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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Angers-Oulan-Bator > Un pont culturel construit à la force du mollet

19 Février 2010, 11:42am

Publié par Elisabeth Poulain

 

Angers, vous connaissez, vous y êtes peut être déjà passé. C’est la grande ville du département du Maine et Loire et la n°2 de la Région des Pays de Loire. Oulan-Bator, c’est moins sûr. Pour y paller, il faut vraiment le vouloir, surtout quand on habite Angers. On n’y arrive pas par hasard. Oh non. Il n’y a qu’une seule route, celle qui va d’Est en Phil et Co, Angers-Oulan-Bator, une YourteOuest. Et puis c’est en hauteur : 80% des terres sont situées à plus de 1000m d’altitude. Le climat  continental y est franchement rude, -40° à + 40° l’été. Ce pays, grand comme 3 fois la France, avec une densité la plus faible au monde, est semi-désertique. Vous avez tous entendu parler du désert de Gobi. C’est juste au-dessous d’Oulan-bator, la capitale de la Mongolie. C’est un pays très intéressant et humainement si riche. Il faut juste y aller.

 

Une aventure à deux

Quel est le problème ? Pas de problème quand vous vous donnez un an pour vous y rendre à vélo et revenir partie vélo et partie train ou autre dés lors que vous êtes en Europe occidentale. Vous êtes deux, avec des vélos solides et rassurants, comme vous, en fait. Vous y allez en couple, c’est bon pour le moral, vous vous connaissez si bien. C’est un projet que vous avez fait ensemble. C’est bon aussi pour la confiance que vous inspirez aux  autres.

 

Un couple, c’est sympa. Surtout quand la voyageuse Phil et Co, Angers-Oulan-Bator, Fratellinia une grande natte dans le dos, une silhouette fine et un visage qui pourrait vraiment être mongol, à l’exception de la couleur de son teint.  Le voyageur, quant à lui, est du genre bon géant avec une carrure d’athlète. Tous les deux sont des sportifs, des vrais, des durs, des purs, de ceux qui ne se plaignent pas et surtout pas pendant cette aventure humaine qui a certainement été rêvée, pensée pendant de longues années, avec des tas d’aller-retour dans la tête, avant de sauter le pas pour partir: vélo, carte, matériel, vêtements, papier... Sans oublier tout le reste, l’organisation de l’absence du mieux possible pour ceux qui restent, les proches. 

 

Parler en photo

Mais tout ça, Colette et Philippe ne le disent pas. Eux, qu’on sent si généreux dans leur approche humaine et dans leurs relations aux autres,  gardent pour eux l’intime. Quand ils parlent d’eux, ils donnent des chiffres et des faits à la manière des Anglo-Saxons, facts only facts. Avec les autres, ceux qu’ils ont laissé au port, eux qui se sont lancés dans un voyage d’extra-terrestres, Philippe et Colette ont parlé par photos transmises par mail tout au long du voyage, en mettant l’accent sur l’accueil qu’ils ont reçu tout au long du voyage. 

 

Phil et Co, Angers-Oulan-Bator, La tenteC’est ainsi qu’ils ont su transmettre leur émotion face à la générosité dont ils ont bénéficiée et qui a rendu leur voyage possible. Si non, il ne se serait pas passé grand chose. De belles photos n’ont de sens que par le cœur. Beaucoup font le tour de la terre et , si ce n’est plus. Certainement pas Colette et Philippe. On les sent porteurs d’une force intérieure qui les conforte dans les réponses aux grandes questions que nous nous posons tous : que faisons nous de notre vie ?

 

A une question posée à la fin de leur présentation des plus belles photos de leur voyage, pour connaître leurs impressions sur la façon dont ils nous percevaient au retour, Colette a pris le temps de répondre : « je sais seulement qu’avant, j’avais besoin d’avoir beaucoup d’activités pendant mon temps libre, maintenant  je peux m’asseoir et profiter du temps présent ».

 

Quelques informations sur cette belle aventure humaine

C’est dans leur blog que vous trouverez en particulier les principales informations que je me permets de reproduire (mes notes prises au cours du diaporama étant incomplètes), en y ajoutant d’autres que j’ai glanées au cours de leur présentation orale lors de cette séance à Fratellini:

 

Dates de départ et d’arrivée 

14 décembre 2008 et 23 octobre 2009 = (314 jours).

 

Voyage

Distances parcourues : 14000 km à vélo, 9000 km en train et 3000 km en bus ou autre.

Pays traversés: 15

- à l’aller = la France, l’Italie, la Grèce, la Turquie l’Iran, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, la Russie, la Mongolie ;

- au retour = la Mongolie, la Russie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, l’Allemagne, les Pays Bas, l’Allemagne et la France. (en caractères gras, les pays qui les ont le plus marqués).

 

Vélos

. Rythme journalier: 60 à 90 km, voir de 40 à 50 en Mongolie.

. Etape la plus longue : 125 km en Russie en allant à Barnaul, avec le vent dans le dos.

. Vélos : pas d’ennui à proprement dit, 2 câbles de dérailleur Phil et Co, Angers-Oulan-Bator, On the Roadcassés au vélo de Philippe;  3 crevaisons à celui de Philippe, 8 fois à celui de Colette.

 

Autres matériels

Outre le vélo et la tente (voir plus vas), Philippe et Colette ont emporté des duvets, un réchaud et un panneau solaire pour recharger les batteries de leur appareil photos, le tout ne devant pas excéder 25kg à ajouter au poids de leur monture… 

 

Voyageurs

. Santé : très bonne 

. Petits incidents :

- dont 1 blessure pour Philippe au genou à Istanbul en loupant un bord de trottoir + 1 intoxication légère à cause d’une saucisse à Almaty ;

- et des engelures pour Colette à l’aller, qui les ont obligées à redescendre vers la mer au climat plus doux

. Fatigue

- à l’aller, un certain mal à franchir toutes les montées d’une géographie montagneuse le long de la mer en Yougoslavie-Grèce et plus

- au retour, un état de fatigue certain à Riga en Lettonie, après 5 jours et 5 nuits de train et un décalage horaire de 5 heures.

 

Tente

. Résistance de la tente : très bonne face au vent, à la pluie, aux tempêtes de sable…

. Sentiment d’attachement à la tente : très fort pour cet habitacle, seul refuge la nuit pour eux, les vélos et leur matériel avec parfois des drôles de bruit autour. 

. Installation : camping sauvage, sans avoir jamais eu à partir une fois la tente installée ; deux fois on leur a demandé de se poser autre part quand ils ont demandé l’autorisation.    

. Nuitées : 190 fois sous la tente à deux compartiments, l’entrée pour les vélos et le matériel et la chambre pour les voyageurs. 

. Autres nuitées : accueil par des amis de rencontre et, dans les grandes villes, l’hôtel ou une guesthouse, pour prendre une grande douche hebdomadaire bien méritée.

 

Nourriture

. Repas du soir : une pomme en entrée, des pâtes au ketchup ou au bouillon de cubes (70 kg), du fromage blanc avec des petits gâteaux secs.

. Repas froid de midi :  fruits, pain et fromage ou quand c’était possible petits restos pas chers sur les bords des routes, dans les villages.

. Plats typiques lors de leurs rencontres quand ils étaient invités par des habitants

. P’tit déj sacré du matin : très français avec pain, beurre miel, confiture, café.

. Boisson :  eau purifiée préalablement + beaucoup, beaucoup de thé (tchaï), une fois 100 verres dans la journée !

 

Rencontres

. Nombreuses et de très belle qualité humaine ; ils continuent à correspondre par mail avec certains.

. Une seule fois, la police est venue les prévenir en pleine nuit de ne pas poursuivre, pour leur propre sécurité, dans la  direction qu’ils avaient choisie et leur a trouvé un dortoir pour la nuit en les y accompagnant.

 

Principal problème 

. obtenir un visa pour entrer dans le pays suivant, en restant dans le délai de 2 mois par exemple accordé par le pays où ils se trouvaient (cas de la Turquie) ;

. trouver une banque pour avoir de l’argent liquide n’a pas du être toujours facile ; ce que Colette en dit : c’est que les gens qui faisaient la queue lui ont demandé de passer la première, pour que ce soit plus agréable pour elle.  

 

Vêtements 

. pratiques et adaptés à la pratique du vélo, aux conditions climatiques et à leur capacité de portage ;

. pour Colette, l’obligation de porter foulard et de cacher ses jambes en Iran.  

 

Pour suivre le chemin de cette aventure à deux

. Voir ce qui reste de leur blog   http://philetcoverslamongolie.centerblog.net/4.html

. Outre ce blog que Phil et Co ont alimenté Phil et Co, Angers-Oulan-Bator, Fratellinipendant le voyage, ces deux étonnants voyageurs viennent aussi de rencontrer les habitants d’Angers, à la bibliothèque municipale d’Angers Annie Fratellini le 6 février 2010.  La salle était pleine. Il a fallu refuser du monde.

. La présentation de l'aventure des deux sportifs a été faite par Patrick Prodhomme, bibliothécaire. Ce billet en est une des retombées. 

. Etonnants Voyageurs parce qu’à peine  arrivés à Angers, ils sont repartis à Saint-Malo où ils ont pu témoigner de leur périple, cette fois-ci en « live ».

 

. Sur Oulan-Bator, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Oulan-Bator  et  http://www.ulaanbaatar.mn/

. Sur la Mongolie, voir http://wikipedia.org/wiki/Mongolie

 

. Photos EP prises peu avant et pendant la projection à Annie Fratellini d’Angers, à partir de leurs photos.

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La Chine et Confucius à Angers, Pays de Loire > Un pont culturel direct

18 Février 2010, 17:12pm

Publié par Elisabeth Poulain

Ce billet ouvre une nouvelle série sur des associations d’idées et des images mentales a priori peu compatibles. C’est pourtant la force de la culture que de pouvoir, en Institut Confucius, Angers, Aude Hazard, Drfranchissant une porte d’un immeuble très contemporain à Angers, se trouver en Chine, l’actuelle, le temps de rencontrer Confucius, le grand philosophe qui vécut dans l’Empire de Chine au VIè siècle avant JC. 

 

En effet, en poussant la porte, vous entrez dans l’Institut Confucius qui a pour objectif de faire connaître la culture et la langue chinoise dans le monde, comme ce que fait le Goethe Institut pour l’Allemagne, l’Instituto Cervantés pour l’Espagne et très bientôt l’Institut Victor Hugo pour la France. Ce dernier aura pour but de mieux porter la culture française de par le monde et ainsi d’espérer de se faire connaître un peu plus face au réseau très actif des Alliances françaises à l’étranger qui sont une fondation de droit privé. 

 

C’est ainsi qu’il existe 14 Alliances françaises en Chine. Deux d’entre elles ont un autre point commun : elles ont été dirigées à leur création dans la province du Shandong, dans les villes de Qingdao et Jinan, par une jeune femme, Aude Hazard, la plus jeune directrice de l’ensemble du réseau. Après 7 ans passés en Chine, c’est elle qui est maintenant la directrice du tout nouveau Centre Confucius à Angers. Ce qu’elle faisait dans les deux grandes villes de la Chine, elle l’assume maintenant à Angers dans la Région des Pays de Loire vis à vis des Ligériens et des Angevins.

 

C’est le 12è Institut de ce type à ouvrir en France. C’est aussi celui qui a été le plus rapidement mené. Il a fallu moins de 2 ans entre la finalisation du projet et l’ouverture, ce qui souligne Aude Hazard, est tout à fait significatif de la Institut Confucius, Angers,volonté de réussir de tous les partenaires de l’opération et ils sont nombreux. A commencer par la ville d’Angers et sa métropole, la Région des Pays de Loire, le Conseil général du Maine et Loire, la ville de Yantai, trois universités, les deux d’Angers et celle de Yantai, deux grandes écoles d’Angers, les Arts et Métiers et l’Essca…

 

Le but de cet Institut, « maison des Chinois à Angers » est de « créer un véritable pont franco-chinois entre les peuples et les cultures aux quatre coins de la Région ... Notre but, - explique la directrice - est de faire découvrir la culture chinoise de façon douce, en montrant ce qu’est la Chine d’aujourd’hui en lien bien sûr avec sa philosophie fondée en grande partie sur les enseignements de Confucius. Il s’agit de faire se rencontrer deux mondes, celui des Chinois et celui des Angevins et des Ligériens. 

 

C’est pourquoi nous proposons par exemple des conférences sur la cuisine chinoise, sur ses médecines, l’histoire, la littérature, l’art… Actuellement, nous avons accroché aux cimaises des lavis contemporains de WU Hua, SUN Ya-Guang, SUN Weishiuan, WU Hao, représentatifs des tendances contemporaines. Des Français ayant vécu en Chine Institut Confucius, Angers, Retour d'expériencesviennent nous parler de leur vision de la Chine et des Chinois d’ici et/ou de passage de leur vision de la France et/ou de la Région. Ces deux prestations font partie des "retours d’expériences".

 

Notre objectif est aussi bien sûr de faire connaître le mandarin, la langue officielle de la Chine depuis 1956 et qui est la langue la plus utilisée au monde (plus de 850 millions d’habitants). A Angers, on peut non seulement apprendre cette langue magnifique à sa façon, en commençant à tout âge et passer si on le désire le test de validation HSK qui est une norme de référence internationale de connaissance du chinois ».

 

Aude Hazard, qui a adoré ses riches expériences de travail et de vie en Chine, se réjouit d’avoir retrouvé une France si belle. Elle est heureusement étonnée aussi du nombre important de personnes qui sont allées en Chine et qui ont envie d’en parler ou qui s’apprêtent à y aller et ont des questions à poser. Elle se réjouit de l’intérêt marqué par tous ceux qu’elle rencontre pour la Chine bien sûr et pour cet Institut Confucius.  C’est une petite maison au grand cœur où toute personne qui ouvre la porte est reçue par l’offre d’une tasse de thé vert apportée   avec beaucoup de gentillesse Cécile Baudoin qui assure l’accueil. Un thé vert très spécial de LaoShan qui vient directement de Qingdao et été rapporté par Aude Hazard.

 

En dégustant cette tasse, vous aussi, vous pourrez vous y asseoir et feuilleter la presse, des ouvrages en français ou en chinois sur la Chine. Et, pourquoi pas, dire un petit bonjour à un-e jeune Chinois-e venu-e apprendre notre langue cette fois-ci à Angers et qui quitte sa province de Shandong pour la première fois pour apprendre le français à Institut Confucius, Angers, Retour d'expériencesAngers?

 

 

Pour suivre le chemin

.  Pour une première approche sur Confucius, voir  http://fr.wikipedia.org/wiki/Confucius

. L’Institut Confucius à Angers, 22 Allée François Mitterand, 49100 Angers, 02 41 95 53 52, bienvenue@confucius-angers.eu, suivre les programmations culturelles sur http://www.confucius-angers.eu/fr/

 

. Les étudiants chinois à Angers

Ils sont environ 500 étudiants chinois à un moment donné à Angers, 800 en tout sur l’année, qui viennent pour des études courtes de quelques mois pour apprendre le français  ou des études plus longues d’une année ou plus dans d’autres disciplines. 

 

. Découvrir les 14 Alliances françaises en Chine sur http://www.afchine.org/

. Voir le double réseau français de la culture et de la langue française sur

http://www.lexpress.fr/culture/un-institut-victor-hugo-representera-la-france-a-l-etranger_846885.html

http://www.culturesfrance.com/culturesfrance-presentation.html

 . Photos EP, les deux dernières ont été prises lors du Retour d'expériences n° 1 qu'a assuré Aude Hazard avec ses photos.  

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La MATP 49 et l'art de la gestion de l'eau

17 Février 2010, 17:31pm

Publié par Elisabeth Poulain

C’est un beau programme d’ateliers auquel nous convie la MATP 49. Vous la connaissez même si le sigle ne vous dit rien. C’est la Maison de MATP-Angersl'Architecture, des Territoires et du Paysage. Cette maison est un magnifique bâtiment (1930, crée pour la Compagnie française d'aviation) placé à la sortie d’Angers quand on emprunte l’avenue Gasnier en direction d’Avrillé. Le programme des quatre ateliers est consacré à l’urbanisme durable mise en œuvre  lors d’une grande opération de la Chapelle sur Erdre (44), la ZAC des Perrières.

 

Le premier atelier, qui s’est tenu le 24 novembre dernier, traite de la gestion différenciée, une notion complexe que l’on pourrait définir comme un accompagnement du végétal, en travaillant avec la nature  et non pas contre elle, selon Rémy Ohron, le responsable Environnement de la ville de la Chapelle sur Erdre (44).

 

Le second atelier a eu lieu le mardi 26 janvier dernier. Cette fois-ci et toujours à la Chapelle sur Erdre, le thème sur lequel ont planché les intervenants est l’optimisation de la gestion de l’eau. Les objectifs sont triple : limiter les rejets d’eau de pluie au réseau, maîtriser la gestion de l’eau à la parcelle et freiner la tendance toujours très forte à l’imperméabilisation des sols qui sont trois thématiques au coeur du développement durable.

 

Vincent Mahé > Chargé d’action Eau, CPIE Loire et Mauges > La situation réMADT 49- Atelier2-Gestion de l'eau, 2010.01.26glementaire                                                                   

Le rappel du foisonnement et de la complexité réglementaire établi par Vincent Mahé montre qu’entre les objectifs réglementaires, les moyens affectés et les résultats obtenus sur le terrain que la problématique « eau » est difficile à maîtriser. Les analyses de la situations sont connues, les résultats montrent par exemple que le bon état écologique et chimique objectif 2015 (Directive cadre sur l’eau – 2000) sera difficile à obtenir pour 2015. Actuellement en 2010, la situation n’est pas bonne. Le Nouveau Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE 2009, avec objectif 2015) montre aussi que 61% des eaux de surface seulement sont en bon état. PLU et SCOTT doivent intégrer le SDAGE, ainsi que la reconquête des eaux humides. Dans l’estuaire de la Loire, le SAGE s’applique également avec une compensation x 2 en cas de destruction.

 

Ronan Desormeaux > Architecte, Paysagiste et Urbaniste du Cabinet éponyme > Rennes > La force de l’eau

Cet urbaniste présente la construction d’un grand lotissement comme celui des Perrières situé au somment d’une colline, avec des fortes contraintes de ruissellement « comme une opportunité en vue de dynamiser les éco-systèmes proches ». Il montre que l’eau dessine une architecture et forme un paysage d’érosion. « Le travail du professionnel est de s’adapter à la cohérence générale du territoire, à laquelle contribue. Quand on touche à l’eau, on touche au reste. La gestion de l’eau, c’est la même chose que la gestion de la diversité urbaine, tout est lié. On est tout le temps en train de croiser…Pour cela, il faut savoir être rigoureux dans son approche de la cohérence territoriale. La gestion de l’eau intègre toutes les composantes. L’eau est un témoin de l’histoire ancienne, actuelle ou future du territoire. Je suis frappé, ajoute RonaMADT 49 Atelier2-2010.01.26, Gestion de l'eaun Desormeaux, par le fait que les grands   ouvrages du XIXè siècle qui tiennent jusqu’à maintenant ont été faits par très peu de gens alors que maintenant beaucoup de spécialisations sont nécessaires.

 

La relation d’un territoire à l’eau est particulière. C’est un dialogue permanent. Quand vous avez 67 communes dans une communautés de communes, vous avez 67 relations différentes. L’eau est un thème très riche, qui concerne tant de sujets, la biodiversité, les aménagements…  Les aménagements nécessiteront toujours des séries d’arbitrage, en se gardant de couper le fil de l’eau »…

 

Philippe Grumeau > Architecte Urbaniste > Agence Sixième Rue, Rézé 44 > ZAC des
Perrières

Il était déjà intervenu lors de l’opération précédente (ZAC des Sources qui se situe près du centre bourg, alors que les Perrières sont jointives avec les Sources mais en extérieur). Ses buts étaient de mettre le site naturel en valeur, d’y greffer un morceau de ville, avec des logements diversifiés, des équipements publics tout en intégrant l’eau au cœur des éco-systèmes et en limitant l’imperméabilisation des sols.   


Pour suivre le chemin

. MATP voir à www.matp-angers.eu  

. Cette MATP abrite aussi le CAUE, Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement qui reçoit et conseille tout porteur d'un projet touchant à l'une ou l'autre de ses trois composantes, et cela gratuitement. Prendre rendez-vous au  312, avenue Gasnier, 49100 Angers, 02 41 22 99 99  contact@caue49.com

. Opération de La Chapelle sur Erdre
http://www.predat.net/documents/ChapellesurErdre.pdf

. Vincent Mahé, CPIE  http://www.cpie.paysdesmauges.fr/qui.php?page=quiSommesNous&id=4

. Ronan Desormeaux, Agence Desormeaux, 26, rue Léon, 35000 Rennes, 02 99 31 34 11 

. Philippe Grumeau http://www.archiliste.fr/architectes-sixieme-rue-R25287.htm
. Photos MADT, avec mes remerciements 

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Le monde du vin en pulsion en Anjou

5 Février 2010, 18:50pm

Publié par Elisabeth Poulain

Oui, ça chauffe en ce moment. Il faut dire qu’il y a de quoi : trois salons de suite Effet de lumiere dans une bouteilledont deux qui se chevauchent au moment où le troisième éprouve des langueurs de vieux pépère. 5 jours à ne parler que vin, à Angers et à Brézé, tout le monde en rêvait, ça vient de se faire et seuls certains sont contents. D’autres ont déjà quitté l’Anjou pour rejoindre la grande messe bordelaise à Vinexpo. Des traîtres en somme, Non, c’est logique. Normal aussi parce qu’on n’y parle pas tout à fait la même langue du vin. Il y a bien sûr vin et vin et vin et vin…

 

Vinexpo d’abord. Les premiers à avoir décidé d’être présent à Vinexpo et de ne plus venir au Salon des Vins de Loire à Angers, sont les grandes maisons de Saumur, comme Bouvet-Ladubay, qui avec d’autres, trouvent un air charmant à Angers mais peut être un peu trop confidentiel. On y ronronne au coin du feu et ça, si c’est bon pour les articulations, c’est mauvais pour le business des Fines Bulles. C’est le second salon qui se passe sans eux et clairement, ces grands acteurs manquent au salon. D’abord on ne perçoit rien et puis on s’interroge. Où sont-ils donc passés? Pas la peine de les chercher. Ils sont partis. Oh !

 

Restent 3 familles de vins.

 

Les plus dynamiques  sont ceux issus de la culture biologique et biodynamique regroupés autour de Nicolas Joly, grand maître Grenier Saint-Jean, Angers, 2010.01.31de Savennières, qui a su insuffler un air nouveau en Anjou mais aussi en France et plus loin. Ces viticulteurs, membres d’une pleine expression des terroirs, se sont réunis le samedi 30 janvier et le dimanche 31 janvier 2010 au  Grenier Saint-Jean à Angers.  Ils ont fait du ménage depuis l’année dernière, resserrer les boulons avec une conférence pour les exposants le matin, hors la présence du public et un prix dissuasif (15E) l’après-midi et le lendemain dimanche pour éviter les dérives des dégustations gratuites. Aux dires de plusieurs, ce salon a été un bon salon pour les professionnels qui ont pu renouer leurs liens entre eux, présenter leurs derniers millésimes et retrouver avec plaisir des amateurs connaisseurs de leurs vins. A noter la présence Philippe et Gourdonde jeunes vignerons qui exposaient pour la Ière fois au Grenier ou qui confirmaient leur venue de l’année précédente.

 

A la Dive, traduisez au Château de Brézé, bien connu maintenant par son château sous le château sans compter les annexes dans les douves, cela été la ruée, tant de la part des exposants de vin naturel que de la part des amateurs de vin. Il faut dire que c’est dans ces moments là, qu’on se souvient avec bonheur de la place médiane de la Loire en France et de la place très particulière de Saumur. Le vin naturel s’y sent bien. Les Ligériens y sont venus nombreux. C’est aussi un signe de Chateau de Brézévitalité sous le signe de la rapidité de la réaction et de l’envie de changement. Certains d’ailleurs ont signé leur présence dans les deux salons, comme Olivier  Cousin (Anjou), Thierry Germain (Saumur-Champigny);  Christian Chaussard lui n’a pas hésité à faire les trois salons…Un grand succès, c’est le constat unanime de ceux qui y ont participé. Ils ont eu froid de froid  certes, mais ils ont fini le week end contents. Il se disait que près de 2 000 personnes étaient  venus goûter les vins.  

 

Oui parce que le lundi matin, rebelotte, on remettait ça, cette fois-ci au Parc des Expositions d’Angers pour le 24è Salon des Blog 2010.02.01 236Vins de Loire sous la présidence de Pierre Aguilas. Le choc a été rude. Cette fois-ci, ce n’était pas le froid qui saisissait le visiteur mais le différentiel entre les couleurs mi-languedociennes mi-africaines du catalogue officiel et l’entrée dans le parc-expo lui-même. On se serait cru  dans un cimetière. Oh certes, il y avait un rapport avec le vin, le vent, celui qui indique au chercheur d’où vient le vin. Franchement, il y a plus gai. On a retrouvé avec plaisir les vignerons qu’on aime bien, au moins certains d’entre eux. Un certain nombre a déjà sauté le pas d’avoir un stand au Grenier-Saint-Jean et/ou au Château de Brézé sans plus venir à Angers. Le Salon bruitait de toutes parts. Il faudra voir l’année prochaine, au vu des Blog 2010.02.01 304ventes d’après-salon.

 

Oui, ça pulse à Angers et en Anjou. C’est bien la première fois que les nouvelles générations de vignerons ont autant fait parler d’eux.        


Pour suivre le chemin

 

*Grenier Saint-Jean, du fait qu’il n’y a aucune adresse ni site sur leur livret de dégustation, contactez directement coulee-de-serrant@wanadoo pour avoir des infos

*Brézé, la Dive Bouteille, tous les participants à voir sur http://diveb.blogspot.com/

Ici, je ne présente que ceux de la Loire

. Jocelyne et Joseph Landron (Muscadet), Jérôme Bretaudeau, Bellevue (Muscadet), Marc Pesnot, la Sénéchalière (Muscadet)

.Affiche La Dive Brézé Christine et Joël Ménard, les Sablonnettes (Anjou), Eric Morgat (Savennières), Loïc Mahé, Gué d’Orger (Savennières - Anjou), Joseph et Wendy Paillé, Pithon-Paillé (Anjou), Julien Bresteau et Marc Houtin, La Grange aux Belles (Anjou), Nicolas Bertin (Anjou), Benoît Courault (Anjou), Olivier Cousin (Anjou), Eric Dubois, Clos Cristal (Saumur-Champigny), Thierry Germain (Saumur-Champigny), Antoine Foucault, le Collier (Saumur),

Romain Guiberteau (Saumur), Nicolas Reau (Anjou-Chinon)

. Patrick Corbineau (Touraine-Chinon), Luc Sébille (Chinon), Gérard Marula (Touraine-Chinon), Catherine et Pierre Breton (Bourgueil-Chinon), Lise et Bertrand Jousset (Montlouis), Sébastien Brunet (Vouvray), C. et D. Delecheneau, La Grange Tiphaine (Touraine-Montlouis), Frantz Saumon (Touraine-Montlouis), Grégory Leclerc, Chahut et Prodiges (Touraine), Thierry et Jean-Marie Puzelat, Tue Bœuf (Cheveny-Touraine), Noella Morantin (Touraine), Pascal Simonutti, le Pré Noir (Touraine), Edith et Pascal Potaire, les Capriades (Touraine)

Isabelle et Hervé Villemade, le Moulin (Cheverny), Christian Venier (Touraine), Olivier Lemasson, les Vins comtés (Touraine)

. Emile Hérédia, Montrieux (Côteaux du Vendômois), Nathalie et Christian Chaussard (Jasnières-Ctx du Loir),

Noella et Jean-Pierre Robinot, l’Ange Vin (Jasnières -Ctx du Loir), Renaud Guettier, La Grapperie (Côteaux du Loir),

. Alexandre Bain (Pouilly-Fumé)

. Pierre Beauger (Côtes d’Auvergne), Patrick Bouju, La Bohème (Côtes d’Auvergne), Jean Maupertuis (Côtes d’Auvergne), Géraldine et Christophe Pialoux, Picatier (Côtes Roannaises)


Salons des Vins de Loire, www.salondesvinsdeloire. com
Lire aussi un texte écrit avant cette Dive n° 11 qui recadre bien les problématiques sur
vins-boissons-et-gastronomie-de-loire.over-blog.com/article-11eme-dive-bouteille-en-janvier-2010-42716029.html


*Photos EP n°1-Lumière, 2 Grenier Saint-Jean, 3 Philippe et Françoise Gourdon, 4 Parc Expo Angers, 5 Jean-Pierre Robinot 

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Antoni Starczewski ou les 8 facettes d'un artiste-chercheur

30 Janvier 2010, 18:35pm

Publié par Elisabeth Poulain

Cet artiste polonais est bien connu en Pologne, son pays d’origine et aux Etats-Unis, un peu moins peut être en France. Né en 1924 et décédé en 2000, il ne lui a manqué que le début du siècle pour tout voir d’une évolution polymorphe et proprement bouleversante qui a tout balayé tout sur son passage. D’autres dans ces conditions se sont fermement accrochés à leur certitude. Antoni S. lui a fait de la recherche artistique, culturelle et forcément sociétale son accroche de vie, pour trouver son équilibre en allant plus vite que le changement. Le musée de Lodz lui a consacré une rétrospective du 18.12.2002 au 30 mars 2003 pour en montrer la force.

 

Pour désigner ses formes d’expression en matière d’art, il ne faut pas moins que huit mots pour tenter de cerner sa personnalité. Il a été peintre, sculpteur en céramique, créateur de tissus, dessinateur, estampeur, installateur d’art et a procédé des enregistrements musicaux. Avec une telle richesse de savoirs et d’expérience, il a naturellement été professeur-chercheur à l’Académie des Beaux-Arts de Lodz. Il était diplômé  de l’Ecole Supérieure nationale des Arts Plastiques de Lodz en 1951.  Certaines de ses œuvres appartiennent à la Tate Collection.

 

Antoni Starczewki, 1973, Lodz


En matière picturale, ce chercheur a fait paraître notamment en 1973 à Wroclav un petit livret en noir et blanc sur les recherches graphiques qu’il menait. Elles se situent au cœur de l’informatique, de la sémiotique et de la création artistique grâce à la répétition de signes sur des plans carrés qui provoquent un choc visuel.

 

J’imagine des personnes, en recherche de sensations globales nouvelles, enfermées dans une salle de grand volume, avec des panneaux d'Antoni de très grandes dimensions sur les murs de cette salle carrée, le plafond et le sol. Ils écoutent la musique fondée aussi sur cette répétition binaire mais cette fois-ci traduites avec des sons, en recherche d'une fréquence propre à faire vibrer leur moi profond. Comme ces pas cadencés, une-deux, une-deux, d'hommes sur un pont... 

Et je verrai bien cela au Guggenheim Museo de Bilbao qui possède ce type de salle dans un bâtiment aux antipodes de la dimension à angle droit.

 

Pour suivre le chemin

. A retrouver sur http://culture.pl/en/event/antoni-starczewski-1924-2000

. Vous pouvez vous abonner à      www.culture.pl/    pour suivre l’actualité artistique polonaise.

 

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Le végétal en ville > La propreté, l'ordre, le changement > Le lien végétal

29 Janvier 2010, 12:40pm

Publié par Elisabeth Poulain

La ville végétale est devenue en peu d’années un des thèmes majeurs de l’urbanisme et du vivre ensemble qui se tricote avec l’économie et l’environnement pour former un tout, le Amsterdam, MJR chicdéveloppement durable.  Il existe plusieurs façons d’aborder la place et la façon de traiter le végétal. Mon choix aujourd’hui se porte sur la propreté, l’ordre et le changement.

 

La propreté

Culturellement, la propreté est au cœur de notre capacité à vivre ensemble. Elle est aussi un marqueur visuel très fort de l’ordre sociétal. On va ainsi la trouver en déclinaison dans tous les aspects de notre vie. A fréquenter des personnes d’autres cultures, à voyager, à lire, on constate que cette notion se décline de 1000 et 1 façons. Quant au végétal, il n’est souvent considéré en ville que dans sa plénitude, l’arbre et l’arbuste en massif occupant une place à part. Les fleurs sont arrachées dés la fin de la fin de la floraison et les feuilles mortes représentent une grosse charge de travail 

dans une ville pour nettoyer les rues. 

 

Une feuille tombée à terre, c’est un symbole de l’arrivée de l’automne. Des milliers causent un véritable problème qui nécessite le recours à de gros aspirateurs sur pneus difficiles à utiliser dans une vieille ville. Outre le risque important de chute,  le problème de propreté est immédiatement posé. Sur le domaine public, cela devient un problème sociétal. Une ville dont les trottoirs ne sont pas balayés est une ville sale. On sait également que le sale attire le sale. Des personnes, qui ne jetteraient jamais un papier au sol, le font sans souci dés lors que les feuilles ont déjà sali le trottoir et que ce sera balayé plus tard.

 

Entre le propre et le sale, il y a de multiples degrés qui dépendent d’une multitude de critères qui tiennent à la localisation, au métier, à la personne, à l’histoire, à la saison…. Dans de nombreuses villes de France, des quartiers entiers ont été ainsi refaits pour créer de nouveaux immeubles bien sûr mais aussi pour mettre fin à un état d’insalubrité jugé grave. Un autre mot pour désigner une saleté si profonde que la société ne peut accepter parce qu’elle cause un trouble profond à l’image et plus encore un doute face Bruxelles-Ixelles, Venise suite 2au fonctionnement de la ville.

 

Le trouble et l’ordre

Sous cette double notion de propreté-saleté se cache une autre notion sociétale essentielle qui est l’ordre menacé par le trouble induit par le doute. Pour dire qu’un trottoir nouvellement refait avec des délimitations pour les arbres et les arbustes donne un bel aspect, un côté fini à une rue, on dit en Anjou mais dans d’autres régions de France aussi, que « c’est propre » pour dire que c’est ordonné. Les choses sont calées, chacune à sa place, l’ordre étant le garant du ciment social et le végétal apportant la touche verte, comme une cerise sur le gâteau ou le bouquet de fleurs sur une table, le pot de géranium au bas des marches. Porter atteinte à l’ordre est difficilement concevable car on ne sait réellement pas comment y répondre. Dans cette optique, le changement annoncé et/ou obligé devient anxiogène car il modifie l’ordre. Appliquée au végétal, cette notion de propreté-ordre-changement va se révéler très riche au niveau culturel et sociétal.

 

La saisonnalité

Elle est déjà en soi un changement annoncé et connu. Chaque saison a sa typicité comme on le dit du vin.

. L’hiver est le temps de la dormance le moment le plus calme pour les jardiniers de la ville.

. Le printemps est un moment joyeux et lourd en travail, il faut regarnir en terre, mettre en terre des milliers de plantes en pot, nettoyer toujours.

. L’été est le moment radieux. Des milliers de fleurs, de légumes et de plantes explosent de vitalité et de joie. L’arrosage est au maximum.

. L’automne arrive avec ses couleurs rouilles, jaune d’or, orange. C’est la fête au chrysanthème. Amsterdam, Port sur Java EilandC’est aussi un moment très délicat car c’est le moment où la nature fait surgir à nouveau sa nature végétale. Les arbres à feuilles caduques perdent leurs feuilles.

 

De très belle, la nature en ville bascule et montre à nouveau sa facette végétale. Elle provoque la chute des feuilles sur les trottoirs, les chaussées, salit les rues, cause des accidents. Elle cause le trouble et secoue l’ordre de la ville parce que son ordre à elle ne peut pas s’y adapter.  

 

 

 L’ancrage territorial du végétal en ville

Mais toujours le végétal est choisi, sélectionné, maîtrisé dans un cadre donné, à un moment fixé, à un endroit particulier par les services en charge des jardins. Ce point physique de l’implantation territoriale est particulièrement important. Il a une importance stratégique car il est porteur de sens pour la collectivité. Prévoir un bac à plantes près d’une statue qui honore les soldats des deux dernières guerres que nous avons connues est évidemment un hommage. Mettre des fleurs prés d’un Office du Tourisme, d’une église ou d’une fontaine aussi : c’est un signe de bienvenue en des lieux porteurs de sens. Non seulement le lieu est prévu mais la démarcation entre le trottoir et la bande végétalisée est bien délimitée. Tous les éléments sont codifiés pour garantir la propreté d’abord et l’ordre des choses, au rang desquelles il faut citer la distinction majeure en France de la séparation entre le domaine public et le domaine privé.    

 

Le changement

Posons comme première certitude que le changement est au cœur de nos vies et de nos sociétés. Tout change, partout, tout le temps, pour tous, mais pas de la même façon. Ce changement s’accentue actuellement très fortement en raison du développement durable mis en œuvre dans notre région dans le cadre de l’Agenda 21. Il va se traduire de plusieurs façons à différents niveaux :

. l’arrêt ou la quasi-suppression des polluants de l’air, de l’eau et de la terre par les services municipaux pour préserver l’environnement ;

. le recours à des variétés végétales non employées jusqu’alors pour verdir la ville, en empêchant la venue des mauvaises herbes et en utilisant Angers ouest, MJR sur rocherle minimum d’eau : des essais très prometteurs sont ainsi faits à Angers avec le sedum ;

. la réflexion menée pour limiter l’entretien en sélectionnant dés le départ des plantes peu gourmandes en temps de travail, adaptées au climat et résistantes aux maladies, à la pollution des voitures et au passage des personnes;

. l’élargissement de la gamme des plantes choisie pour ouvrir l’œil et élargir la palette de nos sensations végétales, tout en cherchant à compenser la plantation de plants onéreux avec des variétés moins chères (cas de certaines graminées) ;

. la recherche d’un nouvel équilibre entre les  trois dimensions humaines, minérales et végétales qui doivent cohabiter ensemble sans se fondre. 

La cohabitation ou le nouvel entre-trois

Cette recherche d'un nouvel équilibre apporte des innovations riches et porteuses de sens. Pour cela il faut partir de la frontière entre le domaine public et le domaine privé. Elle est  beaucoup plus poreuse qu’elle n’y paraît. La puissance publique garante de l’ordre public intervient dans le domaine privé en édictant des règles. Au nombre toujours croissant des règlements qui guident nos vies, une des plus fameuses est de balayer devant sa porte, au sens propre comme au sens figuré. Ce qui veut dire que l’habitant, le commerçant et l’entrepreneur doivent prendre un vrai balai pour effectuer un acte important qui est de s’assurer de la propreté du trottoir devant chez soi. De cette façon, l’ordre de la rue sera assuré.  La personne physique, autre que la personne publique, est un acteur réel de la rue.  

La valeur symbolique du pot de géranium

Il n’y a qu’un pot de géranium à poser sur la marche de l’entrée de la maison qui s’ouvre sur la rue pour franchir réellement un pas très important qui consisteEpiré 2 à faire un lien charmant grâce aux fleurs colorées ou aux feuilles odorantes de géranium  entre les trois dimensions

-        humaine  avec l’habitant, le voisin, le marcheur, le conducteur ou voyageur d’un transport en commun,

-        minérale avec le trottoir, le mur de la maison, de l’immeuble, du magasin, la rue

-        végétale avec le pot de fleur posée à terre, qui cligne de l’oeil à ceux des balcons ou des rebords de fenêtres. 

Le mini-jardin de rue

Une plante en pot nécessite des soins fréquents car la capacité de rétention d’eau est limitée. Il faut en plus ajouter de l’engrais parce que le système racinaire n’a pas la capacité de trouver les éléments nutritifs  dans le peu de terre. Très vite un-e jardinier-e pense à planter le géranium qu’on ne voit que l’été ou une plante pérenne dans la terre. C’est parfois possible, sans difficulté parce qu’il n’y a pas de bitume sur le trottoir. On passe ainsi très vite au mini-jardin de rue, qui est un espace planté sur le domaine public par l’habitant, le commerçant et l’entrepreneur, sans qu’aucun signe de séparation annonce la présence du végétal. Il n’y a plus de frontière matériellement tracée entre l’espace marché et l’espace planté, même si les deux espaces ne se confondent pas au sol. 

 

Les réactions à l’absence de frontière et à cet entre-trois

Elles sont intéressantes. Elles provoquent

. l’étonnement : Comment est-il possible de jardiner dans la rue ? Ca se fait où ? C’est à la ville de faire ça. Et si les gens n’entretiennent pas, ça va être sale.     

. l’indifférence : Pourquoi pas mais pas pour moi. Aucun intérêt. Je ne sais pas jardiner. M’en fiche.

. le rejet : Pas question, je paie assez d’impôts. Ca fait désordre. Le trottoir n’est pas fait pour ça. Pas pour les hommes, c’est une affaire de nanas, ce truc là.

. l’intérêt : Ca me rappelle mes vacances en Bretagne et en Alsace. J’ai vu des gens faire ça, ça me donne envie. Je ne savais pas qu’on pouvait…          

 
La cause et l’impact de ces mini-jardins de rue

Ces MJR sont un signe sociétal de la volonté individuelle de Angers ouest, MJR entrée de ruejouer ensemble à nouveau un rôle actif dans sa vie, sa ville, son quartier, à l’instar de l’image du village telle qu’elle est véhiculée dans notre imaginaire. Il existe des multiples niveaux d’engagement dans les affaires publiques; celui des mini-jardins représente le niveau le plus modeste, au raz des paquerettes et des graminées qui se ressèment spontanément pour peu qu’on n’y mette aucun herbicide et qu’on laisse quelques herbes où les graines vont pouvoir attendre de germer d’une année à une autre, sans parler de celles qui vont être déposées par les oiseaux. Ouf!     

 

Cette façon citoyenne de dire bonjour et de souhaiter la bienvenue à ceux qui passent, à ceux qui habitent et à soi-même est une jolie façon de tisser la tresse du lien humain, avec celles du minéral et du végétal. Elle est issue du changement véhiculé par l’air du temps et elle est porteuse en elle-même de nouveaux changements sur la propreté et l’ordre. Une courbe sur un trottoir rectiligne, au pied d’un mur rectiligne peut être une nouvelle façon de faire un mini-Amsterdam, centre historique,paysage de rue, sans causer ni saleté, ni trouble. C’est peut être une façon d’annoncer un peu de beauté, de créativité, d’humour et de douceur dans un monde de brutes !    

   

Pour suivre le chemin du lien végétal

Ce billet est une rapide synthèse d’un grand nombre d’échanges que j’ai pu avoir ces dernières années et tout particulièrement ces derniers mois sur ce thème du lien végétal avec des voisins, habitants plus éloignés, passants, touristes, jardiniers de toutes sortes, historiens des jardins, techniciens des services des parcs et jardins, urbanistes, paysagistes, artistes, une chercheur sur le végétal tout récemment… en France bien sûr, en Belgique et aux Pays-Bas. 
. Photos EP: 1/Amsterdam (Pays-Bas), 2/Ixelles-Bruxelles (Belgique), 3/Amsterdam, 4/Angers-Belle-Beille (France), 5/Epiré-Savennières (France), 6/Angers-Meignanne, 7/Amsterdam
. Autres photos de mini-jardins à voir dans l'album photo "Mini-Jardins de Rue".  

 

 

 

     

 

 

 

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N comme Nana > Mc Do > La Pin-Up > L'Equipière du futur

26 Janvier 2010, 17:37pm

Publié par Elisabeth Poulain

Humour McDoElle est tellement bien dans sa peau que son tonus et sa vitalité éclairent cette pub à la gloire de Mc Do en mai 1966 pour la sortie à Cannes du film du Cinquième élément de Luc Bisson dont Mc Do a été un des sponsors. Le message délivré ici est la bonne santé de quelqu’un qui est bien dans sa peau et qui fait du sport.

 

Il faut dire aussi que sa tenue cycliste a été dessinée par Jean-Paul Gaultier spécialement pour équiper ces équipières d’un style très BD qui serviront des McDo à bord des scooters du XXIIIè siècle capables de voler dans les airs des canyons urbains.

 

La PLV qui reproduit cette Pin-Up Mc Do a eu un formidable succès pendant les 15 jours de son affichage au Mc Do cannois en mai pendant la durée du festival. La petite histoire raconte que les hommes particulièrement étaient nombreux à vouloir acheter le panneau, tellement cette équipière est chouette avec son bonnet M, son bustier au logo sur sein, ses gants et ses bottines rouges. 

 

Pour suivre le chemin

. Voir McDonald’s en France, une édition McDo pour les 20 ans de la célèbre marque en France

. Dans la même page, intitulée McCulture, on y trouve cette pin-up à gauche et à droite en plus petit, une photo vue de dos de la Reine Elisabeth d’Angleterre (manteau et chapeau jaune) en 1998 lors de l’inauguration d’un nouveau McDoanald’s près de Liverpool. Le commentaire précise qu’il y avait déjà à cette époque un fan des McDo, le prince William.  

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Quand Alice attend Jacques à Tati

24 Janvier 2010, 17:15pm

Publié par Elisabeth Poulain

Il va falloir tout vous traduire. Alice d’abord, elle s’appelle vraiment Alice ; c’est Alice à la ville comme sur scène même quand il n’y a pas de scène d’ailleurs. Elle n’attend pas vraiment Jacques. Celui qu’elle attend sans le savoir s’appelle Yvan dans le texte. Mais Jacques aurait pu convenir ; pas vraiment, Djack oui parce que ça claque, ça clack et c’est ce qu’elle aime, Alice.

 

Belle-Beille, Fete a Tati, Alice LigierParce que pour elle, les mots sont d’abord une musique. La contrebasse, c’est quand même nettement mieux qu’en contrebas. Alors pour nous tenir en haleine pendant plus d’une demi-heure, Alice commence par parler d’en contrebas pour terminer par la contrebasse qui vibre et vit intensément, vraiment selon Alice qui attend Yvan, à prononcer Yvane pour garder la sonorité exotique.

 

En fait, je me demande si c’est vrai ce que je raconte, comme Alice dans son histoire de solitude à deux qui découvre et recrée le monde à chaque pas de danse. Oh pardon à chaque slam d’une poésie slamée. On dit ça ? Je n’en sais rien mais ça n’a pas grande importance. C’est une slameuse, Alice, une vraie. Une qui pourrait danser le tango. C’était bien l’autre soir à Tati, au Centre Jacques Tati à la fin de ce repas sur de grandes tables rectangulaires, qui portaient chacune un coeur rouge posé de biais avec des pétales de rose semés entre les assiettes et les verres et qui se faisaient concurrence avec des citations sur papier rouge ou blanc.

 

Sur le papier que j’ai échangé avec Raymonde, Belle-Beille-Tati, Alice Ligier, David Avrit et Raymondec’est Raymond Radiguet qui nous rappelle qu’ « à force de se méfier de son cœur, il n’en possédait plus beaucoup ». A retrouver dans « Le Bal du Comte ». Mais ça, c’était aussi pour nous mettre en appétit, avant « Variations sur un amour » écrit et chanté sans  musique autre que celle des mots par Alice Ligier et son partenaire David Avrit dans le rôle d’Yvan. Pour le cœur d’Alice, nul besoin de s’inquiéter, elle est généreuse. Celui de Raymonde aussi !

 

Pour suivre le chemin

. Alice Ligier adore le slam ; elle est animatrice en slam, fait des ateliers, de la démo de slam, elle co-organise à Nantes le tournoi de slamenco… Découvrir Alice Ligier dans www.myspace.com/aliceligier

. Sur Raymonde, voir le billet précédent
Dîner de fête à Jacques Tati de Belle Beille-Angers
. Photos EP, la première pendant le spectacle et la seconde avec David et Raymonde ravie de sa soirée. Pour elle, nous avons collecté une grande partie de la centaine de citations,  de quoi garder un bon souvenir de cette soirée en rouge-rose pour le repas et blanc et noir pendant les "Variations sur un Amour".    

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Soir de fête à Jacques Tati de Belle Beille-Angers

24 Janvier 2010, 09:40am

Publié par Elisabeth Poulain

C’est une tradition de Jacques Tati, pas le cinéaste bien connu de Jour de Fête, Belle-Beille, Fete au Centre Jacques Tatimais la maison de quartier de Belle Beille d’Angers qui offre de nombreuses activités aux habitants de ce quartier situé en bordure du Lac Saint-Nicolas entouré d’un parc de 112ha. Pour réunir tous ceux qui viennent à Tati, comme on dit ici, pour y prendre un petit déjeuner, rencontrer d’autres habitants, suivre des formations… le Centre a l’habitude d’organiser au mois de janvier de chaque année un grand dîner de partage qui permet de rencontrer d’autres que ceux que l’on voit d’habitude. Chacun apporte ce qu’il désire, une quiche, un jus de fruits, une salade de pâtes, un cake au saumon, des crudités, un dessert… Et le tout fait un dîner très sympathique avec tous ceux qui veulent venir.

 

L’âge varie de quelques années (3 ans) pour le plus jeune à 80 ans pour la dame qui était en face de moi. Une dame comptable, Belle-Beille, Fete a Tati, Raymondepassionnée d’informatique qui vient chaque semaine chercher ses e’mails au Club Informatique et Internet animé par Mathias Jagueneau. Encore l’année dernière, elle a convaincu une entrepreneur pour laquelle elle a travaillé d’utiliser « enfin » lui - a - elle dit, un bon logiciel de gestion, avec ces mots : « quand même, il est temps  que vous vous y mettiez !» Raymonde peut ainsi échanger avec ceux qu’elle connaît à Saint-Nazaire, La Baule… et bien sûr Angers et Belle Beille.  

 

En dernière partie de soirée, après un spectacle de théâtre intimiste, « Variations sur un amour » écrit et joué par Alice Ligier, Raymonde est revenue calmement à pied chez elle de l’autre côté de la rue : « Je suis contente, d’être à Belle Beille. C’est beau. Ca se construit et d’autres comme moi, ont plaisir à y revenir.» La présentation d’une exposition photos prises en 2009 avait bien commencé la Belle-Beille, Chateau d'eausoirée. Ce sont les habitants eux-mêmes qui les ont faites. On a pu les voir accrochées aux murs du Centre et collées au sol en grandes dimensions sur le carrelage. Une façon originale de faire corps doublement avec ce qu’on voyait pour ceux nombreux qui étaient venus goûter quelques bulles d’un Crémant de Loire de la Maison Bouvet de Saumur.    

 

Alors bonne année, Raymonde, avec mes excuses pour vous avoir vieilli de 4 ans!       

 

. Pour trouver le chemin de Tati à Belle Beille et voir les photos prises et sélectionnées par les habitants :

Belle-Beille, Jacques Tati, fin de la fetehttp://www.centrejacquestati.fr/autres-services.php

. Lire aussi le journal « Belle - Beille Quoi de neuf » écrit et distribué par les habitants avec l’aide du Centre Jacques Tati :

http://asso.angers.fr/ressources
. Pour découvrir Alice Ligier, voir le billet suivant. 

. Photos EP pour la photo 1 de la salle décorée attendant ses convives et 3 à la fin du repas, avec Emmanuelle Chevillard à gauche directrice du Centre  et Mathias à droite; en 2 une des photos des habitants pour le château d'eau avec cette légende: "A Belle-Beille, on n'a pas de roi, mais on a un château..."    

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B01 > comme Bouteille > comme Bougie

23 Janvier 2010, 15:53pm

Publié par Elisabeth Poulain

Comme vous l’indique ce titre numéroté, c’est le début d’une série consacrée à la bouteille. La bouteille de vin bien sûr, mais aussi à d’autres qui contiennent du parfum, du shampoing, de l’huile alimentaire…C’est une série ouverte dont je ne connais pas à l’avance le nombre de billets que je vais lancer. Il appartiendra à Balls Brothers, Logol’actualité d’ouvrir la voie et de stimuler notre imagination. Les choses ne dépendent pas seulement de nous : elles ont leur propre part de responsabilité. Comme les plantes, à elles aussi d’y mettre de la bonne volonté.

 

Pourquoi cette bouteille est-elle bonne à beaucoup d’usages ? D’abord pour le jeu de mot. C’est aussi ce qu’ont pensé le concepteur, l’agence publicitaire et le client Balls Brothers, tous anglais, à l’origine de ce visuel affiché dans le métro londonien dans la dernière décade du XX siècle.

 

Ensuite parce qu’elle est le logo de Balls Brothers. Balls Brothers, Effet masseCette bouteille noire haute très graphique  a été très à la mode en début de ce siècle. Elle reste encore très attirante, brillante comme un phare noir dans la nuit blanche. Sa silhouette est allégée par le reflet en partie droite en forme de bougie. C’est une superbe idée : sa flamme est légèrement courbée pour épouser la courbure des épaules de la bouteille. De là à imaginer cette bougie qui éclaire le monde à ceux qui ne voient pas dans le noir, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement. C’est aussi une jolie idée que de faire descendre la bougie sur le côté alors que généralement on la plante dans la bouteille quant on n’a pas de bougeoir.

= Déjà donc 3 fonctions : logo, symbole de lumière et porte-bougie. Pas mal pour un début.

 

Mais la série ne s’arrête pas là.

-        Get Together, avec seulement 8 bouteilles, montre la force d’être ensemble avec un petit côté de masse impressionnant. C’est aussi une façon de vous dire que quand vous en achetez une, vous en achetez d’autres ;

-        la bouteille tire-bouchon, le bougeoir à deux branches, le plat principal avec couteau et fourchette de part et d’autre (non montrées ici),

Balls Brothers, Paire de Jumelles-        Balls Brothers, Lance-Fusee
- Sport Events, en guise de paire de jumelles pour les évènements sportifs,

-        - Celebrations pour les fêtes et pas seulement ceux des sportifs. Ce  visuel d’un lance-fusée est parmi les plus improbables. Il faut une bouteille spéciale pour contenir la Balls Brothers, Touches de pianopression du gaz. Tout comme la fusée qui vous fait décoller d’ailleurs. C’est pour le fun, il ne faut pas l’oublier ;


-
       
Wine only à l’opposé en diagonale enfin, pour revenir sur l’essentiel quand on est revendeur de vin quand même, pour faire d’une bouteille une touche d’un piano qui fait entendre sa petite musique.

 

= Soit 7 fonctions en plus : l’effet masse + le tire-bouchon + l’association avec la table + les jumelles + la fête + l’euphorie  + le piano pour la commande sur Internet, qui est le message objet final de la publicité.

 

En tout, cette bouteille bordelaise haute vous offre 10 fonctions. Qui dit mieux, et tout ça dans le métro, avant de passer votre commande, une fois rentré chez vous !

 Balls Brothers, Visuel global

Pour suivre les chemins des bouteilles

. Voir le site de Balls Brothers

http://merchant.ballsbrothers.co.uk/index.htm         

. Pour la Loire, vous allez retrouvez la gamme suivante : 8 Sancerre dont 1 rosé pour Riffault  qui présente 3 vins au total, 4 Pouilly Fumé (Château de Tracy, Pascal Jolivet…), 2 Sauvignon de Touraine d’Oisly Thésée et de Marionnet, 1 Vouvray, 1 Muscadet S&Ms/lie, 1 Anjou rosé, les 3 d’A. Bonhomme et aucun rouge !

http://merchant.ballsbrothers.co.uk/shop/france/loire/index.htm

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