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Le Blog d'Elisabeth Poulain

WBW57 > Les Habits des Vins d'Expression > Le Feu du Verre

17 Décembre 2009, 09:00am

Publié par Elisabeth Poulain

Le verre à boire est le compagnon favori de la bouteille. C’est avec lui qu’on trinque à l’amitié, à la douceur de vivre, de rire et d’échanger. Apparu qu’au Moyen-âge sous forme de gobelet, son utilisation s’est diffusée avec la montée en puissance du pouvoir royal mais sans atteindre quand même le verre par convive. Ce n’est qu’au 19ème siècle que se généralisent les services de verre et les carafes sur les belles tables. Sur les é930-Jour-de-Soif--Bourgueil--Domaine-Gauthier.jpgtiquettes pourtant, le verre est peu présent. Il n’est pas porteur du mystère qui s’attache à la création. Par contre, le langage du verre indique qu’il inconcevable de boire le vin à la bouteille. Il y a autre chose. La bouteille est à celui qui fait le vin, le verre à celui qui le goûte. Quand les deux se rencontrent, il est alors seulement possible de déguster le vin. La nouvelle campagne de communication d’InterLoire est basée sur le verre, dont on boit le vin, pour mieux voir le paysage.                               

 

930. C’est, avec un verre de Bourgueil de Gauthier ‘Jour de Soif’ à la main, qu’il est possible de savourer le coucher du soleil dans une ambiance très japonisante propre à l’échange entre amis. Le nom de la cuvée a été trouvé lors de la première dégustation de ce vin et l’étiquette est née de la main d’une des participants. 931-Avis-de-Vin-Fort--Bourgueil--Breton.jpg

 

931. Le capitaine tient solidement la barre, dans ‘Avis de Vin Fort’ un Bourgueil de Catherine et Pierre  Breton, face au vent de la tempête, avec un dessin de Michel Tolmer qui a écrit aussi les mentions à la main pour donner plus d’authenticité (voir aussi Nuits D’Ivresse de Michel Tolmer également chez les mêmes vignerons) .

 

    932-Chaume-Ier-Cru--Cx-du-Layon--Do-des-2-Vall-es.jpg

Parler du vin, en continuant par la vigne pour évoquer l’idée du retour originel peut aussi se faire d’autres façons.  

 

932. Philippe Socheleau du Domaine des Deux Vallées pour un Chaume 1er cru a voulu montrer la puissance des couleurs chaudes du vin en jouant la couleur qui déborde du verre à pied. Après, seule reste ou revient dans le verre une grappe de raisin.

 


933. François Plouzeau a donné carte blanche au peintre Bertrand Bataille pour concevoir l’étiquette d’un Touraine Sauvignon, Cendrillon : un verre à pied chaussée d’un escarpin rendu en une aquarelle très légère et aérienne, avec un nom de cuvée doublement parlant. Il fait référence au nom du conte de fées et aussi aux cendres utilisées en biodynamie pour vitaliser le sol nourricier
.                                                933-Cendrillon--Touraine-Sauvignon--Fr-Plouzeau.jpg

 

Bertrand Bataille, peintre, affichiste, illustrateur de livres, graphiste…Paris, Touraine

Quand il est en Touraine, il habite, à quelques kilomètres de François Plouzeau, dans un village au nom prédestiné de Faye la Vineuse qui dit bien le lien avec la vigne et le vin. L’artiste et le vigneron se connaissent et s’apprécient depuis longtemps. Ce coin de la Touraine leur est propice à tous les deux, avec une dimension secrète, un peu magique, qui ne se laisse découvrir que lentement à ceux qui sont en recherche. Le vigneron poursuit sa quête philosophique en avançant dans la biodynamie. Bertrand Bataille  s’en inspire pour créer un monde onirique proche de l’enfance qu’il côtoie
lorsqu’il illustre des contes pour enfants. Toutes ses créations d’étiquettes ont une dimension spirituelle avec une touche de fantastique qui colle parfaitement avec ce que recherche François Plouzeau : montrer au-delà du vin, susciter un questionnement, interpeller par l’art et avancer dans un monde de poésie. Cendrillon est ainsi né de promenades dans les vignes au cours desquelles le vigneron lui a expliqué l’importance des dilutions de cendres de bois pour préserver et dynamiser l’équilibre de la terre. Pour L’Air du Temps, un Chenin liquoreux, l’artiste a eu l’idée d’un gnome à la façon d’Andersen cueillant du raisin grain à grain pour un vin cueilli grain à grain. Cinabre montre la force tellurique de cette terre maternelle accueillante et puissante. Pour ce vin, il a travaillé le gras de ce rouge qu’il a frotté avec des chiffons avec une technique très primitive pour dominer la matière tout en lui laissant sa liberté.  

  

934-Bonnet-d--nes--VDT-de-France.jpg
934. C’est avec un dessin très puissant que le Domaine des Griottes de Saint-Lambert du Lattay rend hommage au vin contenu dans le verre. D’abord liquide, il reprend sa forme de grappe puis de feuille puis de tige et de plant avant de se retransformer en racines qui forment le pied d’un verre qui serait d’une roche dont est fait la terre. Ce visuel est utilisé pour tous les vins de table dont ‘Bonnet d’Anes’.

 


935. Et puis en continuant le chemin, il y a la perception d’une peinture dont il ne reste que le trait en relief de l’artiste, Marcel Hasquin, pour figurer l’origine du monde : un homme et une femme enlacés dans une coupe d’offrande à ciel ouvert, juste avant l’envol, en cocon protecteur d’un vin de Savennières, L’Enclos d’Eric Morgat. C’est la seule étiquette à lire avec les doigts pour en comprendre le sens.  C'est aussi la plus spirituelle.      

935-L-Enclos--Savenni-res--Eric-Morgat.jpg

 

 

Marcel Hasquin, peintre, Anjou, France, Ardennes, Belgique

Quand il ne peint pas, ce qui est sa raison d’être, il travaille la terre de son jardin d’Anjou et restaure les pierres de sa maison et de son atelier. A ses moments de ressourcement, il chine à la recherche d’objets insolites ou émouvants qui vont constituer son environnement proche. Ou il part dans ses Ardennes belges qu’il chérit tant. Il y est né à Denée-Maredsous. Le monde est son jardin et l’humanité sa raison de vivre. Ses parcours sont jalonnés de rencontres et d’amitiés. Il est plus connu aux États-Unis, au Portugal, en Italie, en Autriche, en Belgique bien sûr, à Paris qu’en Anjou. Le peintre aime aussi participer à des aventures uniques. Il a été choisi pour illustrer un livre sur le parfum ‘Calame’, une création de René Laruelle, tiré en quelques dizaines d’exemplaires en édition très sélective. Pour ses peintures qu’il réalise chez lui ou au Centre Contemporain de l’Abbaye de Mortain (Manche), c’est en lui qu’il trouve ses thèmes et ses façons de travailler. Son exposition, consacrée à ‘L’Homme, la Passion d’après Marcel Hasquin’, s’est tenue à l’Eglise de la Madeleine à Paris pendant six semaines en 2006. L’exposition suivante a eu pour cadre l’Abbaye de Mortain sous la présidence de M. Boutros Boutros Ghali, ancien Secrétaire général de l’ONU, en juin 2007 sur le thème de ‘La condition humaine’. Sur des fonds blancs lumineux comme éclairés de l’intérieur, se détache le tracé en relief d’hommes en souffrance magnifiée, dépouillés de toute vanité et petitesse. Le trait est une coulée de peinture à partir un bambou plongé dans un seau. A cette économie du moyen répond un effet spirituel intense, l’homme est tout autant le tableau que le sujet de l’oeuvre ou le trait qui ne se rompt pas et remonte de la main de l’artiste, au bras et à l’esprit de celui qui projette.


Pour suivre le chemin 
Montrer une coupe qui abrite conduit aussi directement à évoquer le tonneau qui continue à avoir ses partisans, comme Diogène qui cherchait la vérité au fond du sien. C’est ce que nous verrons dans le prochain billet sur le feu du bois.

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Tramway d'Angers, l'inauguration du Centre de maintenance

16 Décembre 2009, 16:33pm

Publié par Elisabeth Poulain

On était là, disons-le en toute modestie.

TRam, Centre de maintenance 0. Certains auraient bien voulu venir et n’ont pas pu pour cause de limitation imposée, les agents de la Cotra ;

. d’autres ne sont pas venus, on s’en est étonné mais ont-ils été invités ? On l’ignore ;

. d’autres ne le voulaient, on ne les a pas vu, normal ;

. d’autres étaient certainement là mais on ne les a pas vu, à cause de foule ;  

. certains n’ont fait que passer, comme à leur habitude, histoire de dire qu’ils sont venus sans être réellement présent, c’est toujours compliqué les jeux de stratégie ;

.  heureusement il y avait les personnalités invités à prendre la parole, on les a vu de loin à travers la foule présente et les bras levés pour prendre des photos, comme moi. Les meilleures places, ce sont les photographes professionnels qui les ont prises, du haut d’une plate-forme  

. et puis il y avait nous. Attention, dans ce nous, je compte bien sûr la société civile comme on dit dans les milieux sélectionnés. Nous, ce sont  aussi des habitants. Je me refuse à dire des simples habitants, une notion absurde. Ces habitants sont des membres ou non des conseils consultatifs de quartier, qui sont tout à fait contents de voir leur ville bouger et avancer. 

TRam, dessin de l'architecte Fréderic Rolland TRam, Centre de maintenance 4

Vous l’avez compris, on était là pour être content et on l’a été. Il faut dire que le cadre, l’organisation et l’accueil par Kéolis ont été superbes, par un froid polaire dans une nuit noire qui accentuaient l’effet magique.

Du côté de Jean-Claude Antonini, c’était la fierté qui l’a emporté. Le maire était content et nous m’a dit. La ville avance dans le domaine du développement durable (photo n° 5).

- L’architecte Frédéric Rolland a fait un tabac. C’est lui qui a eu le plus d’applaudissements spontanés grâce à son naturel et son humour. Il faut dire que des réalisations comme celle du centre de maintenance compte dans la vie d’un architecte qTRam, Centre de maintenance 3ui possède deux agences, l’une à Angers et l’autre en Chine. Il a mis l’accent sur les hautes performances du bâtiment en matière de développement durable. Il a  remercié le maire pour lui avoir demandé de diriger l’ensemble de toutes les équipes qui ont oeuvrés à la réalisation du centre, ce qui est rarissime dans la profession. Il a su en plus faire preuve d’humour en remettant la clé du bâtiment à JC Antonini (photos n° 4 et 6 à droite).

- Michel Breitrach, le PDG de Kéolis a retracé 30 ans de relations confiantes (Cotra) avec les municipalités d’Angers. Il a offert au maire un superbe ouvrage réalisé par sa société sur l’histoire des transports à Angers pendant cette période. Cette remise en perspective a été l’occasion de montrer combien l’évolution est rapide, sans qu’on en soit toujours conscient. Il a mis l’accent sur le nombre d’emplois supplémentaires qui vont suivre (photo n° 2, MB au micro ).  

- Richard Sanuel, le nouveau préfet du Maine et Loire dont c'était une des premières grandes apparitions, a vanté la qualité des projets menés dans le département. On a cru comprendre que des échanges un peu vifs avaient du avoir lieu avec le maire. Le préfet a en effet rappelé avec une certaine insistance que l’Etat avait fourni près de 30 millions d’euros sur les 311 millions EUR au total pour le chantier global. (Note EP, le centre a coûté 22m E dont 2 ont été fournis par l'UE. Source Secteur public)
 

TRam, Centre de maintenance 6TRam, Centre de maintenance 7
Mais comme le timing était hyper-rapide, on n’a pas trop saisi ce langage très codé. Le  DJ a lancé les trompettes, la lumière a changé, des fumigènes nous ont enveloppés dans un épais nuage de senteurs épicées (cannelle, muscade… ?). La star est arrivée. Le Ier tram est entré en fanfare dans le Centre. La foule des grands jours l’a prise d’assaut. Et hop, tout le monde à bord.

 

Et d’un saut, hop pour descendre, nous nous sommes tous rués au buffet. Certains d’ailleurs étaient scotchés devant, avec un mini-sandwich dans chaque main pendant que leur bouche était occupée à mastiquer. Des crémants de Loire et des Anjou rouges étaient servis en accompagnement.

Tramway, Centre de maintenance, inauguration 2  TRam, Centre de maintenance 9

Et c’est comme ça que nous avons fêté l’inauguration du nouveau centre de maintenance du tramway à Angers. Pour nous aider à affronter le premier froid de l’hiver, des jeunes femmes sympas (photo n° 7) nous ont offert une plaque de chocolat noir de 10, 5 cm de diamètre, avec imprimé dessus le croquis du bâtiment réalisé par l’architecte (voir photo n°2).  On est tous rentrés avec notre choco à la main. 
. Photos EP, sauf la n°1, avec mes remerciements à M. Breitrach pour le prêt de l'ouvrage cité.  

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WBW56 > Les Habits des Vins d'Expression > Le feu du vin

15 Décembre 2009, 10:47am

Publié par Elisabeth Poulain

Il s’agit du feu qui est l’essence du vin, celui qui en fait une boisson vivante à nulle autre pareille et sûrement pas semblable aux spiritueux qui ont pourtant un si joli nom qui vient du latin spiritus, l’esprit du vin. Cet esprit-là est l’alcool. Voudrait-on négliger de parler de la dépendance à l’alcool que constitue l’alcoolisme qu’il ne le serait pas possible au niveau international, européen, national ou individuel. Mais en parler comme on le fait actuellement conduit à diviser la nation en deux clans ennemis, entre ceux qui sont favorables au vin et les autres. Tout l’art d’une civilisation consiste à essayer de magnifier le vin dans ses dimensions spirituelles et sensorielles en l’apprivoisant dans un raffinement contrôlé pour mieux dominer et repousser le démon de l’alcool. A ce jeu, il y a des vainqueurs, les amateurs de vin, qui se passionnent pour un art de vivre qui forme lien entre les individus au-delà de ce qui les sépare et qui donne sens à ce qui fait notre humanité.

 

925--BerryCuriens---Quincy-Villalin.jpgDans l’imagerie courante, le feu du vin est souvent associé à la bouteille ; c’est une autre raison qui explique pourquoi les vignerons et les négociants qui mettent en bouteille utilisent si peu la bouteille en visuel sur la bouteille. C’est encore la partition du vin qui divise et non pas de celui qui réunit. Aucun apaisement n’est à espérer rapidement et c’est bien pourquoi il faut continuer à développer les mille et une facettes de la culture du vin, dont l’habillage du vin fait intégralement partie, avec la possibilité de jouer avec:

 


925. un barde, dont on ne sait s’il se réveille au petit matin dans les vignes, avec sa lyre celtique pour goûter un 926--Gamay-sans-Tra-La-La--Fran-ois-Plouzeau.jpgQuincy Villalin Jeunes Vignes des BerryCuriens à Brinay, un verre à la main,

 


926. ou un homme digne en costume avec une bouteille sur la tête pour un Gamay Sans Tra La La dessiné par Sébastien Birchler pour François Plouzeau. Sébastien Birchler,   affichiste, illustrateur, décorateur, travaille beaucoup pour le théâtre.

 

                                                                            
927. De retour du Japon à la rencontre d’amateurs des 927-Nuits-d-Ivresse-Bourgeuil--Breton.jpg
vins du domaine, Catherine Breton parle avec beaucoup d’émotion des échanges qui se faisaient lors des dégustations de Nuits d’Ivresse, un de leur Bourgueil.

 

928. Gros Pif, à l’humour premier degré de la maison Plou, se décline en blanc, rouge et rosé, pour rendre hommage avec un gros rire au gros rouge dont on n’ose plus parler.

 

929. Pour Christophe Daviau du Domaine de Bablut,  Pascal Rabaté a créé, sur une idée de Christophe, une série de trois étiquettes pour trois vins de pays Topette à lundi, une expression angevine pour dire « à la prochaine » : un homme lève les yeux vers le verre p928--Gros-Pif--Plou.jpgosé sur son front, tête renversé en arrière. Ce même héros regarde aussi le monde à travers le vin de son verre pour mieux voir.

 

 

 

Pascal Rabaté, auteur de BD, dessinateur, illustrateur

C’est Christophe Daviau qui l’a contacté. Il connaissait ses BD et cherchait un graphiste qui puisse donner vie à des vins de copains, en jouant sur le clin d’œil. Il fallait trouver le ton, quelque chose de joyeux mais trop, paillard au sens rabelaisien et pas vulgaire. Pascal Rabaté est un angevin qui a fait ses études aux Beaux-Arts d’Angers. Il y travaille et y vit. Il est aussi un bon connaisseur de la nature humaine et de l’angevine en particulier. Il dit de lui qu’il est un chroniqueur social ou historique, semi-réaliste précise-t-il. Il est aussi très prolifique avec 25 ouvrages environ. Le plus connu est une série qui a pour nom ‘Ibiscus’, d’après Tolstoï. Un brouilleur de cartes en somme qui signe des œuvres tell929-Topette---lundi--VDP--Domaine-de-Bablut.jpges que ‘A Table, Dans les Vignes du Seigneur’ et qui raconte dans ‘Les Yeux dans le Bouillon’ comment en Anjou, en cas d’inondation, on sauve d’abord les vins de la cave avant de se préoccuper des meubles. En un mot, l’homme de la situation pour Topette à lundi qui s’exprime avec une grande économie de moyen : une couleur de fond rouge foncé, un rouge plus clair pour le visage, un tracé noir fin et le blanc des dents, de l’œil, du verre et de l’entourage des lettres de TOP E TTE, qui sonnent comme une trompette.

 

Pour suivre le chemin

Prochain billet sur le feu dans le verre à boire.
Retrouvez toutes les étiquettes de ce Signe du Feu dans Labels 9.

 

 

 

 

 

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FAQ puissance 15 sur les Mini-Jardins de Rue

14 Décembre 2009, 12:48pm

Publié par Elisabeth Poulain

Les 15  questions les plus souvent posées  -FAQ-  sur les MJR 


1. Qu’est-ce qu’un mini-jardin de rue
C’est un petit jardin composé de quelques végétaux plantés sur le trottoir devant ou près de chez soi.  

2. Où peut-on les implanter ?
Le plus souvent les MJR sont placés:
. près de la porte d’entrée de la maison, de l’immeuble ou du portail du jardin, 
. au pourtour d’un arbre avec une petite protection  pour protéger les plantations, 
. dans des coins propices : entrée de rue, coin coupé d’un jardin en angle, rocher dans 
un talus, poteau ayant gardé un peu de terre au pied
. ou devant des boîtiers … = C’est le terrain qui commande.


3. Qui peut faire un MJR ?

 

. Toute personne, qu’elle soit propriétaire, locataire, dans une maison ou un immeuble, avec ou sans jardin, à la condition d’aimer un peu jardiner, mais sans avoir besoin d’être un spécialiste. 

4.     
Pourquoi créer un MJR ?                                
Les raisons sont multiples :
.
embellir les abords de son logement pour avoir lAngers, MJR, jasmine plaisir de sortir et de rentrer chez soi,
. cacher le pied d’un poteau, un boîtier, une misère dans le trottoir, 
. agrémenter sa rue, son quartier, en créant des liens avec d’autres habitants ayant la fibre jardinière, 
. faire le lien entre l’intérieur  - chez soi - et l’extérieur de la rue ouverte à tous et donc à soi,
. envoyer un message de bienvenue à ceux qui passent devant chez soi.
= Les plantes et les fleurs sont un message de gentillesse et d’ouverture. On trouve des jardiniers dans toutes les couches de la société qui parlent comprise par tous, m^me non-jardiniers
.

5.     
Même si c’est sur le domaine public ?
Les villes engagées dans ces créations végétales demandent à être informées. Un agrément est signé pour formaliser l’accord. La municipalité peut être amenée par exemple à refuser l’agrément en cas de dangers possibles pour des passants. Avec toujours une condition, le jardinier prend l’entretien et l’arrosage en charge.  

6.     
Est-ce que d’autres villes font des MJR ?
Oui,  dans l’Ouest (Bretagne…), dans l’Est (Alsace…), Angers, MJR, déco de Noël pour plaqueaussi dans le reste de l’Europe (Belgique, Pays-Bas…). Toutes les villes et villages touristiques sont engagées dans ce mouvement. 

7.     
Que peut-on planter dans un MJR ?
Tout dépend de la situation, des goûts du jardinier et du budget. On peut faire des petits jardins de rue avec trois graminées, un plant de souci, de myosotis, des iris, des valérianes, des roses trémières.  

8.    Pourquoi faut-il pour les habitants entretenir et arroser leur MJR?
Le jardinier doit s’occuper de son jardin. Ici, c’est la même chose. Créer un MJR,  c’est s’engager à l’entretenir au fil des saisons et des évènements qui peuvent survenir, comme dans un jardin. L’arrosage dépend aussi du type de plantes installées : plus celles-ci sont rustiques, moins il est besoin d’apporter de l’eau


9.    
Est-ce que les voisins vont bien vouloir ?
Angers, ouest valérianeOui et en plus l’expérience montre qu’il suffit qu’un ou deux voisins se lancent pour que d’autres suivent. C’est un jeu gagnant-gagnant pour tous. 

10.
Est-ce qu’on peut se mettre à plusieurs ?
Oui, bien sûr. C’est même recommandé. Il va y avoir des échanges de plantes et de service. L’arrosage d’été se fera à plusieurs. On peut aussi le faire pour d'autres, à leur demande bien sûr ou toujours avec leur accord.

11.  
La Ville peut-elle aider les jardiniers de MJR?
Oui, la ville propose une palette d’aides telles que le fait d’enlever le bitume si besoin est, donner de la terre, des plants et des conseils de plantation. Elle vérifiera aussi avant que la création du min-jardin de rue sera possible sans dommage pour les réseaux. 
 
12.   Est-ce qu’il peut y avoir des dégâts dans les MJR?
Ca peut évidemment arriver, comme pour toute plantation d’un végétal. On est dans le règne du vivant. Il y a aussi d’autres facteurs qui proviennent du caractère ouvert du petit jardin de rue, comme une plate-bande plantée par la municipalité. Aucun jardin de ville n’est jamais totalement à l’abri  d’un chien qui passe ou d’une main qui traîne. 

C’est pourquoi, il faut choisir l’endroit avec soin. Le type de plante compte beaucoup aussi ainsi que l’entretien. Plus les soins donnés  au jardin seront visibles et plus le MJR sera protégé. C’est aussi pourquoi  l’existence d’un réseau de jardiniers bienveillants de proximité est un formidable atout pour le développement du mini-jardin de rue. Quand toute une portion de rue se lance dans l’aventure en même temps ou presque, les mini-jardins de rue sont non seulement acceptés et aussi protégés. 

13.
  
Quels sont les atouts d’Angers dans le domaine du végétal?
Angers a une grande tradition de savoir-faire en matière de végétal d’ornement, fruitier et viticole. De nombreuses entreprises exportent des plantes et des compétences venant de cette région du Val de Loire. Si le Salon du Végétal est à Angers, c'est bien à cause de la richesse du patrimoine végétale de l'Anjou, le jardin de la France. C’est pourquoi la ville veut encourager ces initiatives venant des particuliers, des commerçants et aussi d’entreprises qui ont à cœur d’embellir les abords de leur logement, magasin ou entreprise. 

14 . Y aura-t-il des récompenses pour les mini-jardins de rue ?
 
L’équipe des Parcs et Jardins va lancer un groupe de travail sur l’embellissement de la ville par le végétal par les particuliers. 

Angers, MJR, gaulthérie15.   Pourquoi classe-t-on les MJR dans le développement durable (DD)?
La création d’un mini-jardin de rue sur le trottoir est une initiative citoyenne qui possède les trois composantes du DD (social, environnement, économie): vivre ensemble, en développant la place du végétal en ville, avec des méthodes respectueuses de l’environnement, à l’initiative de tous les acteurs d’une ville, dans un secteur économique de pointe, le végétal, qui est en même temps très fortement ancré dans notre histoire.

Pour suivre le chemin
. Voir en ce moment l’exposition sur André Leroy par exemple aux Archives municipales d'Angers.
. Lire 'L'Horticulture angevine des origines à l'an 2000' publiée par la SHA, la Société d'Horticulture d'Angers. 
. Photos EP 1 iris + rose trémière + graminées, 2 jasmin en fleur en décembre, 3 plaque décorée pour Noël, 4 valériane 2è floraison.
. Revoir les articles consacrés aux MJR sur ce blog, en particulier
http://www.elisabethpoulain.com/article-dd10-le-concept-du-mini-jardin-de-rue-ville-durable-angers-france-33153476.html

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A Angers, l'envie de vivre autrement

13 Décembre 2009, 10:15am

Publié par Elisabeth Poulain

L’envie de vivre autrement, A, An, Ang, Angers, France

C’est le titre d’une plaquette que viennent de sortir angers Loire métropole et la ville d’Angers. Le document est une réalisation de l’agence de communication i10 installée à Beaucouzé près d’Angers. C’est une franche réussite visuelle sur une thématique difficile parce qu’on a l’impression d’avoir déjà vu en matière de com et que montrer l’autrement est difficile. C’est le sujet du billet précédent qui repose sur le postulat qu’à toute question il y a toujours trois réponses : oui,  non, autre. Cet ‘autre’ est la porte ouverte sur la différence, la mutation, l’innovation, la rupture. C’est notre oxygène à tous, que nous soyons ouverts ou non sur la différence et l’interculturel.

 

Ce 12 pages, 24 x 17, présenté sur papier lourd, repose sur une conception claire, avec une maquette très cadrée, de très belles photos en page de gauche. Le texte en trois pavés se trouve en page de droite, encadré de trois et quatre photos de dimension variable pour éviter la lourdeur et capter l’attention de lecteurs saturés d’infos et de flashs visuels.

---) C’est le message n° 1 > Angers brille dans une lumière éblouissante.  

---) Message n° 2, la couleur est partout présente, avec du rouge, du vert, de lorange.  Vous savez bien sûr que le rouge est partie constituante du logo d’Angers (avec le bleu qui disparaît du coup ; le blanc restant naturellement présent) et l’orange est la couleur du logo de la métropole avec le noir.  

---) Message n° 3 > A Angers, suivez le vert, la seule couleur qui au premier abord n’est pas dédiée, sauf qu’...  

Les couvertures 1 et 4

Sauf qu’on repère très vite que les chaussures qui font la une de la couverture ont des lacets verts ‘jeune pousse’. Ils ne sont pas noués mais restent ouverts en signe de décontraction, avec deux petites feuilles de lierre en premier et troisième œillet. C’est le même vert que celui qui est utilisé pour les lettres n, v, a, e.  Le vert est bien sûr la couleur d’une nature respectueuse des bonnes pratiques environnementales. Au cas où - vous n’auriez pas compris  - la traduction arrive tout de suite, c’est marqué sur la couverture en bas en noir:

---) Message n° 4 > Angers est capitale européenne du développement durable.

 

Pour accentuer l’effet, la 4 de couv. regroupe quatre visuels qui ont le lien végétal en commun, avec outre le blanc et le vert, la couleur de la peau et du bois. Ce sont les quatre thème sur cinq qui vont servir de fil conducteur à la plaquette.  

Laboratoire > Economie durable  - pages 2 et 3

Pour la photo-phare en blanc et bleu à gauche, a été choisie l’immeuble de verre de la CNP (Caisse nationale de prévoyance) du nouveau quartier situé place François Mitterrand près de la Faculté de Droit en rive gauche du centre d’Angers. Le titre utilise le mot phare de ‘Laboratoire’. En page de gauche dédiée à l’économie durable (économie, social, environnement), le texte joue avec les mots positifs à la mode tels que ‘’pôle de compétitivité à vocation mondiale en végétal spécialisé’ (ouf), ‘axes d’excellence’… Il détaille tous les services offerts par la ville aux nouvelles entreprises. Un encadré rose donne les chiffres pour fonder la certitude. Au-dessus du texte, des photos assurent de la réalité des mots : des cyclamens en serre, une opération sur un végétal en laboratoire, Cointreau en bas en petit et une opération de montage d’un camion Scania. Aucun nom n’est cité. Il y a cinq personnes en train de travailler en tout sur les deux pages. Le nom d’entreprise est cité deux fois.

---) Message n° 5 > Angers fonde sa démarche sur le triptyque du DD selon le texte.  

Tourisme > La nature labellise le territoire - pages 4 et 5

Pour la partie ‘Territoire’, une superbe photo en vert et bleu montre la confluence de la rivière Maine avec la Loire avec Bouchemaine, la bien nommée au Ier plan à gauche, et Angers en partie ouest dans le fond. 2009.07.06-006.jpg
Le titre en partie droite accroche encore un autre label, touristique cette fois-ci, ce qui permet de citer dans le texte le classement Unesco de la partie médiane de la Loire. Les ‘trésors’ d’Angers entrent dans ce classement vert. Quatre photos encadrent le texte, une vue du vignoble, une promenade familiale avec des enfants dans un parc, le château bien sûr, une péniche avec deux adultes et un enfant.

Message n°6 > Angers décline le vert partout.        

 

Nana de Niki de Saint-PhalleDessin Expo Angers 2008.12.01 divers blog étiquette 025

Culture et le patrimoine >
Arts et Fêtes > Format XXL  > p. 6 et 7

C’est l’orange qui a été choisie pour la photo du musée des Beaux-Arts. Le texte fait ressortir la diversité des modalités de l’expression culturelle et le partage par tous. L’accent est mis sur la charte municipale ‘Culture et Solidarité pour tous’. En photos pour habiller le texte, un groupe de jazz, une femme admirant une statue (7 personnes en tout) et une photo de la foule pour les Accroche-Cœurs. 

Message n°7 > Angers baigne dans la culture, comme un poisson dans La Maine.

 

Cadre de vie > Certifiée > en qualité de vie > p. 8 et 9

Angers offre une qualité de vie conforme aux attentes de tous. C’est le texte qui l’affirme et pour le prouver, une photo d’un jeune couple un soir d’été au bord du fleuve. On revient dans le texte sur les espaces verts, avec un accent sur les transports et la participation des habitants aux ‘décisions qui les concernent’. En photo d’appui du texte en page de droite, un groupe de sportifs qui s’apprêtent à se lancer d’un arbre retenus par un câble, le tramway, le bassin en face de la mairie avec des enfants dedans et un marché de fleurs (14 personnes en tout).     

Message n° 8 > Angers  et l’attraction ne font qu’un.

 

Angers Loire Métropole > Une référence > pour vivre autrement – p. 10 et 11

C’est une photo en bleu et blanc de la gare d’Angers par laquelle passent les rayons du soleil du matin qui termine le livret. Cette fois-ci, la seconde référence à l’UNESCO se fait en lettres capitales pour mettre en valeur la carte qui est l’élément principal de la page impaire, avec la photo d’un avion et celui du festival Premiers Plans. Ici le développement durable devient une injonction ‘découvrez la vie autrement’, suivie  d’infos sur les transports, pour développer l’idée de la proximité de ou avec toutes les autres villes qui comptent, suivi par l’encadré avec des chiffres. On voit onze personnes sur les photos. Cette double page consacré au transport ne fait pas l’objet d’un lien végétal. Angers Loire Métropole aurait mérité de bénéficier aussi de la maquette commune. Cela aurait pourtant été si facile avec le vélo et le RER qui aurait donné la touche régionale. Ici, le trajet pour Nantes se fait dans la plaquette par la route.  

Message n°9 > Angers, la Loire et Paris = la France.   

Le tissage de la com et du développement durable
C’est ce qu’on apprend avec ce très joli travail de communication. Quelques règles se dégagent :
1. cadrez fermement dans une maquette contraignante, pour vous obliger à faire de la com au concentré;
2. jouez la couleur : c’est un langage qui touche directement ; votre mémoire oublie le texte, garde une idée de l’importance des chiffres et se souvient des photos ;
3. utilisez des belles photos de paysages et de scènes de vie, de tailles différentes de façon à hiérarchiser ce que vous voulez dire ;
4. prenez les mots positifs qui impactent actuellement et bannissez les mots vides sauf nécessité de compréhension et/ou de liaison;
5. chiffrez au maximum les informations pour affirmer ;
6. communiquez par la typographie, de façon à garder l’œil captif ;
7. spatialisez l’information, pour conduire le regard, ici en diagonale droite-gauche en page de droite;
8. n’oubliez jamais la carte ; 
9. parlez des trois catégories du développement durable dans chaque texte, quitte à vous répéter. 
 
Le tissage par le développement durable
Pour prouver que le DD existe, c’est relativement facile à faire dans une plaquette, sans que ce soit forcément convaincant bien sûr. Il suffit par exemple comme ici :

-        d’attirer l’attention sur le végétal dans l’économie,

-        de citer la culture dans la nature, en faisant voisiner château et fleur rouge, promenade dans un parc, vigne-château dans le paysage,

-        de citer les visites d’entreprises dans la culture,

-        de prouver la qualité de vie par le nombre de parcs et jardins,

-        de rappeler que l’environnement est préservé dans la page 11-Transport

-        de citer le Parc des Expositions (Salon du Végétal et Salon des Vins de Loire) dans les transports, qui d’après la plaquette relèvent d’Angers Loire Métropole…  

 

L’analyse par le plein, le creux et l’autre  

C’est le plein qui a été évidemment choisie à fond pour cette présentation des charmes d’Angers la charmante. La carte est un bon exemple des objectifs de la plaquette. En France, ne sont visibles qu’Angers avec un point rouge, Paris de même taille avec un point blanc seulement et la Loire en blanc. La sur-représentation du culturel au sens large occupe deux double-pages à elles seules est également parlante. La culture est à Angers la culturelle le sujet dont il est de bon ton de parler. 

 

Pour la vision en creux, les absences ou déficits de présence sont remarquables au sens premier du terme. Il est possible de constater que

. le mot d’entreprise n’est  cité que 3 fois ; par contre les mots hyper-valorisants tels que laboratoire, labels, Unesco, certifié, recherche et chercheurs abondent, comme s’il fallait attendre un adoubement par des autorités;

. l’économie agricole et viticole n’est présente que par une photo de vigne, trois verres de vin rosé sur une table et le Salon des Vins de Loire cité en page de l’Agglo ;

. la région n’est pas citée alors que sans elle bon nombre d’équipements ne se feraient pas ;

. les trains RER sont absents du schéma des transports ;

. l’appartenance à l’Union européenne n’est pas marquée (même remarque pour les investissements), à l'exception de l'auto-proclamation d'Angers en capitale européenne;  

. l’international est singulièrement peu présent. Il faut attendre le dernier paragraphe pour que soient citées les villes jumelles ou amies, à part la référence de la représentation de la France par Angers à l’exposition universelle d’Aïchi au Japon 2005 en page 5;

. la quasi absence sur les photos d'habitants ou de personnes travaillant dans la ville à l’exclusion de la fête populaire des Accroche-Cœurs ;

. la très faible présence des femmes au travail à l'exception d' une technicienne de laboratoire végétale ;

. l’absence sur les photos d’habitants non caucasiens, comme on dit aux Etats-Unis en langage politiquement correct.

 

Pour l’autre, constatons que la plaquette associe directement l’autre au développement durable (DD) dans une vision très hiérarchisée d'une société où tout vient du haut:

.  la solidarité et les conseils consultatifs de quartier et les comités d’usagers; 

.  les espaces naturels Natura 2000, les ZIE (Zone d’intérêt écologique) ;

. la mise aux normes HQE de bâtiments, le gaz ou l’électricité pour des véhicules municipaux, les filtres à particules pour les bus, le tri des déchets.

La seule véritable novation positive de la plaquette est la couverture qui est une jolie trouvaille : montrer les chaussures d’un marcheur, ça c’est vraiment une rupture à louer.   

 

Avant de finir, un regret qui porte sur la vision d’une nature transformée en espace dédié au  tourisme au seul bénéfice des urbains. La vocation de production agricole et viticole a disparu du paysage.                      

   

Pour suivre le chemin

. Découvrez l’agence de com  i10            

http://www.i10.fr/flash/ouverture2.swf

. Lisez Angers en chiffres

http://www.angers.fr/decouvrir-angers/en-chiffres/angers-en-chiffres/index.html

. Suivez les travaux de l’agglo d’Angers

http://www.angersloiremetropole.fr/projets_et_competences/le_projet_dagglomeration/index.html

. Pour avoir une vue détaillée de l’économie du Maine et Loire, consultez l’étude prospective fouillée menée par la CCI d’Angers sur ‘Les Maine et Loire possibles’

http://www.maineetloire.cci.fr/eco_angevine/fichiers/livre_blanc.pdf  

Photos EP  

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WBW55 > Les Habits des Vins d'Expression > L'équilibre de l'étiquette

11 Décembre 2009, 10:36am

Publié par Elisabeth Poulain

Les exemples de gestion diversifiée de l’équilibre sont extrêmement nombreux et délicats car ils obligent à se poser la double question de savoir quelle symétrie par rapport à quoi et pour dire quoi?

 

920-Atmosph-res-Jo-Landron--Vin-mousseux-de-qualit-.jpg920. Par rapport à une diagonale gauche-droite sur laquelle est apposé un tas de bouteilles d’autant plus instable qu’un amateur de vin a entrepris de déguster le vin en haut de ce triangle, pour Atmosphères, un vin mousseux de qualité, de Jo Landron, sur un dessin de Michel Tolmer.

 
921. Très légèrement décalé sur la gauche pour un 921--Le-rouge-des-copains.jpg
Rouge des Copains de Biovidis sur un dessin de Gabs. La bouteille de vin rouge, le bouquet de fleurs et l’héroïne sont à gauche et pour équilibrer Gabs a signé à droite en bas.

 

922--Jus-de-Cailloux--Domaine-des-Cailloux.jpg922. Pour le Domaine des Cailloux pour un Jus de Cailloux, Gabs a centré le verre de vin rouge sur l’œil gauche de son héros, ce qui fait ressortir sa signature dans l’axe en dessous.

 

Gabs, dessinateur

C’est un touche-à-tout qui aime parler de la société en dessin. Il a de la tendresse pour ses personnages souvent complexés ou maladroits, mais qui veulent bien faire. Le vin pour eux ajoute à la difficulté de la vie. Ils sont coincés au bureau par leur chef, tyrannisé par des psys, embêtés par des vendeurs agressifs et en plus le soir avant de dîner avec la belle de leur cœur, ils ne savent pas quel vin choisir. Alors pour eux et avec l’aide, dans les vignes et au chai, de son frère vigneron en Touraine et de Vincent Giraud aux commandes de Biovidis pour la distribution, il a illustré les six vins des copains par six étiquettes différentes. Celle qui a eu le plus de succès, en particulier auprès des femmes, montre une femme qui ouvre la porte à son petit ami. Elle vient de recevoir un bouquet de fleurs, qu’elle balance au-dessus de son épaule quand elle voit la bouteille que son chéri lui apporte ! Elle a du punch, la nana ! Lisez « Le Vin j’y connais rien » de Gabs avec Paumard et Millet, avec un de mes dessins préférés : un citadin très courtois qui demande à un vigneron en train de tailler la vigne  « Alors comme ça, vous êtes vigneron comme Depardieu !!! »

 

923. C’est un verre vraiment à moitié plein qui a été dessiné de façon doublement forte par la couleur et le trait or, évanescent 923--Ros--d-Anjou--de-Pr-ville.jpg
du fait de l’absence de la partie droite du verre, pour un Rosé d’Anjou, de Préville, une marque Lacheteau.

 

La combinaison avec des accessoires de la bouteille

Elle est infinie et se développe aussi fortement que le désir d’épurer l’étiquette. De nouvelles idées apparaissent tous les jours, des bouchons en verre avec une bague plastique pour assurer la protection, de véritables colliers de bouteille à enfiler sur la bouteille pour la placer sur la table, comme une poupée mannequin qui tiendrait lieu de bouquet, des vêtements de bouteille pour la garder au frais… sans oublier le tire-bouchon qui n’est pourtant jamais offert avec la bouteille.

 

924---Guilbrette--Bourgueil.jpg924. Jean-Jacques Martin a créé pour un Bourgueil du Domaine de la Chevalerie de Pierre Caslot, une étiquette pour un vin de deux copains, un peu marins, dont l’un a une grappe de raisin et deux feuilles tatouées sur l’épaule gauche qui goûte le bras enlacé dans celui du copain d’en face à droite.

 

Pour suivre le chemin

. Le prochain billet portera sur le feu du vin.

. Retrouvez toutes les étiquettes du Signe 9 dans les albums photos 9Labels. Comme vous pouvez le remarquer, le nouveau système de placement des photos d'OB a décidé qu'il ne srait pas possible pour l'instant d'insérer les photos dans le texte. Attendons.

 

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Identité ou attractivité d'une ville par le plein, le creux, l'autre

10 Décembre 2009, 12:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

 

Il faut évidemment que je vous traduise ce titre toujours sibyllin pour le plaisir d’ajouter un peu de mystère à ce billet qui traite de marketing territorial.

 
L’identité ou l’attractivité de la ville

    2008-10-Photos-blog-011.jpg

En fait, il ne s’agit pas de savoir véritablement ce que la ville est. Déjà le terme d’identité est trop large pour l’objectif ciblé. Il s’agit plus de viser  ses éléments d’attractivité pour ceux qui n’y vivent ou n’y travaillent pas tout en renforçant l’attachement de ceux qui y sont déjà. C’est LA grande question du moment du côté des collectivités territoriales : savoir comment attirer les entreprises et les touristes, deux catégories capables de dynamiser le tissu économique et partant les finances de la ville.    

La différence entre ce qui est, - l’unique, le bon et le moins bon - et ce qui est mis en lumière pour attirer est capital. Entre les deux, va être opérée une sélection des informations susceptibles d’attirer les investisseurs étrangers à la ville, ce qui est quand même classique dans une démarche de séduction. La limite de cette démarche repose sur le fait que les autres villes concurrentes proches ou éloignées font exactement la même démarche au même moment  selon la même méthode envers les mêmes cibles.

 

La démarche marketing et les cibles

La recherche de l’attractivité est fondée sur le marketing territorial qui consiste à partir de ce que veut le client pour lui apporter ce dont il a besoin. Que veulent les entreprises actuellement? Un marché de proximité suffisamment important en matière de sous-traitance, de services et de clients pour justifier leur installation, des moyens logistiques importants pour écouler et faire venir les marchandises et matières premières, un marché du travail possédant les qualifications requises, avec au départ évidemment un immobilier adapté et satisfaisant et last but not least, le maximum d’aides des collectivités qui doivent mettre au pot.    

Connaissant les besoins des entreprises et de leurs partenaires sur le marché amont et aval, la tentation est grande pour les villes qui veulent les accueillir de présenter un profil identitaire le plus adapté aux besoins et ressemblant par là-même à ceux des villes concurrentes.  

Le plein et le creux

C’est dire que les collectivités territoriales vont présenter uniquement la crème de ce qui constitue leur plein cœur d’atouts et jamais ne vont parler en creux. Or le creux fonde tout autant, si ce n’est plus, l’identité du territoire étudié. Le portrait en creux met l’accent sur les caractéristiques manquantes. En terme de communication, on pourrait parler de caractéristiques à construire et/ou à remplir avec une forte stratégie marketing et beaucoup de moyens. En schématisant à l'extrême, pour une ville refermée sur elle-même par exemple, l'agence de com pourrait beaucoup parler d'ouverture avec l'idée que l'affirmation de cette volonté d'ouverture serait déjà un déclencheur suffisant de changement tout à fait positif.       

On peut aussi voir ce concept de creux sous l’angle de la pièce de puzzle, absente dans le territoire étudié. Le résultat de l’analyse est bien différent dans ce cas. Si le plein fait ressortir les connections au départ du centre de la ville, le creux montre les connections concurrentielles transversales qui permettent de contourner et/ou d’éviter la ville ou le territoire étudié.  

2008-avril-2-023.jpg

Les méfaits du raisonnement binaire oui-non

En système binaire, on a toujours des pour et des contre, mais on reste dans un même schéma de pensée entre des personnes qui raisonnent de la même façon. Or cela ne peut plus être posé comme postulat de départ  dans notre société multiculturelle en mouvance perpétuelle. On ne peut plus être assuré de savoir comment l’autre, en face de soi, raisonne et comprend le message ou s’engage dans le dialogue.  

Les trois réponses à une question

Les réponses à la question de savoir si une ville est attractive pour une entreprise sont groupées dans une trilogie oui-non-autre utilisée dans le monde interculturel. A toute question, il y a toujours trois réponses :

-          oui, c’est bien, oui, la ville est attractive,

-          non, ça ne va pas, elle ne l’est pas,

-         autre, il y a d’autres façons d’analyser la question et donc de répondre autrement.  

L’autre

L’autre quoi ? C’est la bonne question qui consiste à se demander quel autre critère il est possible de trouver pour apporter une valeur ajoutée nouvelle à l’étude binaire. Cet autre est presque forcément en lien avec les mutations et l’innovation qui modifient à chaque instant de façon visible et invisible nos sociétés, nos comportements et nous évidemment.  

L’autre en terme de personne

    2008-Patchwork--t--004.jpg

L’autre peut et doit d’abord se traduire en terme de personne. L’autre est celui qui  n’est pas nous; en l’occurrence ici il s’agit de l’entreprise à attirer en terre angevine. On a déjà vu au début du billet qu’un des mérites premiers du marketing est de se positionner du côté de l’acheteur, ici de l’investisseur, même si le client de l’agence de com est la ville ou la collectivité territoriale qui  finance l’étude. Cette dernière donnée contribue aussi naturellement à infléchir le positionnement de départ. Faire plaisir au client est toujours une tentation, ce qui explique peut être pourquoi tant de campagnes de com restent sans effet, en plus du fait que la com ne peut être une science exacte.     

L’autre en terme de critère

C’est là que réside le plus de richesse actuellement. Deux pistes principales se font jour. La première met l’accent sur la qualité de vie en terme de culture, d’accès à l’information, la formation et l’innovation. En terme de mode, il faut être branché, pour montrer qu’on fait partie de ceux qui décident, des locomotives de style de vie. Un des risques est d’oublier la dimension économique qui fournit des emplois et crée de la valeur.    

L’autre, plus difficile à saisir concrètement, entre dans la grande catégorie du développement durable (DD) dont on parle beaucoup plus qu’on ne le sent vraiment. Ce troisième pilier du DD,  qui porte sur le vivre ensemble, est en effet le plus méconnu face aux autres volets que sont l’économique et l’environnemental. Le point commun entre les deux pistes porte sur la façon de vivre ‘autrement’. Mais comment le montrer ?  

Autre à Angers

Angers a une image de ville agréable à vivre, un brin élitiste, tournée vers la culture et le sport, sans que l’esprit d’entreprise individuelle y soit particulièrement prééminent dans les esprits. En vue de dynamiser son image, Angers Loire Métropole et la ville d’Angers viennent de faire paraître une nouvelle plaquette sur ‘Angers, l’envie de vivre autrement ». Vous avez compris, que je n’ai d’abord que vu le mot ‘autrement’. Mais comment se traduit l’autre pour la capitale de l’Anjou et la préfecture du Maine et Loire.  A voir dans un billet à suivre sur ‘Angers, L’envie de vivre autrement.  

 

Pour suivre le chemin

 

. Quelques précisions d'abord
Je ne parle que des entreprises. Vouloir définir  l’attractivité dans un même temps pour les touristes me semble difficile, tant les intérêts sont différents, divergents, voir même antagonistes. On reparlera plus tard de ce mot magique qui provoque chez moi beaucoup de réticence, celui de marque territoriale.


. Quelques pistes de recherche sur la vision en creux:
- le peu d'attrait pour la petite entreprise et la prise de risque de la vie de ces aventuriers des temps modernes que sont les chefs d'entreprise, 
- la volonté de se retrouver entre soi, 
- la réticence à accueillir l'étranger, le jeune
- la peur de l'eau,
- la réticence devant le non-consensus, en un mot, la peur du changement

 

.  Photos Elisabeth Poulain, la 1ère est une oeuvre d'étudiants en 5ème année d'école d'ingénieurs à Angers  en atelier de créativité collective, la 2è est une oeuvre d'un jeune artiste nantais M. Rabue 2006 et la 3è est tirée d'une publicité sur la ville pour une grande marque japonaise de basket Onoisuka Tiger dont on ne voit ici que le talon (WAD, a magazine about urban fashion & culture, mars-avril-mai 2008).  

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WBW54 > Les Habits des Vins d'Expression > Une affaire de style et de lignes

8 Décembre 2009, 16:47pm

Publié par Elisabeth Poulain

L’alliance entre la bouteille et les différentes pièces de l’habillage est une affaire de styles et de lignes, en un mot une question d’équilibre générale. Associée au genre humain, la bouteille exprime la verticalité comme une maison ou le mat d’un navire. Le vin est le passager transporté, le marin est le vigneron. Tous les signes dont nous avons parlés communiquent par la bouteille avec des expressions différentes selon le signe exprimé. La question primordiale de la composition et de l’arrimage des pièces les unes par rapport aux autres se comprend d’un point de vue spatial et vise les proportions, les arrêtes, le nombre de corps, la dominante de position, les dimensions… en un mot l’équilibre de l’ensemble qui résulte de la structure mise en place.

 

P

 pour proportions de l’étiquette

En réalité cette question, pourtant essentielle, n’est jamais posée, sauf par un seul vigneron, Mark Angeli, qui a commencé l’entretien par ce point. Selon lui, il faut d’abord réfléchir en terme de nombre d’or pour asseoir l’équilibre de l’étiquette puis celui de la bouteille et ce faisant renforcer celui du vin, si celui-ci en possède cette qualité. Le rapport entre la longueur et la largeur doit s’approcher du nombre d’or (1,6).

 

C

 pour coins à arrêtes vives ou arrondies

La question est d’importance, comme le soulignent les architectes en France et surtout en Asie. Le coin arrondi offre un message d’autant plus fort qu’il est premier : il exprime la volonté du vigneron de ne pas agresser, que ce soit la terre, la vigne mais aussi les amateurs qui viennent goûter et chercher le vin. Cela n’a rien à voir avec « un vin doux ou pour les femmes. » Pourtant ils ne sont que quelques vignerons à aimer ces coins arrondis :

-  Mark Angeli pour tous ses vins,

-  Pierre Soulez de façon très légère pour sa Cuvée d’Avant pour un Savennières Roche aux Moines,

-  Les Frères Foucault d’une façon quasi-imperceptible pour tous leurs vins,

- Pascal Gitton pour un Sancerre Galinots, avec une typographie arrondie et un liseré vert pour l’accentuer,      

- Paul Gambier et Fils pour un Bourgueil du Domaine des Ouches qui mêle les trois façons de faire le coin : à angle droit, à pan coupé, pour finir par un arrondi sur le papier à l’extérieur…

 

D

 pour découpe régulière ou irrégulière

Là encore, la réponse est massivement en faveur d’une régularité forte. Très rares sont les étiquettes dont les bords présentent une petite irrégularité qui adoucit pourtant singulièrement l’impression ressentie grâce à l’effet d’un papier déchiré à la main. On trouve toutefois le procédé utilisé seulement pour la partie haute d’une étiquette verticale.

 

UC

 pour étiquette unique ou à plusieurs corps

La réponse tient en l’impression recherchée en sachant où est le point ou la ligne d’équilibre. L’étiquette placée au-dessus allège la bouteille mais en prenant le risque de la faire décoller. En dessous, on l’alourdit avec des semelles pour l’asseoir.

La multiplication des corps de l’étiquette oblige à monter la bouteille comme autant d’étages. Il faut que la bouteille haute s’y prête.

- C’est le cas de la cuvée de garde de Muscadet Sèvre et Maine sur lie du Château du Cleray Sauvion à quatre niveaux dont aucun n’écrase l’autre. Il est intéressant de voir l’utilisation de la hauteur du col de la bouteille qui est ornée d’une bague de couleur claire portant les couleurs et le nom de Sauvion.

 

S

 pour structure verticale ou horizontale

C’est la question du style de l’étiquette en fonction du type de bouteille.

- Les Frères Couillaud du Vignoble de la Ragotière ont résolu la question pour un vin de Petit Manseng produit en quantité très limitée pour leur gamme de Collection Privée. Le carré du haut tient en équilibre séparé de quelques millimètres du corps horizontal inférieur.

 

L

 pour la Lisibilité de l’étiquette frontale ou circulaire 

Elle est généralement frontale pour permettre à l’œil de voir rapidement l’information. Une étiquette plus large que la vue de la bouteille de face laisse échapper les informations contenues sur le côté. A moins que ce soit volontaire pour obliger l’oeil et la main à saisir la bouteille pour savoir ce qui s’y cache. Certains vignerons du coup jouent le diamètre de la bouteille pour en faire le tour : 

- comme  Vincent Giraud de Château Gaillard, Daniel Maccaud du Domaine des Deux Moulins ou Albane et Bertrand Minchin de la Tour Saint-Martin.

 

P

 pour le positionnement droit ou incliné

L’étiquette doit toujours être posée bien droite, sous peine d’être considérée comme un défaut. Cela peut être aussi un choix que de poser l’étiquette en biais de façon à faire tourner la bouteille,

- comme Pierre Soulez du Château de Chamboureau à Savennières, Bénédicte de Rycke à Marçon en Vallée du Loir et  Sébastien David à Saint-Nicolas de Bourgueil.

 

C

 pour le collage de l’étiquette droite ou convexe

La question est aussi délicate que la forme. La rotondité de la bouteille fait plisser le papier de l’étiquette. Une solution est de diminuer la taille de l’étiquette ou de choisir le plastique préformé.

 

Mais il y a d’autres techniques.

- La bouteille du Château de la Grille utilisée pour les Chinon offre un régal à l’œil et constitue un  casse-tête lors de l’étiquetage. Sa rotondité verticale empêche l’étiquette de papier d’adhérer parfaitement sans plisser. La solution, qui nécessite un véritable tour de main, consiste à couper l’étiquette horizontalement en son milieu de chaque côté droit et gauche sur quelques centimètres de façon à laisser se chevaucher imperceptiblement les deux morceaux quand on les colle. Il faut donc d’abord coller le haut et ensuite le bas !

 

T

 pour la taille de l’étiquette

Entre les deux, se situe la majorité des bouteilles, sachant qu’une étiquette horizontale sur une bouteille ventrue accentue la rondeur. Plus l’étiquette est haute et plus elle empêche la pose de toute pièce additionnelle comme un macaron par exemple. La tendance est au rétrécissement des étiquettes qui perdent beaucoup en hauteur et encore plus en largeur. Plus on va dans une image élitiste et plus la taille tend à diminuer avec report de ce qui ne différencie pas le vin ou le vigneron sur la contre-étiquette. Mais avec des exceptions.

- Au Château de la Fessardière, Alexis et Estelle Sauvion marquent la différence entre deux de leurs muscadets « bios » par la dimension de l’étiquette, de bonne taille pour le haut de gamme et réduite pour la seconde.

 

E

 pour l’équilibre haut/bas, droite/gauche de l’étiquette

Cette question se réfère au centre d’équilibre de l’étiquette qui doit interagir avec celui de la bouteille, avec toujours cette réponse : tout dépend de ce que veut dire le vigneron. Une bouteille est divisible globalement en trois entre le haut la partie la plus fine, le corps et le bas. Haut et bas sont à neutraliser sauf avec des accessoires de petite taille tels que des bagues ou des macarons pour le haut. Pour le bas ce n’est pas possible du fait des contraintes de l’embouteillage qui permet de caler la bouteille de façon à ce qu’elle ne bouge pas et que l’étiquette soit bien centrée. C’est essentiel quand il y a un écu sur la bouteille. A cet équilibre se surajoute celui de l’étiquette qui elle-même se découpe entre trois horizontales et trois verticales. Tous les jeux sont possibles sachant que le tiers supérieur est vu en premier ; la partie droite est perçue d’abord, puis l’œil descend, remonte sur la gauche et repart vers le centre.

- Pour un Pinot Gris, Yvonnick et Thierry Sauvêtre du Château de la Malonnière ont retenu un équilibre gauche vertical avec le cépage en horizontal bas pour leur étiquette verticale graphique.

 

Pour suivre le chemin

Le prochain billet WBW55 sera consacré à l’équilibre de l’étiquette.

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Week End à Angers > Vins et BD

6 Décembre 2009, 18:36pm

Publié par Elisabeth Poulain

Ce week-end du 5 et 6 décembre 2009, c’est vin et BD à Angers, l’un avec modération bien sûr et l’autre avec le plaisir de la découverte au Palais des Congrés. L’association, qui organise le salon depuis 11 ans maintenant, a voulu dés le départ de l’événement  que soient associés deux plaisirs, celui de goûter en même temps des vins et des dessins, les premiers d’Anjou et les seconds de toute la France et plus. Et c’est bien ça qui m’amuse, associer un vin au vigneron toujours et aussi à un artiste, grâce à ces créations d’art en petit format que sont les étiquettes.

 

J’ai retrouvé certains des vignerons que je connais et fait la connaissance d’autres avec le plaisir de parler avec eux à des moments où ils sont disponibles pour ça.

 

. Pierre-Antoine Giovannoni du Château de la Viaudière, Vignobles Gelineau à Champ sur Layon, a choisi parmi les trois élections, une étiquette douce de Vincent Maillé pour un Crémant.  C'est la deuxième bouteille en partant de la droite.                             

 

. Christophe Daviau du Domaine de Bablut à Brissac-Quincé, qui a déjà demandé au dessinateur angevin Rabaté d’habiller ses trois vins ‘Topette à lundi’ trois,  a valorisé cette fois-ci l’éclairage inter-culturelle avec les créations de Andrei Arinouchkine et de Teresa Valero. On le voit sur la photo avec sa fille Charlotte qui a tenu le stand pendant le week end.  

 

Arinouchkine

Il est diplômé des Beaux-Arts à Minsk en Biélorussie puis a sorti sa première BD ‘Waterloo’. Andrei a ensuite réalisé beaucoup de couvertures, des illustrations pour des livres de Walter Scott, des livres d’enfants…En France, il commence à sortir son Ier album en 1999 et enchaîne depuis principalement en héroïc-fantasy en coopération avec des scénaristes. Son étiquette pour un Coteaux de l’Aubance de Bablut, Sélection 2007, est très troublante de beauté et de complexité.

 

Valero

Espagnole née et travaillant à Madrid, Teresa Valero a déjà une riche carrière dans le dessin animé, la télévision, tout en continuant à donner des cours à l’Université de Madrid. Elle réalise des scénarii et sort en France son deuxième ouvrage chez Dargaud ‘Que la lumière soit’. Le choix par Christophe Daviau de son étiquette pour l’Anjou Villages Brissac est particulièrement et voluptueusement adapté.

 

. Jean-Jacques Papiau du Domaine de Pont-Perrault à Rochefort sur Loire est un vrai fan de BD qui est présent au salon d’Angers pour la 9ème année. Pour cette édition, il avait pris la peine d’apporter des reproductions d’étiquettes qu’il aime tout particulièrement. A ses murs, des étiquettes de Kas avec un Maryln en verre, Marty avec une Gorgone déchaînée, Minguez pour une femme-fleur libellule élue plus belle étiquette des 10 premières années du Salon…Pour cette édition, le vigneron a choisi un dessin d’Augustin pour un Chaume.    

  

. Maurice Forest du Domaine de Rochambeau à Soulaines sur Aubance est un habitué su salon. C’est généralement sa femme, Marie Claire, qui s’occupe de la sélection des étiquettes. Cette année, il s’est trouvé que c’est lui qui l’a faite. Sa femme, qui ignorait cela, a fait ensuite le même choix.
Le vigneron a félicité le jeune créateur Paul Gastine en lui disant son plaisir de faire sa connaissance autour  de cet Anjou-Village Brissac. La dégustation s’est poursuivie avec un Coteaux de l’Aubance particulièrement goûteux en bouteille habillée par un dessin de Cyril Bonnin, également présent sur la salon.  

Gastine

Au stand de Maurice Forest, j’ai pu parler avec Paul Gastine, originaire de Caen, qui a toujours su qu’il serait dessinateur puisqu’il a toujours dessiné depuis que ses doigts ont pu tenir un crayon. Il a commencé à 18 mois à travailler sur des Post it, sans déborder du cadre, comme il est dit dans l’interview citée plus bas. Il en a maintenant 23, mais comptés en années cette fois-ci.

 

A Blainville sur Orne, il a rencontré Jérôme Félix, qui dirigeait l’atelier de BD dans lequel il est entré. En 2006 Jérôme au scénario, Paul au dessin  et Scarlett Smulkowski à la couleur, ont signé avec les éditions ‘Bamboo-Grand Angle’ un contrat pour la sortie d’un triptyque ‘L’Héritage du Diable ». De cet héritage est née la Cuvée du Diable qui est à mon avis une des meilleures étiquettes du millésime 2009 de ce festival d’Angers. Une étiquette tendance gothique incroyablement forte, avec des danseurs de tango au masque blanc rigide et froid tendant leurs lèvres au-dessus d’un verre d’Anjou rouge, du Domaine de Rochambeau bien sûr. Sur la photo, on apreçoit partie de l'étiquette de Cyril Bonnin choisie pour le Coteaux de l'Aubance.

 

. Le salon a aussi accueilli pour la première fois une toute nouvelle société de négoce implantée à La Chapelle Saint-Florent, RBV Le Val du Lys qui a choisi en particulier un dessin de Parnotte pour un Bourgeuil.   

 
Pour suivre la route du vin

. Vignoble Gélineau, Château de la Viaudière,  blog.vignoble-gelineau.com

. Domaine de Bablut http://www.vignobles-daviau.fr/web/

. Domaine de Pont Perrault, 02 41 78 71 57
. Domaine de Rochambeau domaine-rochambeau.com
. SARL RBV Le Val du Lys, socavelys@orange.fr  

 


Pour retrouver certains des dessinateurs

http://angersbd.free.fr

Valero

http://teresavalero-perpetuummobile.blogspot.com

 

Paul Gastine

dont le premier livre est sorti en mars 2009, voir

http://www.angle.fr/actualites/vid-o-paul-gastine-propos-de-l-h-ritage-du-diable-144.html

http://www.paperblog.fr/1722669/l-heritage-du-diable-de-jerome-felix-et-paul-gastine/

et surtout lire l’interview du scénariste et du dessinateur sur  http://www.auracan.com/Interviews/interview.php?item=216

. Photos EP au salon

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Regard en lignes, feuilles et couleurs de Jean-Jacques Pigeon, peintre

4 Décembre 2009, 17:32pm

Publié par Elisabeth Poulain

Avec des brindilles d’arbres, Jean-Jacques Pigeon conçoit des scènes de tendresse sur les murs de la Manufacture des Allumettes à Trélazé. Avec des feuilles, dont il garde l’idée, la fragilité et la couleur, il parcourt le monde. Pour s’exprimer, il n’a besoin en fait que d’espace. Son atelier lui suffit à peine. Dés qu’il fait beau, il sort, et là à l’air, il s’épanouit, ce peintre qui est aussi un homme rieur qui sait accueillir des visiteurs avec une très grande gentillesse.

 
Lignes

Dehors à la Manu, il a conquis les murs ; plutôt ses œuvres, qu’il appelle ‘Lignes’ pour désigner des compositions à base de brindilles et de branches fines, sont parties à l’assaut des murs non seulement de son atelier mais aussi en face de ceux de l’usine qui accueillait des centaines d’ouvrières chargées de fabriquer des allumettes. Ce sont ses personnages qui humanisent les murs. Ses compositions géométriques sont faites pour l’intérieur.

 

Effeuillages

Quant aux feuilles des arbres, elles volètent en couleur sur des papiers coréens ou horticoles, pour reprendre le nom de leur origine. Le peintre a trouvé ces derniers aux Puces de Bruxelles. C’était des planches horticoles destinées à être accrochées au mur. Cette fois-ci, c’est la finesse des couleurs superposées qui émeut, avec des roses fuchsia, des rouges orangés, des verts d’eau ou des turquoises qui font équipe avec des violets...

 

Couleurs

Elles ont conquis non seulement les murs de son atelier sur des toiles de grands formats, mais aussi le plastique qui protège le sol. Elles s’attaquent aux chaussures et gagnent jusqu’au muret qui sépare le devant de l’atelier de la rue de la Manu. 

 

En Normandie, c’est une ligne bleue très mystérieuse qui trace le chemin pour le peintre. Nul n’en saura plus. JJ.Pigeon aime l’air du large et garde son mystère. On le voit à ses expositions. Il a exposé à Dusseldorf, à Münich, à Berlin, à Birmingham, à Bruxelles, à Paris bien sûr et aussi à Fukuoka au Japon… A chacun sa façon de rêver et d’émouvoir.

   

Pour suivre le chemin

. JEAN-JACQUES PIGEON, né en 1955, vit et travaille à Angers, France
. ATELIER : Les Allumettes, 243 rue Jean Jaurès, 49800 Trélazé, Tél / fax 02 41 69 84 80
. Son
E-mail : j.j.pigeon@wanadoo.fr
et son site www.jjpigeon.com


. Photos EP, une planche horticole, l'artiste, un papier coréen, le muret devant l'atelier 


. Pour ces visites d’ateliers d’artistes 2009, Jean-Jacques Pigeon a accueilli Yoshina Davelaar, photographe, Haarlem, Pays-Bas. Voir la rencontre avec cette artiste sur ce blog.

http://www.elisabethpoulain.com/article-regard-d-une-photographe-yoshina-davelaar-au-dela-de-l-apparence--40549998.html

 

. A Trélazé, découvrir toute l’histoire de ce site remarquable d’architecture industrielle créé en 1863 par les frères Lebatteux pour y  fabriquer des allumettes. Les ouvrières étaient les femmes des ardoisiers. Lire l’histoire du site par Sylvain Bertoldi, Conservateur des Archives d’Angers, parue dans le journal municipal d’Angers, Vivre à Angers, septembre 1998 

www.angers.fr/decouvri-angers/en-histoire/chroniques-historiques

 

. Actuellement le site des Allumettes, fermé en 1981 par la SEITA qui en était propriétaire, connaît un nouveau rebondissement du fait de l’annulation du PLU (Plan Local d’Urbanisme) sur décision du tribunal administratif de Nantes. Le site est retombé en zone à vocation industrielle. Le propriétaire actuel, Le Toit angevin, entend poursuivre son projet de transformation de ce site de 6 hectares abandonné depuis près de 30 ans en grande zone urbaine sans voiture et très ouverte sur le végétal. Les ateliers d’artistes seront conservés ; un soulagement pour les artistes, comme Jean-Jacqes Pigeon qui y a implanté son atelier. Voir Ouest-France du 10.10.2009 pour des informations supplémentaires.          

       

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