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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Une bonne année 2010 Peace and Move

1 Janvier 2010, 12:38pm

Publié par Elisabeth Poulain

Amsterdam, Centre, restaurateur vegetarien


A nouvelle année, nouveaux voeux  et nouvelles idées. Pour 2010, je m’associe à ce cuisinier végétarien d’Amsterdam très 'Peace and Love' avec lequel j’ai bien parlé cinq minutes dans la rue. Nous avons bien ri et cette photo en est la conclusion. Je lui ai demandé avant si je pouvais le prendre en photo : « Of course, yes Mam » et voilà le résultat. 

Auparavant, il m’avait demandé ce que je pouvais bien prendre en photo. Je lui ai expliqué que je cherchais des mini-jardins de rue, des endroits dans la rue ou sur le trottoir où les habitants plantaient des arbustes, des fleurs, avec cette phrase de ma part:  

« Plant a tree is a symbol of liberty and, if I don’t use my liberty, I am not lucky » 

Pour suivre le chemin 
Bonne année! Pas besoin d'aller à Amsterdam pour ça.

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WBW60 > The World through the Bottle of Wine > La ronde en conclusion

30 Décembre 2009, 11:25am

Publié par Elisabeth Poulain

L'accroche visuelle

Cette rencontre visuelle n’en est pas pour autant virtuelle. Elle est réelle. Il y a un WBW1--Etiquettes-Didier Dagueneau-001.JPGvéritable échange entre la bouteille et l’amateur de vin. Certains sont attirés par certaines bouteilles de vin et pas par d’autres.

Quand il y a  accroche, la personne se dirige vers la bouteille et éprouve le besoin de la prendre en main. Littéralement, on voit mieux quand la main saisit la bouteille. Le geste aussi est toujours le même : après avoir regardé l’avant, la main retourne la bouteille pour voir l’arrière et lire la contre-étiquette.

 

Le champ d’investigation

Puisqu’il est démontré que la bouteille parle, la question se pose de savoir, non pas tant ce qu’elle dit, mais sur quels éléments cette langue des signes s’appuie pour communiquer. Chacun voit bien très vite l’arrière-plan commercial qui se situe à la frontière entre le 'dire' et le 'séduire'.  L’étude que j’ai menée depuis le début de ce siècle sur cette problématique complexe se situe clairement dans l’axe de la sémiotique visuelle dans un univers concurrentiel commercial.

 

Le hors-champ de l’étude

Mais en aucun cas, mon objet est de dire ce qu’il faut faire pour attirer ou pour convaincre telle catégorie de consommateurs ou telles autres d’acheter telle bouteille plutôt qu’une autre. C’est ainsi également que je ne me prononce pas sur le ‘dit’ de la bouteille puisque je pars du principe qu’il n’existe pas de langage non verbal universel valable pour tous les vins, toutes les personnes, dans toutes les circonstances. C’est 210-Germain--Les-Roches-Neuves--Saumur-Champ.-Ter--jpgpourtant ce qui m’a été  demandé à plusieurs reprises : « sous quel habillement vendre une bouteille de vin pour être assuré qu’elle va se vendre ? » Ma réponse a toujours été la même : « ce fantasme de démiurge n’est pas le mien. » Clairement, une bouteille peut provoquer une réaction de joie ou de mélancolie chez l’un ou l’autre, l’indifférence chez un autre ou le rejet chez un quatrième. Toutes les réactions sont possibles. La question est d’importance puisque tout dépend de la sensibilité de chacun à un moment donné pour des circonstances précises, la bouteille habillée étant déjà en elle-même la résultante d’un ensemble extraordinairement complexe de messages sensibles-perceptibles ou non.       

 

Les facettes du questionnement

C’est à partir de cette rencontre que j’ai conçu cette recherche sur les Habits du Vin, en me posant des questions qui tournent autour de la problématique, avec une première série de questions :

 -    Que peut-on dire grâce à la bouteille ?

-        Sur quels éléments se base cette langue non verbale du vin pour communiquer?

-       Pourquoi avoir limité l’étude au Val de Loire ? Y-a-t-il une spécificité Val de Loire dans ce domaine par différence avec d’autres régions ?

303--La-Garreli-re--F-Plouzeau--Carabas--Chenin-.jpg 

Tout de suite après une seconde série de questions apparaît :

-        Comment les professionnels du vin en charge de l’habillage de la bouteille conçoivent-ils l’habillage d’une

façon générale ? 

-        La question est-elle importante pour les vignerons et comment procèdent-ils ?

-        Les négociants mettent-ils en application la même démarche ? Et les coopératives ?

 

Cette seconde série en appelle une troisième :

-        Peut-on viser une catégorie particulière d’amateurs de vins avec un certain habillage?

-        A-t-on une réelle liberté dans ce domaine ?

-        Qui décide au final : le producteur, le distributeur, l’amateur, l’acheteur ou quelqu’un d’autre ? 

 

Avec ensuite quelques grandes questions sociétales :

-        Pourquoi y-a-t-il tellement de critiques sur les étiquettes françaises en général ?

-        Pourquoi accepte-on ou relaie-t-on ces critiques ?

-        Pourquoi les professionnels des vins sont-ils à ce point peu innovants ?      

 

401--Clos-de-Nouys--Vouvray.jpgLes réponses à ces questions filent en filigrane tout au long de l’étude. J’y reviendrai au cours de l’année 2010 sur ce blog, mais pas forcément dans cet ordre et d’une autre façon que ce que j’ai fait pour cette étude. 

 

Des Habits du Vin à The Word through the Bottle of Wine

Le titre sous lequel cette recherche est parue sur ce blog est « Le monde à travers la bouteille de vin », un titre que j’ai préféré garder en anglais à cause de sa très belle sonorité linguistique qui est déjà du design auditif. Prononcez les deux titres à la suite et entendez la différence. Il y a en anglais en plus un jeu sur le W de World et de Wine, avec une Bottle coincée en médiateur entre les deux.

C’est exactement le thème sur lequel j’ai travaillé : montrer comment l’ensemble des représentations utilisées par les habillages sur la base de choix individuels forme une vision de la société française. Je ne dis pas que c’est toute la France qui est contenue dans la bouteille, ni le monde bien sûr. C’en est une des représentations qui a toute sa place sur la scène mondiale, justement en raison de sa très forte spécificité unitaire : unité de lieu - La Loire - , unité de temps - la Ière décade du 3è millénaire -  unité d’acteurs – le vin – la bouteille - les habits du vin -.

 

Par exemple personne ne s’étonnera de constater la présence très forte du château dans une société qui garde à ce point la marque d’un Ancien Régime pourtant apparemment si lointain. Il est vrai que la Loire est le pays des châteaux et que le château est devenu un media culturel planétaire, particulièrement ceux de Loire.

513--Chapelle-Chinon--Ch-teau-de-la-Bonneli-re.jpg 

Le constat de la liberté    

Une autre occurrence est apparue au fil de la recherche: c’est la capacité du système de représentation du vin à se renouveler en laissant entrer l’oxygène de la novation. C’est la raison pour laquelle le plan circulaire de cette recherche est aussi rond que le fond du tonneau mais avec une grande différence. Ce cercle est franchement ouvert pour laisser entrer le changement et la vie. Le château en soi ne signifie rien d’autre qu’une date souvent approximative dans l’histoire pour les acheteurs de vin. On pourrait ne retenir d’un château que son histoire sanglante, la dureté des conditions de travail des serviteurs ou des maîtresses du châtelain. Ce qui compte, ce sera la façon d’en parler avec humour, tendresse, vénération… ou la façon de le montrer graphiquement en faisant ressortir la puissance, l’art de vivre, l’ancienneté…ou de dire autre chose autrement. 

 
La ligne de la couleur et du trait

Elle va également tout le temps courir dans l’ouvrage paru en forme de billets dans ce blog. Le sens d’un dessin change selon la couleur qui peut exprimer l’ampleur la plus grande des expressions sur la base du degré d’exigence de celui qui a la charge du choix final de l’étiquette et des autres pièces 608---La-Diablesse--Vin-de-Table--Etienne-de-Bonnaventure.jpgd’habillement.


Le design graphique apparaît aussi plus timidement dans l’étude, il est vrai. Son importance commence pourtant être perçue même si le charme des lettres anglaises continue à être revendiqué comme preuve de la finesse des vins de Loire. 

 

Le retour de la vigne, du raisin et de la terre

C’est également un des thèmes majeurs de « The World through the Bottle of Wine », ce retour de la plante mythique qui désignait le vin le long des routes après la seconde guerre mondiale. Sur des panonceaux de bois, il suffisait de montrer une feuille de vigne et une grappe de raisin, avec marqué 'vin' en dessous et les rares automobilistes s’arrêtaient. Avec la terre, le trio est maintenant un phare qui remet l’homme au cœur de la culture de la vigne et de la santé du raisin. 

 

La méthodologie
715--Montlouis-sur-Loire-Brut--Les-Loges-de-la-Folie.jpgLes trois CYCLES

J’ai commencé par distinguer trois cycles, qui sont autant de parties principales, selon que les vins communiquent plus spécialement sur :


-        l’expression,  qui caractérise le tendance la plus récente, marquée par la volonté du géniteur du vin d'aller le plus loin possible dans la recherche de la typicité du vin la plus forte;   

-       
la tradition, c’est elle qui va s’exprimer dans la vision classique à la française  et qui a fondé la culture du vin ;     

-        l’émotion, qui précède ou accompagne un habillage fondé sur la couleur, l’humour et l’hommage et qui peut s’accorder aussi bien de l’un et l’autre CYCLE ou s’exprimer à titre principal. 

 

J’ai banni le raisonnement binaire qui cause tant de dommage dans nos esprits. C’est celui qui oppose les vins du Nouveau Monde au nôtre qui se refuse avec raison à être désigné comme un ancien monde. Le classement trinaire a comme avantage de ne pas avoir de frontières strictes entre les cycles et d’être en renouvellement perpétuel. Il explique aussi pourquoi et comment un vin peut être classé dans une catégorie et un autre vin du même vigneron dans un autre.    

 

Les neuf SIGNES

Comme dans toute recherche, j’ai bien commencé par le chapitre 1 et terminé par le chapitre 9. Mais en réalité mon récit débute avec le feu, celui du chapitre 9, qui est à l’origine de notre monde, donc de l’homme, de la vigne et du vin. On peut donc soit commencer classiquement soit débuter par le dernier chapitre en poursuivant de façon traditionnelle.

 

Chaque chapitre est affecté à un SIGNE par lequel le vin contenu dans la bouteille communique en direction de celui qui regarde la bouteille. Les neuf Signes sont placés sur ce cercle ouvert entre le n° 9 et le n° 1. Chacun des SIGNES est en lien avec celui qui le précède et celui qui le suit mais aussi avec les autres. Les neuf SIGNES sont regroupés en trois CYCLES comme je l’ai indiqué ci-dessus :

 

Le Cycle fondamental des vins d’Expression

. le SIGNE du Feu (9) = pages 47 à 58 incluse   

. le Signe de l’Homme (1) = pages 4 à 8 incluse

. le SIGNE de Terre (2) = pages 9 à 12  incluse

 

Le Cycle classique des vins de Tradition

. le Signe de la Pierre (3) = pages 13 à 16 incluse 

. le SIGNE du Papier (4) = pages 17 à 20 incluse 

. le SIGNE du Temps (5) = pages 21à 25 incluse   

814-815-Apr-s-Minuit--Ctx-du-Layon-Patrick-Baudouin.jpg


Le

. le Signe de la Couleur (6) = pages 26 à 29 incluse 

. le SIGNE du Trait (7) = pages 30 à 38 incluse 

. le SIGNE du Je-u (8)  = pages 39 à 46 incluse 

La mixité des SIGNES et l’auto-contrôle

Aucun habillage sauf exception n’appartient à un seul CYCLE ni à un seul SIGNE. La  couleur par exemple peut renforcer l’ancrage d’une étiquette dans les trois CYCLES. Cette perméabilité entre les SIGNES va permettre un jeu d’influence entre les différents SIGNES entre eux, à l’intérieur d’un CYCLE ou en dehors. Le risque de confusion ne peut être alors évité.

 

Une des façons de s’auto-contrôler est de toujours se poser la question du sens, du style et du ‘je ne sais pas quoi qui fait la différence’, avec ces trois questions :

- L’étiquette a-t-elle un sens ? Qu’est-ce qui se dégage en Ier ?

- A-t-elle un style perceptible qui lui est propre ?

- Où est mon ‘je ne sais quoi qui fait la différence’ ? 915-Pens-e-des-Champs--Bourgueil--Ch-ne-Arrault-.jpg         

 

Les chemins du rêve dans les paysages du vin

Il est possible d’entrer dans la ronde par n’importe quel signe, en suivant n’importe quel sens. Le danseur retrouvera toujours l’air et le pas, quitte à les inventer lui-même. C'est bien la raison pour laquelle j'ai pu publier cet essai découpé en billet distinct sur mon blog.
Vous pouvez lire un billet, deux, ou plus. Une fois la première découverte faite, vos envies vous amenerons, si tel est votre désir, à construire votre propre chemin des rêves dans les paysages du vin pour créer votre propre galaxie du vin.Vous découvrirez alors que la recherche se lit dans l'ordre que vous souhaitez. 
 


Pour suivre le chemin

.  Ce billet n° 60 termine ‘The World through the Bottle of Wine’.

. Toutes les étiquettes sur lesquelles j’ai fondées cette recherche sont visibles en ligne sur ce blog sous la désignation du n° de SIGNE suivi de Labels (2Labels par exemple jusqu’à 9Labels), à l’exception du premier simplement intitulé Etiquettes de vin.

. Pour illustrer ce dernier billet WBW, j’ai choisi une étiquette par SIGNE en prenant évidement une par SIGNE parmi celles que je préfère. 

. Mon dernier mot va vers les vignerons, négociants et coopérateurs qui m'ont reçu avec une attention toute particulière, en prenant le temps de me parler vraiment. Ils m'ont fait un cadeau inestimable et humainement  si riche que cette recherche s'est transformée au fil des 250 rencontres et plus en une véritable piste au trésor tout au long de la Loire. Et je ne parle pas des étiquettes mais d'échanges. Ca aussi c'est le monde du vin et celui de la Loire. Ce dernier mot est "merci".        

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La déconstruction de la cuisine ou la lutte contre la complexité culinaire

28 Décembre 2009, 17:41pm

Publié par Elisabeth Poulain

 

Vous le savez bien évidemment : à force de manger tous les jours plus qu’à notre faSalade fraicheim, il est indispensable actuellement de ‘faire compliqué pour faire raffiné’. Je sais bien que je devrais dire pour ‘devenir raffiné’. Mais ça non plus, ça ne marche pas parce qu’on est ou naît raffiné dans notre culture. On ne le devient pas. Donc pour l’être (raffiné), il vous suffit de rendre compliquée une recette simple et pour cela d’ajouter les ingrédients aux ingrédients, en multipliant les saveurs dans l’espoir de créer du nouveau pour des palais saturés. Notre époque a certains airs de la cour de Louis XIV où l’indispensable vital était d’afficher LE code d’appartenance social à l’honneur perceptible par les autres.

 

Actuellement c’est toujours ou à nouveau la même chose. Il ne s’agit plus de manger vraiment mais de brouiller les cartes de façon à être perçu comme étant cultivé. Il faut que ce soit relativement facile à faire et long à dire, la cuisine j’entends, celle que l’on fait à la maison. Et pour cela, utiliser beaucoup de mots pour que vous ayez l’impression d’en avoir plein la bouche. C’est bien pourquoi, on vous envoie dans certains restaurants un jeune homme vous réciter la liste des composants de ce que vous avez mangé, enrichie des 1000 et 1 façons dont le chef les a cuisinées. Drôlement intellectuel comme procédé, quand même. 


Le test du raffinement avec les Pâtes Marinara

C’est une recette que j’ai trouvée dans « L’esprit grand ouvert », le magazine de la Région des Pays de Loire qui est bien fait. Il s’occupe de tout pour nous: prôner le design et l’innovation en pays rural, réaménager la Loire entre La Pointe et La Possonnière, rappeler le naufrage de l’Erika, faire une piqûre de rappel pour la culture…et toujours manger. On pourrait s’attendre à trouver dans cette revue régionale une ancienne recette remise à la mode des confins de la Mayenne ou du Saumurois. Mais non, c’est une recette qui n’a d’italienne que le nom. Peut être en signe d’ouverture ? 


Le choix de cette recette

Elle présente plusieurs avantages :

. elle est simple selon les standards actuels,Coquille Saint-Jacques en vrac

. ne nécessite que 14 ingrédients ( !) pour 4 personnes,

. n’utilise pas ou peu de légumes sauf de façon homéopathique et/ou décorative(tomates, olive, basilic, citron) ;

. elle utilise les  pâtes, la nourriture universelle si on veut plaire aux palais juvéniles

. avec la touche italienne, là aussi à vocation mondiale.

. Enfin elle a comme avantage de pouvoir  se préparer un peu l’avance et se garder au chaud pour attendre les invités et non pas l’inverse.

= Elle a aussi un autre intérêt à mes yeux : c’est qu’elle est très facile à simplifier, ce qui signifie qu’elle est artificiellement compliquée. Ouf

 

Les ingrédients

La version ‘restaurant’ prévoit 250 g de pennes bio, 200g de thon, autant de saumon, 4 gambas et 4 grosses Saint-Jacques, 10 tomates, 4 jaunes d’œuf, 1 citron, 2 gousses d’ail, du basilic, un morceau de parmesan, de l’huile d’olive bio, du sel et du poivre. 

 

La préparation

Vous faîtes cuire les pâtes à l’eau et dés qu’elles sont prêtes al dente, vous les sortez de l’eau. Pendant le temps de la cuisson, vous épluchez les tomates et  enlevez les pépins.  Vous mettez les morceaux de poisson, les Saint-Jacques et les gambas que vous avez pris soin de décortiquer avant à dorer dans une poêle huilée. Vous ajoutez après quelques instants les tomates et l’ail. Après une dizaine de minutes de cuisson à feu doux, vous ajoutez les pâtes à la préparation. Vous répartissez le mélange dans des assiettes creuses. Dessus vous versez les jaunes d’œuf battus, vous ajoutez les copeaux de parmesan, avec les feuilles de basilic et des rondelles de citron.

 

La complexification par la multiplication

Pour rendre une recette plus sélective, - en matière de pub, on dirait qui vous ressemble plus - il suffit de multiplier les ingrédients. Ici, par exemple la recette aurait gardé son sens avec une seule sorte de poisson, Non, il y en a deux plus les gambas et surtout les Saint-Jacques qui sont le seul élément cher - dans nos esprits - de la préparation.  4 pour 1. Et ça va continuer comme ça tout le temps.

 

La base d’huile d’olive toujours bio bien sûr déjà enrichie par le goût des poissons, des crustacées et des coquillages rissolés avec de l’ail, va être renforcée par les œufs battus, du fromage concentré en goût, sans compter le basilic et le citron.  Le sel et le poivre, qui sont des exhausteurs de goût, vont dynamiser les saveurs. Rappelons qu’il y a Coquille Saint-Jacques détaildéjà naturellement du sel dans le poisson et dans le fromage et que le basilic est aussi naturellement très aromatique. Quant au citron, je n’envois guère l’utilité, si ce n’est en guise de décoration  parce qu’il y a du poisson.     

 

La diversification par l’origine

Faire des pâtes au poisson n’a rien de spécial pour attiser notre imaginaire. Cela devrait ou pourrait d’ailleurs. Comme nous sommes sommés de mieux manger et de manger plus, quoi qu’on en dise (plus de légumes, de produits laitiers, de bonne huile…), il va suffire d’ajouter et de rajouter quitte à surajouter dans une escalade qui n’a pas de fin.  

 

La diversification par l’origine va nous faire voyager. Il s’agit de parler une langue culturelle différente de celle de son pays natal, la cuisine régionale n’ayant plus vraiment la côte. Depuis plusieurs décades,  l’Italie  a conquis le monde avec ses recettes qui sentent l’art du farniente au soleil placé sous la triade de l’huile d’olive, du parmesan et du basilic. La prééminence actuelle  de ces trois composants ne cesse d’interroger : que faisions-nous donc avant cette mode du tout-italien dans nos cuisines ? Quoi qu’il en soit de ces interrogations, manger des pâtes italiennes, c’est plus sympa que de manger des pâtes alsaciennes. Tout le monde a envie d’aller en Italie, ce n’est pas forcément le cas pour l’Alsace. Ce sera donc, des pâtes oui, mais des italiennes, si.  

 

La diversification selon le mode de culture et/ou le conditionnement

Le jeu consiste à mettre en lumière certains éléments en laissant les autres dans l’ombre. L’huile d’olive ne peut être que bio, les pennes – on ne parle pas de pâtes bien sûr – aussi ; le basilic est en bouquet, pas séché ; les tomates viennent du marché et le parmesan se râpe en copeaux avec le couteau spécial. Malheur à qui utiliserait du parmesan en poudre ou des tomates en boîte. Par contre, rien n’est dit sur l’origine des autres constituants. Quid des tomates ? Viennent-elles du sud de l’Espagne où les conditions de production sont réellement épouvantables pour les travailleurs émigrés venant d’Afrique et peut être aussi pour les tomates qui en sont la finalité?  

Le silence sur certains constituants

Outre la question des tomates, se pose celle du saumon ? Vient-il d’une ferme d’élevage ? Vraisemblablement, si non, cela serait dit. Mais il arrive un moment où à tous manger du saumon sauvage, il n’y a pas assez de saumon sauvage. C’est la même chose pour les coquilles Saint-Jacques, avec une acuité encore plus forte. Chaque Français sait que les conditions de la pêche de la coquille sont extrêmement réglementées en France. La production est donc très faible et donc la coquille est chère. Sauf qu’il y a coquille et coquille et que toutes sont Coquille Saint-Jacques- Pecten maximusconfondues avec les Pecten maximus ou C-S-J. Mais c’est faux bien que ce soit tout à fait légal. Il y a tellement de sorte de CSJ que même Wikipedia a du mal à suivre. C’est dire que dans un catalogue Carrefour, vous trouvez six produits cuisinés sur onze avec des CSK qui sont soit des:

-        .  Argopecten Purpuratus, origine Pérou ou Chili,

-       . Chlamys Nobilis, origine Vietnam,  

. Plactopecten Magellanicus, origine Canada  (Magellanicus parce qu’originaire au départ du détroit de Magellan, Argentine et Chili),

.    Zigochlamys Patagonica, origine Argentine ou USA, Uruguay aussi...         

 

Remarquez,  je ne suis pas contre. Mais tant qu’à me parler, autant me parler vrai et ne pas employer le vocable de CSJ quand ce n’en est pas. Là, je sens une confusion certaine et volontaire de l’OMC qui a autorisé cette pratique. Je fais aussi amende honorable. J’ai en son temps assez râlé contre les cueilleurs de CSJ de la Baie de Somme parce que eux mêmes râlaient en raison des durées trop courtes de ramassage pour nécessité de préservation de l’espèce.  Ils avaient peut être aussi d’autres raisons de râler,  contre la confusion variétale et juridique.    


L’enrichissement

Au final, la recette est comparable à un gros gâteau multi-couches où les couches sont impossibles à distinguer. Le jeu social consiste alors à isoler un des éléments de saveur pour montrer sa capacité à goûter ce melting-pot. C’est là où se trouve le raffinement : « oh, c’est bon. On sent bien le basilic, les deux goûts de poisson…Et les pennes sont faites pour ça ! Oui » Ou ce que vous voulez, il y en a forcément pour tous les goûts..

Mais si vous faites le compte, comptez un peu ce que vous avez dans le ventre: 
- plusieurs Italie pour les penne, l'huile, le parmesan, de l'Uruguay, de l'Argentine, des Etats-Unis, du Vietnam, du Pérou, du Chili pour la coquille, des côtes africaines pour les gambas (dont j'ai oublié de vous parler d'ailleurs), de l'Ecosse ou de la Norvège pour le saumon, du Brésil pour le thon, de l'Espagne ou de France pour les tomates...et d'autres que j'ignore. Je n'en peux plus, ou plutôt c'est mon ventre qui gargouille devant tant d'apports. Quant à ma tête, elle me crie: ça suffit. 
 

La déconstruction = moins égale plus   

Il vous suffit de simplifier en gardant les pâtes, avec une source de protéines, une de corps gras, un aromate; votre ventre, votre tête et la planète seront satisfaits et vous remercieront! Comme avec la recette des huîtres gratinées au Crémant de Loire où il n’y a que trois ingrédients : les huîtres, le crémant et les jaunes d’œufs. Et en plus, c’est délicieux. Une prochaine fois.  

 

Pour suivre le chemin
. l'esprit grand ouvert, n° 29, nov.déc.2009
 

. Sur la coquille Saint-Jacques

Coquille ou pétoncle :  http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9toncle

. Photo CSJ (Pecten maximus) de Wikipedia, autres EP avec une salade de pâtes en Ier qui n'a rien à voir avec la recette.

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Pour 2010, l'homme robot sur un air de nostalgie

27 Décembre 2009, 20:48pm

Publié par Elisabeth Poulain

Ce ne peut être un hasard si simultanément en cette fin d’année, on rencontre un robot dans:  

Robots enfants, Angers.  

 

. une programmation municipale d’art pour les enfants,

. un jouet gonflable pour ados,

. la célèbre photo du débarquement sur la lune

. des visuels à base de robot pour mettre en valeur des cosmétiques Giorgio Armani

. et dans un magazine de mode très tendance.

 

Soit cinq robots à voir et à admirer, avec à chaque fois, cette question lancinante : pourquoi choisir un robot et pourquoi maintenant ? Plusieurs hypothèse sont possibles :
.  ce sont des jouets qui nous rappellent ou nous maintiennent en enfance,
. c’est la mode, avoir un chien robot qui vous accueille le soir était tendance il y a 1 ou 2 ans mais là, il s’agit d’homme-robot à deux exceptions près,
. il y a autre chose. C'est ce que nous allons voir avec : 
 Robot jouet ado

. les robotins du programme du Quai à Angers t-ok 2009-2010 qui s’adresse  aux tout-petits jusqu’au 12 ans. Là visiblement, ces robots sympas ressemblent à des cubes à empiler, un peu à l’image du Quai d’ailleurs qui a la forme de grosse boîte. C'est le nouveau lieu culturel qui fait face au château d’Angers, sur la rive droite de la Maine. (photo ci-dessus).  

 

. ‘Super-Robot’  pour adolescent, avec son mécanisme à remonter, pour ‘donner une note rétro à votre chambre’. Il faut dire que ce jouet gonflable de 21cm pour ados se le joue ‘Joe la Terreur’  avec ses grosses dents, son gros ventre, son absence de cou, ses pattes rouges et ses gros bras d’orang-outan.         

 

 Restent trois robots qui ont chacun une fonctionnalité différente.


. Le plus célèbre et le seul ‘vrai’ est Neil Amstrong lors de son débarquement sur la Lune. Cette photo star a été prise par E. Aldrin, la NASA et l’Agence Ciel & Espace Photos. Cette photo a fait le tour du monde et sa force est telle qu’elle a conservé tout son pouvoir d’évocation. Elle est actuellement à nouveau en vente. Ce robot est un ‘Super-Homme’ selon moi. Il est plus vrai que nature, la preuve, il est allé sur la Lune.

 

Robots Citizen K. Les plus modes et pour cause sont utilisés comme piliers pour mettre en valeur une collection. Ce sont six produits de maquillage Giorgio Armani qui nécessitent donc six Roboïdes tous plus beaux les uns que les autres dans cette page 76 de Citizen K International d’Hiver 09/10. Pour ne pas faire de jaloux, les trois noirs s’opposent aux trois dorés, avec eux aussi les pieds rouges, comme ceux de ‘Super-Robot’.

 

Le titre symbolique est parlant comme souvent avec Kappauk, le mystérieux K de Citizen : Retour vers le Futur. (photo ci-contre) 

 

Il reste un robot, qui est une peinture alpestre d’un artiste allemand, Michael Beckers, choisi par Paul Ardenne, chercheur en histoire de l’art contemporain, toujours dans ce magazine pour illustrer son très intéressant article sur l'Allemagne ‘Variations sur les rouages de la puissance allemande’ qui fait le lien entre la culture allemande et l’amour du machinisme (Messerschmidt, les VI V2, la Volkswagen, le tracteur Deutz…). Une culture basée sur l’essentiel, qui bannit le superflu et réinvente l’esthétique des temps modernes. J’ajouterai que c’est bien cette culture qui fait de l’Allemagne un des premiers exportateurs mondiaux.  

Robot peinture, Michael Beckers


La peinture de Michael Beckers a des airs de 1950. Elle a pour titre ‘Morgen ist heute schon gestern’, ce qui signifie,  dans une traduction littérale personnelle, ‘Demain est un aujourd’hui déjà dépassé’. Un axiome que j’aime beaucoup tant il me semble évident.

Alors au final, que sent-on? Un air de nostalgie tourné vers l'enfance ou le passé quand un robot rassurait sur sa puissance débutante ou triomphante et un certain malaise à voir l'homme rêver d'être un robot ou d'égaler ses performances sans état d'âme. Avec un robot, l'important est le clic sur lequel appuyer pour le faire avancer. Simple comme un coup de fil. Mais ce n'est qu'une hypothèse en cette période de novation et de doute. Peut être aussi est-ce une dénonciation cachée contre la standardisation humaine. Peut être !? (photo ci-contre de la partie centrale du tableau).  

Pour suivre le chemin

. Le Quai, t-ok 2009-2010, www.t-ok-eu

. Super-Robot, à voir dans ‘La Chaise longue, Sélection Noël 2009’

. On a marché sur la Lune, Neil Armstrong, en vente sur YellowKorner.com et sur 0820 620 105

. Citizen K International, Hiver 09/10, www.citizen-k.com

. Paul Ardenne, Docteur en histoire de l’art, chercheur en art contemporain et dont une des caractéristiques  pourrait être sa réponse à la question « L’art le plus intéressant ? Celui toujours qui ébranle ou brise nos certitudes esthétiques ».

. Michael Beckers, Galerie Slowboy à Düsseldorf, www.slowboy.
. Photos EP

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A Amsterdam, voguez avec le Llyod Hotel

24 Décembre 2009, 14:47pm

Publié par Elisabeth Poulain

Si vous trouvez un lien de familiarité entre le nom de cet hôtel et la Llyod’s Cy de Londres, vous n'avez pas tort. Au départ, le grand bâtiment fut construit pour accueillir le personnel naviguant entre les dates de départ et d’arrivée des navires d’une compagnie maritime. La Llyod’s de Londres, pour sa pert, est la plus fameuse compagnie d’assurances du monde, de même que Londres est restée la capitale mondiale de la réassurance, qui assure les compagnies d’assurances. C’est cet assureur en effet qui a créé l’assurance maritime dans le monde. Quant à l’ami Llyod, c’était un cafetier installé à Londres et dont les clients -  propriétaires de navires - avaient pris l’habitude de sonner la cloche, la Lutine Bell, pour avertir les autres armateurs chaque fois qu’un des navires du port de Londres venait de connaître une avarie grave ou de disparaître en mer. Ces armateurs créèrent la Llyod’s Insurance Cy.

 

Le rapport avec la Llyod’s et le Llyod

Il n’y a pas de liens. Le parallèle présente toutefois des connexions troublantes. Le bâtiment a au cours de sa courte vie connut des fortunes très diverses, liées au transport au début comme on l’a vue et ensuite aussi dans des circonstances difficiles. Quand il a perdu sa fonctionnalité en matière de transport, il a vécu des épisodes troublants comme on va le voir. Le lien avec le monde demeure, non plus sous l’égide anglaise « Brittania rules the seas », mais cette fois-ci sous l’effet de la mondialisation et de la volonté néerlandaise.

  BXL-ADM 270

Les Pays-Bas

Ils se désignent en effet comme la porte d’entrée en Europe, Netherlands, the Gateway to Europe. Le port de Rotterdam se situait au 4è rang mondial en 2007. Maintenant, tout a changé et le transport maritime connaît de nombreux bouleversements. Il n’en demeure pas néanmoins qu’on sent l’air du large à Amsterdam qui a été par le passé un grand port maritime. L’hôtel est implanté sur les docks  (Easter Docklands Area) d’une île crée en 1875, The Oostelijke Handelskade, pour accueillir les entrepôts de compagnies maritimes naviguant vers le Brésil, le Panama, l’Argentine…Elle a fait récemment l’objet d’une grosse opération de valorisation architecturale et urbanistique. Sur la carte donnée par l’hôtel, les immeubles architecturales innovants à Amsterdam voisinent avec les bâtiments anciens et ceux qui ont une histoire. Le Llyod H peut entrer dans les trois catégories.

 

Amsterdam

On y sent aussi vraiment l’existence d’autres cultures. BXL-ADM 274Là, on se pose pas la question de l’identité culturelle nationale. Elle existe bien sûr, mais sa spécificité est de savoir accueillir celui qui passe, un touriste, un homme ou une femme d’affaires ou un-e artiste qui veut trouver sa place le temps d’un mouvement, ou d’une vie, dans le grand mouvement perpétuel.

 

L’innovation culturelle

Ce n’est pas un hasard si le nom de l’ensemble s’appelle ‘Llyod Hotel & Cultural Embassy’. A l’hôtel, on parle de la ‘Cultural Ambassade’ pour bien en montrer une certaine forme raffinement et de mixité. Car il y a vraiment tout au Llyod. Vous pourrez y passer une nuit ou plusieurs. Vous pourrez aussi changer de chambre et d’étoile, commencer par une, puis 2 et atteindre la 5 étoiles au bout du temps. Je ne sais pas si cela s’est déjà fait. Mais rien que cette idée là m’amuse : avoir sous le même toit toutes les catégories de chambres, sachant qu’aucune chambre ne ressemble à une autre. Ne me demandez pas si j’ai pu visiter les 118 chambres. Bien sûr que non. Je n’ai pu en tester que deux, toutes à fait différentes l’une de l’autre, avec points communs, le blanc des murs et le design épuré du mobilier.       

 

Amsterdam, Llyod Hotel, la salle amiral        

Quelques autres aspects

A l’hôtel, vous trouverez de grands canapés pour boire votre café ou votre thé à tous moments. Vous avez des livres d’art et la presse à côté. Vous pouvez prendre vos repas dedans ou dehors au soleil. De votre chambre vous pourrez admirer le Het Ij, le fleuve qui est une ancienne embouchure, qui sépare le Centre d’Amsterdam au Nord de la ville. Une grande liberté règne en ce lieu de calme, avec une atmosphère très particulière. D’ailleurs l’artiste japonaise qui a ouvert l’Ambassade,  Chikako Watanabe, ne s’y est pas trompée.  Elle a reproduit aux dimensions exactes et en bois la structure évidée d’une chambre telle qu’elle existait avant la transformation du lieu en hôtel pou rrendre hommage à ceux qui ont vécu là avant.

 

L’architecture interne

Cette cellule de 3m sur 3 forme un sas d’entrée dans la grande salle amiral qui tient lieu de cœur du bâtiment de cinq étages. Pour figurer un paquebot inversé, la structure a été conservée et évidée de part et d’autre d’un pont passerelle dédié aux expositions qui réunit les deux façades de l’hôtel. Assis en bas, on voit le ciel à travers la toiture évidée, comme si la hauteur ne suffisait pas et qu’il soit nécessaire de voir le ciel et les nuages bouger au-dessus de sa tête. Un escalier intérieur apparent du bas permet d’accéder outre la salle d’exposition, à la bibliothèque et Amsterdam, Llyod Hotel, vue de l'escalierà une salle de travail. Tout est ouvert et à disposition, prêt à l’usage. A vous de choisir ce que vous aller faire et comment : avec des artistes en train de discuter tous en anglais à côté de vous, il n’y a aucun souci pour échanger.  

 

L’absence de décoration

Pour faire ressortir les volumes et les lignes de cet endroit exceptionnel et d’une grande majorité de chambres, un style contemporain épuré a été choisi, avec du blanc sur les murs et des meubles de bois blond. Par contre le choix inverse a été fait pour les parties communes des étages. Les escaliers et les couloirs ont été restaurés à l’identique dans la mesure évidemment où cela a été possible. Les escaliers sont devenus des lieux de mémoire pour tous ceux qui ont vécu ici, sont passés par cette étape, ont restauré ses murs et redonné vie, une nouvelle vie à un endroit qui a vu passer des milliers de personnes depuis sa création en 1920. La seule note de couleurs vient des murs avec l’extérieur ; les hautes fenêtres possèdent des volets intérieurs recouverts de feutre de laine décoré.   

 

La création

BXL-ADM 325Elle date de 1920  quand l’architecte Evert Breman a conçu l’édifice pour la ‘Koninkijke Hollandsche Llyod’ pour les naviguants bien sûr mais aussi des personnes pauvres d’Europe de l’Est et d’Europe centrale désireux d’émigrer en Amérique latine. Pour cela, il fallait des bateaux, d’où le projet de la Llyod de prévoir également un centre d’accueil qui permette à ces émigrants d’attendre le départ et auparavant de satisfaire aux formalités douanières et sanitaires de désinfection. La cellule de 9 m2 était destinée à une famille.

 

A partir de 1935

Après la fin des flux d’émigration, le Llyod connut de grandes difficultés financières qui cessèrent quand il fut transformé en prison par les armées d’occupation allemandes. Cette fonctionnalité fut poursuivie par la suite, d’abord avec des prisonniers adultes et ensuite des jeunes.

 

De 1989 à 1999 puis 2004

Le lieu devient ateliers d’artistes.  En 2004 s’est ouvert lAmsterdam, Llyod Hotel, volets interieurs’hôtel conjointement avec la Cultural Embassy, dont je viens de vous parler.       

          

Pour suivre le chemin à Amsterdam

http://www.llyodhotel.com/article-chikawatanabe.html
. Voir aussi l'album photos 'Amsterdam' sur ce blog

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WBW59 > Les Habits des Vins d'Expression > Les liens entre bouteille et vin

22 Décembre 2009, 11:21am

Publié par Elisabeth Poulain

La négation de la bouteille

Il est très révélateur de notre culture du vin qu’elle soit si adoratrice du vin qu’elle en exclut le gardien et protecteur du vin, la bouteille. Consultez les guides, regardez les sites, lisez les blogs, rien n’est dit sur la bouteille ou son habillage. Comme s’il était malséant d’en parler. A croire que la transparence du verre est telle qu’elle en occulte complètement l’existence de la bouteille

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l’influence de sa forme et le langage de la bouteille. Une façon étonnante d’inverser la symbolique du conte des habits neufs de l’empereur : il est nu et seul un enfant le voit, le sait et le dit haut et clair. Dans le cas du vin, c’est l’inverse, le vin est là seul, figé en une forme de bouteille. Il est un rêve d’alchimiste : créer un liquide qui se tient debout et que seuls des initiés peuvent approcher et boire. Les autres, tous les autres, voient, savent et disent que c’est une bouteille et que pour acheter et boire le vin, il faut la bouteille.

 

La bouteille identitaire

Bouteille et vêtement ont pour commun d’être des transmetteurs de l’identité d’une personne et ou d’un produit. Ce trait est particulièrement important lors de l’achat du vin en dehors du chai et hors la présence ou la connaissance du vigneron, géniteur du vin ou d’un caviste, garant de l’identité du vin. On sait qu’un des loisirs favoris des Français est d’acheter leur vin directement au chai,  après la dégustation. Dans ce cas là, le médiateur entre le vin et le client est le vigneron ou un représentant du domaine. Ce n’est plus la bouteille. L’attitude des clients sera influencée par l’opinion du vigneron sur l’habillage de ses bouteilles. Mais en aucun cas, un habillage avec du sens, du style et le petit plus, ne saurait être un frein à la vente.

 

Vilaine bouteille et bon vin ?

Les grands noms du vin à notoriété établie ou en formation vendent leurs vins sans qu’il soit même question de l’habillage de la bouteille. Mais hors ces exceptions, la concurrence oblige à examiner différemment la problématique au niveau de la distribution et à revoir ses étiquettes dans un sens favorable verres.jpgau distributeur. C’est lui qui vend le vin avec une distinction : si vous êtes connu, vous avez plus de chance d’imposer votre style. Très ouvert sur le design, les pays anglo-saxons et le Japon oscillent entre une attitude très « Nouveau Monde » critiquant le style vieillot français et un attachement, qui nous parait à nous suranné, pour nos habillages d’une autre époque. Les exemples ne manquent pas de vignerons traumatisés par les critiques portant sur leurs étiquettes en France et qui renoncent à les changer pour l’export à la demande de leurs importateurs : « surtout ne changez rien, vous risquez de porter atteinte à votre identité et à celle du vin français ! » L’objectif d’un habillage réussi est toujours de mettre en lumière la cohérence parfois cachée, parfois évidente entre un vin, son géniteur et son distributeur.

 

Qu’est-ce qu’un vilain habillage : la réponse est aussi vague que pour le bon habillage : c’est celui qui ne convient pas, comme le bon habillage est celui qui convient. Les paramètres sont si nombreux qu’il est vain de vouloir les définir. Certaines agences de communication les ont comptés pour en faire un argument de vente de leurs prestations. Ils se chiffrent par centaines : avec trois critères seulement, pour par exemple 7 formes par 7 typographies par 7 couleurs, le résultat s’élève à 343 possibilités, autant dire l’infini puisqu’il y a beaucoup plus que 3 critères et éléments. Ce sera certainement une des voies de développement des étiquettes, sans que ce soit évidemment LA formule exclusive. Il sera toujours possible de dire ce que l’on veut transmettre.  L’essentiel est qu’il existe une cohérence entre le sens, le style d’expression et le « je ne sais quoi qui fait la différence ».

 

Belle bouteille = bon vin ?

Jusqu’à il y a quelques années, la réponse en France était NON. Pour ‘preuve’ cet adage toujours cité : « qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ! » Ce principe, jamais remis en question, était affirmé comme un dogme culturel fondé sur la connaissance des Français de leurs vins. Vins de connaisseurs pour des connaisseurs, il n’était nul besoin de changer le statu quo. Les vins de France étant bons par définition, la question du beau ne se posait pas, avec toujours cette idée qui imprègne nos esprits depuis la vieille histoire d’Adam et d’Eve qu’il faut se méfier de la séduction d’une belle pomme aux belles couleurs, même si c’était en réalité une figue.
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Tout ceci revient à dire que la séduction visuelle peut tromper le jugement alors que le goût serait beaucoup plus fiable. En réalité, les deux peuvent tout autant induire en erreur : la vue et le goût sont directement influencés par ce que l’on sait et ce que l’on voit d’un vin. Il est très difficile même à des connaisseurs de distinguer la couleur du vin dès lors que leurs yeux sont bandés ou que le verre est noir. Quant à l’habillage, son rôle est à la fois plus et moins important :

. plus dans le sens qu’il ne doit pas porter tort au vin, en le dénaturant, en l’affaiblissant ou en le parant des plumes du paon ;

. moins, car un bon habillage n’est ni forcément beau ni forcément séduisant. Il est celui qui va avec. C’est tout et c’est beaucoup puisqu’il s’agit alors de définir la cohérence qui lie une personne, une matière vivante, le vin, et un habillage qui parle pour les deux, sachant qu’il faut prévoir dès le départ plusieurs habillages en fonction des différents distributeurs. C’est là, où cela devient difficile.

 

Imagine-t-on un instant quelqu’un qui voudrait vous convaincre que son produit est bon et qui volontairement déguiserait son produit de façon à nuire à la perception que l’on peut en avoir. Absurde, n’est-ce pas, à moins de jouer le triple degré et plus. Et bien c’est pourtant ce qui se passe tous les jours avec le vin. Alors toujours qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ? Certainement pas, il suffit pour s’en convaincre de faire l’expérience de demander à des étrangers de traduire cette phrase dans leur langue. Ce qui ressort de l’imaginaire français s’arrête au flacon en première partie de la phrase, alors que la plupart des étrangers voient surtout la seconde partie qui parle d’ivresse.

 

Le pouvoir de communication de la bouteille05.jpg

L’habillage pose la grande question du pouvoir de communication par la bouteille. Elle est d’autant plus pertinente qu’en fait peu de professionnels du vin se la posent dans ce sens. En France, on parle pour l’étiquette de complexité, de manque de clarté, d’oppression réglementaire, de concurrence déloyale des pays étrangers, comme si ceux-ci n’étaient pas soumis également à des contraintes réglementaires, partout dans le monde. Il est étonnant de constater aussi que les mêmes professionnels du vin, qui dénoncent pour eux l’impossibilité de mettre en valeur leur vin en raison des nombreuses contraintes qui existent, se plient sans aucun souci aux exigences de leurs différents importateurs-distributeurs à l’étranger.

 

La réponse aux deux questions

A la question ‘vilaine bouteille = bon vin ?’, la réponse est forcément non. En aucun cas, il suffit de présenter une bouteille disgracieuse ou incohérente pour être assurée de la qualité du vin. Une bouteille à l’ancienne non plus. Ce serait vraiment du double ou triple degré.

A la question ‘belle bouteille = bon vin ?’, la réponse est également non, pour les raisons déjà citées et pour d’autres en plus. Quand on parle de belle bouteille, on vise la volonté de séduire, si non on parlerait de bonne bouteille. Avec une belle bouteille, on se demande toujours  en quoi l’habillage du contenant  justifie le contenu , parce que le contenant le mérite  ou justement parce qu’il ne le mérite pas. La réaction de l’acheteur dépend alors de son attente et de sa sensibilité à la question. L’achat de la bouteille peut viser uniquement la bouteille, sans aller jusqu’au vin.

 

La question du sens plus que de la séduction

Puisqu’il s’agit de mieux vendre, il me semble que donner du sens, du style le « je ne sais quoi qui fait la différence » est autrement plus convaincant que de viser une certaine séduction standardisée d’habillages qui n’expriment plus rien et certainement pas le lien avec le vin et son créateur.   intertitre_9_feu_21.jpg

                                                                           

Pour suivre le chemin

. Ce billet n° 59 est le dernier de la série. A titre de post-face, il marque la fin de ma recherche consacrée à l’habillage de la bouteille de vin. Un billet n°60 retracera le plan suivi et la méthodologie utilisée.

. Toutes les étiquettes sont visibles dans l’album photo sur ce site. 
. Dessins et maquette du plan circulaire des 9 SIGNES par lesquels la bouteille communique de France Poulain
.  

 

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Levez les yeux au ciel et admirez le dernier Bonom

21 Décembre 2009, 11:41am

Publié par Elisabeth Poulain

C’est une bonne idée pour les fêtes, que de lever les yeux au ciel pour regarder les murs. Les poteaux? Non! Mais les murs visibles de la rue, oui, si c’est possible ; si non vous risquez d’avoir des problèmes. Ce n’est pas ce que je souhaite pour vous. Seulement des fêtes un peu différentes de ce que vous faites d’habitude, en pratiquant un sport complet, la marche, avec Bonom ou plutôt à traquer Bonom comme si vous étiez un chasseur de lynx dans le Grand Nord au Canada, ou un archéologue en recherche d'espèces disparues.

 Bonom, Chaussée de Wavre-Tyrannausore

Admirer Bonom, c’est une nouvelle locution qui se doit d’être traduite. D’abord ça se mérite. Il vous faut marcher dans les rues, à Bruxelles quand on est une ex-parisienne ou à Bruxelles quand on fait partie d’une des 80 nationalités qui en font une des villes les plus internationales qui soient en Europe. Londres est pas mal non plus dans ce style, mais l’Eurostar en ce moment, je ne vous conseille pas. En plus de la marche, un appareil photo est le bienvenu avec une carte de la ville associée à Bruxelles que vous donne gentiment le bureau de Tourisme Chaussée d’Ixelles à Ixelles comme il se doit.

 

Pour ça aussi, il faut avoir le cou mobile. Si en ce moment vous portez une minerve, ce n’est peut être pas conseillé. Il va falloir lever la tête et aiguiser votre œil. Les deux ne seront pas de trop pour trouver des œuvres d’art tagguées par Bonom, un nom sous lequel se cache un vrai et grand graphiste qui sait d’un coup de bombe noire avec parfois un peu de vert et de blanc vous faire frissonner, vous amuser, vous secouer, tel un poisson que vous feriez clapoter dans son bocal. Pourquoi, feriez vous ça, d’abord à un poisson ? Je ne sais pas, pour lui remuer les méninges peut être. Et nous rendre sensibles à la puissance d’un tyrannosaure, la beauté d’un poisson, le secret d’un oiseau…

 

Et tout ce bestiaire d’hier et d’aujourd’hui se trouve où ? Sur les murs. Il suffit de lever les yeux au ciel. On se met à regretter de ne pas en voir plus, de ces gros monstres de temps anciens - comme si le temps pouvait être ancien - disparus pour cause de changement climatique parce que soudainement les temps étaient devenus trop chauds pour eux.  Tiens, déjà, ça, c’est bizarre.

Bonom-poisson Ixelles 14234 1283438294322 1481047485 785888

 

Il y a aussi la série des oiseaux que Bonom a faite le long d’une voie ferrée sur le mûr de clôture. Ca se trouve sur le net. C’est superbe. L’oiseau déplie ses ailes à la vitesse du train qui part de la Gare du Luxembourg pour rejoindre Braine L’Alleud au sud de la capitale belge. Il vole avec vous en vous souhaitant une bomme journée de travail, quand vous êtes optimiste. Ca, c’est vrai pour ces Bruxellois qui vont travailler en dehors de leur ville, en croisant les banlieusards.

 

Enfin, last but not least, sur le net toujours, vous pouvez apercevoir Bonom de dos avec un casque sur la tête escalader la paroi d’un immeuble pour peindre un tyrannosaure encore sur un mur de cage d’escalier en U, un U ouvert vers vous, de la 3D en creux. Etonnant. Sans oublier de penser à cet éléphanteau qui s'apprête à sauter comme un grand du mur du Musée dans le centre de Bruxelles. On l'imagine fronçant les sourcils en signe de concentration.    

 

Bonom, Bruxelles Centre

Toutes ces belles découvertes sont réservées aux admirateurs de l’artiste-graphiste qui fait voler des poissons, des oiseaux  ou des monstres sur les murs de la ville. Après cette traque des empreintes de Bonom, on ne peut plus voir de grandes surfaces verticales vides dans d'autres villes, sans penser à ce qu’il pourrait en faire. C’est bon de rêver le jour dans la rue avec les autres en marchant.

 

Pour suivre le chemin de Bonom à Bruxelles-Ixelles, XL comme on dit là-bas

Aller voir en marchant,

. l’éléphant sur le mur du musée central (photo 3 ici) 

. 2 tyrannosaures de chaque côté d’un grand escalier Chaussée de Wavre, en face de la Rue du Viaduc, qui prolonge la rue de la Croix (le tyra du côté droit en photo 1),

. 1 poisson en descendant la Chaussée d’Ixelles vers la Place Flagey, avec une photo du 13 décembre dernier d’Yves Calomme, avec mes remerciements, sur flickr (photo 2) 

. 1 autre poisson à l’angle de la rue de la Croix et de la Chaussée d’Ixelles, sur

http://www.flickr.com/photos/spaceopera/

 

Retrouver d’autres œuvres, comme un éblouissant renard, sur

http://www.facebook.com/event.php?eid=224539089517
http://www.facebook.com/home.php?#/pages/Bonom/18775509945?v=photos&so=15

 

Visionner

. la  vidéo du tyrannosaure  sur http://www.bxlblog.be/tag/bonom/

. et les oiseaux sur 

http://www.dailymotion.com/video/x5zxce_bonom-bruxelles-graffiti_creation?from=rss

 

Photos EP pour la n° 1 et 3.

  

 

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Pour les fêtes, pub et recettes pour les produits tripiers

20 Décembre 2009, 12:43pm

Publié par Elisabeth Poulain

En cette période de Noël, où toute la pub nous prépare mentalement et physiquement à manger beaucoup, bien au delà du raisonnable, - pouah, quel vilain mot, quand on aime on ne chipote pas - je vais vous faire un cadeau : ressortir de magnifiques pubs que je n’ai jamais réussies à jeter, celles pour des produits tripiers, avec ou sans recette, parues en octobre 1998 avec une piqûre de rappel un an plus tard aux mêmes dates. Quand ça plait, il ne faut pas hésiter.

 

Commençons sobre, c’est à dire sans la recette, histoire de vous mettre en appétit.  Le slogan d’abord pour montrer l’ambition de ces visuels parues dans Ouest-France dans les pages agricoles : ‘Les produits tripiers, il y a ceux qui aiment et ceux qui ne connaissent pas’. C’est l’agence Procrea qui nous a mijoté ça, avec deux insertions pour chaque produit tripier.

 

Il faut dire que la sinistre affaire de la vache folle (1993) n’avait pas arrangé la situation de ces produits goûteux comme la tradition l’affirme et pourtant si difficiles à vendre en ces temps d’anthropomorphisation de l’animal. Le choix de l’annonceur, la fédération des produits tripiers, a été de faire du second degré avec un brin d’humour dans les légendes et très premier degré pour les photos du produit cru pour le Ier visuel suivi par une autre insertion avec cette fois-ci la Pub-produits tripiers-la languerecette cuisinée. La parution en 2 temps permettant  de ne pas se moquer du produit qui va être mangé ou de ceux qui vont le manger.

 

Les produits tripiers                                                

La langue

‘On peut fréquenter tous les grands restaurants sans être un top model’, affirme la photo de la langue marquée ‘langue’ dans la Ière publicité. La seconde montre la langue cuite et coupée en morceaux tel un archipel au milieu de haricots blancs, sous la légende suivante ‘il y a ceux qui aiment la langue de veau à la Toulousaine et ceux qui ne la connaissent pas’.

 Pub-produits tripiers-foie de veau

Le rognon                                                           

Un gourmet est facile à reconnaître : il découvre cette photo sans faire la grimace’ pour la photo d’un rognon, sans que soit précisé de quel animal il est issu. La recette nous donne l’info, c’est un rognon de boeuf à la Dijonnaise, avec la même affirmation au-dessus de la photo que précédemment.

 

Le foie

Sans vouloir vous flatter, si cette photo vous fait saliver, c’est que vous êtes un fin gourmet’. Mais cette fois-ci, il y a un changement, le foie montré cru est Pub-produits tripiers, foie de veauaccompagné de la recette, sans que celle-ci soit photographiée. Un an après la sortie des deux autres séries, le client voulait juste faire un rappel.  

 

Les trois recettes                                               Pub-produits tripiers, recette langue de veau

La langue de veau à la Toulousaine

Pour 4 personnes, préparation 20mn, cuisson 30mn, il vous faut 3 langues de veau cuites + 1 saucisse de Toulouse + 300 gr de haricots cuits à la graisse d’oie + 1 cuillerée à soupe de graisse d’oie + 100gr de chapelure + 2 gousses d’ail + 2 oignons + 2 tomates + 1 bouquet garni + sel et poivre. Ca va très vite puisque tout est déjà cuit à l’exception de la saucisse.

 

Vous faites dorer 10 mn la saucisse coupée en morceaux 10mn avec les oignons et 1 gousse d’ail, puis vous ajoutez les langues coupées en morceaux avec les tomates et le bouquet garni qui vont mijoter pendant 15 minutes.  Ensuite, vous frottez un plat à gratiner avec l’autre gousse d’ail, placez une bonne partie des haricots déjà cuits dedans, dessus vous placez le mélange avec les langues et la saucisse  en garnissant le pourtour du plat avec les haricots restant. Vous nappez de chapelure et faîtes gratiner. 

 

Les rognons de bœuf à la Dijonnaise

Pour 4 personnes, 15 mn de préparation et Pub-produits tripiers, recette rognonautant de cuisson, il vous faut 2 rognons de bœuf + 4 cuillerées à soupe de grains de moutarde + 2 de farine + 1 de moutarde + 1 oeuf + ½ verre de madère + sel + poivre et fines herbes.

Vous commencez par saupoudrer les rognons avec la farine, vous les badigeonnez avec un mélange composé par l’œuf, la moutarde en grains et les fines herbes. Dans une cocotte huilée, vous les faites cuire à 240° (thermostat 8)  pendant 15 mn. Ensuite vous les égouttez, en retirant la graisse et en ajoutant le madère ; vous remettez au feu et laissez réduire de moitié. Hors du feu, vous ajoutez la moutarde sur la préparation, vous délayez et la cocotte remise au feu, vous fouettez. Pendant ce temps, vous avez eu le temps de préparer des pommes de terre sautées qui vont accompagner la recette. 

 

Le foie de veau à la Normande*

Pour 4 personnes toujours - il n’y en a pas un Pub-produits tripiers, foie de veauqui a intérêt à manquer -, comptez 15 mn pour la préparation et 20mn de cuisson. Il vous faut 4 tranches de foie de veau + 50 g de beurre + 15cl de cidre doux et autant de cidre brut (raffinement) + 15 cl de crème fraîche + 5cl de calvados + 150g de champignon de Paris + ½ cuil. à café de fécule de pomme de terre + sel, poivre, persil. 

Vous saisissez les tranches 30 secondes par face dans une poêle avec du beurre Vous flambez au calvados, salez et poivrez. Vous réservez au chaud et mouillez avec les deux cidres, sans indication sur celui que vous mettre en Ier, avec la crème fraîche. Ensuite vous laissez mijoter 10mn. Pour finir vous liez avec la fécule de pomme de terre délayée dans un peu d’eau. C’est à ce moment que vous ajoutez les champignons. Vous servez avec des galettes de pommes de terre, râpées à cru et rissolées dans un mélange huile et beurre. La photo montre la recette avec des tagliatelles, mais pour la Normandie, j’ai préféré les pommes de terre.  

 

Pour suivre le chemin

* La recette parle de foie de veau au cidre. J’ai trouvé que la dénomination était réductrice parce qu’il y aussi du calvados qui ne peut être que de Normandie, comme le camembert, j’ai donc changé l’intitulé. Les autres recettes sont bien appelé par leur région d’origine. 

. Pour actualiser vos connaissances sur les produits tripiers, consultez le site dédié et voyez en particulier la pub pour un nouveau bouquin de recettes ‘Beurk, c’est bon’ (à ne pas offrir aux personnes qui sont sensibles à une tête de veau mort qui vous regarde dans les yeux) et une autre recette de foie de veau à la normande :

http://www.produitstripiers.com/actualites/beurk-c%E2%80%99est-bon

http://www.produitstripiers.com/recettesite/foie-de-veau-aux-saveurs-normandes

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WBW58 > Les Habits des Vins d'Expression > Le feu du bois

19 Décembre 2009, 10:15am

Publié par Elisabeth Poulain

Il pourrait s’agir du feu qui cuit sous la marmite, du feu de bois ou de celui de la flamme qui réchauffe un plat longuement et amoureusement mijoté. Aucune cocotte ou marmite ne figure sur les étiquettes, aucune table ou couverts aussi. Par contre il existe une visualisation d’un pique-nique entre amis.

 

937---Merci--vin-de-table-doux--la-grange-aux-belles.jpg936-Le-vin-de-Jardin--Grolleau--La-granges-aux-belles.jpg936. C’est celui  que Marc Houtin qui montre sa serviette à   damier rouge et blanc sur l’herbe pour ‘Le vin de Jardin’ un vin de pays à base de Grolleau,

 

937. pour remercier sa famille et ses amis en leur disant ‘Merci’ avec un vin de table doux.

 





938. Un Chinon 1987 de Wilfrid Rousse célèbre l’alliance de fin de repas entre bouteille verre et vin d’un côté et cigarette de l’autre sur l’étiquette de cette époque révolue.

 

938--Chinon-1987--Wilfrid-Rousse.jpg


939. Pour jouer avec la nostalgie, la Cave des Vignerons de Sancerre produit maintenant le P’Tit Zinc, au temps où on allait boire un p’tit blanc au café, vite fait sur le zinc que le garçon essuyait avec son torchon blanc rayé rouge.

  939-Le-P-tit-Zinc-

Dans Le Monde à travers la bouteille de vin, il s’agit du feu qui permet de façonner le tonneau qui est l’enfant de Vulcain, le maître du feu, et de Bacchus, le maître du vin. Ce feu du bois fascine les vignerons. Sans détrôner l’inox ou le ciment des cuves, le bois a repris beaucoup d’allant, avec la vogue de l’élevage en barrique. Le toucher chaud, courbe, charnel d’un tonneau attire la main non seulement de l’amateur mais du vigneron lui-même. Dans une société agitée par des mutations rapides, le tonneau parle d’un vigneron qui sait attendre le moment qu’il faut, qui prend son temps en accompagnant ses « enfants » qu’il élève pendant des mois. On peut rencontrer :

- des fûts alignés dans une cave creusée dans le roc pour des Jasnières du Domaine de la Gaudinière à Lhomme en Vallée du Loir, 941--Jasni-res--La-P-querie----R-serve-.jpg

940--Touraine-Gamay--Domaine-de-la-Pr-v-t-.jpg 


940. puis en avançant vers la lumière pour redécouvrir la vigne au soleil avec un Touraine Gamay du Domaine de la Prévôté,                                                   

941. deux entrées de grottes fermées derrière soi pour des Jasnières et Coteaux du Loir de Jean Jacques Maillet de Ruillé sur Loire,


942. le chai ouvert à nouveau qui s’enfonce dans le coteau de Sonnay à Cravant à côté de la maison, pour un Chinon, Les Granges, de Bernard Baudry,

943. et enfin le chai sur lequel est construit le C943--Saumur-Champigny--Ch-teau-de-la-Fessardi-re.jpghâteau de la Fessardière à Turquant pour un Saumur Champigny.

942--Chinon--Les-Granges-.jpg 

Car les fûts se déplacent beaucoup, eux qui sont symbole de la stabilité. Vides, pour arriver dans les caves d’abord car il n’y a plus de tonnellerie en Loire. Pleins, car ce sont eux qui témoignent de la mobilité du vin, pour montrer que depuis toujours, le vin sait aller à la rencontre de ceux qui savent l’apprécier. Déjà au temps des Gaulois, des Romains, au 18ème siècle, comme on voit maintenant

 

944--Clos-Saint-Fiacre--Orl-ans--Montigny-Piel.jpg944. trois gros fûts qui l’on découvre placés à l’arrière du fiacre des Montigny-Piel du Clos Saint Fiacre -le saint patron des jardiniers- pour leurs Orléans et Orléans-Clery élevé en fût de chêne,

 


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945. et pour accueillir le cocher et les voyageurs des calèches, à L’Arrêt Buffate qui sert un Pouilly-Fumé de F. Tinel Blondelet à La Croix Canat.

 

Il suffit aussi d’évoquer la forme du fût dans son profil ou à sa base pour évoquer sa magie. Vu de coté, le rond se transforme en ovale adouci, avec là un rapprochement évident avec l’œuf de la poule. C’est le grand mystère du tonneau qui fait le vin qui produit l’œuf qui engendre le vigneron, qui fait le vin, qui entre dans le tonneau :

 

- Ils sont trois tonneaux pour Guy Bossard pour ce Muscadet Sèvre et Maine sur lie finement boisé qui montre un vigneron du Moyen-âge soutirant du vin au tonneau du milieu dans un pichet prêt à verser.

 946-B--Coteaux-du-Layon--Le-Vau-.jpg




946. Et pour finir cette ronde des vins de Loire qui prend parfois des couleurs lointaines à nos yeux,  laissons la dernière image à Jean Adrien Mercier (1899-1995), un peintre de la Loire né à Sainte Gemmes sur Loire  près d’Angers qui, a su chanter et enchanter le charme de la Loire avec un Coteaux du Layon ‘Le Vau’ que son propriétaire n’a jamais débouché  pour garder la bouteille intacte.                                                                                                     

  

Transition pour former la ronde des neuf signes des Habits du Vin

Il ne peut y avoir de conclusion dans cette recherche car elle a un plan circulaire, aussi rond que le fond du tonneau mais avec une grande différence. Ce cercle est franchement ouvert pour laisser entrer à chaque moment l’innovation et la vie. Les neuf Signes sont placés sur ce cercle ouvert entre le n° 9 et le n° 1. Chacun des signes est en lien avec celui qui le précède et celui qui le suit mais aussi avec les autres. Les neuf signes sont regroupés en trois cycles :

 

- le Cycle fondamental des vins d’Expression avec les Signes 1 (l’Homme), 2 (la Terre) et 9 (le Feu),

- le Cycle classique des vins de Tradition avec les Signes 3 (la Pierre) ,4 (le Papier) et 5 (le Temps),

- le Cycle contemporain des vins d’Emotion avec les Signes 6 (la Couleur) ,7 (le Trait)et 8 (le Je-u).

 Plan-g-n-ral-HBV.jpg

Il n’a pas échappé à votre sagacité que je fais commencer l’étude par le chapitre 9, celui qui est dédié au feu, parce que c’est bien cet élément qui est à l’origine et à la fin de la vie dans un cycle continu. Pourtant le chapitre 1 qui ouvre The World through the Bottle of Wine est consacré à l’Homme parce que sans lui, rien n’aurait de sens. Entre le chapitre 9 et le chapitre 1, il y a bien continuum et en même temps il y a l’ouverture de la création et de la novation. 

  

Il est possible d’entrer dans la ronde par n’importe quel signe, en suivant n’importe quel sens. Le danseur retrouvera toujours l’air et le pas, quitte à les inventer lui-même. Ce qui signifie qu’une fois la première découverte faite, vos envies vont vous amener à construire votre propre chemin des rêves dans les paysages du vin en créant votre propre galaxie du vin.

 

Pour suivre le chemin

. Ce billet marque la fin des neuf signes qui constituent ma recherche sur les habits du vin que j’ai intitulé « The World through the Bottle of Wine » parce que comprendre ce que veulent nous dire ces habillages revient à saisir l’évolution de notre société.

. Vous pouvez retrouver l’intégralité des étiquettes dans l’album photo, celles du Ier signe sous l’intitulé Labels, les 8 autres avec leur n° d’affectation.

. Une conclusion s’attachera à préciser les liens entre le vin et la bouteille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La beauté des cartes > Le port d'Anvers > Belgique

18 Décembre 2009, 11:19am

Publié par Elisabeth Poulain

J’aime les cartes. Avec elles, je voyage avec une facilité que rien n’égale. Le départ est une chose, la carte à elle seule permet un autre voyage.  Pour moi, c’est parfois de l’art pur, tout aussi fort qu’un graphisme réussi. J’ai deux exemples sous les yeux, le port d’Anvers et l’embouchure de la Loire.

 Port d'Anvers, carte

C’est Anvers qui ouvre la route. A prendre au sens littéral, car une fois entré dans la zone portuaire, sans carte avec vous bien sûr, je vous défie de vous en sortir rapidement. Vous allez tourner en rond pendant un certain temps, une façon comme une autre d’essayer de trouver de l’attrait à ces endroits si rudes à l’œil. Devant vous, une vaste zone vide, parsemée de gros blocs d’entrepôts et jonchée de scories d’activités industrielles, sans présence humaine. Dure, dure, cette réalité qui s’oppose à la vision mythique des ports dont vous n’imaginez que les quais avec de magnifiques bateaux au départ.

 

Pour suivre le chemin

Cette carte n’est plus d’actualité. Il vous faudra rafraîchir les informations. Vous pouvez vous procurer un guide ‘Route portuaire’ qui vous permettra d’éviter de vous perdre dans ce labyrinthe de 13 500ha. C’est l’office du tourisme qui le dit.    

http://www.tourismebelgique.com/view/Accueil/Brochures_a_telecharger  

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