://www.angers.fr/uploads/media/VAA333_N150.pdf

. Voir un projet malais sur http://blog.ducotedechezvous.com/tag/plateforme-petroliere/

. Les capsules ou cabines hôtels avec un exemple à Osaka sur http://en.wikipedia.org/wiki/Capsule_hotel

. La ville mobile chinoise de Ma Yansong, à voir sur la plaquette d’Europalia China 15.10.2009 21.02.2010, « Heart-Made, The cutting-edge of chinese contemporary architecture »

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BETC fait sa pub pour elle > We try harder

12 Juin 2011, 16:39pm

Publié par Elisabeth Poulain

La publicité

C’est une pleine page impaire, la 5, qui porte 4 lignes dans un espace vide, couleur du

papier journal du Monde en date du 19 mars 2011. Au centre un peu au-dessus de la moitié de la page, une affirmation « We try harder. En dessous en plus petits caractères, « Betc, classée deuxième agence de communication du monde* ». En bas sur la même ligne, « Nous persévérons. * Souce : The Gunn Report, janvier 2011. »     

La présentation

Blog 2011.06.12 041C’est une technique vieille comme le monde. Cette expression usée est pourtant doublement adaptée dans cette pub de l’agence BETC pour elle-même. Pour dire qu’elle est la meilleure, elle s'appuie sur ce que disent d’autres communicants comme elle. C’est une façon très usuelle de rester entre soi, entre experts qui n’adorent rien tant que de se regarder dans la glace en disant « Mon Dieu, que je suis beau ou belle selon les cas. » Le premier objectif et l’objectif permanent d’une agence de com est quand même - faut-il le rappeler, oui visiblement - de d’abord se mettre en sur-brilliance pour dire 1, qu’on est les meilleurs, 2 que les autres sont moins bons et 3 qu’on est capable de faire feu de tout bois quitte à utiliser ce que font les autres, en faisant référence à une actualité mondiale pas forcément récente et en détournant le sens des mots de la langue française. Dans le monde publicitaire, c’est de bonne guerre. Vous voyez que je ne lésine pas sur les formules toutes faites. C’est tout à fait volontaire.

 

La récupération ou l’art du ‘second hand’

Serge-Henri Saint-Michel, un marketeur fin connaisseur de la pub, montre sur son site « Marketing professionnel » que la formule « We try harder » vient directement et sans ambiguïté aucune d’une publicité lancée par Avis l’entreprise de location de voiture il y a quelque temps. BETC ne fait que reprendre la formule, mais sans la finesse qu’Avis y avait mise. Chez le loueur, il y avait un concept et un clin d’oeil. L’entreprise faisait ressortir sa place de second mais en retournant la situation à son avantage  avec son accroche « So why go with us » (en traduction littérale : pourquoi venir avec nous sans interrogation à la fin, ou pourquoi venir chez nous » (bien que nous ne soyons que le second = non dit, mais sous-entendu). Ici avec BETC, il n’y a rien que ce « Betc, classée deuxième meilleure agence de communication du monde » qui appelle immanquablement la question de savoir « mais diable, qui donc est le premier ? »

 

L’utilisation de l’actualité et la force des mots

On ne peut pas ne pas penser à la profession de foi en trois mots de Barack Obama qui a fait le tour du monde  en instantané, le fameux « Yes, we can ». Des mots simples, forts, traduisibles dans toutes les langues (Oui, nous pouvons) et que se sont immédiatement appropriés tous les acteurs dans le monde tant le pouvoir de ces mots courts reposant sur la confiance du faire ensemble est universel. C’est ce que tente aussi l’agence avec ce « We try harder ». Une formule anglo-saxonne, très utilisée et qui repose aussi sur la confiance et l’action à la première personne du pluriel. Deux autres éléments de comparaison ressortent : le choix de trois mots et l’objectif global sans faire du détail. L’effet est magique avec trois mots courts seulement. 

 

Le détournement de la langue

Ce « We try harder » a un sens très fort dans l’univers Blog 2011.06.12 042culturel américain, un sens fondé sur l’action, le volontarisme et la force de la communauté quand elle s’engage pour la défense de ses valeurs. La formule a aussi une portée morale évidente. Quand un politique l’utilise, il s’engage vis à vis de ses électeurs. C’est aussi un contrat de confiance en la force du travail, au même titre que ce que fait le candidat devenu Président des Etats-Unis avec son « yes, we can » à valeur universelle. Retenons que la formule du We try harder » est vraiment d’usage fréquent aux Etats-Unis.  

 

Le parallélisme voulu par l’agence cesse quand celle-ci, au nom de l’obligation réglementaire française, traduit ce « We try harder »  par « Nous persévérons » dans le coin gauche en bas de la pleine page du Monde. Cette traduction ne traduit  pas du tout le sens littéral « nous essayons plus fort. »  La dimension de force a complètement disparu, le plus fort a fortiori. En français, on entend peu les politiques ou les responsables dirent ces mots qui mettent l’accent sur l’effort. En anglais,  on connaît le verbe de persévérer "to persevere".  

 

Quant à l’argument selon lequel tout le monde communique en anglais et qu’en conséquence la traduction en français n’a d’importance que réglementaire, il ne saurait résister à cette seconde place. Si on est bon en tant  qu’agence, on doit le rester en tant que client.   

 

L’appréciation

Il ne suffit pas de faire du minimalisme pour faire une grande publicité. Les assertions prennent alors d’autant plus d’importance. Elles se retournent même contre leur auteur, surtout quand on pousse l’analyse un tout petit peu plus loin. Ce que je retiens est que

. 1, l’agence ne connaît pas le français,

. 2, le recours volontaire a une traduction qui dénature le sens de la formule est gênant,

. 3, la position en seconde place doit se justifier,

. 4, le minimalisme doit avoir un sens.   

 

Pour suivre le chemin

. Voir une bonne analyse d’antériorité sur http://www.marketing-professionnel.fr/breve-wp/betc-campagne-publicite-copie-slogan-avis-03-2011.html

. A lire aussi http://henrikaufman.typepad.com/et_si_lon_parlait_marketi/2011/03/analyse-de-pub-226-betc.html

. Découvrir le Gunn Report sur http://www.gunnreport.com/ et le coût de l’accès, 295 E, pour l’année 2010

 

. Apprécier l’écart culturel entre l’expression anglaise « Try harder » et sa traduction française sur

http://www.linguee.fr/anglais-francais/traduction/we+try+harder.html

 

. A comparer avec « nous persévérons » sur le même site

http://www.linguee.fr/francais-anglais/search?sourceoverride=none&source=auto&query=nous+pers%E9v%E9rons

. Photos EP 

 



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