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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Articles avec #communication & marketing

Quick-Bruxelles, une publicité à laquelle il ne manque que la senteur

4 Août 2018, 09:06am

Publié par Elisabeth Poulain

Bruxelles, affiche publicitaire Quick, panneau JCDecaux, début du 3è millénaire, Cl. Elisabeth PoulainBruxelles, affiche publicitaire Quick, panneau JCDecaux, début du 3è millénaire, Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles, affiche publicitaire Quick, panneau JCDecaux, début du 3è millénaire, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un visuel de grande taille telle qu’on en voyait au début du Troisième Millénaire à Bruxelles, dans un abribus, signé JC Decaux. A l’époque où j’avais fait ce cliché en marchant sur le trottoir, j’avais admiré cette affiche qui offre un impact incroyablement fort. Je crois réellement que c’est la meilleure affiche que j’ai jamais vue pour une chaîne  de restaurants. Ce n'est pas qu'elle me donne envie de manger ce qu'on voit sur l'affiche, c'est le concept lui-même qui fait qu'on retient le nom de la marque "Quick".  

Que voyez-vous sur l’affiche ? Un homme jeune qui s’écrase le nez sur la vitre, tant la tentation est forte de manger le Big Bacon Q de la marque QUICK que l’on aperçoit sur la gauche, vers le bas de l’affiche. Les deux coûtent 4,50 euros, avec le slogan suivant « ‘t Zit lekker bij Quick », qui pourrait vouloir dire, sans garantie aucune, malgré le recours à des sites de traduction automatique : « c’est meilleur chez Quick ».

Outre le nez qu’il écrase sur l’affiche,  on voit les yeux de l’amateur de Big Bacon qui  convergent vers un Quick que saisit  sa main droite, dans le bas de la partie gauche de l’affiche. Et sa bouche souriante est fermée dans l’attente de pouvoir porter le premier de ces Big Mac au Bacon. La tentation est si forte, qu’on a l’impression qu’il en est « bigleux », un mot très familier pour dire qu’il louche…Quant au Big Bacon, je n’en jamais goûté.

Quelques mots sur le groupe Quick, belge d’origine, qui a pour slogan « Le Formidable, c’est du belge ». La valse des ouvertures-fermetures dans les différents pays est telle que je renonce à essayer de rassembler les données essentielles. Disons seulement que la France est actuellement son principal marché et que le logo de Quick a changé aussi tout en gardant la lettre Q en blanc sur fond rouge… 

Bruxelles, affiche publicitaire Quick, panneau JCDecaux, début du 3è millénaire, Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles, affiche publicitaire Quick, panneau JCDecaux, début du 3è millénaire, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Quelques mots sur le groupe Quick, belge d’origine, qui a pour slogan « Le Formidable, c’est du belge ». La valse des ouvertures-fermetures dans les différents pays est telle que je renonce à essayer de rassembler les données essentielles. Disons seulement que la France est actuellement son principal marché et que le logo de Quick a changé aussi tout en gardant la lettre Q en blanc sur fond rouge…

. Quant au Big Bacon d’aujourd’hui, si son nom a bien été conservé, son aspect et donc sa composition ont beaucoup changé visuellement. Il y a par exemple visiblement de la salade…

 . Sur Quick voir, https://fr.wikipedia.org/wiki/Quick_(restauration).

. Quant  à JCDecaux, l’entreprise est très présente à Bruxelles, JCDecaux, Allée Verte 50, 1000 Bruxelles, http://www.jcdecaux.be, 02 274 11 11, 02 274 11 72.Je vais essayer de retrouver une autre série de clichés en particulier d'un restaurant  situé rue Lesbroussart, à Ixelles cette fois-ci, une des autres villes associée à Bruxelles-Centre.   

. A Bruxelles, il existe de très nombreuses façons de se restaurer autrement, pas seulement des grandes chaînes mondiales. Cette ville internationale  possède de nombreux restaurants de qualité, à découvrir  par exemple  sur  https://www.resto.be/restaurant/bruxelles .

. Cliché Elisabeth Poulain

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La femme à barbe > De l’anomalie génétique à l’anormalité sociale au …

25 Mars 2018, 17:44pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Illustration 5-7-1913, Annonce page 19, Le Dépilatoire Hospitalier, Cl. Elisabeth Poulain *Illustration 5-7-1913, Annonce page 19, Le Dépilatoire Hospitalier, Cl. Elisabeth Poulain

*Illustration 5-7-1913, Annonce page 19, Le Dépilatoire Hospitalier, Cl. Elisabeth Poulain

Le titre est incomplet d‘où les trois petits points  au sens où il faudrait ajouter le troisième volet de la seconde partie du titre qui est le phénomène de foire. Ce billet est une sorte de suite au précédent qui portait sur les attributs pileux du visage d’homme, dans les « Annonces », les visuels publicitaires, de l’Illustration en date du 5 juillet 1913 en page 19. L’idée qui me trottait dans la tête depuis hier  était de savoir si et comment la presse du début du XXe siècle parlait ou non de la « Femme à barbe », qui était souvent l'attraction majeure de spectacle de cirque...

Illustration 5-7-1913, Annonce page 19, Le Dépilatoire Hospitalier, Cl. Elisabeth Poulain

Illustration 5-7-1913, Annonce page 19, Le Dépilatoire Hospitalier, Cl. Elisabeth Poulain

J’ai donc relu attentivement le texte de l’ « annonce » de l’Illustration du 5 juillet 1913, qui parle des « poils disgracieux du visage ou du corps » en montrant le visage d’une jeune femme ornée d’une fine moustache visiblement sur-ajoutée sur le cliché au-dessus de la lèvre supérieure de la photo n°1 prise au départ. Présentée ici ensuite, en seconde position, comme si l’application du « Dépilatoire Hospitalier » avait permis ce fabuleux résultat. Il est à noter que pour éviter de faire peur aux femmes victimes de ce qu’on appelle le « hirsutisme », l’annonce mettait surtout l’accent sur les quelques petits poils que l’on croit deviner sur l’avant-bras droit de gente dame.   

Et c’est alors que l’on se surprend au verso de la page de couverture en page « Annonces », à lire la fin du texte qui précise : « essai gratuit sur simple demande de la notice complète, franco de port, 12fr. (visage), 20fr (corps), M. Chantreau, pharmacien de 1ère classe, 8 rue de Constantinople, Paris. » C’est déjà de la vraie et bonne publicité intégrée à une réelle stratégie marketing. On était en 1913… !         

Pour suivre le chemin

. L’Illustration, N° 3671, 71ème année, 5 Juillet 1913, Annonces p. 19

. Voir en tout premier lieu un dossier très complet, enrichie de nombreux clichés,  sur la « FAB », sur http://www.dinosoria.com/femme-barbe.html

. Toujours sur wikipedia,  https://fr.wikipedia.org/wiki/Femme_%C3%A0_barbe

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Les Vêtements du Mont Saint-Michel & Dubonnet peints sur la façade

15 Janvier 2018, 18:52pm

Publié par Elisabeth Poulain

Vêtements de Travail-Mont Saint-Michel, Mur de façade, Loire Atlantique, Cl. Elisabeth Poulain

Vêtements de Travail-Mont Saint-Michel, Mur de façade, Loire Atlantique, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un cliché rare, non pas par la qualité de la photo en elle-même, ni par la façade latérale de la maison de la petite ville que nous avons traversée mais d’abord plutôt par la « réclame » comme on disait avant-guerre  que j’ai eu le temps de prendre en photo et ensuite, en regardant le cliché, en découvrant ce qu’il y avait dessous.

. Les « Vêtements du  Mont Saint-Michel » ont été créés en 1913 en Bretagne. L’entreprise fit dès que cela lui fut possible de la réclame pente sur des murs sélectionnés par leur visibilité  et l’accroche au regard des automobilistes et de ceux que les véhicules transportaient.  Vous dire jusqu’à quelle date précise l’entreprise de vêtements de travail perdura est difficile, à cause de la guerre de 1914-1918. En 1919, elle changea de métier en s’alliant à une  entreprise dans « la maille ». Quant à la réclame peinte, Il me semble  en avoir déjà vu une à Durtal là sur une façade qu’il était impossible de ne pas la voir, juste avant de traverser le Loir, en venant du Mans par exemple. 

 Notre époque a encore conservé à ma grande surprise cette affiche peinte sur un mur de façade latérale, en allant récemment en Loire Atlantique, venant d’Angers, en quittant l’autoroute puis en passant par Nort-sur-Erdre, ensuite Bouvron pour rejoindre Savenay et la côte.  A l’entrée d’une petite ville, on voit une façade grise couleur ciment d’une maison, sur notre gauche, qui porte une affiche peinte. On lit clairement « Vêtements de Travail » écrits en majuscules, à l’intérieur d’un rectangle bordé d’un liseré bleu assez large pour qu’on puisse le voir. A l’intérieur sur fond noir, on voit encore distinctement le Mont Saint-Michel en couleur or. Et comme on le connait, on arrive à lire « LE MONT SAINT-MICHEL » en haut à droite. Et tout cela en roulant moins vite que la vitesse réglementaire quand on arrive dans une ville. Comme il n’y avait personne derrière, il n’y avait pas de souci. J’étais réellement toute contente d’avoir pu réussir à photographier cette véritable icône publicitaire.

Vêtements de Travail-Mont Saint-Michel + Dubonnet,  Mur de façade, Loire Atlantique, Cl. Elisabeth Poulain

Vêtements de Travail-Mont Saint-Michel + Dubonnet, Mur de façade, Loire Atlantique, Cl. Elisabeth Poulain

                                                     

Et le plus curieux est ce que je viens de découvrir maintenant devant l'écran, en scrutant attentivement le cliché, mais sans avoir pu le voir assise à côté de la conductrice à qui j’avais demandé de ralentir. Cette façade est tellement visuellement adaptée à la « réclame » comme on disait alors, qu’en dessous de ce visuel peint, il en existe un autre qui n’a pas été effacé. Il est beaucoup plus grand puisqu’il occupe toute la largeur de cette maison.  Il s’agit d’une autre icône publicitaire « DUBO, DUBON, DUBONNET » qui est un « vermouth aromatisé au quinquina ». Ici, seul DUBONNET a pu être peint sur toute la largeur, pas le slogan. La marque semble-t-il existe toujours. Elle fait partie du Groupe Pernod-Ricard.   

                                                                                        **

Pour suivre le chemin

. Voir une étude qui analyse la période de la réclame suivie par celle de  la publicité sur  http://tpe-1es-2007.blogspot.fr/

. Les murs peints sur http://lesmurspeints.blogspot.fr/

. L’histoire des vêtements de travail du Mont Saint-Michel sur https://lemontsaintmichel.fr/fr/content/11-histoire

. Les paysages de pub, le Mont Saint-Michel sur ce blog  http://www.elisabethpoulain.com/article-paysages-de-pub-le-mont-saint-michel-france-85430323.html  

. DUBO, DUBON, DUBONNET à voir dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Dubonnet       

. Photos du mur de façade Elisabeth Poulain

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Les couleurs de 4 villes suisses des paquets de sucre en publicité

2 Octobre 2017, 14:42pm

Publié par Elisabeth Poulain

Bellinzona, son canton en rouge au verso, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Bellinzona, son canton en rouge au verso, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Bellinzona, la ville vue sur le recto, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Bellinzona, la ville vue sur le recto, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

                                                                                                             

Le titre est peut être un peu abscons, dans la mesure où je peux seulement vous assurer qu’il s’agit de de dessins d’après photos  entièrement re-colorisées.  Contrairement à Avignon, dont j’ai parlé dans un autre billet, il y a quelques années, l’organisme français avait choisi, pour les municipalités volontaires, de présenter sur des morceaux de sucre un vrai cliché couleur dans le cadre d’une campagne « Visit France » . Je pense que cette campagne française devait dater d’une dizaine d’années avant.  Vous donnez une date précise pour l’opération suisse est au moins aussi difficile puisqu’il n’y en a aucune d’indiquée. Il y a plusieurs décades, la limite de validité ne devait pas exister, surtout pour du sucre.  Et quant à vous dire combien il y a de sucre dedans exactement, impossible : il me faudrait ouvrir le sachet ! Quelques grammes, c’est certain.     

La campagne suisse a également pour objectif d’attirer les touristes en Suisse. Il s’agit cette fois de mettre en valeur cette fois-ci sur ces paquets de sucre en poudre, non plus un monument mais une ville en jouant sur l’harmonie des couleurs. L’avantage est que la surface est plus grande et laisse plus de place à l’inventivité. Ma petite balance  donne un montant concordant et cohérent  selon que j’en pèse un, deux, trois ou les quatre. Chaque sachet pèse 5 grammes, mesure 7cm sur 4, 5 cm, papier compris. Toutes les vues sont saisies de ce fait en vertical, avec toujours une ou plusieurs élévations, qui justifie ce choix et plus de proximité, entre la personne qui tient dans la main  ces vues retravaillées dans des couleurs hors réalité et très séduisantes.  Contrairement à ce que l’on fait d’habitude, c’est par le verso que nous allons commencer à « découvrir » quatre visions de ville  suisse, hors des plus célèbres telles que Genève, Zurich, Lausanne…  

Schaffhausen recto, son canton verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth PoulainSchaffhausen recto, son canton verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Schaffhausen recto, son canton verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Stans au recto, son canton Nidwalden au verso, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain Stans au recto, son canton Nidwalden au verso, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Stans au recto, son canton Nidwalden au verso, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Revenons aux sachets de  sucre. Il s’agit d’une opération publicitaire conjointe menée par la Confédération helvétique et  le canton où est située la ville volontaire. C’est  une déduction qui découle, non d’une mention écrite précise figurant à l’arrière,  mais du fait que le drapeau et la superficie de la Confédération helvétique au verso sont  chaque fois indiquée : 41285 km2, avec une carte globale  sur un sachet de 4,3cm en longueur et 2,5 cm en hauteur approximativement - où les fleuves et les lacs figurent en bleu, comme normalement, et le canton visé par le dessin en rouge, par ordre alphabétique cette fois.                                                               

                                                                                    *

. Voici le centre de la ville de Bellinzona, dans le canton du Tessin où l’on distingue un et/ou deux des trois châteaux, la muraille à distinguer des remparts, avec ses couleurs rouge brique foncé, plus léger, des roses variés en densité et du vert  turquoise pour figurer l’extérieur de la ville.

                                                                                    *

. Le château de la ville de Shaffhausen sur la colline, avec le Rhin qui coule avec vigueur et allant ; on l’aperçoit bien au second plan, juste après le parapet. La ville est située dans le canton du même nom. Sur l’autre rive, au bas du château, on distingue  la façade de la maison ancienne au fronton tri-angulaire à la mode flamande, très connue semble-t-il.  Cette fois-ci la gamme des couleurs joue sur le violet clair, moyen, plus foncé, des roses prononcés et plus clairs, des verts turquoise  et en plus un peu de jaune.     

                                                                                   *         

. La vue sur Stans et la grande montagne en arrière-fond. C’est une petite ville, d’un peu plus de 8000 habitants, située en fond de vallée au pied d’une montagne que l’on aperçoit très bien sur le dessin multi-colorisé, dans le fond se détachant en jaune or léger sur un ciel bleu très clair. Sur la gauche, on aperçoit une église de couleur rose, et des maisons de différentes couleurs turquoises, grisées roses.  Stans fait partie du canton de Nidwalden.

                                                                                   *

. Zug dans le canton du même nom.  Le décor change au sens où il n’existe pas d’élévation au sens géographique du terme. On voit bien le clocher d’un beffroi ou d’une église avec cette sensation cette fois-ci d’être vraiment dans la ville au bord du trottoir…   

Zug ville au recto, son canton au verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth PoulainZug ville au recto, son canton au verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Zug ville au recto, son canton au verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. La Suisse à découvrir sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Suisse

. Les cantons suisses, https://fr.wikipedia.org/wiki/Canton_suisse

. Pour Bellinzona, voir le canton du Tessin (2812 km2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Canton_du_Tessin. La ville elle-même  est inscrite au Patrimoine  mondial de l’Unesco, grâce notamment à ses trois châteaux, sa muraille et les remparts du bourg sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teaux_de_Bellinzone  

. Pour Schaffhausen (canton de Schaffhausen 299km2),  consulter https://fr.wikipedia.org/wiki/Schaffhouse ainsi que le site de Picswiss http://www.picswiss.ch/geo.html qui a aussi donné son cliché du Rhin au premier plan et de la colline, avec le château en haut pour wikipedia.    

. Sur Stans (Canton de Nidwalden 276m2), il vous faudra être patient : pour l’instant, vous pouvez consulter https://fr.wikipedia.org/wiki/Stans ainsi que le site en allemand de la commune http://www.stans.ch/de/ avec une beau cliché de la fameuse montagne en arrière-plan  ainsi que des photos d’archives https://www.tourismusstans.ch/bildarchiv/alpkaesemarkt  

. Pour Zug (Canton 239km2), vous pouvez voir une page et plus de beaux clichés, côté nature et lac plutôt que sur la ville elle-même.   https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Canton_of_Zug?uselang=fr

. Il semblerait, mais sans certitude de ma part, que ces packagings  soient une création de « bugre-art », comme il est indiqué en tous petits caractères à droite du sachet et en dessous de la composition. http://bugre-art.ch/index.php?c=photos&grp=2&g=133   

                                                                                 *

. Voir un précédent billet sur le même thème – 1 sucre = 1 ville - cette fois-ci avec du sucre en morceaux et une toute petite photo-couleur, pour une campagne lancée par le gouvernement français « Visit France », paru sur mon blog sous le titre « Le Pont Saint-Bénezet, dit le Pont d’Avignon » le 15.10.2016, à l’adresse suivante http://www.elisabethpoulain.com/2016/10/avignon-le-pont-saint-benezet-dit-le-pont-d-avignon-cl-elisabeth-poulain-1-ces-villes-sont-representees-en-photos-minuscules-sur-deu

. Concernant le sucre, juste une information, quant à une éventuelle date limite de validité, il semblerait que cette indication ne soit pas obligatoire. J’ai sous mes yeux une boîte de sucre en bûchette Saint-Louis. Rien n’y figure à ce titre.

. Clichés Elisabeth Poulain

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Nos trois couleurs - le-bleu-le-blanc-le-rouge- dans le monde de la pub

21 Juillet 2017, 16:53pm

Publié par Elisabeth Poulain

Bleu-blanc-rouge, Pavé d'Affinois & bandes collantes-bananes, Cl. Elisabeth Poulain Bleu-blanc-rouge, Pavé d'Affinois & bandes collantes-bananes, Cl. Elisabeth Poulain

Bleu-blanc-rouge, Pavé d'Affinois & bandes collantes-bananes, Cl. Elisabeth Poulain

En France, chacun connait les couleurs du drapeau français. C’est un symbole fort de notre société. Il y a beaucoup à dire, au point de ne pas connaître, me semble-t-il, de texte aussi long que celui sur wikipedia sur ce thème. D’autres pays portent aussi ces couleurs mais autrement, puisqu’il ne peut y avoir dans ce domaine si complexe de la science des drapeaux, qu’un seul drapeau par pays. La conséquence logique, qui en découle, est qu’un autre pays dans le monde ne  peut pas porter les couleurs exactement et de la même façon que l’Etat dont c’est le symbole officiel antérieur. Ceci dit, il y a tant de différences possibles qu’on comprend sans peine que la connaissance des drapeaux forme une science à part entière, à portée universelle. 

Une autre dimension à connaître est la date de la Fête nationale d’un pays. En France, c’est le 14 juillet. Dans notre pays à la longue histoire, notre drapeau a une telle force de symbole  qu’il suffit à lui seul à représenter la France dans un monde qui compte un nombre croissant de pays, sous des formes variées. La situation au niveau mondial est en effet bien compliquée. Dans la grande famille des Etats au plan mondial, on distingue : 

.  les 197 « vrais » Etats-membres à statuts variés de l’ONU,

.  les 2 Etats-Observateurs permanents  le Vatican et la Palestine,

.  et enfin les 2 « Ni-Ni » - une formulation toute personnelle – que sont les Iles Cook et Niue, qui sont des agences spécialisées de l’ONU ! Une façon comme une autre de réussir à leur trouver une place dans cette curieuse typologie, qui montre bien que la force de la réalité s’impose à toutes les volontés de classification, et cela quelque soient les cultures, les époques et l’endroit dans le monde...

Le porte-clés Pavé d'Affinois aux couleurs de la France, Cl. Elisabeth Poulain

Le porte-clés Pavé d'Affinois aux couleurs de la France, Cl. Elisabeth Poulain

Cette fois-ci, c’est de l’univers français de la publicité, dont il est vraiment temps de vous parler, en particulier de l’usage étonnant et diversifié des trois couleurs, qui en est fait actuellement dans l’univers publicitaire français.

.1. Voici tout d’abord le porte-clés du Pavé d’Affinois, le plus petit cube publicitaire – grosso modo, 1,9 sur 1,9 cm de rectangle horizontal haut sur 2,2cm de hauteur et sans compter les débords- aux trois couleurs + une, il est vrai. Il y a bien le blanc en couleur de base de l’objet, le rouge pour le sac à dos cartable du petit bonhomme sympa qui sourit avec ses lèvres rouges  et ses bras costauds bleus, qui soutiennent les bretelles rouges du sac à dos. La couleur en plus est le jaune du nœud papillon du Petit Bonhomme. En réalité il y a encore une « couleur » en plus,  que je place entre guillemets, car il s’agit du noir utilisé pour tracer les yeux et les sourcils du PB-PA, juste au-dessus du beau sourire. Vous dire la date de ce porte-clés ? Impossible, je l’ai retrouvé au fond  d’un tiroir…La seule réponse est : c’était il y a longtemps. C’est donc l’exemple le plus ancien.

"Cultivés en France ", sticker concombre, Cl. Elisabeth Poulain"Cultivés en France ", sticker concombre, Cl. Elisabeth Poulain

"Cultivés en France ", sticker concombre, Cl. Elisabeth Poulain

Concombres de France, sticker avec adresse du site, Cl. Elisabeth PoulainConcombres de France, sticker avec adresse du site, Cl. Elisabeth Poulain

Concombres de France, sticker avec adresse du site, Cl. Elisabeth Poulain

.2. Maintenant en seconde position, se présente le plus petit sticker de forme ovale, sur plastique transparent, enduit d’une colle à résister à une grosse tempête sur l’Atlantique et pour cause…La raison en est qu’il vante les vertus du concombre français et qu’il doit donc résister et au froid et à l’humidité indispensables à la conservation de ce légume bien vert.

La France est représentée en un pentagone de jolie forme allant de la pointe de la Bretagne à la frontière de l’Alsace-France avec l’Allemagne de l’autre côté de la frontière que forme le Rhin. C’est le second plus grand fleuve d’Europe après le Danube me semble-t-il. Trois des côtés sont en bleu, le côté de l’Est est vraisemblablement en noir et le seul côté rouge est en bas. Est-ce à dire que ce concombre, placé en haut en faisant le pont entre la Lorraine et la Bretagne, viendrait du sud. C’est possible, tout comme l’hypothèse d’optimisation de l’accord espace-couleurs. La gestion de l’espace en harmonie avec les couleurs + le vert du concombre est en réalité très maîtrisée. Je doute pourtant que beaucoup de personnes se penchent avec une loupe, comme moi, pour mieux voir le long concombre qui mesure moins de 0,5 cm, quant à la largeur, je renonce d’avance…

Dans cet hexagone, vous trouvez le bleu en Bretagne, le rouge du haut du Nord jusqu’à l’Alsace du Nord, sans toucher la frontière et le blanc entre les deux. Le concombre est présenté de biais, la partie coupée pour que « la ménagère », toujours présentée comme la cliente type surtout en matière de légumes, comprenne bien qu’il s’agit d’un concombre et non pas d’un cornichon. Son nom de légume n’y figure pas, au contre de la mention non officielle « Cultivés en France » en dessous du concombre.

.3. Un autre sticker,  concernant encore le concombre, est vraisemblablement plus récent du fait de la grande sobriété et de la densification du message pour en accroître la force, mais on ne voit pus le concombre. La taille a augmenté passant à 1cm-2,3cm environ la forme ovale a été sauvegardée et le blanc est maintenant présent, pour tout ce qui est écrit. Il a pour objectif de faire ressortir les trois couleurs : le bleu en haut pour faire ressortir « concombres de », avec le rouge pour FRANCE écrit en plus gros. Les deux mentions sont séparées par un trait courbe dans lequel figure l’adresse de l’interprofession du concombre, soit www.concombres-de-france.com Quel raffinement, avec une question à laquelle il n’y a pas de réponse chiffrée « combien de personnes en % d’acheteur-e-s ont-elles pu voir cette adresse ? ».  

Collant à bananes avec le nombre de banane, Cl. Elisabeth PoulainCollant à bananes avec le nombre de banane, Cl. Elisabeth Poulain

Collant à bananes avec le nombre de banane, Cl. Elisabeth Poulain

.4. Voici un exemple concernant cette fois-ci des bananes. C’est une formule récente qui joue avec les couleurs bleu-blanc-rouge avec une autre complémentaire, un orange éteint pour représenter la banane. Disons-le tout de suite, que cette teinte est un peu lourde pour que l’œil, qui ne verrait que cette bande collante qui entoure les fruits, soit réellement séduit ou attiré. L’intéressant n’est pas là. Le drapeau sert à vendre des bananes de marque «  la Banane française » vendues au nombre et non plus au poids.

En outre il y a une nette différence qui porte sur le positionnement horizontal des couleurs du drapeau: le bleu est en haut, le rouge en bas avec le blanc au milieu. La hauteur est d’environ 2,9cm. On distingue de gauche à droite le timbre en orange éteint qui ressemble à un timbre, plus les trois couleurs horizontales, le chiffre 3 fruits en bleu dans la barre blanche qui s’est élargie en cercle débordant sur le bleu et le rouge. En dessous dans la bande rouge, on distingue la formule en blanc « Cultivées  en Guadeloupe et en Martinique. Origine : Antilles françaises ». Suit le code barre en bleu qui coupe les trois couleurs en transversal sur fond blanc. Et le plus étonnant est qu’il n’existe pas de drapeau à bandes horizontales tricolores, qui positionne ainsi le bleu en haut, le blanc au milieu et le rouge en bas…  

Céréal bio, sablés chocolat noir, fabriqués en France, Cl. Elisabeth PoulainCéréal bio, sablés chocolat noir, fabriqués en France, Cl. Elisabeth Poulain

Céréal bio, sablés chocolat noir, fabriqués en France, Cl. Elisabeth Poulain

.5. Le dernier exemple, très récent d’ailleurs vient d’un packaging de Sablés de Chocolat noir intense le marque Céréal bio. Sur le côté droit en face principale, un cercle de 2,4cm de diamètre enserre une France bleu-blanc-rouge sur fond vert, légèrement inclinée. FABRIQUE EN FRANCE entoure la carte tricolore. Un grand rectangle AB, se détache verticalement en blancs sur un fond vert un peu plus dense.

Ce packaging étonne par  le nombre de mentions de formes variées, qui se trouvent à la rencontre entre le dessus de la boite rectangulaire longue de 22cm sur 9 cm de large et 3,3 cm environ de hauteur.

. Dans le coin situé à droite en bas, on compte la certification  AB qui prend la place de deux « timbres » avec le rond Fabriqué en France incluant la carte tricolore.

. Sur la largueur on retrouve en petit,  le rond rouge sur lequel se détache le nom de la marque Céréal bio, avec le haut de la tige d’un grain de blé.

. En largeur et en dessous du drapeau français sur fond vert, on peut voir une première bande composite en haut de 5,5cm de haut sur 0,7cm de hauteur, avec à gauche la mention « Pensez au tri », au milieu  « Sachet à jeter » et droite « Etui carton à recycler ». En dessous dans une bande verte plus longue et moins haute -7,9cm-  et moins haute, aux deux coins arrondis,  trois éléments d’informations concernant / l’envie d’en savoir plus / l’adresse de Céréal, www.cereal.fr /  et le n° d’appel 09  69 39 00 70…/   Selon la façon de compter, il y a 5 formes ou icônes représentatives de la marque. " La  carte de France" devient un des éléments de la politique de communication, visuellement centrée d’abord sur la marque à fond rouge et aux lettres blanches ornées des grains de blé…

                                                                              ***

A une telle problématique, Il ne peut y avoir réellement de conclusion. Seulement une constatation: les couleurs du drapeau français doivent faire vendre…Mais comme on le voit, cette référence est délicate à utiliser…

Pour suivre le chemin

. Lire l’étude de wikipedia sur le drapeau français sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_France

. Mieux connaître la  vexillologie, la  connaissance des drapeaux et pavillons,  sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Vexillologie

. Les drapeaux à forte ressemblance sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Galerie_des_drapeaux_%C3%A0_forte_ressemblance#Drapeaux_tricolores_horizontaux_rouge.2C_bleu.2C_blanc

. Le nombre des Etats dans le monde, 197 en 2017, à découvrir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_du_monde 

. Le Pavé d’Affinois sur http://www.pavedaffinois.com/lentreprise/historique/ et sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Fromager_d%27Affinois

. Tomates et concombres de France sur http://www.tomates-de-france.com/

. Les sablés sur  http://www.cereal.fr/produits/sables-chocolat-noir-intense-la-farine-de-ble-de-meule

. Clichés Elisabeth Poulain  

 

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N de Nana > La Femme > Dentifrice Gibbs x 4 annonces > L’Illustration 1915

1 Juin 2017, 10:08am

Publié par Elisabeth Poulain

*Collier de la "femme-perles" Gibbs, L'Illustration 1915.09.25, 4 de couv. Cl. Elisabeth Poulain*Collier de la "femme-perles" Gibbs, L'Illustration 1915.09.25, 4 de couv. Cl. Elisabeth Poulain*Collier de la "femme-perles" Gibbs, L'Illustration 1915.09.25, 4 de couv. Cl. Elisabeth Poulain

*Collier de la "femme-perles" Gibbs, L'Illustration 1915.09.25, 4 de couv. Cl. Elisabeth Poulain

Traduction du titre. Il s’agit dans ce billet de vous montrer l’évolution des « Annonces » comme on disait à l’époque, d’une grande société anglaise, GIBBS, en cette seconde année 1915 de la longue et cruelle première guerre mondiale de 1914-1918. L’annonce Gibbs occupait une pleine page de ce célèbre hebdomadaire, en différents emplacements, dans les numéros des mois d’août (le 28), de septembre (le 11 & le 25) et de novembre 1915 (le 6 et le 13). Ne pouvant vous citer que les numéros que j’ai sous les yeux, il est plus que probable qu’il existe d’autres « annonces » - pour ne pas dire des publicités, des « pubs », comme on peut dire aujourd’hui - dans d’autres numéros ultérieurs.

L’étonnant est qu’à cette époque déjà, Il y ait eu déjà une réelle stratégie de cette entreprise dont le siège était à Londres qui ne s’était pas adressée par hasard au principal hebdomadaire français, qui a paru pendant toute la durée de cette première guerre mondiale. Gibbs avait visiblement prévu une série de visuels à insérer en pleine page, ce qui était rare parce que déjà vraisemblablement cher. Ce n’était pourtant pas un cas unique, surtout encore en 1915 dans le domaine de la santé.

Pour en revenir à Gibbs, on peut se poser la question de savoir s’il y avait-il aussi une stratégie de choix de dates et d’emplacements. Je le pense, pour avoir sous les yeux plusieurs exemplaires. Pour le choix des dates précises, j’en doute, même si il y a des arguments dans les deux sens. « Un bon annonceur » par exemple a préséance sur un « petit nouveau » d’un côté et cette entreprise anglaise devait être un « gros » annonceur, appartenant en plus à une grande nation alliée. Pour les emplacements, il devait y avoir un choix. Sur les huit exemplaires que j’ai sous les yeux, seuls deux occupent la pleine page 4 de couverture, avec le même visuel.

La "femme-perles" Gibbs, L'Illustration 1915.08.28, 4 de couv. Cl. Elisabeth Poulain

La "femme-perles" Gibbs, L'Illustration 1915.08.28, 4 de couv. Cl. Elisabeth Poulain

La « femme-perles ». Elle se trouve dans les numéros du 28 août 1915 (n°3782) et du 25 septembre 1915 (n°3786). On y voit une jeune femme Gibbs au franc sourire déclarer : Grâce à Gibbs, J’ai le sourire et deux rangs de perles pour un franc. Signé Campton. Chacune des photos identiques de son visage, à droite et à gauche, donne naissance à une guirlande où les fleurs sont composées par son visage toujours souriante, aux cheveux blonds ondulés, avec la même photo de différentes tailles. J’ai renoncé à les compter, tant il y en a. Le visage se détache sur un fond violet, qui va du plus foncé en partie haute vers une nuance plus claire vers le bas. Il y a une franche frontière entre le haut attribué à la marque écrit en arrondi, avec le côté bombé vers le haut, et la guirlande centrée dans l’autre sens, pour donner l’impression d’un nid dans lequel reposent les cinq lettres GIBBS. Quant à la couleur des cheveux, ils sont blonds quand ils sont propres et foncés dans l’eau qui a recueilli la « saleté » enlevée par ce dentifrice-savon. Le texte qui accompagne la représentation est le suivant : « Les dentifrices GIBBS sont la source du plus ravissant des sourires. Lavez vos dents comme vos mains, car en tube comme en boîte, leurs dentifrices sont du savon. »

L’idée de la partie haute du visuel est que chaque dent prend des allures de diamant qui fait ressortir la joie de vivre de cette jeune femme, aux cheveux courts retenus par un bandeau. L’autre moitié du visuel est consacré aux deux produits avec d’une part en grand format le tube de pâte dentifrice, qui porte la mention Pâte dentifrice D&W GIBBS LONDON, avec en dessous P. THIBAUD PARIS sur la gauche qui se tient verticalement. A sa droite figurent plusieurs petits modèles de boîtes rondes avec leur couvercle en bas. Celle qui est située le plus à gauche porte l’indication D.WGIBBS, LONDON, avec ses côtés un couvercle marqué SAVON DENTFRICE GIBBS, PARIS. L’ensemble de droite montre une forme ronde du dentifrice dans laquelle est imprimé en creux D.W GIBBS, LONDON. La différence est subtile, entre le dentifrice entre les deux marques, le dentifrice D WGIBBS, le savon dentifrice GIBBS Paris et le D.W. GIBBS Dentifrice LONDON. Et cela pour ce premier visuel !

La "femme-serpent", L'Illustration 1915.09.11, Annonces p.3, Cl. Elisabeth Poulain

La "femme-serpent", L'Illustration 1915.09.11, Annonces p.3, Cl. Elisabeth Poulain

. La « femme-serpent » est parue en page 3 des Annonces du n° du 11 septembre 1915, c’est-à-dire à l’avant-dernière page, au verso de la couverture du magazine. Cette fois-ci le visuel était centré sur le tube posé horizontalement en partie haute dans un cadre foncé, pour en faire ressortir la blancheur. La pâte sort du tube pour former un serpent-in blanc sur un fond d’herbes aquatiques, qui goutte dans une sorte de marigot. Et c’est la même jeune femme que précédemment, qui sourit pour nous faire admirer la blondeur de ses cheveux « propres », alors que son reflet dans l’eau stagnante là où poussent les roseaux, nous la montrait avec des cheveux foncés par la saleté. Le texte est toujours identique : « Gibbs est la source du plus ravissant des sourires. Lavez vos dents comme vos mains, car en tube comme en boîte, son dentifrice est du savon. » Un visuel identique est paru en page 3 des Annonces de L’Illustration du 9 octobre 1915, ainsi que du 4 décembre 1915 en p. 5. Visiblement les deux associés Lted LONDON et son partenaire français P. THIBAUD& Cie PARIS appréciaient ce visuel basé quand même sur la symbolique du serpent.  

La "femme-source", L'Illustration 1915.09.11, Annonces p.3, Cl. Elisabeth Poulain

La "femme-source", L'Illustration 1915.09.11, Annonces p.3, Cl. Elisabeth Poulain

. Un peu moins de deux mois après, le 13 novembre 1915, paraissait une autre version de la réclame, comme on ne le disait pas encore. On parlait à l’Illustration d’Annonces, parce que c’était à la fois plus « chic » et plus vrai ; c’était une façon qui permettait de distinguer l’information de ce qui venait de se passer au plan militaire par exemple, de celle très orientée vers la vente par les entreprises… Que montre la composition photographique ? On y découvre la photo du visage d’une jeune femme bien coiffée avec un grand et franc sourire, ses cheveux courts impeccablement coiffés, retenus par un bandeau, avec de belles dents blanches.

Cette fois-ci le visuel est basé sur le mot de « source », utilisé dans l’argumentaire placé en côté droit du visuel en partie supérieure :

« Les dentifrices GIBBS

sont la source du plus ravissant des sourires »

« Lavez vos dents comme vos mains,

en tube comme en boîte,

leurs dentifrices sont du savon »

La femme-source. Son visage se reflète dans une eau placée tout en bas de la composition. Des cercles concentriques nous prouvent aussi qu’il s’agit d’une eau propre puisque Gibbs est un savon prêt à l’emploi. On voit la pâte s’écouler du tube, que l’on aperçoit en haut, tel un torrent d’eau qui rebondit de rocher en rocher, en affirmant sa nature de liquide propre bondissant gaiement de rocher en rocher, puis de plus en plus finement jusqu’à entourer avec douceur la superbe mise en plis de la jeune femme, qui reste impeccable, même après avoir reçu cette mini-douche…Le reflet dans l’eau montre une chevelure plus foncée que celle que l’on découvre en haut. C’est l’objectif recherché par le dessinateur, car la poussière, plus que la saleté d’ailleurs, est partie… ! C’est un peu curieux mais c’est ainsi.

Dans ce numéro de L’Illustration du 13 novembre 1915, Il ne s’agit plus d’utiliser la dernière page de la couverture, mais la page 2 des Annonces. Cette fois-ci, le visuel – 34,8 cm de haut sur 13,1cm de large - occupe la partie centrale verticale de la page. L’annonce est donc encadrée par deux longs bandeaux, un de chaque côté. Celui de droite vante la nouveauté du porte-plume Waterman, car on ne connaissait pas le terme de stylo. Celui de gauche est un tantinet gênant. Il vise en dessin à montrer le circuit de l’eau dans une maison à la campagne, grâce à une poulie-pompe. La tête de la jeune femme se trouve en sous-sol à la hauteur du bac à laver le linge, le tube à la hauteur d’un point d’eau en haut, avec les toilettes juste en dessous.

La femme-reste d'un sourire, tube & boîtes, L'Illustration 1915.11,06 Annonces p.3, Cl. Elisabeth Poulain

La femme-reste d'un sourire, tube & boîtes, L'Illustration 1915.11,06 Annonces p.3, Cl. Elisabeth Poulain

Et juste avant, le 6 novembre, la marque comme on ne disait pas alors, avait fait paraître à nouveau en pleine page, une version nouvelle en page 3 des Annonces, dans laquelle ce sont les produits qui sont mis en valeur. Seule restait une évocation de la dame Gibbs, dont on voyait le sourire et les mains, avec à nouveau le slogan : « Lavez vos dents comme vos mains ». Le nom de la marque a été recentré sur l’entreprise « D & W GIBBS Ltd, fondé en 1712 ». L’objectif était clairement de mettre la gamme des produits en lumière. La figure 1 montre la grande boîte, la figure 2 la même en deux pièces, la figure 3 la même grandeur nature, la 4 la boîte aluminium et en 5 la pâte dentifrice en tube à base de savon. Ce dernier visuel montre la fin d’un cycle. A trop mettre la femme en avant, pourtant bien utile au début pour ancrer et attirer l’œil, par l’image d’une « Charmante », à décliner les versions, celle-ci entre d’une certaine façon en concurrence avec le produit lui-même, qui pendant l’écoulement du temps se conjugue au pluriel et constitue une gamme…Un cycle classique en publicité.

. Quelle complexité! On arrive pourtant à saisir à peu près le concept décliné déjà par Gibbs à cette époque. Cela ne nous viendrait plus à l’idée aujourd'hui et c'est normal. En 1915 c’était déjà aussi et surtout une façon pour une entreprise anglaise de montrer un joli visage féminin, à des décideurs-hommes français, qui avaient besoin de se changer les idées. Ce n’était pas le magazine qu’on envoyait au front aux soldats dans les tranchées. Reconnaissons aussi qu’il nous est difficile de juger à notre époque de l’impact de cette « annonce » en novembre 1915.

La France était alors en guerre depuis plus d’un an. Quoi qu’il en soit de notre jugement d’aujourd’hui, sur le plan de la communication, il y avait là une idée forte, une véritable audace et une maîtrise réelle d’une image complexe à traduire visuellement. En outre il était possible sur simple lettre de recevoir des « échantillons copieux », - un adjectif qu’on utilise aujourd’hui pour un repas copieux- comme il est écrit en bas à droite en petits caractères.

 

. Lire sur ce blog, lire un précédent billet sur http://www.elisabethpoulain.com/article-n-de-nana-la-femme-serpent-du-dentifrice-gibbs-l-illustration-1915-123855934.html

*La femme-son reflet, L'Illustration 1915.10.09 Annonces p.3, Cl. Elisabeth Poulain

*La femme-son reflet, L'Illustration 1915.10.09 Annonces p.3, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Exemplaires de l’Illustration de 1915 cités dans le billet= 26 août, 11 septembre, 25 septembre, 9 octobre, 6 novembre, 13 novembre… sans garantie qu’il n’y en ait pas d’autres… peut être dans des numéros parus plus tard au cours de la guerre...ou  que je n'ai pas... 

. A partir du 1er et 2 août 1914, voir la mobilisation générale des armées françaises, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_la_France_pendant_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale

. Pour l’année 1915, https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Champagne_(1915)

. Le roseau, une plante vivace bien utile pour nettoyer l’eau stagnante des marais https://fr.wikipedia.org/wiki/Roseau

. Lire la lettre écrite par Simon Pierre Collay le 13 novembre à sa fiancée http://lettres1418.org/correspondance-de-guerre/13-novembre-1915/ et la réponse de Jeanne, sa fiancée, sur http://lettres1418.org/courrier-femme-de-soldat/jeanne-19-decembre-1915/

. Clichés Elisabeth Poulain, précédés par * quand il s'agit d'un extrait...

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Collection Emmaüs, « L’Oréal d’Or pour Blondir », 1927

29 Mars 2017, 10:40am

Publié par Elisabeth Poulain

* Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, Cl. Elisabeth Poulain

* Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, Cl. Elisabeth Poulain

Le visuel. On y voit une jeune et très belle danseuse vêtue d’une voile arachnéen faisant une pointe en se tenant seulement sur le pouce de son pied droit, alors que sa jambe gauche est repliée à angle droit vers le haut. En symétrie avec la jambe gauche allongée, la jeune femme tend son bras droit, main déployée, vers le haut. C’est la ligne formée par la main droite, doigts ouverts, qui passe par le corps de la jeune femme et qui se prolonge par la jambe droite dressée, qui forme l’axe vertical de la composition.

La structuration de la composition (17,2cm x 23,1cm) se fait à la fois sur une double base verticale et horizontale.

. Le corps étiré de la belle forme l’axe vertical, en passant par le milieu de son visage et son corps de danseuse. La droite de l’espace est dédiée au haut du visage, à la majeure partie du corps, aux bras et à la jambe gauche. Dans la partie gauche, on peut voir sa main droite, le reste du corps…

. Trois bandes horizontales composent la structure complémentaire. En partant du haut, la première bande s’arrête aux épaules de la Belle, la seconde va jusqu’au haut du genou droit et le troisième va jusqu’au pouce y compris en bas ; le bord de la composition formant le plancher sur laquelle la belle danseuse s’étire avec tant de grâce et d’énergie.

Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, Cl. Elisabeth Poulain

Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, Cl. Elisabeth Poulain

Le titre de cette publicité est très explicatif. « L’Oréal d’Or pour Blondir » -en partie gauche pas tout en bas -, se traduit visuellement par une magnifique chevelure qui se déploie de façon étonnante, presque mais pas tout à fait à 360°. L’Oréal d’or est marqué en gros caractères majuscules vert bleuté assombri avec un filet bleuté grisé pour accentuer les parties arrondies du O et la face externe droite des lettres. Ce surlignage très léger attire l’œil mais sans faire de concurrence à la si gracieuse danseuse.

La partie de droite en bas est occupée, par deux mots écrits en lettres manuscrites or « pour Blondir » pour montrer la légèreté!

Le raffinement de la présentation. Le visuel se présente sous verre, avec un cadre doré, qui fait écho à l’encadrement doré de la composition elle-même. C’est une création de Jean-Claude datée de 1927.

Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, avec cadre, Cl. Elisabeth Poulain

Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, avec cadre, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir pour comparer un autre visuel de l’Oréal datant de 1927, toujours pour le même produit, mais cette fois-ci avec une photo et un slogan légèrement différent, http://www.ebay.fr/itm/PUBLICITE-1927-LOREAL-DOR-LE-MEILLEUR-RECOLORANT-POUR-BLONDIR-ADVERTISING-/361197573208

. Collection Emmaüs est le titre donné à une série de billets que je fais à partir de tableaux, visuels, reproductions, photos…achetés dans un Centre Emmaüs en France. Pour Angers, voir http://www.emmaus49.com/fr/emmaus-angers/bienvenue-p43.html où vous trouverez les dates après-midi ouvrables ainsi que celle des ventes thématiques et http://www.emmaus49.com/fr/emmaus-angers/lieux-de-vente/salle-de-vente-saint-jean-de-lineres-p14.html

. N’oubliez pas non plus que vous pouvez apporter vos objets à donner cette fois-ci à la Déchetterie voisine, gérée par l’agglomération d’Angers, tenue par les Compagnons d’Emmaüs http://www.stjeandelinieres.fr/decheterie-recyclerie

. Clichés Elisabeth Poulain, l'* signifie que le visuel est tronqué...pour cause d'exigences du système de présentation des clichés.

Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, avec cadre, Cl. Elisabeth Poulain

Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, avec cadre, Cl. Elisabeth Poulain

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Alsace > La cigogne d’Hansi > Plaques & Sac de jute de sels de potasse

23 Février 2017, 11:20am

Publié par Elisabeth Poulain

Cigogne blanche, ciconia ciconia, Cl. Carlos Delgado, wikipedia

Cigogne blanche, ciconia ciconia, Cl. Carlos Delgado, wikipedia

La cigogne d’Alsace. Ce grand volatile migre à l’approche de l’hiver, soit par l’Est, pour descendre par la Vallée du Rhône et rejoindre la Tunisie pour retrouver des températures plus clémentes, soit en traversant l’Ouest de la France puis l’Espagne côté mer et rejoindre le Maroc. Pourtant ce n’est pas cette version aérienne transcontinentale dont je vais vous parler, mais celle de la cigogne choisie comme un des symboles forts de l’Alsace dans son ancrage le plus terrien qui soit. C’est une façon de parler puisqu’on la voit à l’arrêt dans son nid alsacien. C’est encore un paradoxe qui m’enchante.

C’est en effet la cigogne qui a été retenue par l’entreprise d’extraction des Potasses d’Alsace, comme symbole de cette société fondée en 1904. Pour cela elle a fait appel par deux fois en 1923 et 1933 à un artiste bien connu des Alsaciens, qui a pour nom Hansi, Jean-Jacques Waltz pour l’état civil.

. Hansi a été un grand artiste dont le talent est indéniable. Les multiples facettes de sa créativité graphique, son style inimitable et pourtant tellement copié, son courage citoyen et son engagement clairement pro-français, tout au long de sa vie particulièrement en période de guerre, ne lui ont pourtant guère apporté la reconnaissance que son talent méritait, au contraire, même après la fin de la guerre. Heureusement il a été célébré en particulier par Tomi Ungerer. Ce grand artiste strasbourgeois a choisi, lui, d’habiter l’Irlande, tout en faisant une grande carrière à l’International tout en dotant largement de ses œuvres le musée qui est lui consacré à Strasbourg.

La  cigogne des Potasses d'Alsace, plaque d'Hansi, Salorges Enchères, Cl. Elisabeth Poulain

La cigogne des Potasses d'Alsace, plaque d'Hansi, Salorges Enchères, Cl. Elisabeth Poulain

La déclinaison de la cigogne des Potasses d’Alsace. On la retrouve regardant vers la gauche ou vers la droite, perchée sur une seule patte, comme on vient de le voir sur son nid, lui-même ancré dans une cheminée accueillante. Ou bien sans nid visible sous ses pattes et donc a fortiori sans cheminée, toujours vue de profil avec sa patte rouge qui se détache bien sur le fond bleu intense, qui permet de mettre le blanc, le rouge et le noir d’une partie de l’aile visible. On peut se hasarder à supposer que la disparition de la visibilité du nid ainsi que le changement de dénomination sont allés de pair avec une plus grande attention portée au décor d’arrière-fond et à son ancrage culturel.

  • Le bas du dessin a été allégé pour faire ressortir le profil de la cathédrale de Strasbourg située dans le fond à droite. 

  • La cathédrale elle-même d’abord dessinée, devient ensuite une silhouette noire, assortie sur sa gauche d’un dessin des profils des toits.

  • Pour gagner en lisibilité, Sels de Potasse d’Alsace, avec Potasse écrit en plus grosses majuscules, devient POTASSE complétée par ALSACE en plus petits caractères. Le terme de Sels n’est alors plus nécessaire

Les dimensions des plaques (50 x 69cm, ou 60 sur 50 cm par exemple) varient selon les époques mais sans qu’on connaisse les dates. Elles vont être aménagées en fonction des usages qui vont évoluer. On va la retrouver par exemple en thermomètre de forme de chapeau de gendarme (19,7 cm sur 109 cm par exemple) ou en plaque de propreté à visser dans les portes au-dessus des poignées. Un très beau modèle sortant de l’émaillerie ED. Jean mesure ainsi 7,9 cm sur 32cm. Cette fois-ci un texte complet dans l’espace du tiers d’en bas précise que « LA POTASSE PROCURE ABONDANCE ET QUALITE ». Le tiers supérieur porte le nom de la marque « POTASSE » et entre les deux, on peut admirer la cigogne regardant vers la droite, avec toujours la cathédrale. Toutes les lignes semblent soulignées au crayon d’or. C’est le moment de vous parler des six lignes légères qui strient le ciel du fond, pour dynamiser, sans alourdir le rendu d’ensemble. Un véritable travail d’orfèvre. Trois remarques sont plus particulièrement à noter.

La  Cigogne des Potasses d'Alsace, plaque d'Hansi, Salorges Enchères, Cl. Elisabeth Poulain

La Cigogne des Potasses d'Alsace, plaque d'Hansi, Salorges Enchères, Cl. Elisabeth Poulain

. La première met en lumière le succès incroyable de ces plaques publicitaires non datées pour un engrais destiné à permettre à la terre de porter des récoltes plus abondantes, un succès qui ne s’est jamais démenti par de-là les décades mais qui s’est déplacé. Actuellement il ne s’agit plus de vanter la fertilité du sol, mais de mettre l’art publicitaire en valeur. La magie de la cigogne vue par Hansi est toujours incroyablement présente. Juste un exemple, dans le catalogue de Salorges Enchères, Kaczorowski, Derigny & associés en date du 18.12.2010, il y avait (1) une plaque émaillée plate ovale avec le texte « La potasse procure Abondance et Qualité », (2) une horloge Glassoïd (?), (3) une plaque émaillé avec la cigogne qui regarde à droite, (4) une autre où le grand volatile regarde à gauche, (5) un thermomètre émaillé plat et, nec plus ultra, (6) une plaque émaillé double-face, avec à chaque fois des dimensions différentes.

. La seconde remarque porte sur l’étonnement dmiratif de l’esprit humain face à ce  très bel oiseau capable de traverser la Mer méditerranée en volant sur des centaines de kms sans s’arrêter. Et ceci pour vanter la fertilisation de la terre, alors même que l’extraction de la potasse était terriblement dangereuse pour ceux qui travaillaient dans les mines souterraines. La liberté programmée par l’instinct des unes pour neutraliser ou gommer l’image des conditions terriblement inhumaines d’extraction de la potasse, cela interpelle, parce qu’on ne peut plus l’ignorer. Et pourtant la magie de la création de Hansi demeure.   

La cathédrale de Strasbourg avec son unique tour permet de dynamiser le fond de la composition. C’est aussi une façon tout à fait visuelle d’ancrer la potasse et la plaque à l’Alsace. Ce procédé a été utilisé dans une version de cette plaque publicitaire avec une mosquée complétée par un palmier à la place de la cathédrale. Etait-elle aussi de Hansi ? Je l’ignore, on peut néanmoins fortement le supposer, le maître n'aurait pas supporter le plagiat...

Cigogne des Potasses d'Alsace, Hansi, sac de jute, Cl. Elisabeth Poulain

Cigogne des Potasses d'Alsace, Hansi, sac de jute, Cl. Elisabeth Poulain

. Il me reste à vous faire une surprise, qui a d’abord été une vraie surprise très récente pour moi. Dans un carton contenant des livres d’il y a plusieurs décades, j’ai trouvé au fond un sac de vieux tissus qui lui-même protégeait un sac de jute orné de la célèbre cigogne avec à ses côtés la silhouette de la cathédrale de Strasbourg. Il est permis de penser que c’était dans ce type de sac que la potasse était livrée aux acheteurs agricoles.

.Les mensurations : le sac mesure 119cm de hauteur pour 59 cm de largeur à mi-centre du médaillon. La cigogne 22, 5 cm de hauteur, la diagonale partant du bout du plumage vers le bout du bec 22cm. La cathédrale 11,5 cm…Les seules indications sont des chiffres en haut « 21-107 » et « Marque déposée » en dessous du médaillon. En rouge et en gros caractère figure la mention « CHLORURE DE POTASSIUM, 60 pour cent minimum de potasse soluble dans l’eau » qui occupe le bas du grand sac. Je n'en avais jamais vu, ni même entendu parler. Il fallait pourtant que cette potasse parvienne chez les utilisateurs. Ce n'est qu'un simple sac de jute, qui a une grande importance, puisqu'il représente à lui seul le chaînon manquant entre le stockage à la mine - qui est maintenant mise en valeur -  après extraction et l'importance incroyable des types divers et variés de plaque publicitaire. Et c’est ainsi que se termine ce long billet.

Conclusion. Ne jetez pas vos vieux cartons sans bien vérifier qu'il n'y a pas une "pépite" au fond... 

 

Cigogne des Potasses d'Alsace, Hansi, Mines des Potasses d'Alsace, sac de jute, Cl. Elisabeth Poulain

Cigogne des Potasses d'Alsace, Hansi, Mines des Potasses d'Alsace, sac de jute, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Les mines de potasse d’Alsace aujourd’hui, sur http://www.mdpa.fr/, https://fr.wikipedia.org/wiki/Mines_de_potasse_d'Alsace avec une très belle photo de potasse prise par Thomas Bresson en 2012

. Leur histoire sur un site dédié http://www.mdpa.fr/les-premices-d-une-grande-epopee.html

. Voir aussi et surtout aussi l’étude de l’importance de la potasse dans la fertilisation des sols dans http://www.lithotheque.site.ac-strasbourg.fr/credits

                                                                        *

. La vie de Hansi, l’artiste sur http://www.alsace-route-des-vins.com/NewVersion/index.cfm/fuseaction/AutrePage.Home/ID/53/Language/fr.cfm

. Le musée Hansi et la biographie de Jean-Jacques Waltz, dit Hansi http://www.alsace-route-des-vins.com/NewVersion/index.cfm/fuseaction/AutrePage.Home/ID/53/Language/fr.cfm

. L’émaillerie, qui a réalisé les premières plaques, a pour nom Ed. Jean

                                                                     *

. Le cliché de la cigogne blanche prise en plein vol en Espagne est l'œuvre de Carlos Delgado, wikipedia 

.Clichés de plaque émaillée ovale bombée, portant la cigogne, perché sur son nid posé sur une cheminée, regardant vers la gauche, à voir dans le catalogue d’Art Publicitaire, Kaczorowski, Hôtel des Ventes des Salorges, 44100 Nantes, 5 novembre 2005, Kaczorowski SARL, 8 bis rue Chaptal, 44188 Nantes cedex 4, 02 40 69 91 10, kac@interencheres.com ---) avec tous mes remerciements

. La photo de la plaque de Hansi est à retrouver sur https://www.carreau-rodolphe.com/ qui retrace l’histoire du Centre historique de la potasse d’Alsace.

                                                                       *

. La cigogne sur http://www.dinosoria.com/cigogne_blanche.htm avec beaucoup d’infos et de superbes photos, dans un article très complet de V. Battaglia (11.02.2006), ainsi que sur http://lesleconsdechoses.com/animaux/un-nid-de-cigogne-peut-peser-jusqua-1300-kg/

. Actuellement l’image de la cigogne regardant vers la gauche, du haut de son nid perché, est utilisée par la Route des Vins. Disons que la cigogne retrouve son espace aérien survolant les vignes…

                                                                       *

. L’article sur la cigogne et le vin que je cite en fin de billet http://www.elisabethpoulain.com/article-le-bestiaire-du-vin-3-la-cigogne-du-civa-50099326.html

. Un autre pour montrer l’attraction de ce volatile dans l’imaginaire humain http://www.elisabethpoulain.com/2016/05/la-cigogne-au-long-bec-des-pattes-fines-des-plumes-qui-suis-je.html

. Le troisième billet permet d’admirer le dessin d’Albrecht Dürer datant de 1503 http://www.elisabethpoulain.com/2016/07/cigognes-albrecht-durer-1503-versus-vins-d-alsace-2003.html

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Dark Dog = La puissance du jaune, du noir & du rouge en packaging

14 Septembre 2016, 16:37pm

Publié par Elisabeth Poulain

Energy Dark Dog, boîte boisson 250ml, Cl. Elisabeth PoulainEnergy Dark Dog, boîte boisson 250ml, Cl. Elisabeth Poulain

Energy Dark Dog, boîte boisson 250ml, Cl. Elisabeth Poulain

Le dessin sur la boite-boisson est  à vous faire hurler de peur la nuit si vous le rencontriez vraiment, lui, ce monstre, qui semble hurler à la lune. Vous voyez une fois sa silhouette, une seule fois et vous ne l’oubliez pas. Mi-chien-mi-coulure d’encre noire, il ressemble à un cauchemar propre à vous faire « hurler au loup ». Celui qui ne croque pas que les petits enfants qui ont peur la nuit, sauf qu’en plus c’est la nuit qui est noire et pas le loup. Lui peut être gris, beige, blanc…mais pas noir. Pourtant c’est bien une silhouette de loup noir, capable de se fondre dans la nuit noire, alors qu’un chien peut ne pas faire peur. C’est même le meilleur ami de l’homme, sauf ceux qui sont dressés à mordre.

Donc la nuit, quand tous les chats sont gris, c’est peut-être bien un loup que vous voyez. Surtout qu’en plus, il existe bien des chiens-loups. Dure la vie, voilà donc un dog, qui est peut être un wolf ! On avance. Est-ce bien sûr ? Supposons, pour avancer dans le raisonnement, qu’il s’agisse bien d’un chien de ce type, un chien-loup. Mais alors pourquoi l’appelez DOG. 

DOG sonne mille fois mieux dans la nuit que CHIEN. Ca claque comme un coup de fusil. En plus tout le monde comprend que c’est un chien, qui bien que noir, n’inclut pas cette couleur dans son nom de marque. C’est un chien foncé… ! Oh, comme nom de marque, on peut faire mieux.  Il faut alors chercher du côté de la sonorité du coup de fouet. Une consonne pour Dog, une aussi pour Dark, et les deux ensemble claquent un double coup de fouet. Imaginez maintenant ce que donnerait comme nom de marque un « wolf dog ». Pas terrible n’est-ce pas !

Energy Dark Dog, boîte-boisson 250ml, Cl. Elisabeth Poulain

Energy Dark Dog, boîte-boisson 250ml, Cl. Elisabeth Poulain

Ce Dark Dog est bien noir sur un fond jaune profond, dont la teinte a légèrement changé entre les deux versions que j’ai sous les yeux. Et d’abord le chien, en commençant par la tête, à gauche par rapport au corps. Il est affreux, avec ses grandes canines qui semblent sortir de sa gueule ouverte, ses deux grandes oreilles qui ressemblent à des cornes et son museau qui plisse. Son œil visible est placé au bas de l’oreille la plus verticale et sa langue doit pendre du même côté, en bas du museau, quand même.

C’est après que les choses deviennent plus compliquées. Comprenez qu’on repère le corps en deux parties avec l’avant-train et l’arrière-train, et son amorce de queue, tout au bout. Et les pattes me demanderez-vous? Il y en a bien quatre, plutôt il y a quatre « coulures » de peinture noire qui ont dégouliné de haut en bas, forcément. Les deux premières appartiennent à l’avant et les deux autres à l’arrière.

La première patte vers l’avant, la plus courte, est atroce : elle est séparée en deux…La seconde, toute aussi molle, est plus longue, mais moins que la troisième qui bat tous les records. Les trois n’ont aucune possibilité d’être posées au sol pour servir de point d’appui lors de la marche. Ce sont des coulures à allure de pattes, sans appui. Quant à la quatrième, elle paraît plus solide. Elle sert peut être de gouvernail noir, quand le chien noir vole. C’est elle qui structure le dessin, en résonnance avec la plus courte des cornes, celle qui est en avant. Le noir est également utilisé en grosses lettres fortes qui débordent légèrement la largeur du dessin pour marquer les esprits pour nommer cette espèce de chien, qui n’est pas vraiment un chien, mais une hallucination de chien.

Energy Dark Dog, boîte-boisson 500ml, Cl. Elisabeth Poulain

Energy Dark Dog, boîte-boisson 500ml, Cl. Elisabeth Poulain

 Le guarana. C’est sur cet élément que repose tout le visuel du packaging, qui contribue à mon sens au succès de cette boisson énergisante auprès des Jeunes dans certaines régions françaises, en particulier dans l’Est de la France. Plusieurs éléments du packaging donnent du punch à ce DD qui tient plus d’un héros de BD, capable de voler dans les airs. Grâce au guarana, il dispose d’une énergie fabuleuse. La tête est située sous ENERGY du haut, DARK en bas, avec mention du GUARANA en bas. La différence entre les deux boîtes est que la plus grande porte en bas en petits caractères la mention « High Caffeine Content ».

Les couleurs. Je vous ai parlé du noir, pour évoquer l’atmosphère de la nuit et du rouge pour donner les vibrations de la caféine contenue dans la plante et donc dans la boisson. Les deux associées renforcent l’idée du binôme associant ce stimulant au plaisir, ce qui ne serait pas suffisant. En réalité dans la durabilité de ce visuel, il y a un trio.

Il me reste en effet à vous citer ce jaune qui est une franche réussite. Il est dense, particulièrement chaud et profond, avec un foncé légèrement plus fort et plus adapté pour la petite boîte. Et c’est ce jaune qui permet de porter ce drôle de chien, qui n’en est pas un, qui représente une boisson tonique grâce à la caféine pour aller danser, sans avoir besoin de recourir à d’autres boissons…

Energy Dark Dog, boîtes-boisson 250ml & 500ml , Cl. Elisabeth Poulain

Energy Dark Dog, boîtes-boisson 250ml & 500ml , Cl. Elisabeth Poulain

Et en prime, vous aurez droit à un dessin de hibou réalisé par ANTIZ, celui dont vous entendez le cri quand vous sortez de votre boîte …de nuit. Ce jeune dessinateur ANTIZ avait aussi choisi aussi le jaune, pour faire ressortir le noir de son oiseau nocturne, avec du blanc pour montrer qu’il ouvre grands ses yeux…Du blanc pour le fond aurait été trop dur, le beige une horreur, il reste ce jaune en signe de vitalité. Se faire traiter d’ « oiseau de nuit », il y a pire quand on est jeune et qu’on commence à sortir la nuit, en promettant de ne boire que des boissons sans alcool….

                                                                         *

Pour suivre le chemin

. Voir le site de l’entreprise sur www.dark.fr  où se voit l’évolution de la gamme depuis que l’entreprise est implantée en France…  

. Le guarana sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Guarana  

. Le jaune sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Couleurs  

. Le hibou dessiné par ANTIZ orne un porte-monnaie en plastique jaune, d’une teinte encore différente, http://forum-dessin-peintur.graphforum.com/t11306-la-presentation-d-antiz  

. Pour faire la différence entre un hibou et une chouette, voir https://www.ulb.ac.be/inforsciences/quandseraigrand/docs/rapace_diff.pdf  

. Clichés Elisabeth Poulain

Porte-Monnaie Hibou noir aux yeux blanc sur fond jaune, signé Antis, Cl. Elisabeth Poulain Porte-Monnaie Hibou noir aux yeux blanc sur fond jaune, signé Antis, Cl. Elisabeth Poulain

Porte-Monnaie Hibou noir aux yeux blanc sur fond jaune, signé Antis, Cl. Elisabeth Poulain

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Le Bestiaire de la Pub, Fidel, le fox-terrier qui rapporte de Cetelem

5 Septembre 2016, 17:51pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Pub Cetelem, Courrier International 23.01.2014, Cl. du chien Philippe Guegen, PHOM-TWBA Paris

* Pub Cetelem, Courrier International 23.01.2014, Cl. du chien Philippe Guegen, PHOM-TWBA Paris

C’est un chien qui a l’air tellement brave qu’on se surprend vraiment à se demander si on ne répète pas deux fois la même chose. C’est la raison pour laquelle je l’appelle « Fidel ». Il faut dire que la photo éclaire vraiment bien le sens de la publicité de Cetelem. Elle porte en effet comme titre, juste au-dessus du très bon cliché de Fidel : « Vous en connaissez beaucoup qui rapportent aussi souvent et aussi longtemps ? », une affirmation qui se présente sous forme d’une fausse question, puisque la réponse est donnée par la très bonne photo  de ce brave toutou.

Fidel est vraiment du genre à savoir demander du regard qu’on lui lance « un bâton pas trop gros, ni trop lourd, ni trop long » pour qu’il puisse montrer à lui, son maître combien il est « bien, brave, appliqué, fidèle  et tellement désireux de lui faire plaisir ». A lui,  ce maître dont il connait le si grand plaisir que ce dernier éprouve  à lui envoyer un bâton «  ni trop gros, ni trop lourd, ni trop long, juste bon à pouvoir lui être envoyé,  à lui, Fidel, qui aime tellement son maître. »

Pour bien confirmer le lien qui existe entre Fidel et son maître qui lit justement le message traduit en clair, comprenez en mots, ce qu’exprime le regard plein d’amour que lui envoie Fidel et ce qui est marqué  dans une petite fenêtre aux coins arrondis en bas à gauche de l’écran, pardon, du cliché de Fidel, qui dit « 3,10% garanti sur 12 mois, taux annuel brut ». Pour bien lier les deux, le chien et le message de la petite fenêtre, un post-it or sur fond noir semble collé et sur la photo et sur le message sur fond blanc : « Dossiers de l’Epargne, Label d’Excellence, 2014 ». C’est en effet une publicité datée du tout début de l’année 2014.

La photo du fox-terrier. Elle est vraiment excellente. Seule sa tête légèrement penchée sur la droite, ressort bien, surtout avec ses yeux qui cherchent le regard de son maître,  avec même une brillance dans chacun de ses yeux. Le bâton qu’il a choisi de transporter est juste de la bonne dimension,  de façon à laisser de l’espace sur chaque côté. On devine le haut du corps, un petit bout de la queue au fond de la photo, avec le haut des pattes arrière. Le chien marche sur un chemin enherbé sur les côtes où l’on voit des feuilles mortes…

Publicité Cetelem, Courrier International 23.01.2014, Cl. du chien Philippe Guegen, PHOM-TWBA Paris

Publicité Cetelem, Courrier International 23.01.2014, Cl. du chien Philippe Guegen, PHOM-TWBA Paris

L’équilibre du visuel. Quand il y a autant de texte à lire, écrit en différentes tailles de caractères, il faut un visuel fort en terme d’impact sur la sensibilité du lecteur de Courrier International, placé presque au centre de la composition, entouré d’une bordure blanche pour donner un effet de relief.

Les lignes ensuite sont toujours très importantes, puisque celles-ci ont pour fonction de dynamiser la structure de la composition lourde. En horizontale, vous voyez le titre du produit bancaire à valoriser, Compte Epargne Cetelem en l’occurrence, les 2,5 lignes, qui conduisent en entonnoir vers les oreilles du chien, la ligne des yeux, le bâton bien sûr, qui est l’élément de télescopage visuel, l’incongruité dans une page où tout est maîtrisé.

Arrive en particulier aussi avec le bâton, une diagonale très intéressante, qui part du bas de l’oreille droite (à notre vue), qui passe sur la truffe bien humide, traverse le macaron bleu et or pour filer ensuite sur le carré aux coins arrondis sur fond beige légèrement plus foncé que le poil de Fidel où ressortent en gros caractères verts 3,10% et 12 mois. Le résumé tient en une ligne « Compte Epargne Cetelem, la performance dans la durée ».

Une autre ligne verticale apparait alors qui relie le bonhomme Cetelem plus grand du haut avec celui plus petit du bas, positionné au début de Cetelem. Et cette fois-ci, la ligne passe aussi par la truffe de Fidel, qui a vraiment du flair.

Il reste à citer les différentes couleurs du vert, tonique pour le bonhomme, turquoise éteint pour les deux lignes et demie de l’argumentaire en haut, la rentabilité et la durée de la garantie, l’adresse du site à gauche et à droite « appelez nos conseillers au …» suit le n° de téléphone et enfin le vert jauni de l’herbe parsemée de feuilles mortes… de chaque côté de Fidel…

*Publicité Cetelem, Courrier International 23.01.2014, Cl. du chien Philippe Guegen, PHOM-TWBA Paris

*Publicité Cetelem, Courrier International 23.01.2014, Cl. du chien Philippe Guegen, PHOM-TWBA Paris

Un bien brave animal que ce Fidel. Il ne fait pas que rapporter le bâton. Il porte un visuel extrêmement sophistiqué et lourd. Il est vrai aussi que cette publicité fait partie de celle que l’on garde. Il faut en effet du temps pour lire chez soi calmement les petits caractères…

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Pour suivre le chemin

. Courrier International, n°1212 du 23 au 29 janvier 2014, page 9

. Le cliché est une réalisation de Philippe Guegen . Le visuel celle de l’agence est PHOM TBWA-Paris, que je remercie vivement pour leur autorisation de reproduction. L'étoile en début de libellé indique qu'il s'agit d'un extrait.

 

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