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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Articles avec #1001 facons de manger

Le Mont Saint-Michel, les caramels au beurre salé et ...l'Unesco

7 Mars 2017, 18:22pm

Publié par Elisabeth Poulain

Boîte de caramels au beurre salé, le Mont St-Michel-Patrimoine mondial-Unesco, Cl. Elisabeth Poulain

Boîte de caramels au beurre salé, le Mont St-Michel-Patrimoine mondial-Unesco, Cl. Elisabeth Poulain

Traduction du titre. J’ai sous les yeux une petite boîte de caramels que j’ai achetée uniquement pour la boîte moi, qui n’ai réellement aucune appétence particulière pour les caramels, ni pour les bonbons d’ailleurs. Bien sûr, j’ai dû les goûter. Il en restait deux dans la boîte que j’ai d’ailleurs trouvés très bons. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas en faire une cure, un petit caramel par ci, un par là et hop... il n’y en a plus. Il faut dire aussi que la boîte est singulièrement petite et qu’il ne restait qu’un seul caramel.

La boîte mesure 7cm sur 7 sur le dessus et 7,3cm au-dessous. Chacune des six faces a sa propre singularité de façon à présenter le maximum d’informations au regard de la surface restreinte.

Boîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, Cl. Elisabeth Poulain

Boîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, Cl. Elisabeth Poulain

. 1. Et d’abord, le couvercle qui est bien sûr la face dominante. C’est elle qui porte en caractères saillants aussi bien les inscriptions, à une exception, que le dessin du Mont. En partant du haut voici INSCRIT en petite taille, AU PATRIMOINE MONDIAL DE , cette fois-ci sans relief, L’ U N E S C O en gros caractères espacés de couleur brun rouge, entre tirets et dotés d’une ligne qui surligne au-dessus et de son pendant qui souligne.

. Et voici le Mont Saint-Michel en relief et caractères rouges comme éclairés par le soleil, qui occupe la place d’honneur au centre de la composition. La pointe du clocher est située entre le N et plus près du E. La mer des deux côtes file jusqu’au bord de la boîte. En dessous, Le mont est encadré de trois petites étoiles *** de chaque côté. -- SAINT -- figure en dessous. MICHEL prend réellement toute la place en bas, avec des très gros caractères qui sont doublées sur le côté droit pour accentuer le relief. Il convient d’ajouter à cette composition très travaillée, un effet soleil qui irradie à partir du cœur du cœur du Mont, comme une fleur découpée sur laquelle se détache sur le côté gauche trois mouettes qui semblent venir vers vous.

Boîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, Cl. Elisabeth PoulainBoîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, Cl. Elisabeth Poulain
Boîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, Cl. Elisabeth PoulainBoîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, Cl. Elisabeth Poulain

Boîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, Cl. Elisabeth Poulain

. 2. Les quatre faces latérales. En commençant par la face avant qui se situe en prolongement du décor principal, voici ce qu’il est possible de découvrir :

. 2.1. la circonférence du Mont 960 m, la hauteur 170 m, le site n° 1 de Normandie,

. 2.2 à sa droite, en sens contraire au cycle de l’heure, la hauteur entre la basse mer et la hauteur la plus haute 15 m, les plus grandes marées d’Europe, la mer qui remonte à 10km à « la vitesse d’un cheval au galop »,

. 2.3. en tournant encore, il est impossible de voir ce qui est marqué à cause d’une étiquette collée sur la boîte qui montre un caramel fabriqué en Normandie photographié de près

. 2.4. sur la dernière face, + de 2,5 millions de touristes, – de 50 habitants…

. La 3è face, le dessous de la boîte, permet de coller la contre-étiquette obligatoire relative à la composition du produit, sa date limite de validité et son code-barre tout aussi obligatoire. Avec en relief, l’adresse www.aazed.fr, concepteur en packaging alimentaire, Aazed, 10 Allée des Cinq Continents, 44120 Vertou – France…Notez l'adresse de la rue qui inclut dans sa dénomination "Les Cinq Continents"! Je gage à coup sûr que l'adresse a été déterminante dans le choix du siège de l'entreprise de communication.  

Boîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, dessous,Cl. Elisabeth Poulain

Boîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, dessous,Cl. Elisabeth Poulain

Et voilà comment on passe de la Normandie, avec la Bretagne qui revendique sa part bretonne dans le MSM*, au Val de Loire maintenant grâce à l’entreprise de conception de packaging, sans oublier l’Aire d’Alençon**,  gérée par Total. C’est là en effet que j’ai acheté cette boîte sur l’autoroute A 28, qui relie l’A11, en passant par Angers, à l’A13 qui file de Paris au Havre…Ceci uniquement pour la France, car il y a beaucoup plus. Il y a aussi et surtout la double dimension mondiale qu'incarne à elle seule cette petite boîte avec quelques caramels dedans. J'aurais du les compter!

Pour en revenir à l'UNESCO,  Il y a bien sûr d'autres sites inscrits dans la liste pour la France et aussi pour le Monde. La démarche est remarquable, du fait du degré d'exigence très sérieux du classement  au niveau mondial. Les critères, qui sont au nombre de 10, permettent de définir la notion de paysage naturel issu du génie humain préservé...

Et vive ces caramels du Mont Saint-Michel, le 2è monument le plus visité en France, que j'ai achetés pour leur boîte.   L'autre monument, qui attire le plus les touristes, étant forcément la Tour Eiffel à Paris…mais il n'est pas naturel! Nobody is perfect, c'est vrai aussi pour nos monuments!

*MSM = Mont Saint-Michel        ** Alençon est situé dans l'Orne en Normandie

Pour suivre le chemin

Allez voir et revoir le Mont Saint-Michel ; découvrez le aussi d’une façon remarquable grâce à Ouest-France sur http://www.dailymotion.com/embed/video/k3Sk8xdmuam96Ea6G7s

. Voir aussi le Mont-Saint-Michel sur le site de l'UNESCO, avec des photos superbes  http://whc.unesco.org/?cid=31&l=fr&id_site=80&gallery=1&index=13&maxrows=12

. Découvrir notre Patrimoine mondial sur le site  qui lui est dédié sur http://whc.unesco.org/fr/apropos/         qui s'ouvre sur cette phrase admirable: "Le patrimoine est l’héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir.", avec des photos à se pâmer....

. Photos Elisabeth Poulain  

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RestoBio, Pornic, Manger bon, frais, bio, végétarien si vous le voulez

23 Août 2016, 17:56pm

Publié par Elisabeth Poulain

Pornic, arrivée au vieux port, drapeaux français, Cl. Elisabeth Poulain

Pornic, arrivée au vieux port, drapeaux français, Cl. Elisabeth Poulain

Le titre. Il tient dans les 70 caractères maximum obligatoires, ce qui est déjà un exploit. Il ne peut pourtant être plus complet, ce qui est dommage. C’est donc l’objet de ce billet, vous dire cette fois-ci, sans limitation de caractères pourquoi la décision d’aller déjeuner au Rest’O-Bio de Pornic, sur le plateau a été franchement une bonne idée, pour les membres de notre petit groupe forcément composite en reflet de notre époque. Il y a ceux qui mangent bio, ceux qui sont végétariens et bios ou pas, ceux qui s’adaptent comme les flexitariens, ceux qui sont plutôt portés vers la cuisine traditionnelle…L’intéressant est qu’il n’y a pas de clivage entre les végétariens et les autres. C’est un point important dans les familles ou plus largement les groupes.

Pas de souci au Rest’O-Bio de Pornic, vous avez le choix et cela dans un cadre apaisant où vous voyez le chef cuisiner devant vous, si vous avez envie de le voir. Le cadre joue en effet un grand rôle dans l’accueil du client. Il faut maintenant que je vous explique quand nous y sommes allés et comment nous l’avons découvert.
 

Pornic-Rest'O-Bio-Ville haute sur le plateau-La cuisine-Le Cuisinier-Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Ville haute sur le plateau-La cuisine-Le Cuisinier-Cl. Elisabeth Poulain

Pornic-Rest'O-Bio-Ville haute sur le plateau-La cuisine-Le Cuisinier-Cl. Elisabeth Poulain

Le choix du Resto-Bio. Il s’est fait préalablement sur le net en cherchant à « Cuisine végétarienne». On ne peut pas dire qu’on était là par hasard. Nous voulions manger à une table et pas un faire un pique-nique. Il faisait trop beau et trop chaud. Nous voulions à la fois déjeuner sur place, ne pas attendre, manger bon et simplement, des aliments qui ont gardé leur identité, sans sauce cache-misère…et ne pas nous ruiner. Cela fait déjà vraiment beaucoup, surtout au cœur de l’été dans une station balnéaire très fréquentée.

Il s’y ajoute aussi et tout autant l’envie de ne pas être pris dans la grande masse des « Aoûtiens » qui fréquentent et animent en pleine saison cette partie de la Côte atlantique. L’été au sommet de la vague des vacanciers et des touristes, déjeuner relève parfois du parcours du combattant sur la Côte littorale atlantique. Il me souvient ainsi d’avoir beaucoup marché au Croisic un certain mois d’août…

Là à Pornic, nul souci en plus pour garer sa voiture. Le parking est devant le Rest’O-Bio, qui est situé devant le grand magasin BioCoop, c’est dire qu’il y a une vraie logique. Après le déjeuner que vous venez de déguster, vous pouvez faire vos courses, en venant - pourquoi pas - de découvrir des nouveaux accords gustatifs entre par exemple des fruits et des légumes…

Pornic-Rest'O-Bio-Vue sur la cuisine, l'assiette, le mur de séparation de la salle, Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Vue sur la cuisine, l'assiette, le mur de séparation de la salle, Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Vue sur la cuisine, l'assiette, le mur de séparation de la salle, Cl. Elisabeth Poulain

Pornic-Rest'O-Bio-Vue sur la cuisine, l'assiette, le mur de séparation de la salle, Cl. Elisabeth Poulain

Pornic-Rest'O-Bio-Affichages explicatifs divers-Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Affichages explicatifs divers-Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Affichages explicatifs divers-Cl. Elisabeth Poulain

Pornic-Rest'O-Bio-Affichages explicatifs divers-Cl. Elisabeth Poulain

Notre choix de menu. Nous avons retenu la formule Entrée-Plat-Dessert. Un jus de fruits et légumes nous a permis de commencer le repas par une bouche fraîche, suivi par un composite de carottes râpées, de radis, de purée d’haricots rouges, avec de l’houmous en complément, pour apporter des lipides. Le plat chaud a été une tarte chaude aux tomates, accompagnée d’une coupelle d’épinards aromatisés au curcuma. En dessert, un far aux pommes accompagné d’un coulis de fruits rouges nous permis de terminer ce déjeuner agréable et léger, dans un endroit bien aménagé qui secrète son propre calme…en dégustant une bouteille d’eau minérale Ventadour 1868…A quand une telle formule de restauration dans d’autres BioCoop ?

 

Pour suivre le chemin

. Retrouvez les coordonnées du Rest’O-Bio dans « Les Hameaux Bio », Zone de l’Europe, 1 Rue du Traité de Lisbonne, 44210 Pornic, Tél. 02 40 21 12 40, Ouvert de 09:30–19:15h.

. Le Rest-O-Bio de Pornic, avec les menus du jour http://www.leshameauxbio.fr/rest-o-bio-plats-du-jour/  valables aussi pour celui de Guérande. Vous pourrez également déjeuner avec les producteurs le 26 août prochain…

. Le financement participatif qui a permis la construction et l’ouverture du Rest’O-Bio sur https://fr.ulule.com/resto-bio/comments/

. Voir aussi dans le livret "Se restaurer Boire un verre, Sortir... A table" édité par Pornic, en page 73 la présentation de Rest'O Bio...

. Photos Elisabeth Poulain

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Supporter > Le pack des cigarettes en confiserie Krakatoa, Coronation

17 Août 2016, 15:22pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Carton d'accrochage de Supporter, paquets de cigarettes confiserie fantaisie, Cl. Elisabeth Poulain

*Carton d'accrochage de Supporter, paquets de cigarettes confiserie fantaisie, Cl. Elisabeth Poulain

Explication du titre. Voici un nouvel exemple datant d’avant le passage à l’an 2000 de l’art de vendre aux enfants un ensemble à fumer, en précisant tout de suite qu’une telle présentation ne serait actuellement absolument plus autorisée. Elle serait interdite du fait qu’elle serait perçue comme une incitation à fumer.

Vous dire quand et où j’ai acheté cet ensemble « Fumeur », je n’en ai vraiment plus le souvenir. Par contre la raison pour laquelle je l’ai achetée est claire. Il s’agissait de montrer à des étudiants de 5è année d’école d’Ingénieurs jusqu’où pouvaient aller le packaging et globalement la communication pour vendre du chocolat à des enfants. Autant déjà à l’époque, cela m’avait choqué, autant les étudiants avaient trouvé ça « marrant ».

Les seules indications précises concernant l’entreprise tiennent en une ligne sur la pochette extérieure « Supporter, Service Consommateurs, BP 27, 17800 Pons, France » au verso du carton orné d’un dessin de robot à tête de renard souriant et volant qui fait face, avec son épée magique, à des monstres qui font vraiment peur. C’est réussi mais pas signé. Il faut ouvrir le sac transparent en cellophane pour trouver le nom et l’adresse du fabricant « Made in France by Ferton France, 51230 Fère Champenoise », une entreprise d’entreposage et de stockage actuellement.

Sachet, Supporter, paquets de cigarettes confiserie fantaisie, Cl. Elisabeth Poulain

Sachet, Supporter, paquets de cigarettes confiserie fantaisie, Cl. Elisabeth Poulain

Les deux paquets de cigarettes contiennent 10 cigarettes de « confiserie fantaisie, succédanée de chocolat », qui sent encore vaguement l’odeur sucrée du chocolat de couleur « chocolat », plus pour Coronation, le paquet de couleur bleu, moins d’ailleurs pour Krakatoa, le paquet blanc et rouge. Par contre les cigarettes visibles dans la pochette cellophane remplies d’une confiserie blanche, dont le niveau de remplissage a beaucoup baissé, n’ont plus d’odeur.

Outre les deux paquets et les 16 cigarettes « blanches », l’ensemble « Fumeur » est doté d’un briquet évidemment factice et d’une espèce de porte-cigarette d’un beau plastique jaune qui n’a évidemment aucun sens. Au moins pour moi…à part le mettre dans la bouche. Une pratique dangereuse…

Voici pour finir, voici une analyse détaillée du contenu du type « archéologie du sucré du quotidien d’avant le passage à l’an 2000»,

. pour Coronation, la confiserie est à base de « sucre, graisse végétale hydrogénée, lactosérum, cacao en poudre, émulsifiant lécithine, arôme vanilline »,

. pour Krakatoa, la confiserie est à base de « sucre, graisse végétale hydrogénée, lactosérum, cacao en poudre, émulsifiant lécithine, arôme « vanilline ».

Comme vous pouvez le voir, seuls la dénomination et le packaging différencient les deux paquets…Le drôle est que j’ai cru sentir une faible odeur de chocolat dans le paquet bleu Coronation et franchement une très lointaine senteur pour Krakatoa. Comme quoi, la vue modifie la perception d’une odeur…Intéressant !

Sachet intérieur, Supporter, paquets de cigarettes confiserie fantaisie, Cl. Elisabeth Poulain

Sachet intérieur, Supporter, paquets de cigarettes confiserie fantaisie, Cl. Elisabeth Poulain

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Les sucettes Chupa-Chups, Pop Machine Garçons, Le mécanicien…An 2000

23 Avril 2016, 15:59pm

Publié par Elisabeth Poulain

Chupa-Chups-Pop-Machine-The Power-sucette-vers l'an 2000-Cl. Elisabeth Poulain

Chupa-Chups-Pop-Machine-The Power-sucette-vers l'an 2000-Cl. Elisabeth Poulain

Chupa Chups pour commencer. C’est une marque au départ catalane, de nationalité espagnole, à très forte notoriété internationale. Maintenant, elle fait partie d’un groupe italien de sucreries à vocation mondiale. Comme pour toutes les grandes marques, vous trouverez de moins en moins d’informations  sur le net, à l’exclusion d’éléments identiques d’information complètement maitrisés. En conséquence, ce billet ne va pas s’appuyer sur des infos répétées en boucle, ou sur l’évolution d’une entreprise fondée par un entrepreneur, Enric Bernât,  qui au départ en 1958 eut une vision très avant-gardiste et intéressante  d’une sucette ronde. Celle-ci fit l’objet de grosses campagnes publicitaires de communication focalisées  aussi bien sur les adultes que sur les enfants, avec un succès étonnant. La sucette ronde fut dès le départ plus qu’une sucette, elle devint un quasi-must de la vie sociale, grâce aussi il faut le dire, à une inventivité impressionnante et une distribution à la hauteur.

Voici donc exemple de Chupa Chups destiné plutôt à des garçons tout autant qu’à des hommes, partant du principe que l’humour n’a pas d’âge, que ce soit dans un sens ou dans un autre, mais avec des motivations différentes, forcément. Le titre de cette série, dont je n’ai qu’un seul exemplaire –désolée personne n’est parfait- est à la pointe de l’innovation. Il fallait une pile dans la POP Machine pour animer la sucette dont vous teniez le boitier avec la pile à la main, tandis que la partie sucrée-sucette bougeait dans la bouche.

Chupa-Chups-Pop-Machine-The Power-sucette-vers l'an 2000-Cl. Elisabeth Poulain.

Chupa-Chups-Pop-Machine-The Power-sucette-vers l'an 2000-Cl. Elisabeth Poulain.

Inutile de vous dire que le bonhomme POP est fier de son coup, surtout avec une « battery included » AA 1,5v. Comme je ne l’ai jamais fait marcher, je ne peux pas vous dire, si tout était OK. Après test avec une pile neuve, le résultat a été négatif ; 16 ans et des poussières après, ce n’est guère étonnant. Le petit bonhomme rouge-orange est la tentation faite homme, avec une grosse clé à la main et des gants bleus qui ressortent sur les roues dentées noires sur fond bleuté du support en carton.

On peut supposer qu’il y a eu une série de POP Machine « The Power ». Celle que je viens de vous montrer est un rappel de la célèbre affiche de film de Charlie Chaplin pour les « Temps modernes ». On peut en voir un extrait issu de l’affiche de présentation du film (1936) « Les Temps modernes ». Quant à la POP Machine, seul le plastique thermoformé, qui permettait de protéger l’ensemble, a jauni avec le temps…

Chupa-Chups-Pop-Machine-The Power-sucette-vers l'an 2000-arrière-Cl Elisabeth Poulain

Chupa-Chups-Pop-Machine-The Power-sucette-vers l'an 2000-arrière-Cl Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. J’avais acheté ces sucettes CC dans plusieurs pays européens pour montrer à des étudiants-ingénieurs à bac +5 des bons exemples innovant de création de marques immédiatement positionnées à l’international, en brouillant les frontières, les âges, les genres…Elles eurent un franc succès du en particulier à leur dimension transgressive, contrairement aux cigarettes en chocolat de Breda qui n’amusèrent personne.

. La marque internationale catalane d’origine, donc de nationalité espagnole à ses débuts, est la filiale depuis 2006 d’un grand groupe italien, qui possède par exemple Mentos dans son portefeuille, http://www.perfettivanmelle.com/our-brands/chupa-chups/  

. Retrouver l’histoire très succincte de Perfetti Van Melle sur http://www.perfettivanmelle.com/who-we-are/our-history/  

. A voir par les yeux de sa filiale française, sur http://www.chupachups.fr/sucettes.html  

. La référence wikipedia, avec très peu d’’informations, comme dans tous les grands groupes, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Chupa_Chups  

. Voir aussi sur ce blog http://www.elisabethpoulain.com/article-mini-cas-le-sucre-formes-couleurs-les-tirelires-chupa-chups-125446577.html  

. Sur le sucre cette fois-ci en boîte poudreuse de sucre-glace, d’une autre marque http://www.elisabethpoulain.com/article-le-sucre-glace-en-personnages-formes-couleurs-daddy-en-exemple-124983055.html  

. Photo de Charlie Chaplin dans les Temps Modernes (1936) à voir sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Chaplin_-_Modern_Times.jpg

 . Photos de cette Pop Machine Chupa Chups Elisabeth Poulain

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Les navettes de Marseille > Des biscuits de mer à la fleur d’oranger

22 Février 2016, 18:31pm

Publié par Elisabeth Poulain

Navettes de Marseille-Four des Navettes-Marseille-Cl1. Elisabeth Poulain

Navettes de Marseille-Four des Navettes-Marseille-Cl1. Elisabeth Poulain

Ce sont des curieux biscuits, à plusieurs titres. Ils sentent si bon la fleur d’oranger, dans le sachet de papier posé à côté de l’ordinateur, qu’ils me font rêver… forcément à la fleur d’oranger que je redécouvre. Se souvenir d’une odeur est chose difficile et je n’ai guère de souvenir d’enfance de pâtisseries faites avec de la fleur d’oranger.

Pourquoi des biscuits de mer, parce qu’ils sont si durs qu’ils peuvent se conserver longtemps dans des boîtes hermétiques, à l’abri de l’humidité de l’air en mer.

Ces curieux biscuits s’appellent des navettes, un terme qui rappelle l’univers du tissage sur des métiers à tisser. En fait ce sont des petits rouleaux de pâte à pain avec quelques gouttes  d’huile, du sucre, de la fleur d’oranger qui sont sectionnés tous les 18, 18,3cm pour en faire des petits bâtonnets, dont le dessus est fendu sur 13 à  14 cm, pour que l’intérieur soit cuit à cœur. Le biscuit lui-même n’est pas retourné pendant la cuisson.

Navettes de Marseille-Four des Navettes-Pochon-Marseille-Cl2. Elisabeth PoulainNavettes de Marseille-Four des Navettes-Pochon-Marseille-Cl2. Elisabeth Poulain

Navettes de Marseille-Four des Navettes-Pochon-Marseille-Cl2. Elisabeth Poulain

Leur forme varie selon le producteur. Certains ont des allures de petits navires prêts à flotter sur l’eau, d’autres de bâtonnets fendus en deux en leur milieu… L’important est qu’ils soient cuits à point, ni trop, auquel cas ils seraient secs comme une trique ni trop peu, sous peine d’être pâteux et de moins bien se conserver.

Conçus pour la mer - et pas que - ces vaillants petits biscuits secs de secs se conservent sans souci dans leur boîte métallique pendant un an au moins. Songez en plus que vous goûtez une vraie spécialité marseillaise qui existe depuis 1781. Ils sont en plus cuits depuis lors dans le même four qu’à leur naissance, ce qui fait de cette boulangerie la plus vieille de Marseille…Pas mal quand même pour un biscuit de mer…

                                                                          *

Pour suivre le chemin

. Four des Navettes, Nicolas Imbert, à retrouver sur leur site http://www.fourdesnavettes.com/  et au magasin 136 rue Sainte, 13007 Marseille, 04 91 33 32 12,  contact@fourdesnavettes.com  

Navettes de Marseille-Four des Navettes-Pochon-Médailles-Marseille-Cl-3.4. Elisabeth PoulainNavettes de Marseille-Four des Navettes-Pochon-Médailles-Marseille-Cl-3.4. Elisabeth Poulain

Navettes de Marseille-Four des Navettes-Pochon-Médailles-Marseille-Cl-3.4. Elisabeth Poulain

. Voir des exemples de recette sur http://www.geekyandgirly.fr/2014/01/28/recette-de-marseille-les-navettes-de-saint-victor/  ou sur http://www.hervecuisine.com/recette/la-recette-des-fameuses-navettes-de-marseille-a-la-fleur-doranger/  

. La Fleur d’Oranger sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Fleur_d%27oranger  

. Photos Elisabeth Poulain, à partir de vraies navettes de Noël et de leur sachet qui sent toujours aussi bon.

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Mini-Cas > Le sucre, formes & couleurs > Les tirelires Chupa Chups

27 Janvier 2015, 19:36pm

Publié par Elisabeth Poulain

Le titre de ce mini-cas packaging. Il porte sur le sucre, celui des sucettes rondes de marque Chupa Chups, d’origine espagnole alors, distribué dans le monde. Des sucettes à base de lait et de sucre qui ont pour particularité d’avoir été vendues fin du siècle précédent, début du nouveau, dans des boîtes-tirelires au packaging très innovant, coloré, drôle et un peu déjanté pour attirer une clientèle de Jeunes plus âgés que l’enfant de moins de 10 ans, qui constituait la cible traditionnelle de la sucette.  

La boîte à sucettes Chupa Chups. Elle ressemble à un petit bidon de lait, sans les anses, tel qu’on en voyait encore jusque dans les années 1980 en France, lui-même à la forme dérivée du gros bidon qui était utilisé dans la salle de traite dans les exploitations. Les dimensions sont bien sûr adaptées non pas à des mains infantiles mais plutôt à des mains de parents qui voudraient faire plaisir à leur-s enfant-s.

DSC07919

Les chiffres portés sur la boîte. Ses dimensions sont de 15,5cm de hauteur et les diamètres de 9cm en bas et de 8,5cm en haut, petit ourlet de métal inclus à chaque fois. Le différentiel témoigne du resserrement de la boîte en haut qui permet à une main d’adulte de la saisir facilement, un enfant peut-être moins, avec ses deux mains oui. 20 U, c’est-à-dire 20 sucettes sont contenues dans la boîte, qui pèse 240 grammes.

. La Ière boîte « Lait Sucettes ». Elle a été fabriquée, contenu inclus, par et pour la filiale française de la Société Bernat du nom du fondateur de la marque et de la saga des Sucettes Chupa Chups, sous le code de l’usine mère à Barcelone (Espagne), comme l’indique les deux premiers chiffres du code-barre = 8 4... Sa composition est établie ainsi  pour ces « Sucettes au goût de caramel et de lait,  « Ingrédients : Sucre, sirop de glucose lait en poudre, partiellement écrémé, pâte de cacao, beurre de cacao, arômes, café soluble, colorant (rouge de betterave, curcumine). ».

DSC07923

. La seconde boîte d’ «Ice Cream Lollipops». Elle doit dater, sans certitude de ma part, de quelques années après. Cette fois-ci, le Made in Spain ressort clairement, avec l’adresse de l’entreprise à Barcelone. Une nouvelles mention apparait en plusieurs langues, comme ici pour le français : « Cette*emballage est destiné exclusivement aux sucettes Chupa Chups et ne peut  contenir aucun liquide ». (*= faute d’orthographe incluse. Il aurait fallu écrire « cet emballage… »).   

La liste des ingrédients, obligatoire dans tous les pays d’importation, figure sous l’assise de la boîte pour le grand nombre de pays dont le nom n’est pas cité, seule la langue changeant à chaque fois. La lecture en est de ce fait extrêmement difficile. Il faudrait photographier la liste en agrandissant les caractères, pour arriver à savoir quels sont les pays concernés.  

Les langues utilisées au bas du contenant. Il y a d’abord  l’anglais valable pour tous les pays, Espagne incluse, puis un avertissement identique en allemand, anglais, espagnol, français et russe.

Le packaging de la boîte violette et blanche. Il est fondé sur la présence de deux vaches clairement déjantées, dont on ne voit que la tête, avec des yeux qui biglent, une langue bien rouge qui pendouille et une "cibiche" (une cigarette en langue populaire)  au coin des lèvres.

     DSC07926

Pour suivre le chemin

. Voir le site de la marque détenue par une société internationale depuis 2011   http://www.chupachups.com/goodies.html, pour son 50e anniversaire, voir http://www.chupachups.fr/history_pop.html?frame=true&bg=ffffff

. Pour guère plus d’informations, voir   http://fr.wikipedia.org/wiki/Chupa_Chups

. Une analyse de la marque intéressante sur https://prezi.com/xj2_ectenveg/1g1-chupa-chups-analyse-de-la-marque/ 

. Sur l’absorption de la marque espagnole par le groupe italien, Perfetti van Melle - qui était déjà son partenaire avant, lire  - http://www.lesechos.fr/04/07/2006/LesEchos/19701-113-ECH_chupa-chups-se-fait-croquer-par-l-italien-perfetti-van-melle.htm

. Voir maintenant comment le groupe italien parle de son 2è produit phare après Mentos, sur  http://www.perfettivanmelle.com/our-brands/chupa-chups/ C’est impressionnant. 

. Photos Elisabeth Poulain 

Les questions   

Question 1. Pourquoi avoir précisé de façon exclusive les fonctions de la boîte, une fois en positif  et une fois en négatif ? Quel type d’avertissement est-ce là ?

Question 2. Pourquoi le packaging violet « Lait-Sucettes » semble-t-il plus ancien que le « Ice-Cream Lollipops » blanc, noir + autres couleurs ?

Question 3. A quels marchés est destinée la boite violette et blanche ?       

Question 4. Quelles catégories de personnes peuvent-elles être attirées par ces  sucettes?

Question 5. Quel est le pouvoir marketing de la vache en France ?

Question 6. Quel lien faites-vous entre les sucettes CC et le bidon ?

Question 7. Quel est l’impact de l’usage du dessin et de la couleur sur le goût du sucre ? 

Question 8. Quelles sont les trois grandes différences entre les deux packagings ?

Question 9. Quel est  leur grand point commun ?

Question 10. Quel packaging vous plait-il le plus ?

Question 11. Pourquoi trouve-t-on aussi peu d’informations sur la sucette espagnole et maintenant le groupe italien?

DSC07921

Les réponses aux questions

R.1 à la Q.1. Les fonctions de la boîte, en positif  et négatif en lien avec le type d’avertissement.  C’est un avertissement légal propre à chaque pays ou groupe de pays, dont certains demandent cette double réponse : ce pour quoi la boîte est faite et ce pourquoi elle n’est pas faite. Ceci découle directement de l’influence du droit américain qui énonce un principe tout en l’assortissant tout de suite de précisions qui limitent son champ d’application. Cela oblige à être plus précis et à plus tenir compte de la réalité du terrain, contrairement au droit français qui préférait poser un principe. 

R.2 à la Q.2.  Le packaging violet « Lait-Sucettes » plus ancien que le « Ice-Cream Lollipops » blanc, noir + autres couleurs. Une des raisons est qu’il est plus lisible et plus audacieux, en utilisant des concepts visuels plus forts, avec une vache qui n’est pas très fraîche, un violet rose qui tient la route, de grandes taches blanches qui arrivent à équilibrer le tout. Le second est plus complexe, avec beaucoup de thèmes dont aucun ne va jusqu’au bout…L’époque n’est pas la même. La fin du XXe siècle a soulevé beaucoup de créativité et d’audace chez les concepteurs publicitaires.    

R.3 à la Q.3. Les marchés de la boite violette et blanche.  Ce sont les  pays   dont la langue est utilisée dans les mentions du bas, à savoir la France et les pays francophones autorisant ces importations en provenance de France.   

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R.4. à la Q.4. Les catégories de personnes attirées par ces  sucettes. Ce sont les Ados qui veulent montrer qu’ils sont grands, en osant acheter des sucettes un brin transgressives, ainsi que des adultes jeunes que cela amuse. D’une façon générale, tous ceux qui ont la culture « BD » et qui aiment l’humour au second degré.    

R.5 à la Q.5. Le pouvoir marketing de la vache en France. Il est très fort, grâce à une star incontournable, qui s’appelle La Vache Qui Rit. D’une façon plus générale, les Français aiment bien les vaches, même si on n’en voit plus beaucoup dans les prés. Elles sont toujours symboles d’abondance et de douceur.     

R.6 à la Q.6. Le lien entre les sucettes CC et le bidon. En fait, ils sont double, c’est le lait connu pour sa douceur crémeuse au départ et le sucre, celui du lait et celui qui est ajouté. Le lait est le premier aliment de la vie, qui ne s’oublie jamais. 

R.7 à la Q.7. L’impact de l’usage du dessin et de la couleur sur le goût du sucre.L’impact est très fort, d’abord parce que le sucre est un puissant euphorisant, avec lequel on se sent vite très bien. Le dessin individualise la relation avec le sucre; quand on aime la BD, on n’est pas quelqu’un de banal et la couleur renforce le plaisir du sucre. Le blanc seul peut évoquer beaucoup de choses mais pas forcément le plaisir  simple et premier de manger un bon gâteau et de sucer une belle sucette rouge, violette...

R.8. à la Q.8 Les trois grandes différences entre les deux packagings. En 1, c’est l’importance variable de la présence de la marque, avec un grand logo x 2  sur la vache sur fond violet, qui contraste avec le petit logo en haut au niveau du col dans les Lollipops. En 2, le lien clair de la vache avec le lait sur le packaging n° 1 au fond violet et sa disparition visuelle sur le second, malgré l’inclusion de « cream » dans le titre. En 3. La clarté du visuel audacieux en 1,  qui contraste avec l’arrivée d'un  lutin qui fait des tas de blagues potaches, du type « je t’envoie mon cornet pour que tu glisses dessus ». Comme une bataille de boule de neige mais avec des glaces. C’est d’un drôle ! 

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R.9. à la Q.9  Leur grand point commun. C'est la forme de tirelire, avec la fente incisée dans le couvercle que l'on peut oter. C'est alors qu'apparait de façon première et très direct le lien avec l'argent. Ce bidon est aussi une tirelire qui apprend à l'enfant à comprendre ce qu''est l'argent et l'épargne. A chaque bonne action, on donnait un bon point aux enfants d'il y  a deux ou trois générations qui avaient fait quelque chose de bien. Il y a maintenant d'abord une sucette et ensuite des pièces d'argent que l'on peut amasser pour ensuite -  pourquoi pas? - s'acheter d'autres sucettes. C'est aussi un lien, dans l'histoire cette fois-ci, quand les grands Betteraviers du Nord de la France ont pu amasser des fortunes sur le sucre de betterave. Et en remontant dans le temps, un lien avec la richesse des Grandes Familles de l'Ouest de la France qui sont parties s'installer aux Antilles pour y faire cultiver la canne à sucre...     

R.10 à la Q.10. Le packaging préféré.   Pour ma part et sans conteste, c’est le premier, à cause de la vache, de ses yeux bigleux, de sa langue rouge et de son énorme "pif" (son nez). Il y a là un dessin joyeux.

R.11 à la Q.11. Le peu d’informations sur la sucette espagnole hier et le groupe italien aujourd'hui. C’est une politique générale des grandes entreprises dans le monde : faire peu de communication sur elles-mêmes  et beaucoup de soutien aux produits au niveau de tous les modes de distribution adaptées pour pousser le produit vers le consommateur et l’acheteur. En ce qui concerne Chupa Chups, l’entreprise d’Enric Bernat de 1958 à 2011, les informations étaient déjà très contrôlées du fait de l’acuité de la concurrence entre les groupes. La revente a accru le processus, la concurrence s’est encore renforcée au niveau mondial de sorte que sauf exception, les mêmes informations ou presque circulent en boucle. En attendant la venue dans la danse de la concurrence de poids lourds venant de Chine et de la République indienne…         

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Le sucre-glace en personnages, formes & couleurs > Daddy en exemple

11 Novembre 2014, 11:10am

Publié par Elisabeth Poulain

             

Comment connaître et reconnaître le sucre, le matérialiser à la vue, sans utiliser les mots habituels qui parlent de douceur, de plaisir, de réconfort, de partage…En particulier pour des enfants qui ne possèdent pas encore la capacité de comprendre tous les mots compliqués des adultes. Par contre, ils savent dès leurs premières heures de vie reconnaître la saveur sucrée qu’ils distinguent très bien de l’amer, du vinaigré… qui provoquent chez eux immédiatement des grimaces de rejet. On ne les voit jamais ces mimiques de répulsion  avec le sucré et cela partout dans le monde. C’est quand même extraordinaire.  

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L’exemple du sucre glace Daddy. Ce sont quatre flacons plastiques revêtus d’une pellicule plastique en couleurs de 500 grammes sorties en en série limitée, il y a plusieurs années. Je les avais achetées à l’intention d’étudiants de cinquième d’école d’ingénieurs. Ils avaient eu à étudier, qualifier et commenter le packaging de ces flacons qui ont même conservés leur sucre glace. Un exercice intéressant aux réponses vraiment différenciées selon les nationalités ou l'origine régionale des étudiants composant les groupes de travail.  

Quelques mots sur le flacon. C’est un gros tube resserré à la taille de façon à pouvoir le prendre facilement dans une main d’adulte, ce qui pose la question de la cible visée par ce packaging. Il mesure 18cm de hauteur, bouchon compris. Il atteint 29,4cm à la poitrine et aux hanches, son tour de taille étant de 24cm. Il est revêtu en haut d’un bouchon à vis rose dont une partie se relève afin de pouvoir verser le sucre plus facilement, l’amidon ajouté au sucre glace ayant pour objectif à de faciliter l’écoulement du mélange.   

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. Le trio de la première série. Le seul flacon que j’ai pu me procurer est un personnage à destination des filles, les deux autres étant plutôt faits pour des garçons. Ce sont « les catcheurs de glace ». Celui qui est en bleu veut faire peur avec sa grosse moustache retombante, tandis que le violet  éveille ma perplexité avec ses yeux qui louchent.

La mignonne toute en rose. Elle a de grands yeux étirés qu’on devine sous un masque, avec un cœur au-dessus du nez. Ses lèvres sont roses. En guise de bras, elle a des spatules pour faire les gâteaux et sur son ventre rebondit, elle porte un tablier où il est marqué « Daddy ». Sur son ventre, elle porte à la hauteur du nombril le logo de Daddy « Sucre Glace ».

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. Le trio de la seconde série. Ce sont tous des flacons-garçons. Le look a changé. Le design est plus travaillé. La recherche d’humour est clairement perceptible et le travail sur les couleurs plus amusant. Visuellement la série est plus réussie. Ils font partie d’ « Entreprise brises-glace » avec un s à brises, qui ressort en blanc sur fond marron. Le bouchon est maintenant plus sophistiqué avec un côté « verseur » à grande ouverture  et un autre côté « moulin » à grille.

L’Orange. Le bonhomme a une casquette bleue avec le sigle Daddy, des yeux qui biglent et quatre quenottes (des dents) qui ressortent. Son ventre rebondi est orné d’une ceinture porte-outil, avec en particulier une clé bleue, tandis que sa main droite tient un tourne-vis.

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Le vert. Sa casquette est orange-jaune. Ses yeux biglent aussi. Il n’a que deux quenottes qui ressortent sous une moustache. Et il a un marteau sur le ventre et une sorte de règle à la main droite.

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Le rose. Une casquette verte occupe le haut de son front, sa moustache ne laisse voir que deux dents, une de chaque côté, son ventre est orné d’une sorte de spatule  et sa main s’efforce de tenir une clé. 

Le  score entre les trois derniers et entre les deux roses. C’est l’orange qui est le plus réussi à mon goût. Quant à la comparaison entre le flacon-fille rose à la bouche rose et le flacon-garçon moustachu, c’est le second qui l’emporte visiblement. Les outils gagnent contre les grandes cuillères à pâtisserie, le flacon fille étant franchement kitch.Par rapport aux autres, il est daté.

Reste quand même quelques éléments troublants qui interrogent, à savoir :

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. A qui est destiné ce packaging, à la personne qui fait les courses, celle qui fait la pâtisserie, aux enfants dont les mains sont trop petites pour tenir le flacon et qui pourtant semblent être la cible choisie?

.  N’est-ce pas une façon de transformer le flacon de sucre-glace, dont la consommation ne doit pas être si développée, en objet ludique et de décoration pour la cuisine, une habile façon de renforcer la présence du sucre dans l’univers de la cuisine familiale ? Une façon très directe d’associer la cuisine au sucre et cela par le jeu visuel dès l’enfance ?

. La forme ronde, très ronde n’est-elle pas aussi le signe d’une personne bien nourrie, dont la silhouette appelle la sympathie ? Dans de nombreux pays du monde, la rondeur est un signe très  positif.                    

Pour suivre le chemin

. Retrouvez la marque Daddy sur http://www.daddy.fr/#daddy . Voir aussi le site mère http://www.cristal-union.fr/le-groupe/nos-marques/ à Actualités 2013 avec  la boîte rose qui se met au vert, ainsi que l’entreprise  CristalCo cité sur les flacons juste avant l’adresse de Daddy  http://cristalco.fr/produits-services/sucre/   

. Photos Elisabeth Poulain à voir dans l'album photos "Manger2"

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Jeudi, les menus de Jours de France > Les effets du temps à 40 ans

7 Avril 2014, 15:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

Jeudi, c’était le jour des enfants, une journée où traditionnellement les mamans faisaient une nourriture plus propre à satisfaire les goûts de leurs enfants. Est-ce le cas déjà ici ? C’est ce que nous allons tenter de voir, après les deux jours de menus déjà présentés sur ce blog, ceux du mardi et ceux du mercredi.   

Jours de France-30.12.1967-menu-jeudi-Courtelle

. Le déjeuner comporte toujours 6 plats présentés sur 5 lignes. Les voici, des hors d’œuvre variés (1), des côtes de bœuf (2) avec des pommes frites (3), une salade (4), du fromage (5) toujours au singulier et une crème au chocolat (6). 

Les hors d’œuvre variés ne sont pas précisés dans leur composition. Y-a-t-il des crudités ? On l’ignore ; c’est important parce que si non, à part la salade qui accompagne toujours le fromage, le menu ne comporte pas de légumes, ni rien de frais. Il est vraiment étonnant de constater la richesse et la lourdeur de ces menus, tant en calories qu’en protéines et en coûts de toutes sortes.

Jours de France-30.12.1967-menu-jeudi-Playtex

Les côtes de bœuf-pommes frites sont un grand classique en France. Ils constituent un standard de la cuisine préférée des Français et de leurs enfants. Ce qui m’amuse est que la côte de bœuf est écrite au pluriel. Le fromage écrit au singulier est toujours précédé d’une salade verte, comme si c’était un « must » obligé pour faire passer le fromage.

Tant de calories ne suffisent pas pourtant à faire le bonheur des gastronomes de l’époque. Il fallait encore terminer par quelque chose d’hyper-goûteux et de délicieusement sucré. J’ai nommé la crème au chocolat, là aussi un des desserts sucrés préférés des enfants.

Jours de France-30.12.1967-menu-jeudi-Citroneige

. 7 heures et quelques plus tard, voici ce qui prévu pour le dîner.  Il comporte 5 composantes: salade de tomates (1), cervelles de mouton frites (2), épinards à la crème (3), fromage (4) et sorbet au citron (5).

Le  repas commence par une salade de tomates, qui répète en plus léger les hors d’œuvre du midi, ce qui laisse à supposer qu’il n’y avait pas forcément des crudités au déjeuner. Suivent après des cervelles de mouton frites - après déjà les frites du midi - qui sont accompagnées d’épinards à la crème. Aaah, je pose la question « fallait-il vraiment de la crème? » encore le soir, après ces menus si riches, à tous les points de vue ? La réponse est visiblement oui, parce que ce n’est pas fini. Il y a la salade (sans fromage, toujours réservé au midi) et un dessert, un sorbet au citron.

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En conclusion pour ce jour du jeudi, je n’arrive à voir de vraies différences d’avec les deux autres jours de menus dont je vous ai déjà parlés (le mardi et le mercredi), si ce n’est qu’il contient encore plus de sucre et de graisses.  C’est impressionnant.

Du côté des photos, j’ai choisi pour ce billet les publicités concernant les femmes dans leur ordre de présentation dans le magazine; ce sont elles qui préparent la cuisine, servent les membres de la famille, lavent la vaisselle et la rangent, en pensant aux prochaines courses à faire…L'étonnant est qu'elles soient aussi minces que maintenant, en faisant une cuisine aussi riche et avec tant de plats... Un bon exemple de double message impossible à suivre.

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Pour suivre le chemin

. Jours de France, n° 685, 30 décembre 1967, avec Jeanne Moreau dans sa robe de réveillon.

. Photos Elisabeth Poulain des publicités « femmes » du magazine  avec Courtelle, Playtex, Citroneige, Gamay, Jalla et les bas sans jarretelles de Top le Bourget, le plus beau visuel sans conteste de tous! Un gag aussi chez Jalla, avec un homme et 2 ou 3 femmes partageant la même salle de bain noire. C'est curieux.    

Jours de France-30.12.1967-menu-jeudi-Top-le-Bourget-bas

. Voir les deux autres billets sur ce blog, les photos sont dans l’album « Styles de Pub » sur ce blog.    

http://www.elisabethpoulain.com/article-les-menus-du-mardi-une-semaine-de-menus-jours-de-france-30-12-1967-122676587.html         

http://www.elisabethpoulain.com/article-mercredi-le-menu-de-jours-de-france-30-12-1967-122841500.html          

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Mercredi > Le Menu de Jours de France > 30-12-1967

5 Mars 2014, 18:19pm

Publié par Elisabeth Poulain

Après le mardi, vient le mercredi. C’est une certitude autant que l’est la date à une année près, le magazine est bien daté de l’avant-dernier jour de la semaine  de 1967. Ce mercredi-là a peut-être été en réalité le Ier jour de l’année 1968 dont tout le monde en France a gardé le souvenir, pas les bébés bien sûr ni ceux qui sont nés après. Une grande différence avec 1967 comme si le temps s’était arrêté ; la France et les Français avaient si peu à dire ou à montrer que c’est bien cette absence ou plutôt ce déficit de témoignage qui interpelle.

. « Le menu, le menu, on veut le menu, nous, c’est manger qui nous intéresse  =           D’accord, j’ai compris, ça vient, un peu de patience. 

Jours de France-30-12-1967-pub-courtelle-menu-mercredi-

Le déjeuner d’abord, avec toujours cinq services, la salade étant toujours présentée avec le fromage toujours au singulier en avant-dernière position, juste avant le dessert. Commençons dans l’ordre, sur une ligne, ce que ne faisait pas Jours de France qui utilisaient une demi-page en page impaire, page 95 (sur 118 au total). Le reste de la page est dédié en colonne extérieure à deux dessins humoristiques de Blanc, un dessinateur très connu pour ses silhouettes de la Parisienne, toujours jeune, hyper-sexy et délicieusement snob:

1 Crudités, 2 Rôti de Veau, 3 Petits pois, 4 Salade-Fromage, 5 Pommes meringuées

Le commentaire. Ce n’est pas mal d’après nos critères actuels d’allègement calorique, de recherche de vitamines  et de diversité de plats, à une exception près, c’est le duo salade-fromage qui n’ajoute rien en terme de verdure (il y a déjà des crudités) ni en terme de protéine animale déjà assurée par le rôti de veau.

Se pose alors la question cruciale journalière du calcium qui effectivement semble être réglée quand il y a du fromage, d’autant plus que ce duo salade-fromage au déjeuner parait  être un must obligé de toute la semaine, à quelques exceptions près, avec parfois du fromage seul, parfois de la salade seule, parfois deux fois de la salade. Les crudités en début de repas seraient tout à fait suffisantes ; elles forment une très bonne entrée qui ouvre l’appétit, d’autant plus qu’elles sont suivis d’un plat digeste, ce rôti de veau accompagné de petits pois, qui étaient certainement en boîte. Deux raisons à cela, l’époque de l’année guère propice à la récolte des petits pois frais et le fait que les petits bois constituaient le Ier aliment le plus vendu en boîte de conserve, avec la sardine pour les poissons-protéines.

Et les pommes meringuées alors? Etaient-elles vraiment nécessaires ? Une pomme oui, une compote aussi. Une pomme meringuée, ce n’est plus un fruit, c’est un dessert où le fruit sert de socle à des blancs d’œuf montés en neige avec beaucoup-beaucoup de sucre. Vous avez compris que le repas se terminerait très bien avec la pomme entière, sans meringue c’est-à-dire sans tout ce sucre ajouté.

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Le dîner. Comme souvent à cette époque, l’entrée est remplacée par un potage –c’est la grande différence d’avec le déjeuner, suivi de quatre autres plats :

1 Consommé au vermicelle, 2 Omelette au jambon, 3 Tomates à la provençale, 4 Salade, 5 Mont-Blanc

Le commentaire. On commence par enlever la salade, il y en a déjà eu à midi et d’autant plus qu’il y a déjà à ce menu un légume certes cuit, les tomates. Le consommé au vermicelle a été fait à partir du fonds de la cuisson du rôti de veau du déjeuner. Agrémenté de quelques vermicelles, il ouvre agréablement le repas du soir. L’omelette au jambon complétée pour la saveur et pour la couleur par les tomates à la provençale me semble parfaite pour ce dîner léger.

Arrive  la salade qui n’est là que pour compléter une ligne car il en faut cinq par repas selon Jours de France. Dans le menu de mardi, le potage du soir était un potage Saint-Germain « aux croutons ». ici, cette salade non dénommée ne présente aucun intérêt ; on aurait pu avoir au moins une salade d’endives au roquefort, qui aurait au moins répondu à cette logique formidable JdF qu’une omelette doit être « au jambon », aux champignons et les tomates « à la provençale ».   

  Jours de France-30-12-1967-pub-citroneige-menu-mercredi-

Le Mont-Blanc. Tant de louanges à ce dîner qui apparaissait comme ayant vraiment peu vieilli selon nos standards actuels ne vont pas résister à l’annonce de ce Mont-Blanc  où nous allons retrouver notre désormais fameuse meringue qui est un gouffre à sucre mêlé à des blancs d’œuf que l’on monte en neige, laquelle meringue garnit telle la neige au Mont-Blanc une montagne de purée de marron cuite avec du sucre et elle-même nappée de crème fraîche. Il existe comme toujours des variantes, la crème Chantilly déjà sucrée seule ou le double binôme crème/sucre + meringue/sucre.

Pour « alléger » la recette du côté des marrons, et éviter de trop peser sur des estomacs complètement remplis, actuellement les Précieuses qui font la cuisine et les Précieux qui la mangent ont tendance à inverser le Mont-Blanc. C’est la mystérieuse alchimie de la cuisine où le Mont-Blanc-gâteau contrarie la logique géographique qui veut que la neige (= la meringue) soit sur la montagne (la purée de marrons qui tient bien au corps). Ce qui porte maintenant le nom de Mont-Blanc est exactement l’inverse, c’est la meringue nappée de crème fraîche qui est dessous et dessus sont saupoudrés des vermicelles de purée de marron. Cà c’est l’évolution actuelle. En 1967, je pense qu’il s’agissait  de la version nourrissante, tant ce qui précédait nous semble normalement léger en 2014, il y a 47 ans !

Et quelquechose qui ne m'avait pas frappé sur le moment. Il y a de la meringue à midi, le soir et  une omelette au dîner. On comprend le lien entre le blanc d'oeuf et le jaune d'oeuf, l"un pour la meringue et l'autre pour l'omelette pour le soir, mais réllement à midi pour le désert, c'est de trop. Trop, c'est trop....   

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Pour suivre le chemin

. Voir le menu du mardi sur ce blog    www.elisabethpoulain.com/article-les-menus-du-mardi-une-semaine-de-menus-jours-de-france-30-12-1967-122676587.html    

. Pour en apprendre plus sur le Mont-Blanc(gâteau), lire http://www.dumieletdusel.com/archives/2013/11/24/28505993.html

. Photos Elisabeth Poulain à partir du magazine de publicités et d’un dessin de Blanc.  

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Les menus du mardi, Une semaine de menus, Jours de France 30.12.1967

22 Février 2014, 16:30pm

Publié par Elisabeth Poulain

 

Une véritable pépite. C’est ce que j’ai trouvé dans un vieux, très vieux « « Jours de France », que m’a donné Edith Dutru, bouquiniste et relieuse à Angers. Autant dire un magazine d’il y a presque un demi-siècle. C’était un autre temps. On y voit en couverture Jeanne Moreau - toute mignonne- dans sa robe de réveillon. On y retrouve aussi Emmanuelle Riva vue par Léon Zitrone, Liz Taylor au Palais de Chaillot, Sheila chez elle et d'autres d’actrices qui toutes avaient mis leurs plus belles robes pour aller danser.

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La date est importante. Ce n’est pas pour calculer l’âge de celle qui devient par la suite une très grande actrice. C’est la question du passage du temps, du changement d’époque et de génération. On était clairement à un moment qui nous semble maintenant franchement lointain. Mon critère d’appréciation porte sur la façon de se nourrir, ou plutôt celle du bien manger vue par une presse à la fois grand public et qui voulait incarner une certaine forme de réussite sociale, celle d’une bourgeoisie qui mangeait bien et beaucoup.

Le moment dans l’année. C’est une semaine très spéciale ; elle est encadrée entre deux fêtes parmi les plus importantes de toutes, entre Noël et Nouvel-An. La programmation hebdomadaire de ces menus inclut le repas du Dîner-Réveillon de la fin de l'année. Juste avant le véritable banquet qui va durer plusieurs heures, cette 52e semaine est placée aussi sous le signe de l'abondance, voir plus.  C’est le moment de l’année où on mange le plus, même encore maintenant, que ce soit en terme de saveurs, de différences par rapport à ce qu’on mange le reste du temps, d’origine des aliments, de complexité culinaire et de ... travail de préparation et d’ après-repas à faire. Par contre, dans l’entre-deux, actuellement en 2013-2014, on fait au moins quelques efforts de diététique pour diminuer les quantités et alléger les calories ingérées. Heureusement !  

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En 1987, l’entre Noël-Nouvel-An. C’était aussi la fête tous les jours, en plus des jours de fêtes, plus le dimanche. C’est impressionnant,  tant et tant il y à manger aussi bien au déjeuner de midi qu’au dîner du soir. Pour changer les codes qui veulent qu’une semaine commence le lundi, je vais débuter par celui du mardi.

Le déjeuner du mardi. Il tient sur 4 lignes, avec six composants 

Coquilles Saint-Jacques

Haddock, Pommes vapeur

Salade - Fromage

Fruits

Le dîner du mardi comporte quatre plats avec

Potage Saint-Germain aux croûtons

Foie de veau sauté

Pâtes au beurre

Baba au rhum

Total de la journée = 3 fois des protéines animales, 1 fois un produit laitier, 1 fois des légumes verts crus (la salade), 1 fois des légumes cuits, 1 fois des fruits frais, un dessert très riche avec du sucre et du rhum pour le soir. Le déjeuner pourrait être facilement allégé. A-t-on vraiment besoin d’avoir des coquilles Saint-Jacques avant le haddock?  La réponse est non. Quant au dîner, on ne comprend plus une telle accumulation surtout après un potage de pois cassés. Le foie de veau est totalement superflu. Les pâtes au beurre, on les verrait mieux maintenant avec des tomates sautées, suivi du fromage. Quant au baba au rhum, il est à remplacer par un yaourt maigre.  

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Total du temps passé à trouver les produits, les préparer, les servir et tout remettre après = inconnu. C’est ce qu’on appelle « le travail invisible » qu’effectuent les femmes sans compter. Il faut environ 1h20 rien que pour faire le potage ! Sans commentaire, avec quand même cette question certainement très « ras des pâquerettes » : c’est qui, qui fait les courses, qui prépare le repas et qui fait la vaisselle ?  La question se pose d’autant plus que la femme française avait acquis depuis 1965, deux ans avant, le droit de « travailler  sans l’accord de son mari ». Quels menus nous aurait-on conseillés si elle n’avait pas eu l’accord?

1967. Visiblement, sur le Net, cette année n’a pas frappé les esprits. Il est franchement difficile de trouver des photos des façons de vivre de l’époque. A l’international, Wikipedia nous montre des photos de la Guerre des 6 jours 5 au 10 juin 1967), une guerre qui demeure encore vivace aujourd’hui. Israël occupe toujours les territoires gagnés à la Syrie et à la Jordanie.

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En France pour 1967, « Le Siècle des Echos, 1908-2008 » intitulé « Cent ans de Créations » a sélectionné en grand format une photo en noir et blanc de la télévision en couleur, au titre de l’évènement le plus important. En petit format au-dessus et en dessous, sont citées la marée noire du « Torrey Canyon » (17 mars 1967), le « Vive le Québec libre du Général de Gaulle » (24 juillet 1967), la transplantation cardiaque du Dr Barnard et la sortie du film de Bunuel « Belle de Jour » avec Catherine Deneuve. Et sans photo cette fois-ci, le 17 décembre 1967, l’autorisation de la contraception par la Loi Neuwirth grâce à la ténacité du Planning familial. Nous sommes à quelques mois de la fermeture de la Faculté de   Nanterre (22 mars 1968) qui elle-même préfigura l’occupation de la  (faculté de la) Sorbonne à Paris le 2 mai 1968 qui ouvrira le bal des évènements de Mai 1968…  

Pour suivre le chemin

Jours de France-30.12.1967-Pub-BNP

. Jours de France, 30 décembre 1967

. Retrouver avec une précision admirable le coût de chacun des éléments (2,22EHT) et le détail de la recette du potage Saint-Germain aux croutons http://www.hotellerie-restauration.ac-versailles.fr/fiches/?id=161

. Voir l’année 1967 sur http://fr.wikipedia.org/wiki/1967

. En particulier la Guerre des Six Jours menée par Israël sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_Six_Jours

. Photos Elisabeth Poulain de publicités parues dans ce numéro de l'hebdomadaire.

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