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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Articles avec #architecture-urbanisme

Quelques petites maisons de plage, vers Douarnenez, Bretagne, Côte atlantique, France

11 Février 2017, 12:10pm

Publié par Elisabeth Poulain

Bretagne, Douarnenez, Descente vers la plage, cabines de plage sur la gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Bretagne, Douarnenez, Descente vers la plage, cabines de plage sur la gauche, Cl. Elisabeth Poulain

 

Ces photos datent du début du siècle. Présentées ainsi, on a l’impression d’être projeté en arrière dans un lointain passé. Vous affirmez maintenant que ces « cabines de plage » existent encore, je l’ignore. Ce dont je suis sûre, c’est qu’elles sont bien présentes en photos tirées sur papier et sagement collées dans un de mes albums-photos, comme il était alors d’usage. A feuilleter ces albums, on a vraiment l’impression de revenir dans un passé lointain. On était alors au mois de juin 2002. Il faisait très beau sur la Côte atlantique, particulièrement dans la région de Douarnenez.

Ces petites maisons de plage sont toutes différentes les unes des autres. C’est clairement ce qui les rend attirantes. Sur les plages bien connues des vacanciers d’aujourd’hui, elles précèdent dans l’histoire les tentes toutes identiques, comme on pouvait en voir à La Baule par exemple. Celles que vais vous présenter ont pour particularité d’être toutes différentes. De petite taille, elles sont placées au plus près du mur qui protège la rue sur le remblai. On voit d’ailleurs en arrière et en hauteur les maisons qui ont vue sur mer, avec la rue pour les séparer du mur de soutien.

Bretagne, Douarnenez, cabine de plage la plus petite, n°1, Cl. Elisabeth Poulain

Bretagne, Douarnenez, cabine de plage la plus petite, n°1, Cl. Elisabeth Poulain

. C’est la plus petite des quatre cabines que je vous présente en premier. Elle est constituée en lattes de bois, verticales pour la porte et horizontales pour la partie « fenêtre ». Sa porte placée à gauche, vue du dehors, occupe une bonne moitié de la « façade » sur la plage, l’autre partie vers la droite est celle qui est dotée d’une « fenêtre » dont je doute qu’elle s’ouvre. Elle apporte la lumière à l’intérieur. Toutes les bordures des ouvertures sont soulignées d’un bleu moyen. Des panneaux en fibro-ciment forment le toit qui est devenu noir avec le temps. Du coup, le regard file vers l’arrière pour découvrir en lien le toit d’une maison de l’autre côté de la rue qui borde la baie. On voit aussi que l’espace est plus large sur la droite, que sur la gauche. C’est à ces détails qu’on voit que la réglementation municipale devait être moins contraignante lors de l’implantation de ces petites implantations sur le domaine public.

Bretagne, Douarnenez, cabines de plage, les deux voisines, n°2 & 3, Cl. Elisabeth Poulain

Bretagne, Douarnenez, cabines de plage, les deux voisines, n°2 & 3, Cl. Elisabeth Poulain

. En voici deux autres, en commençant par celle qui est à gauche sur la photo. Elle a deux points communs avec la Première Petite Maison. Il y a d’abord, le fibrociment du toit noirci qui prouve les attaques du temps et l’encadrement bleu moyen de la porte. Par contre la paroi de façade dotée de la fenêtre est beaucoup plus large. La partie vitrée elle-même porte un volet qui est sécurisé par deux barres horizontales. Cette fois-ci deux hermines bleues, un des symboles bretons, y sont très joliment représentées. 

. La cabine située à droite offre plusieurs particularités. Ses dimensions sont plus importantes en longueur et son toit est bleu ciel. La porte est fixée par trois gonds bien noirs placés à droite. La partie vitrée est située toute à droite de la façade. C’est elle qui attire l’attention, par la volonté de séduire le regard, avec ses deux vieux gréements aux voiles bleues, qui sont devenus un des symboles de la Bretagne, puis avec des vagues sur le panneau qui ferme en hiver l’espace vitrée.

Bretagne, Douarnenez, cabine de plage d'un homme artiste, n°4, Cl. Elisabeth Poulain

Bretagne, Douarnenez, cabine de plage d'un homme artiste, n°4, Cl. Elisabeth Poulain

. Voici la dernière de face, qui doit être la plus récente de toutes. Outre son toit bleu ciel, sa porte vitrée est ornée d’une peinture montrant le torse d’un homme en train de se changer et deux vraies créations picturales sont peintes les panneaux d’occultation.

En résumant, l’intéressant est de voir le chemin symbolique suivi, qui part de la couleur bleue pour faire ressortir le blanc qui atteste du bon entretien, de voir ensuite les hermines bleues puis les bateaux de pêche avec leurs voiles bleues gonflées par le vent et enfin la présence de l’homme-artiste qui témoigne de sa créativité même et surtout sur sa cabine de plage.

Bretagne, Descente vers la plage, cabines de plage sur la gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Bretagne, Descente vers la plage, cabines de plage sur la gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Pour finir voici le second cliché pris du haut du remblai d’où l’on voit l’arrière de ces cabines de plage, qui se tiennent sur deux rangées. Seules les secondes plus récentes, j’imagine, ont vue sur la mer ; celles que j’ai prises en photos devaient vraisemblablement ne voir que l’arrière des « petites nouvelles ». En prime, voici la descente vers la plage avec le panneau qui interdit la présence des voitures, des motos et des vélos…ce qui prouve a contrario qu’il y avait bien des personnes à se balader en voiture, à moto et à vélo sur la plage…

                                                           ************

Pour suivre le chemin

. Office de Tourisme du Pays de Douarnenez (Catégorie I), 1 Rue du Docteur Mevel, 29100 Douarnenez Bretagne, 02 98 92 13 35, info@douarnenez-tourisme.com et http://www.douarnenez-tourisme.com/visites-guidees

. L’hermine dans l’histoire de la Bretagne sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_Bretagne

. Clichés Elisabeth Poulain à partir des photos-papier, datant du début du siècle, en espérant que l’indication de « Douarnenez » que j’avais écrite dans l’album-photos n’est pas erronée…

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Liège, la ville et les maisons vues du Grand Escalier en photos

3 Février 2017, 11:45am

Publié par Elisabeth Poulain

Liège, le Grand Escalier, côté gauche en partant du haut de la colline, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, le Grand Escalier, côté gauche en partant du haut de la colline, Cl. Elisabeth Poulain

Liège est une ville très ancienne, située à l’est de la Belgique, dans un territoire marqué à la fois par les fleuves qui la traversent en bas et les collines pentues qui la dominent. Elle a aussi gardé une architecture préservée de maisons particulières particulièrement intéressantes. Je vise en particulier celles qui sont implantées le long de la descente d’un formidable escalier, qui part de la colline où est implanté le CHR. Il offre la particularité d’avoir été construit en ligne droite, du haut en bas, sans les zig-zags qui sont traditionnellement conçus pour affaiblir la pente. 

Liège, le Grand Escalier, vue sur le côté gauche, un jardin en terrasse, Cl. Elisabeth Poulain
Liège, le Grand Escalier, vue sur le côté gauche, un jardin en terrasse, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, le Grand Escalier, vue sur le côté gauche, un jardin en terrasse, Cl. Elisabeth Poulain

De là-haut, vous avez une vue fabuleuse sur la ville en bas. L’escalier en outre vous offre, au fur et à mesure de la descente un véritable album de belles demeures très soignées qui doivent pour la plupart datées du XIXe siècle et du début du suivant.

Liège, le Grand Escalier, vue sur la ville, maison au bow-window rouge, Cl. Elisabeth Poulain
Liège, le Grand Escalier, vue sur la ville, maison au bow-window rouge, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, le Grand Escalier, vue sur la ville, maison au bow-window rouge, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, le Grand Escalier, vue d'en bas, bancs sur le côté gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, le Grand Escalier, vue d'en bas, bancs sur le côté gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Le conseil est de monter à pied par un chemin qui offre une approche douce dans un cadre arboré et d’arriver ainsi avec toutes ses forces en haut de la colline vraiment pentue. ET c’est là qu’on découvre que descendre ces marches vous offre une palette étonnante à la fois de diversité, aucune maison en ressemblant à une autre, et un grand air de famille…Au bas de l’escalier, des bancs permettent de se reposer.

Liège, le Grand Escalier en bas, à gauche le mur de retenue de la terre, parking, Cl. Elisabeth Poulain
Liège, le Grand Escalier en bas, à gauche le mur de retenue de la terre, parking, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, le Grand Escalier en bas, à gauche le mur de retenue de la terre, parking, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, Le Grand Escalier, la ville, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, Le Grand Escalier, la ville, Cl. Elisabeth Poulain

Le temps nous a manqué pour savoir si les habitants pouvaient accéder à leur maison autrement que par l’escalier, par une entrée par l’arrière par exemple. Des bancs nous attendaient vers le bas pour nous reposer ; c’est au moins ce que j’ai imaginé. Avant d’arriver « en bas » près d’un parking situé sur une surface plane face à un appareil de soutènement impressionnant implanté dans la pente. Et c’est là que nous avons dit au revoir à cet escalier si étonnant, qu'une fois qu'on l'a descendu, on ne peut l'oublier. Et le plus curieux est que je n'ai pas réussi à trouver de l'information: en quelle année par exemple a-t-il été mis en place? Quel est son nom?... 

Pour suivre le chemin

. Liège sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Li%C3%A8ge

. Clichés Elisabeth Poulain datant d’il y a quelques années.

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Grille de porte d’entrée donnant sur une place dans une petite ville de l'Eure

28 Décembre 2016, 14:23pm

Publié par Elisabeth Poulain

Eure département, grille de maison, face à une place avec un kiosque à musique, Cl. Elisabeth Poulain

Eure département, grille de maison, face à une place avec un kiosque à musique, Cl. Elisabeth Poulain

C’est une maison soignée, centrée sur une fausse similarité entre sa partie droite et celle de gauche, marquée en son milieu par une porte vitrée dans sa partie haute. Trois fenêtres animent le Ier étage, qui correspondent à deux fenêtres de rez-de-chaussée non identiques à celles du haut. La différence réside bien sûr à l’existence de cette porte vitrée qui n’est pas exactement centrée en dessous des deux fenêtres, et qui ne se situe pas exactement aussi en dessous de la fenêtre centrale du Ier étage. La porte est décalée vers la fenêtre de gauche. Quant aux deux fenêtres hautes et basses en partie droite, elles sont non seulement différentes entre elles mais aussi par rapport à celles du bas.

C’est la porte d’entrée qui nous intéresse dans sa partie vitrée, à cause de sa belle grille de couleur dorée. La maison elle-même est de couleur beige clair, le soubassement est constitué de briques rouges foncées ainsi que le pourtour de la porte et des fenêtres avec un léger bombé au-dessous qui confère de la douceur à l’ensemble.

La maison, sa porte et la grille, département de l'Eure, Cl. Elisabeth Poulain

La maison, sa porte et la grille, département de l'Eure, Cl. Elisabeth Poulain

La grille. Elle est particulièrement soignée dans une parfaite symétrie centrée sur un cœur de quatre feuilles d’acanthe fixées à un cercle lui-même rattaché à un cercle plus grande par quatre anneaux, qui sont autant de petits cercles. Pour le haut et pour le bas, le même concept a été utilisé en prenant avec quatre lianes qui structurent et confèrent à la fois force et douceur. L’ensemble est à la fois solide et harmonieux. Regardez aussi, pour finir, comment se terminent en partie centrale par deus des lianes qui se superposent au-dessus des grandes boucles pour se terminer elles-mêmes par de plus petites boucles. C’est ainsi que chaque cercle central est tenu par huit point de soudure grâce aux petites et grandes lianes.

Il reste un élément dont je ne vous ai pas parlé, qui se répète par quatre fois. On dirait des fleurs d’acanthes, qui se dressent comme de petites épées dans le creux des volutes formées par les courbes des grandes et moyennes lianes. C’est là un travail de ferronnerie absolument remarquable.

La grille de la porte d'entrée de la maison, face à la place, département de l'Eure, Cl. Elisabeth PoulainLa grille de la porte d'entrée de la maison, face à la place, département de l'Eure, Cl. Elisabeth PoulainLa grille de la porte d'entrée de la maison, face à la place, département de l'Eure, Cl. Elisabeth Poulain

La grille de la porte d'entrée de la maison, face à la place, département de l'Eure, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin. Il  vous faudra attendre encore un peu pour que je puisse retrouver dans quelle ville de l’Eure j’ai pris ce cliché. La seule certitude est que cette petite maison donnait sur une grande place légèrement en pente, où se tenait un beau kiosque à musique. D'en bas, face au kiosque, la maison se trouvait sur la droite, légèrement en montant la rue qui lui faisait face. Dans mon souvenir, le quadrilatère était bordé sur trois côtés, seule partie la plus haute n'avait pas de rue attenante.

. Voir d'abord le précédent article  sur une grille de porte sur ce blog http://www.elisabethpoulain.com/2016/10/le-cycle-des-fleurs-la-porte-de-la-maison-la-grille-fleurie.html

. Retrouver l’admirable collection du Musée le Secq des Tournelles https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Rouen/Rouen-Musee-Le-Secq-des-Tournelles.htm à Rouen

. A Rouen toujours, voir aussi http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/2013/11/15/patrimoine-la-plus-belle-collection-de-ferronnerie-du-monde-est-rouen-358297.html

. La sélection « Images » faites par Google https://www.google.fr/search?q=Grille+de+ferronnerie,+fin+du+XIXe+si%C3%A8cle,+Normandie+France&biw=1366&bih=620&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwig66-U-5bRAhWD7BQKHYgDDtYQsAQIGQ&dpr=1

. Clichés Elisabeth Poulain

 

La grille de la porte d'entrée de la maison, face à la place,dpt de lEure, Cl. Elisabeth Poulain

La grille de la porte d'entrée de la maison, face à la place,dpt de lEure, Cl. Elisabeth Poulain

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Photos > Des histoires de ciel, de grue, de poteaux, de fils & d’atmosphères

25 Décembre 2016, 18:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

Grue en mouvement, construction d'un immeuble, Cl. Elisabeth Poulain

Grue en mouvement, construction d'un immeuble, Cl. Elisabeth Poulain

Regardez le ciel. Il a une faculté étonnante de changer, de n’être jamais ni tout à fait le même ni tout à fait un autre. La lumière, le temps qu’il fait, la saison jouent évidemment un grand rôle. Le jeu se corse quand survient dans votre champ visuel des poteaux, grands ou petits, simples, droits, courbés, ou en forme de tour tri-angulaire. La plus part du temps des fils électriques s‘échappent de leur sommet, plus rarement, des câbles sont enterrés. L’intéressant est de voir une partie de la diversité des situations de capter les différences d’atmosphères.

. Voici une « simple grue » qui n’a de simple que sa longue flèche dressée en hauteur au(dessus d’un chantier de grands immeubles et qui tourne en fonction des besoins. Elle a d’abord attiré beaucoup de spectateurs admirateurs, moins maintenant du fait de la durée du chantier.

Poteaux béton et bois, croisement de cables dans une petite rue, Cl. Elisabeth Poulain

Poteaux béton et bois, croisement de cables dans une petite rue, Cl. Elisabeth Poulain

. Nous voici dans une zone pavillonnaire datant d’il y a quelques années. Les maisons sont maintenant bien installées, les jardins ont poussés, seules restent les poteaux bétons et bois et les câbles bien visibles dans le ciel qui se détachent entre les maisons. Ce qui surprend est la densité des fils téléphoniques et électriques à notre époque.

Passage du tramway, réseau enterré, pelouse, Cl. Elisabeth Poulain

Passage du tramway, réseau enterré, pelouse, Cl. Elisabeth Poulain

. Cette réalisation plus récente concerne le tramway dont le réseau est enterré, et protégé par une pelouse évidemment interdite aux piétons, de par la situation médiane du passage du tram entre les deux voies réservées aux voitures.

Deux poteaux, béton et bois, sur fond de ciel bleu strié de blanc & de cables, Cl. Elisabeth Poulain

Deux poteaux, béton et bois, sur fond de ciel bleu strié de blanc & de cables, Cl. Elisabeth Poulain

. C’est le plus beau cliché sur fond de ciel bleu, qui montre un poteau béton, complété par un vieux poteau bois toujours en exercice. J’ai essayé en vain de compter sans me tromper tous les fils qui coupent la vue à cet endroit. Il y a en a plus de 30… et nous sommes en 2016! Les traînées blanches que vous voyez dans le ciel sont dues aux traces d’avions à réactions qui sont passés peu de temps auparavant dans le ciel. Admirez aussi le toit de la maison avec ses cheminées et son ou ses antennes de télévision.

Deux oiseaux sur un cable, à la nuit tombante, Cl. Elisabeth Poulain

Deux oiseaux sur un cable, à la nuit tombante, Cl. Elisabeth Poulain

. Voici à l’entrée d’une ville par temps gris une tourelle électrique quatre faces de grandes dimensions. Très proche de la chaussée, elle alimente un nombre impressionnant de câbles qui vont alimenter la ville en électricité. Elle porte même sur ses deux faces visibles de la rue deux panneaux publicitaires.

Tours électriques, entrée de ville et campagne, Cl. Elisabeth Poulain
Tours électriques, entrée de ville et campagne, Cl. Elisabeth Poulain

Tours électriques, entrée de ville et campagne, Cl. Elisabeth Poulain

. Cette fois-ci, nous sommes à la campagne quand la nuit tombe. Cette grande tourelle est cette fois-ci accompagnée par un beau lampadaire contemporain. Il est alors temps de clore cette brève série consacrée aux poteaux et fils de toutes sortes qui ressortent sur fond de ciel de teintes variées, à la ville dans un quartier excentré et à la campagne.

Pour suivre le chemin

. Photos prises dans l’Ouest de la France, par des temps variés, en différentes saisons, E. Poulain.

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La Porta Nigra, Trèves, Allemagne, une porte & beaucoup plus...

10 Novembre 2016, 18:25pm

Publié par Elisabeth Poulain

Trier-Trêves-La Porta Nigra, côté ville, détail, étages-supérieurs,Cl.FrancePoulain-NicolasWasylyszyn-2016, Allemagne

Trier-Trêves-La Porta Nigra, côté ville, détail, étages-supérieurs,Cl.FrancePoulain-NicolasWasylyszyn-2016, Allemagne

La ville de Trèves située au nord-est du Luxembourg, en Allemagne, au centre de la Région Mosellane, est tout à fait exceptionnelle, en particulier par le nombre de bâtiments appartenant au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ils sont au nombre de neuf, avec toujours citée en Ier, la Porta Nigra, cette Porte noire, qui garde toujours son nom latin, depuis son édification de l’an 186 jusqu’à 200 après JC. 

Trêves-Porta-nigra-côté-ville, arches du milieu-côté campagne, Cl.1+2FrancePoulain-NicolasWasylyszyn_3 Berthold-Werner-wikipedia  Trêves-Porta-nigra-côté-ville, arches du milieu-côté campagne, Cl.1+2FrancePoulain-NicolasWasylyszyn_3 Berthold-Werner-wikipedia  Trêves-Porta-nigra-côté-ville, arches du milieu-côté campagne, Cl.1+2FrancePoulain-NicolasWasylyszyn_3 Berthold-Werner-wikipedia

Trêves-Porta-nigra-côté-ville, arches du milieu-côté campagne, Cl.1+2FrancePoulain-NicolasWasylyszyn_3 Berthold-Werner-wikipedia

Un drôle de titre. A voir ce monument, il parait réellement difficile de le qualifier de « porte ». Il est vrai qu’il  a été aussi  un sanctuaire, une  église…comme un jeu de Lego capable de se transformer en changeant de nature,, ce à quoi il ressemble plus en effet. C’est un empilement de murs sur des murs, qui garde une partie évidée en son centre et dont les pourtours sont maintenant dotés d’un toit.

C’est Napoléon Bonaparte qui fit détruire ces adjonctions religieuses, sans nuire à sa notoriété de l’époque. Voilà donc une curieuse porte redevenue porte, qui ressemble pourtant à un édifice sui generis, quelques mots de latin qui reviennent à point nommé.  Tout ça pour vous dire  que c’est un monument étonnant de complexité, de force, d’angles d’analyse…et qui n’a pas son pareil au monde. On comprend vraiment qu’il soit classé au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Trier-Trêves-Porta-nigra-détails de façade-arches-colonnes-mur, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016Trier-Trêves-Porta-nigra-détails de façade-arches-colonnes-mur, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016Trier-Trêves-Porta-nigra-détails de façade-arches-colonnes-mur, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016

Trier-Trêves-Porta-nigra-détails de façade-arches-colonnes-mur, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016

Trier-Trêves-Porta-nigra-détails de façade-arches-colonnes-mur, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyzyn-2016Trier-Trêves-Porta-nigra-détails de façade-arches-colonnes-mur, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyzyn-2016Trier-Trêves-Porta-nigra-détails de façade-arches-colonnes-mur, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyzyn-2016

Trier-Trêves-Porta-nigra-détails de façade-arches-colonnes-mur, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyzyn-2016

Ce monument a déjà eu plusieurs vies, en un endroit situé sur une enceinte de 6 kms de long lieu qui a toujours eu un pouvoir d’attraction réel. On le voit très nettement sur la carte placée au bas de ce billet. Il figure en blanc à droite du quadrilatère qui représente la ville sur la carte à droite. Il y avait là auparavant, un sanctuaire édifié par les Trévires Celtes. Le lieu fut choisi ensuite par les Romains, qui s’empressèrent de romaniser le lieu en l’appelant Augusta Trevororum, puis Treviris, devenu ensuite Trier en allemand, Trèves en français. C’était il y a quelques 2000 ans, en l’an 17 avant JC. Mais à vouloir trop simplifier, on risquerait d’affadir l’histoire. Retenons que Treviris est devenu la capitale de l’Empire romain d’Occident et le lieu de résidence – forcément - de l’empereur en l’an 293. De nos jours, Treviris est le nom choisi pour une aire d’accueil des camping-cars! Passons….

Trier-Trêves-Porta-nigra-couloir dehors-dedans-ouvertures doubles , Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016Trier-Trêves-Porta-nigra-couloir dehors-dedans-ouvertures doubles , Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016Trier-Trêves-Porta-nigra-couloir dehors-dedans-ouvertures doubles , Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016

Trier-Trêves-Porta-nigra-couloir dehors-dedans-ouvertures doubles , Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016

L’histoire  très chahutée de Trèves, cette grande ville, se poursuivit ensuite lors de l’éclatement de l’empire carolingien, au IXe siècle après avoir été rattaché aux Francs pendant trois siècles. Du XIIe au XIXe siècle, la ville fut dirigée par les archevêques de Trier devenus également  princes électeurs. Prussienne en 1815, elle devient enfin partie intégrante de la République fédérale allemande, en 1949. 

Trier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-colonnes-murs intérieurs, Cl. FrancePoulain+NiclolasWasylyszyn-2016Trier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-colonnes-murs intérieurs, Cl. FrancePoulain+NiclolasWasylyszyn-2016Trier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-colonnes-murs intérieurs, Cl. FrancePoulain+NiclolasWasylyszyn-2016

Trier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-colonnes-murs intérieurs, Cl. FrancePoulain+NiclolasWasylyszyn-2016

Et la Porta Nigra, dans ce raccourci étonnant, comment a-t-elle pu conserver cet aura si particulier? Les raisons en sont multiples. Citons sans forcément respecter l’ordre historique,

. l’impact visuel extrêmement puissant qui se dégage de ce véritable monument qui a été vraiment la porte d’entrée Nord proche de la Moselle. Un des étonnements est que cette porte  a gardé son nom latin, que tous peuvent comprendre, grâce à la couleur noire de ses pierres de grès pourtant plutôt blanche au départ. Dire pourtant que cette porte est restée une porte, peut-être pas. Elle a été renforcée dans ses dimensions et ses attributions  par l’adjonction d’une église doublée elle-même par un sanctuaire. Le tout est constitué par un rez-de-chaussée, sur lequel s’est greffé un Ier étage qui a déjà une forme d’église, puis un étage n°2 qui a commencé à alourdir volontairement l’ensemble. Le 3e étage ne vise réellement que la partie Ouest par laquelle vous êtes entrés. Reste à citer l’ensemble des toits qui couvrent en la protégeant cette imbrication si complexe.

Trier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-colonnes-extérieures, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016Trier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-colonnes-extérieures, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016Trier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-colonnes-extérieures, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016

Trier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-colonnes-extérieures, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016

Une raison technique permet aussi d’expliquer la longévité de ce monument  à fonctionnalités multiples, d’abord porte de sortie et d’entrée intégrées dans l’enceinte entourant la ville, ensuite église et sanctuaire. Les pierres étaient accrochées ensemble par des pitons de fer  qui s’enfonçaient dans les trous qui leur correspondaient horizontalement et cela depuis des siècles. Une novation extraordinaire, pour ne pas avoir de mortier à faire pour des pierres dont certaines pouvaient peser jusqu’à  6 tonnes…Actuellement, la fascination perdure, en raison et de la force propre du bâti, de sa capacité à perdurer dans le temps, en s’adaptant ou pas à chaque fois. Il y a autant me semble-t-il de points d’intérêts qu’il peut y avoir de facettes.

Trier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-colonnes-murs intérieurs, avec arbre & gens, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn2016Trier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-colonnes-murs intérieurs, avec arbre & gens, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn2016
Trier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-colonnes-murs intérieurs, avec arbre & gens, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn2016Trier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-colonnes-murs intérieurs, avec arbre & gens, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn2016

Trier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-colonnes-murs intérieurs, avec arbre & gens, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn2016

Mon choix des photos s’est porté sur les murs eux-mêmes et la façon dont ils ont été consolidés, rafraichis, réparés, rebouchés, au fil des siècles avec les moyens que l’on avait avec soi, quitte à mettre de la brique pourtant jamais citée. C’est la puissance sensuelle de la pierre que j’ai essayé de montrer en faisant ressortir  l’impression ressentie, avec de grands remerciements aux deux photographes…    

rier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-vus d'en haut-murs intérieurs, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016rier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-vus d'en haut-murs intérieurs, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016

rier-Trêves-Porta-nigra-détails d'arches-vus d'en haut-murs intérieurs, Cl. FrancePoulain+NicolasWasylyszyn-2016

Pour suivre le chemin qui mène à Trèves

Photos France Poulain et Nicolas Wazylyszyn, 11.2016, avec tous mes remerciements   

. Trèves sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A8ves_(Allemagne) et en version courte la fiche http://www.trier-info.de/francais/courtes-informations-sur-treves 

. Lire la revue du Patrimoine mondial sur http://whc.unesco.org/fr/revue/76/ et voir la fiche dédiée à la Porta Nigra  http://whc.unesco.org/fr/list/367

. En allant à Trêves, vous pourrez vous procurer une excellente documentation du RheinlandPfalz, « Carte d’Orientation, Porta Nigra » qui repliée  mesure 8,5 cm sur 5,5 cm et dépliée, avec vraiment l’essentiel 33 cm de largeur sur  34 cm de hauteur.

. Un ouvrage à mettre dans la poche « Trèves, Histoire et Curiosités, Plan de la ville inclus »  

. Sur le mode de fixation des pierres entre elles, http://www.trier-info.de/francais/porta-nigra-info

.   Voir aussi les deux photos de Berthold Werner sur wikipedia, de la Porta Nigra, côté ville et côté campagne, symbole de Trèves, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, https://fr.wikipedia.org/wiki/Porta_Nigra#/media/File:Trier_Porta_Nigra_BW_3.JPGa ainsi qu’un dessin tiré des archives   www.saararcheologie.de/galerie/porta-nigra.htm.jpg

. De belles photos également sur  http://wikimapia.org/8554/fr/Porta-Nigra en particulier de l’intérieur faite par mibet, 2011, ainsi qu’un dessin tiré des archives  de www.saararcheologie.de/galerie/porta-nigra.htm.jpg

 

Trier-Carte de De Fer-1692-Palauenc05-wikimedia

Trier-Carte de De Fer-1692-Palauenc05-wikimedia

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Le cycle des fleurs > La porte de la maison > La grille fleurie

27 Octobre 2016, 17:09pm

Publié par Elisabeth Poulain

Grille fer forgé 1930, avec bouquet central, détail, architecture normande, Cl. Elisabeth Poulain Grille fer forgé 1930, avec bouquet central, détail, architecture normande, Cl. Elisabeth Poulain

Grille fer forgé 1930, avec bouquet central, détail, architecture normande, Cl. Elisabeth Poulain

Il y en a tant et tant de fleurs dans nos vies qu’on peut réellement se poser la question du pourquoi. Pourquoi tant de fleurs? Sans compter celles qui fleurissent naturellement dans la nature, celles qui poussent avec les soins d’un jardinier dans un jardin ou un parc, ou celles que vous achetez au marché ou chez un fleuriste…Celles dont je vais vous parler n’appartiennent à aucune de ces catégories. Elles ont en commun d’être, non pas étranges, mais sorties de leur contexte. Est-il par exemple vraiment utile de mettre des fleurs en métal pour constituer l’élément dominant d’une porte vitrée ? La réponse est franchement oui  et vous allez voir pourquoi.

Imaginez, devant vous se trouve la  porte d’entrée d’une maison qui date de 1931. Elle est vitrée dans sa partie haute. Plusieurs solutions s’offraient alors : choisir une porte pleine avec l’inconvénient de ne pas avoir de lumière naturelle le jour dans l’entrée. Une autre solution consistait à mettre un verre épais et formé de sortes de vagues décoratives de façon à empêcher le regard de ceux du dehors vers ceux du dedans, tout en gardant la précieuse lumière du jour.

Grille fer forgé 1930, bouquet central, détail agrandi, architecture normande, Cl. Elisabeth Poulain Grille fer forgé 1930, bouquet central, détail agrandi, architecture normande, Cl. Elisabeth Poulain

Grille fer forgé 1930, bouquet central, détail agrandi, architecture normande, Cl. Elisabeth Poulain

Trois solutions s’offraient alors au propriétaire :

. Ne rien faire pour protéger ce verre épais spécial, ce qui était rare. Une autre solution, moins coûteuse en plus, consistait alors à choisir une imposte, de petite hauteur et  placée dans le mur au-dessus de la porte. Certaines pouvaient s’ouvrir grâce à une longue tirette. Cette solution existe toujours.

. Devant le verre en extérieur, une autre possibilité consistait à mettre des barreaux, toujours présentés verticalement, avec l’inconvénient de faire penser à des grilles d’une prison. La pose horizontale est, sauf exception, évitée, car elle aurait pu servir de début d’escalier pour faire de l’escalade, surtout s’il y avait en plus une imposte.

. Recourir à un joli motif en fer forgé posé devant la fenêtre en partie extérieure. Et devinez quoi ? Ce sont souvent les motifs incluant des fleurs qui étaient choisis. Et c’est le cas ici, dans cette villa urbaine de Normandie.

Grille fer forgé entière 1930, vue de jour, architecture normande, Cl. Elisabeth Poulain Grille fer forgé entière 1930, vue de jour, architecture normande, Cl. Elisabeth Poulain Grille fer forgé entière 1930, vue de jour, architecture normande, Cl. Elisabeth Poulain

Grille fer forgé entière 1930, vue de jour, architecture normande, Cl. Elisabeth Poulain

La grille dite «  A la corbeille de fleurs ». Le dessin est extrêmement travaillé. Il  s’agit de mettre en valeur un bouquet de quatre fleurs seulement enrichies de feuilles arrondies de façon à densifier la création et à donner du sens. Une seule fleur supplémentaire, équilibrée par deux feuilles, figure en bas de la partie centrale de la grille. La corbeille y joue un grand rôle car c’est elle qui structure toute la composition. Toutes les lignes sont arrondies, aucune ne se termine de façon sèche. Les bords hauts du vase  s’enroulent sur eux-mêmes de façon à former eux-mêmes des sortes de fleurs. Le bas est marqué par les deux lignes qui se croisent pour être fixées au cadre structurant, tout comme les volutes du haut du vase qui permettent d’y fixer les points de soudure.

L’ovale réserve au bouquet est fixé par quatre points d’attache à la forme octogonale qui abrite déjà dans sa partie supérieure, une volute maîtresse en haut qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, encadrée par deux séries de deux volutes, l’une qui tourne aussi dans ce même sens et l’autre …vous l’avez deviné … dans l’autre.

La forme octogonale est elle-même fixée au cadre rectangulaire à chaque haut et bas ainsi que droite et gauche par trois attaches horizontales et verticales de  dimensions  réduites pour le haut et plus grandes pour les côtés verticaux, parce que la portance est plus grande.

Le cadre rectangulaire tient par quatre prolongements soudés  au rectangle extérieur lui-même fermement attaché à la porte suffisamment solide pour supporter l’ensemble, par quatre petites tiges en haut et en bas de la largeur et huit sur les  hauteurs.  Il me reste à vous parler de la façon dont est comblé l’espace entre la forme octogonale et le cadre extérieur. On dirait vraiment des écailles de poisson. On est alors loin des fleurs, mais toujours proche de la nature.

Grille fer forgé 1930, architecture normande, vue de nuit de l'intérieur, Cl. Elisabeth Poulain Grille fer forgé 1930, architecture normande, vue de nuit de l'intérieur, Cl. Elisabeth Poulain

Grille fer forgé 1930, architecture normande, vue de nuit de l'intérieur, Cl. Elisabeth Poulain

Des grilles de 1930 de ce type, il en existe forcément plusieurs modèles, dont un autre est d'ailleurs près de moi, posé contre le mur. Il est tellement lourd, qu’il n’est même pas question pour moi de le déplacer. Ce sera pour une autre fois, par quelqu'un d'autre que je remercie déjà d'avance…

Pour suivre le chemin

. Les  éléments de base sur l’architecture normande sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Architecture_de_la_Normandie

. Voir de beaux exemples de grilles, en consultant Google images, en particulier en provenance du site  http://picclick.fr/Art-antiquit%C3%A9s/Architecture-mat%C3%A9riaux/Jardin-ext%C3%A9rieur-ferronnerie/

. Photos Elisabeth Poulain, vues de la grille dehors-dedans, le jour, la nuit... 

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Le pont de Saint-Bénezet, dit "Le Pont d'Avignon"

15 Octobre 2016, 08:12am

Publié par Elisabeth Poulain

Avignon, Le pont Saint-Bénezet, dit le Pont d'Avignon, Cl. Elisabeth Poulain

Avignon, Le pont Saint-Bénezet, dit le Pont d'Avignon, Cl. Elisabeth Poulain

Ces villes sont représentées en photos minuscules sur deux petits morceaux de sucre emballés dans du papier.  Elles sont pourtant parfaitement reconnaissables sur ces parallélépipèdes rectangles à angle droit de petite taille. J’ai difficilement pu les mesurer, tant le papier un peu usé ne colle plus exactement aux petits morceaux de sucre dedans. Leur longueur est de  3,4cm, la largeur de 1,6 cm et la hauteur de 0,7cm.

Le thème de la série « Visit France » sur sucre, de marque Béghin Say, date d’il y a au moins une  dizaine d’années. Plus exactement les sucres m’ont été donnés lors d’une réunion municipale d’une grande ville de l’Ouest, en 2007. La série avait pour objectif d’associer la marque et le tourisme en France, via les noms des villes françaises qui ont accepté ce type de promotion de leur ville. Visit France est le nom d’un organisme français du développement du tourisme en France, qui actuellement fait de la promotion en anglais pour certaines villes, d’ailleurs au nombre de six également.

Papier d'emballage des deux sucres , Avignon, le pont, "Visit France", Cl. Elisabeth PoulainPapier d'emballage des deux sucres , Avignon, le pont, "Visit France", Cl. Elisabeth PoulainPapier d'emballage des deux sucres , Avignon, le pont, "Visit France", Cl. Elisabeth Poulain

Papier d'emballage des deux sucres , Avignon, le pont, "Visit France", Cl. Elisabeth Poulain

Pour l’heure et par ordre alphabétique, parmi les six villes dont j’ai pu me procurer les sucres, je vais vous parler d’Avignon. Elle offre cette particularité d’être vraiment très connue non seulement en France mais aussi à l’étranger des enfants et de ceux qui le sont restés grâce à une chanson qui offre la particularité de ne pas avoir de fin. Chacun pouvant composer  ses paroles sur cette musique aux allures d’une ritournelle. Le texte de cette chanson offre aussi la forte singularité de ne parler d’Avignon que par son pont. Et ce pont est bien sûr celui d’Avignon : // « Sur le pont d'Avignon /  On y danse, on y danse, /  Sur le pont d'Avignon,/  On y danse tous en rond. // 1. Les belles dames font comme ça, Et puis encore comme ça. / Le refrain recommence…/ 2. Les messieurs font comme ça /…sans qu’il y est de fin…Ce formidable jingle que vous répétez avec un grand plaisir d’adulte tout autant que celui que avez eu enfant, est  la plus belle des promotions de la ville. Et puis encore comme ça, tout en parlant toujours du pont dont la sonorité rime avec Avignon.

A Avignon, on ne parle pas bien sûr du pont d’Avignon. Ce serait vraiment trop réducteur. Il est dédié à Saint-Bénezet, qui a donné son nom également à une des deux chapelles, érigées l’une sur l’autre, celle de Saint-Bénezet construite sur celle dédiée à Saint-Nicolas. Il s’appelle donc le pont Saint-Bénezet. Mais pour les Non-Avignonnais et ils sont nombreux, il est toujours le pont d’Avignon. Encore actuellement l’intitulé des belles photos mises en ligne sur wikipedia ne mentionne même pas la ville. C’était déjà le cas pour  un formidable cliché en noir et brun de 1864  détenu par le Metropolitan Museum of Art.

Avignon, carte Avenio vulgo, Atlas van Loon, 1649, wikipedia, Elisabeth Poulain

Avignon, carte Avenio vulgo, Atlas van Loon, 1649, wikipedia, Elisabeth Poulain

Le pont Saint-Bénezet d’aujourd’hui conserve quatre de ses arches qui ont été restaurées au fur et à mesure que les puissantes crues du Rhône emportaient l’une, l’autre ou plusieurs des 22 piles du départ. Pris en léger aval par bateau, on peut l’admirer de près avec en arrière l’imposant  Palais des Papes qui forme une ville dans la ville, tant il exprime la puissance avec un grand P. Le pont a tracé dans le passé  une frontière d’importance entre l’Etat pontifical  et la France, en passant par la grande Ile de la Barthelasse. Actuellement, c’est un bac gratuit qui permet de joindre la rive gauche du Rhône à cette île. 

Reste la chanson qui offre en outre une particularité amusante : en réalité on ne dansait sur le pont mais sous le pont et sur les berges du Rhône où se nichaient des lieux où l’on pouvait boire et danser pour se délasser lors des fêtes. On était alors au XIXe siècle…Quoi qu’il en soit de la réalité historique, le pont d’Avignon est maintenant le pont le plus célèbre du monde… et ceci en partie grâce à une chanson!

Avignon, pont St-Bénezet, Baldus photo 1864, MET New York 2000, Denis 2005, wikipedia

Avignon, pont St-Bénezet, Baldus photo 1864, MET New York 2000, Denis 2005, wikipedia

Pour suivre le chemin jusqu’à Avignon 

. D’abord découvrir le pont pour l’admirer sur http://www.avignon-pont.com/fr puis  la chanson sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Sur_le_pont_d%27Avignon   

. Béghin Say http://www.beghin-say-pro.com/fr/la-gamme-beghin-say-cote-salle/morceaux-enveloppes.html  

. Voir la version d’aujourd’hui de « Visit France » sur  un site en anglais, sans photos et d’un minimalisme plus qu’étonnant, voir plus sur   http://www.visit-france.com/ Les villes citées sont seulement au nombre de six. Elles sont incluses dans le Ier thème choisi « Top Attractions, Sights ans Cities of France ». Les régions forment une 2è thème, Shopping est le 3è et  « Wines of France » le 4è et dernier.

. Le parallélépipède rectangle sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Pav%C3%A9_droit

. Consulter le portail « Avignon » tant il y a à dire sur cette belle région de France, baignée par le plus puissant fleuve de France, le Rhône, dont le débit à sa rencontre avec la Mer Méditerranée est le second après …. le Nil.     

. Avignon, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Avignon avec en particulier une belle photo du pont Saint-Bénézet et du Palais des Papes vu du Rhône en aval, ou sur le Mont Ventoux…  

. L’Ile de la Barthelasse sur https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_de_la_Barthelasse

. Photos en provenance du Metropolitan  Museum of Art de New York qui présente des clichés en noir et blanc d’Edouard Baldus, un photographe de la seconde moitié du XIXe siècle, la carte ancienne en provenance de wikipedia et les autres d’Elisabeth Poulain.

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A Bruxelles-Quartier Louise, La Petite Maison Rouge, Rue Crespel, BE

30 Août 2016, 18:10pm

Publié par Elisabeth Poulain

La fresque et la petite maison rouge, Rue Crespel, Ixelles, Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

La fresque et la petite maison rouge, Rue Crespel, Ixelles, Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

C’est  fou, je vous assure que rien n’était programmé et surtout pas de vous parler de la Petite Maison Rouge de Bruxelles en Belgique, après vous avoir évoqué hier avec vous quelques-uns des  différents rouges  de Collonges-la-Rouge en Corrèze-France Ce n’est que maintenant, en commençant ce billet, que je viens seulement de m’en rendre compte. Je sais qu’un jour je vous parlerai  de tel thème, tel élément … ou une couleur cette fois-ci. Mais sans décider à l’avance quand. Je laisse faire l’esprit, pour garder un peu de fraîcheur bienvenue et de plaisir de la découverte des liens qui vont se nouer, des télescopages que j’aime beaucoup ou d’autres rencontres visuelles ou thématiques que je n’ai pas anticipées.

Donc aujourd’hui, voici la petite maison rouge dont la seule originalité réelle est d’être clairement d’un vrai rouge, tonique, joyeux et pas agressif pour autant. Il ne cherche pas à vieillir plus vite, il est là, il est bien. Vous dire si la teinte a bien résisté, je l’ignore, ce qui ne m’empêche nullement de l’apprécier tel que je l’ai vue et capter en photo.  

La fresque rouge, Rue Crespel, Ixelles, Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

La fresque rouge, Rue Crespel, Ixelles, Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

En fait, ma découverte s’est faite en deux étapes. Le plus amusant est qu’au départ, en venant de la belle Avenue Louise, c’est une grande fresque rose-rouge foncée d’art street qui m’a attiré en me disant « tiens, il faudra revenir faire des photos ». Et c’est ce que j’ai fait. Il était impossible de savoir ce qu’il y avait derrière tant le mur était haut, percé de deux portes de métal, l’une plus basse que l’autre à gauche, sa voisine avec des marches. La composition était d’importance, avec un visage d’homme à gauche en haut qui dominait la scène, tonifiée par de grandes inscriptions stylisées.

Et c’est l’arrière du panneau urbain situé plus loin qui m’a intrigué. Il était rouge, d’un beau rouge et pas du rose rouge dont je viens de vous parler. Savoir ensuite si c’est vraiment une maison -et pas un immeuble- et si elle vraiment petite, je suis incapable de vous répondre. Tout dépend de la profondeur de la maison et de la disposition spatiale de chaque étage. L’important est qu’elle n’avait pas la volonté de se dire « je suis un immeuble ». Et depuis que je l’ai vue, je l’ai toujours appelé ainsi…Un argument très subjectif. Et oui, les maisons, les immeubles les constructions parlent. Il n’y a pas que les châteaux.

La petite maison rouge, Rue Crespel, Ixelles, Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

La petite maison rouge, Rue Crespel, Ixelles, Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

Poursuivant mon chemin, je me suis avancée vers le panneau, en me posant du pourquoi. Pourquoi quelqu’un avait-il donc pris la peine de peindre l’arrière en rouge ? Et c’est ainsi que j’ai découvert la fabuleuse Petite Maison Rouge, qui n’a qu’une porte noire double au rez-de-chaussée et donc sans fenêtre et deux étages avec des fenêtres différentes à chaque étage et entre les étages, peintes en noir ou blanc, selon le côté droit ou gauche. Et cette façade si simple, sans aucun « chi-chi » aucun, sans symétrie et si compliquée à la fois, est une vraie réussite.

Le plus étonnant, que je viens juste de découvrir, est que la Ministre Bruxelloise du Logement, Madame Céline Frémault, cite comme adresse professionnelle, l’ERAP, dans un immeuble Art déco, justement rue du Capitaine Crespel, au n° au 35, tout près de la Petite Maison Rouge. L’immeuble rouge que j’ai vu dans un projet que je vous cite au début du billet vient de son site.

Il me faut maintenant vous parler de la maison située côté gauche, peinte en gris foncé, sans fenêtre au 1er et au-dessus, avec seulement des climatiseurs extérieurs. Côté droit, voici une maison simple à deux étages, avec l’étage noble à haut plafond et hautes fenêtres au premier et des fenêtres plus simples et moins hautes au second étage. Suivent en filant vers la droite autant de différences qu’il y a de façades. Et la petite maison rouge arrive à s’insérer parfaitement dans cet ensemble composite et dont les façades ont été modifiées au fil du temps en fonction des besoins, avec aussi des ouvertures de vitrine en bas qui visiblement ne servent plus.

 

La petite maison rouge, Rue Crespel, Ixelles, perspectives sur Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

La petite maison rouge, Rue Crespel, Ixelles, perspectives sur Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

Et voici venu le grand moment du chambardement visuel, avec ce que j’appelle des pépites visuelles et …chromatiques au pluriel. En côté gauche, vous retrouvez quelques-unes des façades dont je viens de vous parler, dont celle de la petite maison rouge, avec ses deux voisines et celles qui sont situées plus avant vers Bruxelles Centre, avec le Ring qui en fait le tour, au bout la rue.

La nouveauté porte sur  cette ouverture cette fois en verticale sur une des grandes tours de bureaux situées en bordure du grand boulevard circulaire de Bruxelles. Le regard s’envole, avec en avant un immeuble plus ancien de tendance art-déco. La photo est d’autant plus réussie qu’elle se double d’un « gag visuel » cette fois-ci en orange, avec l’arrière du panneau entièrement repeint dans cette couleur et les trois cônes oranges indiquant qu’il y a des travaux…

                                                                           *

Pour suivre le chemin

. Carte de Bruxelles, Quartier Louise, presque certainement Rue du Capitaine Crespel https://www.viamichelin.fr/web/Cartes-plans/Carte_plan-Bruxelles-_-Bruxelles_Capitale-Belgique?strLocid=31MzNmbjEwY05UQXVPRFExTlRRPWNOQzR6TlRVM01nPT0=  

. Voir un immeuble rouge en projet sur un document officiel de référence http://celinefremault.be/fr/creation-dun-referent-bruxellois-du-logement-en-region-de-bruxelles-capitale-2  

. Madame Céline Frémault, Ministre du Logement, voir une photo de la façade de ses bureaux dans cette rue, à côté de la Petite Maison Rouge https://www.google.com/maps/place/Rue+Capitaine+Crespel+35,+1050+Ixelles,+Belgique/@50.834879,4.357655,14z/data=!4m5!3m4!1s0x47c3c488339f79fd:0xcdf0b1cfee2c62d9!8m2!3d50.8348794!4d4.3576549?hl=fr  

. Madame Céline Frémault, à retrouver dans son blog à la rubrique « Qui suis-je ? » http://celinefremault.be/fr/qui-suis-je  . Elle est « Ministre du Logement, de la Qualité de la Vie, de l’Energie, de l’Aide aux Personnes et aux Personnes handicapées » depuis 2014.

. Clichés Elisabeth Poulain

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Amsterdam, la Ville du Vélo > La couleur, le pont, l’eau & les façades

31 Juillet 2016, 16:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Amsterdam, les vélos, le pont, l'eau du canal et les façades, Cl. Elisabeth Poulain

* Amsterdam, les vélos, le pont, l'eau du canal et les façades, Cl. Elisabeth Poulain

Le titre d’abord. Aujourd’hui, je vais vous parler d’une histoire de vélos qui se déroule toujours à Amsterdam en hiver, quand il vient de pleuvoir et qu’il fait doux. C’est un moment idéal pour se promener dans le centre ancien d’une ville très ancienne, à un moment de l’année où on ne voit guère de touristes. Il y fait bon partir à l’intuition, avec bien sûr une carte dans la poche et l’assurance aussi de toujours pouvoir demander son chemin à un passant, ou s’il n’y en a pas, à un commerçant. Ils sont toujours tous très accueillants, surtout quand vous leur expliquer en anglais comment vous vous promenez. Ca les fait rire d’entendre que des gens partent à la découverte de leur ville uniquement au flair : à droite, à gauche, tout droit…quitte aussi à revenir en arrière! On ne se trompe pas quand on découvre.

Le cliché vous montre une belle rencontre sur le pont qui surplombe un des grands canaux du centre, entre quelques vélos attachés à la rambarde. Ce sont, fait remarquable, trois vélos de dame tous tournés dans le même sens vers la gauche, avec un noir à l’avant, un jaune superbe à mon goût et un orange très réussi également à la fin. Notons que tous sont attachés, le premier à l’axe du guidon à la seconde rambarde, le second également mais par la roue avant en incluant le poteau et le troisième par l’axe de la selle avec le pneu arrière à la 2e. . Notons que les anti-vols sont tous différents, avec pour le Ier une grosse chaîne revêtue d’un plastique noir à l’avant, un long tube souple pour le Ier  et une grosse chaîne couleur métal pour le 3e vélo. Deux des vélos, ont de très grandes sacoches de couleur claire vides.

Amsterdam, les vélos, le pont, l'eau du canal et les façades, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, les vélos, le pont, l'eau du canal et les façades, Cl. Elisabeth Poulain

La photo nous les présente presque au milieu du pont, sur le trottoir couvert semble-t-il de plaques de grison (?) ou ciment teinté, avec en avant vers nous, une piste cyclable d’un rouge foncé ressemblant à la couleur de la brique, ce qui est rare dans le centre. Et c’est à ce moment que vous vous mettez à regarder les lignes qui structurent le cliché, horizontales et verticales.

Les lignes à tendances horizontales et + et le nombre de plans séquences qui peuvent exister en partant du bas. Si je garde uniquement les grandes lignes, entre la séparation du couloir-vélos, la bordure du trottoir, la rambarde…, la ligne des conteneurs haut et bas, celle des immeubles qui se tiennent sur le quai, et les innombrables ajouts en hauteur sur le top des immeubles et en retrait, le chiffre auquel j’arrive à une variation de situation, entre 20 et 30 et +…

Quant aux lignes verticales des différents plans, il est aussi fabuleux. Aucun des immeubles d’abord ne ressemble à un autre, aucun ne se termine en haut comme il a commencé en bas. Chacun a sa différence et visiblement la garde au fil des siècles, les ajouts ne faisant que renforcer la différenciation. Par ailleurs, la recherche de l’équilibre structuré est très forte, autant pour l’usine de la Brasserie Heineken (me semble-t-il) à droite du cliché et qui en haut se prolonge dans l’immeuble voisin, que pour tous les autres immeubles. Ce sont les couleurs qui attirent, de la brique rouge foncée, des fenêtres blanches avec des jeux de pierre blanche de modénatures, du beige ocre pour des balcons très travaillés en hauteur…

C’est là qu’on découvre une des particularités de l’architecture du centre ancien d’Amsterdam, qui est la recherche d’espace. Des immeubles se découvrent comme celui qui figure en quatrième position. Il n’occupe que trois fenêtres, sans perdre sa volonté de prestige pour autant. Il se situe en arrière, à la hauteur du vélo noir ; c’est celui qui possède le « bow-window » blanc. Pour le voir plus facilement, regarder en haut, comment se présente son balcon simple en retrait par rapport à la façade. Pour compenser la faible largeur de leur façade, les immeubles poussent en hauteur et s’étirent en longueur, les uns accolés aux autres, quitte en milieu, à avoir des espaces sans lumière naturelle.

 

Amsterdam, Zone portuaire, la nuit, les immeubles au bord de l'eau, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, Zone portuaire, la nuit, les immeubles au bord de l'eau, Cl. Elisabeth Poulain

Et comme il faut une fin, pour vous changer d’atmosphère, voici un cliché de nuit en zone portuaire  pris à partir des quais, sur les immeubles de l’île d’en face. Cette fois-ci, vous pouvez admirer de grands volumes, sans aucune ornementation, qui impressionnent, en s'appuyant cette fois-ci sur leur longueur et non plus la hauteur, comme une volonté de prise de possession et de puissance...Un formidable télescopage, qui change le regard, les façons de vivre et le rapport entre les gens...

                                                                            *          

Pour suivre le chemin

. Voir les autres billets sur ce blog

. L’histoire d’Amsterdam sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Canaux_d%27Amsterdam  

. Bow-window est un faux anglicisme, qui me parle plus qu’ « oriel » en français, à voir sur https://fr.wiktionary.org/wiki/bow-window  

. La liste des canaux est à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Canaux_d%27Amsterdam  

. Photos Elisabeth Poulain

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Amsterdam, le vélo noir de dame à fleurs et parapluie sous la pluie

22 Juillet 2016, 15:23pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Amsterdam, vélo de dame, avec cageot à fleurs et parapluie ouvert, Cl. Elisabeth Poulain

* Amsterdam, vélo de dame, avec cageot à fleurs et parapluie ouvert, Cl. Elisabeth Poulain

La scène. Elle se passe l’hiver sous la pluie dans la zone universitaire près du port. Le vélo est au bout de la rangée des vélos attachés à une barre d’accroches-vélos surchargée, comme presque toujours. C’est là aussi, où on voit le plus de vélos à terre toujours fixés et non relevés. Le cas aujourd’hui montre une bicyclette trop inclinée, vraisemblablement  par surcharge d’autres vélos voisins.  

Comme souvent ce vélo de dame porte à l’avant le grand cageot noir, qui oblige à rehausser le niveau de la selle et le guidon qui s’élève d’autant. Visiblement, la cycliste a voulu personnaliser son vélo en attachant des roses roses foncés à l’avant sur le cageot, avec du feuillage vert. Pour pousser la personnalisation, elle a ajouté un petit bouquet de marguerites roses foncées à  l’axe et une attache du même  rose à la sonnette à gauche.

Amsterdam, vélo de dame, avec cageot à fleurs et parapluie ouvert, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, vélo de dame, avec cageot à fleurs et parapluie ouvert, Cl. Elisabeth Poulain

Ces éléments d’ornementations sont en plastique de façon à pouvoir durer dans le temps. Ils offrent aussi l’avantage certain de pouvoir d’un regard repérer son vélo d’une dizaine d’autres très ressemblants ou identiques proches. Les fleurs sont aussi un langage direct pour montrer que l’usager est une femme, mais comme on voit que c’est un vélo de femme, on peut dire que ce sont des renforçateurs d’identité, tout comme le grand cageot. Celui-ci semble en effet n’être utilisée que par des femmes, à croire qu’il n’y a qu’elles pour faire les courses.

Autre élément de sociologie urbaine, le parapluie bleu à pois blanc. L’étonnant est qu’il soit à terre et ouvert. Je ne sais dans quel ordre, il faut en parler. Je gage en plus qu’il appartient au vélo noir, car c’est un petit parapluie de femme, normalement repliable. Une hypothèse est qu’il devait se trouver sur le cageot, et que la personne l’ait oublié, ouvert, en le posant dessus. Il est ensuite tombé et personne n’a pris le soin de le replier, sans chercher non plus à l’abîmer.

Pour suivre le chemin . Voir la petite série qui débute sur ce thème, qui n’a pour objectif que de montrer la ville, sous un aspect sociologique, au mois de novembre, à un moment de l’année où il pleut souvent, sans qu’il fasse froid, où les touristes sont peu nombreux, les étudiants en cours pendant la journée. Cliché Elisabeth Poulain

Amsterdam, immeuble érigé dans l'eau du port d'un côté et sur la terre d'une ile de l'autre, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, immeuble érigé dans l'eau du port d'un côté et sur la terre d'une ile de l'autre, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir la petite série qui débute sur ce thème, qui n’a pour objectif que de montrer la ville, sous un aspect sociologique, au mois de novembre, à un moment de l’année où il pleut souvent, sans qu’il fasse froid, où les touristes sont peu nombreux et les étudiants en cours pendant la journée.

. Clichés Elisabeth Poulain, le premier juste après la pluie, le second à un moment de soleil un autre jour... 

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