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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Articles avec #architecture-urbanisme

Un cliché de Georges Strens « Reflet étoile », Ixelles, Bruxelles, BE

19 Septembre 2017, 15:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

Reflet Etoile (Rond-Point de l'Etoile), Ixelles, Georges Strens ©, avec autorisation

Reflet Etoile (Rond-Point de l'Etoile), Ixelles, Georges Strens ©, avec autorisation

Cette photo a été prise au «Rond-Point de l'Etoile». J’ai ajouté le nom de la capitale juste après, car Ixelles est sa toute proche voisine, au point que les touristes, qui découvrent cette  ville qui est « la capitale de l’Europe », ne savent pas qu’ils ne sont pas à Bruxelles, mais à Ixelles. Celle-ci pousse la complexité du repérage jusqu’à  avoir eu un autre nom, Excelles, en 1891. Cette ville fait partie de  Bruxelles Capitale qui englobe 19 communes en tout. Ixelles est donc l'une des de ses composantes.

Le rond-point de l’Etoile maintenant. Il porte cette dénomination du fait qu'il se trouve à la conjonction de sept artères et non des moindres. D’où son nom d’Etoile à sept branches. Le site offre aussi la particularité d’abriter un immeuble classé dont la forme haute reprend celle d’une étoile avec des parties saillantes, coiffée d’une coupole ronde en partie supérieure et d’une en dessous d’une avancée  ronde qui sert également de terrasse pour les habitants du niveau 1 de  l’Etoile…L’immeuble est aussi connu sous la dénomination du  « Palais de la Folle Chanson », du fait qu’une des sept branches s’appelle« La Folle Chanson », du nom d’une statue considérée comme grivoise.

Imaginez, vous, vous  êtes Georges Strens, vous êtes un photographe professionnel, vous avez de facto votre propre regard, votre sensibilité et… votre professionnalisme. Vous n’allez pas faire un cliché en vous positionnant en face de l’angle, comme le font des professionnels de la protection du patrimoine, des amateurs de l’Art déco à Bruxelles, à Ixelles…ou des touristes. Certains se focaliseront sur un détail ou  ajouteront des clichés des deux côtés de l’angle, pour avoir des vues complémentaires de l’ensemble. Pourquoi pas… 

Reflet Etoile (Rond-Point de l'Etoile), Ixelles, Georges Strens ©, avec autorisation

Reflet Etoile (Rond-Point de l'Etoile), Ixelles, Georges Strens ©, avec autorisation

Vous, qui connaissez chaque endroit et chaque lieu, chaque scène et l’importance d’un court moment, celui du déclic, vous allez réagir autrement. Vous êtes d’ailleurs le photographe attitré d’Ixelles, votre professionnalisme ajouté à votre connaissance des lieux et des personnes, votre sensibilité  font que  vous allez faire autre chose, comme naturellement…C’est une autre définition du professionnalisme !

Il avait plu ce jour-là, très peu de temps avant…Le soleil venait juste de revenir. Vous avez presque instinctivement appuyé sur le déclic et fait le maximum de clichés dans un temps très court, vous qui étiez sur le passage pour piétons. Des voitures arrivaient. Sur le lot, il y en avait une qui a réussi l’examen de passage. C’est celle-là…

La coupole et l’étoile sont en bas et en biais du côté gauche de la photo, avec en parallèle le poteau noir du feu tricolore sur le côté gauche, le haut d’un immeuble ocre sur le côté droit, avec entre les deux le célèbre immeuble en teinte blanche avec des vitres de teintes variées selon qu’elles reflètent ou non le soleil. Et en partie droite, en dehors de la flaque-reflet, dans la partie « bitume », avec quelques feuilles mortes, le début de stries blanches du passage pour piétons… 

                                                                           *

L'idée de ce billet, consacré à ce cliché d'un grand photographe, a pour origine une affiche (60 x 40 cm) que m'avait  très aimablement donnée la mairie d'Ixelles, qui portait la photo (47 x 39,5 cm ) dont je viens de vous parler, avec au bas du cliché l'adresse de la ville: www.ixelles.be et www.elsene.be et le titre donné par le photographe "Reflet étoile (Rond-point de l'Etoile)" cette fois-ci tout en haut à gauche. 

                                                                                    ***

Pour suivre le chemin

. Photo Georges Strens ©, publiée avec l'autorisation du photographe 

. Région de Bruxelles Capitale. Inventaire du patrimoine architectural http://www.irismonument.be/include/zoom.php?zoom=570.streets.10501200_Z01.jpg

. Le rond-point de l’Etoile à sept rayons à voir sur  https://www.google.fr/maps/place/Rond-Point+de+l'Etoile,+1050+Ixelles,+Belgique/@50.8196016,4.3671759,15z/data=!4m5!3m4!1s0x47c3c4e810c76d73:0x8804bc83530f8706!8m2!3d50.8167005!4d4.3778618  

. La Folle Chanson à voir sur http://www.irismonument.be/fr.Ixelles.Avenue_de_la_Folle_Chanson.html 

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Le tipi indien aux six drapeaux français dessiné par un petit garçon

9 Juillet 2017, 15:35pm

Publié par Elisabeth Poulain, c.e.poulain@cegetel.net

Tipi indien aux 6 drapeaux français dessiné par un petit garçon, Cl. Elisabeth Poulain

Tipi indien aux 6 drapeaux français dessiné par un petit garçon, Cl. Elisabeth Poulain

Du tipi, forcément indien, le dessin a saisi l’essentiel, à savoir la forme en triangle, l’angle pointu vers le haut, l’entrée  qui permet de s’abriter et beaucoup, beaucoup d’innovations de la part de cet enfant qui devait avoir dans les six, sept ans à l’époque du dessin.

Le papier donne l’indication du lieu de réalisation. Ce devait être à l’école primaire où on économisait le papier. Il n’était donc pas question de donner du vrai papier à dessin. Le format de la feuille - 21 x 27- ne correspond pas à nos standards actuels (29,8 x 21) ; cela pourrait indiquer qu’elle été déchirée d’un cahier. C’est certainement l’élément qui a le plus vieilli. Le papier, qui ne peut plus être qualifié de blanc, est devenu jaune-ocre clair.

Par contre, il y avait déjà des crayons feutres, qui ont été « inventés » et donc mis sur le marché par Pentel, la société japonaise en 1963, avec le succès que l’on connait. Actuellement, on n’imagine plus vivre sans feutre.

Tipi indien aux 6 drapeaux français dessiné par un petit garçon, Cl. Elisabeth Poulain

Tipi indien aux 6 drapeaux français dessiné par un petit garçon, Cl. Elisabeth Poulain

Beaucoup de couleurs ont été utilisées. Citons le marron pour la toile du tipi, du vert, du violet, du rose, du rouge et un peu de bleu. Mais avant d’entrer dans le détail, voyons les formes, ce qui permettra de revenir ensuite sur les usages de la couleur, pour une raison importante qui est que les tipis de certaines tribus étaient ornés avec par exemple des figures animales. Ce ne furent pas forcément les chiens qui portaient les tipis démontés, mais surtout les chevaux qui furent « amenés » ensuite dans la Prairie par l’homme blanc, lors de la Conquête de l’Ouest.  Ce n’est pas le cas ici, dans ce dessin.

Il est temps de parler de la porte d’entrée, qui mesure plus de 13 cm sur les 21 de hauteur, sans inclure la pointe de flèche, qui fait référence aux flèches des arcs des Indiens, qui, ne l’oublions, ne connaissaient pas le fusil. Elle se présente comme un escalier qui permettrait de monter des marches. Celles-ci sont bien présentes, en haut du dessin. Il y en a  six, sans compter le chapeau bleu avec la flèche pointée vers le haut. C’est la marche vert-bleu qui ouvre la voie vers le haut, puis la marche violette, la petite rouge, ensuite une autre verte, puis une orange, le même vert adoucie d’une pointe de jaune, puis le chapeau bleu qui coiffe le tout de sa flèche.

Et il y a les drapeaux français, trois de chaque côté presque toujours bien alignés de chaque côté de la tente, avec les trois couleurs du drapeau bleu-blanc et rouge. Pour accentuer le caractère raffiné de son dessin, le jeune artiste a varié les teintes de bleu, qui devient un bleu tendre dans les deux drapeaux du milieu de sa composition. A chaque fois, la partie rouge est disposée vers l’extérieur.

Tipi indien aux 6 drapeaux français dessiné par un petit garçon, Cl. Elisabeth Poulain

Tipi indien aux 6 drapeaux français dessiné par un petit garçon, Cl. Elisabeth Poulain

On peut enfin distinguer  dans la partie basse de la composition, les grandes perches de bois qui donnent sa structure au tipi. Elles sont de couleur verte sur le côté droit et orange et bleu   en partie gauche…

Reste inexpliqué le cercle vert, avec son œil violet,  qui se situe en haut des marches qui mènent dans la partie haute de la tente, qui se détache dans la bande violette… Et le jeune artiste n'a pas signé son œuvre...  

Pour suivre le chemin

. « L’archéologie d’hier » au sens large, est celle qui vise le siècle précédent, globalement le XXè siècle.   

. Le crayon feutre sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Stylo-feutre

. Le tipi traditionnel des Amérindiens sur   https://fr.wikipedia.org/wiki/Habitat_traditionnel_des_Nord-Am%C3%A9rindiens

. Les tipis peints sur http://nationsindiennes.over-blog.com/2015/07/tipi.html

. La photo de W. H. Jackson sur:  English: A Shoshone encampment in the Wind River Mountains of Wyoming, photographed by W. H. Jackson, 1870. See variation from Smithsonian Institution, National Anthropological Archives [#1668] here: [1] TITLE: Shoshoni Indians--Skin tepies [sic] CALL NUMBER: LOT 12337-4 REPRODUCTION NUMBER: LC-USZ62-115466 (b&w film copy neg.) No known restrictions on publication. NOTES: No. 2687. Date 1870. Source http://loc.gov/pictures/resource/cph.3c15466/ Author W. H. Jackson 

. L’essentiel de la sanglante Conquête de l’Ouest sur http://wanozyniak.free.fr/guppy/file/matieres/histoire/gdes_decouvertes/Textes/Sioux.htm avec des tableaux de Georges Catlin 1790-1872

. Cliché Elisabeth Poulain

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Le langage des soupiraux > L’air, la lumière, la livraison du charbon & +

12 Juin 2017, 14:26pm

Publié par Elisabeth Poulain

Portes tôle ou bois, de soupirail ras du trottoir 3-1, Clichés Elisabeth Poulain Portes tôle ou bois, de soupirail ras du trottoir 3-1, Clichés Elisabeth Poulain Portes tôle ou bois, de soupirail ras du trottoir 3-1, Clichés Elisabeth Poulain

Portes tôle ou bois, de soupirail ras du trottoir 3-1, Clichés Elisabeth Poulain

Marcher en ville est un plaisir qui vous permet de redécouvrir ou découvrir l’importance des soupiraux, dès lors que vous regardez vos pieds, votre appareil photo à la main, en ayant attaché votre vélo, un peu plus loin. Le développement du quartier est lié est lié à la construction de la gare à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. C’est aussi à cette période de l’histoire pas si lointaine que naît et se développe le besoin d’un confort dit « moderne ». C’est celui qui est lié à l’eau courante au robinet, à l’électricité en appuyant sur un simple bouton et à la chaleur que procure le chauffage au charbon l’hiver. Le poêle, qui a en particulier lancé ce confort étonnant, avait pour nom « La Salamandre ». Il suffisait de le recharger une fois par 24h…selon la belle affiche de Jules Chéret, un des maîtres affichistes français.

Portes - tôle ou bois - de soupirail au ras du trottoir 3-2, Clichés Elisabeth Poulain Portes - tôle ou bois - de soupirail au ras du trottoir 3-2, Clichés Elisabeth Poulain Portes - tôle ou bois - de soupirail au ras du trottoir 3-2, Clichés Elisabeth Poulain

Portes - tôle ou bois - de soupirail au ras du trottoir 3-2, Clichés Elisabeth Poulain

Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-3 Elisabeth Poulain Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-3 Elisabeth Poulain Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-3 Elisabeth Poulain

Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-3 Elisabeth Poulain

Encore fallait-il avoir du charbon et pour cela avoir une cave doublement accessible. Il était nécessaire que celle-ci le soit de l’intérieur aux propriétaires ou locataires du logement et facilement de la rue, plus précisément du trottoir, au livreur de charbon. Celui-ci versait le sac de charbon par le soupirail que l’on pouvait ouvrir à hauteur du trottoir de l’intérieur et de l’extérieur. C’était un progrès dans la mesure où le service rendu par le livreur de charbon se faisait rapidement et en direct de l’extérieur. Ce dernier n’était pas obligé de rentrer dans l’immeuble pour avoir accès à la cave, en allant chercher la clé avant ou trouver la porte de la cave ouverte, pour qu’il puisse ouvrir le soupirail. En outre, l’autre avantage était qu’il ne salissait ni le hall d’entrée, ni les escaliers pour accéder à la cave…Il lui suffisait de repousser vers le dedans ou de tirer de l’extérieur la petite porte du soupirail qui s’ouvrait de l’extérieur. Il y avait là un vrai gain de temps et une gestion utile de l’espace public au profit des habitants et de l’accès aux caves des immeubles ou des hôtels particuliers par les livreurs de charbon en sac.

Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-4 Elisabeth Poulain Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-4 Elisabeth Poulain Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-4 Elisabeth Poulain

Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-4 Elisabeth Poulain

Outre ces aspects de l’évolution de notre société dans ses façons de vivre, il reste à vous citer une autre double facette, qui concerne la dimension artistique liée à la dimension sociale tout autant que l’inverse. Comme vous le montrent certains clichés que je vous présente dans l’ordre où je les ai pris, sans chercher à les classer, selon qu’ils se présentent d’une façon attirante, avec par exemple un joli dessin de fleurs en creux pour laisser passer l’air à travers la tôle découpée, ou de façon très basique, sans recherche spéciale - et c'est le cas quand la petite porte est en bois - avec seulement quelques trous évidés. Les premières indiquent un niveau social plus élevé que les secondes. Il y a là un véritable code culturel qui signe l'appartenance à une classe sociale. Et pour rester une réalité à la fois urbaine et sociologique, j’ai choisi de ne pas les classer…en vous laissant deviner celles qui s'ouvrent vers l'extérieur. Elles sont faciles à repérer.  (** Voir la réponse toute à la fin... )

Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-5 Elisabeth Poulain Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-5 Elisabeth Poulain Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-5 Elisabeth Poulain

Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-5 Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir en particulier une étude intéressante sur http://arnauld.divry.pagesperso-orange.fr/CHABOCHE%20Salamandre.htm ainsi qu’une autre affiche du célèbre Jules Chéret sur http://passerelles.bnf.fr/grand/pas_268.htm

. Pour voir l’affiche en six versions différentes, il vous suffit de taper « Jules Chéret, la salamandre, Images » dans Google https://www.google.fr/search?q=Jules+Ch%C3%A9ret,+la+salamandre,+Images&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjY5ZiGlLbUAhWGExoKHau9AsgQ_AUIBigB&biw=1366&bih=597

. Retrouvez Jules Chéret, un des plus grands affichistes français sur wikipedia https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Jules_Ch%C3%A9ret?uselang=fr mais malheureusement sans l’affiche sur le poêle.

. En 2017, il y a encore des livreurs de charbon, à voir sur http://www.touvet-combustibles.com/charbon-isere/ 

. Tout comme il est encore possible de commander sur le net des sacs de 25kgs de boulets de 30 gr. chaque, à voir sur https://www.combustibles-gruchy.fr/produits/fiche/36

.Clichés Elisabeth Poulain, ** les petites portes qui s'ouvrent sur le trottoir sont d'abord en tôle, ou rarement en bois avec la partie inférieure verticale renforcée en tôle  et dotés ensuite d'une partie horizontale en tôle en bas qui glisse sur le trottoir, quand on ouvre le soupirail...Il y en a trois en tout. Et en prime voici comment avoir un peu d'air et de lumière dans une cave...mais sans le charbon accessible du trottoir, avec ce dernier cliché... 

Maison de ville, aération de la cave par ouvertures + grilles dans les marches, Cl. Elisabeth Poulain

Maison de ville, aération de la cave par ouvertures + grilles dans les marches, Cl. Elisabeth Poulain

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Avignon Centre - Le parking de la place Pie – Dedans-Dehors - Photos

23 Mai 2017, 14:10pm

Publié par Elisabeth Poulain

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-jeu-visuel-Cl1. Elisabeth Poulain Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-jeu-visuel-Cl1. Elisabeth Poulain Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-jeu-visuel-Cl1. Elisabeth Poulain

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-jeu-visuel-Cl1. Elisabeth Poulain

Quatre P dans un titre, ça commence bien mais nul n’est parfait. Le nom de la ville commence par un A, oui d’accord. N’oublions pas que c’est aussi là que se trouve le Palais des Papes ainsi que le célèbre Pont. Certes Avignon comporte 13 portes qui permettent de rentrer dans la ville close de lourds remparts qui l’ont protégée au cours de sa longue, tumultueuse et grande histoire. Certes j’aurais pu aussi commencer par vous parler du Palais des Papes, qui domine le Rhône que l’on pouvait alors traverser par le pont Saint-Benezet, que tous ou presque continuent à appeler le pont d’Avignon, mais bien sûr, en dehors de la ville éponyme. Il faut quand même essayer de faire autrement, surtout quand on a eu la chance de se balader dans la vieille ville piétonne d’Avignon…

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Effet-vague-Cl2.3. Elisabeth Poulain Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Effet-vague-Cl2.3. Elisabeth Poulain
Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Effet-vague-Cl2.3. Elisabeth Poulain

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Effet-vague-Cl2.3. Elisabeth Poulain

Ce parking offre l’avantage d’être situé tout près du centre piétonnier. C’est d’ailleurs le seul à bénéficier d’une localisation aussi centrale. Il en existe un autre à l’intérieur des remparts, en arrière du célèbre pont. Le bâtiment qui donne sur la place Pie en lui-même n’offre à l’œil rien de réellement remarquable vu du dehors, au moins quand il s’agit d’y stationner sa voiture.

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Cl4-Effets Lumière.5. Elisabeth Poulain Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Cl4-Effets Lumière.5. Elisabeth Poulain

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Cl4-Effets Lumière.5. Elisabeth Poulain

Par contre vu du dedans, quand vous êtes au 4ème étage qui a comme marqueur la couleur verte, et que vous avez votre appareil photo à la main, la curiosité vous pousse vers la source de lumière qui est aussi une source d’aération. Curieuse, vous vous approchez de la paroi, parce que la vision que vous en avez est floue. Et vous voulez savoir pourquoi, et là quand vous glissez votre regard à travers cet espace, vous comprenez pourquoi.

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Lignes-obliques-Cl.6. Elisabeth Poulain

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Lignes-obliques-Cl.6. Elisabeth Poulain

Il y a en effet un voile très fin de métal ajouré qui tamise le soleil et permet laisser passer les courants d’air si nécessaires dans cette partie sud de la France, classée en catégorie « tempérée chaud ». Cette maille fine est attachée à un cadre lui-même fixé dans le béton. Un certain espace permet d’apercevoir par exemple, dans l’entre-deux, une très fine portion du trottoir en bas ou, à travers les petits trous, un piéton sur l’autre trottoir et de voir très bien en face à face l’immeuble de l’autre côté de la rue. C’est ce que je me suis amusée à prendre en photo. Une façon de photographier l’entre-deux, entre paroi intérieure du grillage et paroi massive de béton grisé… 

 

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Immeuble-Cl.7. Elisabeth Poulain

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Immeuble-Cl.7. Elisabeth Poulain

Ajoutons que la recherche de fraîcheur grâce à la circulation de l’air est une constante dans le Midi, visible d’ailleurs dans la vieille ville où sont nombreuses sont les fenêtres munies de barreaux en extérieur, qui laissent passer l’air mais pas des « Indésirables à deux jambes », surtout quand on habite en rez-de-chaussée et qu’on aimerait bien être tranquille. Un objectif difficile à atteindre, surtout avec ces touristes qui passent… 

Avignon-Parking Place Pie-Etage n°4-Couleur verte-Cl.8-9. Elisabeth Poulain Avignon-Parking Place Pie-Etage n°4-Couleur verte-Cl.8-9. Elisabeth Poulain

Avignon-Parking Place Pie-Etage n°4-Couleur verte-Cl.8-9. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Le plan d’Avignon, qui indique le seul parking central, à voir sur http://www.ftp-avignon.com/pdf/plan2017.pdf , l’autre est situé près des remparts à la hauteur du Pont de l’autre côté des remparts…

. L’adresse de ce parking des Halles, 9, Place Pie, Avignon, Provence, Alpes, Côte d’Azur…avec un cliché de Google Maps, qui permet de bien voir la façade latérale par laquelle on entre, celle qui se trouve à droite sur le cliché…à ne pas confondre bien sûr avec la façade végétalisée, qui est la plus en vue et qui donne sur la place…connue grâce à une photo…

. Voir un cliché de l’entrée du parking, par une rampe montante, sur https://www.tripadvisor.fr/LocationPhotoDirectLink-g187212-d2248784-i204875297-Avignon_Les_Halles-Avignon_Vaucluse_Provence_Alpes_Cote_d_Azur.html Regardez bien sur la gauche, vous apercevez la paroi, le poteau et la fine grille métallique.

. Voir un plan des parkings sur http://www.lemagdepam.com/bon-plan-avignon-se-garer-facilement-pour-balader-tranquillement/

. Le climat avignonnais à voir sur https://fr.climate-data.org/location/717815/

. Lire aussi sur ce blog, si l’envie vous en vient, http://www.elisabethpoulain.com/2016/10/avignon-le-pont-saint-benezet-dit-le-pont-d-avignon

. Clichés Elisabeth Poulain présentés  dans un certain ordre-désordre…

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Le ciel de l’abbaye de Maillezais, tout à soi, en ouverture du toit

19 Mai 2017, 17:12pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Abbaye de Maillezais, allée, champ de coquelicots, Cl. Elisabeth Poulain

*Abbaye de Maillezais, allée, champ de coquelicots, Cl. Elisabeth Poulain

Imaginez, vous êtes sur ce qui ressemble à un plateau alors que vous êtes sur une île et que vous savez pertinemment bien que vous venez de laisser la mer derrière vous sur la côte littorale. Ici ne pousse pourtant que de l’herbe, avec au loin, pas très loin mais quand même, quelques arbres feuillus groupés en boqueteau. Il est vrai que vous n’avez pas compté combien il était possible d’en voir en faisant un tour sur vous-même. Ce n’était pas le but de la balade.

C’était de voir l’abbaye de Maillezais de mes yeux pour comprendre pourquoi elle est si célèbre. On m’avait dit, quand j’avais commencé à poser des questions sur l’église, « ne vous inquiétez, vous la trouverez, vous la verrez », « sûr ? », « oui, oui, sûr ! ». Ils avaient vraiment raison, au moins à plusieurs titres. Cette impression d’être hors du temps, comme sur une île, est vraie, parce que si l’abbaye a été érigée ici, c’est bien parce qu’ici il y avait vraiment une île, il y a fort longtemps. On parlait de « l’Ile de Maillezais ». Ce promontoire était réellement entouré d’eau, celle du marais encore aujourd’hui visible en bas sur la carte du département de la Vendée. Les moines de l’abbaye avaient d’ailleurs œuvré à l’assèchement du marais. C’était il y a fort longtemps. Pourtant le marais est toujours là même si son emprise sur la terre a très fortement diminué du fait du regroupement des canaux pour valoriser la terre arable.

Abbaye de Maillezais, vue de l'intérieur vers l'extérieur à travers la baie, Cl. Elisabeth Poulain

Abbaye de Maillezais, vue de l'intérieur vers l'extérieur à travers la baie, Cl. Elisabeth Poulain

L’impression, la certitude d’être dans un endroit très spécial demeure très présente. Une autre raison est que toute construction nouvelle, visible est bannie du fait que l’abbaye est Monument Historique depuis le 30 janvier 1924. Imaginez six ans seulement après la fin guerre de 1914-1918, toute la France était à relever, à revitaliser, à redynamiser. Et les gouvernements de l’époque avaient trouvé le temps de préserver ce témoignage de pierres encore assemblées pour certaines qui parlent depuis le dixième siècle ! Seule reste pourtant l’église du XIe d’un ensemble conventuel beaucoup plus important. Le chœur a disparu, le cloître au sud aussi, ainsi que l’hôtellerie, qui permettait d’accueillir les pèlerins au cours de leur pèlerinage…L’abbaye était en effet une halte sur la route de Saint-de-Compostelle.

Heureusement il reste d’autres témoignages de la vie de l’abbaye en particulier au cours du XVIe siècle où Rabelais, alors Chanoine, vint séjourner à l’abbaye et nouer avec le Père Abbé Geoffroy d'Estissac des liens forts d’échanges de connaissance et d’amitié…comme en témoignent des écrits, en particuliers des lettres de Milan envoyées par Rabelais au Père Abbé que l’on peut consulter encore aujourd’hui. Il n’y a pas que les pierres qui transportent la mémoire. Il y aussi ces « graines de salades de Naples susceptibles de flatter le palais de l'évêque et de sa nièce résidant à l'Hermenault »* envoyées par Rabelais à Geoffroy d’Estissac dans un courrier.

Les pierres, il est temps dans parler, car beaucoup d’entre elles ont malheureusement disparues, mais pas forcément pour tout le monde. Beaucoup d’édifices, tels que celui-là, ont servi de « carrière de pierres » déjà taillées. Certaines ont pu être récupérées et remises en place lors des opérations de préservation de l’existant, voir un peu plus quand cela est possible, après accord consensuel entre les historiens, les architectes spécialisés…. Il s’agit alors de replacer en situation ces parties de mur, de statue, d’ornement, en recherchant évidemment le plus de probabilité non contestable. Chacun sait et ceci partout dans le monde que les belles pierres déjà taillées ont toujours suscité  de fortes convoitises, qui font qu’on peut retrouver ces pierres dans d’autres constructions…

Abbaye de Maillezais, vue de l'intérieur-l'extérieur à travers la façade du porche, Elisabeth Poulain

Abbaye de Maillezais, vue de l'intérieur-l'extérieur à travers la façade du porche, Elisabeth Poulain

L’atmosphère était très particulière. La lumière était un peu voilée, ce qui ne m’a pas gêné, au contraire. Il y avait à l’époque très peu de monde, surtout hors saison. Le ciel était chargé de lourds nuages blancs, qui n’étaient en rien menaçants. Au contraire, ils tamisaient la lumière, qui peut taper dur en Vendée, en laissant filtrer quelques filaments bleutées qui donnaient de la profondeur à la structure au sol. Il y avait là une sensation étonnante d’être comme aspirée par le haut. Déjà le site était aménagé de façon à magnifier la solitude de l’ensemble. On ne voyait pas de voitures garées à proximité.

Dehors des coquelicots avaient été semés à foison, laissant à chaque graine la possibilité de s’exprimer…On devait être au début du mois de juin. Seul était vraiment perceptible cette sensation très forte d’être comme aspiré vers le haut dans un autre monde, en levant la tête vers le ciel, très légèrement nimbé de bleu…D'où ce drôle de titre, d'avoir le ciel pour soi, comme ouverture et ou couverture du toit...D'où aussi le cliché entier de l'approche par le champ de coquelicot à la fin de ce billet qui a commencé avec la photo centrée sur l'abbaye, comme un tour sur soi-même...après avoir laissé faire au regard un autre cercle entre le ciel et le sol, sans jamais oublier le cercle de l'eau, toujours présente, même si elle n'est pas visible de l'abbaye... 

Abbaye de Maillezais, allée, champ de coquelicots, Cl. Elisabeth Poulain

Abbaye de Maillezais, allée, champ de coquelicots, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Abbaye de Maillezais, 85 420 Maillezais, T : 02 51 53 66 80, Mail : abbaye.maillezais@vendee.fr

. Faire connaissance avec l’abbaye, avec beaucoup d’informations denses et très intéressantes et … des photos sur http://www.sitesculturels.vendee.fr/Abbaye-de-Maillezais/Explorer-le-site/Une-architecture-unique/L-abbatiale-cathedrale-de-Maillezais

. Consulter le site des Monuments Historiques, avec de très beaux clichés vus du ciel sur http://www.monumentum.fr/ancienne-abbaye-saint-pierre-pa00110162.html

. Voir une carte du département de la Vendée, l’abbaye de Maillezais est tout en bas (bien que non indiquée) au début du marais qui, lui, est bien visible. L’abbaye de Maillezais est par contre citée en Ier dans « Patrimoine…Edifices religieux » sur wikipedia https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Vend%C3%A9e_department_location_map.svg?uselang=fr

. Retrouver la longue histoire de l’abbaye vendéenne sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Pierre_de_Maillezais

. Un digest intéressant dans http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/vendee/mille-ans-dhistoire-pour-labbaye-de-maillezais-4375654.

. * Lire la citation dans la présentation de l’ouvrage « Vivre et Inventer Maillezais, L’expérience rabelaisienne » sous la direction de Cécile Treffort et Mathias Tranchant, à lire sur http://books.openedition.org/pur/18512, paru aux Presses Universitaires de Rennes. C’est franchement intéressant.

. Clichés Elisabeth Poulain pris au début du dernier millénaire, avec une * quand le cliché est coupé, sans oublier Vincent Anciaux pour le cliché du marais, 2005, qui signe Avvincent sur wikipedia, avec mes remerciements .

Maillezais, le marais, Cl. Avvincent 2005, wikipedia

Maillezais, le marais, Cl. Avvincent 2005, wikipedia

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La ville en pub > Havana Caliente 2008 > Havana Club, El Ron de Cuba

11 Mai 2017, 09:46am

Publié par Elisabeth Poulain

*Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008*Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008

*Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008

Le titre. Il est presque complet, presque car il lui manque le nom de la maison-mère de ce rhum de Cuba, à savoir Pernod Ricard. Il a aussi la particularité d’utiliser deux langues, sans compter mon ajout en français sur la ville en pub. Ce cocktail, qui a pour nom Havana caliente, viejo 7 ans d’âge, la Havane chaude, associe El Ron de Cuba, avec sa bouteille haute, le rhum de Cuba en espagnol dont la marque a pour titre Havana Club en anglais. Le sous-titre au bas du visuel vous donne la composition de ce cocktail Havana Caliente : 1/3 Havana Club, 2/3 Cola, Chili Pepper.

Le visuel a pour premier objectif de vous montrer la chaleur de la nuit à Cuba et pour cela de reprendre les trois couleurs de la nuit, le noir de l’étiquette, le rouge du cœur du macaron Havana Club, ainsi que le fond du bandeau oblique qui emmène le regard vers la droite et l’or qui souligne et valorise les inscriptions figurant sur la bouteille. Pour vous en convaincre, rien de tel que de vous montrer une photo aérienne de la nuit dans le centre de la vieille ville de Cuba, avec énormément de lumières allumées, dans un pays qui ne connaît pas les volets. Au contraire pour bénéficier de la toute relative fraîcheur nocturne, on dort fenêtres ouvertes, munies de grilles quand on vit dans les étages bas, surtout quand on n’a pas l’air conditionné, qui, comme toute innovation, a profondément changé les habitudes de vie. L’air conditionné est aussi une réponse à la demande des touristes.

Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008

Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008

En plus de ces trois couleurs, il y a les lumières des pièces habitées qui brillent comme autant de phares dans la nuit, qui ressortent avec éclat sur la couleur rouge absolument étonnante de tous les bâtiments et du clocher de l'église que l'on voit distinctement comme une annonce de la bouteille située en bas à sa droite. Ce rouge de la ville rappelle aussi forcément le rouge du fond du macaron sur lequel s’inscrit en débordant le nom de la marque. Une ville toute entière vers le plaisir de déguster un Havana Caliente qui éclate en blanc sur ce fond de ville qui brûle de chaleur la nuit...et pas seulement à cause du climat! 

                                                                     ***

Pour suivre le chemin

. Lire aussi sur ce blog un billet dédié aux murs jaunes orangés de la Havana vieja en date du 29.10.2014 http://www.elisabethpoulain.com/article-les-murs-jaune-orange-de-la-havana-vieja-havana-club-pernord-ricard-124893409.html

. Voir le site dédié à la marque de Pernod Ricard http://havana-club.fr/fr/rhum-cuba/7-ans

. Trouver plus d’informations sur l’emblème de la marque, la "Giraldilla", qui est le nom d’une statue de bronze de la forteresse du XVIe siècle et que l’on aperçoit sur le cercle d’or qui entoure le nom de la marque. On y apprend aussi que ce sont les fûts de chêne qui ont déjà été utilisé une fois pour le vieillissement du Bourbon qui permettent au rhum de vieillir tranquillement pendant ses sept ans, avec des arômes très particuliers sur http://www.cubalatina.com/salsa/rum_havana_club.php3#.WRMrAo2wfIU

. Le musée du rhum à Cuba http://havana-club.fr/fr/patrimoine-havana/musee-du-rhum-de-la-havane . Y retrouver en particulier l’histoire du rhum, qui fait partie de la "Grande Histoire" de nos sociétés, où l'on rencontre, au détour d'un paragraphe, Christophe Colomb, la Guerre d'Indépendance, la Maison royale d'Espagne, Napoléon Ier, Ernest Hemingway...

. Photos, Elisabeth Poulain d’après la Quatre de couverture du magazine « n°53 Automne-Hiver 2008, Entreprendre, Pernod Ricard », qui avait comme titre en une « La saga des Alcools », avec forcément une page dédiée au rhum, la page 31, qui commence par ces mots « Volupté tropicale… ». L* du Ier cliché  annonce qu'il s'agit  d'une vue partielle.  

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La ville en pub > Chinon & les transports > Une affiche de James C. Richards & + > 1926

5 Mai 2017, 16:17pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon*Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon

*Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon

Comme souvent, il me faut compléter le titre pour qu’il devienne compréhensible. Voir la ville, pas toute la ville bien sûr, mais déjà une belle partie, est assez rare, alors que le lien entre la ville et la publicité est direct et évident. Plus que cela, la ville est à la source de la publicité qu’elles qu’en soient les formes et je pourrais presque dire, quelles que soient les époques. Ce que je vous propose aujourd’hui est de voir un exemple datant de 1926 et qui est l’œuvre d’un peintre né à Chinon qui porte un nom anglais, James C. Richards.

Chinon. Cette ville de Touraine est célèbre par son château à la longue histoire. Pendant des siècles, le château a occulté la présence de la ville, sans laquelle clairement le château n’aurait pas eu de raison d’être implanté, se développer ni subsister à l’atteinte du passage des siècles. La ville de Chinon s’est nichée au plus près du château, sur le versant très pentu, au bas duquel coule la Vienne, un affluent de la Loire. Elle est maintenant connue aussi grâce à sa vieille ville du Moyen-Age que découvrent les touristes ainsi qu’aux vins de Chinon à la forte notoriété. Le vignoble, qui s’est développé sur le plateau au bord duquel est implanté le château, n’apparaît pas de ce fait sur les représentations de la ville de Chinon et des vestiges de son célèbre château. Celle-ci-ci est bâti au bord de l’eau de cet affluent de la Loire, en rive gauche, pour avoir, grâce au château en haut, vue sur l’ennemi qui pouvait aussi arriver par l’eau.

La Vienne. Par l’eau arrivaient aussi les ravitaillements en tous genres nécessaires à la survie des occupants du château et de ceux qui, en dehors des murs, travaillaient pour assurer la subsistance du seigneur et de sa cour. C’est la raison pour laquelle tant de grands châteaux sont implantés au bord de l’eau, tout particulièrement en Loire.

 

Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon

Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon

L’originalité de l’affiche. Elle est centrée sur le pêcheur qui fait avancer sa plate, de toute sa force, à l'aide d'une grande, solide et longue cane  pour remonter le courant et ainsi piéger des poissons, dans sa nasse accrochée à son bateau à fond plat. Grâce à ce choix stratégique de focalisation du point de vue du peintre, on voit par deux fois le château, une fois dans l'air qui se détache sur le ciel  jaune, une fois en reflet inversé avec des contours flous dans l'eau. Le tiers restant  est dédié à l'eau à la couleur jaune avec des irisations bleues, grises et vertes mêlées...C'est un travail impressionnant d'audace qui est parfaitement maîtrisé...1926-2017, une composition qui n'a absolument pas vieillie.  

Affiche Chemins de fer d'Orléans et de l'Etat, La Touraine, Chinon, James C. Richards 1926

Affiche Chemins de fer d'Orléans et de l'Etat, La Touraine, Chinon, James C. Richards 1926

Elle existe en deux versions, toutes deux signées par James C. Richards et datées de la même date, 1926.

. L’une est une affiche publicitaire faite pour les « Chemins de fer d’Orléans et de l’Etat » comme il est indiqué en haut complété par la mention « Circuits automobiles au départ de Tours ». Une mention qui me semble un peu obscure : est-ce à dire qu’il était possible de se rendre de prendre ensuite un autocar par exemple pour rejoindre Chinon à partir de Tours par la route?

. L’autre est identique mais ne comporte pas les mentions publicitaires qui ont disparues. Le visuel  a une différence sensible, qui porte sur les variations de couleurs. L’affiche que j’ai sous les yeux indique simplement LA TOURAINE et en dessous CHINON. L’indication concernant les chemins de fer d’Orléans et de l’Etat a été enlevée…

PS. Cette publicité est encore une référence  - cette fois-ci involontaire- à la plate cette fois sur la Vienne et non plus sur la Sarthe, cette rivière qui passe à Ecouflant au nord d'Angers... Outre ses qualités visuelles, cette affiche a le mérite aussi de montrer comment un pêcheur faisait avancer sa plate. Il fallait du muscle!     

Pour suivre le chemin

. L’affiche que j’ai sous les yeux, la n° 2, est l’œuvre de Lucien Serres & Cie, Imprimeur, 19, rue du Terrage, Paris ; c’est une reproduction faite par l’Imprimerie SARL Moron, Chinon, tél. 02 47 93 18 20, qui a dû m’être offerte par des amis négociants en vins de Chinon, à Chinon au passage du millénaire. La pauvre affiche a légèrement souffert au fond d'un placard, comme le montrent les pliures involontaires qui ont froissé le papier.

. Voir les quelques informations vraiment peu nombreuses sur James. C. Richard, cet illustrateur français né à Chinon, http://data.bnf.fr/15075016/james_c__richard/,  qui a travaillé en particulier sur le thème de la ville de « Chinon qui disparait », pour l’association des « Amis du Vieux Chinon d’hier et d’aujourd’hui ».

. Retrouver un précédent article sur Chinon sur ce blog http://www.elisabethpoulain.com/article-paysages-de-loire-le-chateau-de-chinon-entre-vienne-vins-de-chinon-123068981.html

. Consulter le mémoire de Mathieu Deperrois, Magistère 1, 2003-2004, qui reste intéressant, du Département Aménagement de l’Ecole Polytechnique de l’Université de Tours, par son objectif de globalité et des impacts sur l'environnement, sur http://memoires.scd.univ-tours.fr/EPU_DA/LOCAL/2004_MAG1_PIND_DEPERROIS_MATHIEU.pdf

. Voir l’affiche n°2, avec la référence aux Chemins de Fer, d’un jaune dense qui vire au rose, sur http://www.affiches-francaises.com/produit/la-touraine-chinon/

. Cliché E. Poulain pour l’affiche n°1 avec un jaune moins chaleureux, qui tend vers un vert grisé, avec cette bordure verte foncée sans éclat aucun...L'* signifie qu'il s'agit d'une partie du cliché.

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Quelques petites maisons de plage à Douarnenez, Bretagne, Côte atlantique, France

11 Février 2017, 12:10pm

Publié par Elisabeth Poulain

Bretagne-Douarnenez, Descente vers la plage, cabines de plage sur la gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Bretagne-Douarnenez, Descente vers la plage, cabines de plage sur la gauche, Cl. Elisabeth Poulain

 

Ces photos datent du début du siècle. Présentées ainsi, on a l’impression d’être projeté en arrière dans un lointain passé. Vous affirmez maintenant que ces « cabines de plage » existent encore, je l’ignore. Ce dont je suis sûre, c’est qu’elles sont bien présentes en photos tirées sur papier et sagement collées dans un de mes albums-photos, comme il était alors d’usage. A feuilleter ces albums, on a vraiment l’impression de revenir dans un passé lointain. On était alors au mois de juin 2002. Il faisait très beau sur la Côte atlantique, particulièrement dans la région de Douarnenez.

Ces petites maisons de plage sont toutes différentes les unes des autres. C’est clairement ce qui les rend attirantes. Sur les plages bien connues des vacanciers d’aujourd’hui, elles précèdent dans l’histoire les tentes toutes identiques, comme on pouvait en voir à La Baule par exemple. Celles que vais vous présenter ont pour particularité d’être toutes différentes. De petite taille, elles sont placées au plus près du mur qui protège la rue sur le remblai. On voit d’ailleurs en arrière et en hauteur les maisons qui ont vue sur mer, avec la rue pour les séparer du mur de soutien.

Bretagne, Douarnenez, cabine de plage la plus petite, n°1, Cl. Elisabeth Poulain

Bretagne, Douarnenez, cabine de plage la plus petite, n°1, Cl. Elisabeth Poulain

. C’est la plus petite des quatre cabines que je vous présente en premier. Elle est constituée en lattes de bois, verticales pour la porte et horizontales pour la partie « fenêtre ». Sa porte placée à gauche, vue du dehors, occupe une bonne moitié de la « façade » sur la plage, l’autre partie vers la droite est celle qui est dotée d’une « fenêtre » dont je doute qu’elle s’ouvre. Elle apporte la lumière à l’intérieur. Toutes les bordures des ouvertures sont soulignées d’un bleu moyen. Des panneaux en fibro-ciment forment le toit qui est devenu noir avec le temps. Du coup, le regard file vers l’arrière pour découvrir en lien le toit d’une maison de l’autre côté de la rue qui borde la baie. On voit aussi que l’espace est plus large sur la droite, que sur la gauche. C’est à ces détails qu’on voit que la réglementation municipale devait être moins contraignante lors de l’implantation de ces petites constructions sur le domaine public.

Bretagne-Douarnenez, cabines de plage "les deux voisines", n°2 & 3, Cl. Elisabeth Poulain

Bretagne-Douarnenez, cabines de plage "les deux voisines", n°2 & 3, Cl. Elisabeth Poulain

. En voici deux autres, en commençant par celle qui est à gauche sur la photo. Elle a deux points communs avec la Première Petite Maison. Il y a d’abord, le fibrociment du toit noirci qui prouve les attaques du temps et l’encadrement bleu moyen de la porte. Par contre la paroi de façade dotée de la fenêtre est beaucoup plus large. La partie vitrée elle-même porte un volet qui est sécurisé par deux barres horizontales. Cette fois-ci deux hermines bleues, un des symboles bretons, y sont très joliment représentées. 

. La cabine située à droite offre plusieurs particularités. Ses dimensions sont plus importantes en longueur et son toit est bleu ciel. La porte est fixée par trois gonds bien noirs placés à droite. La partie vitrée est située toute à droite de la façade. C’est elle qui attire l’attention, par la volonté de séduire le regard, avec ses deux vieux gréements aux voiles bleues, qui sont devenus un des symboles de la Bretagne, puis avec des vagues sur le panneau qui ferme en hiver l’espace vitrée.

Bretagne-Douarnenez, cabine de plage d'un homme artiste, n°4, Cl. Elisabeth Poulain

Bretagne-Douarnenez, cabine de plage d'un homme artiste, n°4, Cl. Elisabeth Poulain

. Voici la dernière de face, qui doit être la plus récente de toutes. Outre son toit bleu ciel, sa porte vitrée est ornée d’une peinture montrant le torse d’un homme en train de se changer et deux vraies créations picturales sont peintes les panneaux d’occultation.

En résumant, l’intéressant est de voir le chemin symbolique suivi, qui part de la couleur bleue pour faire ressortir le blanc qui atteste du bon entretien, de voir ensuite les hermines bleues puis les bateaux de pêche avec leurs voiles bleues gonflées par le vent et enfin la présence de l’homme-artiste qui témoigne de sa créativité même et surtout sur sa cabine de plage.

Bretagne-Douarnenez, Descente vers la plage, cabines de plage sur la gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Bretagne-Douarnenez, Descente vers la plage, cabines de plage sur la gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Pour finir voici le second cliché pris du haut du remblai que j'ai placé en ouverture du billet,  d’où l’on voit l’arrière de ces cabines de plage, qui se tiennent sur deux rangées. Seules les secondes plus récentes, j’imagine, ont vue sur la mer ; celles que j’ai prises en photos devaient vraisemblablement ne voir que l’arrière des « petites nouvelles ». La descente vers la plage est dotée d'un panneau qui interdit la présence des voitures, des motos et des vélos…ce qui prouve a contrario qu’il y avait bien des personnes à se balader en voiture, à moto et à vélo sur la plage…!

                                                           ************

Pour suivre le chemin

. Office de Tourisme du Pays de Douarnenez (Catégorie I), 1 Rue du Docteur Mevel, 29100 Douarnenez Bretagne, 02 98 92 13 35, info@douarnenez-tourisme.com et http://www.douarnenez-tourisme.com/visites-guidees

. L’hermine dans l’histoire de la Bretagne sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_Bretagne

. Clichés Elisabeth Poulain à partir des photos-papier, datant du début du siècle, en espérant que l’indication de « Douarnenez » que j’avais écrite dans l’album-photos n’est pas erronée…

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Liège, la ville et les maisons vues du Grand Escalier en photos

3 Février 2017, 11:45am

Publié par Elisabeth Poulain

Liège, le Grand Escalier, côté gauche en partant du haut de la colline, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, le Grand Escalier, côté gauche en partant du haut de la colline, Cl. Elisabeth Poulain

Liège est une ville très ancienne, située à l’est de la Belgique, dans un territoire marqué à la fois par les fleuves qui la traversent en bas et les collines pentues qui la dominent. Elle a aussi gardé une architecture préservée de maisons particulières particulièrement intéressantes. Je vise en particulier celles qui sont implantées le long de la descente d’un formidable escalier, qui part de la colline où est implanté le CHR. Il offre la particularité d’avoir été construit en ligne droite, du haut en bas, sans les zig-zags qui sont traditionnellement conçus pour affaiblir la pente. 

Liège, le Grand Escalier, vue sur le côté gauche, un jardin en terrasse, Cl. Elisabeth Poulain
Liège, le Grand Escalier, vue sur le côté gauche, un jardin en terrasse, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, le Grand Escalier, vue sur le côté gauche, un jardin en terrasse, Cl. Elisabeth Poulain

De là-haut, vous avez une vue fabuleuse sur la ville en bas. L’escalier en outre vous offre, au fur et à mesure de la descente un véritable album de belles demeures très soignées qui doivent pour la plupart datées du XIXe siècle et du début du suivant.

Liège, le Grand Escalier, vue sur la ville, maison au bow-window rouge, Cl. Elisabeth Poulain
Liège, le Grand Escalier, vue sur la ville, maison au bow-window rouge, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, le Grand Escalier, vue sur la ville, maison au bow-window rouge, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, le Grand Escalier, vue d'en bas, bancs sur le côté gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, le Grand Escalier, vue d'en bas, bancs sur le côté gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Le conseil est de monter à pied par un chemin qui offre une approche douce dans un cadre arboré et d’arriver ainsi avec toutes ses forces en haut de la colline vraiment pentue. ET c’est là qu’on découvre que descendre ces marches vous offre une palette étonnante à la fois de diversité, aucune maison en ressemblant à une autre, et un grand air de famille…Au bas de l’escalier, des bancs permettent de se reposer.

Liège, le Grand Escalier en bas, à gauche le mur de retenue de la terre, parking, Cl. Elisabeth Poulain
Liège, le Grand Escalier en bas, à gauche le mur de retenue de la terre, parking, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, le Grand Escalier en bas, à gauche le mur de retenue de la terre, parking, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, Le Grand Escalier, la ville, Cl. Elisabeth Poulain

Liège, Le Grand Escalier, la ville, Cl. Elisabeth Poulain

Le temps nous a manqué pour savoir si les habitants pouvaient accéder à leur maison autrement que par l’escalier, par une entrée par l’arrière par exemple. Des bancs nous attendaient vers le bas pour nous reposer ; c’est au moins ce que j’ai imaginé. Avant d’arriver « en bas » près d’un parking situé sur une surface plane face à un appareil de soutènement impressionnant implanté dans la pente. Et c’est là que nous avons dit au revoir à cet escalier si étonnant, qu'une fois qu'on l'a descendu, on ne peut l'oublier, avec ses 374 marches et son nom que je viens d'apprendre grâce à Jean O., un lecteur assidu.  Pas de "Grand Escalier" , mais une désignation étonnante "La Montagne de Bueren"!

Pour suivre le chemin

. Liège sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Li%C3%A8ge

. La montagne de Bueren, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Montagne_de_Bueren

. Clichés Elisabeth Poulain datant d’il y a quelques années.

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Grille de porte d’entrée donnant sur une place dans une petite ville de l'Eure

28 Décembre 2016, 14:23pm

Publié par Elisabeth Poulain

Eure département, grille de maison, face à une place avec un kiosque à musique, Cl. Elisabeth Poulain

Eure département, grille de maison, face à une place avec un kiosque à musique, Cl. Elisabeth Poulain

C’est une maison soignée, centrée sur une fausse similarité entre sa partie droite et celle de gauche, marquée en son milieu par une porte vitrée dans sa partie haute. Trois fenêtres animent le Ier étage, qui correspondent à deux fenêtres de rez-de-chaussée non identiques à celles du haut. La différence réside bien sûr à l’existence de cette porte vitrée qui n’est pas exactement centrée en dessous des deux fenêtres, et qui ne se situe pas exactement aussi en dessous de la fenêtre centrale du Ier étage. La porte est décalée vers la fenêtre de gauche. Quant aux deux fenêtres hautes et basses en partie droite, elles sont non seulement différentes entre elles mais aussi par rapport à celles du bas.

C’est la porte d’entrée qui nous intéresse dans sa partie vitrée, à cause de sa belle grille de couleur dorée. La maison elle-même est de couleur beige clair, le soubassement est constitué de briques rouges foncées ainsi que le pourtour de la porte et des fenêtres avec un léger bombé au-dessous qui confère de la douceur à l’ensemble.

La maison, sa porte et la grille, département de l'Eure, Cl. Elisabeth Poulain

La maison, sa porte et la grille, département de l'Eure, Cl. Elisabeth Poulain

La grille. Elle est particulièrement soignée dans une parfaite symétrie centrée sur un cœur de quatre feuilles d’acanthe fixées à un cercle lui-même rattaché à un cercle plus grande par quatre anneaux, qui sont autant de petits cercles. Pour le haut et pour le bas, le même concept a été utilisé en prenant avec quatre lianes qui structurent et confèrent à la fois force et douceur. L’ensemble est à la fois solide et harmonieux. Regardez aussi, pour finir, comment se terminent en partie centrale par deus des lianes qui se superposent au-dessus des grandes boucles pour se terminer elles-mêmes par de plus petites boucles. C’est ainsi que chaque cercle central est tenu par huit point de soudure grâce aux petites et grandes lianes.

Il reste un élément dont je ne vous ai pas parlé, qui se répète par quatre fois. On dirait des fleurs d’acanthes, qui se dressent comme de petites épées dans le creux des volutes formées par les courbes des grandes et moyennes lianes. C’est là un travail de ferronnerie absolument remarquable.

La grille de la porte d'entrée de la maison, face à la place, département de l'Eure, Cl. Elisabeth PoulainLa grille de la porte d'entrée de la maison, face à la place, département de l'Eure, Cl. Elisabeth PoulainLa grille de la porte d'entrée de la maison, face à la place, département de l'Eure, Cl. Elisabeth Poulain

La grille de la porte d'entrée de la maison, face à la place, département de l'Eure, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin. Il  vous faudra attendre encore un peu pour que je puisse retrouver dans quelle ville de l’Eure j’ai pris ce cliché. La seule certitude est que cette petite maison donnait sur une grande place légèrement en pente, où se tenait un beau kiosque à musique. D'en bas, face au kiosque, la maison se trouvait sur la droite, légèrement en montant la rue qui lui faisait face. Dans mon souvenir, le quadrilatère était bordé sur trois côtés, seule partie la plus haute n'avait pas de rue attenante.

. Voir d'abord le précédent article  sur une grille de porte sur ce blog http://www.elisabethpoulain.com/2016/10/le-cycle-des-fleurs-la-porte-de-la-maison-la-grille-fleurie.html

. Retrouver l’admirable collection du Musée le Secq des Tournelles https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Rouen/Rouen-Musee-Le-Secq-des-Tournelles.htm à Rouen

. A Rouen toujours, voir aussi http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/2013/11/15/patrimoine-la-plus-belle-collection-de-ferronnerie-du-monde-est-rouen-358297.html

. La sélection « Images » faites par Google https://www.google.fr/search?q=Grille+de+ferronnerie,+fin+du+XIXe+si%C3%A8cle,+Normandie+France&biw=1366&bih=620&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwig66-U-5bRAhWD7BQKHYgDDtYQsAQIGQ&dpr=1

. Clichés Elisabeth Poulain

 

La grille de la porte d'entrée de la maison, face à la place,dpt de lEure, Cl. Elisabeth Poulain

La grille de la porte d'entrée de la maison, face à la place,dpt de lEure, Cl. Elisabeth Poulain

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