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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Avec Ferdinand Hodler, peintre suisse, s'élever dans les Alpes bleues…

17 Novembre 2017, 16:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Ferdinand Hodler, Paysage au-dessus du Lac Léman 1906, Neue Pinakoteck Munich, Rufus46,wikipedia

*Ferdinand Hodler, Paysage au-dessus du Lac Léman 1906, Neue Pinakoteck Munich, Rufus46,wikipedia

Le titre de la peinture réalisée en 1906 par le grand peintre Ferdinand Hodler  est en réalité  complexe : celle-ci s’intitule « Paysage au-dessus du lac Léman ». L’important est le terme de « « paysage » associé à la précision d’ « au-dessus ». Il ressemble au peintre qui en est l’auteur, à savoir : ne pas faire d’esbroufe, dire les choses, montrer l’importance de la profondeur, dans des champs larges, alors même qu’on se sait aussi  être un peintre novateur, qui explore des nouvelles voies, avec l’audace et le courage qu’il faut pour ouvrir de nouvelles routes. Pas seul, non, mais pas vraiment aidé non plus par la société « bien-pensante », sa famille marquée par la souffrance ou la bonne société helvétique ou d’ailleurs...   

Sa signature d’ailleurs, tout en bas à droite sur le cliché, reflète sa personnalité : elle est fine, très petite, presque perdue dans cette immensité verte de la prairie qui occupe le tiers de la toile en bas de l’œuvre, qui mesure 59,8cm de hauteur sur 84,6cm de longueur. Ce n’est ni un grand tableau, ni une miniature. Retenons que ce sont les dimensions qui lui ont permis de s’exprimer et d’avoir une composition en bandes horizontales qui permettent au regard de rentrer profondément dans ce paysage de montagne.

Ferdinand Hodler, Paysage au-dessus du Lac Léman 1906, Neue Pinakoteck, Munich, Rufus46,wikipedia

Ferdinand Hodler, Paysage au-dessus du Lac Léman 1906, Neue Pinakoteck, Munich, Rufus46,wikipedia

Les séquences horizontales paysagères. Elles se distinguent par leurs couleurs et leur succession, à partir du bas. Il y a une véritable double stratégie.

. On entre dans ce paysage par une prairie bien verte, vallonnée elle-même composée de trois sous-parties. Il y a d’abord, à partir du bas,  une bande qui se compose d’une herbe haute avec quelques tiges  et de petites taches de couleur qui émergent, pour éviter l’uniformité. En avançant, un chemin à gauche coupe cette uniformité, en créant deux parties nouvelles, l’une devant nous qui surplombe le lac en formant une sorte de promontoire arrondi, avec des touffes végétales de couleur rouille et l’autre qui au contraire sur la gauche descend en pente vers le lac, où est situé un village près de l’eau. C’est aussi dans cet endroit très stratégique au regard de la composition que se remarque l’arrivée d’un bleu marine foncé pour tous les éléments tels que des arbres, des maisons peut-être près de l’eau, des formes érigées. Ces teintes foncées annoncent l’arrivée d’une palette de bleus  différents, d’autant plus qu’ils sont accompagnés au bord de l’eau près du village par des pointes de couleur rouille qu’on ne retrouvera plus après. Elles signent, pour moi, la présence humaine.

. Arrive le moment de plonger dans l’eau. Pour cela notre regard a suivi le chemin qui descend sur la gauche vers le lac, qu’on perd de vue, avant d’apercevoir un très petit sentier, de couleur très claire afin qu’on puisse le percevoir, se dirigeant vers le village. C’est à partir de là que le lac va nous parler, dans sa calme assurance bleutée absolument pas uniforme du fait des reflets des nuages blancs, qui s’étirent en trainées horizontales grisés avec des petites pointes de bleu dans le ciel. Le regard va jouer sans arrêt entre le ciel et l’eau, entre les bleus, les grisés légers et…le vert qui revient, mais cette fois-ci d’une façon totalement différente de l’avant-scène d’herbes vertes acidulées nimbées de petites pointes de jaune présentées en arrondis contrariés par rapport à la forme du Lac Léman.

Vient enfin ce qui justifie le titre du paysage au-dessus du Lac Léman.  Ce sont les montagnes dont la présence est si forte qu’elles irradient littéralement en formant un écrin arrondi vers nous. C’est le choc de la rencontre avec les Alpes aux crêtes aigües qui pointent vers le ciel. Elles surgissent dans le paysage, tant les différentes teintes bleues foncées dont elles sont parées s’expriment avec force.  On distingue bien la neige sur les sommets, un nuage léger de brume au-dessus de l’eau, puis des verts mousse très légers sur trois avancées de la montagne dans l’eau en partie gauche pour évoquer la présence en moyenne montagne de quelques plantes, ainsi qu’en partie droite.

Ferdinand Hodler, Paysage au-dessus du Lac Léman 1906, Neue Pinakoteck, Munich, Rufus46,wikipedia

Ferdinand Hodler, Paysage au-dessus du Lac Léman 1906, Neue Pinakoteck, Munich, Rufus46,wikipedia

Ensuite de chaque côté, deux massifs très pentus, qui plongent dans l’eau, se font face. Ils permettent au regard de rentrer loin dans ce paysage des Alpes dont la dénomination n’est pas indiquée. Ce qui intéresse le peintre, c’est à la fois le jeu de l’eau, en lien avec les couleurs stratifiées du ciel entre bleu clair léger, grisé ou   blanchi, avec les reflets de la roche des montagnes, qui elles-mêmes changent de couleur de bleu selon leur orientation, leur voisinage, leur hauteur, la couleur du ciel au-dessus d’elles…

Il reste le ciel à citer. Il est assurément l’élément déterminant non seulement par l’importance de la surface qu’il occupe, en haut de la toile – c’est lui qui donne le ton – et par la délicatesse et la complexité du travail du peintre en lanières qui s’effilochent dans un mouvement à la fois invisible et certain.  Voilà une œuvre sur le paysage à la fois fascinante et impressionnante, réalisée en 1906 par Ferdinand Hodler!   

Pour suivre le chemin

. Lire l’article qui est consacré au peintre sur wikipedia, qui présente l’œuvre avec son titre allemand puisque la peinture est hébergée à la Pinacothèque de Munich  https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Hodler#/media/File:Ferdinand_Hodler,_Landschaft_am_Genfer_See,_um_1906,_Neue_Pinakothek_Muenchen-1.jpg . C’est le lac de Genève qui est cité et non pas le lac Léman…C’est le même !

. Voir le site de la Nouvelle Pinacothèque de Münich qui nomme le peintre mais que wikipedia ne montre pas   https://fr.wikipedia.org/wiki/Neue_Pinakothek

. Quant au concept de « paysage » qui joue un rôle maintenant très important dans nos vies, consulter une étude belge sur http://www.lmg.ulg.ac.be/articles/paysage/paysage_concept.html

. Cliché Rufus46, 17 nov. 2009,  wikipedia, avec mes remerciements.

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Entre Vibrations, Ondulations, Visualisations = Des traits qui font sens

14 Novembre 2017, 17:56pm

Publié par Elisabeth Poulain

"Vibrations, exercise aux traits" n°1-extrait-  de France Poulain, collégienne de 5è, Cl. Elisabeth Poulain

"Vibrations, exercise aux traits" n°1-extrait- de France Poulain, collégienne de 5è, Cl. Elisabeth Poulain

Ce sont des « Exercices aux traits », comme a dû les appeler le professeur de dessins d’une classe de 5è dans un collège quelque  part dans le Val de Loire, il y a quelques années. Les deux dessins ont été tracés sur un carton fort d’une dimension imposée (16cm x 12cm), lui-même collé sur une feuille cartonnée de couleur grise foncée (24,4 cm sur 29,3cm) et surtout pas au milieu. Leur trouver une dénomination n’a pas dû être simple tant le graphisme est à la fois sophistiqué et abstrait  et en même représentatif de lignes que pourraient tracer des curseurs de courants marins autour d’îles…par exemple.

« Les Iles » est le nom que je viens d’attribuer aux trois formes faites au crayon graphite tracée très légèrement et non gommée, par crainte peut-être d’étaler le noir par cette collégienne qui devait avoir dans les 12 ans. Il y a un formidable jeu entre les lignes épaisses plus ou moins horizontales qui vont d’un bord à l’autre et des traits  qui peuvent surgir, s’amincir, regrossir, s’arrêter… sans qu’on en connaisse la cause,  ayant en commun de ne jamais être semblables  à un autre.

La vision elle-même est plurielle. On peut regarder ces vibrations  en partant des îlots et surtout de celui du centre, alors qu’il n’influence que le bas du carton et pas de beaucoup. Celui qui a le plus de force est pourtant celui qui est à droite en position verticale. C’est lui qui impacte le plus les autres tracés. Le remarquable dans cette composition est qu’elle est à la fois « libre » et maîtrisée à l’instinct. Et mon îlot préféré est quand même celui du milieu !  

"Vibrations, exercise aux traits n°1" de France Poulain, collégienne de 5è, Cl. Elisabeth Poulain

"Vibrations, exercise aux traits n°1" de France Poulain, collégienne de 5è, Cl. Elisabeth Poulain

En dessous, surgissent les ondulations, faites au feutre noir fin, qui se caractérisent par une très grande légèreté à un rythme  soutenu. Ils ont aussi pour particularité d’être répétitif avec à chaque fois une pointe d’où partent des ondulations qui se serrent vers le haut, groupées par quatre, avec à chaque fois 18 tracés très fins regroupés vers le bas pour la partie haute et vers le haut pour la partie basse. Il y a là un jeu très doux, très rythmé et qui pourrait ne pas avoir de fin. 

Et bravo à France Poulain, alors collégienne, qui a choisi une autre voie que le dessin…mais où le dessin aussi joue une grande partition...!

"Ondulations, exercise aux traits n°2" de France Poulain, collégienne de 5è, Cl. Elisabeth Poulain

"Ondulations, exercise aux traits n°2" de France Poulain, collégienne de 5è, Cl. Elisabeth Poulain

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Nous les poissons des Seychelles à chanter sur l’air des sœurs jumelles

7 Novembre 2017, 17:50pm

Publié par Elisabeth Poulain

Seychelles, Port Victoria, Clipper, le port, wikipedia

Seychelles, Port Victoria, Clipper, le port, wikipedia

Les Seychelles d’abord. Si l’on faisait une enquête pour savoir où sont situées ces îles Seychelles, les résultats ne seraient pas « tristes ». Si nous allions encore à l’école, nous serions bon pour ré-apprendre nos leçons, à condition qu’on les ait apprises au moins une fois et surtout qu’il y ait eu des cours sur cette partie du monde, à l’époque où nous avions l’âge d’y aller (à l’école). J’en doute ! Avouons donc clairement notre ignorance, ce sera plus simple. On connait le nom qui nous dit quelque chose, on sait qu’elles sont lointaines, mais où exactement ? C’est une autre question. Elles ont pourtant fait partie des  anciennes possessions françaises pendant un certain temps, tout comme nos amis et voisins anglais, pendant plus longtemps, après avoir été découvertes par des hardis navigateurs arabes et portugais ensuite. Cela fait déjà beaucoup de monde ! Et d’abord une question essentielle se pose qui est de savoir « où, diable, sont-elles,  ces îles Seychelles ? » Les réponses, outre le Net, ont pour nom : « dicos » (pour dictionnaires), cartes et mappemonde et + si nécessaire…». Vous pouvez tout de suite enlever de la liste les cartes papier. Je n’en ai pas de ce coin là! 

Seychelles, le drapeau, Cl. wikipedia

Seychelles, le drapeau, Cl. wikipedia

                                                 

. Les dictionnaires. Il faut savoir voir large, à comprendre qu’il faut débuter par le plus petit niveau, en commençant par regarder son bon vieux Larousse, le plus petit, celui de 1974 qui est dans un état véritablement lamentable . Il pèse 2kg, 025, dont au moins ces 25 gr de papier collant pour le « rafistoler ». Il faut n’y avoir recours que dans les grandes occasions et ceci en est une.  Les Iles Seychelles se trouvent en page 1698 dans la troisième colonne de droite en 4ème position. Il y est indiqué : « Seychelles (les), Iles britanniques de l’océan Indien, au nord-est de Madagascar : 46 500 habitants.Ch.1 Victoria  dans l’île Mahé. D’abord françaises, elles devinrent anglaises en 1814. » Pour être succinct, cela l’est, en particulier sur le nombre d’îles et d’îlots ! Continuons donc la recherche, pour avoir plus  informations.  

. Il s’agit alors de remonter le temps, en 1966 exactement, pour découvrir ce que le Larousse  en trois volumes raconte, en haut de la page 2830,  dans ses 24 lignes, en 4è colonne près du centre de l’ouvrage. Après une présentation très brève en trois lignes, deux paragraphes sont consacrés à la « géographie » puis à l’« histoire ». Je vous cite la présentation : « Etat-archipel de l’océan Indien formant un Etat du Commonwealth au nord-est de Madagascar, 376 km2 ; 60 000 habitants. Capitale Victoria dans l’île Mahé. »  On y apprend qu’il y a « 85 îles et îlots dont seulement 33 sont habités ». Voilà une bonne indication, que je ne retrouverai pas. Déjà on y parlait déjà de « l’essor du tourisme » qui a maintenant acquis une dimension si importante, qu’elle domine toutes les autres et façonne l’activité économique à son profit, au risque aussi d’un déséquilibre.

Quelques chiffres pour cadrer le passé. Découvertes en 1502 par  les Portugais, les îles deviennent françaises en 1756, sont occupées par les Anglais à partir de 1810,  puis elles sont ensuite cédées par la France à l’Angleterre en 1814 au Traité de Paris. Jusqu’en 1888, elles sont placées sous la dépendance de l’Île Maurice et deviennent également une colonie britannique en 1903. Ce n’est qu’en 1970 qu’elles ont été dotées d’une constitution parlementaire, en accédant, ce faisant, à l’autonomie interne. Toutes ces étapes, ces marches gravies les unes après les autres, leur ont permis d’acquérir, enfin, leur  indépendance en 1976.  Et depuis lors, le tourisme est devenu leur principale « ressource », si l’on peut s’exprimer ainsi.  

Seychelles, Port Victoria, Clipper, le port, vue originale, wikipedia

Seychelles, Port Victoria, Clipper, le port, vue originale, wikipedia

 . Voyons grand maintenant et abordons avec courage Le Grand Larousse encyclopédique en dix volumes (1964). Les Seychelles, situées à plus de 1000 kms  au NE de Madagascar,   forment un archipel de 30 îles environ et du double d’îlots volcaniques, surgissant d’un récif corallien peu profond. La superficie totale, qui est vraiment faible, n’atteint alors que 400 kms carrés environ, pour un peu plus de 41 000 habitants, avant la date d’édition.

Au plan historique, la variété des gouvernances et des fonctionnalités attribuées au fil du temps aux îles Seychelles sont étonnantes. Les Portugais les ont découvertes au XVIe siècle. Un Français ensuite, Mahé de la Bourdonnais –d’où le nom donné à une île,  l’île Mahé -  fit procéder à leur inventaire au cours d’une exploration qui dura deux ans (1742-1744). Elles entrèrent ensuite dans le giron de la Compagnie des Indes (1756), devinrent françaises et prirent le nom de l’intendant « Moreau de Séchelles », sans « y », comme on le voit.  Des liens s’établirent avec l’île Bourbon, sa dénomination en 1793, qui s’appelle maintenant l’Île de la Réunion, devenue française en 1638. C’est toujours le département français le plus au sud de l’hémisphère sud, un peu au sud de l’Ile Maurice et un peu plus « proche » de Madagascar, une façon de parler!

. Pour finir avec la présentation générale, voici quelques-unes des informations extraites du Mémo Larousse 1990, qui attribue une colonne 1/3 à la « République des  Seychelles » en page 487. Le drapeau n’est plus tricolore à bandes horizontales à effet de vague, avec le rouge, la partie la plus importante en haut pour célébrer la révolution, la vague blanche pour fêter la mer au milieu et la partie verte en bas pour rendre hommage à la nature ! Dans cet ouvrage de 1295 pages mais d’un format réduit, le nombre d’habitants s’élève alors à 100 000, sans que soit cité le nombre de touristes venant de l’extérieur de l’archipel.  

Seychelles - Moi, le poisson de bois peint des Seychelles- Cl. Elisabeth Poulain

Seychelles - Moi, le poisson de bois peint des Seychelles- Cl. Elisabeth Poulain

« Et les poissons, vous allez en parler quand ? » Malgré mes recherches, vous avez bien remarqué que je n’ai rien trouvé de particulier sur les poissons. On comprend bien pourtant à avoir autant de mer entourant toutes ces iles et îlots, que la pêche doit être une ressource fondamentale pour nourrir l’île, qui doit avoir une balance commerciale qui penche fortement du côté des importations. D’où l’importance du tourisme et … des poissons. L’importance halieutique doit se refléter forcément et fortement sur place.

C’est effectivement le cas dans les armoiries.  Deux poissons, des espadons, sont présents dans les armoiries des Seychelles. Ce sont eux, à droite et à gauche qui assurent la structure très travaillée de la représentation symbolique des Seychelles, sur tous les plans, qu’ils soient historiques, géographiques, sociologiques … et qui puissent être compréhensibles également des touristes qui viennent découvrir les beautés de ces îles. Elles  sont maintenant au nombre de « 92 », comme le précise « Le Petit Mourre, Le Dictionnaire de l’Histoire par Michel Mourre". La présentation des pages (26cm de haut sur 17,5 cm de large) se fait en deux colonnes. Pour les Seychelles, le premier paragraphe de 16 lignes est dédié à l’histoire et le second de 4 lignes décrit succinctement ensuite la situation économique centrée sur le tourisme et la situation politique, qui met l’accent sur l’importance stratégique des îles…

 Il est grand temps en effet de vous parler des poissonsOh, je ne vais pas vous montrer de vrais poissons en photos. Ceux qui font l’objet de ce billet ont été taillés dans du bois. Ils font preuve  d’une forte maitrise artisanale du façonnage de ces formes et de la beauté exubérante de leurs décors peints. Le nouveau drapeau est tout à fait adapté à ces poissons de bois tant leur richesse chromatique est également grande…mais bien sûr autrement que pour les poissons.                                                                      

Nous, les poissons des Seychelles...de bois peint, Cl. Elisabeth PoulainNous, les poissons des Seychelles...de bois peint, Cl. Elisabeth Poulain

Nous, les poissons des Seychelles...de bois peint, Cl. Elisabeth Poulain

Les informations que j’ai utilisées proviennent  évidemment pour une bonne part du Net. Par ailleurs j’ai eu la chance de pouvoir compléter avec des cartes provenant en particulier d’un atlas allemand datant d’avant 1918, utilisée en 1926 par l'adolescente de 13 ans– comme on ne disait pas à l’époque,  mais sans date indiquée dans l’ouvrage en allemand, parce que ce n’était pas alors obligatoire. J’ai aussi une grosse et belle mappemonde de plus d’un mètre et soixante cm à l’Equateur, sans date également, dont je sais seulement qu’elle a été achetée chez un brocanteur lors de l’entrée en guerre de l’Allemagne contre la France en 1940…Y voir  vraiment l’archipel des Seychelles, même avec une loupe, relève de l’exploit !  

Dans l’Atlas Universel du (journal) Le Monde associé à la Sélection du Reader’s Digest, figure la carte du Banc des Seychelles où est indiqué un grand nombre d’îles de l’Archipel, que j’ai pu consulter et que je ne peux vous montrer pour cause d’interdiction de reproduction. Elle  se trouve en partie –basse – de la  page 26 de 1ère édition 1982, chaque page mesurant 45 cm de hauteur pour 30 cm de largeur ! Le dessin des principales îles de l’archipel mesure 10 cm sur 8,5cm, avec même un encadré sur Mahé de forme carrée de 3,7cm qui empiète pour moitié sur le rectangle affecté aux Îles !   

 Plusieurs méthodes de connaissance s’offrent alors à vous, soit découvrir l’archipel en partant des sources que vous pouvez lire sur papier ou toucher… s’il s’agit de la mappemonde, soit en cherchant encore et encore sur le net…Et alors vous trouvez, mais avec l’impossibilité de reproduire les cartes ! Pour terminer, quelques chiffres à titre d’information : les îles sont maintenant au nombre de 116, avec une interrogation : comment se fait-il que le chiffre ne cesse de s’accroître ? Peut-être compte-t-on autrement les ilots ? Quant à la  population, elle  atteint le chiffre de 100 000 habitants et celui des touristes celui des 300 000 … ! Un vrai déséquilibre accentué par le risque de submersion marine qui commence à menacer l’archipel ou plutôt certains îlots  en certains endroits…  

Seychelles, armoiries, Sodacan, 1983, wikipedia

Seychelles, armoiries, Sodacan, 1983, wikipedia

Pour suivre le chemin

. D'abord un grand remerciement à la personne qui m’a parlé de ses vacances aux Seychelles et m’a permis de prendre des clichés de ces fameux poissons qui font l’objet de ce billet…        

. Entrer dans la thématique des Seychelles, par https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Seychelles

. Voir l’archipel des Seychelles sur Google Maps https://www.google.com/maps/place/Seychelles/@-4.4693291,55.3779718,87690m/data=!3m1!1e3!4m5!3m4!1s0x225c21fd70bead3b:0x32d3d0a0d349daf7!8m2!3d-4.679574!4d55.491977?hl=fr

. Retrouver sa longue histoire sur http://www.seychelles.fr/histoire.php et beaucoup d’informations sur http://www.ile.fr/   

. Le tourisme aux Seychelles, voir http://www.seychelles.fr/

. Consulter « Le Petit Mourre, Dictionnaire de l’Histoire, par Michel Mourre, Bordas éditeur de 1990, en page 810.

. Des cartes postales anciennes sur wikipedia sur https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Postcards_of_Seychelles?uselang=fr

. L’ensemble impressionnant des clichés wikipedia est à retrouver sur https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Seychelles?uselang=fr 

. Clichés Elisabeth Poulain pour les poissons.

                                                                                       *

. La chanson des sœurs jumelles, à écouter dans https://www.paroles.net/les-demoiselles-de-rochefort/paroles-la-chanson-des-jumelles

. Les paroles à voir sur  http://www.comedie2000.com/parole.php3?chanson=chanson_des_jumelles&comedie_musicale=les_demoiselles_de_rochefort

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Saulges, l’aire de pique-nique, allée du lavoir, le lavoir, été 2017

4 Novembre 2017, 11:45am

Publié par Elisabeth Poulain

Saulges, le lavoir à gauche dans le fond de l'aire de pic-nic, Cl. Elisabeth Poulain

Saulges, le lavoir à gauche dans le fond de l'aire de pic-nic, Cl. Elisabeth Poulain

L’endroit dont je vais vous parler est bien situé dans la petite commune de Saulges. Je précise aussi tout de suite qu’il n’a rien à voir avec la préhistoire. Nous l’avons découvert, à la fois par chance et parce que nous cherchions un endroit au calme où pique-niquer, en un jour très particulier en France. C’était en effet le 14 juillet de cette année 2017. Arrivées un peu en avance en fin de matinée, nous avions fait un tour pour découvrir le site archéologique lui-même, dont le parking en hauteur était déjà quasiment plein. L’idée de pique-niquer entre deux voitures ne nous  semblant pas formidablement intéressante, nous avons pris la décision de revenir au village de  Saulges, où l’aire de pique-nique nous attendait, après avoir laissé la voiture dans un parking arboré tout proche et tout à fait agréable.

Après avoir emprunté le chemin creux, bordé d’un long mur  (100 m. environ) sur le côté droit, avec les arbres d’un bosquet à notre gauche, nous avons découvert avec un grand plaisir l’aire de pique-nique. D’autant plus fort que nous ignorions qu’il y avait un lavoir qu’on ne peut manquer de voir puisqu’on passe à côté en arrivant dans la parcelle. Nos objectifs d’alors s’appelaient « table et banc de pique-nique » parce que nous avions hâte de déjeuner. Ceux-ci sont très bien implantés dans le fond de la petite prairie d’herbe bien verte en descente et qui doit être régulièrement tondue. Comme une grande partie des pique-niqueurs, nous nous sommes assises sur le banc du bas, avec la table devant nous, pour pouvoir admirer le lavoir.  

 

Saulges, le lavoir à gauche, avec le champ de blé à sa gauche, les vaches à droite, Cl. Elisabeth PoulainSaulges, le lavoir à gauche, avec le champ de blé à sa gauche, les vaches à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Saulges, le lavoir à gauche, avec le champ de blé à sa gauche, les vaches à droite, Cl. Elisabeth Poulain

L’avantage a été d’abord de découvrir les deux grandes et belles parcelles situées à droite et à gauche de la prairie bien verte où se trouvent tables et bancs. A gauche on apercevait un champ où le blé murissait ; il atteignait déjà une belle hauteur et  avait  une belle couleur beige dorée. Il est vrai qu’on était en plein mois de juillet. Il faisait beau. Le soleil s’était levé en arrivant en Mayenne. A notre droite, dans une prairie, trois jeunes vaches de la race des "Rouge-des-Prés" bien curieuses se sont rapprochées de la clôture pour nous regarder, avant très vite de reprendre leur activité favorite, à  savoir brouter paisiblement la bonne herbe de la Mayenne. A gauche, la grande parcelle de blé continuait à se dorer  au soleil. Et tout aussi tranquillement, nous avons sorti notre pique-nique que nous avons dégusté avec un grand plaisir, en admirant le blé pousser calmement d’un côté et en voyant les vaches qui avaient repris leur activité principale, à savoir brouter au calme avec une belle ténacité, de l’autre côté. Il n’y aucun bruit, si ce n’est quelques chants d’oiseaux.

Les photos que j’ai faites ont été prises lors du pique-nique, alors que j’étais assise sur le banc du bas. Là où je me trouvais, j’ai bien aperçu un petit fossé bien régulier aux bords arrondis et qui n’existait que du côté gauche, entre le champ de blé et la « pelouse » du lavoir. Il ne fallait pas être grand clerc pour deviner que c’était là que s’écoulait le trop plein d’eau du lavoir. Par contre d’où venait l’eau en amont, je ne l’ai appris qu’en faisant ce billet. C’est une petite source qui renouvelle l’eau du lavoir, qui maintenant n’assure plus de fonction de rinçage du linge, comme au temps des  lavandières. 

Saulges, le lavoir vu de la prairie, vue sur la prairie du lavoir, Cl. Elisabeth Poulain
Saulges, le lavoir vu de la prairie, vue sur la prairie du lavoir, Cl. Elisabeth Poulain

Saulges, le lavoir vu de la prairie, vue sur la prairie du lavoir, Cl. Elisabeth Poulain

Saulges, le lavoir, la charpente, détail, Cl. Elisabeth Poulain

Saulges, le lavoir, la charpente, détail, Cl. Elisabeth Poulain

 Le lavoir. Il est de belle taille, rectangulaire me semble-t-il sans que je puisse vous donner les dimensions exactes de sa partie « bassin de rétention d’eau ». Il est surmonté d’un toit débordant assez largement sur les côtés, les deux toits en pente se rejoignant en une ligne parallèle au sens du fil de l’eau, dans le sens de l’inclinaison descendante de la prairie rectangulaire, plus longue que large, comme l’abreuvoir. Cette descente, quoique légère, est continue depuis que nous avons emprunté l’allée du lavoir.

Le lavoir a été forcément implanté en un endroit où d’une part il pouvait recevoir de l’eau en continue, même si le débit n’est pas important, mais suffisant pour garder l’eau du lavoir suffisamment « propre » pour rincer le linge. Il ne s’agissait pas en effet de l’y laver, cette opération étant le plus souvent faite avant au domicile…par les villageoises ou des lavandières, ces laveuses qui se déplaçaient de ferme en ferme. On ne devrait donc en stricte logique pas faire référence à l’opération de laver, mais bien de rincer. On devrait donc parler des « rinceuse » ; zut, le terme est déjà pris, c’est une machine à nettoyer les bouteilles !  Il existe aussi des lavoirs où les femmes lavaient le linge sur place, tout en le rinçant après, pas forcément  dans la même eau  et tout en ne se déplaçant pas. Alors comment était-ce possible ? La réponse à cette devinette est qu’il suffit que ce soit l’eau qui se déplace, c’est le cas des lavoirs implantés le long des rivières ou des fleuves. C’est dans ce type d'ancien lavoir que l’on pouvait voir des lavandières laver vraiment le linge, sur une planche en bois incliné, un petit coussin pour leurs genoux, une caisse à savon à côté d'elle…

C’est la première interrogation qui vient à l’esprit, à bien regarder l’eau du lavoir et les rebords à angle droit en ciment. Aucun n’est incliné, ce qui suggérerait qu’il a « refait » plutôt que restauré. Il semblerait qu’il ait été utilisé jusqu’en 1970, ce qui est étonnant, tant la date semble tardive. Il est vrai que les ventes de machines à laver le linge ne se sont, semble-t-il, réellement développées  qu’à la fin des années 60/70. Tout dépend aussi de l'endroit en France.       

Saulges, le lavoir, au bout de l'allée du lavoir, Cl. Elisabeth Poulain

Saulges, le lavoir, au bout de l'allée du lavoir, Cl. Elisabeth Poulain

Revenons à Saulges et à son lavoir aujourd’hui. L’eau, qui continue à être constamment renouvelée grâce à une source en amont, s’échappe par le petit fossé sur le côté gauche qui coule vers le bas de la prairie, près de l’endroit où ont été placés les tables et les bancs. En arrière quand vous êtes assise sur le banc du bas, pour pouvoir admirer en même temps  le champ de blé à gauche, le lavoir devant vous légèrement à gauche et les "Rouge-des-prés", les vaches sur la droite, vous vous posez la question suivante « que fait donc ce filet d’eau, qui s’écoule dans un  petit fossé , une fois qu’il arrive en bas ? ». 

En clair, y-a-il un étang-réservoir en bas? Rejoint-il un autre réseau ? La réponse est « oui et non ». Oui, car toute l’eau ne peut être absorbée par la terre lors de l’écoulement, non car il n’y a pas vraiment d’étang ou un autre ruisseau. Il y a ce qu’on appelle à Saulges, et pas seulement là, « la lagune », qu’on peut comparer à une grosse éponge qui permet à la terre d’absorber le trop plein d’eau, en cas notamment de pluie d’orage. C’est la raison pour laquelle j’avais vu, en arrière des bancs du fond, des lentilles d'eau, qui ne poussent que dans des terres saturées d’eau. C’est aussi vraisemblablement la raison pour laquelle, l’endroit, où sont situés les tables et les bancs en bas de la parcelle, a dû être surélevé par un apport de terre, qui a été ensuite engazonné et planté avec quelques arbres feuillus à haute tige…  

Et le lavoir après cette véritable "enquête hydraulique" ? En réalité plus que le lavoir proprement dit, c’est la charpente vue de dessous, près du bassin de rétention de l’eau qui m’a attirée. Voilà de vieilles poutres que j’ai admirées et qui pourtant ne doivent pas être  si vieilles que cela. On voit bien quelques fissures mais pas forcément des coups de hache qui dateraient plus le façonnage des poutres anciennes. Vues leur prix, on comprend.  La couverture en ardoises proprement dite est récente. Elle protège bien cette charpente, tout autant que le lavoir proprement dit dont les murets et le dallage en pierre  sont impeccables…Il est maintenant le temps d’arrêter ce billet car rien ne vaut le plaisir de la découverte par soi-même. Une photo - ou plusieurs – peut-peuvent donner l’envie d’en savoir plus et de découvrir soi. Mais rien ne vaut d'allez vous promener en Mayenne et à Saulges en particulier !

Saulges, l'allée du lavoir entre ombre et soleil, mur et arbres, Cl. Elisabeth PoulainSaulges, l'allée du lavoir entre ombre et soleil, mur et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

Saulges, l'allée du lavoir entre ombre et soleil, mur et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. La commune de Saulges, dont Mme Jacqueline Lepage est maire… à voir sur  http://www.saulges.mairie53.fr/l-equipe-municipale

. Un grand merci à toutes dames qui m’ont permis d’avancer dans ma quête d’informations, à commencer par Mme Jacqueline Lepage, que je viens de citer, également Mme Gwenaelle Boulay, guide-conférencière en Pays d’art et d’histoire Coëvrons Mayenne, Conseil départemental de la Mayenne, Direction de l’Attractivité des Territoires, Château de Sainte-Suzanne au 53270 Sainte-Suzanne et Chammes   

. Saulges, petite cité de caractère, à voir sur http://www.mayenne-tourisme.com/Decouvrez/Villes-et-villages-de-caractere/Saulges

. A Saulges toujours, découvrir aussi un autre site magnifique  http://www.moulin-de-thevalles.com/

. Retrouver la rivière, l’Erve, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Erve

. Le lavoir de Saulges, visiblement bien connu,  à voir sur http://www.lavoirsdelamayenne.fr/saulges.htm ,sur http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=53257_3 , https://www.lavoirs.org/view-lavoirs-pub.php?page=5&max=21&sortby=commune&sortdir=ASC&code=53

. Pour les  lavoirs, un article très documenté sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Lavoir_(bassin_public)

. Elargir votre horizon au département de la Mayenne  avec  http://www.mayenne-tourisme.com/Guide-Touristique-de-la-Mayenne/(vue)/carte

. Clichés Elisabeth Poulain pour le lavoir sur l’Erve, cliché MontErve – wikipedia - pour celui pris à  Sainte-Suzanne sur l’Erve, avec mes remerciements…

Lavoirs sur l'Erve, Sainte-Suzanne en Mayenne, MontErve, wikipedia, avec mes remerciements

Lavoirs sur l'Erve, Sainte-Suzanne en Mayenne, MontErve, wikipedia, avec mes remerciements

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Les fleurs du cerisier sur un napperon, des fleurs à foison at home

29 Octobre 2017, 18:28pm

Publié par Elisabeth Poulain

Fleurs stylisées de cerisier, napperon japonais, Cl. Elisabeth PoulainFleurs stylisées de cerisier, napperon japonais, Cl. Elisabeth Poulain

Fleurs stylisées de cerisier, napperon japonais, Cl. Elisabeth Poulain

En matière de titre, parfois la chance vous sourit à condition de savoir s’adapter. C’est le cas pour ce billet, dont le titre dépassait allègrement les 70 caractères maximum. En utilisant ces deux termes anglais, à la place du français « dans la maison », ça va. Il est vrai qu'il manque en plus la rime , « des fleurs à foison dans la maison », mais à l’impossible nul n’est tenu. En plus  une autre information d’importance n'est pas indiquée qui est que ce ne sont pas des fleurs banales ou celles d’un cerisier comme un autre. Non, celles-ci viennent du Japon et ont été rapportées  d’un voyage de découverte d’une amie passionnée de culture japonaise.  

                                     

Napperon japonais avec Samouraï, Geisha & fleurs de cerisier, Cl. Elisabeth Poulain

Napperon japonais avec Samouraï, Geisha & fleurs de cerisier, Cl. Elisabeth Poulain

Le napperon. Et d'abord, en est-ce vraiment un ? Un billet qui commence ainsi par une question aussi chargée de philosophie existentielle ne saurait être banal.  C’est pourtant une vraie question qui m’est venue à l’idée quand j’ai lu les quelques lignes du texte que lui consacre wikipedia. Par ailleurs je n’ai pas d’autres termes qui me viennent à l’esprit. C’est un quasi-carré 46,5 cm de hauteur sur 46 cm de largeur, d’un tissu de coton si fin, que l’on peut lire un texte à travers le tissu,  là où il est imprimé en couleurs claires naturellement!

Le présenter comme un napperon est également impropre au sens il ne s’agit pas de  poser au centre un vase ou un bibelot dessus sur une commode par exemple, pour montrer que la maison était bien tenue. Il s’agissait de protéger aussi bien le meuble que de mettre ou le vase et/ou  les fleurs en valeur. Ici, il me semble plutôt qu’il s’agit d’une pièce de tissus de petite taille conçue spécialement pour les touristes étrangers, qui peuvent facilement la glisser dans leur bagage de retour, tant le tissus est léger et peu volumineux. Et je ne peux imaginer que ce napperon ait été fait pour attirer les clients japonais imprégnés forcément de culture japonaise.

Napperon japonais avec Samouraï  & cerisier en fleurs et fruits, Cl. Elisabeth Poulain

Napperon japonais avec Samouraï & cerisier en fleurs et fruits, Cl. Elisabeth Poulain

Le décor maintenant. Il est principalement centré sur les deux héros de la mythologie japonaise telle que l’imaginent des Occidentaux, à savoir le Samouraï et la Geisha. Pour avoir plus d’information sur les fleurs de cerisier, il va vous falloir avoir un peu de patience.

. Le Samouraï à gauche en position haute représente la force maîtrisée avec un regard à vous donner des frissons  et une gestuelle corporelle, en position d’attaque, à vous faire vous recroqueviller dans un coin pour qu’il ne vous voit pas. Sa vue risque aussi de vous donner des cauchemars la nuit avec sa grande épée qu’il s’apprête à dégainer. Ses couleurs sont fortes ; elles vont du rouge pour couvrir l’épaule droite, au noir doublé de bleu moyen clair, avec des bandes rouges, pour  sa grande cape-manteau, sans oublier une cape rouge-rose à rayures pour indiquer le mouvement… Son bras droit est plus que bizarre, trop fin et curieusement placé… avec ce gros « bâton jaune qui sort par derrière ». Porterait-il une masse accrochée à sa ceinture ?  Nobody is perfect…Personne n’est parfait. Un peu d’anglais ne nuit pas à défaut  de japonais… !  Quant à vous dire si la présentation de ce samouraï est conforme à une réalité, je ne peux en aucun cas l’attester, tant les codes sont compliqués et les fonctionnalités ont varié au fil des siècles.  

. La Geisha regarde vers la gauche ; croiser votre regard devait être franchement impoli  et peu digne d’une « dame ». Par contre elle peut vous montrer ses doigts de pied  recroquevillés sur le bord de ses  socques de bois, des « geta » surdimensionnés en hauteur au point qu’on se demande comment elle peut encore marcher. Son costume est si complexe que je vais avoir du mal à vous en parler. J’arrive à voir sa main gauche potelée qui semble vouloir cueillir des cerises ; je devine où se trouve son bras gauche et pour le reste…mystère, à part les doigts d’un seul pied dont le pouce, qui déborde de la socque, est franchement recourbé bers le haut…Entre le visage, le bras et la main gauche et ce bout de pied droit, je suis incapable de vous dire ce qu’elle porte, à part le manteau qu’elle doit avoir sur les épaules, les deux longs pans de tissus empesés ( ?) qui se déploient sur l’avant et un grand mystère pour le bas en particulier vers le bas à gauche.  On dirait qu’il y a là comme un entassement de plusieurs coussins.    

                                                                 ***

Napperon japonais avec Geisha  & cerisier en fleurs et fruits, Cl. Elisabeth Poulain

Napperon japonais avec Geisha & cerisier en fleurs et fruits, Cl. Elisabeth Poulain

La fleur de cerisier, le cerisier en fleur et les cerises du cerisier. C’est là que le jeu visuel est impressionnant, car les trois situations existent en même temps. Dans un quasi-carré de 46 cm, il faut vraiment le faire. Pour cela il faut que  je commence par vous dire, ce que vous aviez remarqué tout de suite, à savoir que les deux visuels sont présentés comme des cartes à jouer de 29,5cm de haut sur 20cm de largeur, inclinées pour donner l’idée du mouvement. Lui en haut à gauche vous regarde de ses yeux soulignés de rouge, pour montrer sa puissance et elle qui regarde au loin sans vous voir. Les deux visuels se présentent de biais comme posés sur un tapis rouge, sur lequel se détachent des petites fleurs stylisées à cinq pétales qui représentent celles du cerisier, qui ont bien leur cinq pétales chacune. De telles cerises stylisées animent surtout le coin gauche, avec quelques pétales isolés également, puis en diagonale vers le haut à droite  de façon plus clairsemée. Il reste à vous citer le très petit espace résiduel à droite en bas. C’est là que vous voyez deux étiquettes écrites en japonais, forcément. C’est la première étape, qui consiste à montrer la fleur de cerisier.                                         

Le cerisier en fleurs maintenant. Cette fois-ci, il est nécessaire de déplacer légèrement son regard pour regarder cette fois-ci le haut des visuels où se trouvent des branches de cerisiers qui portent à la fois des fleurs blanches peu visibles sur un fond rose – car il existe aussi des cerisiers à fleurs roses - et déjà des fruits rouges que l’on distingue bien au bout des branches.

Ce napperon réussit l’exploit de nous montrer deux représentations humaines du Japon, qui sont placées sous le triple signe du cerisier, en en fleurs blanches, roses et en fruits. Ceci dit, si je savais décrypter les signes japonais, je pourrais vous dire  ce que signifient les mentions verticales qui figurent à gauche grosso modo à la hauteur des deux visages, ainsi que ce qui est indiqué sur les deux étiquettes en bas à droite… Le mystère restera entier !    

Napperon japonais avec Samouraï, Geisha & fleurs de cerisier, Cl. Elisabeth Poulain

Napperon japonais avec Samouraï, Geisha & fleurs de cerisier, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Le napperon, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Napperon

. La fleur de cerisier-symbole sur  http://www.significationdesfleurs.com/fleur-de-ceriser

. Voir un site japonais dédié au Japon, avec un très beau cliché de fleurs blanches de cerisier, sur  http://www.nippon.com/fr/images/i00015/  , avec également des fleurs roses de cerisier sur http://www.nippon.com/fr/features/jg00011/

. Une geisha en kimono sur http://www.nippon.com/fr/features/jg00048

 . Le samouraï sur son cheval de 1878, à retrouver sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Samurai_on_horseback0.jpg

. Clichés du napperon, Elisabeth Poulain

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Angers-Cours Saint-Laud-Intencity-1, La vitalité + face à Gare St-Laud

24 Octobre 2017, 09:48am

Publié par Elisabeth Poulain

Cours St-Laud, Angers Gare+, voies ferrées entre les 2, Vue de la passerelle, Train bleu, Cl. Elisabeth Poulain

Cours St-Laud, Angers Gare+, voies ferrées entre les 2, Vue de la passerelle, Train bleu, Cl. Elisabeth Poulain

A Angers, il existe bien une gare centrale, celle du quartier Saint-Laud, de sorte qu’on l’appelle la gare Saint-Laud, dont les rails coupent la ville en deux dès que l’on quitte la gare proprement dite. Angers-Gare est le nom d’un ambitieux programme de vitalisation de cette partie de la ville, centré sur « Quatuor » qui se situe en aval de la gare, en « rive » droite quand on va vers Nantes. « Quatuor » est bien avancé, comme le montrent les grues auprès de trois des immeubles, en phase active de réalisation.  Le premier immeuble à surgir de terre a été le parking, dont la construction a été menée tambour battant, tant le besoin de stationnement était et reste fort.

Désormais, également en phase active de réalisation depuis juin 2016, on voit maintenant de l’autre côté de l’emprise ferroviaire –rive gauche en allant vers Nantes – , de l’autre côté de la passerelle, que les grues ne chôment vraiment pas. C’est un euphémisme pour dire qu’il y a là un autre grand chantier mené « tambour battant », sachant que le Ier immeuble au bas de la rue Fulton est déjà terminé. Il est occupé et possède déjà sa première activité commerciale accessible du trottoir, une banque qui occupe le coin de la rue, avec vue en proche proximité sur le Pont-Noir qui passe en dessous de l’emprise ferroviaire. 

C’est donc cette fois-ci, sur cette rive gauche –en allant vers Nantes - sur l’ancien site du Sernam, que la ville est passée à la phase 2 de la revitalisation de son centre élargi où elle a  « choisi » de se développer. En toute  proximité avec les centres des villes, les espaces libres de construction sont plus que rares. Il faut donc toujours prévoir et l’amplitude des choix n’est pas large !

Cours St Laud, vu de Gare +, la passerelle prévue, l'arrivée Pl. Giffard Langevin, Cl. Elisabeth Poulain
Cours St Laud, vu de Gare +, la passerelle prévue, l'arrivée Pl. Giffard Langevin, Cl. Elisabeth PoulainCours St Laud, vu de Gare +, la passerelle prévue, l'arrivée Pl. Giffard Langevin, Cl. Elisabeth Poulain

Cours St Laud, vu de Gare +, la passerelle prévue, l'arrivée Pl. Giffard Langevin, Cl. Elisabeth Poulain

Cours St Laud, Gare +, les voies ferrées, l'herbe entre les rails, Cl. Elisabeth PoulainCours St Laud, Gare +, les voies ferrées, l'herbe entre les rails, Cl. Elisabeth Poulain

Cours St Laud, Gare +, les voies ferrées, l'herbe entre les rails, Cl. Elisabeth Poulain

Cet endroit en sortie de gare à Angers est plus que sensible. La preuve en est qu’il y a été implanté une passerelle pour les piétons, il y a un temps certain, de plusieurs décades, sans que je puisse même vous donner une date approximative. L’emprise des voies ferrées est à cet endroit en resserrement de sorte que la largeur à traverser pour les piétons est plus « optimale ». C’est aussi là, quasiment en face mais un peu plus bas, rue Fulton, que  la ville a décidé d’implanter Cours Saint-Laud, un projet innovant de grande ampleur, après avoir traversé la Place Giffard  Langevin.   

Notons tout de suite une grande différence entre les deux « rives ».  L’ensemble  Quatuor de Gare + est constitué d’immeubles séparés les uns des autres, qui présentent leur largeur face aux voies et leur plus grande longueur entre leur façade rail et celle de la rue en arrière. Le bruit des trains peut ainsi s’échapper partiellement par « des corridors ouverts », alors que la situation au sol d’Intencity est totalement différente. De l’autre côté en rive gauche en effet, la bande unitaire au sol est beaucoup plus longue que large. Sa largeur peu accentuée va en se rétrécissant vers le haut, en arrivant près de la place Giffard Langevin au croisement de la rue Fulton et de la rue Eblé. La réaction au bruit est alors totalement différente et d’autant plus importante que des logements sont prévus dans ces bâtiments innovants à fonctionnalités plurielles. Notons tout de suite, qu’Intencity regroupe plusieurs immeubles différenciés accolés les uns aux autres, contrairement aux quatre immeubles d’en face, qui garde chacun leur individualité, chacun d'entre eux formant un bloc.  

Revenons rive gauche. La forme de ce terrain, en forme de quadrilatère allongé irrégulier, à faible largeur, en pente, qui va en se rétrécissant vers le haut, vers la place, Giffard Langevin,  a appelé un projet architectural audacieux et de grande ambition, à l’instar de ceux que l’agence ANMA a déjà réalisés avec brio. Elle a par exemple reçu une mention à l'équerre d'argent - un grand prix de l'architecture - en 2010 pour la célèbre opération de réhabilitation de la friche portuaire de Dunkerque (voir références en notes en fin d’article). A Angers, en rive gauche de l'emprise ferroviaire, il s'est agi de créer un nouveau cœur de quartier.

Angers, Cours Saint-Laud, les 7 façades différenciées avant, rue Fulton, Cl. Elisabeth Poulain

Angers, Cours Saint-Laud, les 7 façades différenciées avant, rue Fulton, Cl. Elisabeth Poulain

Cette fois-ci à Angers en 2017, est né - et pas encore tout à fait terminé, mais presque - un ensemble contigu de logements et de bureaux tertiaires  destiné à donner vie à cette partie d’Angers, qui porte le nom de « Cours Saint-Laud ». C’est un point important qui explique aussi pourquoi le site choisi pour « Intencity » de ce côté se justifie pleinement, même s’il est décalé par rapport aux implantations de « Gare + », du côté de la Gare Saint-Laud en rive droite (vers Nantes) plus en amont. Les deux groupes d’immeubles vont pouvoir  s’équilibrer l’un l’autre,  « communiquer » d’une certaine façon, en assumant des fonctionnalités différentes, et cela d’autant plus qu’il y a déjà une continuité physique entre les deux « rives », comme le montre le resserrement des rails à cet endroit, qui s’étaient déployés largement au niveau de la gare Saint-Laud et qui se regroupent en aval entre Quatuor et Intencity. Mais il y a plus.  

En effet juste à cet endroit très stratégique, dans le projet de Cours Saint-Laud (rive gauche), une passerelle ancienne et toujours active actuellement va prochainement être remplacée par une passerelle plus large et plus aux normes actuelles . Les accès en courbe de ce véritable ouvrage d’art permettront aux personnes poussant des poussettes et aux cyclistes  de passer au-dessus des voies, en toute sécurité et sans fatigue, tout en gardant des marches pour ceux qui sont pressés et/ou que ne gênent pas les  escaliers. Comme on le voit, des liens existent déjà, entre des rives qui se parlent, dans un site stratégique, qui ont commencé à se renforcer grâce à l’implantation d’INTENCITY par ANMA, à savoir l’Agence Nicolas Martin & Associés.     

La polyvalence de cet ensemble architectural très innovant. D’Intencity à Inventicity, il n’y a pas loin. Les mots ont toujours une forte importance. Ils disent beaucoup. Ici, le chantier est bien avancé, comme l’atteste l’immeuble déjà réalisé et actif, sorti de l’état de chantier  en bas, à l’intersection avec la rue Yvonne Poirel. C’est la raison pour laquelle une visite de chantier a pu être programmée par le CAUE en partie haute, en la présence de Michel Delplace, l’architecte associé de l’agence, qui était déjà membre de l’équipe de « Grand Large », l’opération de réhabilitation de la friche portuaire de Dunkerque  bien connue.  Mais revenons en 2017, pour vous dire que l’agence est bien connue pour mener avec succès des projets ambitieux et novateurs dans des situations urbaines complexes et forcément difficiles.

Angers, Cours Saint-Laud, Intencity, Façade arrière sur le parc,Cl. Elisabeth Poulain

Angers, Cours Saint-Laud, Intencity, Façade arrière sur le parc,Cl. Elisabeth Poulain

A Angers, pour les amoureux de l’architecture d’aujourd’hui pour demain, il s’est agi de découvrir un chantier en cours de réalisation avancée qui permet de sentir aujourd’hui les pulsations de la ville de demain, qui s’expriment en termes de novation des réponses qui sont apportées aux besoins urbains. Il ne s’agit plus de faire seulement un bel immeuble innovant, ni même plusieurs juxtaposés. Il est question de réaliser un nouveau quartier -la ZAC couvre 70 000m2- , qui change le regard de ceux qui passent mais aussi le mode de vie de ceux qui vont y vivre, y travailler, y venir…en sentant les pulsations du changement dans le temps, en ayant intégré les nouveaux rythmes de la ville.

Dans Intencity, vous sentez les vibrations de l’énergie, du temps qui dynamise, des rythmes de la ville qui se modifie à chaque instant, de la même façon que vous entendez les trains qui passent, même si au cours de la visite de chantier,  aucune question sur le bruit n’a été posée. Il faut dire , que contrairement à ce que je croyais, il est bien passé des trains, la preuve en est que la nuisance est réellement faible. Il est vrai aussi que j’étais très occupée à voir, à avancer, à regarder où je mettais les pieds, à prendre des notes, en écoutant attentivement Michel Delplace, tout en faisant aussi des clichés!

Quelques chiffres d’abord pour montrer l’importance d’Intencity qui occupe le bas de la rue Fulton, en lien par l’arrière avec le parc, au bas de la rue Eblé. C’est à noter parce que lors de la visite de chantier, nous n’avons pas eu le temps de  voir la façade « Jardins », qui s’ouvre un « parc » urbain libre d’accès. A dire vrai, aussi bien la dénomination de parc, ou de jardins, d’ailleurs, me semble vraiment inadaptée. Je parlerai plutôt de « prairie urbaine », avec une aire de jeux, car tout est ouvert. Il faut dire aussi que des façades, il y en a en veux-tu, en voilà…        

Dans le reste du triangle qui descend en pente, «c’est là que vont être achevés d’être construit au total 4000m2 de bureaux, + 25 logements, + une petite activité industrielle à venir et encore un îlot à faire. Le plateau de bureaux va s’étendre de 300 à 600 m2, sur deux bâtiments et un autre de 120 m2. Le site est très particulier, avec cette vision latérale en courbe, quand on arrive de Nantes. On a travaillé sur ces « épines » dissymétriques, qui font l’objet d’une isolation par l’extérieur.  Pour chaque nef, le grand côté est en aluminium et le petit côté est en noir…La nef du fond  est foncée, avec un jeu visuel devant-derrière…Cela interroge, au point que l’on se pose des questions sur le bâtiment qui est devant soi… Le bâtiment A est celui qui se présente devant nous, le B est au milieu et le C est vers le bas…. »

Angers, Cours Saint-Laud, Intencity, Jeux de façades avant, rue Fulton, Cl. Elisabeth Poulain
Angers, Cours Saint-Laud, Intencity, Jeux de façades avant, rue Fulton, Cl. Elisabeth Poulain Angers, Cours Saint-Laud, Intencity, Jeux de façades avant, rue Fulton, Cl. Elisabeth Poulain

Angers, Cours Saint-Laud, Intencity, Jeux de façades avant, rue Fulton, Cl. Elisabeth Poulain

Imaginez, vous arrivez à vélo, en étant passée par-dessus la voie ferrée en amont sur le pont qui se situe juste avant la gare. Vous longez l’emprise ferroviaire et vous arrivez à cette pointe de triangle de la Place Giffard Langevin. Vous laissez votre vélo, derrière un poteau provisoire en bois,  attaché  à la clôture en canisse en arrière. C’est du « rus de rustique » !.  Vous voyez déjà un groupe de personnes et vous savez que vous êtes arrivée au bon endroit. En fait la découverte avait commencé pour moi, quelques semaines avant par hasard, mais cette fois-là en n’ayant vu que la façade arrière tournée vers la prairie arborée, qui forme une sorte de vallon peu accentué.  Cette fois-là, la découverte s’était faite pour moi en venant de la rue Eblé, c’est-à-dire par l’arrière.

Il y avait déjà là un télescopage de temps et d’espace entre ces maisons accolées les unes aux autres sur la façade arrière , la partie médiane de ce bel espace urbain de nature tournée vers les jeux pour enfants, l’allée qui coupe en biais cette prairie urbaine, qu’on appelle dans les brochures « le parc » et sur la gauche de l’allée, des panneaux de chantier qui laissaient voir des constructions en train de se faire. L’idée qui est venue à l’esprit a été qu’au cordon de maisons du haut datant de la fin du XIXe-début du XXe de la rue Eblé, allait correspondre, en  non-continuité, pour notre XXIe siècle une architecture qui lui corresponde, basée sur la novation et qui appelle de ce fait de nouvelles perceptions, des vibrations et naturellement un nouveau regard.  

Et c’est la découverte que j’ai faite lors de la visite du chantier organisée par le CAUE d’Angers pour plusieurs dizaines de personnes le samedi 14 octobre dernier à 10h, en la présence de Michel  Delplace, architecte associé de l’ANMA. Tout en découvrant une partie du bâtiment C, il nous a présenté le projet, le chantier et sa finalisation telle que nous avons pu les voir, à différents stades d’achèvement dans le temps. Dans tout projet, il y a toujours trois dimensions, quelqu’en soit l’ordre : les personnes, le temps et la terre qui nous porte, avec toujours une forte imbrication. Dans le cas d’Intencity, on pourrait parler de vibrations de la novation…Il ne s’agit plus de faire des barres qui barrent l’horizon, des tours qui dominent ou des grands ensembles qui écrasent le paysage urbain de toute leur puissance, comme on l’envisageait lorsqu’il fallait reconstruire la France en plein boom démographique…

Angers, Cours Saint-Laud, Intencity, parc arrière, aire de jeux pour les enfants Cl. Elisabeth Poulain Angers, Cours Saint-Laud, Intencity, parc arrière, aire de jeux pour les enfants Cl. Elisabeth Poulain
Angers, Cours Saint-Laud, Intencity, parc arrière, aire de jeux pour les enfants Cl. Elisabeth Poulain

Angers, Cours Saint-Laud, Intencity, parc arrière, aire de jeux pour les enfants Cl. Elisabeth Poulain

C'est la réalisation phare  d’une nouvelle dimension innovante de la ville, compréhensible déjà du dehors dans sa triple mixité fonctionnelle, visuelle et temporelle, en mêlant les activités de travail et de vie.  Citons les étages élevés pour les bureaux, avec des espaces traversant pour certains dotés de trois façades. Imaginez la lumière que vous pouvez avoir et les vues sur la ville ! Dans un même immeuble, il peut y avoir les bureaux en haut, avec des terrasses accessibles pour certains, des appartements HLM dans les étages du bas, accessibles par des escaliers que l’on ne voit pas de la rue, une crèche qui sera d’autant mieux accueillie que "la prairie" juste à côté de l’allée qui longe  l'ensemble par  l’arrière proche de la place, est  déjà conçue pour les enfants, avec des jeux divers et variés !    

Il est vraiment temps d’arriver aux façades. Le jeu ici s’est fait avec la lumière, comme le vent avait été une force majeure d’innovation à Dunkerque dans les immeubles à gables, face à l’eau du port. Si vous ne voulez pas et/ou ne pouvez pas construire  en ligne ni en hauteur, une autre solution innovante existe, comme le montre Intencity. Elle consiste à accoler des bâtiments différents en jouant tout particulièrement, sur leur hauteur, sur leur « skyline », leur "ligne de ciel", leur type de finition en haut, leurs singularités de façade, des ruptures volontaires qui ne choquent pas au contraire... On y voit  en particulier un espace horizontal gravillonné  aux allures d’un jardin, où se trouvent une table avec des chaises, de jardin… qui attendent des personnes, qui vont travailler dans les bureaux et qui pourrons y faire leur pause-café, mais seulement bien sûr quand on est à l'intérieur… En complément de ce jeu entre l’architecture proprement dite et la lumière, est associée ici avec la brillance des éléments métalliques structurants dissymétriques des fenêtres, avec une face brillance et une face noire. Il y a là un « jeu visuel » qui sera perçu par les passagers des trains lors de leur arrivée en gare.

C’est encore une des caractéristiques bien singulière et très intéressante de l’agence, qui est de savoir utiliser les atouts du lieu pour renforcer l’ancrage d’un projet, tout comme  le vent l’avait été à Dunkerque pour les façades des immeubles à gable pour assurer une ventilation naturelle dans les immeubles. On y trouvait déjà la volonté de faire surgir les différences dans des façades jamais tout à fait les mêmes et qui en avaient alors pourtant d’autant plus de liens d’appartenance à un ensemble. Avec aussi une recherche forte sur l’usage des matériaux utilisés pour les façades…du métal, du bois… des formes hautes triangulaires sur le devant, des formes avec du bois en arrière...  

PS. Il y aura un autre billet sur la visite de chantier en étant entré fois-ci dans le bâtiment C, me semble-t-il. Il faudra attendre un peu, tant ce type de billet est lourd.

 

Angers Cours Saint-Laud, le panneau d'affichage de l'opération, Place Giffard Langevin, Cl. Elisabeth Poulain

Angers Cours Saint-Laud, le panneau d'affichage de l'opération, Place Giffard Langevin, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. L’agence ANMA, l’Agence  Nicolas Michelin et Ass. sur http://www.anma.fr/

. Voir aussi la présentation de l’agence, de Michel Delplace, du projet …sur  https://www.facebook.com/search/str/anma+michel+delplace+architecte+associ%C3%A9/keywords_search    

. Voir l’annonce de la visites de chantier sur le site du CAUE, le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement  sur : https://a3aangers.wordpress.com/2017/09/18/visite-de-chantier-intencity/

https://www.caue49.com/2017/09/19/visite-de-chantier-intencity/ ainsi que sa newsletter sur  https://www.caue49.com/2017/09/27/newsletter-caue-de-maine-loire/                                                     

. Retrouver le projet en détail, avec tous les chiffres, dans la plaquette d’Angers Développement  dans https://www.angers-developpement.com/wp-content/uploads/2016/08/Plaquette-Cours-St-Laud-BD-2016.pdf

. Egalement  http://www.angers.fr/decouvrir-angers/angers-ville-en-mouvement/cours-saint-laud/index.html     ainsi que  http://www.my-angers.info/06/02/cours-saint-laud-demarrage-du-chantier-de-limmeuble-intencity/56464                                                    

. Sur la visite elle-même, la présentation sur http://us11.campaign-archive1.com/?u=9f731502648fa26a6f0c6ec7f&id=cb33da2369    et https://a3aangers.wordpress.com/2017/09/18/visite-de-chantier-intencity/

. Et celle d’A3A – l’Association Angevine des Amis de l’Architecture- associée au CAUE de Maine et Loire sur https://a3aangers.wordpress.com/ 

                                                                         **

Sur l’Agence ANMA et Dunkerque, voir d’abord https://www.amc-archi.com/photos/equerre-d-argent-2010-mention-speciale-nicolas-michelin-et-associes-immeubles-a-gables-du-grand-large,2187/facades-en-bord-de-quai-imm.1

. Un précédent billet sur ce blog en date du 29.06.2010, sur cette fameuse opération du Port de Dunkerque pour cette formidable réussite d’insertion d’un ensemble atypique, très original, dans un site portuaire dégradé, qui avait perdu son identité, http://www.elisabethpoulain.com/article-le-grand-large-a-dunkerque-sur-le-port-un-souffle-d-air-nouveau-107585321.html

. Un autre article sur Dunkerque toujours sur ce blog, avec d’autres clichés des immeubles conçus par l’Agence Michelin, en date du 29 juin 2012  http://www.elisabethpoulain.com/article-dunkerque-entre-frontieres-grands-paysages-l-art-du-telescopage-125131338.html

 

                                                                        

 

                                                            

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Une couleur, le rouge en ville et dans le jardin, en trois photos

13 Octobre 2017, 15:13pm

Publié par Elisabeth Poulain

Feuille rouge, devant une paire de chaussures rouges, Cl. Elisabeth PoulainFeuille rouge, devant une paire de chaussures rouges, Cl. Elisabeth Poulain

Feuille rouge, devant une paire de chaussures rouges, Cl. Elisabeth Poulain

C’est vraiment une toute petite histoire, qui commence par une belle feuille rouge qui venait juste de tomber à terre, devant une paire de chaussures rouges dans un centre des impôts.  

Ces chaussures passent ensuite à vélo devant un magnifique bus rouge garé dans un parking spécial bus, dont les touristes venaient de partir admirer le château que l’on ne voit pas, en arrière du bus sur la gauche.

Pour finir ensuite par faire un tour dans un jardin où éclate de couleurs rouges un arbuste dont l’auteur de ces quelques lignes pense qu’il s’agit d’un « fusain ailé »  dont elle admire chaque automne ce rouge fabuleux, éclatant en différentes teintes selon les rayons du soleil…   

Suivez le rouge et attendez un peu pour voir un autre rouge, à écrire au pluriel !

. Clichés Elisabeth Poulain

Bus rouge garé en attente de ses touristes partis visiter le château, Cl. Elisabeth Poulain

Bus rouge garé en attente de ses touristes partis visiter le château, Cl. Elisabeth Poulain

Fusain en flamboyance à l'automne, Cl. Elisabeth PoulainFusain en flamboyance à l'automne, Cl. Elisabeth Poulain

Fusain en flamboyance à l'automne, Cl. Elisabeth Poulain

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Mam’zelle La Tyrolienne & M’sieur Tricotin vous donnent le bonjour

8 Octobre 2017, 17:23pm

Publié par Elisabeth Poulain

Mam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth PoulainMam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth Poulain

Mam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth Poulain

Et d’abord Mam’zelle La Tyrolienne. Elle est franchement très mignonne, bien qu’en assez mauvais état dès lors qu’on lui demande de bouger jambes et bras. Il y a quelques semaines encore, elle  n’avait qu’une de ses jambes de bloquée ; maintenant, ce n’est plus ça. Mam’zelle est pourtant brave et mignonne. On ne lui donnerait pas son âge quand elle reste au repos, tout en faisant le grand écart. Elle a quand même presque ses 60 ans. Elle est née dans son Tyrol natal. Il faut dire qu’enfermée et bien calée dans un carton, elle ne s’est pas beaucoup dépensée entretemps. Chacun sait aussi pourtant que l’ankylose n’est guère recommandée.

Son allure. Elle mesure près de 17 cm, sans compter le petit anneau qui est fiché dans sa tête pour pouvoir l’accrocher. Son visage rond est charmant, avec ses petits yeux rieurs qui regardent vers la gauche, ses sourcils bien tracés en arc de cercle au- dessus, un petit nez  rond et rouge, avec un seul petit trou au milieu pour pouvoir respirer, des bonnes joues rouges et un joli sourire. Elle a des cheveux longs et noirs bien lissés sur son crâne, rassemblés en forme de coque sur ses oreilles.

Elle porte avec fierté sa Dirndl Kleid, le costume typique des Tyroliennes dont il existait de nombreuses versions, selon les villages… En allant du cou aux chaussettes, on  distingue son chemisier blanc à manches courtes, son corset rouge bien serré  avec des lacets bleus, du même bleu que le ruban qui forme le pourtour du corset ainsi que de sa jupe bleue, avec du jaune et du rouge, bien serrée à la taille par un charmant tablier blanc qui se termine par de la dentelle en bas. Pour ses jambes des chaussettes blanches avec des chaussures  presque noires.   

Mam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth Poulain

Mam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth Poulain

M'sieur Tricotin, Cl. Elisabeth Poulain

M'sieur Tricotin, Cl. Elisabeth Poulain

M’sieur Tricotin maintenant. Il va bien, tellement bien que la description le concernant va être très courte. Il mesure 10cm de haut; avec les 4 clous fichés dans sa tête, il prend 0,8 cm de plus. En commençant par le bas, son assise blanche resserrée un peu au-dessus permet de mieux saisir l’ensemble de sa main gauche, pour y glisser le petit doigt. Vient ensuite sa tenue bleue, avec comme seule décoration deux cercles dorés en bas de cette tunique bleue. Une chemise blanche, avec deux boutons rouges, se situe entre cette tenue et son visage très fin franchement rose et souriant.   Ses yeux regardent vers la droite, son nez se remarque à deux très petits points et sa bouche est un trait fin et léger.

Une sorte de chapeau coiffe sa tête évidée par où passe le fil noué, de sorte qu’avec un crochet fin, on fait repasser le fil de laine dessus en faisant une boucle. Chaque boucle fait avancer cette sorte de tricot en forme de petit boudin et après on peut aussi s’amuser à coudre les petits boudins ensemble pour faire une sorte une sorte de petit tapis. J’ai gardé le petit bonhomme et depuis longtemps oublié ce que j’avais fait avec ça et l’âge que j’avais…en ces temps de hardies découvertes manuelles !         

Pour suivre le chemin.

. La Tyrolienne d’abord, retrouver son costume sur https://www.oktoberfest.net/dirndl-et-lederhosen/   

. Pour un pantin, voir  https://webinstit.net/fiche%20par%20theme/bonhomme/bonhomme_pantin_articule.htm

. Le tricotin, voir pour exemple de mode de fonctionnement http://www.prima.fr/mode-beaute/comment-utiliser-un-tricotin/7935361/ et pour un cliché, https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Caterinetta.jpg , caterinetta étant le terme italien pour tricotin…

. Des modèles pour enfants sur http://www.bergeredefrance.fr/accessoires/autres-techniques/tricotin

. Clichés Elisabeth Poulain

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Les dessins de 11 animaux à la queue leu leu d’un petit garçon 6-8 ans

7 Octobre 2017, 15:59pm

Publié par Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, le serpent x 2, Cl. Elisabeth PoulainDessins d'enfant, le serpent x 2, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, le serpent x 2, Cl. Elisabeth Poulain

Et d’abord une question pour commencer: pourquoi ne pas donner un âge précis ? La réponse est simple, toit simplement parce que je ne la connais pas ! Maintenant je peux commencer à vous parler de ses dessins.

Ces onze animaux se suivent sur un rouleau de papier ménager blanc double épaisseur. Cette information n’est pas un détail, car seule est visible la première couche ; celle du dessous, est toujours là mais elle s’est détachée de la première. Et le papier est d’une telle fragilité, qu’il est difficile à manipuler et à faire coïncider autant que faire se peuvent les traces des crayons feutres marquées sur le papier n°1 qui ont parfois teintées la couche n°2. De la même façon, comme il ne me semble pas possible de repasser – je précise au fer à repasser - ni  la première ni la seconde couche, je vous présenterai donc ces dessins avec leurs plis. Et comme la bande mesure 2,60 mètres environ, vous n’aurez que des vues partielles ! Après une introduction aussi « positive », je vais enfin commencer à vous montrer et à vous parler de ce fameux bestiaire ! 

Voici de gauche à droite, l’éventail choisi par le jeune dessinateur tout en ignorant s’il n’a pas commencé dans l’ordre inverse. Cela me semblerait difficile dans la mesure où tous les onze animaux avancent de gauche à droite, comme l’écriture :  

- l’Hippopotame, l’Eléphant, le Serpent, le Renne,

- le Singe, l'Oie, l’Oiseau, le Poisson,

le Chien, le Chat, la Tortue...

Dessins d'enfant, l'hippopotame, l'éléphant et le renne, Cl. Elisabeth Poulain
Dessins d'enfant, l'hippopotame, l'éléphant et le renne, Cl. Elisabeth Poulain
Dessins d'enfant, l'hippopotame, l'éléphant et le renne, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, l'hippopotame, l'éléphant et le renne, Cl. Elisabeth Poulain

. L’Hippopotame, dit l’hippopo, en langage enfantin, est vu de profil comme tous les autres d’ailleurs, la tête vers la droite, dessiné au feutre marron. On voit ses cornes, son museau allongé, avec son œil gauche avec une pointe de rouge pour marquer la pupille, son oreille droite un peu plus en arrière sur la tête, son corps lourd et trapu et ses pattes courtes et lourdes. Il ne lui manque même pas la queue qui se termine avec un plumet au bout et au bout du bout  du bord du papier.  

. Devant lui, se présente ensuite l’Eléphant, dessiné au feutre bleu moyen. A juste titre, il est plus grand, avec une très grosse tête. En commençant par la tête à droite, notons qu’elle ressemble à un gros ballon rond, comme collé à un gros corps de forme ovale, avec des côtés arrondis sur à droite et à gauche. On voit vers le haut l’œil rond avec une grosse pupille franchement rouge  au milieu, une oreille bien dessinée et petite vers l’arrière du crâne. L’avant de la tête est très travaillé, avec cette superbe trompe arrondie, qui passe entre les deux défenses. L’artiste a pris soin de colorier les défenses en bleu pour mieux les faire ressortir, en faisant bien attention à ne teinter tout en en bleu que celle de droite que l’on voit en entier.

. Le Serpent devant l'éléphant. Il occupe la place qui lui convient au bas de la page mais sans que jamais le sol ne soit indiqué. C'est d'ailleurs le cas pour tous les dessins. Il ondule et tient et tient sa place en laissant un retrait aussi bien en arrière que devant. On voit bin l'œil et la langue fourchue tracés au feutre noir, ainsi que le mouvement donné par les ondulations. C'est le seul animal qui bouge de la série.  

. Le Cerf ensuite. Comment peut-on imaginer qu’après le serpent vienne le cerf ? Le taux probabilité doit être faible, voire très faible. Pour la première fois, une couleur chaude a été utilisée… C’est l’orange. C’est aussi le quadrupède le plus petit et le plus fin. On peut admirer de droite à gauche ses hautes cornes frisotées, son iris noir pour accentuer la force du regard, un début de sourire ? puis en descendant les pattes avec des cornes au bout qui ressemblent à des talons doubles…Le dessinateur était content de son travail. Le cerf lui a tapé dans l’œil !

 

Dessins d'enfant, l'oie, l'oiseau et le poisson, Cl. Elisabeth PoulainDessins d'enfant, l'oie, l'oiseau et le poisson, Cl. Elisabeth PoulainDessins d'enfant, l'oie, l'oiseau et le poisson, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, l'oie, l'oiseau et le poisson, Cl. Elisabeth Poulain

. Le Singe. Il est très fier de lui, cet animal. Il nous regarde franchement dans les yeux. Il sourit presque jusqu’aux oreilles qu’il a larges et bien ouvertes, des yeux rieurs avec ses pupilles noires. Son bras gauche est très développé, surtout par rapport au droit ; quant aux pattes arrière, celle de droite  est cette fois-ci plus forte que  sa correspondante. Il a un corps en forme de franc suppositoire.  Tant les pattes que les mains ont chacun cinq doigts, un vrai raffinement !    

. L’Oie. C’est clairement le dessin le plus difficile à voir tant sa couleur jaune d’or est peu perceptible, sauf à mettre cette partie du rouleau dans la lumière du soleil. Cette oie est tellement grande que le petit garçon n’a pas eu la place de  faire ne serait-ce que d’esquisser ses pattes. Il a pourtant pris soin de dessiner en noir son aile droite repliée en forme presque de pied pour occuper ce grand espace.  En noir également, la pupille de l’œil  et la bouche qui a l’air de sourire. C’est le second animal  qui a l’air content.

. L’Oiseau. Est-ce une mouette ? Difficile à dire, peut-être à condition  s’il en existe en forme de bombardier lourd et qui aurait un bec pointu et non bombé sur le dessus. C’est donc un autre volatile, du genre sérieux, attentif  et au regard perçant, avec une pupille rouge, cette fois-ci et sans le sourire. Les ailes sont particulièrement soignées et la queue se termine par trois plumes…

. C’est au tour du Poisson d’arriver sous  les feux de la rampe. Il est absolument superbe. Les deux traits du corps ont été faits d’un seul coup, puis vraisemblablement est venue ensuite la forme incurvée vers l’intérieur pour finir la queue. Les écailles ont été formées, quitte à dépasser un peu ; puis  l’oeil rond à la pupille bleue et le petit sourire d’un poisson satisfait ont fini le dessin. La vie est belle quand on est un poisson heureux…

Dessins d'enfant, le chien, le chat et la tortue, Cl. Elisabeth Poulain Dessins d'enfant, le chien, le chat et la tortue, Cl. Elisabeth Poulain Dessins d'enfant, le chien, le chat et la tortue, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, le chien, le chat et la tortue, Cl. Elisabeth Poulain

. Le Chien violet maintenant.  Il n’aura pas le premier prix de beauté, c’est une certitude. C’est peut-être une des raisons qui explique son air ronchon. Il a une tête en forme de poire pas très réussie avec quatre petites pattes tournées vers l’avant, une oreille qui pendouille, un œil ovale à la  pupille noire, une dentition à faire peur et une queue pas terrible…C’est sûr, il n’aura pas le premier prix de beauté.

. Au tour du Chat orange maintenant. L’artiste devait commencer à fatiguer. Le corps aurait pu être celui du chien. Les pattes sont des sortes de bâtons arrondis au bas, avec une queue plus travaillée que celle du chien, son voisin. Reste la tête qui est plus drôle, avec sa moustache fournie, ses deux petites oreilles pointues et sa pupille violette.

. La Tortue arrive bonne dernière à la fin. C’est normal, me direz-vous ou peut-être pas, n’oubliez pas qu’elle a derrière elle une véritable troupe de dix animaux et des « lourds » qui la poussent pour qu’elle aille plus vite ! Je la trouve positivement admirable, d’autant plus qu’elle est bien dessinée avec ses écailles en forme de triangles  qui s’insèrent les uns dans les autres. Sa couleur bleue lui va très bien au teint…    Et c’est ainsi que se termine cette petite histoire, sans fin…

Pour suivre le chemin

. Lire comment les dessins d’enfant évoluent avec l’âge, sachant que chaque enfant est forcément un cas particulier, sur http://www.persee.fr/doc/enfan_0013-7545_1961_num_14_2_2261

. Clichés Elisabeth Poulain       

 

Dessins d'enfant, le singe souriant, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, le singe souriant, Cl. Elisabeth Poulain

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Les couleurs de 4 villes suisses des paquets de sucre en publicité

2 Octobre 2017, 14:42pm

Publié par Elisabeth Poulain

Bellinzona, son canton en rouge au verso, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Bellinzona, son canton en rouge au verso, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Bellinzona, la ville vue sur le recto, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Bellinzona, la ville vue sur le recto, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

                                                                                                             

Le titre est peut être un peu abscons, dans la mesure où je peux seulement vous assurer qu’il s’agit de de dessins d’après photos  entièrement re-colorisées.  Contrairement à Avignon, dont j’ai parlé dans un autre billet, il y a quelques années, l’organisme français avait choisi, pour les municipalités volontaires, de présenter sur des morceaux de sucre un vrai cliché couleur dans le cadre d’une campagne « Visit France » . Je pense que cette campagne française devait dater d’une dizaine d’années avant.  Vous donnez une date précise pour l’opération suisse est au moins aussi difficile puisqu’il n’y en a aucune d’indiquée. Il y a plusieurs décades, la limite de validité ne devait pas exister, surtout pour du sucre.  Et quant à vous dire combien il y a de sucre dedans exactement, impossible : il me faudrait ouvrir le sachet ! Quelques grammes, c’est certain.     

La campagne suisse a également pour objectif d’attirer les touristes en Suisse. Il s’agit cette fois de mettre en valeur cette fois-ci sur ces paquets de sucre en poudre, non plus un monument mais une ville en jouant sur l’harmonie des couleurs. L’avantage est que la surface est plus grande et laisse plus de place à l’inventivité. Ma petite balance  donne un montant concordant et cohérent  selon que j’en pèse un, deux, trois ou les quatre. Chaque sachet pèse 5 grammes, mesure 7cm sur 4, 5 cm, papier compris. Toutes les vues sont saisies de ce fait en vertical, avec toujours une ou plusieurs élévations, qui justifie ce choix et plus de proximité, entre la personne qui tient dans la main  ces vues retravaillées dans des couleurs hors réalité et très séduisantes.  Contrairement à ce que l’on fait d’habitude, c’est par le verso que nous allons commencer à « découvrir » quatre visions de ville  suisse, hors des plus célèbres telles que Genève, Zurich, Lausanne…  

Schaffhausen recto, son canton verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth PoulainSchaffhausen recto, son canton verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Schaffhausen recto, son canton verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Stans au recto, son canton Nidwalden au verso, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain Stans au recto, son canton Nidwalden au verso, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Stans au recto, son canton Nidwalden au verso, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Revenons aux sachets de  sucre. Il s’agit d’une opération publicitaire conjointe menée par la Confédération helvétique et  le canton où est située la ville volontaire. C’est  une déduction qui découle, non d’une mention écrite précise figurant à l’arrière,  mais du fait que le drapeau et la superficie de la Confédération helvétique au verso sont  chaque fois indiquée : 41285 km2, avec une carte globale  sur un sachet de 4,3cm en longueur et 2,5 cm en hauteur approximativement - où les fleuves et les lacs figurent en bleu, comme normalement, et le canton visé par le dessin en rouge, par ordre alphabétique cette fois.                                                               

                                                                                    *

. Voici le centre de la ville de Bellinzona, dans le canton du Tessin où l’on distingue un et/ou deux des trois châteaux, la muraille à distinguer des remparts, avec ses couleurs rouge brique foncé, plus léger, des roses variés en densité et du vert  turquoise pour figurer l’extérieur de la ville.

                                                                                    *

. Le château de la ville de Shaffhausen sur la colline, avec le Rhin qui coule avec vigueur et allant ; on l’aperçoit bien au second plan, juste après le parapet. La ville est située dans le canton du même nom. Sur l’autre rive, au bas du château, on distingue  la façade de la maison ancienne au fronton tri-angulaire à la mode flamande, très connue semble-t-il.  Cette fois-ci la gamme des couleurs joue sur le violet clair, moyen, plus foncé, des roses prononcés et plus clairs, des verts turquoise  et en plus un peu de jaune.     

                                                                                   *         

. La vue sur Stans et la grande montagne en arrière-fond. C’est une petite ville, d’un peu plus de 8000 habitants, située en fond de vallée au pied d’une montagne que l’on aperçoit très bien sur le dessin multi-colorisé, dans le fond se détachant en jaune or léger sur un ciel bleu très clair. Sur la gauche, on aperçoit une église de couleur rose, et des maisons de différentes couleurs turquoises, grisées roses.  Stans fait partie du canton de Nidwalden.

                                                                                   *

. Zug dans le canton du même nom.  Le décor change au sens où il n’existe pas d’élévation au sens géographique du terme. On voit bien le clocher d’un beffroi ou d’une église avec cette sensation cette fois-ci d’être vraiment dans la ville au bord du trottoir…   

Zug ville au recto, son canton au verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth PoulainZug ville au recto, son canton au verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Zug ville au recto, son canton au verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. La Suisse à découvrir sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Suisse

. Les cantons suisses, https://fr.wikipedia.org/wiki/Canton_suisse

. Pour Bellinzona, voir le canton du Tessin (2812 km2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Canton_du_Tessin. La ville elle-même  est inscrite au Patrimoine  mondial de l’Unesco, grâce notamment à ses trois châteaux, sa muraille et les remparts du bourg sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teaux_de_Bellinzone  

. Pour Schaffhausen (canton de Schaffhausen 299km2),  consulter https://fr.wikipedia.org/wiki/Schaffhouse ainsi que le site de Picswiss http://www.picswiss.ch/geo.html qui a aussi donné son cliché du Rhin au premier plan et de la colline, avec le château en haut pour wikipedia.    

. Sur Stans (Canton de Nidwalden 276m2), il vous faudra être patient : pour l’instant, vous pouvez consulter https://fr.wikipedia.org/wiki/Stans ainsi que le site en allemand de la commune http://www.stans.ch/de/ avec une beau cliché de la fameuse montagne en arrière-plan  ainsi que des photos d’archives https://www.tourismusstans.ch/bildarchiv/alpkaesemarkt  

. Pour Zug (Canton 239km2), vous pouvez voir une page et plus de beaux clichés, côté nature et lac plutôt que sur la ville elle-même.   https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Canton_of_Zug?uselang=fr

. Il semblerait, mais sans certitude de ma part, que ces packagings  soient une création de « bugre-art », comme il est indiqué en tous petits caractères à droite du sachet et en dessous de la composition. http://bugre-art.ch/index.php?c=photos&grp=2&g=133   

                                                                                 *

. Voir un précédent billet sur le même thème – 1 sucre = 1 ville - cette fois-ci avec du sucre en morceaux et une toute petite photo-couleur, pour une campagne lancée par le gouvernement français « Visit France », paru sur mon blog sous le titre « Le Pont Saint-Bénezet, dit le Pont d’Avignon » le 15.10.2016, à l’adresse suivante http://www.elisabethpoulain.com/2016/10/avignon-le-pont-saint-benezet-dit-le-pont-d-avignon-cl-elisabeth-poulain-1-ces-villes-sont-representees-en-photos-minuscules-sur-deu

. Concernant le sucre, juste une information, quant à une éventuelle date limite de validité, il semblerait que cette indication ne soit pas obligatoire. J’ai sous mes yeux une boîte de sucre en bûchette Saint-Louis. Rien n’y figure à ce titre.

. Clichés Elisabeth Poulain

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