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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Une sombre affaire de bicyclette bleue à Angers

1 Octobre 2009, 11:08am

Publié par Elisabeth Poulain

 

Elle est revêtue  d’un bleu magnifique, clair et puissant à la fois. Son style est racé, sa ligne est superbe. Visiblement cette bicyclette a tout d’une grande sportive, capable de satisfaire aux besoins de vélocité et de réalisation de soi d’un homme qui veut s’éclater en montant les cotes d’Angers. Il n’y en a pas beaucoup, mais quand elles existent, elles sont raides au point que bon nombre met pied à terre. D’autres plus sages accrochent leurs vélos aux barres d’un parapet et vont faire leur shopping à pied.

 

C’est ce qui est arrivé à cette bicyclette bleue. Elle attendait calmement le retour son maître, bien accrochée par un cadenas à la barre de métal d’une barrière quand brutalement, un hideux véhicule à quatre roues motrices s’emballa et lui faucha les jambes, ses roues à elle. Dés cet instant, son look en prit un coup et elle perdit de sa superbe et le moral par la même occasion. Des roues molles qui ressemblent à des montres de Dali, ça ne le fait pas, comme on dit maintenant tout le temps sur Europe 1, dans l’émission de Morandini. Du genre, « ça vous fait quoi d’avoir perdu les jambes ? »

 

Phimouss passait par la rue Bodinier en plein centre d’Angers. En vrai professionnel de la photographie qu’il est, il a toujours un appareil photo avec lui. Il prit peine pour la pauvrette et la prit en photo pour lui remonter le moral. Il lui dit: « ne t’en fait pas, ça ira mieux demain quand ton maître t’aura racheté une paire de roues. Regarde, tu restes très bien. Il y a juste les roues. C’est tout ». Et il s’en fut le cœur léger  rasséréné d’avoir fait une bonne action.

 

Oui, dà, sauf que le lendemain, Philmouss la retrouva, encore plus mal en point que la veille. Son cadre était toujours  accroché à la barre  mais ses roues s’étaient envolées, certainement d’elles-mêmes,  en réaction à la honte qu’elles avaient subie. La seule chose dont on peut être sûr est qu’elles n’ont pas pu être volées, sauf par un tordu peut être. Il y a des malades partout. Des amateurs de roues molles comme Dali avec ses montres molles? Celui qui conduisait les 4 roues motrices? Quien sabe ? Le mystère demeure.         

 

Pour suivre le chemin

. Photos de Phimouss, sur son blog http://angersblog.net/je-suis-un-peu-a-plat/

avec mes remerciements

. Voir aussi http://philmouss-photo.fr/

. Avant d'avoir découvert les photos de Phimouss, j'ai vu une roue de bicyclette attachée à une barre de sécurité de trottoir, non loin de là, une roue seule restée accrochée par le cadenas. Tout le reste était parti. Le temps d'aller chercher mon appareil photo, le service de nettoyage de la ville ou le propriétaire de cette roue était passé par là.   

 

 

 

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Un choc de poutres, de barres, de structures et de câbles

30 Septembre 2009, 11:09am

Publié par Elisabeth Poulain

 

Le choc résulte de la rencontre virtuelle entre des situations qui apparemment n’ont rien à voir entre elles. La confrontation se passe simultanément à Paris, Anvers, Bruxelles, à Rennes... Deux villes françaises et deux belges. En fait c’est beaucoup plus compliqué que cela puisqu’il s’agit de création d’art et de communication publicitaire. 
 

L’enchevêtrement des poutres


Le premier cliché montre une charpente qui a été choisie par l’Université de Liège et la Cité de l’architecture et du patrimoine pour annoncer une grande exposition européenne sur les charpentes du XI au XIXé siècle en Europe, sous le titre « Les Toits de l’Europe ». Il se dégage du cliché une force impressionnante de cette ossature puissante. Les couleurs des bois s’harmonisent dans une palette très riche capable de faire contre-poids à la hauteur et à la portée de la charpente. C’est un hommage à la capacité de l’homme d’édifier des bâtiments qui donnent confiance à ceux qu’ils abritent.  
        


L’agressivité des barres


C’est Chris Burden, un artiste américain,  qui donne le ton de la grande violence avec sa composition de structures métalliques fichées en terre qui agressent le ciel au Musée de plein air de Middelheim en Belgique. Ces 30 poutrelles concentrées en faisceau à partir d’un cercle encadrée de petites butées représentent un monde en devenir, bloqué dans le béton, avec un ciel ouvert et déchiré par l’abrupt des éléments. Cette composition représente une certaine vision de la violence du monde. Il faut dire que son créateur est aussi un peu ‘trash’, n’hésitant pas pour montrer l’implication de l’artiste dans son œuvre à se faire tirer dessus au bras gauche par balle de pistolet.  
 



Les structures pleines en acier

 Ou le désordre de l’ordre.

Je reprends l’appellation choisie par Bernard Venet, un des artistes français les plus connus aux Etats-Unis, pour désigner son travail. J’ai ajouté ‘de l’ordre’ pour qualifier son travail de composition à base de structures pleines en acier de très grandes dimensions. Comme des barres lourdes posées au sol qu'on ne voit vraiment qu'avec de la hauteur.   

Ces assemblages posés au sol portent des noms, ‘Arcs’, ‘Effondrements’, ‘Performance-La Ligne droite-Sa trace’, ‘Saturations’. On a pu les voir au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, le Bozar cet été.  La photo donne l’impression d’un grand calme et de la maîtrise d’un monde de pureté, sans limite, avec un homme de dos qui part vers la source de ces volumes élancés individualisés et liés, vers l’origine du monde. 
  



Les câbles


Ce sont ceux qui conduisent les nouvelles techniques de l’information indispensables au développement de notre société. C’est la publicité conçue par Publicis retenue par la
Technopole Rennes Atalante
pour attirer de nouveaux investisseurs sur son pôle de compétitivité dédié aux Images et Réseaux . Cette fois-ci la présentation de ce faisceau s’ouvre vers nous, vers l’avenir, en nous présentant le nom des grandes entreprises déjà présentes sur le site.       

 

Le bois réchauffe et protège; la poutrelle plate avec des cornières agresse; la barre courbe d'acier en faisceau intrigue et le cable a besoin de mots pour fonctionner. L'oeil est levé au ciel pour la charpente, se place en diagonale vers le haut pour le bouquet de poutrelles plates, se pose à terre pour les barres courbes et ne voit rien pour les cables enterrés.
Pour suivre le chemin

. Poutres de Bois 

- aucune indication de lieu n’est donnée sur la fiche ou sur le site de la Cité de Chaillot. http://www.citechaillot.fr/

 

. Barres métalliques

- Chris Burden est un créateur iconoclaste détonnant, voir des éléments de sa biographie dans

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chris_Burden

- Sur l’exposition qui regroupe huit pays européens et un grand nombre d’instituts scientifiques, des infos sur

http://www.middelheimmuseum.be/smartsite.dws?ch=MAF&id=3000959&rec=8024316&vergroot=1 

 

. Structures pleines en acier

- Bernard Venet

- Le palais des Beaux Arts de Bruxelles, www.bozar.be/home.php?lng=fr

 

. Câbles

www.rennes-atalante.fr

. Sur le sujet, voir aussi un billet sur ce blog sur les poteaux de ville, qui décorent le ciel de nos rues, sous le titre Levez les yeux au ciel et cherchez les poteaux  classé en développement durable.  

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Rompre le lien à la terre > Israel face aux paysans palestiniens

29 Septembre 2009, 09:52am

Publié par Elisabeth Poulain

 

Le lien à la terre

Il n’est pas toujours aussi enchanteur et ressourçant que nous le vantent les brochures publicitaires pour nous inciter à acheter un mas dans le Luberon, une chaumière en Brière ou un vignoble en Val de Loire ou les trois dans même temps. Non, ce lien à la terre peut être très douloureux, comme le montre la stratégie d’Israël pour distendre et rompre le lien à la terre des paysans palestiniens en les empêchant de cultiver leurs propres champs.

        

 Des paysans sans terre et des terres sans paysan. Et un paysan qui a une terre qu’il ne peut cultiver pour se nourrir, nourrir les siens et la population, c’est un homme, une famille, un clan qu’on détruit, une société qui se délite. C’est le cas en Palestine. Les méthodes utilisées vont toutes dans le même sens : rendre le travail de la terre difficile, quasiment impossible, par une superposition de mesures qui conduisent à l’absurde, rendent fou et conduisent à la perte de la propriété de la terre. Pour terminer par perdre son identité.  

 

Les obstacles physiques, l’impossibilité d’accéder à sa terre

-        En 1, il existe des zones militaires fermées qui interdisent toute connexion avec les terres agricoles palestiniennes ; le lien est alors rompu de facto. C’est le cas par exemple du membre d’une coopérative qui n’a plus accès à son oliveraie dont tous les arbres ont été coupés ;      

-        en 2, un mur de grillage muni de portes verrouillées par des soldats empêche les paysans de se rendre sur leurs parcelles, quand la nature les y pousse, pour s'occuper des récoltes...             

 

Les obstacles documentaires, le retard de la délivrance ou l’absence de permis

-        En 3, arrivé à la porte, il faut avoir un permis pour accéder à ses terres,

-        et pour cela joindre ses actes d’identité un acte de propriété ou un acte d’héritage,

-        avec des photos des parcelles,

-       le temps d’attente du permis pouvant prendre jusqu’à 7 mois dans l’exemple cité, pendant lesquels il n’est évidemment pas possible de travailler la terre, quand on réussit à avoir ce fameux pass,

-        tout en sachant que les refus de permis de plus en plus nombreux se multiplient.

 

Les obstacles de temps, le retard ou la fermeture du poste de passage

-        En 4, il faut ensuite pouvoir rejoindre sa terre. Là aussi  le parcours d’obstacles est pimenté. D’abord il faut trouver la bonne porte. Certaines n’ouvrent que 3 fois par jour pendant 30 minutes, sans être jamais sûr du respect des horaires aussi bien à l’ouverture qu’à la fermeture ;

 

-        en 5, ces horaires limités et irréguliers obligent à se détourner vers d’autres portes ouvertes elles 12h sur 24 mais en contraignant les paysans à faire trois fois plus de kilomètres au total, avec du temps et de l’argent perdus en vain.                   

 

Les obstacles réglementaires et la confiscation de la terre
En 6, ces obstacles logistiques et financiers se doublent d’obstacles réglementaires qui confortent ou provoquent la rupture du lien à la terre. Cette rupture découle de l’impossibilité de récupérer des terres dites ‘de propriétaire absent’ au profit de la puissance publique, Istraël, avec des lois datant des Ottomans et des Britanniques. Selon le témoignage de Sharif Omar, paysan pamestinien, « la terre est sous surveillance constante et les autorités israéliennes procèdent à des prises de vue aériennes en mai et en novembre, c’est à dire avant les plantations et après les récoltes ».  Il est plus facile ensuite de confisquer la terre puisque les preuves ne peuvent être faites que dans un seul sens, lorsque la terre n’est pas travaillée.  

 
La perte du nom et la rupture du lien
Nous avons vu en 3 que le paysan doit prouver ses droits à cultiver sa terre qui est de moins en moins travaillée en raison de l’enchevêtrement   des       contraintes et du caractère implacable de la confiscation à titre de sanction. Il reste néanmoins encore ancré ce lien à la terre entre une famille et une parcelle. Jusqu’alors, les
autorités palestiniennes, après avoir travaillé à éloigner la terre des paysans, ont ensuite  complété le système par la procédure inverse, qui consiste à éloigner le paysan de sa terre. Pour cela, il suffit de modifier le nom du fils par rapport à son père sur 4 générations, ce qui est très rapide.   

 

L’exemple de Sharif Mohammad Omar Mohammad
Le témoignage du paysan déjà cité est étonnant, sachant que  dans la coutume palestinienne, le fils porte son prénom suivi de celui de son père et de son grand-père. Voici les conséquences de la réglementation dictée par les Israéliens qui oblige à indiquer le nom de famille. L’exemple qui suit montre la rupture identitaire : 

 

-        le père du paysan qui témoigne s’appelle Mohammad Omar Mohammad,

-        lui-même est Sharif (prénom) Mohammad Omar Mohammad, qui devient Sharif Mohammad Omar Khalid pour les autorités,

-        son fils aîné devient Azzam (prénom) Sharif Mohammad Khalid,

-        son petit-fils Sharif Azzam Sharif Khalid...

« Dans quelques années, les Israéliens pourront donc affirmer que mon petit-fils n’a aucun lien avec la terre familiale ». Signé Sharif Omar, paysan au village de Jayyous, Palestine.

 

Ce billet marque le début d’une nouvelle série à parution forcément irrégulière et à contenu hétérogène montrant plusieurs facettes du lien à la terre, qui est déjà présent, comme un fil de trame, dans mon blog depuis ses débuts, sous des formes diverses. 

           
Pour suivre le chemin  

 

. Ces informations sont extraites de la revue d’Oxfam International qui a consacré un numéro spécial à « Cinq ans d’illégalité, l’heure est venue de démanteler le Mur et de respecter les droits des Palestiniens ». 

. Oxfam-Belgique, rue des Quatre Vents 60, 1080 Brussels, Belgique, www.oxfamsol.be

. Oxfam-France, 104, rue Oberkampf, 75011 Paris, France, www.oxfamfrance.org        

. Photos Oxfam, avec mes remerciements
 

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WBW43 > Les Habits des Vins d'Emotion > 'Je" par le lien familial

28 Septembre 2009, 09:48am

Publié par Elisabeth Poulain

Dans ce SIGNE du JE-U, la famille joue un grand rôle dans les exploitations terriennes. S’ajoute, dans le cas du vin, une jubilation certaine à penser à l’ancrage de la famille à la terre, à l’exploitation ou au château il y a plusieurs siècles et à l’espoir que la saga va se poursuivre au-delà de ce qu’il est possible imaginer. Plusieurs cas se présentent. L’âge d’un vignoble peut se compter en plus d’un millier  d’années comme c’est le cas de la Coulée de Serrant à Savennières et de Quarts de Chaume à Rochefort sur l’autre rive de la Loire. Il est plus fréquent de faire ressortir l’ancienneté de la famille, avec une préférence très nette pour mettre en valeur la famille du père. On compte alors en nombre de générations, beaucoup plus que par date peu utilisée parce qu’elle peut évoquer des périodes douloureuses de l’histoire. 

 

Pour célébrer ce lien familial et montrer que la famille se conjugue au présent, certains vignerons choisissent aussi de dédier une cuvée à une personne dénommée, lors du mariage d’un jeune de la famille, la naissance d’un enfant ou pour honorer un aïeul, renforçant ce faisant la légitimité du vigneron aux commandes du domaine.

 

L’hommage familial par les noms de cuvées

Il se fait de différentes façons selon que l’on parle de jeunes enfants, de ses parents ou des grands-parents. Dans le premier cas, il s’agit de parier sur l’avenir et dans le second de renforcer l’hommage , avec toujours latente cette idée d’un savoir humain qui se transmet tel un trésor de génération en génération. 
 

L’enfant

- C’est parfois un cadeau un peu secret que Stéphane Bernaudeau, vigneron fait à sa femme « Isabelle, ébourgeonneuse d’exception, porteuse d’un nourrisson sur ce millésime » au dos de l’étiquette de son Anjou ‘Les Nourrissons’. 

 


829. Olivier Jard est un Mareuil de Vendée que Christian Jard a dédié à son petit-fils à la naissance de ce dernier ;

 

830. Cuvée ‘Caroline’ est un Muscadet Sèvre et Maine sur lie, mis en bouteille que Michel Fleur, La Varenne, offre à sa fille ;

 







831. ‘Aurore’, du nom de la fille de Véronique Gunther-Chereau, est un Chardonnay. Le paysage imaginaire est laissé à l’inspiration de l’artiste en aquarelle fleurie, colorée et gaie,

 

832. ‘Corinne’ est un Touraine Mesland des Vaucornelles de Gilles et Christine Chelin, au nom  de leur fille.  L’étiquette,  créée par la peintre Charlette Voyant,  porte le V du domaine.

 


Les parents et grands-parents

L’hommage peut aussi remonter les générations, en rendant hommage aux parents et grands-parents :

 

833. Roger Tessier est un Cour-Cheverny de Philippe Tessier, qui a donné à son vin le nom de son père.

 

834. Jean-Joseph est un Anjou-Villages du Domaine du Bois Mozé, du prénom des pères des propriétaires O & R Lancien.

 

835. Edmond est un Sancerre d’Alphonse Mellot, en hommage à son père, sur une œuvre en étain de Gérard Puvis figurant deux danseurs-porteurs d’une cuve que l’on devine chargée de raisin et sur lequel est assis un compagnon rendant hommage à la vigne, au vin et au soleil (voir ci-dessus).

 

836. Oto San est le nom du père de la vigneronne japonaise Junko Arai  et celui d’un Touraine, sur une oeuvre de la peintre japonaise, Tomoko Koga,

 

837. Junko Arai a également baptisé une cuvée de Touraine du nom de sa maman, Kuniko,  sur une oeuvre abstraite du peintre coréen, Maru.

 

- Luc Bizard nomme un de ses moelleux Savennières du Château d’Epiré Armand Bizard du nom de son père qui avait ce vin en prédilection.

 

-  Domaine René Couly est un Chinon portant la signature de René Couly, le père de Pierre et de Jacques Couly Dutheil issu d’un ensemble de parcelles sélectionnées par René Couly « pour ne pas abandonner Mouton son brave cheval qui avait fait le transport des vins pendant la guerre ». La Baronnie Madeleine est un Chinon créé en 1978 en hommage de ses enfants à cette « grande Dame du Vin ».

 

838. Valentin Fleur, un Saint-Nicolas de Bourgueil du Domaine de la Closerie, est aussi le grand-père de Michel Fleur.

 

839. La grand-mère est celle de Jean-François Mériau des Vignobles des Bois Vaudon, Georgina née le 23 avril 1900. Son petit-fils a choisi de lui rendre hommage toute jeune femme le jour de son mariage avec ce liquoreux.

 

- Albert Denis est honoré par Patricia et Bruno Denis son petit-fils, avec un Touraine, Mareuil sur Cher.

- Thierry Redde a donné le nom de son grand-père cette fois-ci « Gustave Daudin, ce pionnier de la vinification du Chasselas, ce vieux cep gaulois, digne de la table des Rois » à un Pouilly sur Loire. 

 

Et aussi des amis

Plus rarement, des noms de cuvée sont donnés à des amis pour laisser une trace:

 

840. Jean Carmet, ‘l’ami Jean’ pour Gérard Depardieu, né à Bourgueil et grand ambassadeur des vins de Loire, a laissé un tel souvenir d’amitié et de générosité dans la région qu’une cuvée à son nom, avec sa photographie estompée en arrière-plan et sa signature, lui est dédiée avec la complicité de ses fils, Olivier Carmet et Jean-François Carmet, sur une étiquette de Bourgueil élaboré par Bouvet-Ladubay.

 

Pour suivre le chemin

. Le prochain billet portera sur la mixité culturelle toujours dans ce SIGNE du JE-U .

. Toutes les étiquettes de ce Signe 8 du Je-u sont visibles dans les albums photos sur ce blog sous l’intitulé « 8Labels ». 

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WBW42 > Les Habits des Vins d'Emotion > D'autres jeux d'humour

25 Septembre 2009, 17:04pm

Publié par Elisabeth Poulain

L’humour phonique

C’est une nouvelle tendance encore peu répandue. Il nécessite d’intégrer un ensemble de facteurs de réussite :

un concept fort qui puisse se traduire graphiquement et la possibilité d’aller jusqu’au bout.

 

823. Les vins d’Élise Brignot sont habillés de légèreté avec une étiquette conçue par le peintre graphiste Michel Tolmer avec une écriture manuscrite, un jeu graphique sur le E et le B, le dessin d’un soleil -c’est elle- entouré de bulles et des noms de cuvées tels que CHHHHH ou Zébulon en pétillant naturel.

 


824. Sébastien David a choisi, pour Vin d’une Oreille, un Saint-Nicolas de Bourgueil 2002, une étiquette de lot d’agrément à présenter aux jurys comme étiquette ; le nom de la cuvée fait référence à ces amateurs du 17ème siècle qui opinaient du bonnet en penchant leur tête « en signe d’approbation. »

 

- Bertrand Bataille a joué sur la sonorité entre le vair, une fourrure de l’écureuil utilisée au Moyen-âge, et le verre à boire sur une aquarelle pour un Touraine Sauvignon baptisé ‘Cendrillon’ par François Plouzeau.

 

L’humour en forme de message

Combiné au sens et au style de l’étiquette, l’humour forme de beaux exemples d’habillage de la bouteille. Il est ’le petit plus’ ou le ‘je ne sais quoi  qui fait la différence’. Le recours à l’humour est pourtant chose récente en Loire. Le pays des châteaux aime l’élégance au point de considérer que le vin est chose trop sérieuse pour en plaisanter.

 

L’époque a changé et l’humour est aussi une réaction naturelle face à la demande du tout expliquer d’une part et une façon très française de protester contre une certaine pesanteur réglementaire d’autre part. C’est aussi une façon d’être soi sans agressivité en cherchant le lien avec les autres. Les vignerons du Puy Notre-Dame (près de Saumur), qui attendent leur appellation depuis plus de 30 ans, ont ainsi décidé pour les plus connus d’entre eux de communiquer, non pas sur le temps d’attente, mais sur le numéro cadastral de la grande parcelle en cause, 253, en forme de protestation mâtinée d’humour.

 

- Guillaume Reynouard du Manoir de La Tête Rouge place 253 en petit sous un dessin du corps central du manoir. Il explique sur la contre-étiquette : « depuis 1975, les vignerons du Puy Notre Dame et de ses environs demandent la reconnaissance d’une appellation communale Saumur Puy Notre Dame, en attendant ils utilisent le numéro de cadastre : 253. »

- Philippe et Françoise Gourdon ont fait de 253 l’élément central de leurs étiquettes enveloppantes et basses qui signent leurs bouteilles de Saumur rouge.  

 

L’humour de rébellion

Donner un nom de cuvée au second degré est une réaction quasi-naturelle quand on voit un de ses vins refusés à l’agrément. Les causes du rejet sont multiples : vin trop clair, trop foncé, trop sucré naturellement par le soleil, trop alcoolisé ou pas assez… La raison profonde est souvent que les vins les ‘plus naturels’ sont par trop différents de ceux définis par le décret précisant les caractéristiques de l’AOC et qui sont, chaque année, redéfinies par le consensus des participants aux jurys d’agrément. Une fois les différents recours épuisés, il reste au vigneron à déclarer le vin en vin de table. Se forme alors de manière d’abord spontanée et maintenant plus organisée une nouvelle catégorie de vin que forment les Nouveaux Vins de Table (NVT). Le nom de la cuvée permet alors de s’exprimer en détournant les mots.

 

- Pour des rosés un peu trop forts en couleur, une dizaine de vignerons s’est regroupée autour de Mark Angeli qui a dénommé son vin ‘Rosé d’un Jour’. Il a préféré garder son étiquette inchangée et faire figurer une mention pour exprimer sa vive irritation. Il a inscrit au dos de son étiquette (non auto-collante) des citations qui préfigurent l’alliance avec la littérature, parmi laquelle : « Eduquer, ce n’est pas remplir un vase, c’est allumer un feu ». Aristophane.

 

825 Le rosé du Domaine des Sablonnettes s’affiche en « ceci n’est pas un rosé, Polisson gourmand, ce Rosé s’est régalé de tous les fruits rouges du jardin, il en rougit encore de gourmandise... La couleur excessive de ce rosé ne peut prétendre à l’AOC… » ;                                                   

 


826. ce rosé est devenu ‘Achillée mon rosé’ pour Agnès et René Mosse, du nom d’une fleur des champs qui, dans certains terroirs, prend des teintes rosées.

 


827. Pour des raisons de refus à l’agrément également, Frantz Saumon de Montlouis sur Loire a choisi, pour son pétillant naturel rosé de Gamay, la dénomination ‘La Cave se rebiffe’.

 






828. ‘Patapon’, avec son grand sourire et son entonnoir sur la tête, représente un vin de table de Christian Chaussard et Nathalie Gaubicher, qui ont aussi un Jasnières ‘Kharaktêr’. Patapon est le « vigneron non-conforme » du Domaine Le Briseau comme le vigneron l’indique sous son menton. 

 

Une autre catégorie marque certainement l’empreinte de l’univers scolaire avec ses codes et ses mots, alors même que le système avait déjà changé à l’époque où les vignerons étaient dans les ‘petites classes’ : 

- ‘Zéro pointé’, pour un vin refusé en Rosé d’Anjou, du Château Tour Grise,

- ‘Bonnet d’Anes’, de Sébastien Dervieux et Patrick Desplats du Domaine des Griottes, refusé en Anjou Blanc.

 

Pour suivre le chemin

. Prochain billet sur le lien familial une autre facette du "Je".

 

 

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WBW41 > Les Habits des Vins d'Emotion > Le Je avec humour

24 Septembre 2009, 19:55pm

Publié par Elisabeth Poulain

Parler de soi

Peu de vignerons l’ont fait jusqu’ici. C’est maintenant une façon très positive de faire passer des messages d’une autre façon, avec l’humour en photo, dessin, avec des noms de cuvée… et parfois un brin d’émotion sans se montrer:

 

816. ‘The Three Couillaud brothers’ se présentent en photographie sur une collerette pour des Muscadet Sèvre et Maine sur lie et des Chardonnay destinés au marché américain, qui comprend en plus leur signature en prénom, une carte de France avec un point situant La Regrippière ainsi que la liste des citations du Guide Hachette au verso.

 


817. ‘Tête de Lard’ est un Saumur de Guillaume Reynouard du Manoir de la Tête Rouge ;

 



818. ‘L’Enfant Terrible’, un Anjou Rouge de Nicolas Réaux de Sainte Radegonde des Pommiers, est un portrait flamboyant jaune, rouge et noir du vigneron qui ajoute ce commentaire sur la contre-étiquette « ‘Pelas’ élevé à la dure par son père mais franc comme un cabernet. Comme tous les enfants terribles, c’est celui qui vieillit le mieux adoptez-le ! »

 


819. ‘L’Autre est un (vilain) petit canard rouge d’un Vouvray de Marie-Annick Lemaire qui montre ainsi sa différence avec beaucoup de sensibilité graphique. 

 








Le travail de la terre

Il est au cœur de la démarche fondamentale (Signe de l’Homme en chapitre 1) et se montre cette fois-ci  d’une façon très visuelle.

 

820. Victor et Vincent Lebreton ont choisi de rendre hommage à leurs fidèles compagnons : son brave tracteur pour  Victor avec un Sauvignon et

 

821. son chien forcément fidèle, aux pieds de Vincent pour un Grolleau. Vincent est le seul vigneron à le faire figurer en dessin à ses pieds alors que de nombreux vignerons travaillent avec leurs fidèles compagnons à quatre pattes, comme Charlie Foucault qui l’emmène dans son tracteur, Catherine Breton qui a dédié une de ses cuvées à son chien préféré et d’autres qui aimeraient bien le faire et qui n’ont pas sauté le pas.

 

822. Olivier Cousin se montre de        face conduisant l’un de ses sept chevaux dans les rangées de vigne, pour un Chardonnay, sur un dessin aquarellé.

 

Pour suivre le chemin

. Le prochain billet portera sur d’autres jeux d’humour.

. Voir les étiquettes du Signe Je-u sur « 8Labels ».  

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Les Accroche Coeurs ou des Démons trop près des Anges à Angers

22 Septembre 2009, 17:15pm

Publié par Elisabeth Poulain

Angers est, comme chacun sait, le pays de la douceur angevine, ce qui n’empêche pas d’y vivre intensément. Il faut dire aussi d’emblée que pour cette 10ème édition des Accroche Cœurs, la fête municipale, la ville avait retenu comme thème les Anges et aux Démons pour s’inscrire dans la thématique de l’Apocalypse, présente à Angers sous la forme d’une tapisserie célèbre dans le monde entier. 

 

La fin de la fête

Les Accroche Cœurs  se tiennent chaque année à la mi-septembre pour marquer avec éclat la rentrée. Et bien l’éclat a bien eu lieu mais pas forcément celui qui était prévu au départ à cause de scènes à connotation sexuelle jugées scabreuses par une partie du public.  Qu’a-t-on vu à l’occasion  de la manifestations de clôture? :

-        Le maire d’Angers, Jean-Claude Antonini, quitte la manifestation avant la fin pour marquer son désaccord et en « dénoncer la vulgarité ». Il faut rappeler que la municipalité, qu’il conduit co-finance sur deniers municipaux, ce festival artistique de grande importance qui mobilise une bonne partie des services municipaux  et associe toutes les structures culturelles.

-        L’évêque d’Angers rédige le lendemain pour la presse un communiqué dans lequel il juge que « le sacrément de l’Eucharistie a été tourné en dérision ». De son côté, le Parti Chrétien démocrate se dit scandalisé par le déroulement des scènes de copulation et autres ‘amuseries’ ( c’est moi qui le dit entre guillemets) débridées de sexe  devant les « enfants et les 400 jeunes choristes ».

-        Le théâtreux, concepteur et réalisateur du spectacle final, Pascal Larderet de la Compagnie Caca-huète (c'est moi qui souligne), s’étonne de cet étonnement. Le thème accepté par la  municipalité traite de l’Apocalypse qui marque la fin de l’influence chrétienne, avec des démons qui descendent du ciel pour envahir la terre. « Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Saint-Jean. Le Mal arrive sur terre et le Bien monte au ciel ».

-        Une bonne partie des Angevins s'est sentie interpellée par ce qui a été ressenti comme une gifle. D’aucuns aussi tiennent des propos impressionnants en réaction à la prise de position de l’évêque.    

 

La place des Anges et des Démons

A bien regarder a posteriori le fascicule diffusé par la municipalité d’Angers, on voit  des anges voleter gracieusement dans le ciel bleu angevin, avec deux ange-lettes vers la droite et deux ange-hommes voguant dans le ciel de gauche. Quant aux diables fourchus, ils continuent à danser tête en bas sous la terre, dans le feu de la terre. Cette fois-ci, il est vrai, pas de démones mais des créatures mi-homme mi-bête. Chacun est à sa place, Angers est au milieu et le monde est en ordre. L’Apocalypse, c’est autre chose quand même.

 

La programmation

Samedi, on a vu beaucoup d’anges dans les rues d’Angers. Tous revêtus de blanc, la couleur de la pureté. Les choristes étaient en blanc, certains, des hommes le plus souvent, avec des ailes en cartons accrochées sur leur dos. Les démons, pour ce que j’en ai vu, étaient représentés par un cheval noir en confrontation avec un cheval blanc porteur de l’identité ‘Anges’. Dimanche, d’autres choristes étaient présents et les Angevins ont eu plaisir à les écouter tout en pique-niquant sur de grandes tables installées face à la mairie.   

 

La recherche de la confrontation

Pour la fin de la fête, le choix des organisateurs s’est porté sur l’avènement des démons sur terre avec en particulier des simulations de l’acte sexuel. Rien d’étonnant qu’à ‘jouer’ avec les symboles religieux en terre très chrétienne, on prend forcément le risque de ne plus être dans le consensus. Le faire en plus au moment de la clôture de la manifestation en apothéose, comme dernière image à garder en tête au moment de rentrer chez soi, ne peut qu’étonner fortement.

 

Pour avoir une explication, il suffit de se renseigner sur le Net. Il est de notoriété que la compagnie Caca-huète travaille beaucoup dans l’improvisation et la provocation. C’est même sa marque de fabrique. Elle a en effet comme objectif de chercher à provoquer le débat, partant du principe qu’une bonne agitation vaut mieux que le silence sociétal. Les thèmes favoris de Pascal Larderet sont en effet la mort, la religion le corps. Pour lui « l’important est que le débat se crée. Tout dépend de l’ouverture d’esprit de ceux qui nous regardent ». 

 

L’esprit ouvert

On peut être angevin, avoir l’esprit ouvert et ne pas être du tout d’accord, surtout quand ces scènes se font dans le cadre d’une fête d’extérieur en journée dans le cadre d’une commande d’une municipalité à l’intention des habitants et des touristes. Amuser, intéresser, interpeller, oui, c’est d’ailleurs un des rôles de la culture. Choquer volontairement, en cherchant à heurter,   c’est non. Une des choses à retenir aussi est qu’à jouer avec le diable et le feu, on se brûle les mimines, à Angers et ailleurs.  

 

Pour suivre le chemin

. http://fr.wikipedia.org/wiki/Apocalypse

. http://fr.wikipedia.org/wiki/Tapisserie_de_l'Apocalypse

. Interview de Pascal Larderet du 28.03.2009 sous le titre « Le drôle d’humour de la Cie Cacahuète » sur http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=205869&page=article

 

. Photos EP prises la veille,
-     une nouvelle vue du château, avec l'arrière de l'écran gonflable,
-    des plumes de canard restées collées sur le bitume à la gloire des anges, (une idée curieuse quand on sait que 4 tonnes de plume ont été déversées sur la chaussée, toujours pour figurer la légèreté des anges qui montent au ciel !),   
-
        rue Lepneveu, d’une chorale menée par une jeune chef formidablement enthousiaste et joyeuse guidant avec passion sa chorale chantant ‘Nathalie’ de Gilbert Bécaud,

-        la maîtrise de l' écuyère figurant le Mal sur le parking de la cathédrale, 
+    voir l'album photo "Angers" avec d'autres photos des Accroche-Coeurs.

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Stratégie d'export de vins > Le jeu du jonglage avec l'information

15 Septembre 2009, 10:30am

Publié par Elisabeth Poulain

Un jeu de stratégie très formateur.

Je me place, par exemple, dans le cas d’un petit domaine de vins de Loire qui veut développer ses ventes à l’exportation à la suite de la baisse de ses vins sur le marché français. Par exemple, parce qu’on pourrait prendre tout autre produit, une autre région et d’autres informations.

 

Sur un blog spécialisé et qui traite d’informations en provenance du monde entier, vous sélectionnez une information et vous commencez à jouer avec elle. Vous essayez de voir ce qu’elle vous apporte. Pour être sûre de ne pas faire du gloubi-boulga avec une information  trop fraîche, j’ai sélectionné Wine Alley du 11 août 2009. C’est suffisamment proche pour être toujours exploitable et pas trop lointain pour ne plus l’être.

 

Les titres de Wine Alley dans cet ordre.   

 

France

F1. Avis d’Expert : pour ne plus confondre fête des vins et foire de Gaillac

F2. Restauration : la TVA à 5,5%

F3. Santé : l’INCA et le Haut Conseil de la Santé publique

 

International

I1. Conjoncture : replis des ventes en vrac sur les vins de table et vins de pays

I2. Avis d’Expert : le marché du vrac entre valorisation et concurrence internationale

I3. Avis d’Expert : Nouvelle-Zélande, la fin d’une irrésistible ascension ?

I4. Interview du Pr Jean Dubois : « Le Marché Vinicole de l’Union européenne sera vraisemblablement à l’équilibre pour la campagne 2008-2009 ».

 

Marketing et Commerce

M1. Avis d’Expert : plus de la moitié du vin consommé en Suède sort d’un bag-in-box. 

M2. Tendance : le succès du blanc profite au Pinot Grigio au Royaume-Uni

M3. Les cavistes bretons enregistrent de lourdes pertes auprès de leurs clients britanniques

 

Informations et questions

Je sélectionne six informations pour la démonstration, pour alléger la démonstration. Et, voyez comme c’est joli, je me pose six questions.

 

1. Quelle impression est-ce que je ressens ? L’important  

2. Par où commencer ? Le déroulement

3. Que m’apportent ces infos ? La sélection

4. Qu’est-ce que je peux en faire ? La remise en ordre

5. Comment jongler avec l’info ? Mes éléments stratégiques

6. Comment jouer ? Le bonus

 

1. L’impression dominante

Il n’y a rien de bien nouveau mais quand même, peut être une ou deux infos à glaner. Je cherche ce qui va déclencher mon appétence à l’info.

 

2. Le déroulement de l’info

C’est important, car cette phase est ma porte d’entrée dans le monde de l’information. Le vrac semble le sujet le plus important. Travaillant dans le vin, je sais déjà que ce n’est pas là que je vais trouver de la valeur ajoutée, ce que me confirmera le second article I2.

 

Les 3 Infos

Mais en I1,  je trouve confirmation de 2 infos intéressantes sur les vins de pays.

 

= en rouge et rosé, les ventes de VDP sont quasiment stables entre 2003/4 et 2008/9,

= en blanc, la progression est certes légère mais les ventes progressent.

? par contre, je n’ai aucune info particulière sur l’international malgré le titre.

 

I2 consacré au prix de vente du vente et à la concurrence néo-zélandaise (connexion avec I3) me rappelle la dureté de la concurrence aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Les prix de nos vins français, qui ont bien augmenté en Loire ces dernières années, ne sont pas concurrentiels face aux importations chiliennes et argentines, sans parler des autres Européens dont on ne parle pas.

 

Et en plus un négociant importateur anglais conseille au gouvernement français de donner une aide commerciale et marketing à sa filière vins à l’extérieur de ses frontières, ce qui est interdit par l’UE pour cause de concurrence déloyale. C’est une façon espiègle de nous dire que nous ne  sommes pas bons nous les Frenchies, moi en Ier puisque je ne peux pas dire que je sois un exportateur.  Autant le dire, ça m’agace un peu beaucoup. On disait ça déjà à mon père ; 60 ans qu’on nous serine qu’on doit progresser, du genre « peut mieux faire sur mon bulletin de notes ». Ce qui est d’ailleurs vrai, la preuve, je suis devenu vigneron.        

   

I3 arrive à point nommé pour me soulager quant à la pression concurrentielle de la Nouvelle Zélande. Ce serait déjà ça. Et Prof Jean Dubois en I4 me conforte dans ma vision pas si pessimiste que ça. C’est trop long pour que je le lise tout mais si prof le dit, c’est que la situation n’est pas si mauvaise que ça.

 

= A lire les informations de l’International, je m’aperçois qu’il y a un savant équilibre dans Wine Alley pour ne pas trop me démoraliser. Je me rappelle aussi que l’Europe, c’est (en principe) chez moi, tout autant que la France et que l’International ne commence qu’avec les pays tiers. C’est pas pour autant que je vais trouver des infos sur mes concurrents italiens (sauf pour le Pinot), espagnols ou allemands dans la rubrique France. Mais bon passons.

 

Les 3 M

Ils me font danser la java, après cette euphorie de courte durée grâce à ce Jean Dubois, au nom qui sent si bon la France qu’on le dirait fait pour.

 

M1 me parle du succès du BIB en Suède (+ de 50%) mais ça je le savais déjà. La consommation ne fait qu’augmenter ; le marché est très concurrentiel et je ne m’y connais pas pour traiter avec un monopole d’Etat. 

 

M2, Le Pinot Grigrio, un pinot blanc italien a beaucoup de succès au Royaume-Uni, c’est bien pour les vignerons de là-bas. Il faut dire que l’Italie nous dépasse maintenant au plan mondial et nous, les Français, nous n’avons pas de plat mondial comme la pizza qui tire si bien le vin italien que c’en est à pleurer pour notre beefsteak frites qui ne nous emmène nul part, vu qu’on mange de moins en moins de bœuf et que les frites, on les prend avec des moules. Comme les Belges, purée, ça démoralise.

 

M3, je suis à la peine avec les cavistes bretons mais comme je ne vends pas là-bas, ça ne changera pas grand chose pour moi. 

 

= A voir rapidement cette séquence, elle me semble moins porteuse que l’international dans ce premier temps. 

 

3. La sélection

. Je garde en tête que le vrac n’est pas à rejeter en vins de pays en rouge surtout et aussi à une moindre échelle en blanc.

. Le BIB aussi, je prends parce que « qu’est-ce que le BIB ? », je vous le demande, si ce n’est un petit vrac. 

. Je n’ai pas intérêt à augmenter mes prix surtout des vins de pays, je vais me focaliser sur les vins de cépages.

. Le blanc et le rosé attirent surtout quand ils sont légers et moi aussi donc, je suis séduit par « ces vins de plaisir, craquants » comme il est écrit. L’attrait pour le rouge faiblit un peu.   

. L’info avec les cavistes m’intéresse quand même. Il ne faut jamais négliger les touristes étrangers surtout dans les zones non viticoles.

 

= Une opération difficile pour ne pas trop rêver mais indispensable pour la suite.  

 

4. La remise en ordre

Je constate aussi que j’ai des manques. A ne penser que marché anglais ou américain, peut être faut-il aussi regarder les marchés nordiques mais pas forcément sous monopole d’Etat.

J’ai aussi un problème de volume comme beaucoup de mes collègues. Ma production est très variable d’une année sur l’autre. Et puis, je ne m’y connais pas beaucoup à l’export.

 

= Cette remise en ordre consiste en un rapprochement entre ce je lis et ma situation. C’est souvent un peu douloureux, il ne faut pas se le cacher.

 

5. Ma stratégie

Jouer le vrac n’est possible qu’avec des volumes importants susceptibles d’intéresser un importateur distributeur. De toutes les façons, ce serait quand même un retour en arrière. Le Prof JD me prévient de ne pas trop se fier aux statistiques de certains pays européens et d’un réseau de vente invisible. Il table même un léger déficit sur le marché européen, contrairement aux craintes de surproduction.

Je garde en tête la phase 3 et muni de toutes ces réflexions et d’autres aussi bien sûr, je m’en vais contacter quelques collègues, qui me ressemblent et avec lesquels je vais jouer à jongler avec l’information.

 

6. Le jeu de stratégie

L’idée est de se réunir à quelques-uns, 6 comme ça au hasard. Peut être moins pour commencer, à 3 ce serait déjà bien. Avoir déjà 2 collègues avec lesquels on est en confiance, ça compte dans la vie.

 

La personnalisation de l’assemblage

Il suffit de découper les 6 infos pour ne pas garder l’ordre de Wine Alley qui a déjà mâché le travail grâce à la cohérence de sa présentation. Il y a donc 6 petits tas dans lesquels chacun prélève un petit billet pliés en 4. Ce n’est toujours qu’un exemple. On pourrait en mettre plus pour avoir une situation plus proche de la réalité. Le vrac n’est pas forcément un bon exemple pour tous les vignobles de France.


La recherche des informations manquantes

A chacun ensuite de donner un ordre qui lui semble logique d’après sa propre situation qui est forcément différente de celle de ses copains. A chacun surtout aussi de raisonner en terme de manque pour pouvoir avancer.  On peut imaginer quelques séances entre lesquelles chaque joueur trouverait l’information manquante pour constituer un début de stratégie export.      

 

La restitution

Le jeu consiste à s’enrichir de la différence de chacun. Si les 3 répondent en proposant ce que préconise le syndicat ou les institutionnels proches, l’apport ne sera pas forcément concluant, mais pas forcément négatif ou négligeable non plus. Une des conclusions quasi naturelle sera de voir ce qu'on peut faire ensemble, mais ce n'est pas obligatoire.  

L'apport simple
C'est déjà qu'on a réfléchi ensemble et qu'on s'est posé des tas de questions. Il en sort forcément des avancées. On est pas obligé de constituer un groupe export; on peut travailler en synergie en s'entraidant. C'est ce que font beaucoup de vignerons comme nous à Sancerre. Oui, je sais bien, eux, ils exportent plus de 40% de leur CA les petites années! Nous, on débute... 
 


L’apport +

Etre petit vigneron oui mais ensemble avec d’autres, ça permet de se grouper, de mettre des moyens en commun, de lisser la production, de surveiller nos prix, de négocier plus facilement avec une carte des vins plus fournie, de développer une vraie stratégie et d’embaucher un responsable export, tout en apprenant l’anglais. Yes, we can indeed.  

L’apport ++

Il s’agit là du degré 2 du groupement export. Ensemble avec en plus une personnalité dont la différence d’avec la concurrence va être perceptible par les importateurs distributeurs et par les consommateurs. Cette différence, c’est l’avantage concurrentiel.  Et là, c’est autre chose. Vous le sentez aussi, j'ai sauté uner marche: je suis maintenant positionné vers le marché. Et le marché commence dans mon chai, à ma porte, que ce soit pour la France,  l'UE ou l'international.   

 

= Et cette fois-ci, foin de pointillisme : pour moi, vigneron du Val de Loire, l’export, c'est aussi pour moi  ! Y a de quoi faire.  

Pour suivre le chemin

. Retrouver la sélection dans Wine Alley, n° 96, 11.08.2009

 sur  www.winealley.com/index_v4.php?mode=avd&art_id=50111&imprimer=oui&…

. Vrac I1, voir Agreste Synthèse Viticulture, juin 2009, n° 74

. Vrac I2, à voir sur www.decanter.com    

. Nouvelle-Zélande, National Bussiness Review, SONZAF

. Jean Dubois, président du Grievit, revue Eurowine sur eurowine@eurowine.fr

. BIB en Suède, à voir sur www.bkwine.com

. Pinot Grigrio, Wine and Spirit Trade Association

. Photos EP

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Regard d'un peintre de l'attente, Jef van Hoof, Bruxelles, 1928-1986

14 Septembre 2009, 11:03am

Publié par Elisabeth Poulain

C’est, disons-le d’emblée, un peintre très peu connu en France. Ce peintre expressionniste flamand l’est évidemment plus en Belgique où il a toujours vécu, sans vouloir d’ailleurs voyager ou voir les autres. Son parcours est étonnant. D’abord très inséré dans la vie culturelle et politique, il décide à 30 ans de se consacrer à la peinture, celle de l’attente. Et c’est peut être cette attente, cette quasi-évanescence, qui marque aussi sa notoriété. Il est à ce point si peu visible, que Wikipedia cite sous ce même nom un homonyme musicien.


Ses territoires de recherche 

Jef van Hoof ne s’égarait pas à peindre le joli ou l’anecdotique. Très schématiquement, on peut distinguer chez lui trois espaces,

. la campagne, où le paysage tient une grande place avec un tronc d’ arbre modelé par le vent, un cheval de trait qui tire la lourde terre flamande,

. l’eau ensuite, celle des fleuves comme l’Escault l’hiver quand la lumière jaune vert mouillée efface les distances et les frontières entre terre et eau,

. le bistrot habité par des vieux, figés dans une solitude aussi épaisse qu’un tronc d’arbre mort, face à un verre vide. Ces bistrots sont les derniers endroits de vie .


Les esquisses 

Si l’attente était au cœur même de sa démarche de vie, c’était une attente active pendant laquelle il réfléchissait et travaillait beaucoup. Il préparait aussi beaucoup ces peintures en gestation. Jef van Hoof habitait ce temps en exécutant des dessins au fusain avec beaucoup de détermination et de rapidité, sans hésitation. Sa recherche est celle du trait juste de l’esquisse ou du croquis d’un homme à la fenêtre, d’un lourd percheron qui laboure dans la plénitude de sa fonction ou d’un chat si présent chez les peintres flamands.

 
L'attente du déclic 

Les choix de Jef van Hoof le conduisent à atteindre la plus grande minimalité ou des personnages sans quasiment de décor tout comme ses peintures d’eau sans navire ni mouvement. Ce sont les pigments de la couleur, la recherche de la lumière et le moment qui le guident, sans objet précis au départ. Il commence, avance et attend que ce qu’il a fait prenne vie et se sépare de lui. Ces toiles, à l’état de devenir, restaient ainsi pendant des années parfois en attente du déclic de l’avancée. Comme cet homme au café devant son verre, la bouteille et la cruche, avec un cheval sur le mur ou cette bouteille noire haute et droite dont l’équilibre tient en la présence sur les murs d’une esquisse d’un cavalier à la lance.

 

La polyvalence
Enfant, cet homme si discret avait commencé par le dessin. Comme beaucoup de personnes
très douées, il mit du temps à trouver sa voie. Il fit d’abord des études de médecine, puis des études d’histoire de l’art et d’archéologie. Il en sort licencié en philosophie et lettres de l’Université et caricaturiste déjà reconnu par la presse. Il devient alors réalisateur pour la télévision belge en théâtre, arts plastiques et musique. C’est alors qu’à 30 ans qu’il décide d'arrêter et de se consacrer entièrement à la peinture pour ne pas se perdre.

 

Pour suivre le chemin

. Edouard Roditi, Jef van Hoof, Les Editions d’Art Associés, 1989.

. Outre ses dessins de jeunesse ou les esquisses qui sont remarquables de force et ses peintures que je qualifierai de ‘flamandes hivernales’, l’auteur de cet ouvrage montre aussi la troisième dimension du travail du peintre. C’est la dernière partie de l’oeuvre  dont je choisis de ne pas parler. Ces toiles sont des peintures du soleil, quasiment provençales, qui ne me parlent pas du tout, du tout.
. Merci à Oxfam, la librairie de livres d'occasion qui sont vendus au profit des missions de l'association, Chaussée d'Ixelles, près de la Place Flagey, en remontant côté droit. Ce sont les bénévoles qui sont de permanence qui m'ont fait connaître cet artiste. Ils ont été choqués que je ne le connaisse pas! Et oui, nobody is perfect.      

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Jacques Ferrier versus Léon le chaton, Shanghai 2010

12 Septembre 2009, 09:38am

Publié par Elisabeth Poulain

Face à vous, vous avez deux ‘personnages’, je mets des guillemets parce que l’un n’est pas vraiment une personne. Vous allez tout de suite voir pourquoi.  

 

Jacques Ferrier

Devant vous donc, il y a Jacques Ferrier dont vous ne connaissez peut être pas le nom mais dont vous avez déjà repéré certaines de ses réalisations. Il est un de nos plus grands architectes, capable par ses créations de traduire en grands volumes le changement de nos sociétés et nous montrer d’autres façons de vivre et d’être.  

Nous et lui

Juste un exemple pour vous montrer sa force de raisonnement et de novation. Individualistes, nous avons de plus en plus besoin d’être ensemble dans un cocoon protecteur. Matérialistes, nous recherchons le contact avec une nature maîtrisée que nous idéalisons telle une source d’apaisement. Agressifs, nous demandons toujours plus de protection. Indépendants, nous exigeons des services… Alors que fait Jacques Ferrier ? Il conçoit une grosse bulle de forme cubique aux coins arrondis, ancrée dans le sol et dont la face supérieure est ouverte sur le ciel. C’est son projet qui a été retenu pour représenter la France à l’Exposition universelle de Shanghai en 2010, c’est à dire demain.  

Le Pavillon France à L’Exposition universelle de Shanghaï

Ce Pavillon n’a rien d’un pavillon de banlieue entouré de son jardin. Ce n’est pas non plus un pavillon d’exposition au sens habituel, c’est à dire une tente ou une construction légère et provisoire destinée à servir d’abri. Le président français, M. Sarkosy qui a d’ailleurs choisi ce projet, a ‘demandé’ à la République de Chine de s’engager à conserver ce bâtiment emblématique de la France une fois l’expo terminée ! Une condition suspensive en somme. Impressionnant mais passons et revenons à nos moutons ou plutôt à notre pavillon.  

Ce drôle de pavillon

En fait ce pavillon est bien un pavillon, si vous oubliez un instant ses dimensions impressionnantes.

. Il est effectivement un abri refermé sur lui-même, au point même que c’est le premier message qu’il envoie au monde hostile et vide qui l’environne.

. Sa construction donne l’effet de la légèreté grâce à sa structure composite très spéciale dont on n’aperçoit que le maillage extérieur qui recouvre les différentes feuilles de l’ossature. 

. Il y a enfin une alliance très intime avec le végétal. On ne peut pas parler de jardin, ce qui sous-tendrait qu’il y a une partie habitation et dehors un espace jardin. Avec Jacques Ferrier, le végétal fait intimement corps avec la structure au point d’être aussi bien dessus que dedans, sans séparation.  

L’impression ressentie

C’est le mystère et un certain trouble, au point qu’on est obligé d’approcher l’œil pour comprendre ce qu’on voit. La seule chose dont on est sûr est que c’est étonnant. On aurait envie d’être sur place pour voir comment c’est, pour de vrai, comme dirait un enfant :

-        l’effet cocoon  est-il réussi =  est-ce qu’on se sent bien dedans ?.

-        l’effet mille-feuilles donne-t-il vraiment de la légèreté = ces nouveaux murs vous rendent-ils moins contraint ?

-        l’alliance avec le végétal est-elle réussie ? = là, il nous faut attendre pour voir comment le monde du vert va pactiser avec l’acier, le béton et l’humain.


Le caractère emblématique

C’est un joli cadeau que fait la France à la Chine, un cadeau à la pointe de l’avancée architecturale et sociétale. Ces dimensions sont évidentes et on ne peut qu’admirer le courage d’un architecte de 50 ans de lancer de tels projets. Oui, la France peut être fière d’être représentée par une telle création.  

Léon le chaton

Léon est un chat que vous ne connaissez pas et moi non plus. C’est un bon gros pataud censé plaire aux plus jeunes. Il doit  avoir dans les 7 ans d’âge humain. Il va lui aussi représenter la France à ce grand événement de 2010 dans un pays dont la jeunesse constitue plus de la moitié de la population et qui n’a qu’une connaissance bien limitée de ce tout petit pays qu’est la France. Un pays un tantinet casse-pied aussi dont le pouvoir de nuisance aux yeux des Chinois est inversement proportionnel à son pouvoir réel.

 

Ce Léon n’a pas été choisi par le président français mais par le comité du Pavillon. Il s’inspire d’un jouet présenté sur le stand d’un exposant français participant à l’exposition universelle.  

Son caractère emblématique

Poser la question oblige à s’interroger. Sa force emblématique, à mon avis, est inexistante. Je ne sais même pas si un enfant sera sensible à ce jouet. Personnellement, je ne lui vois aucune qualité, surtout en Chine et cela pour deux raisons.

. Le chat est lié aux esprits malfaisants.

. Seul le temps et l’adhésion populaire font d’une représentation une icône. Pensez à la souris et à Mickey.

 

Dommage    

Oui, dommage qu’il n’y ait pas de cohérence entre un bâtiment étonnant de puissance et de légereté, à laquelle la Chine pourra être sensible et un chat pataud qui ne parle à personne. La France vue comme un chaton, décidément non. La France selon Jacques Ferrier, oui.

 

Pour suivre le chemin

. Les Nantais connaissent bien Jacques Ferrier. C'est lui qui a conçu un immeuble étonnant de formes et de couleurs au bord de la Loire que vous ne pouvez manquez en allant à l'Hôtel de Région quand vous venez de la gare,  développement durable oblige. Ce grand immeuble a un côté conteneurs emplilés qui colle bien avec la dimension portuaire de Nantes. Mais ça c'est moi qui le dit. Un certain nombre de Nantais attendent de juger quand la construction sera achevée. En tout cas, moi j'aime bien. Ca rince l'oeil de toute cette architecture si traditionnelle même quand elle se veut contemporain. Le manque d'audace nous tue à petit feu. 

 


.
Les Echos ont consacré un grand article à "Jacques Ferrier: Architecte du plaisir" d'Anne Cécile Sanchez  dans leur supplément Luxe du 24.08.2009. L'angle d'attaque de la journaliste: la sensualité! Pourquoi pas mais franchement cet argument me semble vraiment éculé. A croire que tout ce qui entre dans la catégorie Luxe est frappé de sensualité.  


. L'agence Ter s'est chargée de la partie végétale du projet.   


http://www.pavillon-france.fr/spip.php?page=content&id_article=26&lang=fr

www.jacques-ferrier.com

www.agenceter.com
. www.lesechos.fr.luxe/people.300360089-jacques-ferrier-architecte-du-plaisir.htm
. Photos, créations Ferrier photographiées sur le site de l'architecte, le châton sur celui du comité, avec mes remerciements.  

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