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Le Blog d'Elisabeth Poulain

La petite maison verte, son hangar vert, sur fond de prairie … verte !

5 Avril 2016, 10:48am

Publié par Elisabeth Poulain

La-petite-maison-verte-&-son-hangar-sur-la prairie-verte-partie-médiane-Lucienne-Richert-La Photo-ça déménage-FB

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C’est un très joli cliché de Lucienne Richert, que j’ai découvert sur Facebook, dans le groupe "La Photo, ça démange" . Une de ces photos qui restent comme scotchées dans la rétine, alors même que vous ne l’avez vu qu’une seule fois. Vous vous surprenez ensuite à la rechercher, pour la regarder à nouveau, puis encore, encore…Jusqu’au moment où vous vous dites « Ah, ça, c’est une photo », une de celle qui vous intrigue, tant elle parle, alors même que le thème, le décor …n’ont rien de spectaculaire. C’est le contraire. Non, ce serait trop simple, trop passe-partout.

Cette photo a un mystère. Plus justement, elle est un mystère. Et une grande et franche réussite. C’est le genre de photo qu’on ne peut prendre que si l’on a toujours son appareil avec soi. Ce n’est pas quelque chose que l’on peut programmer, à moins de l’avoir déjà vu et de revenir spécialement pour ça.

Imaginez. Vous êtes en forêt, à crapahuter dans un petit sentier qui semble pourtant emprunté. Il y a des gens qui ont dû passer par là et ça, ça vous étonne. Où peut donc mener ce petit chemin ? Manque de chance, vous avez oublié votre vieille carte d’état-major. Il n’y a pas de lieu de destination, ni de point de vue particulier à voir. Pourtant, il y a ou il y a eu du passage.

Et c’est au moment où vous comprenez où vous arrivez, qu’instinctivement vous prenez votre appareil photo. Vous photographiez l’arrière d’une petite maison, qui a du paraître trop petite parce qu’une autre construction lui a été ajoutée. Est-ce un hangar ? Vous l’ignorez, tout comme la petite maison qui a été aussi peut être un hangar au départ. Le fait est que vous n’en savez rien.
 

La-petite-maison-verte-&-son-hangar-sur-la prairie-verte- Ph. Lucienne Richert, La Photo-ça déménage-FB

La-petite-maison-verte-&-son-hangar-sur-la prairie-verte- Ph. Lucienne Richert, La Photo-ça déménage-FB

Ce qui vous intéresse, c’est le télescopage, le choc de plusieurs univers, celui de la forêt d’où vous venez, l’arrière de ce double bâtiment qui a été peint en deux fois de deux verts différents, qui ressortent sur un autre vert, celui de la très grande prairie qui doit être en fond de vallon. Seul un évier atteste de « la modernité » de l’usage qui est fait du bâtiment double, agricole dans le passé et peut être maintenant doté d’ une dimension « loisir » quand il fait beau et doux.

Et c’est à ce moment- là que vous vous apercevez qu’il y a un tout petit ruisseau à franchir sur deux très petites planches ou troncs d’arbres pour rejoindre la petite maison verte double…C’est lui qui donne l’eau pour l’évier, ne serait-ce que pour se laver les mains…Il y a aussi un formidable jeu de lignes qui structurent l'entourage de la petite maison et son hangar. Outre le petit ruisseau qui coupe l'angle gauche, il y a, en faisant le tout inverse des aiguilles d'une montre, une vieille cloture avec du fil de fer barbelé, un coteau boisé qui monte dans le fond droit, en tournant encore une ligne d'horizon lointaine avec encore de la forêt et le retour par l'autre versant boisé du vallon, avec splendeur entre les splendeurs un arbre feuillu qui, l'hiver, a perdu ses feuilles pour faire admirer sa ramure.  

Et le tout fait un cliché fort qui exprime l’amour de la nature et la sensibilité de la photographe …

                                                                         *

Pour suivre le chemin

. Ce cliché est une photo de Lucienne Richert, qui fait partie du Groupe fermé « La Photo, ça démange » sur Facebook, mis en ligne le 30.03.2016, https://www.facebook.com/groups/852948478124259/search/?query=Lucienne%20Richert  

. Reproduction de la photo avec l’autorisation de l’auteur et … mes remerciements.

. Juste encore une précision, le texte est entièrement inventé, car je n’ai aucune information sur le site ou les raisons du choix de la photographe. Et c’est bien ainsi. car il peut y avoir autant de lecture d’un cliché que de sensibilité de celle, celui qui regarde…

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"La ville industrielle", Le Creusot, vue par Pierre Trémaux, 1847

30 Mars 2016, 15:50pm

Publié par Elisabeth Poulain

*LeCreusot vu du Nord-Pierre-Trémaux-aquarelle1847- partie centrale- copyrigh CUCM-doc.écomusée-repro.D.Busseuil

*LeCreusot vu du Nord-Pierre-Trémaux-aquarelle1847- partie centrale- copyrigh CUCM-doc.écomusée-repro.D.Busseuil

Il s’agit dans ce billet de vous parler de Pierre Trémaux (1818-1895), un architecte de formation, fasciné par la photographie en tant que mode d’expression de la différence de conceptions du monde. On en sait peu sur l’homme lui-même, ne serait-ce qu’au niveau de sa biographie. Il fut pourtant un Grand Voyageur au sens du XIXe siècle, c’est-à-dire un découvreur-explorateur en recherche de connaissances sur d’autres civilisations, pour comprendre le monde à un moment de grands changements. Photographe à la manière d’un ethnologue, il aimait saisir les monuments en Afrique, au Moyen-Orient…il avait à cœur  aussi de faire des clichés de paysages de très grande douceur, d’une sensibilité très contemporaine, sans rien d’époustouflant ou de grandiose. Cet Orientaliste a beaucoup contribué à diffuser de nouvelles visions d’un Ailleurs proche, de l’autre côté de la Mer Méditerranée.   

Son œuvre la plus connue est pourtant une de ses aquarelles faite en France qui a ensuite été lithographiée vraisemblablement pour assurer sa conservation. C’est la  ville du Creusot qu’il a dessinée et peinte, sous le titre très précis suivant « Vue d’ensemble de la ville du Creusot avec au premier plan les bâtiments de l’ancienne fonderie royale ». Rien que le titre qu’il a donné à cette aquarelle montre la précision de l’architecte, l’homme de l’art, qui sait mettre en valeur les monuments dans une vision très urbaine, très actuelle aussi. La précision de l’architecte, celle d’un urbaniste - un terme récent qui n’existait pas alors - en utilisant le terme de « ville » qui est tout,  sauf anodin.

Chacune des facettes imbriquées les unes dans les autres va s’exprimer dans cette aquarelle qui a toujours et encore une vigueur d’expression étonnante. Elle a la force de cohérence d’un travail d’architecte, la vision d’un urbaniste, les couleurs d’un site emblématique de la Révolution industrielle, la finesse d’un sociologue du milieu du XIXe et…l’intelligence de faire ressortir la légitimité de la terre déjà reconnue à son plus haut niveau. Et pourtant c’est la référence royale que cet homme-orchestre va faire apparaître très vite dans le titre, avec beaucoup de subtilité, ainsi que le terme de « ville » sur lequel on reviendra.

 

Le Creusot-vu du Nord-Pierre Trémaux- aquarelle 1847-copyrigt CUCM-doc.écomusée-repro.D.Busseuil

Le Creusot-vu du Nord-Pierre Trémaux- aquarelle 1847-copyrigt CUCM-doc.écomusée-repro.D.Busseuil

C’est pourtant la terre que Pierre Trémaux va faire parler, sachant que dans une réalisation architecturale, c’est le site qui commande, pas l’Homme, même si en même temps, chaque architecte a pour ambition de laisser son empreinte, en façonnant pas seulement un bâtiment ou plusieurs, associés dans un objectif fonctionnel. Il a éprouvé le besoin de citer nommément « l’ancienne fonderie royale » dans le titre, même si c’est à la fin, comme un besoin de valoriser le site pour valoriser tout autant le propriétaire de la fonderie, son employeur d’alors. Evoquer un roi en 1847 était une preuve, sans discussion possible, de la légitimité du site et ses aptitudes à pouvoir optimiser le fonctionnement de l’usine. C’était déjà aussi une vision globale très contemporaine du travail de l’architecte qui s’appuie sur le passé pour mettre le présent en valeur afin d’en faire une œuvre qui va s’inscrire dans le futur. Le premier mot figurant dans le titre est pourtant celui de ville qualifiée par l’architecte de façon très novatrice de « ville industrielle ». Le terme est toujours utilisé, pour désigner en 2016 une ville tournée essentiellement vers l’industrie.

Architecte, Pierre Tréméaux est aussi un artiste visionnaire, qui projette en aquarelle la vision la plus ordonnée qui soit d’un ensemble industriel novateur par les technologies mises en œuvre, pour montrer par les différents bâtiments et leur implantation, pour magnifier l’ampleur de la tâche effectuée par la fonderie. C’était aussi une façon de visualiser le nombre de bras nécessaires pour travailler à la fonderie, sans que soient en aucune façon perceptible les conditions difficiles, délicates et dangereuses du travail fait par les ouvriers au contact du feu pour créer une nouvelle matière grâce à la fusion.

C’était pour l’artiste une façon visuelle compréhensible par tous de montrer l’avènement d’un nouveau monde, le façonnage d’une nouvelle société, guidée cette fois-ci non par un roi dont la légitimité était fondée sur la filiation, mais par un Maître des Forges capable par ses idées novatrices et sa prise de risques de créer un nouveau type d’entreprise, par là-même un nouveau type de société - dite paternaliste - et une nouvelle dynastie . C’est l’ordre que l’on perçoit, en application d’un principe où tout est à sa place optimale. Un ordre hiérarchisé qui montre une volonté très forte d'une nouvelle gouvernance d’un nouveau type d'un nouveau monde.

Le-Creusot-et-ses-usines-Elisée Reclus-1830-1905-wikipedia-L'homme & la terre-liv4 ch2

Le-Creusot-et-ses-usines-Elisée Reclus-1830-1905-wikipedia-L'homme & la terre-liv4 ch2

La vision de l’architecte dans cette perspective urbaine. C’est ce que montre l’aquarelle, qui met en valeur l’agencement au sol des différents bâtiments vus du haut du cœur de la fonderie. C’est la meilleure façon de mettre en lumière la nouveauté d’avant-garde de cette architecture industrielle implantée en fond de vallée sur une terre, où le feu, l’eau du canal et les voies d’acheminement jouent pleinement leurs rôles, avec quelques silhouettes humaines présentes dans les allées. Le tableau est conçu comme un plan très visuel qui a pour objectif de prouver la maîtrise d’un process complexe créé par l’Homme au milieu du XIXe, dans une vision sociétale globale. Tous et tout ou quasiment étaient en lien plus ou moins direct avec la production de fonte et la renommée de l’usine et de ses dirigeants, à commencer par Eugène Schneider, le fondateur de l’entreprise en 1836 et la nouvelle dynastie qu’il fonda - non plus royale cette fois-ci- mais entrepreneuriale.

1847-1836. Le rapprochement des deux dates donne à penser que l’œuvre de Pierre Trémaux a - peut-être - plus ou moins répondu à une commande de la part du dirigeant ou à une proposition de la part de l’architecte. En effet celui-ci a travaillé à l’usine. Il avait de ce fait aussi une très bonne connaissance de l’intérieur du site, des fonctionnalités attribuées à chaque bâtiment, des flux et des mécanismes internes de la fusion dans un site qu’il a magnifiquement orchestré en couleurs. C’est aussi ce que traduit sa vision de la Ville nouvelle du Creusot, ce qui déjà à l’époque était déjà une autre façon de valoriser son travail à lui. Faire référence à un roi, oui, tout comme montrer à voir aussi un site industriel intégré où figuraient non seulement les bâtiments dédiés à la fonderie, ainsi que le logement du fondateur de l’usine dans l’ancienne Cristallerie royale. L’architecture classique de la Cristallerie – en haut à gauche en couleur très claire - a vraiment l’allure d’un palais reflétant la haute position du fondateur-président du XIXe siècle. Les ouvriers étaient logés dans les maisons que l’on voit vers la droite.

Les couleurs employées par le peintre que fut aussi Pierre Trémaux donnent aussi à percevoir une autre singularité de sa composition. Photographe plus tard, il a aussi été un jeune homme qui était entré à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1840, soit sept ans avant la réalisation de cette aquarelle. C’est la facette la plus étonnante du créateur de ce dessin aquarellé de la fonderie est aussi une véritable œuvre d’art. Deux réactions viennent à l’esprit quand on regarde sa création picturale comme saisie par un drone vu du haut. Le premier impact porte sur la gamme restreinte des couleurs, qui sont des couleurs de terre, en particulier celles du feu et du noir des fumées, qui vont s’éclaircissant à fur et à mesure que le regard s’élève vers le haut.

On peut distinguer jusqu’à six niveaux de dessins et de couleurs pour remonter le paysage d’en bas vers le haut, avec à la fois beaucoup d’ordre et sans jamais ou presque de véritable symétrie entre les parties de droite et de gauche. La tranche du bas est dédiée au feu, avec ses couleurs différenciées d’ocre, des toits bleutés profonds, associée au beige clair des allées et au noir des cheminées verticales qui deviennent de plus en plus foncées en crachant des volutes de fumées de plus en plus noires au centre dans la séquence médiane horizontale. Mais il y du vert aussi en haut et en bas, sous forme d’une grande pelouse devant le grand bâtiment à gauche et un parc à l’anglaise avec des allées au tracé arrondi pour aller d’un point à un autre sur la droite en bas en opposition au grand bâtiment de grande pouissance  sur la gauche . On ne retrouvera des formes douces arrondies en coloris bleutés-grisés qu’en haut du dessin pour marquer la rencontre entre la terre et le ciel, visibles surtout en côté droit.

*Le Creusot vu du Château de la Verrerie, Corps central, wikipedia, d'après C. Finnot, 2007

*Le Creusot vu du Château de la Verrerie, Corps central, wikipedia, d'après C. Finnot, 2007

On peut distinguer jusqu’à six strates de dessins et  de couleurs pour remonter le paysage d’en bas vers le haut, avec à la fois beaucoup d’ordre et sans jamais ou presque de véritable symétrie entre les parties de droite et de gauche. Il peut même y avoir une fonction identique comme le logement en haut, avec d'un côté le dirigeant dans le Château de la Verrerie et les ouvriers de l'autre côté dans les petites maisons. La tranche du bas est dédiée au feu, avec ses couleurs différenciées d’ocre, des toits bleutés profonds, associée au beige clair des allées et au noir des cheminées verticales qui deviennent de plus en plus foncées en crachant des volutes de fumées de plus en plus noires au centre horizontal. Mais il y du vert aussi en haut et en bas, sous forme d’une grande pelouse devant le grand bâtiment à gauche et un parc à l’anglaise avec des allées au tracé arrondi pour aller d’un point à un autre. On ne retrouvera ces formes douces arrondies en coloris bleutés-grisés qu’en haut du dessin pour marquer la rencontre entre la terre et le ciel, visibles surtout en côté droit.

Pour évoquer le feu, qui a toujours eu une image démoniaque, en plus du danger qu’il présente, c’est l’eau, la plus légère des matières que Pierre Trémaux a utilisée pour représenter une usine qui produit le matériau le plus nouveau, un des plus durs aussi et le plus dangereux pour ceux qui travaillaient à la fonderie. Ce lien entre « le feu de diable, la peste du diable » n’est pas seulement physique. Il explique aussi pourquoi une église figure dans le site représenté par le peintre-architecte, juste à côté de la Cristallerie tout en haut, une église qui protège d’en haut ceux qui travaillent en bas.

C’est grâce à l’église que l’on peut « assimiler » d’une certaine façon ce site industriel intégré à une ville, avec un bémol d’importance, qu’ici sur l’aquarelle, seuls ceux qui y travaillent sont logés sur place, dans ce site industriel où l’espace est la propriété privée du fondateur dirigeant et de ses associés éventuellement. Il n’y a donc ni espace public ouvert à tous, ni rue proprement dite, ni mairie; par contre il y a bien eu une école payée par l’entreprise, qui prouvait une dimension sociale innovante indéniable. Une étude serait à faire pour comparer la ville industrielle du XIXe siècle, le terme choisi par Pierre Trémaux, à la Ville-Usine telle qu’on la conçoit maintenant…C’est la raison pour laquelle j’ai mis entre guillemets la ville industrielle dans le titre.

Le-Creusot-et-ses-usines-gravure-wikipedia-Pierre-Foncin-2e-année-géographie

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Pour suivre le chemin

Le site du Creusot.

. L’histoire du site, « Forges et Fonderie du Creusot 1847 », publiée par L’Illustration, Journal universel en date du 4.09.1847, reproduit in extenso dans un site très documenté, une véritable pépite pour les chercheurs et …les autres. http://www.lecreusot.com/site/decouvrir/histoire/litterature/illustration/illustration.php  http://www.lecreusot.com/site/decouvrir/histoire/litterature/mines_creusot/mines_creusot.php

. L’histoire de la Fonderie royale de la Plaine des Riaux au Creusot sur http://www.culture.gouv.fr/documentation/merimee/PDF/sri26/IA71000146.PDF  . Sur le site de l’encyclopédie Larousse, une gravure anonyme du XVIIIe siècle « Vue de la fonderie royale du Creusot près de Moncenis, en Bourgogne. » http://www.larousse.fr/encyclopedie/images/Fonderie_royale_du_Creusot/1315892  

. Le site très documenté de l’Ecomusée http://www.ecomusee-creusot-montceau.fr/spip.php?rubrique105  

. Voir le résumé de l’ouvrage « Le Creusot, une ville industrielle, un patrimoine glorieux », de Louis Bergeron, Président de l’Ecomusée du Creusot, sur http://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_2001_num_56_6_280014_t1_1339_0000_3  

. Une fiche à l’usage des scolaires, avec cette introduction « Après l’installation des usines de la famille Schneider en 1836, Le Creusot devient un des premiers centres de sidérurgie et de métallurgie du monde au XIXe siècle… » http://hg.moitel.free.fr/spip/IMG/pdf/f1_4e_creusot.pdf  

. Le Maître des Forges sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AEtre_de_forges

 . Un diagnostic actuel succinct des atouts du territoire en page 12 sous ce titre « Un espace riche de ses ressources », qui reproduit l’aquarelle, avec ces deux phrases extraites du texte, l’une vers le début du texte, l’autre vers la fin « Au plus fort de sa puissance après la Première Guerre Mondiale, la ville comptait 20 000 ouvriers…. L’essentiel de la vie du Creusot tournait alors autour des usines Schneider (travail, école, loisirs, logements ouvriers), ce qui se révéla dramatique pour le territoire avec la faillite de celles-ci. » A voir sur http://www.saone-et-loire.gouv.fr/IMG/pdf/Diagnostic_saone_et_loire_Vdef.pdf  

L’Homme

. Architecte, photographe, dessinateur-peintre et Orientaliste, il avait aussi deux noms au sens on l’appelle Pierre Trémaux tout comme Pierre Tréméaux. On trouve les deux dénominations.

. Pierre Trémaux à découvrir dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Tr%C3%A9maux  dans une biographie fascinante par ce qu’elle ne dit pas. On ne parle que très peu de l’homme, et de sa conception de l’architecture et de sa fascination pour les cultures différentes. Il est classé parmi les Orientalistes, ayant produit un nombre impressionnant d’ouvrages et nombreuses  photographies…Quant aux aquarelles. Il n’a pas dû en faire qu’une seule, quand même!. On sait par exemple qu’il est entré à l’Ecole des Beaux-Arts. En est-il sorti diplômé ? Vraisemblablement non, car cela aurait été indiqué. Par contre on sait qu’il a obtenu en 1845 le Second Prix de Rome en architecture, avec un autre architecte, mais sur quel projet ? Je l’ignore. Celui qui a reçu le premier prix avait conçu une cathédrale.

*Le-Creusot-Forges & Fonderies, L'Illustration 04.09.1847, Dessin Lancelot d'après Bonhommé, Copyrights Aurélien & François Mocq

*Le-Creusot-Forges & Fonderies, L'Illustration 04.09.1847, Dessin Lancelot d'après Bonhommé, Copyrights Aurélien & François Mocq

L’œuvre

. Voir le site du CUCM- la Communauté urbaine Creusot-Monceau- qui abrite le Centre  de Documentation  du Service Economie, au Château de la Verrerie, 71206 Le Creusot, sur http://www.ecomusee-creusot-montceau.fr/ où vous retrouverez Michèle Badia, qui gère notamment les copyrights.  

. Retrouver la lithographie du Creusot d’après l’aquarelle de Pierre Trémaux dans le site « Le livre scolaire » à l’intention des lycéens de 4è sur http://www.lelivrescolaire.fr/#!manuel/41/histoire-geographie-education-civique-4e/chapitre/308/l-age-industriel/page/692299/le-creusot-une-ville-industrielle-au-xix-e-siecle/image/699201  « Le Creusot, une ville industrielle au XIXe siècle ; comment une entreprise industrielle transforme-t-elle une ville au XIXe siècle ? »

. Retrouver des clichés pris lors des voyages de Pierre Trémaux http://numerique.bibliotheque.toulouse.fr/cgi-bin/library?c=rosalipedie&a=d&d=/ark:/74899/B315556101_ND0324_001-002#.VvQVgeaj-2I  

. Voir un de ses clichés conservés au Musée d’Orsay à Paris, qui a pour titre « Voyage au Soudan, Vue de Tripoli de Barbarie prise à l’Est du Port vers 1853 », un paysage d’une très grande douceur qui montre ce peintre photographe, ayant la précision de l'architecte dans le dessin et le titre, également maître de paysage, une notion très avant-gardiste pour l’époque… http://www.photo-arago.fr/Archive/Voyage-au-Soudan-oriental,-vue-de-Tripoli-de-Barbarie,-prise-%C3%A0-l'est-du-port-2C6NU0XPQ0_R.html  

La symbolique du feu

. Consulter l’étude de Cristian Chenault sur « Le Diable une figure toujours d’actualité » http://terrain.revues.org/9173  avec un chapitre notamment dédié à « Feu de diable, Peste du diable » ou par un retournement de l’histoire, ce diable est maintenant plutôt évoqué de façon positive par la publicité, pour déboucher une cheminée, par exemple !

La Ville-Usine

.Le Patrimoine et la Culture industrielle en milieu rural . La ville-usine, étudiée tout particulièrement dans https://rge.revues.org/3683  avec des clichés pris en Europe sous le titre de « Patrimoine et culture industriels en milieu rural : quelles spécificités ? »

. Voir aussi dans La Revue géographique de l’Est, vol. 52 / 3-4 | 2012 | Identités, territoires et paysages ruraux en mutations, Patrimoine et culture industriels en milieu rural : quelles spécificités ? Industrial heritage and culture in rural areas: any specificities? Simon Edelblutte et Johann Legrand, sur https://rge.revues.org/3683

Photos insérées dans le billet

. L’aquarelle de l’architecte, qui fait l’objet de ce billet, est sous copyright du CUCM, Service EcoMusée, avec mes remerciements tout spécialement à Michèle Badia, Documentaliste au Centre de Documentation, située au Château de la Verrerie sur http://www.ecomusee-creusot-montceau.fr/  .

. Les dessins de Lancelot d’après F. Bonhommé qui figurent dans « Le Tour du Monde, portant sur le Creusot et les Mines de Saône et Loire » 1865, de Louis-Laurent Simonin 1830-1886, ont été photographiés par Aurélien Mocq et François Mocq, photographes . Voir le site www.leCreusot.com  cité dans la bibliographie. Pour plus d'informations, françois.mocq@gmail.com

. Autres clichés en provenance de wikipedia, toujours indispensable, avec mes remerciements aux différents contributeurs, en particulier Christophe Finot pour sa photo du Château de la Verrerie, dont vous pourrez voir le cliché en entier dans wikipedia.

* Encore une précision, la dernière, c'est promis: les clichés dotés d'un * au début de l'intitulé ont du être coupés, pour cause de format trop large ne pouvant être prise en compte par le système. Je présente mes excuses aux contributeurs et je conseille aux lecteurs de revenir aux sites d'origine pour retrouver les clichés dans leur entièreté. 

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Le bestiaire de la pub > Le Pingouin > La peinture Pingouinlack > 1948

22 Mars 2016, 18:53pm

Publié par Elisabeth Poulain

Pingouinlack-le pingouin peintre-plaque émaillée-1948-partie-haute-Cl.1/2 Elisabeth Poulain

Pingouinlack-le pingouin peintre-plaque émaillée-1948-partie-haute-Cl.1/2 Elisabeth Poulain

L’objet du billet. Il s’agit de vous parler, vous l’avez compris, d’un pingouin tout heureux d’avoir été choisi pour vanter les mérites d’une peinture « moderne », comme on disait à l’époque. Son slogan est « Pingouinlack peint tout et partout » comme il est marqué à la droite de l’échelle sur laquelle se tient notre animal. Tout en bas figure un slogan qui résume ce qui visiblement ne se discute pas : c’est « la meilleure peinture émailée. »

Ce pingouin est clairement « humanisé » de façon à pouvoir tenir de sa "main" gauche un pinceau tout en s’accrochant fermement de sa "main" droite à une échelle qui n’est guère plus grande que sa hauteur à lui. L’objectif n’était pas de mettre en valeur ses capacités de peintre, mais bien plutôt de mettre en lumière le grand pot de peinture sur lequel il a posé sa patte gauche et les pots blancs et bleutés qui l’entourent. C'est une façon souvent utilisée dans la publicité pour capter l'attention des lecteurs. En 1948, c'était aussi franchement nouveau.
 

Pingouinlack-le pingouin peintre-plaque émaillée-1948-Cl.2/2 Elisabeth Poulain

Pingouinlack-le pingouin peintre-plaque émaillée-1948-Cl.2/2 Elisabeth Poulain

La comparaison entre ce pingouin de publicité et un vrai pingouin montre plusieurs différences, qui portent essentiellement sur les bras, qui dans le dessin sont beaucoup plus longs et articulés de façon humaine. Ce n’est pas le cas dans la réalité pour l’animal qui s’en sert essentiellement pour nager, comme avec des palmes. Dans le dessin, il s’agit de lui permettre de sa main droite de tenir l’échelle et de la gauche son pinceau vers le haut. Par ailleurs son bec a été allongé pour rendre la tête plus visible , tandis le dessus du bec supérieur a été redessiné de façon à rendre la courbure moins prononcée. Ce pingouin a l’air de sourire, tant il est content et fier de peindre avec cette peinture Pingouinlack écrite en lettres rouges.

Aucune indication n’est donnée sur l’auteur de la peinture émaillée, ni sur le nom ou la localisation de l’émaillerie belge. Seule l’année est indiquée, précédée de deux lettres « Ca 1948 ». Et c'est donc ainsi que se termine cette petite histoire d'un pingouin-peintre professionnel  heureux...

 

                                                                            *

Pour suivre le chemin

. Cette plaque émaillée figure dans le catalogue « Salorges Enchères », du 18 décembre 2010, 8 bis, rue Chaptal, BP 98804, 44188 Nantes cedex 4, Tél 02 40 69 91 10, kac@interencheres.com  en page 4

. Le grand pingouin https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Pingouin  

. Le manchot, qui a pour signe distinctif d’avoir deux tâches jaunes de part et d’autre à la base du cou https://fr.wikipedia.org/wiki/Manchot_empereur  

. Lire un autre billet sur le pingouin sur ce blog http://www.elisabethpoulain.com/2015/11/le-bestiaire-de-la-pub-le-pingouin.html  en date du 5 novembre 2015 pour une publicité Dun & Bradstreet France en provenance de l’Essentiel du Management juillet 1999.

. Cliché Elisabeth Poulain

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Les 10 « Quality Sticks » > Pieterman, Breda, Hollande > Le paquet

21 Mars 2016, 17:11pm

Publié par Elisabeth Poulain

Quality Sticks-Country-Hillbury-Palm-Pieterman-Breda-Holland-Cl. Elisabeth Poulain

Quality Sticks-Country-Hillbury-Palm-Pieterman-Breda-Holland-Cl. Elisabeth Poulain

Ce que veut dire le titre. On comprend qu’il y a 10 bâtonnets de qualité, de marque Pieterman, dont le siège se trouve  à Breda en Hollande, en n’oubliant pas  que chaque élément du packaging compte par sa présence, la façon dont est donnée l’information et/ou par l’absence de certaines d’entre elles. Il faut d’emblée préciser aussi que la date à laquelle j’ai acheté ces paquets aux Pays-Bas a de l’importance. Ce devait être en fin d’années 1999, 2000… dans le but de montrer à des étudiants de Master (bac + 5) la  créativité de concepteurs de packaging  capables d’aller loin dans le mimétisme, tout en restant dans une certaine légalité.  

L’interprétation du moment. C’était le temps où tout semblait possible. Le nouveau siècle allait être une durée longue de prospérité, de paix où tout allait être possible. C’était vrai dans le domaine du vin pour les adultes, des sucreries en veux-tu, en voilà pour les enfants… et  dans beaucoup d’autres symboles de réussite, comme la voiture par exemple. Il y avait aussi en corrélation une certaine tolérance réglementaire qui autorisait ce qui pourrait ne plus l’être maintenant.

Les noms des trois paquets. Ces Quality Sticks portent des noms très évocateurs, en anglais forcément, devenu déjà la langue universelle depuis l’arrivée du marketing dans nos sociétés dans les années 1960. Par ordre alphabétique, voici Country, Hillburry et Palm, dont chaque paquet raconte une histoire à sa façon.

Quality Sticks-Country-Pieterman-Breda-Holland-Cl. Elisabeth Poulain

Quality Sticks-Country-Pieterman-Breda-Holland-Cl. Elisabeth Poulain

. COUNTRY se présente sous forme d’un paquet légèrement bleuté, avec des touches très légères de vert pour évoquer le parc qui sert d’écrin à un bel hôtel particulier XVIIIe ou début XIXe siècle en Louisiane, un Etat des Etats-Unis d’Amérique, à la longue histoire aristocratique.

 

Quality Sticks--Hillbury-Pieterman-Breda-Holland-Cl. Elisabeth Poulain

Quality Sticks--Hillbury-Pieterman-Breda-Holland-Cl. Elisabeth Poulain

. HILLBURRY évoque la Grande-Bretagne dans son packaging. Il existe à Londres une Hillburry-Road à Londres, comme des familles qui portent ce nom qui intéressent les généalogistes. A part le nom, seul un dessin d’emblème de couleur jaune or est placé au-dessus de la marque représentée en blanc. Deux barres fines structurent le haut et le bas du rectangle bleu, avec du blanc en finition.

Quality Sticks-Palm-Pieterman-Breda-Holland-Cl. Elisabeth Poulain

Quality Sticks-Palm-Pieterman-Breda-Holland-Cl. Elisabeth Poulain

. PALM rompt avec cet essai de projection aristocratique, en ce sens COUNTRY est plus réussi. Le paquet montre un dessin de palmier vert au tronc brun sur un fond de dunes de sable, qui projette sa propre ombre. C’est le seul packaging directement compréhensible à des Européens, qui connaissent tous CAMEL, la grande marque au célèbre chameau facétieux. 

                                                                      *

L'objectif du fabricant. Il s'agissait de jouer sur l'analogie avec des cigarettes en chocolat sans jamais prononcer le terme ni de cigarette, ni de de chocolat. Parler de Quality Sticks était autrement plus chic et ... conforme vraisemblablement à la réglementation néerlandaise. Je ne sais pas si, en France, il aurait été possible de faire de même et pour en dire plus, j'en doute vraiment. Par ailleurs et s'ajoutant à ces lancements à gros budgets publicitaires   de produits de consommation pour enfants et jeunes adolescents, de fortes offensives publicitaires ont eu lieu également dés avant l'an 2000 pour booster la dynamique du sucre, avec une créativité et une imagination inégalées depuis.

Il est enfin temps de se séparer de ces paquets de quality sticks (QS) achetés  aux Pays-Bas spécialement pour faire travailler les étudiants  sur les techniques marketing utilisées dans le domaine du packaging, lors du changement de millénaire. D'autres marques étrangères firent preuve dans ce domaine d'encore plus d'imagination, qui eurent beaucoup plus de succès auprès des étudiants. Globalement, ces QS  n'obtinrent pas un grand succès. Il faut dire aussi qu'ils étaient ciblés surtout sur des 10 ans et +. Ceci dit, jouer la ressemblance avec le paquet de cigarettes pour favoriser l'achat de ces paquets de sucreries était tout à fait volontaire pour appâter des presqu'ados à faire comme les "grands". Bientôt eux aussi...

Je ne suis pas sûre que ces assimilations aient été neutres, sans influence pour autant dans l'image positive plus tard de la cigarette. Ces QS étaient des petits Chevaux de Troie...C'est la raison pour laquelle même à l'époque, le mot même de c..., n'était pas prononcé, en lui préférent celui de "quality stick, qui ne veut strictement rien dire.             

 

Quality Sticks-Country-Hillbury-Palm-Pieterman-Breda-Holland-Cl. Elisabeth Poulain

Quality Sticks-Country-Hillbury-Palm-Pieterman-Breda-Holland-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Ce billet est classé dans la catégorie "Paysages",  à comprendre comme des paysages publicitaires, qui se fixent dans l'esprit au même titre que des paysages divers et variés...

. Breda sur http://english.breda.nl/ https://fr.wikipedia.org/wiki/Br%C3%A9da  

. Stuyvesant, voir l’histoire de la marque sur http://www.boweryboyshistory.com/2012/05/smoke-peter-stuyvesant-new-amsterdam.html  

. Camel à retrouver en particulier sur http://www.cigarette-en-ligne.fr/Peter-Stuyvesant.html  

. Imperial Tobacco   https://fr.wikipedia.org/wiki/Imperial_Tobacco

. Clichés Elisabeth Poulain    

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The song of the talking wire, Henry F. Farny, peintre des Indiens 1904

14 Mars 2016, 14:51pm

Publié par Elisabeth Poulain

Henry F. Farny, The song of the talking wire-partie centrale, 1904, Taft Museum-wikipedia, Cl1/2. Elisabeth Poulain

Henry F. Farny, The song of the talking wire-partie centrale, 1904, Taft Museum-wikipedia, Cl1/2. Elisabeth Poulain

C’est le vrai titre de cette peinture d’Henry François Farny. Ce peintre américain, d’origine alsacienne, a choisi d’intituler son œuvre de cette façon à la fois vraie et fine, « The Song of the talking wire ». Un titre qui pourrait être traduit par la chanson du fil qui parle, wire signifiant le fil à prendre dans le sens ici de fil télégraphique…

Le tableau date du tout début du XXe siècle, en 1904. La société nord-américaine avait découvert avec émerveillement l’invention du morse qui permettait de communiquer en temps réel entre des correspondants éloignés physiquement l’un de l’autre. Preuve en fut faite en 1844 grâce à une transmission d’un message entre Washington et Baltimore à une centaine de kilomètres, lors de l’élection à la vice-présidence des Etats-Unis.

Cette invention du télégraphe était une telle novation, fabuleuse pour l’esprit, qu’elle prit automatiquement le nom de son inventeur Samuel Morse. C’était déjà une sorte de dématérialisation de l’information visuelle, celle-ci étant transformée en sons perceptibles par ceux qui avaient les codes pour l’émission, la transmission et la réception. Elle se diffusa à l’échelle du continent nord-américain au fur et à mesure de la mise en place des poteaux de bois qui supportait les câbles télégraphiques.

Henry F. Farny, The song of the talking wire, 1904, Taft Museum-wikipedia, Cl2/2. Elisabeth Poulain

Henry F. Farny, The song of the talking wire, 1904, Taft Museum-wikipedia, Cl2/2. Elisabeth Poulain

La relation à la terre en culture indienne était extrêmement forte du fait même de son inaliénabilité : nul ne pouvait la posséder, ni la détruire puisque la survie de tous dépendait d’elle, la nature et les animaux y compris. Dans ces conditions, voir un poteau planté en terre pouvait provoquer des interrogations, en voir des séries à espaces réguliers puis découvrir qu’on y fixait des câbles pouvaient être à juste titre être sources d’inquiétudes. C'était une coupure visible de ce qui était un. Quand plus tard, ces poteaux à leur tour commencèrent à parler relevaient franchement de la magie, que tente de comprendre l’homme que l’on voit collant son oreille au poteau pour mieux en sentir les vibrations. Il écoute, il écoute, il sait que quelque chose est dit, transmis…Il le sait et malgré toute son attention, il sait qu’il ne comprend ni la teneur du message ni la façon dont le poteau vibre, ni ce que disent les fils en haut.

C’est ce qu’a voulu transmettre Henry François Farny dans une grande sobriété de composition, de couleurs et de paysages. On y voit un homme son oreille collée à un poteau qui fait partie d’une ligne qui coupe le tableau en deux. En arrière, à l’horizon, se déploie un paysage fait d’arbustes, de quelques bouquets de petits arbres, avec des nuages qui mangent l’horizon. Certains pourraient ressembler à des montagnes en partie droite. C’est là aussi mais devant que se trouvent ses chevaux dont l’un porte une biche ( ?), que le chasseur vient de tuer avec son fusil qu’il a gardé en main pour écouter « le chant du fil qui parle… »C'est la partie du Temps présent. De l'autre côté, en symbole du temps qui passe, on discerne difficilement dans la neige les os d'une tête de bison, comme un hommage aux Temps anciens.  Ce n’était déjà plus l’époque où les hommes partaient à la chasse avec leur arc et leurs flèches… C’était déjà celle de l’arrivée de la modernité, la nôtre et celle d’artistes qui furent parmi les premiers à s’intéresser à la culture indienne.

Pour suivre le chemin

. Lire aussi sur ce blog, le billet dédié à Morning Gun, Grand Chef indien, sur la base d’un portrait réalisé par un peintre allemand Winold Reiss, né en Forêt Noire en 1913, fasciné lui aussi par la Grande Aventure Indienne http://www.elisabethpoulain.com/article-m-comme-man-morning-gun-grand-chef-indien-pecunnie-winold-reiss-125424581.html  

. Retrouver Henry F. Farny, qui s’était formé à la peinture pendant trois ans à l’Académie royale de Düsseldorf en Allemagne de 1867 à 1870 sur http://www.the-athenaeum.org/art/list.php?m=a&s=tu&aid=541  

. Et sa célèbre peinture sur le site du Taft Museum, Cincinnati's Home for Art http://www.taftmuseum.org/collections/collection_highlights/36-1931-466_tma  

. Sa biographie sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Farny  

. Aperçus sur la culture indienne https://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9rindiens  ainsi que http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Am%C3%A9rindiens/124931  

. Lire le bon article sur les Amérindiens https://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9rindiens_aux_%C3%89tats-Unis  

. Les Indiens des Plaines sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Indiens_des_Plaines#/media/File:Plains_Indians_range.png  

. La chasse aux bisons avec arc et flèches https://fr.wikipedia.org/wiki/Chasse_au_bison  

. On peut se reporter aussi avec profit à l’ouvrage « Les Indiens d’Amérique du Nord », texte de Thomas Page sur Minerva 1979, Genève.

. Photo Elisabeth Poulain 

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TGV, Retour de Marseille, Paysages séquentiels de nature vus du train

11 Mars 2016, 18:34pm

Publié par Elisabeth Poulain

Marseille, coucher de soleil la veille avant le départ, Cl. Elisabeth Poulain

Marseille, coucher de soleil la veille avant le départ, Cl. Elisabeth Poulain

La tentation de la photo aléatoire. C’est à ce jeu auquel je me suis livrée, l’appareil photo en main. Voir un paysage que j’essaie de saisir alors que le train roule vite, sachant que la photo prise sera forcément différente ce que j’ai vu et ce que mon doigt pourra saisir lors du clic, tel est le challenge du moment. La vitesse complique fortement la prise, avec plusieurs décalages de temps entre la vue, la perception du paysage, l’intérêt qu’il peut présenter à mes yeux, la décision de prendre la photo, le clic et …le fait de recommencer, en boucle. Juste avant de partir de Marseille La Belle, un coucher de soleil s’est offert à notre vue, avec une rapidité fabuleuse de changement, pendant que le parking privé s’endormait dans ses lueurs bleutées.

Marseille-tombée du bleu de la nuit sur le parking, Cl. Elisabeth Poulain

Marseille-tombée du bleu de la nuit sur le parking, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un jeu vraiment passionnant surtout sur des trajets longs comme celui qui part de Marseille, avec tant de séquences paysagères aussi variées de nature, pour rejoindre Lyon, ensuite remonter en région parisienne, contourner Paris par le Sud-Ouest… Ce premier billet est dédié au départ de Marseille, la remontée en vallée du Rhône, pour mettre en valeur la diversité et la beauté de ces paysages. Sur les clichés, il y aura parfois des reflets de l’intérieur du train, des éléments extérieurs qui restent présents, sans chercher à améliorer. Les photos ne sont pas recadrées ni retravaillées… Chaque séquence est caractérisée par trois éléments, pour faire ressortir  nettement leurs différences.

Paysages TGV Marseille-Rouen-séquence n°1 VPP-vergers-peupliers-portiques-Cl. Elisabeth Poulain. Paysages TGV Marseille-Rouen-séquence n°1 VPP-vergers-peupliers-portiques-Cl. Elisabeth Poulain.
Paysages TGV Marseille-Rouen-séquence n°1 VPP-vergers-peupliers-portiques-Cl. Elisabeth Poulain.

Paysages TGV Marseille-Rouen-séquence n°1 VPP-vergers-peupliers-portiques-Cl. Elisabeth Poulain.

La séquence n°1-VPP « Vergers, Peupliers & Portiques ». C’est le midi fruitier que l’on découvre avec ces rangées hautes de peupliers pour couper le vent qui s’enfile dans la Vallée du Rhône, venant du Nord. Un vent que n’aiment ni les arbres fruitiers ni les fruits si goûteux qu’ils portent. Pensez à ces merveilleux abricots, ces pêches de Cavaillon...

Paysages TGV Marseille-Rouen-séquence n°2-VFR-Vallée-Ferme-Réseaux-Cl. Elisabeth Poulain
Paysages TGV Marseille-Rouen-séquence n°2-VFR-Vallée-Ferme-Réseaux-Cl. Elisabeth Poulain

Paysages TGV Marseille-Rouen-séquence n°2-VFR-Vallée-Ferme-Réseaux-Cl. Elisabeth Poulain

 La séquence n°2-VFR « Vallée, Ferme & Réseaux ». La magie commence. Le regard part loin en perpendiculaire à la ligne sur l’horizon bleuté des montagnes, pendant que les câbles des réseaux filent parallèlement à la voie ferrée. Entre les deux, se trouve une grosse installation agricole protégée du vent par une protection végétale importante, qui travaille de grandes parcelles sans obstacle, ni clôture. le second cliché montre près de la voie ferrée un reste de garrigue, avec des ajoncs en fleur et ...toujours les grands portiques d'EDF (Electricité de France).

Paysages du TGV Marseille-Rouen-séquence n°3-Prairie-Troupeau-Coteau-boisé, Cl. Elisabeth Poulain
Paysages du TGV Marseille-Rouen-séquence n°3-Prairie-Troupeau-Coteau-boisé, Cl. Elisabeth Poulain

Paysages du TGV Marseille-Rouen-séquence n°3-Prairie-Troupeau-Coteau-boisé, Cl. Elisabeth Poulain

La séquence n°3 PTCb « Prairie, Troupeau, Coteau boisé ». Une rupture vient d’avoir lieu. Nous ne se sommes plus vraiment dans le sud de la vallée du Rhône. Nous abordons une région de petite montagne, comme le montre la prairie, le troupeau de belles vaches rousses et le bois dans le fond sur les petits monts qu’on voit bien à l’horizon proche.

Paysages TGV Marseille-Rouen-séquence n°4-Grande-culture-Ville-Rhône-Portiques, Cl. Elisabeth Poulain
Paysages TGV Marseille-Rouen-séquence n°4-Grande-culture-Ville-Rhône-Portiques, Cl. Elisabeth Poulain

Paysages TGV Marseille-Rouen-séquence n°4-Grande-culture-Ville-Rhône-Portiques, Cl. Elisabeth Poulain

La séquence n°4 GcRvP « Grande culture, Ville près du Rhône, Portiques ». Nouvelle rupture, une fois ce petit mont franchi, le regard porte loin. C’est une des plus belles vues qui s’offre à nos yeux, avec ces cultures en bandes qui descendent la pente douce, les entrepôts et les maisons en bas, avec le Rhône qui prend ses aises avec de l’autre côté la montagne qui redémarre.

Paysages TGV Marseille-Rouen-séquence n°5-Paysages TGV Marseille-Rouen-séquence n°5-Pont-Poteaux-Colline habitée, Cl. Elisabeth Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

Paysages TGV Marseille-Rouen-séquence n°5-Paysages TGV Marseille-Rouen-séquence n°5-Pont-Poteaux-Colline habitée, Cl. Elisabeth Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

La séquence n°5 PPCh « Le Pont, les Poteaux, la Colline habitée ». Elle marque la fin de cette première série, qui est elle-même une succession très composite de paysages marqués par le Rhône. La séquence n° 2 arrive le plus vite possible…Un indice vous est laissé pour détecter quelle sera la typicité de la séquence suivante.

 

Pour suivre le chemin

. Découvrir le Rhône sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Rh%C3%B4ne  

. La Vallée du Rhône sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Vall%C3%A9e_du_Rh%C3%B4ne_(France)

. La carte des TGV https://fr.wikipedia.org/wiki/Dessertes_assur%C3%A9es_en_TGV#/media/File:Carte_TGV-fr.svg  

. Photos Elisabeth Poulain 

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Collection Emmaüs > La charrue hippomobile > Une affiche de l’Est…

10 Mars 2016, 16:28pm

Publié par Elisabeth Poulain

Coll. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth PoulainColl. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth Poulain

Coll. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth Poulain

Traduction du titre. En commençant par Collection Emmaüs puisque c’est là que je l’ai achetée, entourée d’un cadre jaune du plus bel effet, il y a peu de temps. C’est un ensemble qui m’a tapée dans l’œil. Il s’agit bien d’une affiche publicitaire, me semble-t-il en reproduction petit format. Aucune date n’est indiquée. Quant aux lettres qui y sont reproduites, il vous faudra attendre de rencontrer quelqu’un qui s’y connait en écriture cyrillique. Il m’est donc impossible de vous citer la marque, qui au moins aurait pu nous aiguiller sur la provenance, la marque, le pays de destination et ...la date approximative.

Que voit-on ? Dans un vaste paysage agricole de collines doucement vallonnées, avec le village perché au sommet de l’une d’elles, c’est la scène centrale qui fascine. On y voit un homme tenant les rênes de deux chevaux de course, l’un brun et l’autre noire, très beaux l’un et l’autre, tirer sans aucune fatigue perceptible, la moissonneuse qui coupe les tiges. La machine est dotée des pièces qui permettent par exemple de lier le blé en bottes, que l’on voit au premier rang.

En perspective séquentielle du paysage rural, on distingue de haut en bas . le ciel avec en avant le village avec l’église et les chaumières revêtues de chaume joliment mises en valeur,

. le grand champ de blé auquel mène un très beau chemin bien net, avec des champs verts de chaque côté puis, le très grand champ de blé non fauché jusqu’à la séquence principale,

. puis l’on voit le champ fauché, avec mises en avant deux bottes liées bien disposées au centre, et le début ou la fin d’autres bottes à gauche et à droite que l’on ne voit pas sur le dessin.
 

Coll. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth Poulain

Coll. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth Poulain

En perspective séquentielle du paysage rural, on distingue de haut en bas . le ciel avec en avant le village avec l’église et les chaumières revêtues de chaume joliment mises en valeur, . le grand champ de blé auquel mène un très beau chemin bien net, avec des champs verts de chaque côté puis, le très grand champ de blé non fauché jusqu’à la séquence principale, . puis l’on voit le champ fauché, avec mises en avant deux bottes liées bien disposées au centre, et le début ou la fin d’autres bottes à gauche et à droite que l’on ne voit pas sur le dessin.

La magie du dessin repose sur la séquence principale qui ressort au centre en rouge. C’est la machine quasi magique, la moissonneuse, qui en est l’héroïne, avec à son service les deux superbes chevaux déjà cités qui ont l’air de se promener. Tandis qu’à l’arrière tenant les rênes, de ses mains fermes et douces, le fermier très bien habillé avec sa casquette blanche guide l’avancée avec des rênes molles, puisque les chevaux sont harnachés d’un joug qui les lie à la machine.

La gamme des outils supplémentaires permet de faire admirer les grosses pièces qui s’ajoutent à la moissonneuse en fonction des besoins. Les trois du haut permettent pour les deux du bord de griffer la terre et pour celle du milieu d’intervenir plus légèrement. Quant aux pièces-outils supplémentaires liées à la fauche, elle se distingue très bien à droite en bas et sur la moissonneuse en action, avec en plus en bas à gauche cette fois-ci le siège qui s’accroche à l’ensemble où l’on voit parfaitement la grande lame qui coupe.

Les couleurs. Le ciel est bleu, un bleu d’été calme, surtout sans orage, qui permet de travailler dans des conditions optimales, sans craindre l’averse d’orage qui lierait les blés. Le village ressort en beige plus ou moins accentué, avec un peu de vert pour les arbres, proches et dans le lointain. Un vert qui devient bleu à mesure que le regard s’éloigne. Et surtout, il a cette gamme magnifique de couleurs de blé mur qui occupe, un peu plus de la moitié de la composition, selon qu’il s’agit des tiges dans le champ, des épis qui sont coupés, des bottes qui sont liées, ou du blé encore sur tige que l’on voit du dessus entre l’homme à la charrue et l’accès au champ au bas du coteau.

La marque est représentée en lettres noires entourées d’un bleu plus soutenu, qui occupe toute la largeur. Elle est répétée par trois fois en petits caractères noires sur fond clair, une fois sur la machine elle-même, une fois sur la pièce de coupe à gauche en bas et une fois en bas à droite sur la roue-coupeuse. A voir le soin que le créateur de l’affiche a pris, on sent qu’il a voulu montrer la dimension « moderne » qui allait faciliter la vie à la campagne.

Coll. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth PoulainColl. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth Poulain

Coll. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth Poulain

En France, la modernisation de l’outillage rural avait commencé un peu avant la seconde guerre mondiale. La Reconstruction puis le début de la grande période de prospérité à partir de 1960 ont précipité le bouleversement du rapport à la terre, grâce en particulier à la mécanisation. De la charrue tirée par deux chevaux de traits, on est passé au tracteur polyvalent, à fonctions multiples…

Pour suivre le chemin

. Emmaüs France sur http://emmaus-france.org  

. Une histoire de la traction hippomobile à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Traction_hippomobile  

. La faucheuse sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Faucheuse_(machine_agricole)  avec une reproduction d’une toile de Carl Larsson, un grand peintre suédois, de la vie famillale et rurale mais pas seulement, 1853-1919

. La moissonneuse-lieuse, inventée en 1872, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Moissonneuse-lieuse

. Voir une très bonne photo prise en 1941 par le photographe Conrad Poirier de deux étudiants d’Ecole d’Agriculture sur une moissonneuse tirée par deux chevaux de trait sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Feature._Agricultural_School_BAnQ_P48S1P06852.jpg

. Il est quand même étonnant de trouver si peu d'informations et de photos sur la vie rurale et le travail de la terre en France, qui est quand même un grand pays agricole, à la longue histoire...  

. Cliché Elisabeth Poulain

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Au fond d’un carton, du Papier d’Arménie … en livret, en carnet

7 Mars 2016, 16:16pm

Publié par Elisabeth Poulain

Papier d'Arménie- Livret-Carnet-Montrouge-Annés-50-Cl. Elisabeth Poulain Papier d'Arménie- Livret-Carnet-Montrouge-Annés-50-Cl. Elisabeth Poulain

Papier d'Arménie- Livret-Carnet-Montrouge-Annés-50-Cl. Elisabeth Poulain

Le titre. Ce sont deux petits objets en papier que j’ai retrouvés dans un carton depuis très longtemps fermé. Il y a un livret et un carnet de Papier d’Arménie,  qui sentent encore … le papier d’Arménie ! Le plus ancien est de présentation verticale. Il se présente comme un livret de dimensions 7,9cm sur 5,6cm, avec quatre feuilles pliées en deux et agrafées au centre de la pliure, avec une seule agrafe. Pour le second de mêmes dimensions, sa forme horizontale change sa dénomination. Ce petit carnet comporte quatre feuillets pliés en deux qui sont  aussi tenues par une seule agrafe à la  pliure interne.

Dans les deux cas, la feuille de papier est prédécoupée en trois bandes, qui ont pour particularité de porter sur le recto le nom de ce papier –PAPIER D’ARMENIE – suivi de la signature du  fondateur de l’entreprise A. Ponsot, comme il est marqué au bas de la couverture à droite. Son nom est suivi de sa signature, que je n’arrive pas à déchiffrer. Rien ne figure au verso.

Les couleurs et les séquences. La couverture de ce livret, qui doit dater des années 50, a une couverture verte sur laquelle se détache des bandes blanches retravaillées chacune à sa façon. PAPIER D’ARMENIE ressort en haut en bleu sur fond blanc sur une bande légèrement cintrée. Son usage vient tout de suite après « Pour PURIFIER L’AIR des HABITATIONS ». Cette première séquence est tout de suite liée à celle des médailles en présentant d’abord celle-ci et en plaçant la bande très visible détaillée ci-dessous. 

Papier d'Arménie- Livret-ancienne formule-années 50-Montrouge-Cl. Elisabeth Poulain Papier d'Arménie- Livret-ancienne formule-années 50-Montrouge-Cl. Elisabeth Poulain

Papier d'Arménie- Livret-ancienne formule-années 50-Montrouge-Cl. Elisabeth Poulain

Au centre de la couverture, une bande rectangulaire rouge bordée de blanc avec des caractères blancs sur fond rouge met en valeur les MEDAILLES d’OR. On aperçoit encore en effet au-dessus quatre médailles. Avec une loupe et une bonne lumière vous décryptez les libellés placés sous les deux médailles présentées recto-verso, « Exposition d’Hygiène 1888 » et « Exposition universelle 1889 ».

La partie inférieure de cette petite surface est très remplie. Il se trouve un second rectangle blanc en lettres rouges pour vanter la « nouvelle présentation de 48 divisions au lieu de 30, pour un prix de 0,58 F ». Toutes les autres mentions sont écrites en bleu foncé, comme au-dessus, ce qui rend la lecture difficile. Dessous se trouve le nom et l’adresse de « A. Ponsot, 6, passage Morel, Montrouge (Seine) ». Dans le coin opposé vers le centre, je crois voir le dessin d’un nourrisson bien replet assis, sur lequel est imprimée la précision « CE CARNET CONTIENT 48 DIVISIONS » et last but no least « MARQUE DEPOSEE ».

Le recto de la couverture - la 4 de couv. - est aussi rempli mais d’une autre façon. Le grand souci du fabricant Auguste Ponsot semble avoir été la copie. Il a donc rédigé un AVIS avec ce texte « Nous prévenons le public que des gens peu scrupuleux vendent sous le nom de PAPIER D’ARMENIE de malsaines contrefaçons souvent dangereuses pour la santé. Ces contrefaçons sont très faciles à reconnaître car SEUL Le Véritable PAPIER D’ARMENIE a le droit de porter imprimé sur chaque morceau la mention suivante, avec la signature de l’inventeur…Refuser tout ce qui ne porterait pas cette signature. » Toutes les surfaces sont utilisées, qu’elles soient extérieures et intérieures, avec une seule exception qui est le verso des languettes détachables.

Papier d'Arménie- Livret-vues intérieures p. 2 & 3 de couv. ancienne formule-années 50-Montrouge-Cl. Elisabeth Poulain Papier d'Arménie- Livret-vues intérieures p. 2 & 3 de couv. ancienne formule-années 50-Montrouge-Cl. Elisabeth Poulain

Papier d'Arménie- Livret-vues intérieures p. 2 & 3 de couv. ancienne formule-années 50-Montrouge-Cl. Elisabeth Poulain

Un voyage mental s’impose alors à votre esprit, comme naturellement . Si l’entreprise est toujours située à la même adresse, tout près de Paris, au 6, rue Morel, 92120 Montrouge, son produit, dont la formule est inchangée depuis ses débuts en 1885, vous fait voyager d’abord bien sûr en Arménie. C’est là que l’histoire a commencé lors de la découverte du benjoin - l’essence végétale qui dégage cette odeur si caractéristique - par le fondateur de l’entreprise, en voyant l’arbre de benjoin originaire du Laos… Vous êtes à Paris, puis d’une respiration en Arménie, un autre coup d’aile au Laos…alors même que l’Arménie est un pays qu’on ne connaît plus ou pas vraiment…si ce n’est par ces petits papiers qui se consument en dégageant une odeur très particulière qu’on n’oublie pas. N’est-ce pas Serge Gainsbourg qui a même écrit la chanson tout spécialement pour Régine, qui l’a chantée avec infiniment d’émotion? Car l'Arménie,  c'est aussi un souvenir très douloureux, qui eut lieu en 1915 - il y a seulement un siècle - et qui fit des milliers de morts.   

Ces petits papiers vont désormais pouvoir rejoindre l’Eden des Vieux Papiers maintenant que leur mémoire numérique est sauvegardée, tout comme ces vieux paquets de cigarettes dont je vous ai parlé récemment…Mais ce n'étaient pas des Gitanes chères à Gainsbarre...! 

 

Pour suivre le chemin

. Retrouver l’entreprise sur http://www.papierdarmenie.fr/shop/fr/content/10-l-esprit-papier-d-armenie

. Voir wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Papier_d%27Arm%C3%A9nie  

. Lire un article récent sur http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20150706.OBS2173/le-papier-d-armenie-un-secret-made-in-montrouge.html  

. L’essence de benjoin, qui est extraite du benjoin du Laos sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Benjoin  . L’Arménie à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9nie#Politique_.C3.A9trang.C3.A8re  

. L’Arménie à découvrir pour sa chronologie sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_l'histoire_de_l'Arm%C3%A9nie  

, et sa très longue histoire sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'Arm%C3%A9nie  . L’Arménie sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Arm%C3%A9nie , en n’oubliant pas que ce pays est entouré à l’Ouest par la Turquie, la Géorgie au Nord, l’Azerbaïdjan à l’Est, l’Iran au Sud-Est, la Turquie au Sud-Ouest…à la marge de 

. La chanson des petits papiers de Serge Gainsbourg incarnée par Régine http://www.gala.fr/stars_et_gotha/serge_gainsbourg   et sur l'homme lui-même voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Gainsbourg

. Photos Elisabeth Poulain, surtout axées sur le livret, pour le carnet voir des clichés  sur wikipedia... 

Papier d'Arménie- Carnet-vues extérieure et intérieure-formule plus récente-Montrouge-Cl. Elisabeth PoulainPapier d'Arménie- Carnet-vues extérieure et intérieure-formule plus récente-Montrouge-Cl. Elisabeth Poulain

Papier d'Arménie- Carnet-vues extérieure et intérieure-formule plus récente-Montrouge-Cl. Elisabeth Poulain

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Entre l’intérieur et l’extérieur > Le whisky Ballantine’s > La valeur

5 Mars 2016, 16:47pm

Publié par Elisabeth Poulain

Pubs Ballantine's. Sa richesse est à l'intérieur, Capital  mai-juin 1999, Cl. Elisabeth PoulainPubs Ballantine's. Sa richesse est à l'intérieur, Capital  mai-juin 1999, Cl. Elisabeth Poulain

Pubs Ballantine's. Sa richesse est à l'intérieur, Capital mai-juin 1999, Cl. Elisabeth Poulain

L’importance de « la valeur » est fondamentale dans la perception que l’on peut avoir de ce qui se présente à notre vue, tout comme cette importante question entre le dedans-dehors. Cette frontière existe partout dans tous les domaines. Elle est aussi présente dans les produits que l’on peut saisir avec la main, comme des bouteilles, en l’occurrence ici une bouteille de whisky de Ballantine’s, une marque du Groupe Pernod, que celui-ci avait acquis en 2006.

Avant d’aborder la question centrale de la valeur, il faut ajouter deux éléments d’information, qui portent sur la forme de la bouteille et la couleur du verre. Ce whisky existe depuis 1827. C’est dire qu’il a su s’adapter à de nombreuses mutations de la société, ce que la marque continue à faire, avec en particulier un « whisky tropical » qui porte la marque, en particulier auprès des jeunes générations. Une nécessité pour le Groupe afin de coller au marché, voire de surfer sur le changement. Outre la marque elle-même, les deux autre éléments qui demeurent inchangés sont la forme de la bouteille et la couleur du verre. Si tous deux paraissent intangibles, les autres caractéristiques peuvent et doivent changer, si cela s’avère nécessaire quand il en est décidé ainsi. .

La forme est droite, son assise est rectangulaire et son verre de couleur « or brun liquide ». Pendant des décades, son étiquette rectangulaire est restée inchangée, avec la marque écrite en caractères inclinées à l’ancienne, les armes figurant en dessous, avec un tampon rouge débordant de l’étiquette en bas. L’étiquette a maintenant changé pour adopter une forme en V de façon à valoriser le sceau qui ressort désormais en verre. Le tampon a disparu, pour pousser le regard vers le haut en forme de V de la Victoire et valoriser ainsi le nom de la marque.
 

Pub Ballantine's, Sa richesse est à l'intérieur, Capital  mai 1999, Cl. Elisabeth Poulain

Pub Ballantine's, Sa richesse est à l'intérieur, Capital mai 1999, Cl. Elisabeth Poulain

La valeur d’une marque n’est pas une donne intangible. Elle est naturellement la résultante d’un ensemble de facteurs qui varient avec le temps, l’époque, la concurrence et l’image qui en résulte pour l’acheteur. Le changement de siècle a été l’occasion de redonner du souffle à la bouteille. Un traitement de choc a été le choix pris par Pernod Ricard , pour montrer la capacité de ce whisky à franchir les siècles, en enlevant du visuel une partie de son image traditionnelle. Seules restent par trois fois la marque écrites par deux fois en caractères droits, sur le bouchon en caractères italiques et à côté la bouteille en petits caractères pour expliquer l’image insérée à l’intérieur de la bouteille.

« Ballantine’s. Sa richesse est à l’intérieur ». Tel est désormais le chapeau qui signe le choix du positionnement : l’intérieur de la bouteille intègre une image qui est expliqué par une série de trois images différentes. Je vous présente les deux qui sont en ma possession, le 3è montrant un homme glissé dans un tonneau.

. Le premier visuel est franchement excellent : on y voit cinq « oies blanches – en kilts - gardiennes des entrepôts de maturation Ballantine’s », déambuler dans l’allée entre les tonneaux qui s’élèvent sur trois hauteurs. A priori il n’existe pas de lien entre le whisky et l’oie, au départ. Grâce à Ballantine’s, je sais maintenant que ces belles bêtes peuvent aussi servir de gardiennes des caves au contenu si précieux. C’est une variante à la mode du XXe siècle des gardiennes du Capitole au VIe siècle avant Jésus-Christ à Rome pour avertir les gardiens du temple des tentatives d’intrusion des Barbares…

Pub Ballantine's, Sa richesse est à l'intérieur, Capital, juin 1999, Cl. Elisabeth Poulain

Pub Ballantine's, Sa richesse est à l'intérieur, Capital, juin 1999, Cl. Elisabeth Poulain

Le second visuel montre l’intérieur de la coque d’un navire, où les fûts sont solidement amarrés, pendant que « James Gill, responsable du vieillissement chez Ballantine’s » veille activement, ses pieds reposant, chaussures aux lacets dénoués, sur un tonneau. Ce drôle de whisky serait alors un cousin du porto que les Grandes maisons de Porto envoyaient en Inde en aller-retour afin d’accélérer naturellement le vieillissement des barriques contenant le précieux nectar portuguais… Restent les deux questions. 

. La relation entre le dedans et le dehors est vraiment très bien mise en valeur. Oui, l’important dans la vie est bien à l’intérieur. C’est vrai pour les whiskys, les parfums par exemple … et pour les amateurs des uns et des autres. 

. Quant à  la valeur, il est amusant de constater que toute notre société, au niveau mondial, repose sur l’importance fondamentale du look et, des codes perceptibles de l’extérieur de l’appartenance à un monde de luxe…, alors même qu’on sait que l’important est ce qui est à l’intérieur.

Et vive ce télescopage n°1 ! Car il y en est  un  second. Le temps passant, qui porte sur le rôle même de cette bouteille, tellement identitaire de son contenu, qu’elle fait réellement corps avec le whisky qu’il y a dedans. Treize ans après la campagne lancée par Ballantine’s pour lancer, relancer… la marque en faisant de la bouteille un trésor que doivent garder les gardiennes du temple et/ou qu'on envoie à des milliers de kilomètres pour le vieillir naturellement, voila que le positionnement s'inverse. Cette fois-ci, le Groupe a demandé à un jeune designer de réaliser une carafe de dégustation pour anoblir ce whisky… Une montée en gamme intéressante !

Pubs Ballantine's. Sa richesse est à l'intérieur, Capital juin-mai, 1999, Cl. Elisabeth PoulainPubs Ballantine's. Sa richesse est à l'intérieur, Capital juin-mai, 1999, Cl. Elisabeth Poulain

Pubs Ballantine's. Sa richesse est à l'intérieur, Capital juin-mai, 1999, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Visuels parus dans Capital mai 1999 pour les oies et juin 1999 pour James Gill, responsable du vieillissement. Le site de la marque est en reconstruction http://ballantines.fr/ . Il faut donc savoir attendre.

. Voir la carafe désignée par Lee Broom en 2012 sur http://www.pernod.fr/doc/DP_Ballantines12ans_LeeBroom.pdf

. L’agence de communication Bates France semble-t-il n’existe plus ; on retrouve trace de la campagne en date du 16.04.1999 sur http://www.strategies.fr/actualites/marques/r6682W/bates-pour-ballantine-s.html

. Voir sur mon site un précédent très petit article et une bonne photo sur Ballantines vu par Nikö, artiste, en date du 8.11.2009 http://www.elisabethpoulain.com/article-montrer-une-bouteille-de-ballantine-s-de-saison-sans-la-bouteille-39003773.html

. Clichés Elisabeth Poulain

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Bretagne littorale, Le bleu des portes de maison ancienne, La lumière

4 Mars 2016, 12:23pm

Publié par Elisabeth Poulain

Bretagne littorale-porte bleue-partie haute-petit oculus-Cl1/1. Elisabeth Poulain

Bretagne littorale-porte bleue-partie haute-petit oculus-Cl1/1. Elisabeth Poulain

Ce sont des photos datant de la fin du siècle dernier quand on utilisait largement la photo en couleur tirée sur papier et pas encore avoir pu mettre en application la photo numérique. Un entre-deux qui convenait très bien à une région très particulière,  et qui continue à l’être, qui a pour nom la Bretagne. Là-bas, dans cette presqu’île qui s’avance en mer face au vent d’Ouest, l’amour du sol passe par la pierre de grès ou granit aux couleurs changeantes selon l’origine. Dans les deux cas, ce sont des pierres dures à tailler, dures à transporter, à soulever, à assembler... Ce sont aussi celles qui appartiennent au clan des pierres inusables ou presque. S’il advient qu’il en manque une dans un mur, il faut alors recourir à un tailleur de pierre pour faire du sur-mesure, qui s’emboîte exactement dans le trou.

Quant à la lumière, elle sait varier au point de faire chanter toutes les nuances des couleurs, pas seulement celles de la pierre, celle de l’air, de l’atmosphère et … celles des huisseries des maisons, en particulier quand elles sont bleues. Les portes, sans oublier les portillons, et les fenêtres savent prendre des couleurs parmi les nuances qui ont le plus de capacité à varier avec la lumière, toutes les lumières en fonction du temps… L’air marin est certainement une des explications à cette extrême sensibilité de la lumière. Et le bleu est assurément, j’oserais presque dire « azurément »,  une couleur qui sait refléter la couleur du temps, qu’il y ait du soleil, de la pluie, des nuages, de la grisaille…

Le Bleu en Bretagne et la lumière. C’est vraisemblablement une des raisons pour laquelle on voit autant de volets bleus, de portes bleues… dans cette région ouverte sur le Grand Large. En allant du plus foncé au plus clair, et sans recherche d’exhaustivité, voici quelques bleus saisis, par des lumières variables, de portes, de portillon, de maisons de petite ville ou d’anciennes maisons de pêcheur près de la mer, avec quelques fenêtres et volets.

Bretagne littorale-porte bleue-avec oculus carré-mur de grès-Cl. Elisabeth Poulain

Bretagne littorale-porte bleue-avec oculus carré-mur de grès-Cl. Elisabeth Poulain

Quelques exemples saisis en trois séquences.

La première porte sur des petites maisons de ville aux murs rejointoyés. La seconde séquence montre en partie un petit hôtel particulier qui a gardé ses murs de pierre qui ont perdu leur liant . Et la troisième des maisons anciennes dont les murs ont été entièrement refaits avec des joints visibles. Les trois séquences sont prises pour les deux premières dans une petite ville et la 3è près de la mer.  Cette première série montre des murs de pierre d’une rue en pente d’une petite ville ancienne, avec la couleur bleue en commun.

. La porte bleue moyen haute et étroite, chapeautée d’un linteau décoratif et dotée d’un petit carré de vue. Elle est parfaite de rigueur. Ses murs sont impeccables, avec ses lichens particulièrement visibles sur les grosses pierres, qui sont séparées par des pierres moins hautes et plus longues, pour assurer la portance. Remarquez en partie haute à droite, une pierre en saillie. C’est elle qui fait le lien avec la vieille porte qui suit entre les deux maisons.

. La vieille porte fermant le passage entre les deux maisons. Elle a beaucoup de mal à résister au temps. Il faut dire que c’est du vite fait. Il lui manque déjà une planche sur le côté droit ; quant au côté gauche près du mur, il est franchement en si mauvais état que la couleur bleue est déjà en partie mangée par l’humidité. Le bois résiste comme il pleut, non comme il peu ! Elle est située à la droite de la photo précédente.

. La porte bleue vitrée récente plus claire, avec sa boîte à lettres plate à l’ancienne, à l’opposé de la poignée. C’est l’entourage de lourdes pierres d’encadrement de la porte qui attire le regard et fascine, ainsi qu’en contraste de légèreté le demi-rideau de dentelle d’autrefois. On sent que la personne qui habite là est soucieuse de donner le bonjour aux passants, d’une façon raffinée "à l'ancienne" et pour elle et pour les passants.

Bretagne littorale-portes bleues-voisines-murs de grès-fenêtre-bleue-vitrine-Cl. Elisabeth Poulain Bretagne littorale-portes bleues-voisines-murs de grès-fenêtre-bleue-vitrine-Cl. Elisabeth Poulain
Bretagne littorale-portes bleues-voisines-murs de grès-fenêtre-bleue-vitrine-Cl. Elisabeth Poulain Bretagne littorale-portes bleues-voisines-murs de grès-fenêtre-bleue-vitrine-Cl. Elisabeth Poulain

Bretagne littorale-portes bleues-voisines-murs de grès-fenêtre-bleue-vitrine-Cl. Elisabeth Poulain

Voici la séquence 2, importante pour montrer un mur resté à peu près dans l’état, sans fenêtre et sans porte visible et …donc sans bleu !

. C’est le mur de façade de ce qui devait être un hôtel particulier, dont on ne voit que la partie gauche pour saisir la place dans le fond à gauche. Les pierres n’ont pas été re-jointoyées. Elles sont restées en l’état. Des pierres manquantes ont déjà été comblées par des plus petites (voir sous la pancarte). Des trous restent. C’est la grande différence d’avec les autres maisons habitées dont les murs ont été refaits. On devine aussi l’amorce du toit en pierre. Une fenêtre romane se voit bien. On perçoit également sa voisine de plus grande dimension à la droite, cachée par la pancarte…L’encorbellement d’angle qui permettait d’agrandir la surface du premier étage se devine encore. Sur les cinq étages de pierres nécessaires, de longues pierres d’origine et les deux couches intermédiaires cassées ont été comblées par des morceaux de pierre qui n’assurent plus la portance.

Bretagne littorale-Hôtel-particulier-Façade-ancienne-pierre-sèche-Cl. Elisabeth Poulain

Bretagne littorale-Hôtel-particulier-Façade-ancienne-pierre-sèche-Cl. Elisabeth Poulain

---) Cette troisième séquence près de la mer permet de voir des petites maisons de pêcheurs devenues des résidences secondaires et de … reparler du bleu.

. Tout a été refait à neuf pour assurer la stabilité et l’étanchéité des murs avec des volets bleus, dont la couleur parait naturellement adaptée. Voici donc cette petite longère avec ses volets bleus. Sur un autre cliché, on aperçoit un fenestron en bas près de l’eau, fermé par un volet d’un bleu plus foncé. On devine l’estuaire dans le fond. Quant au dernier cliché, il montre le charme d’une petite maison aux murs blanchis et aux volets et porte bleu clair délavé, ayant seulement gardé visible l’encadrement en pierre de sa porte et de sa fenêtre, comme une signature d’authenticité visuelle.

. On en arriverait presque à oublier la couleur bleue. Elle est pourtant, plus encore maintenant que la pierre, une des constantes des couleurs emblématiques de la Bretagne. Une des raisons tient certainement dans la couleur si changeante de l’eau, qui joue en symbiose avec tous les autres bleus si présents dans l’univers marin.

Bretagne littorale-petites-maisons-pêcheurs-porte, volets et soupirail-bleus-port-4-teintes bleues-Cl. Elisabeth PoulainBretagne littorale-petites-maisons-pêcheurs-porte, volets et soupirail-bleus-port-4-teintes bleues-Cl. Elisabeth Poulain
Bretagne littorale-petites-maisons-pêcheurs-porte, volets et soupirail-bleus-port-4-teintes bleues-Cl. Elisabeth PoulainBretagne littorale-petites-maisons-pêcheurs-porte, volets et soupirail-bleus-port-4-teintes bleues-Cl. Elisabeth Poulain

Bretagne littorale-petites-maisons-pêcheurs-porte, volets et soupirail-bleus-port-4-teintes bleues-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Lire en particulier une bonne synthèse sur http://www.maisons-paysannes-loiret.org/attachments/article/39/Chapitre%20N%C2%B0%2006%20-%20%C3%A9veil%20%C3%A0%20la%20maison%20paysanne.pdf  

. Sur Tiez Breiz, Maisons et paysages de Bretagne, voir les murs de pierre sèche sur http://www.tiez-breiz.org/lesmurs.php  

. Ainsi que la galerie de détails architecturaux du même auteur-photographe sur http://www.tiez-breiz.org/galerie_details.php  

. Le portail Bretagne sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Bretagne#D.C3.A9couverte  

. Et pour vous changer l’œil, d’autres vues d’une autre Bretagne sur http://www.gillespouliquen.com/fr/portfolio-20458-0-40-garages-bretagne.html  

. Clichés Elisabeth Poulain, avec non cités dans le texte, la fenêtre bleue transformée en vitrine pour une crêperie (?) dans la même rue que les trois portes, et le soupirail (?) près de l'eau, fermé avec un volet bleu foncé...

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