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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Les Vêtements du Mont Saint-Michel & Dubonnet peints sur la façade

15 Janvier 2018, 18:52pm

Publié par Elisabeth Poulain

Vêtements de Travail-Mont Saint-Michel, Mur de façade, Loire Atlantique, Cl. Elisabeth Poulain

Vêtements de Travail-Mont Saint-Michel, Mur de façade, Loire Atlantique, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un cliché rare, non pas par la qualité de la photo en elle-même, ni par la façade latérale de la maison de la petite ville que nous avons traversée mais d’abord plutôt par la « réclame » comme on disait avant-guerre  que j’ai eu le temps de prendre en photo et ensuite, en regardant le cliché, en découvrant ce qu’il y avait dessous.

. Les « Vêtements du  Mont Saint-Michel » ont été créés en 1913 en Bretagne. L’entreprise fit dès que cela lui fut possible de la réclame pente sur des murs sélectionnés par leur visibilité  et l’accroche au regard des automobilistes et de ceux que les véhicules transportaient.  Vous dire jusqu’à quelle date précise l’entreprise de vêtements de travail perdura est difficile, à cause de la guerre de 1914-1918. En 1919, elle changea de métier en s’alliant à une  entreprise dans « la maille ». Quant à la réclame peinte, Il me semble  en avoir déjà vu une à Durtal là sur une façade qu’il était impossible de ne pas la voir, juste avant de traverser le Loir, en venant du Mans par exemple. 

 Notre époque a encore conservé à ma grande surprise cette affiche peinte sur un mur de façade latérale, en allant récemment en Loire Atlantique, venant d’Angers, en quittant l’autoroute puis en passant par Nort-sur-Erdre, ensuite Bouvron pour rejoindre Savenay et la côte.  A l’entrée d’une petite ville, on voit une façade grise couleur ciment d’une maison, sur notre gauche, qui porte une affiche peinte. On lit clairement « Vêtements de Travail » écrits en majuscules, à l’intérieur d’un rectangle bordé d’un liseré bleu assez large pour qu’on puisse le voir. A l’intérieur sur fond noir, on voit encore distinctement le Mont Saint-Michel en couleur or. Et comme on le connait, on arrive à lire « LE MONT SAINT-MICHEL » en haut à droite. Et tout cela en roulant moins vite que la vitesse réglementaire quand on arrive dans une ville. Comme il n’y avait personne derrière, il n’y avait pas de souci. J’étais réellement toute contente d’avoir pu réussir à photographier cette véritable icône publicitaire.

Vêtements de Travail-Mont Saint-Michel + Dubonnet,  Mur de façade, Loire Atlantique, Cl. Elisabeth Poulain

Vêtements de Travail-Mont Saint-Michel + Dubonnet, Mur de façade, Loire Atlantique, Cl. Elisabeth Poulain

                                                     

Et le plus curieux est ce que je viens de découvrir maintenant devant l'écran, en scrutant attentivement le cliché, mais sans avoir pu le voir assise à côté de la conductrice à qui j’avais demandé de ralentir. Cette façade est tellement visuellement adaptée à la « réclame » comme on disait alors, qu’en dessous de ce visuel peint, il en existe un autre qui n’a pas été effacé. Il est beaucoup plus grand puisqu’il occupe toute la largeur de cette maison.  Il s’agit d’une autre icône publicitaire « DUBO, DUBON, DUBONNET » qui est un « vermouth aromatisé au quinquina ». Ici, seul DUBONNET a pu être peint sur toute la largeur, pas le slogan. La marque semble-t-il existe toujours. Elle fait partie du Groupe Pernod-Ricard.   

                                                                                        **

Pour suivre le chemin

. Voir une étude qui analyse la période de la réclame suivie par celle de  la publicité sur  http://tpe-1es-2007.blogspot.fr/

. Les murs peints sur http://lesmurspeints.blogspot.fr/

. L’histoire des vêtements de travail du Mont Saint-Michel sur https://lemontsaintmichel.fr/fr/content/11-histoire

. Les paysages de pub, le Mont Saint-Michel sur ce blog  http://www.elisabethpoulain.com/article-paysages-de-pub-le-mont-saint-michel-france-85430323.html  

. DUBO, DUBON, DUBONNET à voir dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Dubonnet       

. Photos du mur de façade Elisabeth Poulain

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A Rouen, les oiseaux de mer remontent la Seine en cas de mauvais temps...

13 Janvier 2018, 18:31pm

Publié par Elisabeth Poulain

8 mouettes au Havre, au bord de la mer, Cl. Elisabeth Poulain

8 mouettes au Havre, au bord de la mer, Cl. Elisabeth Poulain

Rouen, la capitale de la Normandie, du département de la Seine Maritime, est une très belle et très ancienne ville, à la longue histoire. Elle a en outre l’atout d’être traversée par la Seine, ce même fleuve, qui se jette dans la mer au Havre à son embouchure après avoir eu, avant,  le privilège d’avoir vu naître et se développer la Cité de Paris, au cœur de la ville. La Seine est aussi le royaume des oiseaux particulièrement lorsque le mauvais temps arrive par la mer et remonte le fleuve.  Rouen les attire tout particulièrement surtout quand on se promène non seulement sur les quais de la Seine mais aussi est surtout dans la proximité du grand fleuve, là où des personnes  laissent  de la nourriture  à terre à leur intention.

Rouen, La Seine, les oiseaux au repos sur l'eau et à terre par beau temps, Cl. Elisabeth PoulainRouen, La Seine, les oiseaux au repos sur l'eau et à terre par beau temps, Cl. Elisabeth Poulain

Rouen, La Seine, les oiseaux au repos sur l'eau et à terre par beau temps, Cl. Elisabeth Poulain

La distance, qui sépare Rouen de la mer, n’est pas si grande à vol d’oiseau. Il faut compter, environ 70kms –un peu plus de 120 par le fleuve et 90 kms par la route - sachant que les oiseaux ont toute liberté pour s’arrêter, repartir…ou rester là où ils se trouvent bien. Tout dépend de leur énergie, de leurs habitudes et du temps… En cas de tempête, de vents à fort coefficient sur le littoral…, les oiseaux, comme les mouettes, préfèrent venir se réfugier là où les conditions de survie sont plus douces, c’est-à-dire dans les terres où la température est plus élevée et les vents moins forts. C’est donc là en particulier où elles vont pouvoir se mettre à l’abri, tout en trouvant de la nourriture, sans craindre du tout la présence humaine.  Au contraire, elles la recherchent.

Les Rouennais, qui connaissent bien leur ville, savent que la présence des mouettes en plus grand nombre que d’habitude est un signe d’arrivée du mauvais temps, venant de la mer.  A la belle saison, les oiseaux, se rendent en nombre au bord de la mer, où ils savent qu’ils trouveront facilement à manger, en particulier sur les plages. Quand vient le mauvais temps, certains remontent le fleuve et s’arrêtent dans une ville où ils sont quasiment sûrs de  trouver à se nourrir. C’est là que commence la difficulté à distinguer les mouettes des pigeons, car ils existent aussi des pigeons de mer! On en  restera donc à une image simple, d’un petit volatile, gris clair et blanc, tel que j’ai pu en voir à terre et qui savent très bien trouver de la nourriture à terre.

Rouen, Quartier Saint-Sever, Rive gauche, envol d'oiseaux, Cl. Elisabeth Poulain

Rouen, Quartier Saint-Sever, Rive gauche, envol d'oiseaux, Cl. Elisabeth Poulain

Ma différenciation n’aura donc aucun caractère scientifique et la présentation va forcément découler de cette imprécision. Voici donc  d’abord des pigeons en groupe picorant du pain jeté dans des plates-bandes revêtues de copeaux de bois, qu’ils ne mangent pas au pied des rosiers. Entre un morceau de pain et un petit morceau de bois qui a la couleur du pain, ils savent très bien que mieux vaut ne pas se tromper. Ils préfèrent alors les « déguster » sur l’allée revêtue d’une couche de revêtement rose stable et plus agréable de surcroit que l’asphalte classique qui se ramollit à la chaleur. Notez que ces volatiles sont tellement habitués à la présence humaine, que ce sont les passants qui font un détour pour ne pas les gêner !  

Vous les voyez en groupe, manger à plusieurs, chacun a sa place et ne disputant pas celle du voisin. Parfois aussi, et cela très rare, vous avez des solitaires qui préfèrent voir la situation de haut. C’est le cas de ce magnifique volatile que je désignerai volontiers comme étant une mouette qui cherche à se repérer et/ou à voir où sont les autres membres du groupe. Pendant les quelques secondes où j’ai pu la photographier, visiblement elle attendait faisant même un demi-tour sur elle-même, pour s'assurer de tout avoir sous contrôle…   

 

Mouette perchée sur le lampadaire pour la vue, Cl. Elisabeth PoulainMouette perchée sur le lampadaire pour la vue, Cl. Elisabeth Poulain

Mouette perchée sur le lampadaire pour la vue, Cl. Elisabeth Poulain

Après plusieurs consultations de dictionnaires et sans avoir pu réellement noter de caractéristiques bien différenciées, mon choix se porte sur les pigeons, qui n’ont pas le cri pointu des mouettes. La seconde raison, qui m’a fait bien rire, est qu’il existe des « pigeons de mer ». Il est vrai qu’au Havre où nous nous sommes rendues peu après, nous avons vu, des oiseaux qui ressemblaient beaucoup à certains de ceux que j’avais pu photographier à terre, à une petite centaine de kilomètres en remontant le fleuve... Il est vrai aussi que la situation change vite du fait de la prise de conscience de la société de la "dangerosité" de ces volatiles, porteurs de microbes, qui ont une forte capacité d'adaptation à la ville...avreHH 

 

Pour suivre le chemin

La Seine à Rouen sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Seine

. La Seine navigable et sans écluse entre le Havre et Rouen, sur http://www.fluvialnet.com/voies-navigables/bassin-de-la-seine/canal/seine-maritime/85

. Rouen à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Rouen, devenu la capitale de la Normandie réunifiée, sur http://www.rouentourisme.com/rouen-capitale-de-normandie/                                                               

. Mouette, goéland ou pigeon, quelles que soient les différences entre ces volatiles, il est tout à fait interdit au Canada francophone de les nourrir, sous peine d’une forte amende. La raison en est qu’ils sont vecteurs de maladies. A lire sur http://www1.ville.montreal.qc.ca/banque311/content/lachine-%E2%80%93-pigeons-go%C3%A9lands-et-mouettes

. Et à Rouen aussi, en désignant plus spécifiquement les pigeons qui sont porteurs de microbes dangereux pour l’Homme. Un article leur est consacré dans Rouen Magazine en date du 19.09.2012, en page 15. Avec cette citation, tirée de l’article signé FL : « A Rouen, le pigeon, trouve sa nourriture facilement, ne serait-ce qu’avec la présence de silos à grain géants sur le port… »  précise le service du Développement durable, de l’Hygiène et de la Santé publique… »  https://www.rouen.fr/sites/default/files/rouenmagazine/rm380.pdf

. Photos Elisabeth Poulain,  qui datent d’il y a quelques années …

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Des fleurs brodées sur des carrés de tissus ajouré d’une finesse … !

29 Décembre 2017, 19:05pm

Publié par Elisabeth Poulain

Pochette n°1 de tissus brodé avec des fleurs d'une finesse extrême, Cl. Elisabeth PoulainPochette n°1 de tissus brodé avec des fleurs d'une finesse extrême, Cl. Elisabeth Poulain

Pochette n°1 de tissus brodé avec des fleurs d'une finesse extrême, Cl. Elisabeth Poulain

Ce sont deux « pépites » que je viens de retrouver dans un grenier, sagement rangées au fond d’un carton, sans indication aucune sur l’extérieur ou à l’intérieur.  Tous les tissus sont heureusement en bon état. Et c’est vraiment une chance, depuis le temps : il n’y a aucune tâche de moisissure. Comme souvent, dans ces cas-là, on trouve dans ces vieux cartons des éléments divers et variés. On a parfois aussi de très bonnes surprises. C’est ce qui s’est passé avec ces deux petites pièces de tissus de coton dont l’usage m’échappe. La seule certitude est qu’elles ont dues être brodées par des femmes pour des femmes.

Elles ne peuvent pas avoir été faites pour se moucher. Faire semblant, oui. Enlever une petite goutte de sueur l’été, oui, on peut l’imaginer.  Mais pas de voir des dames placer des pochettes de la poche de gauche de leur tailleur comme il en allait pour les hommes avec leur costume. Elles témoignent par contre d’un statut social de haut niveau, qu’on imagine bien dans un réticule, une aumônière… que l’on tient à la main ou au poignet…Mais commençons par le commencement.

Les dimensions du plus petit carré et son poids. C’est un quasi-carré qui mesure 22 sur 21,5 cm et pèse ses quelques 3 grammes ! La petite balance électronique a refusé de donner d’emblée un si faible résultat. Il a donc fallu recourir aux grands moyens et d’abord  poser une jolie pierre pour faire la différence entre la pierre seule et la pierre par-dessus laquelle j’ai placé ce petit carré de tissus. Le coton est si fin que l’on voit la main en transparence quand on l’approche d’une lampe. Il semble si fragile que j’ai préféré ne pas le laver ni même vraiment le repasser, juste donner un petit coup de fer pour qu’il retrouve sa forme de quadrilatère Certes il est un peu jauni, on voit les plis, mais tant pis.   

Les fleurs. Je vais commencer par « le coin aux fleurs », en bas à droite. On se croirait dans un jardin, il s’agit de cette petite pièce de tissu de coton si fin, que mon esprit n’arrive pas à imaginer des doigts de femme broder de si petites fleurs dans un tissus si fragile. Faisons d’abord l’inventaire en fonction de leurs nombre de pétales, de petites feuilles et  de leur emplacement.  Disons pour schématiser qu’il s’agit de pâquerettes d’un centimètre environ,

  • celle du bas, la plus éloignée de l’angle compte dix pétales avec trois  double feuillage pour bien caler la fleur d’en bas, vers le centre,
  • pour l’équilibrer, de chaque côté, vers l’angle, les pâquerettes comptent neuf pétales, avec un seul double feuillage, à droite pour la fleur de droite, à  gauche pour la fleur de gauche.

Ces trois pâquerettes en triangle se prolongent en étant équilibrées par trois paquettes à quatre pétales placées à des endroits stratégiques vers l’extérieur cette fois-ci. Il y a d’abord la pâquerette de l’angle qui porte  deux tiges latérales d’un bon centimètre muni de deux petites feuilles de chaque côté. Ensuite on retrouve ces petites fleurs à quatre pétales et deux feuilles de chaque  côté de l’angle, à environ quatre cm et demie du cœur de la fleur d’angle.

Il est temps maintenant de vous parler de la structure puis ensuite de la bordure de ce quasi-carré. Cela revient à vous parler de ces « jours » qui se terminent sur l’extérieur par des festons. Pour suivre notre logique « fleur et feuillage », il va  falloir voir la différence entre la bordure « normale »  qui termine les 6/8  de ce carré, qui a gardé ses pliures. Chaque quart de ce presque carré, à l’exception du « quart aux fleurs sur deux demi-côtés»  devant moi à droite, est bordé d’un double rang de jours, le rang « extérieur » étant lui-même « protégé » par un rang de festons incroyablement serrés.  L’angle à 90° est source d’un mini-quadrilatère qui, à 20cm, de haut semble former une étoile.

Comme si  cette complexité et cette délicatesse ne suffisaient pas à prouver la maîtrise de la brodeuse, « le coin aux paquettes » fait l’objet d’un double travail d’ornementation extérieure  et de structuration intérieure pour mettre les fleurs en valeur. Au bord de ce tissu si fin, le bord n’est plus linéaire mais peut faire l’objet sur quelques centimètres de deux bordures de jours supplémentaires, un sur l’extérieur sur deux à trois  centimètres, pour finir en pointe.

A cette modification par des jours supplémentaires par l’extérieur à trois endroits pointe incluseet comme si la structuration et/ou la complexité  ne suffisaient pas, des rangs partiels supplémentaires ont été disposés à l’intérieur, en arrière des rangs supplémentaires extérieurs. C’est dans ces interstices que les petites fleurs à quatre pétales ont été insérées. J’ai compté douze rangs de jours de chaque côté à l’endroit le plus dense. Et c’est alors qu’arrive le moment magique où vous allez voir de douze « étoiles », provoquées par la rencontre entre deux rangs de jours perpendiculaires et qui sont enfermées dans un carré de 0,9 cm environ.

Pour en terminer avec l’analyse de cet incroyable maîtrise d’un travail de broderie, il ne me manque qu’une seule chose dont je dois vous parler dans cette analyse d’un travail de broderie, ce sont les rangées de points disposées par six, comme pour occuper l’espace entre les deux petites séries de deux rangées de jours vers l’extérieur auxquelles répond la rencontre entre les six points horizontaux et les six verticaux.

Pochette n°2 de tissus brodé avec des fleurs d'une finesse extrême, Cl. Elisabeth PoulainPochette n°2 de tissus brodé avec des fleurs d'une finesse extrême, Cl. Elisabeth Poulain

Pochette n°2 de tissus brodé avec des fleurs d'une finesse extrême, Cl. Elisabeth Poulain

Le plus grand carré brodé mesure 29,5cm de côté. Il est moins surprenant que celui dont je viens de vous parler en long, en large et surtout pas en travers, pour ne pas rendre le texte incompréhensible. Ici, ce sont les quatre roses disposées vers l’intérieur qui attirent l’attention : chacune dans son coin,  avec sa feuille trilobée placée dans le coin vers l’extérieur.

Les lignes qui soulignent l’entre-deux coins, sont … encore des jours, plus grands que ceux que je viens de mentionner et plus simples.  Ils sont placés en ligne, parallèlement à la bordure, avec « forcément » de la part de la brodeuse une recherche de complexité : la ligne parallèle à la bordure, par exemple, s’arrête à la hauteur de la toute petite fleur qui jaillit de l’entre-deux pétales de la grosse fleur et fait un coude à angle droit pour se rapprocher de l’ourlet, puis à nouveau à droite  pour s’arrêter net. Et cela à moins d’un centimètre plus loin. Une petite barre perpendiculaire de 2,2 cm environ est tracée depuis l’ourlet, pour s’arrêter à 0,7 cm d’un bouton de rose en train de s’ouvrir. Ce motif va se répéter quatre fois, puisqu’il y a quatre angles avec une fleur et une feuille  à chaque fois.

Il y a ainsi quatre roses tournées vers le centre, qui se prolongent par trois petites tiges très fines, faites de tous petits jours courbes d’où jaillissent trois très petites feuilles, identiques à celles que nous avons déjà pu admirer sur l’autre modèle. Par contre le travail touchant aux fleurs elles-mêmes est complètement différent puisque ce sont les fleurs elles-mêmes qui sont les stars de la composition. Elles sont orientées vers le centre et leur poids est équilibré par la présence vers l’extérieur de deux feuilles qui s’épanouissent en trois pointes, pour une question d’équilibre. L’intérieur de composition, aussi bien des fleurs que des feuilles, est composé de petits carrés tracés en très petits points dans un fil d’une finesse extrême.  

En  quelle année ce travail de broderie a-t-il pu être fait, en combien de temps, quel usage en faisait-on...? Autant de question qui resteront sans réponse...  

 

Pour suivre le chemin

. Pochettes pour homme, à voir dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Pochette_de_costume

. Clichés Elisabeth Poulain       

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P. Klincksieck, "Donnez à vos enfants le goût des sciences naturelles"

22 Décembre 2017, 11:52am

Publié par Elisabeth Poulain

Couverture du livret 15cm x 12cm x 2, Paul KLINCKSIEK, Léon LHOMME, Paris, Cl. Elisabeth Poulain

Couverture du livret 15cm x 12cm x 2, Paul KLINCKSIEK, Léon LHOMME, Paris, Cl. Elisabeth Poulain

Avec tout de suite, le texte de ce qui pourrait être la page 1 qui donne le ton de  de cette petite brochure curieuse, sans  titre proprement dit, dont seules les pages portant un texte écrit sont numérotées. Et la première page compte bien dans la numérotation mais sans que cela soit indiquée. Elle porte le texte suivant :

     « Donnez à vos enfants le goût des sciences naturelles   /   Faites en des Botanistes, des Entomologistes, des  Géologues /  Vous vous féliciterez plus tard de votre initiative. »

Il y a 16 pages de texte en tout, sachant que les 12 dessins en couleur, qui illustrent le texte, portent le même numéro que la page qui se situe à sa droite ou à sa gauche et ceci pour une raison de qualité de papier.

Macaon,  Livret p. 3, Paul KLINCKSIEK, Léon LHOMME, Paris, Cl. Elisabeth Poulain

Macaon, Livret p. 3, Paul KLINCKSIEK, Léon LHOMME, Paris, Cl. Elisabeth Poulain

La composition de la page « texte » 2, n° pair, au verso. Elles sont toutes faites sur le même modèle, qu’elles soient en page paire ou impaire. Les pages « Texte » sont divisées en trois parties :

. tout en haut figure le nom de l’éditeur-auteur Librairie  des Sciences Naturelles Paul KLINCKSIECK Léon LHOMME SUCCr,  3, rue Corneille, Paris (6e).  

. puis vient le texte au milieu, en quatre paragraphes, en italiques

. et en bas des informations sur l’Atlas de poche des Plantes des champs, des prairies et des bois.

Un dessin en couleur d’un plant se fait admirer au recto, en face à droite de la page précédente, toujours en page 2-dessin. Celui que je vous présente montre une renoncule bulbeuse, avec le plant, une tige avec la fleur et un bouton. Les différentes désignations de la fleur sont nommées :  « Renoncule bulbeuse, Rave de Saint-Antoine, Pied de Corbin, Pied de Coq ».

Dessin du livret-la renoncule bulbeuse, p.2, Paul KLINCKSIEK, Léon LHOMME, Paris, Cl. Elisabeth Poulain

Dessin du livret-la renoncule bulbeuse, p.2, Paul KLINCKSIEK, Léon LHOMME, Paris, Cl. Elisabeth Poulain

C’est « Le livret de présentation de l’Atlas de poche des Plantes  des champs, des prairies et des bois, à l’usage des promeneurs et des excursionnistes » par R.SIELAN. La série comporte quatre opuscules, indépendants les uns des autres… qui présentent 594 plantes au total ! Dans ce livret-ci, on peut admirer aussi deux sortes de papillon : le Macaon et le Podalirius, des coquillages, comme des Haliotis, des insectes divers et variés, une mésange bleue  de toute beauté, deux poissons l’Omble-Chevalier et le Crénilabre paon...

Quant aux dates de parution du livret, il est difficile de vous en donner une, même approximative dans la mesure où rien n’est indiqué. D’après wikipedia, l’aventure de l’édition de ce document a commencé dans la dernière décade du XIXe siècle jusqu’au début des années 30…

Et j’ai  bien une petite idée sur la façon dont ce petit  livret de 15 cm sur 12 est arrivé dans la famille, puis est resté coincé entre deux gros ouvrages… !De la même façon que je crois connaître un des petits « filous », qui, enfant, a mis des flèches sur les représentations qu’elle ou il préférait au moment de sa découverte du livret. La renoncule a eu une flèche, les pensées en ont eu deux, la mésange aussi…A mon avis la mésange en aurait mérité plus, car en 2017, on n’en voit quasiment plus. Peut-être aussi fait-il trop doux….     

Mésange bleue, p.10 Paul KLINCKSIEK, Léon LHOMME, Paris, Cl. Elisabeth Poulain

Mésange bleue, p.10 Paul KLINCKSIEK, Léon LHOMME, Paris, Cl. Elisabeth Poulain

Revenons à la Librairie des Sciences naturelles, elle faisait déjà une formidable publicité, avant même que le terme soit connu…On devait être fin du XIXe siècle, début du XXe.   C’est réellement ce que j’appelle une vraie  et belle « pépite ».

                                                                                *

Pour suivre le chemin

. Paul Klincksieck sur son site http://www.klincksieck.com/

. Vers 1891, il crée la Librairie des Sciences naturelles, puis la collection Bibliothèque de poche du naturaliste, poursuivie jusqu'au début des années 1930Retrouver des informations sur  Paul KLINCKSIECK, Léon LHOMME, 3 rue Corneille, Paris (6e) sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Klincksieck

. Clichés du livret publicitaire non daté, des deux pages de couverture et de quelques pages couleur de la renoncule bulbeuse et d'une mésange bleue,  Elisabeth Poulain 

 

Pensée  des jardins, p.6 Paul KLINCKSIEK, Léon LHOMME, Paris, Cl. Elisabeth PoulainPensée  des jardins, p.6 Paul KLINCKSIEK, Léon LHOMME, Paris, Cl. Elisabeth Poulain

Pensée des jardins, p.6 Paul KLINCKSIEK, Léon LHOMME, Paris, Cl. Elisabeth Poulain

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Un dessin d’un dragon ailé 1/2 crayon, 1/2 peinture noire et jaune...

20 Décembre 2017, 18:47pm

Publié par Elisabeth Poulain

 * Un dragon mi-dessin-mi-peinture, Claire McDonald, collégienne en 4è, Cl. Elisabeth Poulain

* Un dragon mi-dessin-mi-peinture, Claire McDonald, collégienne en 4è, Cl. Elisabeth Poulain

Le dessin a dû être réalisé à une époque où le professeur de dessin de ce collège avait décidé de faire travailler ses élèves sur des thèmes nouveaux pour eux. Visiblement aucune directive précise, quant au résultat à atteindre, n’a dû être donnée de façon à libérer leur créativité. Ils en ont certainement eu de très précises afin d’arriver à la plus grande différenciation possible entre la partie droite au regard et la gauche à côté. Le carton, qui mesure 24 cm sur 16, représente la partie haute d’une feuille à dessin, suffisamment épaisse pour supporter le passage de l’eau.   

Un dragon mi-dessin-mi-peinture, de Claire McDonald, collégienne en 4è, Cl. Elisabeth Poulain

Un dragon mi-dessin-mi-peinture, de Claire McDonald, collégienne en 4è, Cl. Elisabeth Poulain

. La partie droite. Elle est extrêmement précise et le tracé suit des instructions, non seulement quant à la composition mais aussi  aux techniques à utiliser. On y distingue très clairement un corps qui ressemble à un gros rectangle doté d’une tête, avec un gros œil saillant rond, le début d’une bouche, un bout de menton et le début d’un cou. Commence ensuite le corps très composite, avec des circonvolutions formant le tronc, des  cônes ouverts qui se répondent entre la partie haute et la basse. Entre les circonvolutions et les cônes qui se rejoignent cette fois-ci par le haut, en descendant d’un cran, on aperçoit des pointes qui ressemblent du haut à un camp de tentes d’Indiens.

Le bas du ventre,  toujours à moitié,  pourrait faire presque penser à une citadelle de Vauban, d’où s’échappe une queue striée de bandes noires, grises foncées et grises plus claires, qui fait une boucle sur elle-même. Deux autres pattes occupent le coin bas à droite, l’une étant constituée de boudins  et l’autre de perles. Retenons que tout l’espace ou presque a été utilisé.

. La partie gauche est très différente. On ne la comprend que par recherche de la similitude avec sa composante à droite. Il semblerait que le papier ait été mouillé dans sa partie rectangulaire, en y faisant couler de l’encre  du bas vers le haut du papier  cartonné, avec le dépôt de quelques points de couleur jaune,  sur toute cette partie. La patte de droite, la queue du bas, ainsi que l’aile de droite ont d’abord été dessinées au feutre noir, le tout agrémenté ci et là de points jaunes  de peinture….     

. Le tout donne quelque chose de très bizarre, avec une nette préférence en ce qui me concerne pour la partie dessinée à droite, et qui a dû demander un très gros travail. L’autre partie a échappé à sa créatrice Claire McDonald et c’est ce que le professeur de dessin cherchait vraisemblablement à démontrer à ses élèves…C'est un exemple probant du choc de la différenciation exprimée par la technique utilisée que l'on peut constater visuellement, sans avoir besoin de mots! Contrairement à ce que je fais dans ce billet!

Pour suivre le chemin

. Consulter les pages consacrées au dragon par Jean Chevallier et Alain Gheerbrant  page 368 colonne de droite à la page 369 en colonne de droite. On part de l’Europe, en allant d’un coup d’aile en Chine, en passant par le Japon, en voyant les Celtes, les Gallois du Pays de Galles…, puis en rencontrant C. G. Jung, R. M. Rilke, Saint Georges et Saint-Michel…

. Cliché Elisabeth Poulain, avec * au début pour monter que c'est la partie haute seulement  du cliché qui introduit le billet.   

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Les menus de déjeuner & de dîner de mariage, 1936, Haguenau, Bas-Rhin

18 Décembre 2017, 16:47pm

Publié par Elisabeth Poulain

Vignoble alsacien depuis Kayserberg, Cliché Remi Stasskopf, 2006, wikipedia

Vignoble alsacien depuis Kayserberg, Cliché Remi Stasskopf, 2006, wikipedia

Voilà deux jolies petites pépites, par leurs dimensions, trouvées par hasard dans une autre pépite, nettement plus grande par sa taille. Je commence par la grande pour ensuite me dédier aux menus et finir par les  vins.  Un petit rappel, nous sommes alors en Alsace, dans le Bas-Rhin, à Haguenau, c’est-à-dire dans le département le plus au nord.  

                                                                                       *                                

. Le vieil ouvrage de 34,5cm de hauteur sur 24,5 cm de largeur et de 2,8 cm d’épaisseur. Il s’agit de l’Atlas général de Géographie physique, politique et historique par L. DUSSIEUX, qui porte un second titre complémentaire au milieu de la couverture en épais carton, « Atlas de géographie ancienne, du  Moyen-Age et moderne. » Et à l’intérieur, dans la sous-page de couverture, une double mention importante, L. Dussieux est « professeur d’histoire à l’Ecole impériale, militaire de Saint-Cyr, membre correspondant des comités historiques », cette dernière mention figure  en tout petits caractères et l’autre précision est que ce fameux atlas est « à l’usage de toutes les classes » en caractères gras.  

Il n’est pas possible de trouver une date d’édition, puisque la réglementation ne l’exigeait pas. Il n’y en a donc pas. La seule façon d’avoir au moins une approximation est de retrouver les dates des cartes gravées par XXXX, le nom du graveur. Comme en plus, il n’y a pas de n° de pages, vous comprenez que la situation devient un peu lourde pour s’y retrouver. « La France divisée en 86 départements » gravée par Marlier », est en page 76 parce que quelqu’un l’a marqué au crayon en haut à droite.  Et c’est là à l’intérieur de ce vieil atlas que j’ai trouvé ces deux menus de déjeuners et de dîner offerts à l’occasion de ce mariage du 16 mai 1936 !                                                                        

Menu-Déjeuner d'un mariage en Alsace-1936-7 plats + 7 vins, Cl. Elisabeth Poulain

Menu-Déjeuner d'un mariage en Alsace-1936-7 plats + 7 vins, Cl. Elisabeth Poulain

. Le menu du déjeuner de mariage.  Il se présente  dans un rectangle de papier cartonné (16cm x 16cm) soit 16 cm de hauteur sur 8 cm de largeur. Une fois plié en deux dans le sens vertical, il peut tenir facilement verticalement sur la nappe et être conservé ensuite pour ceux qui le désiraient. C’est visiblement le cas ici 81 ans après. Voici les mets en page 3 que les convives se sont partagés au déjeuner, car il y a eu, deuxième surprise, un dîner de mariage. 

.. « Le menu de déjeuner offert à l’occasion du MARIAGE DE de Mademoiselle A. W… et de Monsieur A. F… le 16 mai 1936 ».  La première chose qui m’a frappée est ce « Mademoiselle », alors même que le mariage a fait d’elle une dame. On aurait dû donc l’appeler Madame, née …

Passons et abordons la question du menu,   et en particulier à l’intérieur dans ce qui serait la page 3,  à droite quand on ouvre la carte (16cm x 16cm quand il est déplié). Voyons les plats  présentés en sept séquences, sur plusieurs lignes (marquées ici par un / pour chaque changement de ligne), chaque paragraphe étant séparé des autres par un petit tiret très fin, chaque composante du plat  étant écrite en caractères de différentes tailles de police, en fonction de son importance :

  • « Crème de Volaille / à la Sévigné,
  • Truites de Rivière / au bleu / Sauce Mousseline / Pommes nouvelles
  •  Vol au vent au riz d’Agneau / à la Médicis
  • Poularde de Bresse / à la broche / Salade de laitue
  • Parfait Princesse Alice / Friandises
  • Gâteau aux fruits
  • Fruits »
Alsace, vignes, paysage, Cl. Bserin.2010.09.18, wikipedia

Alsace, vignes, paysage, Cl. Bserin.2010.09.18, wikipedia

                                                                              **

Brève analyse d’un point de vue actuel, d’abord au plan nutritif :

  • Les protéines sont reines par quatre fois, avec deux fois de la viande de volaille en consommé – qui est une « soupe claire » et en poularde, une fois du ris d’agneau (le ris étant du thymus des animaux ---) quant au thymus, c’est une « glande située en arrière du sternum ». C’est ce que dit très explicitement le Larousse en trois volumes de 1966 en page 3012…Je suis sûre que cela vous éclaire vraiment ; pour moi, j’avoue que j’ai un peu de mal… ! Il  convient donc de ne pas oublier le poisson dans le domaine des protéines. Ce sont des truites de rivière, avec une question perfide, « existe-t-il donc des truites qui ne sont pas de rivière ? » La réponse est clairement « oui » !
     
  • Les glucides sont forcément présents, mais pas tous cités. Le pain, qui en France accompagne le repas, n’a pas mérité d’être nommé… ! De toutes les façons après un tel repas qui a du s’étirer en longueur dans la journée, grignoter du pain entre les plats ne devait pas être une nécessité physiologique ni un usage  bourgeois adapté dans un menu de mariage. Les légumes ne sont pas non plus franchement à l‘honneur, à l’exception des pommes. J’imagine que ce sont des petites pommes de terre nouvelles ; au mois de mai, c’est tout à fait possible. Mais citer « la terre » dans un repas qui se voulait « chic » n’était peut-être pas concevable. En matière de légumes verts, citons la laitue. Les fruits sont présents grâce « Gâteau aux fruits » cuits dans le gâteau, suivis ensuite par des « Fruits » que j’imagine frais. Le mystère restera donc entier…
  •  
  • Les glucides visent aussi directement les mets sucrés de cette fin de banquet. Il y a « Le Parfait Princesse Alice » qui est présenté comme étant une friandise…Dans mon précieux LAROUSSE GASTRONOMIQUE, qui date de 1938 (soit deux ans après la date du mariage), il est écrit en page 777 en dernière position colonne de droite en bas qu’un « parfait  était anciennement un entremet glacé à base de crème au moka…Actuellement on appelle de ce nom des glaces à  bombe faite d’un seul parfum ». Ce sont des glaces légères, comme le résume l’ouvrage cité qui est une  de mes « pépites Emmaüs ». Cela signifie que c’est dans un centre Emmaüs que j’ai pu découvrir cet ouvrage fabuleux. Une glace est-elle bien une friandise ? La réponse est « oui ». Un « Parfait Princesse Alice » est alors une belle dénomination surtout pour le repas de mariage. Un nom que j’imagine inventé pour honorer et faire plaisir à la mariée, dont le prénom était justement Alice ! Quant à connaître sa spécificité, je l’ignore.    
     
  • Il s’ajoute à cette friandise un « Gâteau aux fruits », sans précision non  plus. Avec encore, des « Fruits », qui devaient être des fruits frais, par différence avec le gâteau dans lequel les fruits sont cuits. Mais cela ne devait être réservé qu’à ceux qui avaient encore un peu de place dans leur estomac.
     
  • L’appréciation sociologique. Concernant les plats, elle sera très courte dans la mesure où toutes les composantes ou presque portent des dénominations sélectives. Par exemple, au déjeuner la crème de volaille est « à la Sévigné »,
  • le vol au vent est « à la Médicis », la poularde forcément « de Bresse », le Parfait « Princesse Alice ». 
     
PLaquette du menu du dîner de mariage, dessin doré en relief avec ruban & fleurs, Cl. Elisabeth Poulain

PLaquette du menu du dîner de mariage, dessin doré en relief avec ruban & fleurs, Cl. Elisabeth Poulain

                                                                 ***

Et maintenant voici le summum placé en page 2, sobrement intitulé « VINS ». Là c’est « le bouquet » dans un sens très positif, qui sera d’une grande « sobriété » (jeu de mots double !). Il y a en effet six vins, avec une sélection très travaillée. Ces vins seront aussi présents le soir au dîner de mariage.

 

Les voici, en commençant par trois vins d’Alsace, qui sont ainsi mis à l’honneur, car le mariage s’est passé en Alsace entre deux Alsaciens. Ont suivi un vin algérien, puis Pommard, une grande appellation de Bourgogne, pour finir sur deux Champagne !      

                                                   Gewürtzraminer, un vin rouge

                                                          Riesling Zellenberg

                                                          Gewürtztraminer Becker

 

                                                                  Mascara

                                                                 Pommard

                                                Champagnes Mercier et Heidsick

 

Quelques informations succinctes sur ces vins.

. Le Gewürztraminer, un vin blanc à la robe claire. Retrouver les généralités sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Gewurztraminer_d%27Alsace

. Le Gewürztraminer « Becker », qui est le vin cité en n°3 dans le menu, est ainsi présenté, aujourd’hui en 2017 : « corsé et charpenté, il développe de riches arômes de fruits, de fleur ou d'épices. Puissant et séducteur, parfois légèrement moelleux, il est parfait en apéritif ». C’est à découvrir sur le site des Vins Becker, http://www.vinsbecker.com/Nos-vins-d-Alsace-bio/La-gamme-des-7-cepages/Gewurztraminer-2.html

 

. Le Riesling est un vin blanc alsacien sec, au fruité aromatique et à la robe claire, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Riesling_d%27Alsace  

. Quant au vin de Riesling Zellenberg d’aujourd’hui, vous trouverez des informations sur http://www.larvf.com/,vin-eblin-fuch-alsace-riesling-zellenberg-vins,4405517.asp

 

. Pour les vins de Mascara originaire d’Algérie, il  est possible de consulter https://fr.wikipedia.org/wiki/Viticulture_en_Alg%C3%A9rie  ainsi que  http://www.gco-dz.com/fr/14-coteaux-de-mascara

. Le Pommard est un Côte de Beaune, en Bourgogne, qui a été reconnue AOC en 1936, justement l’année du mariage ! Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Pommard_(AOC)

 

. Et pour finir en beauté, voici les deux Champagnes, dont les noms continuent à figurer au Panthéon des Grands Champagne avec

- en premier cité, le Champagne Mercier, une grande maison de Champagne fondée en 1858,   à retrouver sur http://www.champagnemercier.fr/fr/legal ainsi que  sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Champagne_Mercier et l’essentiel sur http://maisons-champagne.com/fr/maison/mercier

- Puis  vient ensuite le Champagne  Heidsick , une maison fondée en 1851  http://piper-heidsieck.com/fr , à retrouver aussi sur le site, déjà nommé ci-dessus,  http://maisons-champagne.com/fr/maison/heidsieck-co-monopole       

                                                                            ****

Menu-Dîner d'un mariage en Alsace-1936-6 plats + 7 vins, Cl. Elisabeth Poulain

Menu-Dîner d'un mariage en Alsace-1936-6 plats + 7 vins, Cl. Elisabeth Poulain

Et ce n’est pas ainsi que se termine ce repas de mariage du 16 mai 1936… Car il y eut aussi un dîner qui suivit le soir même dont je vais vous parler maintenant plus succinctement. Le déjeuner offert à l’occasion de Mademoiselle … et de Monsieur …le 16 mai 1936 a été suivi en soirée d’un dîner de noces.  

                                                                       

. « DÎNER DE NOCE de Mademoiselle A. W.… et de Monsieur A.F.… 16 mai 1936 ». Le repas  relativement plus léger, avec un plat en moins, comprend (le) Consommé royal, (des) Filets de sole à la Margerie, (des) Asperges en branches servies avec une sauce Hollandaise vinaigrette, (du) Jambon de pays à la gelée, (du) Savarin au rhum à la Chantilly et des Fruits…Quant aux vins, ils sont heureusement les mêmes que ceux servis au déjeuner…  

 

                                                                               *****

Combien de convives furent invités à partager cette journée. Faisait-il beau ? Où cela se passa-t-il ? Dans un restaurant ? Sont-ils allés marcher un peu entre le déjeuner et le dîner ? Ont-ils dansé après ? Quels sont ceux parmi les convives à avoir participé aux deux repas ? Peut-être les membres des  familles proches. Et surtout pourquoi y a-t-il eu deux repas? Peut-être pour ceux qui purent être hébergés sur place ? Cela je ne le saurai jamais…On était en 1936, une année  pleine de bruit et de fureur partout en France, mais aussi en Alsace, qu’on perçoit toujours comme une grande région calme et paisible. Un peu plus de trois ans plus tard,  la Déclaration de Guerre éclatait le 3 septembre 1939…C’était le début de la seconde guerre mondiale, depuis celle  de 1914-1918, la troisième depuis 1870 entre la France et l’Allemagne…  

 

Pour suivre le chemin

. Voir pour exemple https://www.secretdemariage.com/dossier-56-est-repas-traditionnel-mariage-francais.html

. A comparer avec le cours portant sur la nutrition dans  http://campus.cerimes.fr/nutrition/enseignement/nutrition_4/site/html/cours.pdf

. La truite de rivière  sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Truite  à ne pas confondre avec la truite de mer https://fr.wikipedia.org/wiki/Truite_de_mer

. Sur l’Alsace  en 1936,  https://www.la-croix.com/Archives/1997-01-15/LIVRE-L-Ete-36-en-Alsace-_NP_-1997-01-15-420168

. Sur le 3 septembre 1939, jour de la Déclaration de Guerre de la France à l’Allemagne, voir https://www.herodote.net/almanach-ID-1646.php

. Sur les vins d’Alsace aujourd’hui, voir sur le Net https://fr.wikipedia.org/wiki/Vignoble_d%27Alsace , consulter « Les Vins d’Alsace, une promenade viticole et les meilleurs adresses », Jacques-Louis Delpal, Artémis Editions, une bonne synthèse qui date de 2004

. Sur les Maisons de Champagne, on peut aussi voir un ouvrage qui date « Champagne, Le Plaisir partagé » d’Eric Glatre et Angélique de la Chaize, hoëbeke éditeur, 2000    

. Pour les pommes de terre au mois de mai, voir http://www.alsacedunord.fr/sites/default/files/Breve%206%20Calendrier_fruits_et_legumes_saison.pdf

. Pour la météo en 1936, voir http://www.meteo-paris.com/chronique/annee/1936

. Cliché des menus Elisabeth Poulain, autres clichés wikipedia, le vignoble en Alsace  

 

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A Blois, rue des Papegaults, les portes en fête de la ruelle montante

10 Décembre 2017, 18:11pm

Publié par Elisabeth Poulain

Blois, La Loire, le pont, les quais, Cliché. Elisabeth Poulain

Blois, La Loire, le pont, les quais, Cliché. Elisabeth Poulain

Après avoir admiré la Loire et garé la voiture sur les quais hauts à l’ombre sous les arbres, nous avons fait un excellent déjeuné au « Food & Brew » un pub qui offre aussi des menus végétariens, en goûtant avec plaisir un Cheverny blanc 2015 du Domaine du Portail. Quand je vous parle des portes en fête lors de cette  découverte de Blois, déguster un vin du Domaine de Portail est quand même étonnant. Notre objectif de ballade était seulement de nous approcher de la cathédrale qui domine toute la ville et qu’on voit en particulier de l’endroit où nous avons déjeuné, prêtes à y aller, mais sans savoir que cela grimpait autant. On a pu admirer la cathédrale mais l’idée même d’en faire le tour a été reportée à une prochaine visite-découverte…

Blois, Food & Brew, les ruelles et la cathédrale au fond, en haut, Cl. Elisabeth PoulainBlois, Food & Brew, les ruelles et la cathédrale au fond, en haut, Cl. Elisabeth Poulain

Blois, Food & Brew, les ruelles et la cathédrale au fond, en haut, Cl. Elisabeth Poulain

Rien de tel que d’aller au hasard dans le centre d’une vieille ville qu’on ne connait pas, même quand on a une carte  très succincte dans sa poche, pour le seul plaisir de la découverte instinctive. C’est l’expérience que nous avons faite, en prenant beaucoup de photos et pour le plaisir de faire des …photos et aussi pour accroître ses chances de retrouver plus tard,  sur la carte, le chemin emprunté. Ce qui n’est aucunement évident,  surtout dans les vieilles villes, comme Blois, à commencer par essayer de saisir le sens du terme de Papegaults une ruelle avec des marches, plutôt qu’une rue d’ailleurs.

Blois/Rue des Papegaults, en bas des marches, la jeune femme sportive, Cl. Elisabeth Poulain
Blois/Rue des Papegaults, en bas des marches, la jeune femme sportive, Cl. Elisabeth Poulain

Blois/Rue des Papegaults, en bas des marches, la jeune femme sportive, Cl. Elisabeth Poulain

Pour cela après la ballade, j’ai  contacté les services officiels de la ville. La réponse de la personne que j’ai réussi à joindre au bout du fil a été que « papegault désigne un oiseau, un perroquet », un terme qui vient d’abord de l’arabe, puis de de l’espagnol "papagayo" et qu’on retrouve en allemand quasiment inchangé en  « papageï ». Avec un tel mot, mais pas n’importe lequel, celui qui désigne cette ruelle   qui monte jusqu’à la place de la cathédrale, vous venez déjà de faire un voyage dans le temps et dans l’espace force 4 et +. En réalité, le chemin est encore plus long. Car c’est oiseau-là était en bois, fiché en haut d’une longue perche tenue verticalement.  Le tout parfois pouvait être aussi fi en haut d’une tour pour donner l’occasion aux archers d’essayer de l’atteindre. C’était un sport tout autant qu’un moyen de défense qui permettait aux archers de s’exercer et de garder ainsi leur capacité à protéger la ville du dedans contre l’ennemi, l'assaillant venant du dehors.  

Blois/Rue des Papegaults, porte brune + grille, porte verte + porche pierre de falun, porche, Cl. Elisabeth PoulainBlois/Rue des Papegaults, porte brune + grille, porte verte + porche pierre de falun, porche, Cl. Elisabeth Poulain
Blois/Rue des Papegaults, porte brune + grille, porte verte + porche pierre de falun, porche, Cl. Elisabeth PoulainBlois/Rue des Papegaults, porte brune + grille, porte verte + porche pierre de falun, porche, Cl. Elisabeth Poulain

Blois/Rue des Papegaults, porte brune + grille, porte verte + porche pierre de falun, porche, Cl. Elisabeth Poulain

Blois/Rue des Papegaults, porte double bleue, porte bois usé, grosses pierres, vide comblé, Cl. Elisabeth Poulain
Blois/Rue des Papegaults, porte double bleue, porte bois usé, grosses pierres, vide comblé, Cl. Elisabeth Poulain Blois/Rue des Papegaults, porte double bleue, porte bois usé, grosses pierres, vide comblé, Cl. Elisabeth Poulain

Blois/Rue des Papegaults, porte double bleue, porte bois usé, grosses pierres, vide comblé, Cl. Elisabeth Poulain

Il y avait au départ l’idée d’admirer du haut la ville en bas, alors que cela a été le contraire, c’est la montée qui a constitué une belle aventure en soi… Nous avons emprunté la rue des Papegaults, sans savoir ce que représentaient ces Papegaults mystérieux. Mon intérêt s’est spontanément focalisé sur les portes, de prérence vieilles, pendant presque toute la montée et parfois en descente, car on ne voit les choses de la même façon, même si on passe au même endroit.  Heureusement les  ouvertures vers l’extérieur et en particulier celles d'un certain nombre de portes n’ont pas été trop modifiées dans ces maisons anciennes accolées les unes aux autres. Souvent les façades des maisons ont dues être  plus ou moins aménagées pour tenir compte des contraintes de la vie d’aujourd’hui.  Vers le haut, en s’approchant de la cathédrale, certaines belles demeures, construites plus tardivement, montrent aussi un changement sociétal,  social et donc forcément architectural. On peut même y admirer un hôtel particulier  avec un beau jardin visible de la rue.

Blois/Rue des Papegaults, porte brune avec grille & anneau, porte à mur renforcé, double porte, Cl. E.PoulainBlois/Rue des Papegaults, porte brune avec grille & anneau, porte à mur renforcé, double porte, Cl. E.Poulain
Blois/Rue des Papegaults, porte brune avec grille & anneau, porte à mur renforcé, double porte, Cl. E.PoulainBlois/Rue des Papegaults, porte brune avec grille & anneau, porte à mur renforcé, double porte, Cl. E.Poulain

Blois/Rue des Papegaults, porte brune avec grille & anneau, porte à mur renforcé, double porte, Cl. E.Poulain

Blois/Rue des Papegaults,arrivée cathédrale, la jeune femme, l'ensemble bleu, Cl. Elisabeth Poulain
Blois/Rue des Papegaults,arrivée cathédrale, la jeune femme, l'ensemble bleu, Cl. Elisabeth Poulain
Blois/Rue des Papegaults,arrivée cathédrale, la jeune femme, l'ensemble bleu, Cl. Elisabeth Poulain

Blois/Rue des Papegaults,arrivée cathédrale, la jeune femme, l'ensemble bleu, Cl. Elisabeth Poulain

Ces portes ont été  pour moi, une des seules façons de distinguer les maisons accolées les unes aux autres. Certaines portent un numéro visible, mais pas toutes, où c’est moi qui ne les ai pas vus, ce qui pourtant m’aurait bien arrangé, pour pouvoir au retour mieux reconstituer la suite des maisons accolées. Mais revenons aux portes.

Une porte a une force symbolique autrement plus forte  qu’une fenêtre. Ensemble, elles parlent,  plus et autrement. Elles donnent  l’impression de vouloir défier le temps, dans un franc désordre, au sens où certaines façades ont été très peu modifiées  alors qu’il n’en a pas été de même avec d’autres.

Blois/Rue des Papegaults,arrivée près de la place de la cathédrale, changement, Cl. Elisabeth PoulainBlois/Rue des Papegaults,arrivée près de la place de la cathédrale, changement, Cl. Elisabeth PoulainBlois/Rue des Papegaults,arrivée près de la place de la cathédrale, changement, Cl. Elisabeth Poulain

Blois/Rue des Papegaults,arrivée près de la place de la cathédrale, changement, Cl. Elisabeth Poulain

Blois/Rue des Papegaults, près de la place de la cathédrale, apparition des impostes, Cl. Elisabeth PoulainBlois/Rue des Papegaults, près de la place de la cathédrale, apparition des impostes, Cl. Elisabeth Poulain
Blois/Rue des Papegaults, près de la place de la cathédrale, apparition des impostes, Cl. Elisabeth PoulainBlois/Rue des Papegaults, près de la place de la cathédrale, apparition des impostes, Cl. Elisabeth Poulain

Blois/Rue des Papegaults, près de la place de la cathédrale, apparition des impostes, Cl. Elisabeth Poulain

L’étonnant aussi est qu’on ne sait où commence le mur de l’une et celui de la voisine. En ces temps-là, on ne connaissait pas la normalisation ; la réglementation n’était pas celle d’aujourd’hui en particulier pour les bâtiments anciens à protéger …  Par contre on connaissait l’importance des murs qui protègent, celle de la porte qui permet d’entrer et de sortir, son rôle majeur de protection, d’où par exemple les petites grilles qui permettent de voir qui frappent…Il ne s’agissait pas en effet de laisser n’importe qui rentrer chez vous ! Aujourd’hui, on dispose  plutôt des systèmes basés sur la parole et l’ouïe que sur la vue, mais  l’objectif est le même… Plus haut dans la rue, c'est l'importance de la lumière, au cours du temps, qui apparait avec des impostes placées au-dessus des portes pour éclairer l'entrée le jour...!

Blois/Rue des Papegaults, la dernière porte, avec une très belle ferronnerie d'art, Cl.Elisabeth Poulain

Blois/Rue des Papegaults, la dernière porte, avec une très belle ferronnerie d'art, Cl.Elisabeth Poulain

Il me vient à l’esprit qu’il me semble ne pas avoir vu d’ « huis coupé », l’huis étant un vieux terme du français pour désigner la porte, l’huis coupé étant alors une porte dont seul le bas peut rester fermé, alors que le haut peut être ouvert. Avec une découverte étonnante qui est ce type de porte était interdit aux marchands de vin ! Une bonne façon de protéger les stocks des marchands de vin… ! Aujourd’hui, on en voit couramment dans les écuries pour les chevaux. Par contre nous avons pu admirer vers la fin en redescendant une très belle grille, qui a du être réalisée récemment  sur une adaptation d’un modèle ancien.

Pour suivre le chemin

. Le Food and Brew, à Blois, sur https://www.lafourchette.com/restaurant/food-brew-le-fab/70355

. Blois, les généralités à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Blois , la rue des Papegaults et plus particulièrement les maisons y sont citées,  n° 4 inscrite aux Monuments historiques en 1928 et la n° 14 en 1946, mais pas la rue en elle-même.   

. Rue des Papegaults, centre ancien de la ville de Blois, à voir sur http://www.bloischambord.com/files/ot-blois/files/brochures/pdf/plan_hd_0.pdf

. Découvrir le jeu du papegai ou du papegault sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Papegai, avec des illustrations dont l’une d'ailleurs vient de la Bibliothèque municipale d’Angers.

. L’huis coupé sur http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/definition/huis/38334

. Clichés Elisabeth Poulain 

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Tableau > Ciel jaune et orange > Terre blanche et noire + 1 > L'orage

3 Décembre 2017, 11:57am

Publié par Elisabeth Poulain

*Peinture à l'huile, les 4 bandes + 1, Coll. France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

*Peinture à l'huile, les 4 bandes + 1, Coll. France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un tableau à l’huile composée de quatre bandes horizontales, qui sont disposées, vous l’avez deviné en partant du haut. Il y a  très peu de choses à en dire, et donc peu de mots à écrire, alors qu’on y sent une réelle présence. On le voit, on ne l’oublie pIus. Il  fait partie de ces tableaux dont l’impact visuel est réel, alors même que tout semble si simple. 

Peinture à l'huile, les 4 bandes + 1, Coll. France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

Peinture à l'huile, les 4 bandes + 1, Coll. France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

On y voit quatre bandes de couleur épaisse, sans largeur identique entre elles, sans souci, sans recherche du « bien faire »,  au contraire. C’est l’acte premier qui compte plus que l’égalité de la largeur entre les bandes par exemple, avec quelques retouches, à part celles, peut- être, qui ont pour but de donner plus de force à  cette toile de moyennes dimensions, qui a du punch. 

Cette force vient en particulier d’un « secret » que j’ai découvert en grossissant les traces de pinceau qui a étalé la peinture en couches épaisses que j’écris au pluriel. Sous les quatre bandes se dissimule de la peinture rouge-rose foncé, qu’on ne  voit pas vraiment à l’œil et qui  est pourtant bien là, semble-t-il sur une grande partie ou toute la surface. C'est elle, vraisemblablement qui donne du ressort et qui évoque qui s'apprête à éclater, qu'on pressent mais évidemment sans certitude...  

Pour suivre le chemin

. Tableau Collection France Poulain, avec mes remerciements. Cliché Elisabeth Poulain

. L'* positionnée avant le titre de la photo signifie qu'il s'agit d'un extrait.  

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La Grange dîmière de la Commanderie de Sainte-Colombe, près d’Evreux, Eure

27 Novembre 2017, 18:39pm

Publié par Elisabeth Poulain

Grange dîmière de la Commanderie de Sainte-Colombe, la moisson l'été, Eure, Cl. Elisabeth Poulain

Grange dîmière de la Commanderie de Sainte-Colombe, la moisson l'été, Eure, Cl. Elisabeth Poulain

Quelques explications d’abord sur ce qu’est une grange dîmière. C’est un bâtiment de grande taille, à usage agricole où était  stocké le dixième des récoltes de blé et d’autres céréales appartenant de droit le plus souvent à l’Eglise ou parfois à une autorité civile. Le curé ou le responsable collectait ainsi une partie des récoltes résultant du travail des paysans sur les terres du village,  à charge pour lui de procéder à la redistribution des céréales aux nécessiteux. En période de famine, les dîmes versées en nature, comme  le blé, étaient ainsi réparties entre ceux qui n’auraient pas pu survivre sans ces secours alimentaires… Posséder une grange dîmière était aussi pour le clergé et le seigneur du lieu un signe de puissance et de richesse qui faisait aussi preuve de la fertilité de la terre, d’une importance vitale surtout dans les périodes troublées dues aux conflits et/ou quand sévissait la famine du fait par exemple de mauvaises récoltes.   

Dans le département de l’Eure, il reste un certain nombre de ces granges, datant du XIIe siècle au XVIIIe siècle, disséminées dans la campagne. Elles se caractérisent par leur surface importante au sol, sur un plan rectangulaire, avec un très haut toit retombant près du sol. Erigées le plus souvent dans les riches terres agricoles de Normandie, elles avaient pour particularité de se voir de loin, tout comme l’église qui signe sa présence par la hauteur de son clocher.

. La grange dîmière a pour caractéristique ses dimensions rectangulaires, l’importance volumétrique capable d’y stocker des volumes impressionnants de nourriture au sec sur le sol, abrité  sous une charpente massive lourde. Une grange dîmière rassure la population sur sa survie par la capacité de ce bâtiment à stocker de la nourriture dans un double schéma symbolique. Le clocher de l’église élève l’esprit en regardant le ciel, tandis que les cloches appellent le croyant à l’église ; la grange dîmière montre de visu le pouvoir de la terre à produire du blé qui comble les ventres creux en cas de famine, de disette, de troubles… C’est une architecture caractéristique de la solidarité humaine dans la société chrétienne de cette époque.

Les dimensions des granges sont surprenantes. Celles de la Commanderie de Sainte-Colombe mesurent ainsi 37 mètres de long sur 15 mètres de large. Quant à la hauteur, au faîte du toit, on ne la connait pas. Ce qu’on sait par contre, c’est qu’un certain nombre de conditions devait être réuni pour que de tels bâtiments d’importance aient pu être érigés et ainsi  durer dans le temps. Citons la fertilité de la terre, capable de produire de belles récoltes céréalières et du bois pour ériger des charpentes parfois doubles, l’une supportant  l’autre, tellement la charpente recouverte de la couverture en tuile pouvait être lourde.

.  Il y a  encore et surtout cette terre profonde et généreuse de la Normandie qui permettait aux arbres de haut fût de grandir et d’arriver à maturité. Seuls les troncs sans défauts permettaient d’y tailler les  poutres charpentières de longue portée nécessaires et parfaites, au sens où leur capacité à accepter des portances d’un poids phénoménal –à cause des tuiles – en dépendait. Des nœuds ou des blessures du bois mal cicatrisées par exemple auraient rendu inaptes le recours à de telles poutres à assembler des charpentes lourdes. Par contre des plus petites poutres taillées entre deux nœuds étaient toujours utilisées. Rien ne se perdait...

Grange dîmière de la Commanderie de Sainte-Colombe, la moisson l'été, Eure, Cl. Elisabeth Poulain

Grange dîmière de la Commanderie de Sainte-Colombe, la moisson l'été, Eure, Cl. Elisabeth Poulain

. La  Grange dîmière de Sainte-Colombe. Il  est temps d’en parler. Nous sommes dans le département de l’Eure au nord-ouest d’Evreux, à Sainte-Colombe la Commanderie, qui s’appelait il n’y a pas si longtemps encore Sainte-Colombe la Campagne. Campagne, il y a assurément : tous les villages auraient pu avoir cette dénomination finale. Pour la Commanderie, il en en va justement du lien direct avec la grange dîmière : une commanderie désigne une « circonscription territoriale » comme l’a été Sainte-Colombe. Celle-ci, ce territoire dédié à la charité et au partage, était justement celui au centre duquel rayonnait la Grange dîmière, celle qui percevait un dizième des récoltes de la terre.

Quand on voit aujourd’hui une telle architecture, celle des granges dîmières, on sait, même sans avoir fait d’études d’ingénieur agronome, qu’ici la terre était fertile. Quand on peut constater de visu cette caractéristique  qui a permis la survie des paysans au cours des siècles et plus largement de la population, on se surprend à regarder la terre autrement et l’été  en période  de moisson, à chercher le blé. C’est ce que vous montrent ces clichés. Les deux clichés ont été pris de l’extérieur quand on arrivait en voiture à Sainte-Colombe de la Commanderie. Le vaste champ de blé venait d’être fauché en partie. Le second vous fait apercevoir dans la partie à droite du cliché et de la parcelle une formidable faucheuse lieuse de couleur rouge. On la vue parce qu’on la cherchait, tant la coupe avait une allure nette, franche... qui venait d’être moissonnée, dans une parcelle sans fin, puisqu’il n’y a pas de clôture.

Le cliché montre ces différentes phases : la partie fauchée en Ier plan en bas  et la séquence du blé encore non fauché, qui couvre une surface impressionnante, en arrière un long mur de pierre blanche qui sépare le champ de blé de l’ensemble bâti en arrière, une petite maison basée sur sa façade latérale une parfaite symétrie, deux fenêtres en bas, à droite et à gauche d’un chainage vertical qui se croise à la hauteur du plancher du grenier, marqué par un chaînage horizontal, mais sans fenêtre en haut. Par contre on discerne bien les deux fenêtres à avancées sur la toiture de chaque côté du toit, avec en prime deux cheminées au bord du toit, côté fermé, à l’intérieur de la parcelle l’ensemble immobilier ; on aperçoit à gauche de cette maison construite perpendiculairement au mur avec l’extérieur, un petit bâtiment bas, qui devait peut-être accueillir des animaux ; avec par derrière le mur débordent  des arbustes dont la couleur verte étonne, là où tout est crème, ocre clair, avec des maisons à chaînage de briques qui forment des rangées d'un rouge éteint qui ressortent sur des rangées de pierres calcaires blanches; des toits de briques…la très jolie maison, à rayures en alternance de couleur rouge brique et calcaire grisé qui se détache sur la toiture  de la grange dîmière et, dans le mur de la maison, la seule porte permettant de sortir dans le champ de blé.

Au second plan, on ne peut manquer de voir la formidable toiture de la grange dîmière, sur laquelle se détache la toiture de la maison à rayures. La grange est située en arrière, au second plan, parallèlement au mur de séparation avec l’extérieur. Vient pour le regard le moment de voir ce qui se passe sur le côté gauche de la photo. Seul un poteau électrique situé dans le champ, en dehors de la propriété, donne de la vie à cette partie de la photo. Il a aussi de l’importance pour rendre compte de la hauteur importante de la grange.

La dernière séquence est réservée au ciel, grisé de bleu léger avec des échappées de blanc, qui renforce les couleurs terre ou pierre des bâtiments du bas.     

Grange dîmière de la Commanderie de Sainte-Colombe, la moissonneuse, Cl. Elisabeth Poulain

Grange dîmière de la Commanderie de Sainte-Colombe, la moissonneuse, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Parcourir dans http://www.persee.fr/doc/annor_0000-0003_1982_hos_1_1_4165    les Granges de Normandie, l’essai d’architecture et d’économie de Pierre Bonnet, en hommage au Doyen Michel de Bouard.

. Lire l’article sur la dîme sur https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%AEme

. La Grange dîmière de la Commanderie de  Sainte-Colombe, à voir sur http://www.templiers.net/departements/index.php?page=27#1

. La commanderie, voir une approche  sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Commanderie/  

. Ainsi que Le Mercure de Gaillon sur   http://lemercuredegaillon.free.fr/templiers/renneville/index.html

https://lagrangederenneville.fr/histoire/   http://www.templiers.org/renneville.php

. Plus d’informations sur le site de l’Office du Tourisme du Neubourg, au nord-ouest http://www.tourisme.paysduneubourg.fr/SAINTE-COLOMBE-LA-COMMANDERIE.html

                                                                   *

. Lire sur ce blog, un billet consacré à une autre grange dîmière dans le département de l’Eure, celle de Daubeuf la Campagne, avec de beaux clichés en particulier celle d'une double charpente, la seconde aidant la Ière à supporter le poids des tuiles,  sur http://www.elisabethpoulain.com/article-la-grange-dimiere-daubeuf-la-campagne-fran-ois-calame-eure-91667790.html   

. Clichés Elisabeth Poulain pour cette vue de l’extérieur incluant le champ de blé en pleine période de moisson, ainsi que celle où l'on voit la formidable moissonneuse lieuse rouge au fond du cliché à droite ; pour l’intérieur, de l’autre côté du mur, voir également la série des beaux clichés de X. Javier sur wikipedia, Sainte-Colombe la Commanderie…. 

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La Vache qui rit 1926 & le jeu Grattez LVQR 2002 en rouge, noir, jaune

20 Novembre 2017, 19:12pm

Publié par Elisabeth Poulain

Affiche Benjamin Rabier, Gruyères de la vache qui rit, 1926, extrait, wikipediaAffiche Benjamin Rabier, Gruyères de la vache qui rit, 1926, extrait, wikipedia

Affiche Benjamin Rabier, Gruyères de la vache qui rit, 1926, extrait, wikipedia

Voici deux visuels d’un même fromage fondu en portions qui ont quelques années de différences, 75 ans exactement. La Vache qui rit s’est arrondie au fil des décades. Son dessin est plus doux, ses yeux grands ouverts, son sourire plus franc… Il est vrai que sa reproduction a dû être mille fois refaite, affinée, arrondie, complétée pour « coller à l’air du temps ».

                                                                                            *

La première représentation a été l’œuvre de Benjamin Rabier en 1926.Il s’agissait pour le dessinateur de mettre la marque BEL en valeur, avec ce slogan « BEL et BON » en haut à gauche se détachant en jaune sur fond noir. La Vache rouge qui rit plissait ses petits yeux entourés de beige, tout comme ses cornes beiges pointues et son long nez également. A ses oreilles portant du beige dans la cavité pendaient deux petites boîtes  de Vache qui rit, forcément. Le texte d’accompagnement en bas, qui est écrit en jaune « La Grande marque française, Gruyères de la Vache qui rit, Les meilleurs en Meules ou en Boîtes» souligne le positionnement très qualitatif de ce fromage. En 1927, soit un an seulement après, le slogan avait déjà changé: "Supérieure en poids et qualité, La Vache qui Rit est la crème de gruyère de luxe".

Affiche Benjamin Rabier, Gruyères de la vache qui rit, 1926, wikipedia

Affiche Benjamin Rabier, Gruyères de la vache qui rit, 1926, wikipedia

L’autre représentation est parue dans le magazine TV d’Ouest-France du 14 octobre 2002. Cette fois-ci en pleine page impair, la 13, on pouvait lire «  grattez La vache qui rit : 8 millions d’euros mis en jeu », avec cet ajout ,« mais pour savoir pourquoi elle rit, alors là, c’est pas gagné. Grand Jeu La Vache qui rit, 8 millions d’euros mis en jeu  ». Il s’agissait de gratter des cartes ;  la chance était de votre côté, vous pouviez gagner « 10 000E, 100E ou des bons de réduction de 5E sur des produits la vache qui rit ».

Trois paires de main sont posées sur le visuel de la vache, celles d’un enfant, de sa maman et celles de son papa, c’est du moins ce qu’il est possible d’imaginer. Clairement, la dimension « jeu » ne m’intéresse pas, ce sont plutôt les ressemblances et les surtout les différences qui peuvent expliquer comment la marque cherche toujours à se renouveler pour s’adapter à l’air du temps.

La vache 2002. Sa tête est plus ronde, plus petite et surtout très sympathique : non seulement elle vous regarde droit dans les yeux, en vous souriant pleinement, mais en plus, elle vous fait presque de l’œil. Elle joue déjà avec vous.  Les cornes trop pointues de l’édition 1927 sont cachées ; on ne voit que le début de celle de droite, l’œil  droit est clair et ouvert, on aperçoit aussi l’autre ; la truffe est bien blanche, la dentition se résume à deux traits blancs. Elle porte toujours fièrement ses boîtes fétiches en guise de boucles d’oreilles qui portent bonheur.

Grattez la vache qui rit, 8 millions d'euros mis en jeu, Ouest-FranceTV mag2002, Cl. Elisabeth Poulain

Grattez la vache qui rit, 8 millions d'euros mis en jeu, Ouest-FranceTV mag2002, Cl. Elisabeth Poulain

Les couleurs de maintenant. Elle est toujours rouge, les traits noirs de large dimension sont doublés de blanc vers l’extérieur pour adoucir le contraste avec le jaune orangé  très vif du fond. Quant au blanc, il en est fait un usage mesuré,   généreux aussi même s’il n’y en pas beaucoup. Les endroits où le blanc a été posé ont été choisis avec soin ; citons le museau, un aperçu des dents en haut et en bas, le fond des deux yeux bien ouverts, contrairement aux anciennes versions et le début seulement de la corne droite.  

J’ai mentionné sa tête, mais pas encore ses boîtes rouges, vertes et bleus  qu’elle continue à porter fièrement aux oreilles, comme de véritables bijoux d’oreilles.  Comparer avec les premières représentations de la plus célèbre des vaches est difficile. Elle avait quelque chose d’inquiétant, même si elle a été l’œuvre de Benjamin Rabier, un grand artiste. Retenons qu’elle a toujours bon pied, bon œil, d’autant plus que qu’elle est lancée maintenant dans une diversification plus ambitieuse. Une affaire à suivre forcément...avec un grand intérêt.    

Pour suivre le chemin

. La vache qui rit  à retrouver sur son site   http://www.lavachequirit.com/

. Voir aussi le site de wikipedia sur https://fr.wikipedia.org/wiki/La_vache_qui_rit

. Clichés wikipedia et Elisabeth Poulain pour la pleine page du Magazine TV d’Ouest France en date du 14.10.2002

   

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