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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Pont de l’Arche > Eure > Un tour de ville en kaléidoscope paysager

8 Juillet 2016, 08:49am

Publié par Elisabeth Poulain

*Pont de l'Arche-Eure-Vieille maison à pans de bois-face à l'église, Cl. Elisabeth Poulain

*Pont de l'Arche-Eure-Vieille maison à pans de bois-face à l'église, Cl. Elisabeth Poulain

Pont de l’Arche d’abord et.. l'eau. La ville qui porte ce nom est beaucoup plus compliquée que ce qu’il y parait à l’énoncé de son nom. Et c’est aussi pourquoi elle intrigue et attire tant, depuis des siècles. Il y a bien un pont dont la longueur permet de traverser la confluence entre deux fleuves, séparés par un marais. C’est donc la voie que nous empruntons avant de gagner la rive de la Seine. Tous, au moins en France, savent que c’est le fleuve qui traverse Paris et qui se jette dans la mer au Havre, après avoir traversé la Normandie. A Pont de l’Arche, ce grand fleuve est gonflé par les eaux de l’Eure –en rive gauche - qui a donné son nom à ce département normand - après avoir reçu celles d’Andelle en rive droite. Il va ensuite entamer une série de méandres pour arriver à se jeter dans la mer au Havre, après avoir contourné les collines rocheuses qui commence avec celle de Pont de l’Arche.

C’est un site stratégique par nature, qui a connu une vie mouvementée par le passé tant les enjeux militaires et économiques étaient importants. C’est la colline proche, qui attire le regard et…les constructions depuis plusieurs siècles. C’est là tout en haut qu’a été érigée une église au XVIe siècle. La hauteur (plus de 130m) du site présentait aussi le grand avantage de voir l’ennemi arriver de loin. Les maisons commencèrent à se grouper autour de l’église, autant que le permettait le relief. Pour mieux se protéger contre les nombreux ennemis qui varièrent au cours des siècles, la colline fut aussi renforcée par de murs d’enceinte eux-mêmes enrichis de tours…pour protéger ceux du dedans, contre ceux du dehors. C'est dire si les murs du Pont de l’Arche ont joué un grand rôle dans l’histoire et continuent pour certains d’entre eux d'une autre façon.

Pont de l'Arche-Eure-l'église, la vieille maison d'angle-Cl. Elisabeth PoulainPont de l'Arche-Eure-l'église, la vieille maison d'angle-Cl. Elisabeth Poulain

Pont de l'Arche-Eure-l'église, la vieille maison d'angle-Cl. Elisabeth Poulain

Pont de l'Arche-Eure-l'église, la colline-les maisons en bas-Cl. Elisabeth Poulain

Pont de l'Arche-Eure-l'église, la colline-les maisons en bas-Cl. Elisabeth Poulain

Ce site à l’histoire mouvementée est maintenant devenu un lieu où il fait bon vivre. C’est un endroit de sérénité normande, disposant d’un écrin de beaux paysages naturels, d’une grande variété de maisons à pans de bois anciennes, de murs divers et variés à fonctionnalités plurielles et qui font le bonheur des touristes qui viennent s’y promener, ou des vacanciers qui y passent leurs loisirs. Les bords de la Seine enchantent les campeurs caravaniers, nombreux en été, à venir s’y ressourcer, taquiner le poisson, nourrir les cygnes venant se faire admirer de tous, canards y compris...avec l’espoir peut être d’avoir un peu de pain…

C’est à une promenade-kaléidoscope que je vous convie, sans chercher à différencier et mettre en valeur les époques, ni le statut des personnes… C’est au contraire leurs cohabitations qui m’attirent en montrant comment ces télescopages d’époques, de styles, de regards… voisinent avec naturel, en court-circuitant avec bonheur les siècles et les autres critères de classement. Ils affichent une grande proximité de vitalité. Juste avant, se situe à l’angle, de l’autre côté de l’église, une très vieille maison, qui fait le bonheur des photographes, tant elle ne cherche pas à faire la belle. Son objectif est clair, elle veut durer, tout comme le bas du pilier de l’église en face. Voici aussi, un peu plus loin, un chat à la fenêtre d’une maison neuve, avec en arrière un jeu intéressant de gouttières. C’est alors le moment de redescendre vers le bord de l’eau, en prenant le temps de se retourner pour faire une photo d’ensemble de la colline vue d’en bas.

 

Pont de l'Arche-Eure-La Seine et le cygne-Cl. Elisabeth PoulainPont de l'Arche-Eure-La Seine et le cygne-Cl. Elisabeth PoulainPont de l'Arche-Eure-La Seine et le cygne-Cl. Elisabeth Poulain

Pont de l'Arche-Eure-La Seine et le cygne-Cl. Elisabeth Poulain

Pont de l'Arche-Eure-Bords de Seine-Camping-La Tour vue d'en bas-Elisabeth PoulainPont de l'Arche-Eure-Bords de Seine-Camping-La Tour vue d'en bas-Elisabeth Poulain

Pont de l'Arche-Eure-Bords de Seine-Camping-La Tour vue d'en bas-Elisabeth Poulain

Cette colline appelle aussi en bas, face à la Seine, une succession de façades de maisons particulières, chacune différente, avec ses atouts propres, et qui forment, réunies, un bel ensemble, d’autant plus intéressant que chacune d’elles a sa propre originalité.  Plus loin, c’est alors le camping de l’autre côté de la rue, qui occupe le bord de l’eau, avec une belle prairie revêtue de la belle herbe de Normandie. C’est aussi le moment de voir la Seine, où se laisse admirer le cygne bien nourri, accompagné un peu plus loin en arrière de quelques canards voisins, pour lui tenir compagnie. Telle une star, c’est lui qui ouvre le billet. Gageons que les campeurs installés sur la prairie située au bord de l’eau ne l’oublient pas quand il leur reste du pain, qui n’est vraiment pas perdu pour tout le monde.

Il faut alors remonter la colline, mais cette fois-ci par un sentier court et pentu qui permet d’admirer la tour d’enceinte préservée dont on a déjà vu le bas quand nous étions encore dans la rue longeant la Seine. Nous pouvons admirer, une fois arrivées en haut, vraiment de plus près la tour qui a été restaurée et un haut mur de séparation qui jouxte perpendiculairement la tour. Devant un grand jardin dans le fond duquel se trouve le plus charmant des jardins potagers, avec des fleurs, lui-même entouré d’une clôture légère à clairevoie en bois, dont le portillon est ouvert. En se tournant vers la gauche, on devine à travers les arbres, l’autre côté du grand lit de la Seine à cet endroit. Le fond de la vallée est vraiment large.

Le haut du plateau offre une toute autre atmosphère, avec des maisons bourgeoises cossues datant vraisemblablement du XIXe siècle, entourées comme il était d’usage de hauts murs afin d’assurer la tranquillité des habitants en dedans. La rue étroite s’élargit au fur et à mesure de la descente. On retrouve alors des maisons plus anciennes en se rapprochant du centre ancien qui s’est développé au fil des siècles sur le plateau, près de l’église.

Pont de l'Arche-Plateau-la Tour-mur de clôture, potager, mur-chaînage-brique, Cl. Elisabeth PoulainPont de l'Arche-Plateau-la Tour-mur de clôture, potager, mur-chaînage-brique, Cl. Elisabeth Poulain

Pont de l'Arche-Plateau-la Tour-mur de clôture, potager, mur-chaînage-brique, Cl. Elisabeth Poulain

Pont de l'Arche-plateau-Vallée-Mur-Panneau-Tour tronquée-Cl. Elisabth PoulainPont de l'Arche-plateau-Vallée-Mur-Panneau-Tour tronquée-Cl. Elisabth Poulain

Pont de l'Arche-plateau-Vallée-Mur-Panneau-Tour tronquée-Cl. Elisabth Poulain

Pont de l'Arche-plateau-demeure-murs-pierre-blanche-chapeau-ruelle-mur-ciment-Cl. Elisabeth PoulainPont de l'Arche-plateau-demeure-murs-pierre-blanche-chapeau-ruelle-mur-ciment-Cl. Elisabeth PoulainPont de l'Arche-plateau-demeure-murs-pierre-blanche-chapeau-ruelle-mur-ciment-Cl. Elisabeth Poulain

Pont de l'Arche-plateau-demeure-murs-pierre-blanche-chapeau-ruelle-mur-ciment-Cl. Elisabeth Poulain

Les murs de clôture. Ils varient non seulement en fonction de leur localisation, mais aussi forcément de leur ancienneté. Voici par exemple l’angle d’un mur de silex et de briques en chaînage d’une belle propriété qui s’avance au plus près de la falaise. Un peu plus loin, cette fois-ci de retour par la petite rue haute, c’est le vestige d’une charmante petite tour raccourcie à un étage qui déborde sur la rue, comme si tout était normal, sans surtout que le mur d’en face se soit incurvée d’autant. Survient alors une belle longueur de vieux murs faits à l’ancienne justement parce qu’ils sont anciens, constitués de silex, de pierres de calcaire enchâssés dans un assemblage de bauge. Au bout d’un certain temps, cette gangue de terre d’argile et de paille cède sous les infiltrations des eaux de pluie et c’est alors tout un pan de la partie externe du mur qui s’effondre. Certains murs bénéficient d’un chaînage de briques à la disposition codifiée. On peut admirer aussi le haut de la belle demeure bourgeoise du XIXe environ qui a gardé son haut mur de pierre taillée. On distingue la partie plus foncée vers le bas, et la partie haute plus récente et plus claire. L’intéressant est la finition en chapeau triangulaire sur le haut afin d’éviter les infiltrations d’eau dans le mur. 

On passe alors sans transition de la ville du XIXe siècle de belles demeures entourées d’un espace privatif où le jardin devient un complément obligé du statut des propriétaires, à la vieille ville. Plus bas les maisons sont plus étroites et hautes, accolées les unes aux autres, en donnant directement sur la rue. Ce resserrement de la ville ancienne oblige alors à créer des ruelles, comme celle fleurie de roses trémières qui mène à une maison dans le fond. Voici à nouveau les maisons anciennes à pans de bois, qui sont embellies par un jeu sophistiqué de couleurs de nature à attendrir les yeux et le cœur de tous les touristes. C’est l’un des murs de façades les plus connues de la ville, en raison de ses peintures de réclame, comme on disait alors. A vous de lire tout ce qu’il était possible d’acheter dans cette boutique de vêtements divers et variés.

Pont de l'Arche-Eure-centre ancien-maisons à pans de bois-Cl. Elisabeth PoulainPont de l'Arche-Eure-centre ancien-maisons à pans de bois-Cl. Elisabeth PoulainPont de l'Arche-Eure-centre ancien-maisons à pans de bois-Cl. Elisabeth Poulain

Pont de l'Arche-Eure-centre ancien-maisons à pans de bois-Cl. Elisabeth Poulain

Pont de l'Arche-centre ancien-ruelle, avec passage voûté sur la rue-Cl. Elisabeth Poulain Pont de l'Arche-centre ancien-ruelle, avec passage voûté sur la rue-Cl. Elisabeth Poulain

Pont de l'Arche-centre ancien-ruelle, avec passage voûté sur la rue-Cl. Elisabeth Poulain

Pour finir ce petit tour de ville en concentré, voici un endroit intéressant que nul ne songerait à citer dans les musts à voir absolument. Nous sommes dans une ruelle, dont les deux murs latéraux sont de pierres blanches taillées ; celui de gauche doit enclore une cour, celui de droite devait servir de mur d’une maison maison détruite, avec le mur de briques qui s’y ajuste en transversal. Grace à deux barrières de métal, cet endroit, qui résulte de la destruction d’un vieux bâtiment, devient un lieu de détente. Un vieux banc a été disposé le long du mur parallèle au chemin, un autre plus récent a été placé devant une table en bois. Avec au-dessus de l’ensemble, un panier de basket…J'imagine déjà, un lecteur assis avec un gros livre à découvrir, tandis qu'un jeune envoie le ballon comme il peut dans le panier de basket juste au dessus de ...la tête du lecteur, évidemment sans le déranger.  Et voici comment se termine la ruelle, en passant sous les maisons, avec une jolie palette de murs divers et variés…

Pour suivre le chemin

. La ville sur http://www.pontdelarche.fr/tourisme , voir également http://www.annuaire-mairie.fr/ville-pont-de-l-arche.html  pour découvrir en particulier les excellentes photos de Michel Chéron (Panoramio) sur la ville vue d’en face, de l’autre rive.

. Toujours wikipedia pour retrouver l’essentiel sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_de_Pont-de-l%27Arche  

. Lire le blog très fourni et très précis, enrichi de cartes, d’un jeune chercheur historien passionné par sa ville, sur http://pontdelarche.over-blog.com/article-qui-a-bati-les-fortifications-de-pont-de-l-arche-108299939.html  

. Plus d’infos concernant l’église sur http://www.normandie-tourisme.fr/pcu/eglise-notre-dame-des-arts/pont-de-larche/fiche-PCUNOR0271000117-1.html  

. Lire le texte de synthèse d’Isabelle Audinet dans le n° 31 de Patrimoine normand en date de février-mars 2000 sur http://www.patrimoine-normand.com/index-fiche-44383.html  avec de belles photos.

. L’église de Pont de l’Arche sur http://www.rouen-histoire.com/Pont_Arche/Eglise/index.htm  

. Clichés Elisabeth Poulain

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Pub Voiture, Renault Megane - 0% de Mat.Gr - entre pur steak & graisse

3 Juillet 2016, 16:24pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Pub Renault Megane Estate, Géo-2004-01-page 3, Cl. Elisabeth Poulain

* Pub Renault Megane Estate, Géo-2004-01-page 3, Cl. Elisabeth Poulain

Un titre abscons et pourtant vrai, au sens où, comme vous allez le voir, il emprunte les mots même de ce que montre et dit le visuel, en particulier la mention bizarre « 0% de matières grasses ».

La  voiture d’abord. C’est une Renault Megane Estate dont la publicité est parue au tout début de 2004, dans Géo. Je reproduis le texte qui annonce ce que vous voyez : « Avec sa ligne à la fois fuselée et compacte et sa motorisation 1,9dCl, la Nouvelle Mégane Estate allie dynamisme et plaisir de conduire, 0% de mollesse, 0% de place perdue. ». Je reproduis en rouge les deux dernières affirmations car, ce sont elles qui fondent le visuel qui occupe la double page juste après la page 1 de couverture qui porte une très belle photo d’un lac canadien avec en premier plan des canoës rouges et jaunes.  

 Pub Renault Megane Estate, Géo-2004-01-page 3, Cl. Elisabeth Poulain

Pub Renault Megane Estate, Géo-2004-01-page 3, Cl. Elisabeth Poulain

La page 3. C’est par elle que je commence, car le regard se porte d’abord sur la page située dans la même position que la couverture. Une des conséquences est que les pages impaires sont plus chères en terme d’achat publicitaire du fait de l’impact plus grand d’une publicité placée à cet endroit. Les pages impaires ne reçoivent le regard qu’en second lieu. Que voit-on d’abord ? Une Renault Megane Estate de profil. Grise claire, elle se détache sur un fond très structuré de façon à faire ressortir les lignes parfaites de la voiture.

Les lignes horizontales du visuel. En commençant par le bas, ce ne sont pourtant pas les trois bandes de bitume qui attirent notre attention, dont celle du milieu offre la particularité d’être un peu usée. En fond se trouve un mur gris de métal doté d’un grand panneau central encadré de deux panneaux latéraux eux-mêmes composés de deux panneaux horizontaux. L’ensemble est renforcé par une poutre qui donne la ligne et la force horizontales au bénéfice de la silhouette de la voiture.

Le nom de la marque de la voiture en haut ressort en noir sur un fond de ciel bleu ; chacune de ses trois composantes a une typographie particulière, RENAULT en caractères noir épais, MEGANE est écrit en caractères fins et A n’a pas de barre médiane, quant à ESTATE, il figure en majuscules avec un E bien plus grand que le reste.

Pub Renault Megane Estate, Géo-2004-01- double page 2-3 , Cl. Elisabeth Poulain

Pub Renault Megane Estate, Géo-2004-01- double page 2-3 , Cl. Elisabeth Poulain

La forme extérieure de ce rumsteck en forme de Megane vient d’être découpée au couteau tout métal hyper affûté, preuve en est les morceaux de gras qui renforcent les courbes de ce drôle de steak. Il fait franchement et tellement peur que sa pointe est tournée vers l’extérieur, vers la gauche. Notez qu’il a été lavé pour la prise du cliché. La composition repose sur une planchette dure blanche en plastique, la pointe du couteau vers la gauche, près de de la forme évidée pour la saisir par la main et laisser filer le regard un peu en dessous, vers l'extérieur.

Le fond de cette partie du visuel en page 2 reproduit un tissu plastique gris, qui répond par son homogénéité à l’hétérogénéité de la page 3. Seul le célèbre losange métal ressort sur son rectangle jaune en haut tout à gauche. Le nom de la marque n’y figure pas, seul slogan s’y trouve « Créateur d’automobiles ».

Photo, Le végétalisme en couleurs, NCI Washington 2003, wikipedia

Photo, Le végétalisme en couleurs, NCI Washington 2003, wikipedia

En guise de conclusion, je voudrais citer les quelques réactions que j’ai pu obtenir de la part de personnes à qui j’ai montré ce visuel. Cela allait de plusieurs « je ne comprends pas », à « pourquoi de la viande ? », à des commentaires tels que « je sais pourquoi maintenant je ne veux pas de housses de siège rouges dans ma voiture », à une pro-viande « la viande de rumsteck mérite mieux » et des non-réponses de végétariens ou flexitariens choqués, qui ont préféré s’abstenir… La dernière réaction très mesurée résume bien l'idée générale « S’asseoir sur de la viande est quand même une curieuse idée ». Ces mots termineront ce billet, avec une belle photo montrant des fruits, des légumes... de l'Institut américain contre le Cancer.

                                                                         *

Pour suivre le chemin

. Géo, n° 299, janvier 2004, page 2 de couverture et page 3 ; l’agence qui a conçu ce visuel est Publicis Conseil.

. Le rumsteck sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Rumsteck  

. Sa teneur faible en lipides sur http://www.les-calories.com/calorie-18017-calories-rumsteck.html  . Le végétarisme sur https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9g%C3%A9tarisme  et le flexitarisme sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Flexitarisme  

. Photos Elisabeth Poulain,  la photo des fruits, des légumes et des graines ID2396 provient du National Cancer Institute, EUAN, sous le n° 2396…wikipedia, entrée « végétalisme »

. Et merci à la personne qui m'a très aimablement prêté ce vieux magazine...

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Cigognes - Albrecht Dürer -1503 –versus – Vins d’Alsace -2003

1 Juillet 2016, 16:43pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Cigogne-Albrecht-Dürer-Cl. Elisabeth Poulain

*Cigogne-Albrecht-Dürer-Cl. Elisabeth Poulain

Le titre en commençant par la date. Aujourd’hui, il s’agit de vous parler de cigognes, pas tout à fait les mêmes, nées à des moments de l’histoire franchement différents. La première date d’environ 1500 à 1505. J’avoue que pour la beauté du titre, j’ai arrondi à 1503. Mais je ne peux absolument pas le jurer. La seconde date par contre est attestée par sa parution dans un magazine en date du 4 au 10 septembre 2003, ce qui veut dire qu’elle est un peu antérieure, comme l’œuvre d’Albrecht.

La cigogne-Albrecht Dürer-1503-Cl. Elisabeth Poulain

La cigogne-Albrecht Dürer-1503-Cl. Elisabeth Poulain

Dans les deux cas, il s’agit de cigognes. C’est au moins, ce qu’il est indiqué au plus près du dessin du premier et qu’on devine facilement pour la photo d’origine alsacienne. A tout seigneur, tout honneur. Le billet va naturellement commencer par celui d’Albrecht Dürer, bien que cet homme soit impossible à définir, tout autant chercheur, scientifique, peintre, graveur, dessinateur. Il appartient à cette catégorie d’artistes qui transmutent tout ce qu’ils font en art, on pourrait dire en or…même les cigognes.

La cigogne d’Albrecht Dürer. Elle est saisie vue de son profil droit, pattes écartées, avec un regard curieux. Je viens de prendre une loupe. On dirait que l’animal regarde sur le côté, en essayant de voir celui qui la regarde, alors que sa tête est bien de profil. L’animal - ou le dessin - est un peu bizarre, tant son bec est fort, sa tête présente un curieux renflement vers l’arrière du cou ; le détail des plumes ressort avec force et les pattes, surtout celle de droite semble avoir une articulation gonflée du genou. Une hypothèse pourrait être qu’il s’agit d’un cigogneau, mais sans aucune certitude bien sûr.

Publicité-Vins d'Alsace-Les Grands Blancs-La Cigogne-2003-Cl. Elisabeth Poulain

Publicité-Vins d'Alsace-Les Grands Blancs-La Cigogne-2003-Cl. Elisabeth Poulain

La cigogne des Vins d’Alsace. Prenez une pleine page d’un supplément « Vins du Nouvel Observateur » de 28 cm de hauteur sur 20,6cm de largeur, à la meilleure place pour une publicité, en page impaire, à la 19, juste en face d’un article sur le « Riesling : l’Or du Rhin ». Et vous voyez sur 23,7 cm de hauteur une cigogne rare. Je vais vous expliquer pourquoi. Elle est de dos, en train de discuter « sec » avec un canard et un coq. Je vous dirai après de quoi. Pour l’instant parlons de la cigogne qui est vue de dos, ce qui me semble rarissime, après avoir compulsé quelques dizaines et dizaines de clichés uniquement dédiés à ce grand volatile. On la voit dressée de toute sa hauteur. Sa tête au parfait arrondi possède un bec qui semble raccourci et pas assez épais, un cou très étiré, sans une plume qui dépasse, pour être bien nette sur elle. On dirait qu’elle a endossé sa belle tenue officielle avec sa veste qui se termine en « queue de pie » noire, avec juste ce qu’il faut de dissymétrie pour avoir l’air naturelle. Ses pattes, qui apparaissent trop longues à se tenir aussi droite, sont d’une propreté étonnante en pleine nature.

Il me semble que cette cigogne blanche du genre ciconia ciconia a dû être stylisée, allongée pour renforcer l’impact du visuel en accrochant le regard. La raison en est que le trio, Canard-Coq-Cigogne, discute ferme. Disons-le clairement, le canard et le coq ne sont pas d’accord. Le canard : « Ce Grand Blanc, il est fait pour moi » ! Le coq de répondre : « Non, pour moi ». Et La cigogne calme les deux : « Du calme, je suis assez généreux pour deux ». Le commentaire suit : "Un Riesling fruité et délicat… Un Tokay Pinot Gris…Un Gewurztraminer…Entre les volailles et les Grands Blancs, c’est toujours l’harmonie". Et c'est signé de l'adresse du site.

Ciconia_ciconia2_juvenile_Vogelpark_Avifaunia_The_Netherlands_Snowmanradio_wikipedia

Ciconia_ciconia2_juvenile_Vogelpark_Avifaunia_The_Netherlands_Snowmanradio_wikipedia

Pour finir ce court billet dédié à un très beau volatile, qui se fait rare en Alsace, mais pas seulement, remarquons que les deux représentations, chacune dans son style, sont assez éloignées des photos que l’on peut voir…

 

Pour suivre le chemin

. Découvrir le Musée d’Ixelles, où se trouve la cigogne de Dürer, commune membre de Bruxelles-Capital, sur http://www.museedixelles.irisnet.be/presse  

. Ainsi qu’Ixelles sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Ixelles  

. Sur ce blog, lire aussi un autre billet de qualité (humour !) sur le rhinocéros dessiné par Dürer (1515) - http://www.elisabethpoulain.com/article-le-bestiaire-du-vin-le-rhinoceros-et-durer-46084414.html  

. Prenez le temps de lire la biographie de ce grand artiste européen 1471-1528, né à Nüremberg (Allemagne), sans limite mentale de chercheur, dans l’Ouest-Européen sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Albrecht_D%C3%BCrer

. Voir le remarquable dossier sur Albrecht Dürer réalisé pour les enseignants de l’Académie d’Amiens par http://crdp.ac-amiens.fr/picar/data/chateau_chantilly_doc/durer/dossier_enseignants.PDF .

Publicité pour les « Vins d’Alsace, Les Grands Blancs », page 19, le nouvel Observateur, Vins, Notre sélection, 4 septembre 2003

. Vins d’Alsace, http://www.vinsalsace.com/fr/gouts-et-couleurs/cepages/?gclid=CjwKEAjwqdi7BRCL6Zmjk5-rsTwSJABmrVabeu7ehqiIIRwi22Xf5G-Ug3lrQYoxJqPjwK6bg6v5gBoCPV_w_wcB

. Lire l’article de qualité Cicogne dans wikipedia, mis en images par un chercheur « Snowmanradio » https://fr.wikipedia.org/wiki/Cigogne_blanche .

Et l’article sur la cigogne, avec de très beaux clichés sur http://www.dinosoria.com/cigogne_blanche.htm et celui de vikidia pour les 8-13 ans https://fr.vikidia.org/wiki/Cigogne_blanche

. Photos Elisabeth Poulain,  Ciconia cigonia juvenile du Vogelpark, Avifaunia, The Netherlands par Snowmanradio wikipedia

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Amsterdam, la ville vue du vélo, le beau vélo rose, sociologie urbaine

27 Juin 2016, 16:13pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Amsterdam, la ville du vélo, le beau vélo rose sur le pont, Cl. Elisabeth Poulain

* Amsterdam, la ville du vélo, le beau vélo rose sur le pont, Cl. Elisabeth Poulain

Un titre long comme je les aime, avec pile-poile 70 caractères, pas un de plus, pas un de moins. Amsterdam, vous connaissez. C’est une de ces très belles vieilles villes du Vieux  Continent. Aujourd’hui, je vais vous parler d’un vélo rose d’une grande fraîcheur pour nous remonter le moral.

Le vélo rose. Il est à la fois très chic, dans sa couleur rose bonbon affirmé, qui fait ressortir son côté « fille » en revendiquant clairement son « originalité », sa forte structure désignée de façon à renforcer ses lignes courbes contemporaines et sa solidité perceptible en voyant par exemple ses gros pneus blancs et noirs, très neufs. Faites la comparaison avec par exemple le vélo noir qui est à terre, qui semble d’une légèreté à tomber au moindre souffle de vent. Plus prosaïquement, il semblerait plutôt qu’il soit tombé parce qu’il n‘est attaché nulle part, à aucune fixation externe.

Ne pas être attaché, c’est aussi le cas me semble-t-il du vélo rose. Il possède pourtant deux antivols, un lourd  à gros maillons entouré de plastique qu’on voit souvent sur place et un léger classique comme ce qu’on trouve en France. Visiblement, le premier bloque la roue au cadre du vélo, sans que le second par exemple puisse le fixer à une structure externe. Cette absence d’immobilisation sur place est très fréquente à Amsterdam, non par civisme qui empêcherait tout vol de bicyclette, mais par quasi-impossibilité dans les lieux fréquentés par les étudiants notamment à trouver une accroche externe qu’ils recherchent pour y attacher leur deux-cycles. C’est la raison pour laquelle, on voit très souvent dans le centre ancien, près de la Grande Bibliothèque qui a vue sur le port, de la Gare… des lignes de vélos adossés les uns aux autres, au point de tout bloquer et notamment l'accès à son propre vélo.

Amsterdam, la ville du vélo, le beau vélo rose sur le pont, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, le beau vélo rose sur le pont, Cl. Elisabeth Poulain

Dans ce cas de figure, sur ce pont qui passe au-dessus d’une voie semi-enterrée de métro rapide, la rambarde a volontairement été conçue pour des raisons de sécurité, de façon à empêcher en particulier ces accrochages. C’est du moins mon opinion. Ceux-ci auraient pu se faire s’il y avait eu une rambarde tubulaire  intermédiaire plutôt que du grillage fin et solide. Visiblement, le vélo rose est arrivé après que les deux vélos noirs se soient adossés. Celui de devant n’a pas supporté la co-habitation et est tombé. Quand on est pressé par le temps pour arriver en cours, on n’a aucun choix pour garer son vélo quelque part. On le met où on peut.

Et quand on est pressé, cette fois-ci re-devenu piéton, on n’a pas le temps, ni forcément l’envie de ramasser les vélos des autres, sachant que la chute peut à nouveau se reproduire peu de temps après, pas forcément pour celui que vous avez relevé, pour le vôtre peut-être. Pour ma part, j’en relevais un par balade à pied, pas plus, sinon, j’aurai pu y passer mon temps ! Clairement, il ne suffit pas d’avoir un vélo pour trouver automatiquement la place qui va avec. Et penser que les parkings à vélo est une solution…peut-être pas! Une autre curiosité à nos yeux français porte cette fois-ci sur la grande taille du guidon, qui permet vraiment de rouler le dos droit en pouvant insérer en plus ce grand cageot noir à l’avant, sans lumière à l’avant ni semble-t-il à l’arrière. Par contre le vélo noir en arrière à droite a bien une lumière à l’avant.

« La ville vue du vélo » est une composante du titre un peu exagérée, car je n’étais pas en train de pédaler, tout en prenant des photos, un exercice périlleux que je préfère ne pas tenter. Ce qui a été heureusement possible en posant pied à terre. Ce que j’essaie aujourd'hui de faire est, à chaque photo, de montrer une toute petite réalité prise à partir de la bicyclette, avec un certain nombre de vues pour arriver à dire quelque chose qu’il appartient à chacun de déterminer.

Amsterdam, la ville du vélo, un Amsterdamois revenant à pied de ses courses, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, un Amsterdamois revenant à pied de ses courses, Cl. Elisabeth Poulain

Voir beaucoup de bicyclettes devient alors évident puisque vous-même êtes à vélo. Que les autres vélos soient alors beaux, ou pas, sortis du magasin la veille ou aient franchement virés du côté « vieux vélo abandonné » ou quasiment par leur maître ou maîtresse, qui ne savent plus trop où il ou elle l’a laissé…, peu importe. A chaque fois, il se dégage une image mentale urbaine exprimée par le vélo. Et c’est ce qui m’intéresse, dans cette vision kaléidoscopique d’un moment, sans fin, à un moment dans l’année où la pluie est plus fréquente que le beau temps, les touristes peu ou pas visibles, dans une ville qui fait sa pose annuelle en soufflant un peu, avant que la saison du tourisme reparte…On est alors plus en phase avec ce qui nous entoure. Pour pouvoir par exemple, prendre en photo un Amsterdamois, vu de dos, qui revient de faire ses courses à pied, un plaisir supplémentaire, en étant seul et tranquille...Ouf.   

Découvrir les villes, les monuments, les paysages … quand le temps est changeant, les gens pressés ou pas de vaquer à leurs occupations, sans plus se soucier de vous à vélo, parce que, du coup, vous faites partie du paysage, est un plaisir supplémentaire de voir cette ville au charme pluriel à votre gré, sans suivre de plan, mais avec la carte devant, pour faire le point de temps en temps.... Où finalement, j'ai vu très peu de cyclistes, peu de piétons et beaucoup de vélos...! Et c'était très bien comme cela, une autre vision de la ville...

                                                                            *

Pour suivre le chemin

. Retrouver les articles récents sur Amsterdam et le vélo parus sur ce blog...

. Voir Amsterdam dans une carte ancienne du centre-ville sillonné de canaux sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Amsterdam#/media/File:Amsterdam-topografie.jpg  

. Les informations de base sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Amsterdam  

. Les cyclistes aux Pays-Bas sur http://blog.velib.paris.fr/blog/2015/01/09/pourquoi-tant-de-cyclistes-aux-pays-bas/  

. Clichés Elisabeth Poulain

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La bouteille de Bière Heineken en pub, le temps, le verre, l’humour & co !

25 Juin 2016, 16:37pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Publicité 2010-Bière Heineken-Publicis-France-Cl. Elisabeth Poulain* Publicité 2010-Bière Heineken-Publicis-France-Cl. Elisabeth Poulain

* Publicité 2010-Bière Heineken-Publicis-France-Cl. Elisabeth Poulain

Je serai bien incapable de vous parler de la bière en tant que tel.  Lors de ma visite à la brasserie Heineken à Amsterdam, que je vous recommande tant c’est intéressant, j’ai dû être la seule à goûter une gorgée de bière, comme on déguste un vin, en  demandant ensuite où se trouvait le crachoir, au grand étonnement de la charmante jeune femme qui nous faisait déguster au bar. Elle a franchement du penser qu’il fallait être française pour être aussi snob!

Parler de la pub pour la bière, oui, j’aime bien. Surtout quand il s’agit d’une « vraiment bonne pub », celle qui permet de dire quelque chose. Là, il s’agit vraiment de créativité matinée d’humour. Imaginez-vous faire sourire, avec une bouteille ? Vide ou quasiment. Avec Heineken et Publicis, son agence de communication en France, c’est le pari franchement réussi. Les deux partenaires se connaissent bien, se comprennent et peuvent continuer à surfer avec bonheur dans le registre choisi qui est l’humour. Un art difficile à décliner qu’ils savent  décliner, parce que le temps est à la fois un ami qui vous aide dans la progression de la notoriété de la marque déjà connue.  Tout autant qu’un frein qui oblige à se poser la question de savoir si on peut encore faire du nouveau sans porter tort aux fondamentaux de la marque.

Pub Heineken-Le Moulin-Travels the world with-you- Cl. Elisabeth Poulain

Pub Heineken-Le Moulin-Travels the world with-you- Cl. Elisabeth Poulain

Le temps d’abord avec le premier visuel, celui dit « Au Moulin ». Des trois visuels dont je vais vous parler, c’est celui qui est assurément le plus ancien. Il date vraisemblablement d’avant le début des années 2000, quand l’entreprise néerlandaise a décidé de se faire connaître au niveau mondial. Jouer avec le temps est toujours intéressant pour montrer l’évolution des choses et l’adaptation du regard, sachant qu’en surcroit en ce qui me concerne, je m’interdis de choisir des visuels actifs, pour des raisons évidentes.

Commençons donc avec le temps que j’ai cité en premier dans le titre, qui commence avec la bière et se termine apparemment par le temps qui défile pourtant tout le temps ! Ceci permettra d’affirmer l'identité de la Bière Heineken, non pas avec des mots, mais avec une couleur, le vert jaune, décliné dans de multiples variations ainsi qu’avec un symbole fort de l’identité paysagère des Pays-Bas qui est le moulin. Les deux sont associés au temps dans son lien avec la bière, cette bière Heineken, qui en réalité n’est pas du tout de couleur verte, mais d’un jaune d’or très bien assorti à ce vert si spécial qui se décline en plus en multiples variations. Et, oui, ces verts ont pour fonction de servir de faire valoir au jaune lumineux de ce divin breuvage si apprécié des hommes. Il a aussi, nec plus ultra, pour avantage de rappeler la couleur verte du verre de la bouteille. Le jeu est lancé, tout commence à tourner et à entrer en connexion, avant même d’avoir goûté cette bière.

La référence aux Pays-Bas avec le vent qui fait tourner les ailes du moulin. Le vert fait aussi le lien entre la bière et ces publicités pour Heineken. Une grande palette de ces verts jaunes se décline au fil des campagnes. C’est déjà le cas avec le visuel du moulin qui annonce avec bonheur l’Univers vert d’Heineken à ses débuts, sans que soient présentes du tout la bouteille, la couleur de la bière, celle de la mousse, la finesse des petites bulles...qui viendront après. Par contre et c’est évidemment l’objectif de ce visuel très réussi, l’identité néerlandaise ressort avec force, dans son lien avec la terre sur lequel est posé le moulin, l’eau qui sillonne dans le marais, le vent qui fait tourner les ailes du moulin, qui permet de broyer les grains de céréales et de houblon qui, après fermentation en cuve, permettront de produire cette bière-là et pas une autre.

Le slogan à dimension mondiale est clairement porté par la marque Heineken projetée sur le corps du moulin, avec le texte en bas « Travels the world with you ». Retenez qu’il fallait lancer cette marque néerlandaise, associée à la forte spécificité d’un moulin hollandais, en faisant ressortir les éléments identitaires du paysage de façon à vous accompagner dans votre traversée du monde, pendant votre voyage. « Travels the world », avec sa dimension d’appropriation directe, est autrement plus fort que de « voyager dans le monde avec vous » avec sa dimension de balade. C’est la bière qui « trave(-l-)rse le monde avec vous », pourrait-on presque dire pour garder l’idée d’action tonique.  C’est visiblement un visuel des débuts d’internationalisation de la marque, en particulier dans les pays francophones.

Pub Heineken-Le verre-La bouteille-L'humour-du- saucisson-2010-Cl. Elisabeth Poulain-

Pub Heineken-Le verre-La bouteille-L'humour-du- saucisson-2010-Cl. Elisabeth Poulain-

Voyons maintenant le second visuel de juin 2010, celui dit « L'humour du saucisson ». C’est maintenant « Be Fresh » qui est le slogan de la marque qui joue toujours avec les mots. Qui doit être fresh, la bière bien sûr et/où soi-même pour être bien à l’aise, avec cette bière qui demande à être déguster fraiche à 3°C ? Les deux bien sûr ! L’étoile rouge entourée de blanc, entourée de « marque » d’un côté et de « déposé » de l’autre chapeaute la marque Heineken écrits en blanc avec en dessous « Be Fresh » qui remplace maintenant le précédent slogan. Cette fois-ci il figure en vert qui ressort sur du blanc, avec deux points blancs hors cadre blanc un à gauche en bas, un droite en haut, avec en plus un arrondi percé d’un point vert et le tout est tellement travaillé que l’ensemble soulève le cadre aux coins arrondis vert plus foncé que les différents verts composant l’ensemble.

Cette signature à 6 niveaux est très sophistiquée. Retenez l’étoile rouge toujours, le blanc sur fond vert et tous ces huit arrondis, dont deux bulles pleines et le copyright, l’arrondi de l’angle du cadre et celui qui fait l’angle du visuel qui se détache en vert foncé sur un composite vert très sophistiqué. Ce ne peut être un hasard. C’est une volonté d’apporter de la douceur, en gardant les codes fondamentaux...avec maintenant de l’humour et une vision active de la structure de l'’espace du visuel. C'est ce que nous allons voir maintenant. 

                                                                   

1. "L’humour du saucisson" découpé en rondelles, forme la Ière ligne de la structure. C’est franchement nouveau et réussi. La bouteille est présentée en rondelles, comme le serait un saucisson qui rimerait avec citron. Les rondelles coupées portent la couleur du fruit, de la bière à l’intérieur, presque de l’or liquide, à boire frais. En guise de peau de citron, c’est du verre vert qui ressemblerait presque à de peau de concombre, si c’en était bien un. La bouteille posée à plat et découpée trace une Ière ligne de structure légèrement en oblique, qui surgit de l’arrière du verre. Et c’est là que la réussite est grande, car la star, ce n’est pas elle ou plus elle –la bouteille -, c’est maintenant le verre de bière à l’admirable couleur jaune. C'est la bière devenue une véritable star d'or. On voit bien la mousse et la rondelle de bière d’un jaune lumineux composé de bulles fines comme posée sur le bord dans la mousse crémeuse de cette bière Heineken.

2. Une autre diagonale part en oblique de la marque sur le verre, passe par l’étoile située juste à la jonction entre le liquide et la mousse, continue à travers la rondelle à bulles et rejoint l’étoile du bloc marque situé en haut à droite.

3. Pour encore renforcer cette première structure constituée par ces deux lignes qui se croisent à la hauteur de la marque sur le verre, une autre en arrière va permettre de dynamiser le bas du visuel. Dans le coin gauche en bas, le verre se reflète sur l’assise verte, comme si la lumière venait de l’intérieur du verre, de la bière elle-même. Cette lumière, qui part de la bière contenue dans le verre, pour se refléter en dehors du verre en bas, permet aussi d’éclairer de l’intérieur la rondelle jaune à bulles en passant par l’étoile rouge en haut.

4. Il reste à vous parler de la dernière structure qui relie les trois étoiles rouges entre elles. Elles forment cette fois-ci un triangle dont le sommet est placé en haut à droite du nouveau logo d’Heineken, relie le verre et la bouteille qui portent chacun également l’étoile rouge.

5. Et pour encore densifier le visuel, cette fois-ci ce sont les différents verts du fond, avec en particulier la ligne oblique entre le vert plus foncé du haut et le vert lumineux du bas éclairé par la triple source lumineuse formée par le jaune d’or de la bière du verre, de la rondelle et de la bouteille qui vont servir de faire-valoir pour accentuer la profondeur du visuel, encadré par un vert uniforme de bordure pour bien montrer la maîtrise globale de l'ensemble.

Pub Heineken-Le verre-La bouteille-Humour dernière goutte-2010-Cl. Elisabeth Poulain

Pub Heineken-Le verre-La bouteille-Humour dernière goutte-2010-Cl. Elisabeth Poulain

Synthèse : Avoir réussi à mettre la marque en valeur, assurément. Utiliser les couleurs dans un jeu dynamique oui ; créer une structure à la fois fine et efficace pour donner une réelle dynamique de marque qui fait constamment le lien entre la bière en verre que l’amateur de bière a presque la sensation de tenir en main, avec ses 3° C, triple oui, avec beaucoup d’humour et de finesse, sans prononcer de mot autre que « Be Fresh », dans un jeu visuel étonnamment sophistiqué… Le tout est une franche réussite pour montrer que la marque et l’entreprise qui la porte ne sont là que pour la satisfaction de l’amateur éclairé…dans un jeu fabuleux de stratégie de captation de l'espace visuel par le regard de façon à obliger l'oeil à parcourir la composition mise en scène par l'équipe de publicitaires pour imprégner l'esprit du message publicitaire. Pour preuve, regardez la position de la signature de Publicis: elle est placée sur le côté gauche externe, au milieu du visuel, à hauteur du galbe vert du verre, au début de la ligne médiane principale de la bouteille-saucisson.   

                                                                          *

Juste un autre visuel avant de finir, pour vous montrer l’importance du verre dans l’appropriation de la boisson par l’amateur. C’est le visuel que j’appelle « La dernière goutte » d’or qui ressort sur un fond vert avec certaines des composantes du visuel n° 1. A vous de juger. Et j’arrête là… sinon vous allez vous plaindre que le billet est trop long. Ce qui est déjà le cas !

 

                                                                     *

Pour suivre le chemin

. Heineken, telle que la marque se présente sur http://www.heinekenfrance.fr/avertissement/  et voir les campagnes actuelles sur http://www.heinekenfrance.fr/media/communiques-de-presse/

 . Retrouver l’historique sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Heineken  

. Voir aussi l’album de quelques photos Heineken sur ce blog http://www.elisabethpoulain.com/album-1352309.html  

. Clichés Elisabeth Poulain, le premier visuel m’avait été adressé en son temps directement par l’entreprise que je remercie, le second –l’humour du saucisson- forme la 4 de couv. du Monde Magazine du 26 juin 2010, et le troisième forme la 4 de couv. d’un magazine de publicité en date du 5 juin 2010.

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Des voitures et des publicités > Delage, Piccard-Pictet, Bentz > 1913

20 Juin 2016, 17:17pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Publicité Delage-Théâtre national de l'Opéra-Faust-Gounod-16.6.1913. Cl. Elisabeth Poulain

*Publicité Delage-Théâtre national de l'Opéra-Faust-Gounod-16.6.1913. Cl. Elisabeth Poulain

L’idée est de voir comment se déclinent des visuels de publicité pour des voitures en cherchant le ressort sur lequel le publicitaire, quelqu’il soit, va jouer. « Au fil du temps » est une formule qui pourrait laisser entendre que je vais commencer par un ordre chronologique, en partant des débuts de la voiture à moteur. Ce n’est  absolument pas mon intention.

Je cherche le désordre créatif qui provoque des  télescopages intéressants, toujours singuliers. A trop vouloir classer, ranger, ordonner… on tombe facilement dans la routine, en restant une mono-vision. On perd en innovation,   Au contraire, il s’agit de jouer avec le temps, sans respecter du tout la chronologie. L’important pour moi, n’est ni la marque, ni la date, c’est le ressort psychologique sur lequel est positionnée la création publicitaire concernant aujourd'hui des automobiles, en jouant le brouillage du temps, au fil de mes découvertes.

Le plus souvent il n’y aura qu’un seul visuel ; parfois il pourra y en avoir plusieurs, surtout quand les visuels sont rapprochés et/ou  issus d’une seule source. C’est le cas aujourd’hui, avec cet opuscule de 24cm, 14,6cm et 0,5cm d’épaisseur, sans indication de numéro de page, ni distinction entre les pages de réclame et les quelques pages concernant l’Opéra de Faust … Musique de Ch. Gounod, joué au Théâtre national de l’Opéra.

 

Théatre national de L'Opéra-Gounod-Faust-Programme-16-6-13-Cliché Elisabeth Poulain

Théatre national de L'Opéra-Gounod-Faust-Programme-16-6-13-Cliché Elisabeth Poulain

Voici trois réclames, comme on disait alors, toutes trois issues d’un livret du Théâtre national de l’Opéra, pour une représentation de Faust, Opéra en 5 Actes de J. Barbier et M. Carré, Musique de Ch. Gounod avec une photo signée de PH. NADAR de ce dernier dans un médaillon orné de fleurs qui est une création de Paolo ????. J’ai trouvé une date d’édition du livret en tous petits caractères en bas à gauche : 16-6-13 . J’imagine qu’il s’agit du 16 juin 1913. Il y a un peu plus de 100 ans.

Des voitures oui, je vais vous en parler, mais pas des accessoires. Ici dans ce livret de quelques 34 pages par exemple, en dessous du portrait de Ch. Gounod, il y a une réclame pour des phares Blériot, plus loin des phares Mira-Mestre, des pneus Bibendum (dommage mais non…une autre fois) et des pneus Palladium.

Publicité PIC-PIC-Théatre national de L'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Publicité PIC-PIC-Théatre national de L'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Le premier visuel d’une demi-page figure en bas de la page 29 -10cm x 7,5-. C’est un dessin en noir et blanc, non signé, pour les AUTOMOBILES PICCARD-PICTET, 37. Champs- Elysées. Paris n’est pas indiqué. La marque est appelée par son petit nom PicPic en blanc dans un rond noir, en haut d’un sommet à gauche, ce qui est déjà de l’humour (H1). Le dessin montre quatre hommes en tout. Deux sont des alpinistes qui avancent péniblement piolet à la main, avec leur sac au dos, et les deux autres sont dans la voiture découverte. Celui qui conduit, se découvre poliment, en abordant les deux alpinistes (H2) qui attaquent la paroi pentue en tenue sportives, avec sac à dos, bandes molletières du genou à la chaussure haute, sac à dos, chapeau tyrolien et tenue anti-froid, sans gants toutefois pour tenir leur piolet… L’homme qui conduit la voiture à l’arrêt, pose sa question très poliment à celui qui pioche « Pardon ! Messieurs !...Y-a-t-il loin d’ici au Sommet du Mont-Blanc ?» (H 3). Comme s’il pouvait y avoir une route qui mène au sommet ! (H 4)

Graphiquement la scène est très réussie et compréhensible. Le dessin pourrait être contemporain, tant l’artiste, qui n’a pas signé son œuvre, a pu insérer de nombreux éléments dans cet espace restreint, en les intégrant grâce à une ligne de force en V qui donne à la fois du sens, de la clarté, au bénéfice de ce nom de marque de voiture si long « AUTOMOBILES PICCARD-PICTET » qu’il avait déjà fallu à l’époque créer un beau logo (un bologo, à redire vite 10 fois, vous allez voir !). Ce monogramme PIC-PIC ressort en clair sur un fond noir dans un rond, qui semble accroché en haut d’un pic (H 1). On comprend que la Piccard-Pictet est la seule voiture à pouvoir gravir des montagnes, la seule capable d’atteindre des sommets, pour des sportifs, des vrais hommes !

Condensé pour la PIC-PIC. C’est une voiture pour de vrais sportifs, capables d’affronter tous les défis, facile à conduire même en situation difficile et en climats hostiles, une voiture décapotable de qualité pour des hommes qui aiment la montagne, tout en possédant les codes de la politesse et de l'humour.

Publicité Delage-Faust-Théâtre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Publicité Delage-Faust-Théâtre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Le second visuel de pub -15 cm x 11,2 cm- occupe une pleine page, en P. 39. C’est une représentation en dessin également très fin, mais sans paysage, d’une DELAGE, Grand Prix des Voiturettes, Grand Prix des Voitures légères, 1908 & 1911 avec ce slogan « Ne faire qu’une chose mais la bien faire ». Cette « voiture légère » est ce que nous appelons une décapotable. On la voit au centre du visuel très travaillé, comme posée sur un autel sa capote baissée, repliée à l’arrière, avec des roues à rayons, comme il en était alors d’usage. Le dessin excellent –non signé- fait ressortir la ligne exceptionnelle de cette Delage à l’arrêt et qu’on imagine pourtant filant dans le vent. C’est alors qu’on s’aperçoit que cette voiture légère est elle-même surplombée par un médaillon accrochée au fronton de cet ensemble qui recourt à des éléments de l’architecture grecque antique. Le dessin est conçu de façon à pouvoir mettre en valeur la voiture légère Delage par quatre fois différentes.

La structure du visuel est très travaillée. Imaginez un autel grec, avec des colonnes ioniques, reposant de chaque côté sur une assise lourde qui déborde pour renforcer l’ensemble.

Le haut est structuré, de façon à y insérer un médaillon accroché par le milieu qui reproduit la voiture, dans la position allant vers la gauche dans un dessin gris plus léger. De chaque côté, des branchages de laurier donnent de la légèreté dans une courbe symétrique évoquent de branches de laurier, celui dont on faisait des couronne, pour célébrer la gloire de celui qui la porte.

Le bas volontairement lourd et foncé permet d’asseoir la construction en y plaçant deux Delage se faisant front, cette fois-ci capotes fermées, l’une à gauche de couleur noire à deux fenêtres latérales sous laquelle figure la signature du concepteur publicitaire « LOCHARD « et celle de droite de couleur claire à trois fenêtres, avec une vague noire pour souligner la ligne. Ces deux voitures permettent d’encadrer le slogan « Spécialiste de la Voiture Légère » en lettres d’imprimerie noires grand format sur fond blanc. Ces deux modèles sont eux-mêmes mises en valeur dans un cadre fixé par des rubans. Le dernier rectangle noir permet d’insérer en son milieu « Delage & Cie – 60 Bd Pereire – Paris ".

Condensé pour la Delage 1913: La voiture est montrée quatre fois en plusieurs situations, décapotée, capote refermée, vers la gauche par trois fois et une fois vers la droite. Le ressort est l’excellence classique, incluant la qualité, tout autant que l'innovation, pour des amateurs exigeants et cultivés.

Publicité Bentz-Faust-Théatre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Publicité Bentz-Faust-Théatre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Voici le 3ème visuel pour les Automobiles BENZ -15,5cm sur 11,5cm-, deux pages après le visuel Delage, en caractères clairs sur fond noir. Ces pages sont très orientées dans les publicités pour les femmes … entre crèmes de beauté Floréine, parfum Sauzé Frères, Marvelous Cold Cream Richard Hudnut New York…Voici cette publicité franchement rare pour l’époque. Le médaillon représente une jolie jeune femme très chic, joyeuse, qui danse, sa voiture Bentz dans les bras, avec ce slogan « Avoir sa Benz » ! Au-dessus figure le titre « Automobiles BENZ ». En dessous du slogan, un listing récapitule les atouts de la marque, peu adaptées à la cible, en six strates d’abord et de quatre ensuite: « Voitures de Grand Tourisme de 10 à 250 HP, Voitures de Luxe pour la ville, Camions automobiles de 2 à 25 tonnes, Voitures de Livraison de 500 à 1500 kilos, Autobus et Cars alpins, Moteurs pour l’Industrie et l’Agriculture. Les plus grandes usines d’Europe pour la construction de voitures automobiles 6500 OUVRIERS » Enfin l’adresse : Salle d’Exposition 7, rue Royale, PARIS, Bureaux et Ateliers, 19, Avenue Bugeaud.

Le médaillon ovale met en valeur cette jolie dame en fourreau étroit. Elle danse avec sa voiture Benz dans les bras. Très souriante et sympathique, elle porte un chapeau ornée d’un grand nœud noir, qui répond à des bandeaux noirs au bas de ses petites manches et d’une large bande qu’on dirait de velours noirs qui élargit la jupe vers le bas, de façon à ce qu’elle puisse danser avec ses talons hauts. Le médaillon ovale est orné de deux rubans qui se croisent sur les feuilles de laurier (tiens, tiens !) qui mettent en valeur le dessin central.

Cette publicité est réussie, au sens où il pourrait tout aussi bien s’agir d’un parfum, de perles ou de bijoux, des attribut très féminins par définition. N’oublions pas que nous sommes en 1913. Une bonne partie de ce livret est dédiée à des publicités de luxe pour la femme. Citons des poudres, des robes, des crèmes pour le visage, des « vrais » diamants et des perles, des corsets, des éventails, des restaurants chics, des meubles…J’arrête là…Je n’en suis qu’au début.

Condensé pour la partie haute du visuel Benz. Donc une bonne idée, qui est d’associer la voiture et la jeune femme dynamique et jolie. La voiture devient pour elle un must social. C’est son nouveau jouet. La publicité sait s’adapter; l’excellence – les lauriers - ici encadre à la fois la voiture et sa conductrice qui ne la conduit pas encore…Ceci dit, c’est plus un visuel pour faire connaître la puissance de la marque, en ouvrant la porte aux femmes, qu’une vraie publicité sur une voiture en particulier. La voiture comme un must social absolument indisoensable. Cela l'est toujours!

* Pub Bentz-Théatre-national de l'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

* Pub Bentz-Théatre-national de l'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. La couronne de laurier sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Couronne_triomphale  , http://www.lebreviairedespatriotes.fr/31/01/2013/non-classe/histoire-et-evolution-symbolique-de-la-couronne-de-laurier/  

. La colonne grecque sur https://fr.vikidia.org/wiki/Fichier:Ordre_ionique.jpg  

. Pic-Pic, à retrouver avec beaucoup d’infos sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Pic-Pic  avec en particulier une PIC-PIC 1912 en photo couleurs absolument superbe…

. Delage, à découvrir aussi avec plaisir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Delage_(entreprise )

. Bentz à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Benz  

. Clichés Elisabeth Poulain à partir du livret, l'astérisque avant l'intitulé d'une photo signifie qu'il s'agit d'un extrait d'un cliché.

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Le drapeau français > Bleu, Blanc, Rouge > Compositions & Complexité

17 Juin 2016, 13:57pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Défilé  du 14 juillet sur les Champs-Elysés-Paris-France-Capture d'Ecran-A2-Fête du 14.07.11 Cl. Elisabeth Poulain

*Défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysés-Paris-France-Capture d'Ecran-A2-Fête du 14.07.11 Cl. Elisabeth Poulain

Traduction du titre. On a tous l’impression de connaître « notre » drapeau national, nous, Français de souche ou personnes vivant en France. Toutes, tous, nous pouvons citer les trois couleurs le Bleu, le Blanc et le Rouge. Beaucoup savent aussi, de par leurs souvenirs plus ou moins lointains, que le Bleu et le Rouge vont de pair, bien qu’ils soient séparés ou unis par le Blanc au milieu. Ils sont en effet les  couleurs de la Garde nationale des deux côtés et le Blanc, celle de la France de l’Ancien Régime, et pas celle de  la Royauté comme on le pense trop souvent, pour faire le lien au milieu.   

La Garde nationale. En même pas sept lignes, il faut déjà rafraîchir nos souvenirs d’école. La Garde nationale a été une milice organisée à Paris pour assurer et/ou compléter le maintien de l’ordre en période troublée. Pour accroître leur prestige, les membres bénéficiaient de belles tenues visibles de loin. C’est ainsi que l’on  peut voir, dans un tableau de Léon Cogniet, le Duc d'Orléans accueilli à l'Hôtel de ville de Paris, en grande tenue de la Garde nationale, avec en arrière-plan le drapeau aux trois couleurs,  le 31 juillet 1830.

Drapeaux de l'UE à droite, de la France à gauche, effet-vent,  Cl. Elisabeth Poulain

Drapeaux de l'UE à droite, de la France à gauche, effet-vent, Cl. Elisabeth Poulain

Le drapeau actuel est lié intimement lié à la Révolution française, celle qui imprègne encore si fortement nos esprits, celle de 1789 marquée par la prise de la Forteresse de la Bastille, la plus célèbre des prisons royales au cours des siècles. En réalité l’histoire de ce drapeau est si compliquée qu’il faudrait presque ajouter une année d’enseignement des histoires de France et d’Europe rien que pour re-constituer l’histoire d’un « simple » morceau de tissus qui est tout sauf « simple », tant il est chargé de symboles lourds du poids de l’histoire. L’objet de ce billet est de chercher les constituants, pas forcément en vrac, mais forcément toujours en lien les uns avec les autres éléments constitutifs, réciproquement et plus.

Commençons par les dimensions du drapeau, un élément qui ne semble pas soulever grandes difficultés. Le drapeau rectangulaire est un 2/3-1/3 ; sa largeur est de 60 cm ; sa longueur est donc de 90 cm divisée en trois bandes verticales de couleur. Le bleu commence par la gauche près de la hampe (le mât), suit le blanc, puis le rouge. En principe, les trois bandes sont de même largeur, sauf quand elles ne le sont pas. C’est le type de « logique à la française » que j’aime beaucoup. Voici deux exemples. A la télévision par exemple, la partie centrale en blanc est rétrécie de quelques centimètres et fait moins de 30cm, ce qui permet d’élargir d’autant en parts égales le bleu et le rouge. C’est une façon de ne pas couper le drapeau, placé en fond d’écran pour mieux mettre en valeur les deux couleurs des bords.

Léon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulainLéon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulain
Léon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulain

Léon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulain

Mais il y a mieux, c’est « l’effet-vent » sur le drapeau. Sur un navire qui porte le drapeau, le mouvement du bateau, associé au vent, modifie la perception des trois couleurs de sorte qu’il a fallu changer l’égalité de la largeur de chacune des bandes verticales de couleur. Celles-ci vont passer à 30cm, puis 33 cm et enfin à 37 cm, ce qui nous donne un drapeau de 100cm pour accroître la visibilité de la partie rouge du drapeau, dans sa partie qui offre le plus de prise au vent, alors que le bleu gardera toujours sa partie droite, proche de la hampe du mat, beaucoup plus droite et donc plus visible… L’œil et le vent ont leur logique propre que les mots et /ou les chiffres n’ont pas.

Citons maintenant dans d’autres dimensions, le plus grand drapeau français, que connaissent tous ceux qui ont assisté au défilé du 14 juillet, « pour de vrai », comme disent les enfants, ou qui se réservent de le voir à la télévision pour bénéficier de vues imprenables, l’ambiance serrée les uns contre les autres et la musique et le bruit en moins. Les mensurations du drapeau doivent être tenues secrètes, impossible en effet de trouver ses dimensions sur le net, même sur le site de l’Elysée ! La seule information que j’ai pu trouver est que sa surface globale est de 24m2 au total. Retenez qu’il est vraiment grand : il se déploie facilement sous la voute de l’Arc de Triomphe dès lors qu’il y a du vent, venant le plus souvent de l’Avenue de la Grande Armée, face à celle des Champs Elysées. C’est une autre façon d’illustrer l’effet-vent qui peut être franchement fort dans ce véritable couloir à vent, créé par l’appel d’air. Retenez que le vent est l’ami du drapeau.

Double-Oriflamme à chaque lampadaire-Champs Elysées-Paris-Visite-Chef d'Etat étranger-Cl. Elisabeth Poulain

Double-Oriflamme à chaque lampadaire-Champs Elysées-Paris-Visite-Chef d'Etat étranger-Cl. Elisabeth Poulain

Passons à l’ordre des Trois Couleurs. Vous ne verrez pas toujours les couleurs dans « le bon sens », qui cite la couleur bleue en première position, puis le blanc, enfin le rouge. Imaginez que vous teniez la hampe du drapeau, sans vent, vous ne distinguerez pas spécialement une des trois couleurs mais un mélange des trois. Maintenant, corsons la difficulté pour ceux qui vont regarder le drapeau. Tout dépendra de l’endroit où ils seront placés et d’où viendra le vent. C’est un procédé utilisé par des peintres par exemple pour renforcer l’attraction du regard par la toile. C’est ce qu’a fait par exemple Eugène Delacroix pour son célèbre tableau, La Liberté guidant le Monde, où placé de l’autre côté, on voit d’abord le rouge, puis le blanc et un peu le bleu.

Corsons la difficulté. Imaginons  que vous n’accrochiez pas votre drapeau à une hampe, auquel cas, posé à plat par terre, sa forme rectangulaire a bien les dimensions classiques citées, 60 x 90 cm. Il existe aussi des représentations du drapeau qui cette fois-ci s’accroche par le haut dans sa largeur étroite et une grande longueur, qui du coup devient une hauteur. C’est ce qu’on appelle une oriflamme, On en voit à chaque lampadaire de l’avenue des Champs-Elysées quand un chef d’Etat étranger est en visite officielle à Paris. Outre l’Arc de Triomphe toujours orné de son fabuleux drapeau géant, chaque lampadaire aura aussi son fanion vertical rectangulaire propre, son oriflamme personnelle. Une des conséquences est que les bandes auparavant verticales sont maintenant en position horizontale. Ceci est quand même proprement bouleversant pour l’esprit. Les grandes différenciations entre le drapeau et cette bannière verticale portent sur la position désormais horizontales des trois couleurs, les dimensions – je ne les connais pas - qui changent et le mode fixation qui cette fois-ci se trouve en haut au milieu de la largeur. On remarquait déjà ce type de bannière en 1830 sur la toile peinte par Léon Cogniet…Elle avait pour particularité d’être extrêmement longue et portée à bout de bras

 

Draoeau de la France-Fête nationale 14 juillet-Mairie-Village-Haut-Allier, Cl. Elisabeth Poulain

Draoeau de la France-Fête nationale 14 juillet-Mairie-Village-Haut-Allier, Cl. Elisabeth Poulain

Pour finir ce billet, qui n’a d’objectif que de montrer la complexité des choses, dès lors que l’on parle de symbole, rappelons ce qui s’est passé lors des attentats qui eurent lieu à Paris le 13 novembre 2015. La Tour Eiffel porta ensuite les couleurs de la France, à la manière d’une oriflamme de très belle taille, avec le bleu en haut, le blanc au milieu et le rouge en bas…Je n’ai trouvé sur le net qu’un seul cliché de la Tour Eiffel où le photographe a essayé de reproduire en position verticale les couleurs du drapeau, ce qui était intéressant mais, avouons-le peu convaincant, tant la structure même de la Tour Eiffel commande cette répartition horizontale, en trois séquences…Quant à vous montrer la plus belle des photos, je ne peux vous la montrer. Elle figure, sauf erreur de ma part, sous deux noms différents. S'il s'avère que c'est la même personne, qu'elle me le dise, tant la photo est belle... 

Il me reste à vous citer des drapeaux voisins de celui de la France, avec les trois couleurs mais disposées autrement : la France : Bleu-Blanc-Rouge ---) en vertical ; les Pays-Bas : Rouge-Blanc-Bleu en bas + en horizontal, ainsi que le Land du Schleswig-Holstein en Allemagne, dont le drapeau civil est à composante horizontale avec le bleu en haut, le blanc au milieu et le rouge en bas. …Et je m’arrête là, car ce billet ne peut avoir de fin…

La Tour Eiffel la nuit, toute or, sans autre couleur, Cl. Elisabeth Poulain

La Tour Eiffel la nuit, toute or, sans autre couleur, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

Drapeaux à positions verticales.

. Voir les drapeaux à forte ressemblance dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Galerie_des_drapeaux_%C3%A0_forte_ressemblance  

. Consulter l’article-source sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_France  

. Voir le drapeau en situation officielle sur le site de l’Elysée, à côté du drapeau de l’UE, http://www.elysee.fr/photos/deplacement-a-colombey-les-deux-eglises/?search_index=5  

. Voir les photos de Jacques Robert, photographe officiel, qui signe des clichés remarquables du drapeau flottant au vent, lors de la célébration de la fête nationale du 14 Juillet sur http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/arc-de-triomphe  

. Le drapeau français sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_France  

Drapeaux à positions horizontales ou autres typesde drapeaux  

. Voir l’article sur la Garde nationale sous la Révolution française 1789-1790, https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_fran%C3%A7aise_sous_la_R%C3%A9volution_(1789-1799)  qui présente un tableau du Serment du Jeu de Paume, peint par Jean-Louis David, daté du 14.07.1790, montrant le Marquis de Lafayette prêtant le serment.

. Retrouver les trois couleurs du drapeau sur des œuvres de Claude Monet illustrant l’article du 14 juillet https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_nationale_fran%C3%A7aise  

. Le drapeau avec le Duc d'Orléans à l'Hôtel de Ville de Paris, le 31 juillet 1830, conservé au Musée Carnavalet, à retrouver dans https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Le_Duc_d%27Orl%C3%A9ans_%C3%A0_l%27h%C3%B4tel_de_ville,_le_31_juillet_1830_(Carnavalet_P_106)_02.jpg

 . Deux ans après, en 1832, le drapeau devient entièrement rouge, pour la Garde nationale mobile, toujours à Paris https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_(France)#/media/File:Garde_nationale_mobile_pendant_les_Journ%C3%A9es_de_Juin.JPG 

 . L’oriflamme sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Oriflamme  

. La garde nationale de l’époque révolutionnaire fin du XVIIIe https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_fran%C3%A7aise_sous_la_R%C3%A9volution_(1789-1799)  

. Pour en savoir plus, consulter le dictionnaire de vexillologie http://sfvexillo.pagesperso-orange.fr/index.html  

. Photos multiples de la Tour Eiffel bleu, blanc et rouge, aux trois couleurs horizontales après les attentats de Paris le 13 novembre 2015, à voir sur la page Images de wikipedia …

. Et pour finir la Tour Eiffel, toute en or cette fois-ci, à voir dans un billet sur ce blog, avec des clichés de la Grande Dame de Fer de Gustave Eiffel la nuit, sans effets spéciaux et surtout sans évènement dramatique, sur http://www.elisabethpoulain.com/article-a-paris-l-or-de-la-tour-eiffel-sur-le-fond-noir-de-la-nuit-124964518.html  

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Léon Cogniet « Les Drapeaux » 1830, La naissance du drapeau français

14 Juin 2016, 16:45pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Léon Cogniet, Les Drapeaux,1830, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, wikipedia

* Léon Cogniet, Les Drapeaux,1830, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, wikipedia

Le titre d’abord, en vous donnant tout de suite les clés de compréhension des trois éléments composant le titre.

. Léon Cogniet est un peintre, un bon peintre, qui est aussi un grand peintre, même s’il n’est pas catalogué comme tel. Peut-être lui a-t-il manqué un peu de folie ? A-t-il été,  pour ses collègues peintres en particulier, trop enfermé dans les codes de son époque, qui a traversé une grande partie de l’histoire mouvementée et à tempo très rapide de la France ? On va y revenir.

. « Les Drapeaux » est le nom très simple qu’il  a donné à cette œuvre, connue aussi sous une appellation « Scènes de Juillet 1830 », deux titres qui réduisent l'incroyable force de ce qu'il a fait. Ni l’un, ni l’autre titre ne vous indiquent pourtant qu’il s’agit d’un moment fort dans l’histoire de la France  et d’une œuvre d'avant-garde véritablement bouleversante, ni … Patience, la voici . Devant vous se déroule en direct sous l'effet du vent du changement la naissance d'un nouveau régime, avec le bleu délicat du ciel quand il fait beau, le blanc de la pureté et le rouge du sang de ceux qui sont morts pour la France...Et nous sommes en 1830 ! Imaginez un peu l'audace tant mentale que picturale de cette oeuvre...   

 Léon Cogniet, Les Drapeaux,1830, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, wikipedia

Léon Cogniet, Les Drapeaux,1830, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, wikipedia

1830 est l’élément important, surtout pendant ces Trois Jours d’insurrection qu’on appela « Les Trois Glorieuses » et qui constituent en fait et en droit une véritable révolution, l’acte 2 de la Révolution de 1789, toujours beaucoup plus connue en tant Sœur aînée. En trois jours, en réalité en quelques cinq jours – tout dépend de la façon dont on compte – le peuple de Paris s’est soulevé contre les décisions du roi Charles X de restreindre par quatre ordonnances en particulier la liberté de la presse, le droit de vote, tout en dissolvant la Chambre des Députés…

La résistance populaire s’est alors transformée en émeute qui a tourné en révolution à la vitesse d’un incendie de brousse éclatant l’été dans une terre brulante sous l’effet d’un éclair. Le roi Charles X dut abdiquer ; il fut remplacé par Louis-Philippe d’Orléans. Début des opérations le 25 juillet 1830, le 30 juillet 1830, le royaume de France avait un nouveau roi. La tension dans un Paris devenu un chaudron, la rapidité des réactions, l’énormité de ce qui venait de se passer eurent aussi des conséquences dans le domaine de l’art plus traditionnel.

Certains Grands Peintres surent se saisir de ce sujet, tant eux-mêmes comprirent l’importance de ce qui venait de se passer. C’est ce que fit Léon Cogniet d'une façon très sensible, c’est aussi ce que réalisa dans une toile beaucoup plus lourde et plus complexe Eugène Delacroix, dont vous verrez l’œuvre après celle de Léon, si non la seconde pourrait écraser la Ière, ce qui serait vraiment injuste, tant la première est belle, forte et émouvante !

 

 

Eugène Delacroix, la Liberté guidant le peuple, 1830, Musée du Louvre, wikipedia

Eugène Delacroix, la Liberté guidant le peuple, 1830, Musée du Louvre, wikipedia

La vision d’Eugène Delacroix. Le peintre créa une toile très aboutie, très complexe, dotée d’un titre incroyable, avec une connotation franchement  révolutionnaire, « La Liberté guidant le Peuple » réalisée en 1830. Avec en plus en symbole de la Liberté, ce qui m’avait fortement choquée quand j’étais au lycée, une femme dégageant une force étonnante, le sein dénudé pour avancer, en brandissant le drapeau de la Liberté, pieds nus sur les barricades, avec des corps de jeunes hommes morts, devant elle. Une vision qui secoue...

                                                                          *

Pour suivre le chemin

. Léon Cogniet, sa vie, son parcours sur https ://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Cogniet  

. Le Musée d’Orléans, à qui la sœur de Léon Cogniet a légué toutes les oeuvres de son frère,à la demande de ce dernier, sur http ://musees.regioncentre.fr/les-musees/musee-des-beaux-arts-d-orleans

. L’histoire des Trois Glorieuses, que je recommande vraiment, tant la synthèse est remarquablement bien faite, dans http ://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/journ%C3%A9es_de_juillet_1830/126253

                                                                            *

. Eugène Delacroix, sa vie, « La Liberté guidant le Peuple », sa peinture faite en 1830, à retrouver sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Eug%C3%A8ne_Delacroix_-_La_libert%C3%A9_guidant_le_peuple.jpg  

 * Elle indique que le cliché a du être centré pour cause de format du système. Vous retrouvez le cliché entier plus bas.   

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L’Eau d’Issey > Issey Miyake > Le flacon de parfum à la forme parfaite

12 Juin 2016, 15:58pm

Publié par Elisabeth Poulain

Flacon d'eau de toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Cl. Elisabeth Poulain

Flacon d'eau de toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Cl. Elisabeth Poulain

Il faut savoir parfois, souvent attendre avant de faire certains billets, avant d’utiliser des associations de mots tels que « forme parfaite », en faisant bien attention à ne pas parler de packaging au moins dans le titre, tant il serait réducteur aux oreilles de son créateur. Pour Issey Miyake, il s’agit plutôt de parler d’une forme épurée, parfaitement adaptée au précieux liquide qu’il entend mettre dedans. Et ce n’est ni un parfum, ni une eau de toilette, même si ce terme est utilisé, les deux sont trop communs, trop galvaudés  pour une création originale, si personnelle, qu’elle ne peut que porter son propre nom, L’Eau d’Issey, une création originale d’Issey Miyake, dans un flacon forcément tout aussi personnel. Et quant à moi, je parlerai de parfum, parce que L'eau d'Issey s'inscrit totalement dans l'univers du parfum.

 

Flacon d'Eau de Toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Cl. Elisabeth Poulain  Flacon d'Eau de Toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Cl. Elisabeth Poulain

Flacon d'Eau de Toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Cl. Elisabeth Poulain

On connait les parfums de grand couturier, au moins de nom. On sait l’importance fondamentale du flacon qui incarne le parfum, au moins autant que le nom qu’il porte ou le numéro dans certains cas, tout autant que le parfum lui-même. Il y a le parfum, ses arômes, son flacon, son géniteur-parfumeur, son porte-drapeau, celui qui va être son ambassadeur, qu’il va incarner, dans un univers qui est celui du luxe, qui est un monde en soi. Sans jamais oublier pourtant qu’au bout de la chaine, il y a une personne, qui va porter ce parfum, parce qu’elle en a envie. Le parfum est un monde global en soi, dans le monde global du luxe, où vous retrouvez tous les grands couturiers par exemple, comme une boîte qui enserre une autre boîte qui à son tour enserre… et cela pour le parfum en lien avec le stylisme, la Haute Couture, pour une cible choisie au niveau mondial dans le monde du luxe.

Imaginez maintenant que vous soyez Japonais, né au Japon, et que vous savez que ce qui vous motive profondément se trouve à Paris. Ce n’est ni la France, ni l’Europe, ni la ville elle-même, ni même un quartier. Ce sont quelques immeubles, avec quelques personnes qui incarnent la création, celle que vous visez. C’est là que se trouve votre coeur de ville-monde, LA ville-monde à l’époque, en 1964 quand vous décidez d’aller voir pour comprendre et avancer en ouvrant votre propre route. Il n’est alors qu’une seule façon qui est de commencer à travailler pour d’autres. S’immerger en travaillant dans un monde dont il va falloir non seulement acquérir les codes pour comprendre, apprendre, mais aussi pour faire autrement,  créer du nouveau pour pouvoir apporter votre propre part ajoutée de valeur +, de valeur originale autre, pour être pleinement vous. Cette certitude, celle-là, vous l’avez profondément, à votre tour, quand le moment sera venu, vous pourrez alors tracer votre propre route, en créant votre monde, le Monde selon Issey Miyake…

Issey Myake, fashion, wikia.comIssey Myake, fashion, wikia.comIssey Myake, fashion, wikia.com

Issey Myake, fashion, wikia.com

Quelques repères, après être sorti diplômé des Beaux-Arts de l’Université Tama-Japon . 1964 marque l’installation à Paris, où Issey Miyake commence par travailler pour Guy Laroche, puis pour Hubert de Givenchy. Neuf ans plus tard en 1973, Il organise son Ier défilé de mode en Europe. Il devient alors styliste, en créant des tenues conçues comme on le fait d’une construction aussi élaborée qu’un immeuble contemporain, avec des formes, des couleurs, des superpositions qui s’enroule autour d’une tige mince, la femme, pour tenir le tout. En témoigne aussi quelques années plus tard en 2010-2011, sa très belle réussite de la bouteille de verre d’Eau d’Evian, ornée d’une marguerite aux pétales roses, avec une tige verte et un cœur orange, chaque pétale, cœur compris, est une bouteille d’Evian.

De l’eau d’Evian, à l’Eau d’Issey, il n’y a qu’un pas, qui surtout s’est fait dans l’autre sens. D’abord le parfum, l’eau à boire ensuite. Parlons plutôt parfum, l’eau c’est déjà faitsur ce blog, sous forme d’une étude de cas, dont vous trouverez les références en fin de billet. La conception du flacon a nécessité un énorme travail de conception, de réalisation et d’adéquation du flacon au parfum lui-même sur le fondement de ce que voulait le "Maître IM". Les spécialistes parfumeurs ont travaillé sur la mystérieuse alliance entre l’odeur de la brume d’une chute d’eau, nimbée d’arômes de fleurs blanches proches et de la senteur du bois au printemps pour arriver au résultat désiré et demandé. Ce qui fut fait par Issey Miyake qui put annoncer le lancement en 1991.

Le succès fut immédiat, tant le flacon déjà en lui-même est une franche réussite, tant la forme elle-même est aboutie, tant elle est en adéquation avec le contenu. Il fallait pour arriver à ce résultat, savoir allier des senteurs très particulières pour obtenir un résultat troublant et qui ne ressemble à nul autre. Je ne résiste pas à vous donner les quatre composantes de trois notes pour vous donner une idée de la complexité : « Note de Tête : Cyclamen, Freesia, Lotus, Melon, Note de Coeur : Oeillet, Lys, Muguet, Pivoine, Note de Fond : Bois de Cèdre, Santal, Muscs Blancs, Ambre », selon Osmoz.

Flacon d'Eau de Toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Cl. Elisabeth Poulain

Flacon d'Eau de Toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Cl. Elisabeth Poulain

A tant de d'originalité olfactive, il fallait un flacon complètement innovant. Il ne s’agissait pas de faire à la mode de … mais de trouver « la » forme épurée qui s’imposait quasiment d’elle-même, sans aucun ajout d’aucune sorte, fusse une étiquette. Il n’y en a pas. Les bouteilles que je tiens en main ne portent pour toutes indications que deux mentions tout en bas près de l’assise « E A U D E T O I L E T T E » et en caractères plus forts « I S SE Y M I Y A K E ». Les mentions réglementaires sur la contenance du flacon, le « Made in France, Paris » … par exemple figurent en dessous.

En résumant, voici

. 1 forme conique qui va en se rétrécissant vers le haut, avec une boule qui figure le monde.

. 2 matières, le verre satiné d’abord, qui donne un aspect de froid et poursuit la continuité de la couleur sans opposition entre le parfum et le contenant et ensuite le bouchon couleur et aspect métal qui allonge le flacon d’autant, avec la touche de sophistication indispensable et tout autant novatrice, qui est la petite boule situé en haut du bouchon. C’est la seule rupture de ligne dans le haut métallisé du flacon, qui s’ajoute à la rupture entre la partie métallisée et la partie verre, la mention du nom du parfum et du nom de son géniteur ne coupant pas le regard, qui glisse sur les mentions,

. 3 un contenu, ce parfum complexe, qu’il est difficile à réduire avec des mots et qui existe d’une façon qui lui est propre, sans qu’il soit vraiment définissable par un nez « ordinaire », c’est-à-dire sans connaissances olfactives particulières. Ce qui est mon cas, d’autant plus que je n’en ai pas vraiment gardé de souvenir olfactif. Il croit me souvenir que je trouvais ces senteurs non-définissables, bizarres et à ce titre tout à fait acceptables pour moi. Dire que j’aimais ce parfum, c’était impossible à dire. Cela l’est toujours, après avoir testé le premier flacon dont le peu de parfum restant a viré au jaune en s’oxydant au fil de ces quelques décades. Quant au second flacon, il a lui gardé sa teinte très légère d’un vert-jaune que l’on distingue à peine lorsqu’on porte le flacon, devant la lumière de la fenêtre un jour de grisaille. Il a aussi préservé ses arômes extrêmement forts, sur la peau, au nez… et bizarres. Preuve en est que j’ai gardé ces bouteilles, pas seulement pour le flacon. C'est le test du temps, pas sur le parfum, sur soi!

Eau de Toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Le Monde, Pub pleine page, 29 mai 2010

Eau de Toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Le Monde, Pub pleine page, 29 mai 2010

L’évolution du flacon. En pleine page du Monde en date du 29 mars 2010, j’ai retrouvé ce visuel dans mes archives. C’est une publicité que j’avais gardée pour une raison qui actuellement ne m’intéresse que peu, alors qu’à l’époque, ce n’est pas le changement dans le flacon qui avait retenu mon attention, c’était la présence visuelle de deux des éléments constitutifs, qui justifiait la modification de flacon et presque la perception visuelle du parfum. En clair, en 1991 Issey Miyake avait misé sur le flacon et le nom du parfum, avec le parfum bien sûr.

Quasiment 20 ans plus tard, le créateur a du éprouver le besoin de modifier le contenant, et pas sur des points mineurs. Le style est resté identique avec des lignes fortes fuyant vers le haut, une harmonie de couleurs très proches, un jeu visuel de matières. Et pourtant, l’équilibre du flacon est vraiment différent. Cela tient à la fois au bas, au bouchon du haut et au lien entre la partie en verre en bas qui est devenue plus lourde avec en plus un arrondi et la partie du haut qui a été raccourcie. En haut la boule apparait plus grosse et la partie de contact entre le verre et la capuche plus large. Et l’œil est plus attiré vers la signature du maître.

En matière de recherche visuelle surtout dans un domaine où le nez domine, l’œil aussi joue fortement sa partition, comme en publicité, ce qui est le cas ici aussi. La présence des fleurs blanches n’est certainement pas neutre non plus. Elle s’analyse comme une recherche d’un nouvel équilibre, pour parler plus directement le langage de la séduction et de la pureté, à la cible que constituent forcément les femmes, en jouant un jeu à trois.

On a vu que dans la bouteille, il fallait distinguer le bas, le haut et le milieu, sans jamais oublier l'ensemble. C’est toujours vrai dans cette pleine page mais seulement dans la moitié droite, l’autre moitié est occupée par trois éléments naturels cette fois-ci: le rouleau d’écorce du bois assure l’assise, la fleur blanche de lotus en bouton, le galbe du corps et la fleur de lys l’ouverture qui renvoie l’œil vers le haut du parfum, comme le haut-parleur dans la publicité pour la voix de son maître. Ce qui est en matière de composition d’un parfum pourrait s’analyser comme l’assise conférée par le bois, l’enveloppe comme un cocon par la fleur de lotus et l’émission comme la projection de la senteur. Une vraie construction olfactive d’architecte.

Eau d'Eté relaxante, Issey Myake, Cl. Elisabeth Poulain

Eau d'Eté relaxante, Issey Myake, Cl. Elisabeth Poulain

Pour finir ce billet, qui est beaucoup plus long que ce que je croyais, voici une pépite toujours d’Issey Miyake, sans que je puisse vous donner une date précise et/ou certaine. Il semblerait que ce soit vers l’an 2000. Il s’agit cette fois-ci de l’Eau d’Eté relaxante Issey Miyake. Mon achat avait été directement motivé par le flacon s’exprimant cette fois-ci en couleurs rafraichissantes d’été. Citons un jaune-vert pour le bas, une transition turquoise pour le corps et un bleu-violet pour la partie haute. Le bouchon plastique dur porte un violet qui laisse voir le haut du flacon. Et c'est ainsi que s'arrête ce billet, sur la vie, le changement, la couleur, la ligne...et vive la créativité et l'audace...Il en faut du courage pour changer d'univers de référence, de culture, tout en sachant créer du nouveau en restant soi...

 

Flacons d'Eau, Issey Myake, Cl. Elisabeth Poulain

Flacons d'Eau, Issey Myake, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Le site officiel sur http://www.isseymiyake.com/  

. Voir le site dédié aux parfums sur http://www.isseymiyakeparfums.com/fr  sur lequel vous pourrez voir le flacon créé pour Issey Miyake

. Découvrir comment est présentée cette création qui se décline en parfum, eau de parfum et eau de toilette en 2016 sur le site d’Issey Miyake http://www.isseymiyakeparfums.com/fr/fragrance/l-eau-d-issey  un site sur lequel vous entrez littéralement dans le bruit et la vue de l’eau en mouvement, sans malheureusement déclenché une bouffée d’Eau d’Issey, ce que j’ai fait en allant chercher mes trois flacons, qui m’ont offertes une véritable re-découverte !

. L’analyse du parfum sur http://olfatheque.com/fiche-parfum-2424-L'Eau-d'Issey.html  où vous apprenez que le créateur de ce qui a été pour lui son premier « vrai » parfum est Jacques Cavallier en 1991, maintenant passé chez Vuitton et http://www.osmoz.fr/parfums/issey-miyake/1862/l-eau-d-issey-pour-femme  qui insiste plus sur la composition hyper-sophistiquée des senteurs, pour arriver au résultat recherché par Issey Miyake.

                                                                   *

. Quelques informations sur l’homme, sa dimension de styliste sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Issey_Miyake  

. L’université Tama à Kanto, Japon, https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_des_beaux-arts_Tama  

. Admirer la photo d’une des robes du couturier sur http://fashion.wikia.com/wiki/Issey_Miyake

                                                                    *

. Lire sur ce blog une étude de cas sur la forme et la couleur de l’eau d’Evian, en date du 15.07.2011 sur « La forme et la couleur de l’eau », avec en particulier une des plus belles bouteilles d’eau d’Evian, celle réalisée par Issey Miyake, http://www.elisabethpoulain.com/article-mini-cas-marketing-bouteille-evian-la-forme-et-la-couleur-de-l-eau-79490577.html  

. Photos Elisabeth Poulain, le Monde du 29.05.2010 et l’Eau d’Eté à retrouver avec des couleurs plus fortes (2000) sur http://www.parfumdepub.com/fr/publicite-L-Eau-d-Issey-_-Eau-d--E-te--relaxante-1511.html  

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La Beauté de la France > Le Poitou, sur la route de Loudun et + > Séq2

9 Juin 2016, 16:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Sortie de Montreuil-Bellay-vers Loudun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, Sortie de Montreuil-Bellay-vers Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Sortie de Montreuil-Bellay-vers Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

C’est la seconde étape de cette grande traversée de  la France en diagonale d’Anjou en Provence. Après avoir contourné la place forte de Montreuil-Bellay, nous avons quitté l’Anjou (département du Maine et Loire 49), avec une différence d'ambiance paysagère qui était déjà perceptible avant d’arriver même d’arriver en vallée du Thouet là où fut construite cette puissante  forteresse dès le XIe siècle. Qui dit forteresse d’un côté, dit aussi limite de régions, qu’elles que furent les dénominations de ce territoire au cours de l’histoire. On en en déduit également que de l’autre côté, d’une façon à la fois semblable et à la fois différente, on va retrouver ces tensions venues du passé et qui sont toujours perceptibles d’une façon très première. Et c'est ça, l'étonnant.

 

Beauté de la France n°2, Moulin des Trois Moutiers-vers Loudun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, Moulin des Trois Moutiers-vers Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Moulin des Trois Moutiers-vers Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Les paysages de ces grands espaces de culture vides d’habitations s’imposent à la vue. Ici pas ou peu de bâtiments agricoles, de clôtures de parcelles... Parfois quelques maisons isolées se tiennent en bordure de la route pluri-centenaire. On peut apercevoir parfois dans des lieux en hauteur quelques maisons groupées. La terre pourtant semble riche. Entre Montreuil-Bellay et Loudun, il n’existe qu’un seul village « Les Trois Moutiers » où se trouve un moulin visible de loin sur notre gauche. Ce sera le seul bâtiment visible de loin.

 

Beauté de la France n°2, paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

Quelques maisons de bonne taille se voient parfois, surtout en côté droit sur la pente d’un coteau qui s’élève en pente douce. Peu de voitures circulent sur cette route départementale, D347, qui était encore avant l’an 2000 une nationale, la N347. On est à un peu plus de 25 kms de Montreuil-Bellay, tout comme de la Loire à partir de Candes Saint-Martin. A l’exception d’un tracteur agricole que nous croisons sur la route et sans compter quelques camions, nous ne verrons aucun signe de personnes en train de travailler. On voit une campagne cultivé d’un grand calme, sans mouvement, d’autant plus qu’il n’y a pas vaches, parce qu’il n’y a pas de prés. Un poteau planté près de la route du côté du coteau, sur notre droite, devient un évènement, d’autant plus qu’il s’y trouvent au moins deux grandes « fermes » et un petit bois à notre gauche, alors que la route va légèrement tourner vers la gauche.

 

Beauté de la France n°2 , Vers Loudun, les paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2 , Vers Loudun, les paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain
Beauté de la France n°2 , Vers Loudun, les paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2 , Vers Loudun, les paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

L’arrivée sur Loudun. Elle se fait en douceur, dans une entrée de ville où s’alignent des pavillons des années 50-60-70, comme on en voit tant en France. Puis très vite après avoir tourné à gauche, nous passons dans une rue circulaire, où devaient se trouver les anciennes enceintes de la ville. Tourner à droite et cette fois-ci, c’est la ville blanche ancienne de tuffeau qui se présente à nos yeux.

 

Beauté de la France n°2, Entrée à Loudun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, Entrée à Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Entrée à Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Notre choix s’est porté spontanément sur la découverte de la ville haute. C’est la partie les plus ancienne, où demeurent des vieux murs, qui parfois sont ceux d’une maison, parfois des murs de clôture, parfois ce qui restent d’anciennes fortifications tour à tour érigées puis détruites, parfois réparées, ré-ouvertes, rapiécées,, comme on le faisait pour des tissus. En réalité ne se perçoit que le travail des différents maçons qualifiés ou pas, pour boucher des trous dans l’espoir de faire durer le mur quelques décades de plus.

 

Beauté de la France, Loudun, Ville haute ancienne, Murs de falun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France, Loudun, Ville haute ancienne, Murs de falun, Cl. Elisabeth Poulain
Beauté de la France, Loudun, Ville haute ancienne, Murs de falun, Cl. Elisabeth Poulain

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Beauté de la France n°2, Loudun, Vieille ville haute, Murs de Falun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, Loudun, Vieille ville haute, Murs de Falun, Cl. Elisabeth Poulain
Beauté de la France n°2, Loudun, Vieille ville haute, Murs de Falun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Loudun, Vieille ville haute, Murs de Falun, Cl. Elisabeth Poulain

Comme vous le voyez, je ne vous ai cité aucun des monuments historiques pourtant nombreux dans cette petite ville de quelques 7000 habitants. Son histoire très complexe, du fait de sa position entre l’Anjou, le Poitou et la Charente en atteste. Elle a été également marquée par les guerres de religion. L’atmosphère qui y règne est très particulière. Il y a tant à voir, à admirer, dans une vraie petite ville et qui mérite plus que le détour.

C’est tout à fait volontairement que je cite ce terme, car Loudun fait partie des « 100 plus beaux détours de France, 2016 », un guide Hachette. Et pour finir, voici un cliché de sortie de ville, où l'on voit de loin des Loudunais qui prennent un pot sur le trottoir. Un vieux panneau Suze a résisté vaillamment au ravalement, avant de repartir sur la route. On the road again…

 

 

La Beauté de la France n°2, Sortie de Loudun, Table sur le trottoir, Suze, Tour & campagne, Cl. Elisabeth Poulain
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Pour suivre le chemin

. Les Trois Moutiers, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Trois-Moutiers  

. Loudun sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Loudun  

. La Sénéchaussée de Loudun en 1789 https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9n%C3%A9chauss%C3%A9e_de_Loudun  

. Les 100 plus beaux détours, page 59, que l'on trouve à l'Office de Tourisme, 2 rue des Marchands, 86200 Loudun, 05 49 98 15 96, www.loudun-tourisme.fr  

. Photos Elisabeth Poulain

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