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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Mini-Cas Territoire > Le hamburger et la prospective

21 Janvier 2010, 16:42pm

Publié par Elisabeth Poulain

JeEtiquettes-vin-1-103.jpg sais, ça choque mais le titre est bien fait pour ça et en plus, il est au plus proche de ce que je veux dire. Il ne faut donc pas hésiter. Pour comprendre une ville, vous prenez un hamburger dans une main.

 

La moitié du petit pain du dessous

Avec l’autre main, vous enlevez tout pour ne garder que la moitié du petit pain de  dessous. Vous regardez bien cette petite surface : elle représente le socle dur du territoire à étudier. Vous repérez déjà des différences minimes entre les différents endroits de la tranche horizontale du petit pain : ce sont les différents quartiers de la ville, avec parfois visible le centre, d’où partent les différentes voies de circulation. Mais ça, ce n’est pas absolument pas évident.

 

Ce qui apparaît clairement par contre, c’est que cette surface n’est que la partie apparente d’un volume qui a une profondeur. On oublie trop souvent qu’un territoire, c’est d’abord de la terre, de la pierre - ici c’est du schiste le plus souvent – de l’eau et forcément de l’air. Rien qu’à voir un demi-petit pain rond, pas mal quand même.

 

Pour le reste, ça va être plus compliqué. Il ne faut pas 2008-10-Estuaire-007-PC.jpgvous le cacher. Comprendre un territoire complexe comme une ville, forcément c’est,  - comment dirais-je ? -  complexe.

Les différentes couches constitutives de l’entre-deux du hamburger vont être à la fois beaucoup plus visibles à identifier couche par couche et beaucoup plus difficiles à comprendre dans leurs interactions les unes envers les autres. Surtout si l’on sait que ces strates ne sont pas forcément les mêmes d’un quartier à l’autre, d’un endroit du hamburger à l’autre.    

 

Récapitulatif partiel

Le niveau 1 de la surface est à la base du mode de fonctionnement d’une ville. C’est lui qui supporte, porte au sens littéral, la ville, ses immeubles, les habitants, les flux  et leurs activités. Le niveau 2 est constitué par les composantes de la ville en quartier qui est à la base du mode de fonctionnement territorial. Le lien entre eux se fera par leur positionnement géographique et par leur proximité avec le centre.

 

Le repérage du centre horizontal

Dans le centre, vous devrez distinguer entre le centre et l’hyper-centre, qui marque un degré de sophistication en plus. C’est en tout cas là où vous aurez le plus pression et de sollicitations possibles puisque c’est à partir de là que tout rayonne et que l’édifice (le hamburger)  que vous avez en main bien fermement 2008-avril-2-029.jpgtient ensemble. Essayez donc - mais au-dessus d’une assiette quand même - de tenir un territoire aussi haut qu’un hamburger d’une seule main et de deux doigts (pouce et index) uniquement sur le côté. Essayez et tenez-moi au courant de cet essai, surtout si vous avez une petite mimine et un Big Mac.        

 

Le positionnement des quartiers ou la typicité territoriale

Comme en matière de vigne, nos quartiers sont la résultante d’une histoire, d’une implantation et d’une spécificité que j’appelle la typicité, celle qui fait qu’aucun jamais ne ressemble pas à un autre, fusse à lui-même, ne serait-ce que la veille ou plus longtemps avant. C’est le niveau 3 de connaissance : chaque partie du territoire étant à la fois son propre centre et la partie d’un autre. 

 

L’entre-deux en position verticale ou la segmentation thématique

Pour essayer de comprendre ces quartiers, il est divers1-030.jpgsouvent conseillé de raisonner cette fois-ci par thèmes et non plus par couches empilées horizontalement. Cette fois-ci, avec la main droite, vous regardez l’autre partie du hamburger que vous tournez de 90° de façon à voir les strates. C’est là où le jeu se corse. Vu de prés, la cohérence globale fait défaut, vous ne voyez plus que les différences. Il faut là aussi faire preuve de méthode scientifique et chercher à isoler  des grands thèmes comme les formes urbaines, la bio-diversité, les flux de personnes, de voitures, de marchandises…Vous êtes alors en plein niveau 4.

 

Est-ce suffisant ? Non, bien sûr ce serait trop facile. Pourquoi, parce qu’il vous manque la preuve que vous êtes bien dans une perspective de développement durable.  Pour cela, il vous faut accéder à deux niveaux de plus. Dur, dur le hamburger.

 

Le test de la présence de DD, mon copain ‘le développement durable’

DD est-il bien là. Oui, si vous pouvez montrer que tous les thèmes majeurs sont présents comme par exemple, les déplacements collectifs doux. Vous êtes alors en niveau 5. C’est déjà énorme et pourtant tout à fait insuffisants. Dans votre hamburger, il y a tout ce qu’il faut et pourtant il manque quelque chose d’essentiel.

 

dsc01549.jpgQuestions

  1. 1. Que manque-t-il à votre hamburger territorial pour qu’il fonctionne? Pour vous aider, pensez aux éléments non utilisés du (vrai) hamburger.
  2. 2. Comment pourriez-vous appeler ce chaînon manquant ?
  3. 3. En quoi sommes-nous toujours dans du marketing territorial ?
  4. 4. Où se trouve le nouveau centre ?  

 

Réponses

  1. 1.  Ce qui manque, c’est la partie haute du hamburger. Le demi-pain rond du dessus qui n’a pas été encore utilisé. Il y a bien eu au départ une double segmentation, par quartier et par grand thème classé en fonction des exigences du développement durable qui a fait émerger les problématiques. Mais il manque une nouvelle re-composition du hamburger  cette fois-ci par le haut, d’une façon qui n’a pas été utilisée jusqu’ici de façon à le percevoir d’une autre façon, d’une façon globale.   
  2. Il y a  plusieurs appellations possibles à ce chaînon manquant découlant du raisonnement classique. Cette vision nouvelle du territoire s’appuie sur les connexions entre les différents thèmes d’analyse classique aux quels s’ajoutent maintenant  ceux du développement durable. Citons : le temps, la vitesse, le mouvement, le changement, la mutation, l’innovation ou tout simplement le développement…Chacune de ces entrées conduit aux autres et là, on est vraiment en développement durable.
  3. Cette démarche s’inscrit parfaitement  dans le marketing territorial, qui est certainement un des marketings avec le marketing politique qui se développe le plus. Les outils de connaissance sont ceux du marketing et le marketing par définition englobe le temps, le développement…
  4. Ce nouveau centre peut être proche du centre territorial mais pas forcément puisqu’il est au cœur du changement. Son lien avec le territoire va être à la fois plus profond (haut et bas dans l’exemple du hamburger) mais aussi situé en dehors, en particulier depuis l’extension un univers virtuel et pourtant réel qui est celui d’Internet.   

Pour suivre le chemin

. Voir les billets sur le marketing territorial et l’urbanisme, notamment
Mini-Cas Stratégie : La France, Paris, Mc Donald’s et l’architecture
La beauté des cartes > Le port d'Anvers > Belgique
A Angers, l'envie de vivre autrement
Identité ou atractivité d'une ville par le plein, le creux, l'autre
Ville > Identité > Cohérence sociétale et Lien végétal Angers vu par Courrier International et Cost dessinateur Ville = Identité et image + publicité et communication
. Photos EP, 1 Collection privée, 2 Diversité en pays de Loire, 3 Mouvement-Elargissement, 4 Entre-Deux vertical et 5 Charles Joguet peintre Chinon, encre en mouvement 

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Pub Pepsi Cola > Une affaire de bouteille et de nana

18 Janvier 2010, 16:23pm

Publié par Elisabeth Poulain

Oh la relation entre la bouteille et la femme est vieille comme le monde. J’adore ce type d’introduction qui renforce ces locutions qu’on utilise à tour de bras. Cette pub des années 80 est pour moi une vraie source d’amusement. Elle a pour objectif de faire connaître le nouveau Pepsi d’alors avec le slogan « Soyez différent…Pensez Nouveau Pepsi » placé en bas de l’affiche.

 

Pepsi Cola, Cindy Crawford, pub 1985Quant au visuel lui-même en haute de l’affiche, la légende est d’une finesse extrême :

« Nouveau Pepsi : le goût a changé, pas la serveuse ». Voyons maintenant et la bouteille et la nana.

 

La bouteille

Il y a si peu à en dire que je me demande pourquoi je commence par elle. La seule remarque que je peux faire est de montrer une certaine volonté de mouvement dans le corps de la bouteille sous l’étiquette qui dynamise un peu le bas de la bouteille. Le haut de la bouteille est dénué de grâce. Plate, elle permet d’y coller une étiquette adaptée à sa forme.

 

L’étiquette

Elle utilise comme couleurs de base, le bleu, le blanc et le rouge, avec comme logo un planisphère rond rouge en haut, blanc au centre et bleu en bas, avec un effet de vague prononcé pour accentuer le mouvement.

 

La légende du visuel

Elle fait allusion au changement de goût, ce qui permet de dater cette publicité en 1985-1986. A ce moment là en effet, le rival de Pepsi-Cola, Coca Cola qui avait modifié le goût de son célèbre produit phare, dut revenir sur cette décision. L’entreprise fit renaître ce CC sous une nouvelle dénomination, le Coca Cola classique.

 

L’adaptation culturelle

Volontairement Pepsi joue sur le changement. Pour marquer sa confiance dans ses décisions, PC  communique avec un brin de provocation sur ‘la serveuse’. On sent de l’américain traduit sans souci d’adaptation au contexte culturel français. Une barmaid n’est pas une serveuse, au point qu’un barman n’a pas de traduction en français. C’est un barman, celui qui tient le bar au double sens qu’il se tient effectivement derrière le bar et qu’il anime le bar. Ce n’est pas un serveur. De même on ne parle pas de barmaid. Tout simplement ce terme n’a pas d’équivalent.

 

Cindy Crawford

Traitez Cindy Crawford, une star qui a été un des symboles de la femme américaine dans le monde, de « serveuse » ne nous fait pas rire. Cindy Crawford site CCAu contraire de la bouteille, elle est absolument superbe. Il aurait fallu accorder les couleurs de son fourreau soit à celles de la marque, soit et, cela aurait été mon choix, à la couleur fauve de la boisson. Des chaussures bleues et rouges avec le logo PC sur le pied gauche auraient alors suffi.

 

Cindy, le verre et Pepsi

L’objet de ce visuel est quand même de nous montrer qu’une très belle femme comme Cindy en robe du soir, boit du Pepsi. Là encore, on n’y croit pas. La star en effet tient un verre plein loin d’elle pour que l’objectif le mette bien en valeur. Ce faisant, elle met de la distance entre elle et le verre d’autant plus que ce dernier est plein et que visiblement elle n’en a pas bu une goutte. La preuve, la bouteille à côté d’elle n’est pas décapsulée.

 

Cindy et la bouteille

On comprend que l’idée est de mettre côte à côte la bouteille à gauche et la femme à droite pour figurer une paire. Mais ça ne fonctionne pas du tout, à commencer par le galbe de Cindy qui pulvérise la ligne de la bouteille. On voit bien que l’arrondi de ses hanches se situe à l’endroit où la bouteille de Pepsi se resserre pour se terminer par une bague qui ceint le col de la bouteille encapsulée. C’est la raison pour laquelle elle est plus grande que la bouteille. 

 

Il ne faut pas jouer avec l’anthropomorphisme de la bouteille.

 

Pour suivre le chemin

Pepsi Cola, gamme. Découvrez le nouveau goût Pepsi 2010 sur http://www.pepsi.com

. Apprenez-en plus sur la star sur http://www.cindycrawford.com/

Elle devait avoir 20 ans au moment de la photo!
et sur
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cindy_Crawford

 

. Ce billet marque le début de deux séries à parution irrégulière, l’une sur les femmes telles que les voient des publicitaires, des artistes…L’autre sur la bouteille, qui sera le plus souvent une bouteille de vin mais pas toujours pour montrer les échanges et la mixité entre le vin, d’autres boissons ou le parfum par exemple.   

 

. Sur l’anthropomorphisme du vin, voir

http://www.lemangeur-ocha.com/fileadmin/images/cr/M_C_Clement_Dictionnaire_de_la_Langue_du_vin.pdf
. Photo EP pour la Ière

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Keolis et Angers > 30 ans de transport > Ordo ab chao

16 Janvier 2010, 16:21pm

Publié par Elisabeth Poulain

Vous avez sûrement compris que je vais vous parler du transport. Votre question pour savoir quel est le lien avec le vin, j’y réponds tout de suite, c’est ‘aucun’ Keolis, Michel Bleitrach, PDGpuisque à ma connaissance on ne se rend pas dans les vignes pour la tailler, biner les pieds ou faire l’effeuillage en vert  en bus urbain ou en tramway. Bien qu’on puisse déjà le faire dans la région de Brissac pour le bus…Avec le déploiement urbain, la ville et la vigne se rencontrent de plus en plus. Mais ce n’est pas le sujet de ce billet.  


Keolis en premier

L’histoire de ce partenariat est écrite par l’entreprise à l’occasion de l’inauguration du Centre de maintenance du tramway d’Angers, conçu par  Frédéric Rolland, l’architecte angevin.  Le titre de ce bel ouvrage de recherche, vous l’avez deviné, est ‘30 ans de transports angevins’, sans que le nom de l’entreprise apparaisse sur la couverture en page 1.  En page 4 seulement, on trouve mention de Kéolis-Angers écrit en petit en blanc sur fond beige clair. Le lien entre le début, le corps de l’ouvrage et la fin, une fois le livre refermé, est le trajet du tramway qui court ainsi en filigrane et donne le ton et le rythme du récit de l’histoire d’un partenariat entre une entreprise et une ville aux municipalités qui se succèdent au fil des élections. 
 
 

Le travail de recherche  

Il a été présenté lors de l’inauguration du Centre de maintenance du tramway en présence du maire d’Angers et d’angers Loire métropole Jean-Claude Antonini, du préfet Richard Samuel et de Michel Bleitrach, Keolis Cotra, Tramway 2010président de Keolis. L’ouvrage est évidemment dédié au transport mais pas seulement bien sûr. Parler de transport, c’est parler de la ville et de la vie qu’on y mène ; c’est évoquer des styles de vie un peu oubliés, aujourd’hui occultés par d’autres images plus récentes. Ce livre est important pour l’image d’Angers, qui comme dans toutes les villes, est la résultante d’une superposition d’images en mouvement.

 

A voir un bus d’aujourd’hui, on se souvient très vaguement d’autres bus, d’autres formes, d’autres couleurs dont la prégnance s’estompe dans le temps.  Sous la blancheur et la couleur d’aujourd’hui, se trouvent dans un coin de notre mémoire visuelle, des bus d’un autre temps, peu éloigné en fait et qui nous semblent pourtant venir de très loin, d’un autre pays, d’une autre époque.  

Le mouvement, l’espace et le temps 

Keolis a très bien su trouver le rythme pour dynamiser l’ensemble de l’historique qui file sur les 30 dernières années. Quand on est homme ou femme de transport, on est, on vit dans le mouvement, la vitesse, l’espace et le temps. Il y a en plus chez Keolis une vision sociétale qui donne le ton. La présentation de l’ouvrage, après l’introduction des deux présidents, s’intitule Ordo ab chao.

 

Keolis Cotra, Femme chauffeur, vers 1984Ce que vous aurez traduit, vous qui avez fait un peu de latin, par l’ordre naît du désordre. C’est une très belle citation qui nous rappelle que vouloir le changement sans accepter de céder en rien sur la vision de l’ordre du jour – à prendre dans le sens premier, à savoir l’ordre qui règne un jour J -  est un jeu philosophique et sociétal impossible à tenir. Il ne peut y avoir d’innovation et d’adaptation au changement que si on accepte d’abord le changement lui-même.

 

La trilogie décadaire et le jeu trinaire stratégique

Keolis raisonne en trois temps - hier, aujourd’hui, demain – qui permettent d’ouvrir la réflexion et l’action. A l’appui de cette intuition, le plan choisi par l’entreprise pour parler de son partenariat avec Angers. Elle distingue trois décades à partir de 1979, à partir de 1989 et bien sûr à partir de 1999 jusqu’à maintenant, avec des  titres qui indiquent la direction : la décennie des bâtisseurs, le développement et la mutation. Pour chaque période, l’entreprise met en lumière les axes stratégiques de sa politique en trois points :

                                                                             Keolis Cotra, Bus en 1979

. Au temps de la fondation*, K se consacre

-        à la prise en main de la plénitude de l’exercice de sa mission de service public,

-        à l’ancrage territorial plus fort et plus large du cadre du transport

-        et au centrage de la stratégie sur les hommes et les femmes de l’entreprise considérés comme sa première ressource. (photo ci-contre)

 

. Au temps du développement, K intègre      Keolis Cotra, Bus essai du Tribus, 1989

-        la mutation du territoire,

-        l’essor de la technologie

-        et l’entrée en scène de l’environnement. (photo ci-contre)

 

. Au temps de la mutation, K se focalise sur

-       le client avec une politique client adaptée,

-        l’élargissement de son rôle en prenant  le risque d’exploitation à sa charge et

-        l’intégration de la technologie et de l’urbanisme dans le cadre du transport urbain par tramway.(photo du tramway)

 

Le dernier mot de l’ouvrage

Il est laissé au maire, Jean-Claude Antonini :

« Les transports collectifs irriguent la ville. Le tramway a cette vocation de reconquérir la ville, mais aussi de reconquérir la rivière. Le cœur de ville depuis des décennies, tourne le dos à La Maine. La ville s’est repliée à l’est et à l’ouest.

 

Le tramway va jouer le rôle de lien urbain, il est un véritable outil d’urbanisation. J’ai anticipé son rôle de relier les deux rives, avec le théâtre Le Quai qui constitue un centre d’attraction de l’autre côté de la rivière, et plus tard avec le nouveau centre des congrès ».

 

Pour suivre le chemin des bus, des tramways de la ligne 1 et des avions de l’aéroport de Marcé

. En attendant plus tard, l’installation de la seconde partie du X dans le sens, Belle-Beille-Monplaisir, qui complètera cette ligne de tramway n° 1 qui va s’ouvrir bientôt dans le sens Avrillé-La Roseraie. Mais ceci, l’ouvrage n’en parle pas. Ce n’est pas encore le moment. Finissons déjà la première ligne de tramway et améliorant l’existant des transports en commun en le transformant puisque toujours ordo ab chao.    

. Pour avoir plus d’infos, vous pouvez consulter : 

http://www.keolis.com/monde/france.asp

http://www.cotra.fr/pages/index.php?page=tramway

http://www.angersloiremetropole.fr/tramway

 

. Photos EP à partir de l’ouvrage, avec mes remerciements à Michel Bleitrach pour le prêt de cet ouvrage le soir de l’inauguration du centre de maintenance.

. Voir aussi le billet sur l’inauguration du centre de maintenance du tramway sur ce blog Tramway d'Angers, l'inauguration du Centre de maintenance

* A comprendre dans le sens où Keolis fonde sa stratégie angevine et non pas dans le sens ou Kéolis aurait inventé ou implanté le transport par bus à Angers.                  

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Après les vignes bilatérales, le vin plurinational force 5 + 3

15 Janvier 2010, 10:36am

Publié par Elisabeth Poulain

C’est le type d’infos de Vitisph25-1-sb.40x60.20.jpgère qui m’enchante. On sort des débats très qualitatifs sur ce qu’est le vin bio ou pas, pour plonger d’un grand coup dans un bassin où la réalité du marché joue en maître. Il en va ainsi des vignes d’une même parcelle qui sont situées d’un côté à l’autre d’une frontière et d’un vin sur la naissance duquel se penchent de nombreuses fées.

 

Le litige transfrontaliers franco-suisse

Vous connaissez mon appétence particulière pour les frontières. J’ai ainsi pu prendre connaissance de la façon dont un litige a été réglé entre la France d’un côté et la Confédération helvétique de l’autre à propos de rectifications de la frontière. Je vous rassure tout de suite. La solution a été réglée cette fois-ci équitablement à la grande joie des vignerons des  deux côtés, ce qui n’est pas si courant. C’est bien la raison pour laquelle je vous en parle.

 

Souvenez-vous de cette longue histoire où les vignerons vaudois ont eu bien du mal avec l’appellation « Champagne » française bien loin de chez eux pourtant. Le problème a été réglé d’une façon je juge inéquitable : les vignerons suisses qui ont des vignes à Champagne en pays vaudois n’ont plus le droit de dire sur leurs étiquettes que c’est du vin de Champagne en Suisse. 2008-avril-2-029.jpg

 

Dans le cas des vignes binationales, la solution est quand même plus satisfaisante au titre de l’équité: chacun me semble-t-il garde l’entièreté de la récolte sous une seule réglementation. 

 

Le vin plurinational

Il fait ma joie. Imaginez cinq entités, association et entreprises de nationalités différentes qui arrivent à se mettre d’accord pour faire du vin un outil de paix pour apaiser des tensions entre pays voisins  et un outil de développement pour contribuer à la naissance et à l’essor d’ une nouvelle filière économique, celle du vin dans trois pays

Le projet est superbe, surtout  quand on sait que chez nous, on arrache sec et qu’on ne parle ni du vin ni des vignerons dans les discours officiels. Au plan européen, quand il s’agit de vin, c’est presque toujours d’une façon, non pas forcément négative, mais sensible comme le sont les sujets qui provoquent des tensions parfois difficiles à gérer pour des politiques, avec toujours cette opposition entre public et privé, entreprises et associations, national et européen… 

 

Le club des 5 nationalités

Il regroupe

. une association anglaise International Alert et 

. une ambassade, celle des Etats-Unis en Arménie,

= pour le concept, le lancement et le financement de l’opération d’un côté

divers1-050.jpg 

= et pour les vins,

. 17 entreprises viti-vinicoles, de statuts juridiques divers, situées dans 3 pays,

. l’Arménie avec 6 entreprises et 17 vins blancs et rouges

. la Georgie (6 entreprises et 13 vins)

. l’Azerbaïdjan (5 entreprises et 9 vins)

= lesquels vins ont été sélectionnés par des experts d’Italie, de Grande-Bretagne et de Turquie intéressés par le projet. 

 

La French Touch, elle, sera donnée par le nom de marque unique « Bouquet de Caucase » avec un lancement des « Bouquet de Caucase » en ce début d’année.

 

En résumé

C’est un véritable télescopage et mixage innovant aboutissant à un vin vraiment original qui est un point de rencontre entre vieux et nouveau monde, entre Occident et un Ailleurs à mi-chemin entre notre Ouest bien-connu  et l’Est si lointain que nous l’ignorons, qui ne se préoccupe 2008-avril-2-023.jpgpas de la forme juridique du moment que le projet avance, qui aura un lien avec la terre et l’origine d’un genre nouveau et qui dés le départ est conçu pour l’exportation avec vraisemblablement la grande porte d’entrée que sera la Turquie vers l’Italie et la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

 

Pour suivre le chemin

. Retrouvrez « Bouquet de Caucase sur www.vitisphere.com/impression.php?id_breve=56270 qui suit l’affaire sur Armenia Today et nous tiendra certainement au courant du lancement.

. Sur la cuisine arménienne,  voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Cuisine_arm%C3%A9nienne

. Pour la cuisine de Georgie, voir (avec beaucoup de réserves de la part de Wikipedia) http://en.wikipedia.org/wiki/Georgian_cuisine

. Pour la cuisine d’Azerbaïdzan

http://fr.wikipedia.org/wiki/Azerba%C3%AFdjan /Azerba%C3%AFdjan

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Avec Gabs, dessinateur et homme du vin, une bonne année toute l'année

12 Janvier 2010, 12:26pm

Publié par Elisabeth Poulain

Gabs est un touche-à-tout qui aime parler de la société en dessin. Il a de la tendresse pour ses personnages souvent complexés ou maladroits, mais qui veulent toujours bien faire. Gabs Jus de CaillouxLe vin pour eux ajoute à la difficulté de la vie. Ils sont coincés au bureau par leur chef, tyrannisé par des psys, embêtés par des vendeurs agressifs et en plus le soir avant de dîner avec la belle de leur cœur, ils ne savent pas quel vin choisir.

 

Alors pour eux et avec l’aide, dans les vignes et au chai, de son frère vigneron en Touraine et de Vincent Giraud alors aux commandes de Biovidis pour la distribution, Gabs a illustré, il y a quelques années, les six vins des copains par six étiquettes différentes. Celle qui a eu le plus de succès, en particulier auprès des femmes, montre une nana qui ouvre la porte à son petit ami. Elle vient de recevoir un bouquet de fleurs, qu’elle balance au-dessus de son épaule d’un geste énergique quand elle voit la bouteille que Gabs, Le rouge des copainsson chéri lui apporte ! Elle a du punch, la nana !

 

Lisez « Le Vin j’y connais rien » de Gabs avec Paumard et Millet, avec un de mes dessins préférés : un citadin très courtois qui demande à un vigneron en train de tailler la vigne  « Alors comme ça, vous êtes vigneron comme Depardieu !!! ». A chaque fois que je pense à ce dessin, je pouffe de rire, comme une collégienne. Pour moi, c’est vraiment une des meilleures. Cette gentillesse des gens de la grande ville qui se penchent  vers le besogneux courbé devant eux, occupé à tailler la vigne et qui s’exclament d’un air inspiré pour établir le contact avec le vigneron. Eux aussi sont vraiment gentils, ‘Alors, comme ça, vous êtes comme Depardieu’. J’adore.

Gabs couv crise 

Pour 2010, j’ai le plaisir de vous transmettre les meilleurs vœux de Gabs pour arriver à tenir cette année qui va certainement nous réserver des tas de surprises. On vit intensément en ce moment.

Descendre à la cave est une bonne façon de se muscler le jarret et de penser intensément à ce qu’on va goûter. Déjà ça, ça mobilise toute l’énergie qu’on peut avoir emmagasinée auparavant dans l’attente de  ces belles occasions.   

 

Pour suivre le chemin

.  Découvrir Gabs sur http://www.gabs.fr/

.  Photos Gabs, avec mes remerciements

. Trouver d’autres étiquettes de Gabs dans ‘The World through the Bottle of Wine’ paru sur ce blog en Page 55 (à voir en colonne de droite)  

http://www.elisabethpoulain.com/pages/p-55-wbw-les-habits-des-vins-d-expression-l-equilibre-de-l-etiquette--2196273.html    

. Ceci dit, Gérard Depardieu aussi est un homme du vin. On en reparlera une autre fois.

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Force du graphisme en noir et blanc > Différence entre design et art

10 Janvier 2010, 09:38am

Publié par Elisabeth Poulain

L’explosion de la couleur dans notre vie quotidienne renforce encore la présence du graphisme centré sur l’essentiel - ce qui porte le sens -  quand on a enlevé la pacotille et l’inutile qui surchargent sans raison ni intérêt. Le noir et blanc jouent alors un rôle quasiment magique. Pour en montrer la force, j’ai pris deux exemples. La présentation se fera selon trois critères que j’ai dégagés lors de ma recherche sur l’habillage de la bouteille de vin, a savoir le sens, le style et la différence.

 

Ce sont deux documents d’un format pocket - 21 x 10cm – souvent utilisé pour les plaquettes publicitaires, que j’ai trouvées à Bruxelles lors d’une de mes dernières virées. Ma récolte là-bas se pèse toujours en kilos. 

 

blog 2010.01.10 001Le premier est une création de Bruxelles Plurielles-Brussel Keer op Keer  pour illustrer une plaquette consacrée aux « Gens d’ici venus d’ailleurs-Mensen van hier elders gekommen ». Ce sont les lignes noires en forme de poteaux qui ont frappé mon oeil.  On dirait des baguettes d’un jeu de mikado éclatées au sol. 8 baguettes sont plus ou moins horizontales et 5 + ou - verticales. 3 baguettes porteuses de sens sont dressées vers le haut en se groupant pour créer un effet de mouvement. Chacune d’entre elles porte une mention, l’une cite l’organisateur et le titre de l’exposition en français, la seconde en flamand et la troisième donne les dates. L’ensemble forme une grille aérée de baguettes, comme un tissus que l’on devine vivant. Les 3 baguettes porteuses de sens ne se rejoignent pas même si elles vont vers le coin supérieur droit. La couleur acajou  utilisée pour faire ressortir le logo de Bruxelles (Archives de la Ville) donne l’arrondi indispensable pour faire le lien entre les baguettes, comme un lien souple. Le résultat est réussi au niveau du sens. Quant aux deux autres critères, ils sont plus faiblement présents, me semble-t-il. Peut être aurait-il fallu être prendre plus en compte la typographie.

 

Le second document est consacré à l’artiste belge flamand Frans Maserel originaire de Blankenberge situé sur la côte. Une exposition a été organisée par sa ville natale pour le 120è anniversaire de sa naissance. A cette occasion, la ville a édité une plaquette (A4 plié en 3). En couverture, le choix des organisateurs s’est porté sur une des gravures sur bois de l’artiste que l’on pourrait appeler ‘l’homme et la mer’. Blog 2010.01.08 002

 

Le noir est la couleur dominante au point qu’on a l’impression que se baigner dans une mer si noire serait une façon de chercher la mort. Le blanc ici représente la crête des vagues soulevées par le vent. On sait combien il est fort en Mer du Nord. Il est un maître qui écrase tout, qui part aussi à l’attaque de la digue conçue pour freiner son ardeur et protéger le littoral. Outre le blanc des crêtes des vagues de plus en plus pressantes à l’approche de la digue, les autres lignes blanches  sont formées par le joint en ciment entre les briques de la digue. Un halo blanc permet d’apercevoir la fine silhouette d’un homme assis sur la digue qui s’enfonce dans la mer.

 

L’impression ressentie est extrêmement forte. Il y a le vent, les vagues, une mer dangereuse, en colère parce qu’on l’empêche de s’épanouir, un homme assis dans une solitude extrême qui médite en regardant devant lui, sur une digue qui disparaît quelques mètres plus loin. Au niveau du sens et du style, tout est dit. Sens et style ici sont totalement intégrés l’un à l’autre. Quant à la différence, elle éclate dans toute sa force puisqu’elle présente à tout moment. On ne connaît pas forcément Masereel en France, mais on sait qu’on a affaire avec un grand artiste. Il n'est plus besoin de se référer au sens, au style et à la différence comme dans le design. C'est ça l'art.  

 

Pour suivre le chemin

. L’expositions sur les gens d’ici venus d’ailleurs (une très jolie façon de s’exprimer) montre en photos et témoignages les courants d’immigration qui ont fait de Bruxelles une riche terre de rencontres depuis le XVIè siècle. Elle est encore visible jusqu’au 29.01.1010  Rue des Tanneurs 65 –1000 Bruxelles


. L’exposition Masereel et la mer s’est tenue Blog 2010.01.08 009du 1.07.2009 jusqu’au 04.10.2009, voir www.blankerberge.be/masereelendezee

. Masereel est aussi un peintre de la mer, avec comme toujours chez lui une vision sociétale forte. Il montre la plage l’hiver dans des harmonies naturelles grises, jaunes et vertes passées et la plage l’été envahie par une foule si compacte qu’on n’y voit plus qu’une masse bigarée.

Il a travaillé dans ce sens aussi en gravure en montrant les deux aspects d'une réalité, celle de la solitude face à la multitude toute autant oppressante.


. Frans Masereel (1889-1972) était un grand dessinateur de presse, pleinement engagé contre la guBlog 2010.01.08 008erre et le fascisme. Véritable européen, il parlait trois langues outre le flamand. Il vécut  en Belgique bien sûr, en Suisse, en France à Paris et se retira dans le Sud de la France où il est décédé à Avignon.

. Vous trouverez quelques infos sur cet artiste engagé sur www.oulala.net/Portail/spip?php? et quelques reproductions de ses œuvres sur www.iisg/nl.exhibitions/art/maseleven 

 

. Sur les poteaux, voir aussi sur ce blog 

 Un choc de poutres, de barres, de structures et de câbles

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La bouteille de vin > Un concentré d'informations > en 6 D

8 Janvier 2010, 18:40pm

Publié par Elisabeth Poulain

Il y a six dimensions à la bouteille qui jouent deux par deux : le dedans et le dehors, le dessus et le dessous en terminant avec  l’avant et l’arrière, avec des interactions entre 053.JPGelles. S’il est un objet qui est un concentré de techniques, d’informations et de réglementations, c’est bien la bouteille. 

 

La paire dedans-dehors

Le dedans

C’est certainement celle à laquelle on pense le moins tellement elle semble évidente. Elle découle de la fonction même d’une bouteille, contenir du vin en l’occurrence. Le dedans intéresse pourtant beaucoup le législateur pour protéger les consommateurs. Il doit être propre d’abord pour éviter la contamination du vin ou des éléments étrangers comme du verre cassé. Il doit ensuite pouvoir être rempli facilement pour éviter les refoulements causés par exemple un goulot trop haut ou qui se rétrécit au bas à l’emmanchure des épaules. Ce refoulement aurait alors un double inconvénient, celui de ralentir le remplissage en obligeant à une surveillance accrue et celui de salissure de la paroi externe. Il doit enfin contenir la quantité de vin qui sera indiqué en chiffres saillants sur le fond de la bouteille, en laissant une tolérance en + et en – pour plus de souplesse pratique.

Le dehors

Il a une forme dont on parle beaucoup (Bordelaise, Bourguignonne, Anjou…), des lignes, un style, une hauteur, une circonférence maximale, un poids, une bague…Il a aussi une couleur, celle du verre. Et un toucher, celui du verre lisse ou satiné qui fait une drôle d’impression à la main. C’est un espace difficile à travailler en raison de sa rotondité et de  ses proportions. C’est aussi l’espace qui attire le plus.    

La paire dessus-dessous

Disons le tout de suite, ce n’est pas ce à quoi on pense en Ier quand on voit une bouteille. On y trouve pourtant beaucoup d’informations.

 Le dessus 

Très rares sont les amateurs de vin à regarder par exemple la capsule qui cache le bouchon. Elle est dite capsule CRD (capsule représentative de droits) et porte à ce titre l’effigie de la Marianne qui certifie que le vin a bien acquitté les droits fiscaux.  Sa couleur est pourtant bien utile aussi pour connaître le type de vin - verte pour les vins de qualité, type AOC – bleue pour les vins de pays et de table. La lettre apposée au-dessus de l’effigie indique celui qui a payé  les droits du vin :  R pour Récoltant, N pour Non-Récoltant ou Négociant et E pour Eleveur du vin. Dans notre pays si attaché à la distinction entre le vin de vigneron et le vin de négociants, la distinction est si importante qu’une mention écrite sur l’étiquette indique en plus où se fait l’embouteillage.

Le dessous

Il est encore plus invisible pour le consommateur de vin, à l’exception de sa profondeur qui permet de glisser le pouce pour une meilleure saisie. Pourtant, c’est bien de ce socle que dépend l’assise de la bouteille. Une bouteille en verre léger aura un fond plat. Une bouteille lourde aura au contraire un fond piqué ou semi-piqué quand le fond n’est que légèrement incurvé à l’intérieur. Le dessous est perçu comme un signe de la qualité du vin. Plus il est classique, avec un fond piqué, plus le vin se désigne comme traditionnel. Un vin à fond plat sera perçu comme devant être bu rapidement.

 

Zero pointe, bouteille vue du dessus

 Zero pointe, vue du dessous

Deux autres séries d’information y sont portées. L’acheteur de vin y trouvera l’indication de la quantité de vin contenue par la bouteille –75cl écrits en relief saillants sur le verre ainsi que la hauteur du vide 57mm à laquelle le bouchon devra s’adapter pour laisser un espace entre le niveau du vin et celui du bas du bouchon. Cette indication sur le bouchon a  également une double facette : elle est perçue comme un gage de qualité proportionnelle à la longueur du bouchon. Elle est aussi pour l’embouteilleur un rappel du type de bouchon qu’il doit insérer dans l’embouteilleuse. Une série de petites barres ou ergots saillants entourent le fond afin d’éviter que la bouteille se termine par une surface plane. Une grosse encoche coupe ce cercle afin de  permettre à la machine de positionner la bouteille automatiquement dans la chaîne. Mais toutes les bouteilles ne sont pas ainsi pré-positionnées.

La paire avant-arrière     

Cabernet d'Anjou, RichouL’encoche est indispensable pour positionner le centre opposé à l’écusson ou la forme que porte les bouteilles régionales comme la Val de Loire et l’Anjou avec la fleur de lys, la bouteille Muscadet avec la Muscadet. Cette encoche coupe la paroi arrière de la bouteille de façon a être assurée que les étiquettes avant, arrière ainsi que les autres pièces seront bien centrées. Un mauvais positionnement sur une bouteille est un motif suffisant pour qu’un conteneur entier (11 400 bouteilles) soit refusé au Japon par exemple mais pas seulement là.

 

L’ombre et la lumière

. L’arrière était traditionnellement la face restant dans l’ombre pour laisser le projecteur éclairer la face avant.

. L’avant est traditionnellement la partie la plus valorisante de la bouteille. C’est elle qui capte tous les regards qui vont se focaliser sur l’étiquette, remonter voir le col et la bague éventuellement qui finit la bouteille vers le haut, redescendre le long des lignes du col, s’attarder sur les épaules et goûter ou non la ligne descendante, avant de s’arrêter au bas de la bouteille.

. L’arrière a maintenant acquis une nouvelle noblesse avec la contre-étiquette qui informe le consommateur en y intégrant également les mentions réglementaires alors que l’étiquette avant est de plus orientée vers la séduction.               

La mixité entre la technique, l’information et la réglementation

L’entrelacs est continuel entre les trois domaines du haut en bas de la bouteille et quels que soient les tours faits autour de la bouteille.

La technique

La conception d’une nouvelle bouteille est une opération lourde et onéreuse, qui nécessite des logiciels pointus et des équipes étoffées de créatifs. Les contraintes environnementales pèsent de plus en plus sur le marché amont pour alléger le poids du verre tout en en gardant sa solidité et ses qualités. La concurrence est désormais européenne et seuls des grands groupes ont la capacité d’innover sur ce marché captif.

La réglementation

Elle porte sur la contenance de la bouteille, la hauteur du remplissage, ainsi que sur les mentions obligatoires présentes sur la bouteille et les différentes pièces de l’habillage. Elle règle les mentions fiscales de la capsule qui sont désormais décalées sur le côté du col depuis l’avènement de la bouteille à vis. Chaque époque ajoute de nouvelles obligations réglementaires. Cette tendance ne fera que se renforcer sous l’influence de l’UE et de l’OMC. Quand on exporte, il faut bien sûr ajouter les mentions obligatoires dans le pays d’importation. L’UE a dans les tiroirs un projet de réglementation visant à inclure toutes les composantes du vin.    

L’information

Elle est partout. Tout parle dans une bouteille surtout dans un pays, comme la France, passionnée de culture du vin, haussée à la mesure d’un monument national. Certaines mentions réglementaires comme le millésime ou la vinification au chai sont parmi les premières informations recherchées par l’amateur français. Cette tendance aussi se développe, avec un certain brouillage provenant de la volonté de séduire l’acheteur.

 

Blog-2009.11.23-038.jpgLa novation

Elle est continuelle et ne provoque quasiment plus de grandes batailles, comme ce qu’on a encore connu avec le bouchon synthétique. Le bouchon à vis commence sa pénétration, la contre-étiquette poursuit son développement sans provoquer de trouble. La bouteille devient plus légère après avoir été très lourde, trop lourde et trop chère. La bouteille plastique pointe le nez, tout comme le bouchon de verre. Et à chaque fois, tous les éléments s’adaptent, la bouteille bien sûr, le bouchon, les étiquettes…et les hommes et les femmes du vin, où qu’ils et elles se situent dans la filière vin.

 

Pour suivre le chemin

. L’emballage et la packaging sont des marchés qui bougent beaucoup, dans le vin mais aussi dans les autres secteurs de la parfumerie, en matière de graphisme et d’art et dans le domaine du développement durable. La veille est donc particulièrement recommandée, particulièrement dans les grands salons internationaux. Savoir ce que font les autres permet de se déterminer soi pour renforcer sa typicité. 
. Photos EP, Couly-Dutheil - Le Clos de l'Echo, Domaine des Deux Vallées-Bouteille ancienne, dessus-dessous de Zéro Pointé de la Tour grise, contre-étiquette R' d'Anjou du Domaine Richou, Pub InterLoire, Bouchon de verre.
. Voir d'autres photos dans l'album 'Bouteilles et Verres' sur ce blog.
 

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A Angers, au Quai, le Maire, ses voeux et le développement durable

6 Janvier 2010, 13:16pm

Publié par Elisabeth Poulain

Angers Le Quai, cocktail de voeux 

Vous allez certainement remarquer que je commence par poser le décor et citer les bonnes choses terrestres à manger et à boire, avant de vous parler de l’allocution du maire Jean-Claude Antonini. Bien sûr dans la réalité on ne saurait être aussi iconoclaste; ce ne serait pas digne d’un Angevin. Il y a d’abord eu évidemment le discours et ensuite les agapes.

A comparer le buffet avant-après, les Angevins ont été très satisfaits de leur soirée. Il ne restait plus rien sur la grande table, rien de rien, si ce n’est quelques couronnes à faire regretter les vieilles couronnes d’antan. Ce brin de nostalgie passé, passons au discours plongé dans le développement durable, soutenable, en action, tel que le voit le maire. Angers, Jean-Claude Antonini, maire

 

Il me faudrait bien sûr avoir le texte sous les yeux pour en faire une exégèse fine. Ce serait la seule façon de montrer la complexité de l’architecture qui sous-tend le message à caractère évidemment très politique à prendre au sens premier des affaires de la cité (polis, la ville en grec).

Il y a eu  à la fois une perception des connexions en matière de DD et un vrai souffle sociétal. Le fait que le maire ne se représente pas, il l’a dit plusieurs fois, et que lAngers, Le Quai, la nuit, dedans,’année soit marquée par les élections régionales ne sont bien sûr pas étrangers à la teneur et à la hauteur du discours. La Région a été remerciée pour son aide au développement de la ville. D’ailleurs M. Jacques Auxiette, Président de la Région des Pays de Loire, était présent.

 

Tout autant  que ce bilan en forme de vœux et d’espoir, c’est la trame du raisonnement qui m’intéresse. Pour chaque thème, Jean-Claude Antonini a présenté la problématique en relation avec les autres thèmes, en renouvelant l’opération à chaque fois et en ajoutant quelque chose en plus, comme une pelote qui grossit à chaque fois.

Si je prends un exemple, le transport va être vu sous l’aspect du déplacement bien sûr, de la construction d’un nouveau quartier, avec de nouvelles entreprises, de l’implantation d’un pôle d’enseignement supérieur, l’Eseo, de l’emploi, du vivre ensemble, de l’image de la ville, du renforcement des liens...Et ensuite ces différents thèmes cités vont se connectés avec des idées en plus, pour donner de la densité et du sens à DD, que vous avez reconnu bien sûr. C'est mon copain, le développement durable.  


Pour suivre le chemin
.
www.lequai-angers.eu/fr/le-quai/le-lieu/

. Pour ceux qui ont beaucoup apprécié le buffet, je vous livre la recette du cocktail orange ‘Jour de l’An - Bonne mine’ que m'a donnée la responsable de l'accueil:

1cl de jus de pamplemousse, 1cl de grenadine, Angers Le Quai, cocktail de voeux1cl de curaçao bleu et 7cl de Saumur brut.

. Pour les adresses (personnelles), voyez chez

Giffard à Avrillé pour le curaçao    www.giffard.com

Bouvet à Saumur pour le Saumur brut     www.bouvet-ladubay.fr 

. Le maire a cité les vins de Savennières au titre des trésors d'Angers. Je suis sûre que les vignerons auront plaisir à être ainsi associés à cette cérémonie. Le  quartier de la Doutre-Saint-Jacques conserve à l'Abbaye Saint-Nicolas le dernier vignoble d'Angers, qui s'étendait jusqu'à Savennières, il y a bien longtemps (10 siècles!).
 

. Une dernière remarque 'off' qui vise la carotte de Roumanie citée au cours de l’allocution pour dénoncer le coût du transport et le CO2. Ces importations de carottes sont très utiles pour la préparation industrielle de conserve qui sont réexportées en grande partie à l’étranger en pays tiers. Ces importations entrent aussi dans le cadre de l’aide intra-européenne à des pays membres en grand besoin de développement. La prochaine grande étape portera sur la transformation des carottes sur place, de façon à créer des emplois et des filières européennes plus performantes. Ce type d’aide entre aussi dans le Vivre ensemble. C’est déjà ce que fait Bonduelle en Pologne par exemple. En France, il nous faudra développer de nouvelles variétés de carottes ou du bio pour avoir un avantage concurrentiel.     

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Mini-Cas Stratégie : La France, Paris, Mc Donald’s et l’architecture

4 Janvier 2010, 15:53pm

Publié par Elisabeth Poulain

McDo et nous

Oh je sais, vous savez tout de Mc Donald’s, la grande marque française de restauration rapide.  Je suis sûre aussi que vous avez de vous-même rectifié cette première phrase en ‘grande marque américaine de restauration rapide’. Bien sûr, vous avez raison. Le siège de cette entreprise mondiale est bien aux Etats-Unis, la vision planétaire est américaine, la stratégie, la politique de qualité aussi…Mais pour la direction américaine, si McDo a tant de succès en France, c’est bien parce que tout est français, les dirigeants, les fournisseurs et les menus qui sont adaptés au marché français. Et ce n’est pas faux. Mais on ne peut pas dire non plus que ce soit vraiment vrai.   


Les chiffres McDo

La réussite de McDo est telle en France que les restaurants sont maintenant aussi présents dans les villes moyennes. Pas encore Restaurant McDo - Gare de Gennevilliersdans les villages quand même mais dans les petites villes, la colonisation a commencé à la grande joie, il faut vraiment le dire, des jeunes du coin qui ont enfin un endroit à eux en centre-ville pour manger un morceau, sans oublier les touristes aussi qui sont contents de les y rejoindre. Avoir un restaurant McDo sur son sol est pour une municipalité un véritable atout au point qu’on s’étonne de n’avoir que 1100 restos de la marque. On y sert pourtant 1 million de repas par jour. Et les tensions financières actuelles n’ont pas amoindri les résultats. Elles les ont renforcés !  

Le restaurant McDo des Champs Elysées, le Ier au monde 

1100 restos sur un peu moins de 36 000 communes, il y a encore de la marge, même si on tient compte de la concurrence. Pour les repas, j’ai plus de mal à Hamburger sandwich Wikipediaétablir un ratio car il faudrait chercher le nombre de personnes qui mangent au resto par jour. Difficile pour l’instant, même si ça fait vraiment du monde : 1 m de personnes qui votent pour la marque, réellement, cela a un sens. Personne ne les oblige à y aller dépenser leur argent.

 

Retenez seulement que la France représente le Ier marché de McDo en Europe, égal en terme de rentabilité à ce qui se passe aux Etats-Unis. C’est en France aussi, aux Champs-Elysées, que se situe le Ier restaurant McDo au monde toujours pour la rentabilité. Ces deux informations à elles seules montrent le véritable plébiscite populaire exprimé chaque jour par la célèbre marque à la double arche.  

Le boulevard McDo 

Ce que j’ignorais jusqu’à il y a peu, c’est que McDo maintenant va aussi avoir un boulevard à son nom à Paris et un quartier en forme d’îlot à côté. Un boulevard McDonald’s à Paris, ça me semble encore plus étonnant que les chiffres que je viens de vous citer. J’ai eu un véritable choc en découvrant la nouvelle sur le net.

 
Le quartier MacDonald

A Paris, l’opération est si exemplaire (je sais mais c’est volontaire) que je ne résiste pas à vous conter l’affaire. Vous avez une entreprise, vous savez qui j'espère, qui possède un bâtiment incroyable à Paris, ne me faites pas dire en plein Paris. C’est dans le XIXè Boulevard McDonald, Parisarrondissement, entre les portes de La Chapelle et de La Villette, en bordure de canal, près de plusieurs autoroutes, du métro, des bus, de tramways à venir et tout et tout.

 

Il s’agit de l’entrepôt McDonald’s qui est le bâtiment en un seul corps le plus long de la capitale : 617 mètres de long d’un seul jet. La firme vient de le céder à la ville de Paris en vue de la construction d’habitation à loyers modérés, de bureaux, de magasins, d’équipements publics et de pépinières d’entreprises.  Soit une opération qui marque la création d’un ‘morceau de ville’ mixte de 165 000m2, avec une grande diversité de population.

 

Le projet garde 60% de l’entrepôt ancien et y adjoint du neuf tout en conservant l’unité qui fonde l’identité de cet entrepôt des années 1970, avec en plus bien sûr tous les équipements techniques aux normes HQE actuelles. Les travaux débutent cette année pour se terminer en 2012, la première ligne de tramway sera opérationnelle en 2013…

 

Un autre méga-projet McDo

Il s’agit pour la firme française de s’installer cette fois-ci dans le sous-sol du Louvre pour y installer quoi ? Un restaurant McDo bien sûr qui sera géré par Autogrill, une filiale des Benetton.  Autant le projet de création d’un ‘morceau de ville’ à Paris Nord-Est suscite l’admiration d’un certains nombre de Parisiens, autant celui du Louvre irrite et pas seulement l’intelligentsia culturelle.  Deux chantiers à suivre donc en ce 30è anniversaire de l’implantation des premiers restaurants de la chaîne en France.   


Questions

Pour certaines questions, il vous sera peut être nécessaire de faire des recherches complémentaires. Certaines pistes vous seront indiquées dans les notes.  

  1. Que vend McDo, à qui, où et comment?
  2. Quels rapports pouvez-vous établir entre un hamburger et un bâtiment ?
  3. Quels rapports entre McDo et la ville ?
  4. En quoi y-a-t-il adaptation au marché français ?
  5. Que pensez-vous de la simultanéité de ces deux opérations Nord-Est parisien et Louvre ?

Réponses
Ce que vend McDo

. McDo vend bien sûr à manger. Les restaurants sont connus essentiellement pour leur repas du déjeuner et du dîner. Le petit déjeuner n’est pas encore vraiment entré dans les mœurs françaises, c’est pourquoi la marque lance le McCaffee à toute heure du jour. Les enfants constituent la cible et à partir d’eux, la firme touche une grande partie de la population, à Rapport annuel 1996commencer par les jeunes. Parler aux petits-enfants par exemple permet d’attirer les grands-parents et les jeunes parents. C’est pourquoi Ronald le clown est l’ambassadeur de la marque.

. McDo vend aussi et surtout un style de vie jeune et gai, avec des couleurs et un design adaptés à la volonté de communiquer sur cet air de liberté joyeuse.

. Pour conforter cette image et l’ancrer dans la réalité, le personnel est jeune aussi. Il est révélateur que le site parle des emplois juste après les menus. 

. La marque vend enfin de la sécurité : avec MD, le client est rassuré : il ne sera pas perdu dans un univers culturel qu’il ne connaît pas. Il bénéficiera aussi de la qualité MD.

= les restaurants forment un club d’appartenance partout dans le monde.         

 
Les rapports entre un hamburger et un bâtiment

. Un hamburger est une empilation de différentes couches d’aliments, le dessous formé par la base d’un petit pain rond, le toit par la partie supérieure. Entre les deux, des étages plus ou moins nombreux. Le tout se mange à la main, debout si on en a envie, sans avoir besoin en théorie d’assiette. Un bâtiment est aussi une structure avec des étages qui s’empilent les uns sur les autres. La différence, l’un se mange, est petit et tient dans la main. L’autre est grand, on y mange et nous abrite. Les deux donnent de la chaleur. 

 
Les rapports avec la ville

Le lien est double. La ville est d’abord le un lieu emblématique où se concentre une population qui bouge et qui rassemble une grande diversité humaine. Le cœur d’une société bat dans la ville. McDo veut être un marqueur de ce cœur qui bat et pas seulement parce que c’est là qu’il y a le plus de clients potentiels éloignés de leur domicile. En conséquence, McDo cherche à être présent au cœur des villes, ce qui ne l’empêchera pas de viser des zones commerciales d’importance.Là il peut mieux exprimer son goût pour  l'architecture contemporaine.

 
Le lien avec l’architecture

Quand la firme veut montrer son adaptation culturelle, elle met en avant les façades des immeubles anciens ou les immeubles très contemporains où les restaurants sont implantés. Sa volonté est de faire du mélange des genres un axe majeur de communication. D’où aussi sa volonté d’accéder avec l’opération urbaine du XIXè arrondissement à une marche de plus dans la notoriété.     

L’adaptation au marché français

Il est réel dans la mesure où effectivement l’équipe de direction est française, les fournisseurs aussi même s’il a fallu pour cela aux entreprises agro-alimentaires autochtones batailler dur pour cela en échange de la promesse par elles de s’adapter aux normes très exigeantes de  MD. Les menus sont enrichis de salades et de fruits frais, ce qui a marqué une réelle novation, à la suite de demandes de la société civile en particulier féminine pour ingérer moins de calories et avoir une alimentation plus diversifiée. La communication est également complètement franco-française, avec très souvent de l'humour . La dernière en date « venez comme vous êtes » est remarquable d’intelligence dans notre société quand même parfois un peu rigide. 

 

L’adaptation n’a pas de sens au regard du cœur de la stratégie de la marque et de l’expansion planétaire fixés par le siège aux Etas-Unis: à savoir des plats à assembler à l’avant-dernier maillon de la chaîne industrielle, préparés le plus rapidement possible après la commande, avec une chaîne de qualité à la traçabilité la plus fine possible de façon à optimiser les investissements et à éliminer au maximum les occurrences de risques et le temps perdu.  


La simultanéité

C’est une belle aventure. Avec ‘le morceau de ville’ Mac Donald, la marque récupère son nom entier ; il n’est plus question pour les concepteurs et les financeurs privés et public de supporter la familiarité. Quant à l’s final, il est logiquement parti puisqu’il ne s’agit plus de la chaîne mondiale. C’est une belle opération fondée sur la mixité humaine et fonctionnelle, qui accueille des lieux de travail proches de centres culturels. Je remarque aussi que les concepteurs ont créé le nouveau terme de ‘morceau de ville’, ce qui montre une réelle novation.

 

Pour le Louvre, il y a bien quelques grincements ici et là. Le New York Times trouve avec un certain étonnement que cela passe plutôt mieux que ce qui était prévu, en faisant remarquer qu’un hamburger est quand même d’abord un sandwich, une invention d'un Lord anglais du nom de Sandwich! 

Pour suivre le chemin

.     http://www.mcdonalds.fr/?xtor=SEC-349-GOO/#/press/

.     http://www.aboutmcdonalds.com/mcd/media_center/image_gallery.html

.  www.secteurpublic.fr/public/.../l’entrepot-macdonald-un-projet-structurant-et-strategique-pour-paris-nord-est.html?...

.     http://louvrepartout.fr/McDo-au-Louvre-une faute-de-gout,339.htm, 
. Photos à partir des documents de la marque.                           

 

     

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Les 12 travaux de l'année en 12 photos

2 Janvier 2010, 10:40am

Publié par Elisabeth Poulain

Vous avez bien sûr compris, même si votre cerveau patine un peu ce matin. C'est normal, il fait froid dehors. Je vous ai programmé 12 travaux parce qu’il y a 12 mois dans l’année. Tous relèvent de l'art de vivre revisité par une certaine vision du développement durable. Le choix est forcément très dur pour moi. Il y a du masochisme là-dessous. Mais quand on est courageux, on peut. C’est l’esprit du temps qui veut ça. Top, c’est parti.

Amsterdam, Lloyd Hotel, fauteuils 





1. Janvier. Se reposer un instant pour contempler le monde à deux pour le plaisir de communiquer sans avoir besoin de se parler. Derrière de toutes les façons, c'est bouché.





Amsterdam, Java Eiland, la vigne




2. Février. Planter des pieds de vigne, même à bord de son bateau. Ca peut toujours servir et les copains aiment beaucoup parler du vin à venir.   



Amsterdam, Llyod Hotel, le couloir d'entree





3. Mars. Voir la vie devant soi, même la nuit quand il fait noir dehors. 



Magasin, devanture de boutique d'art





4. Avril. Libérer son énergie. C'est le bon moment et ça fait du bien.






Vélos, les couleurs de la ville




5. Mai.  Choisir la couleur de son vélo pour emmagasiner de énergie.

 

Rue, detail de pavement






6. Juin. Imbriquer avec soin les pièces du puzzle de sa vie.  





Amsterdam, Lloyd Hotel, la nuit, en face




7. Juillet. Rêver le monde la nuit. Penser à tous ceux d'en face qui font la même chose à l'égard de ceux de l'autre côté. Une bonne façon de créer du lien.  




Canaux du centre ville, canard affame



8. Août. Flâner tel un jeune canard sur l’eau.




Amsterdam, le tramway, Java Eiland



9. Septembre. Prendre le tramway pour écouter chanter la ville et pousser le gazon à pousse lente.

C'est vraiment tout un art.


Amsterdam, canaux Centre




10. Octobre. Attendre patiemment des nouvelles sous la pluie, sur son bateau, avec son vélo qui attend fidèlement aussi.






Centre ville, rue, detail



11. Novembre. Ne pas laisser traîner son parapluie n’importe où, quand même; surtout que c'est indispensable d'avoir un parapluie assorti à la couleur de l'avant du bateau et de la camionnette d'en face.




Magasin, devanture et bouchons


12. Décembre. Refermer la bouteille en gardant les bouchons de l'année, pour se faire une bouchothèque de Ier ordre qui va faire des jaloux. Surtout que ce sont des bouchons de son vin fait avec son raisin, celui de ses vignes. Celles du bâteau avec les copains.    

 

Pour suivre le chemin

. Ceci bien sûr en continuant à faire tout le reste, quel qu’en soit l’ordre :

manger, boire, aimer

travailler, inventer, donner

lire, écrire, échanger

danser, soigner, pleurer 

 

Bouger = c’est fait, rêver aussi. C’est bon.
Magasin, panonceau

= L’essentiel est de garder l’esprit ouvert.

 

. Photos EP prises à Amsterdam.

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