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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Articles avec #nature & co

B de Bestiaire ---) P de Poissons au pluriel, sur papier …) n°1

7 Avril 2019, 10:34am

Publié par Elisabeth Poulain

La truite, Le Tour de la France par deux enfants, 1902, Cl. Elisabeth Poulain

La truite, Le Tour de la France par deux enfants, 1902, Cl. Elisabeth Poulain

Un drôle de titre qui a le mérite, au moins dans le billet qui suit, de vous parler de poissons en représentation, un animal dont on ne se vante pas, sauf s’il est goûteux en bouche lors de la dégustation ou si vous pouvez l’admirer, lorsqu’il devient adulte de petite taille,  dans un aquarium que vous avez chez vous. Rien qu’avec cette longue phrase d’introduction, vous avec compris qu’il n’est pas question de vous parler du poisson à déguster,  qu’il soit frais, surgelé ou enfermé dans une boîte. Je ne vais pas non plus vous parler pas de ceux qui sont pêchés en eau douce et rejetés tout de suite après,  avec une blessure  à la bouche…!

Il s’agit donc de représentations de poisson à admirer avec les yeux et exceptionnellement  aussi à pouvoir prendre en main et je ne parle pas de livre… Pour ne pas faire de « jaloux » et pour être dans le ton, je vais commencer par le plus « daté » d’entre eux, dans ma documentation évidemment.

La carpe, Le Tour de la France par deux enfants, 1902, Cl. Elisabeth Poulain

La carpe, Le Tour de la France par deux enfants, 1902, Cl. Elisabeth Poulain

Ce livre, que je tiens en main, a été édité en 1902 à Paris par la Libraire Classique Eugène Belin, Belin Frères, Rue de Vaugirard, 52. Son titre est très connu  « Le  Tour de la France par Deux Enfants »  porte en sous-titre « Devoir et Patrie » ; Le nombre de ses rééditions est absolument étonnant. Ce livre que je tiens en main en est à sa 306è édition, en 1902!

C’est un spécimen adressé à cette dame qui était institutrice. Nous l’avons trouvé dans le grenier d’une maison longtemps inhabitée, dans laquelle elle avait longtemps vécue. Elle avait même signé son livre avec la date du 29 septembre 1902 au verso de la couverture de carton rigide. La couleur de l’encre a quasiment disparu.

La couverture indique que c’est « un livre de lecture courante pour le cours moyen, avec plus de 200 gravures instructives pour les leçons de choses ». L’auteur est « G. BRUNO,  Lauréat de l’Académie Française, auteur de Francinet ».    

Le brochet, Le Tour de la France par deux enfants, 1902, Cl. Elisabeth Poulain

Le brochet, Le Tour de la France par deux enfants, 1902, Cl. Elisabeth Poulain

Les trois poissons de la page 29, qui font l’objet de la séquence n° XIII en page 27,  portent le titre suivant : « L’empressement à rendre service pour service. — La pêche » avec en sous-titre « Vous a-t-on rendu un service ? Cherchez tout de suite, ce que vous pourriez faire pour obliger à votre tour celui qui vous a obligé. » Ce sont successivement en partant du haut : la truite  et la carpe qui ont leur tête  positionnée vers la gauche, alors que le brochet regarde vers le bord du livre, à droite. Le sous-titre donne les explications suivantes : « Les PRINCIPAUX POISSONS D’EAU DOUCE » figurent en lettres droites pour le titre, avec le texte suivant :

« --- La truite de montagne est une petite espèce de poisson aux taches noires, rouges et argentées, à la chair délicieuse, qui vit dans les eaux froides des montagnes, dans les torrents et les lacs presque glacés.

--- La carpe devient très grosse en vieillissant ; on trouve des carpes qui ont plus d’un mètre de long. Sa chair est assez estimée mais pleines d’arrêtes.

---Le brochet est un poisson vorace qu’on a surnommé « le requin des rivières » et qui avale toutes sortes de proie. »   

 

Le Tour de la France par deux enfants, Devoir et Patrie, EB 1902, Cl. Elisabeth Poulain

Le Tour de la France par deux enfants, Devoir et Patrie, EB 1902, Cl. Elisabeth Poulain

A un tel texte, avec une telle puissance morale, qui dépasse le savoir-vivre, il ne saurait y avoir de conclusion. Je ne vais donc pas en faire. Par contre je peux faire appel à Jean de la Fontaine, qui est aussi un passionné de sentences dont la « force » continue à traverser les siècles, même s’il s’est inspiré  pour une grande part de « sources » prestigieuses.

Cette fois-ci, c’est aux «  Fables de La Fontaine » qui sont contenues dans un ouvrage de plus petite taille datant de 1929 que je vais emprunter une citation très connue. « Le petit Poisson et le Pêcheur » qui figure dans le Livre cinquième en page 166 en troisième position après le « Bûcheron et Mercure » suivi  du « Pot de terre et du Pot de fer ».

« Petit poisson deviendra grand, / Pourvu que Dieu lui prête vie ; / Mais le lâcher en attendant, / Je tiens pour moi que c’est folie : / Car de le rattraper, il n’est pas trop certain. » 

 

Pour suivre le chemin

. Le Tour de France par deux enfants, Devoir et Patrie, Livre de Lecture courante, Cours moyen…1902…

. La Fontaine, Fables, Nouvelle édition par R. Radouant, Librairie Hachette…1929

. Clichés Elisabeth Poulain,  à partir du livre. 

 

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La beauté de la Loire de La Bohalle à Saint-Mathurin, hiver 2019     

21 Mars 2019, 16:54pm

Publié par Elisabeth Poulain

Aperçu sur la Loire, rive gauche, à travers les arbres et sous les nuages de beau temps, Cl. Elisabeth Poulain

Aperçu sur la Loire, rive gauche, à travers les arbres et sous les nuages de beau temps, Cl. Elisabeth Poulain

 

Voici le billet qui suit notre départ d’Angers, en passant par cette « cathédrale des arbres » qui a fait l’objet du précédent billet, avant d’arriver à la « Levée de la Belle Poule » sur la D 952. Depuis La Bohalle, qui se trouve sur notre gauche, nous voyons clairement l’ampleur du paysage. Nous longeons enfin le grand fleuve et traversons sous un soleil radieux la première ville située dans  « le lit majeur » du grand fleuve. La carte IGN que j’ai sous les yeux nous emmène jusqu’à Saint-Mathurin qui, au contraire, est positionnée à côté du « lit mineur » de la Loire.

Quelques habitations surélevées à gauche, La Loire est ses nuages à droite, Cl. Elisabeth PoulainQuelques habitations surélevées à gauche, La Loire est ses nuages à droite, Cl. Elisabeth Poulain
Quelques habitations surélevées à gauche, La Loire est ses nuages à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Quelques habitations surélevées à gauche, La Loire est ses nuages à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Les dénominations des lieux et des sites sont en elles-même un vrai plaisir qui sent bon la vie paysanne. Citons par exemple, à la Daguenière, "Le port aux vaches", un peu plus loin "le port à Soyer", puis en remontant,"le port de la Chevrette",  "le port de Vallée", juste en dessous de la "Papinerie".

L'approche de Saint-Mathurin, la vieille maison surélevée, la mairie avec un poisson en métal, Cl. Elisabeth Poulain
L'approche de Saint-Mathurin, la vieille maison surélevée, la mairie avec un poisson en métal, Cl. Elisabeth Poulain

L'approche de Saint-Mathurin, la vieille maison surélevée, la mairie avec un poisson en métal, Cl. Elisabeth Poulain

Juste quelques mots pour terminer ce billet d'une belle matinée sur la rive gauche de la Loire, avec le plaisir de prendre des clichés sans compter et de repartir dans l'autre sens pour aller voir cette fois-ci sous le soleil de l'après-midi une ville en rive gauche en aval, avec d'autres poissons, une autre ambiance...  

Pour suivre mon chemin

. Merci à "ma conductrice" tout d'abord,  

. Voir la carte IGN « Angers » 1522 O pour  commencer à voir la D952 et poursuivre par la carte 1622 O, d’abord la commune de La Bohalle , où vous voyez clairement où se trouve cette petite ville de plus de 2500 habitants.

. Saint Mathurin, à découvrir sur le site de la mairie  http://www.saintmathurin.com/ , avec un très beau cliché de Cramos, pris d’avion qui permet de voir « globalement » le site et le pont vus d’en haut, sur  http://www.saintmathurin.com/

. Le « poisson géant en métal » devant la mairie est l’œuvre de René-Georges Poisson, à voir sur le site de la mairie  http://www.saintmathurin.com/la-mairie-de-saint-mathurin-prend-de-la-hauteur/  

Et les clichés  sont d'Elisabeth Poulain! 

 

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La beauté des arbres plantés le long de la route : l’effet «cathédrale»

18 Mars 2019, 17:57pm

Publié par Elisabeth Poulain

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

Il manque un élément important dans mon titre, à savoir  le lieu où j’ai pris ces photos qui attestent de cet effet visuel, alors que je suis assise à côté de la conductrice émérite, C.A.E.… Cet « effet-cathédrale* » résulte du fait que dans une telle construction, la première chose que vous faites en entrant est de lever les yeux pour saisir en hauteur, sans obstacle à la vue, la magnificence du travail des hommes en des temps passés, il y a plusieurs siècles.

Ici sur «  la Levée de la Pelle Poule », en remontant le courant rive droite de la Loire en amont d'Angers,  vous pouvez saisir la puissance et la magnificence de ces arbres que l’homme a  plantés et qui n’ont pas « d’ennemis ». Ils sont dans leur pleine jeune maturité, ce qui prouve qu’ils ne sont pas trop âgés. Le cliché montre que  parfois, il n’y a pas de parfaite symétrie entre les deux côtés de la route. A l’endroit où j’ai pris la photo, il y a des arbres des deux côtes de la route ; plus loin, il semblerait qu’il n’y en avait plus  que du côté « terre » par groupe de cinq ou six arbres.

Le point commun  aux arbres de la ligne droite, devant nous, est que les branches maîtresses au-dessus de la chaussée ont été coupées, peut-être en prévention d’une cassure due au vent latéral provenant de  l’appel d’air que rien n’arrête entre le plus long  fleuve de France (près de 1 000 kms) à notre droite et la grande « prairie » en contrebas de la Levée sur notre gauche.

Point de cette première étape, à partir du cliché : je viens de vous parler de l’endroit, sans pouvoir être plus précise, des arbres, du vent…

​​​​​​​

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

Je vais aborder maintenant la chaussée. Ni devant, ni en arrière, il  n’y a de « trâces de  vie », que ce soit  par la présence de voiture devant ou en arrière, ni au-dessus avec des oiseaux par exemple, ni a fortiori avec des personnes sur leur vélo ou à pied. Dans l’air, pas d’oiseaux ; peut-être sont-ils plus près, dans les champs à chercher des bons vers de terre, dans l’air ou sur l’eau comme  nous le verrons plus tard, dans l’après-midi à Monjean-sur-Loire, quelques dizaines de kilomètres plus bas en aval  sur la rive gauche.

Pour l’instant, nous sommes toujours rive gauche, sur ce long tronçon de route droite. Plus loin en amont, en utilisant la fonction grossissement du cliché, j’arrive à discerner un panneau rectangulaire, sur le côté gauche de la route visible par ceux qui empruntent « notre » route mais cette fois-ci en descendant la Loire. Il y a aussi en arrière une grande structure  de métal permettant le transport d’électricité entre les deux rives du grand fleuve.  

Enfin notre regard se porte sur le ciel bleu  clair, avec un certain nombre de cumulus bien calmes, bien sages, du fait de l’absence de vent, qui donne une lumière d’une grande finesse, avec presque au milieu le soleil qui irradie de blancheur…  

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir les dates de début et de fin de la grande période des cathédrales en France (800-1600)  sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_cath%C3%A9drales_en_France

. La cathédrale d’Angers, édification de l’an 800 à 1600 , sur  https://www.wiki-anjou.fr/index.php/Cath%C3%A9drale_d%27Angers

. La cathédrale de Tours, construction du XIIè au XVIè siècle, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Gatien_de_Tours  

. La Levée de la Belle Poule sur  https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/les-ponts-de-ce-49130/la-belle-poule-etait-elle-une-foret-une-ile-un-paon-5911084   

 . Clichés Elisabeth Poulain, avec mes remerciements à ma « conductrice » !

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Des tiges de roses trémières au soleil sur un fond de ciel bleu

6 Mars 2019, 15:21pm

Publié par Elisabeth Poulain

Roses trémières sur fond de ciel bleu & bordures latérales bleu moyen tonique, Cliché Elisabeth Poulain

Roses trémières sur fond de ciel bleu & bordures latérales bleu moyen tonique, Cliché Elisabeth Poulain

C’est une photo de  10 cm de largeur et 14,9 cm de hauteur,  tirée sur papier à une époque où le numérique n’existait pas. Une époque où on collait ses meilleurs clichés dans des albums photos. Celle-là est restée dans une boîte métallique dans laquelle je mettais mes photos en attente d’être collées dans un album. Comme elle était sur le dessus, sans poids sur elle, le papier a gardé une petite courbure.

Roses trémières sur fond de ciel bleu, avec bordures latérales rouges, Elisabeth Poulain

Roses trémières sur fond de ciel bleu, avec bordures latérales rouges, Elisabeth Poulain

. *On voit clairement trois grandes tiges. Celle du milieu porte, semble-t-il  une autre fleur dans le bas. L’intéressant est pluriel. On voit les fleurs épanouies en transparence,  comme l’est de celle de la deuxième tige, avec un peu plus bas une petite partie d’une autre fleur sur le côté droit. C’est soit une fleur en bouton, soit une fleur en train de perdre ses pétales,  cachée par une « coque » qui contient les graines et que l’on discerne clairement.   

Roses trémières sur fond de ciel bleu ciel, avec bordures bleu très foncé, Cliché Elisabeth Poulain

Roses trémières sur fond de ciel bleu ciel, avec bordures bleu très foncé, Cliché Elisabeth Poulain

. *Les fleurs du bas du cliché, qui appartiennent à une autre tige,  sont si bien éclairées qu’on voit les grands pétales en transparence quand ils se chevauchent, avec une couleur plus foncée quand une autre fleur a trouvé sa place en arrière de la première.

Quant à *la dernière tige, la plus en hauteur tout à droite du cliché, elle porte trois fleurs, à la même hauteur, qui doivent former un triangle vues du dessus. Sa tige comporte moins de réservoir de graines que sa voisine du milieu. C’est donc la fleur la plus puissante et qui terminera sa phase de floraison en premier. 

Roses trémières sur fond de ciel bleu ciel, les fleurs " tête en bas", Cliché Elisabeth Poulain

Roses trémières sur fond de ciel bleu ciel, les fleurs " tête en bas", Cliché Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

* Désolée, l’ordinateur n’a pas prévu de rose foncé ! Quant à la photo elle-même, elle comporte au verso les quelques mention suivantes : «  08.00   ( 7 )   R3 » et AGFA en mention pour la marque du papier.

. Voir l’article que consacre wikipedia  à la rose trémière, en précisant qu’aucun des clichés ne comporte la couleur de « mes » roses trémières, https://fr.wikipedia.org/wiki/Alcea_rosea

. Clichés Elisabeth Poulain

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La fascination pour la Terre des Grands Paysages de l’Oise > Bulles

10 Février 2019, 18:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

Grand Paysage de l'Oise, près de "Bulles", Cl. Elisabeth Poulain, datant de 2007

Grand Paysage de l'Oise, près de "Bulles", Cl. Elisabeth Poulain, datant de 2007

Ce sont des paysages fascinants pour un ensemble de raisons, au point de demander à « ma » conductrice, que je remercie,  de bien vouloir s’arrêter à chaque fois que j’en voyais une série.

Le cliché vous montre un espace sans limite, pour l’œil, composé de plusieurs séquences qu’on imagine se poursuivant au-delà de la ligne d’horizon, qu’on aperçoit à travers le rideau d’arbres hauts et fins, qui en partie droite, forment une masse compacte qui gêne la visibilité. C’est le seul endroit où il n'est plus possible de voir ce qu'il y a derrière...

                                                                        *

Commençons donc par le premier GPO - pour « Grand Paysage de l’Oise ». Visiblement nous nous sommes  arrêtées au bord de la petite route. Devant nous , s’étend de la terre, sans limite autre que celles imposées par la Nature et travaillées  par l’Homme avec ses machines.

Les séquences. Regardez bien au bas du cliché, vous distinguez une herbe rase  qui a été coupée peu de temps avant sur une faible largeur près de la route; on distingue des traces qui partent en biais du côté inférieur gauche vers la droite. Très vite on perd ses traces, pour  laisser son regard suivre visuellement les lignes creuses perpendiculaires du tracteur qui nous emmènent vers le fond.

En revenant vers le bord de la route, vous vous apercevez que cette fameuse grande parcelle est longée sur son côté droit par deux autres parcelles différentes d’avec la « Grande » dont je viens de vous parler. On aperçoit me semble-t-il quelques plusieurs  fossés séparés  par des rehaussées de terre et ensuite  par une « pelouse » dont je doute fortement qu’elle soit là uniquement pour la beauté de l’ensemble. Elle assure forcément une fonction dans le cycle de production agricole.  

Grand Paysage de l'Oise, Cl. d'Elisabeth Poulain, 2007

Grand Paysage de l'Oise, Cl. d'Elisabeth Poulain, 2007

Et c’est à partir de ce moment-là que vous commencez à  tracer les lignes graphiques d’une puissance épurée absolument fabuleuse.

Cette grande parcelle descend du côté gauche  en douceur mais de façon continue. A partir de ce moment, vous avez trois séquences paysagères de nature. A droite du cliché, on distingue une séquence d’herbe venant d’être taillée aussi finement que s’il s’agissait d’une pelouse. Il est vrai qu’on en voit peu car il y a déjà une certaine distance.  L’intérêt d’avoir déplacé son regard est que tout ce que nous voyons nous  montre  que cet espace, allant de droite pour nous vers la gauche est en déclivité continue et plus accentuée dans la parcelle de gauche qui encadre « notre » parcelle du milieu. A gauche, cette terre, qui  vient d’être labourée, a une belle couleur brune, qui fait plaisir à voir. Elle a un caractère « réconfortant ». Ces trois composantes du socle que nous voyons, forment une « scène horizontale ».

Arrivent maintenant les « décors » verticaux du fond, qui offrent un cadre visuel en hauteur « pluriel ».Ah que les mots sont lourds à écrire,  alors que nos yeux perçoivent immédiatement d’un côté toute cette puissance de la terre,  tout comme la délicatesse fragile de ces petites pousses vertes dont les sillons ne sont pas toujours tout à fait droits.  

Grand Paysage de l'Eure, près de "Bulles", Cl. Elisabeth Poulain pris en 2007

Grand Paysage de l'Eure, près de "Bulles", Cl. Elisabeth Poulain pris en 2007

Viennent  alors ces rideaux d’arbres bien serrés que l’on voit dans le creux où coule vraisemblablement un petit ruisseau. Je verrais bien des peupliers pour « éponger le trop plein » en cas de fortes pluies. La partie la plus intéressante se situe en face de nous ; les arbres bien alignés et qui ont perdu leurs feuilles laissent voir dans le fond une ligne d’horizon plus élevé que là où nous sommes et qui va descendant vers la gauche. Sur le côté droit, des arbres, vraisemblablement d’une autre essence,  forment un bloc compact qui empêche la lumière de passer et donc de voir ce qu’il y a derrière. Et puis sur la droite, le cliché se termine ; il ne reste qu’une masse sombre…            

Pour suivre le chemin

.Ces clichés que j’ai faits datent du 17 novembre 2007, à 10 heures 09 du matin. Ils dorment dans mes  fichiers depuis lors. Ils étaient temps de les réveiller !

. La petite ville Bulles  sur la D94 a dû, soit changer de nom, soit  être regroupée avec d’autres communes. Au vu de ces grands paysages, une hypothèse pourrait être qu’elle soit située dans le Parc naturel du Vexin français qui a  comme symbole trois épis de blé.   https://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_naturel_r%C3%A9gional_du_Vexin_fran%C3%A7ais .

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L’éléphant vu par trois pubs, un petit en métal & un dessin de 1931

7 Octobre 2018, 15:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

Thé Daarjeeling placé sous la marque de l'Eléphant, Cl. Elisabeth PoulainThé Daarjeeling placé sous la marque de l'Eléphant, Cl. Elisabeth Poulain

Thé Daarjeeling placé sous la marque de l'Eléphant, Cl. Elisabeth Poulain

Sous les yeux, j’ai quatre* éléphants sous diverses représentations. Le Ier est un dessin en couleurs sur un carton, le n°2 est en laiton incrusté dans du bois d’une boîte, le troisième repose, comme un grand qu’il n’est pas, sur ses quatre pattes et le quatrième est un dessin d’un livre scolaire. * Maintenant il y a 5, mais je ne peux pas changer le titre, qui pourrait être 4 + 1!    

. La plus récente (2017-18) est une boîte en carton de chocolat de marque « Côte d’Or » qui continue à avoir  un éléphant comme logo. A la naissance de la marque, le slogan était le suivant « un chocolat qui ne trompe pas ! » et comme chacun sait qu’ « un éléphant, ça trompe énormément », il ne faut pas s’étonner de ‘ la durabilité ‘ du logo. Il faut dire aussi que les différentes sociétés propriétaires de la marque ont toutes fait ce qu’il fallait pour garder l’éléphant tout en adaptant le packaging aux changements d’époque depuis 1870, en innovant toujours, tout gardant la qualité et la différence… par rapport aux marques concurrentes.   

La boîte, qui mesure 16 cm x 16 x 4,5cm, porte le logo blanc – l’éléphant + Côte d’Or sur fond rouge souligné d’un trait jaune pâle sur fond rouge - par cinq fois (une fois sur le dessus en haut à gauche et quatre fois  sur chacun des côtés). L’éléphant doré du dessus en demande   «Encore ! » du chocolat « Noir Puur » en grosses lettres d’or, si fortement qu’il s’arrose visuellement et littéralement  de copeaux d’or qui semblent « pleuvoir » sur lui ! Ces copeaux qui pèsent 158 grammes de chocolat en tout et pour tout dans cette boîte contemporaine qui s’ouvre par le dessus.        

 

Côte d'Or, Encore ! Noir, Chocolat Pur, Cl. Elisabeth Poulain

Côte d'Or, Encore ! Noir, Chocolat Pur, Cl. Elisabeth Poulain

Boite en bois cubique, Thé l'Eléphant, vue de dessus

Boite en bois cubique, Thé l'Eléphant, vue de dessus

2. La seconde est une boite à thé en bois de marque L’Eléphant », qui forme un cube presque parfait de 8,3 cm, qui date d’il y a quelques années. Seules les faces supérieure  et inférieure, ainsi que la face verticale arrière, sont restées intactes. Les faces latérales  portaient des incrustations en laiton, avec TEA devant, puis sur les deux côtés, le dessin d’une tasse à thé. Elles ont malheureusement été enlevées. La face arrière est restée intacte du fait qu’elle ne porte aucune incrustation. La face en dessous a conservé les informations légales : « Thé Darjeeling’s. Ingrédients : Thé noir Darjeeling 100%. Poids net 100G ». Sa date limite de validité a été fixée au 10-20010.

3. Le troisième est un petit éléphant en laiton que ne représente que lui-même, une façon de vous dire qu’il ne porte aucune marque, ni aucun repère d’aucune sorte. Il pèse 135g pour des dimensions réduites, alors même qu’il est creux, comme on peut le voir sur un des clichés. Ses dimensions : 12cm de long, 5cm de haut, 3,2cm au plus large de l’écartement des pattes arrière. Je ne peux l’imaginer que comme un bibelot, ou alors dans un ensemble…C’est « le petit éléphant mystérieux » que j’ai trouvé dans une braderie de rue.

Petit éléphant de laiton, le même vu sous deux éclairages différents, Cl. Elisabeth Poulain
Petit éléphant de laiton, le même vu sous deux éclairages différents, Cl. Elisabeth Poulain

Petit éléphant de laiton, le même vu sous deux éclairages différents, Cl. Elisabeth Poulain

«Voici la pépite, que je vous ai réservée pour terminer ce billet et que je viens seulement de découvrir  maintenant. C’est un dessin d’éléphant  qui figure dans un livre scolaire édité en 1904, dont voici les références. Il s’agit de l’ « Histoire naturelle appliquée, à l’usage des Elèves de la classe de Troisième B (Programme de 1902)  par E. Caustier, Agrégé de Sciences naturelles, Professeur au Lycée de Versailles, Deuxième Edition, Paris, Vuibert et Nony, Editeur, 63 Boulevard Saint-Germain, 1904… »

Ce dessin d’éléphant figure en fin de l’ouvrage, en page 306, sous le numéro « Fig. 242 » et malgré le recours à une loupe, je ne peux assurer que la signature du dessinateur, l’auteur du dessin,  soit bien « F. Courbier, Courbeau… ? », que je crois déchiffrer à grand peine dans l’angle gauche inférieur. Visiblement en ce début de XXe  siècle, la réglementation n’imposait pas à l’éditeur l’obligation de citer le nom du dessinateur après celui de l’auteur. Le sous-titre du dessin en page 306 est le suivant: « Éléphant s’apprêtant à soulever une pièce de bois dont l’autre extrémité  sera portée par un autre Éléphant ».

Je ne résiste pas au plaisir de vous citer le texte en pages 305 et 306 qui figure dans l’ouvrage « L’Éléphant domestique (fig. 242) rend de grand service aux Anglais dans l’Inde. Dans l’armée, il transporte l’artillerie. Dans les chantiers de la vallée de l’Iraouaddy, il porte des pièces de bois, les empilent en tas réguliers et sait même parfois les présenter aux lames des scies ; Il serait souhaitable que l’éléphant d’Afrique soit domestiqué comme l’éléphant indien ; car dans les régions tropicales ni le Cheval, ni le Mulet, ni le Chameau ne peuvent résister à l’anémie et à la fièvre. ».                                                                           

Dessin d'éléphant au travail, Histoire naturelle appliquée, Vuibert Ed. Paris 1904, Cl. Elisabeth Poulain

Dessin d'éléphant au travail, Histoire naturelle appliquée, Vuibert Ed. Paris 1904, Cl. Elisabeth Poulain

Aujourd’hui l’ivoire des éléphants continue à avoir une telle côte sur le marché mondial que les deux races sont menacées d’extinction. Selon WWF, sur le continent africain, l’espèce ne compte plus que  400 000 éléphants (contre 3 à 5 millions au début du 20ème siècle). Quant à l’éléphant d’Asie, la situation est au moins aussi défavorable, si ce n’est plus.  Et c’est sur cette triste constatation qu’à cette vitesse d’extermination des deux races d’éléphants, il n’en restera plus bientôt que ceux qui sont prisonniers dans les zoos… ! C’est alors peut être aussi que Babar connaîtra à nouveau le succès qui fut le sien dès sa parution en 1931. En 1939, quatre millions d’exemplaires avaient déjà été vendus… ! Mais le contexte sera différent, on pourra voir des éléphants en squelette  dans des musées dédiés aux animaux disparus, les retrouver dans des films  ou des photos des temps passés...

                                                                             *******

Pour suivre le chemin

. Lire la longue histoire du chocolat Côte d’Or sur  le site officiel et sur wikipedia https://www.cotedor.com/ https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te_d%27Or_(chocolat)

. L’article du WWF for nature sur l’éléphant https://www.wwf.fr/especes-prioritaires/elephants 

. « L’éléphant d’Afrique est toujours en danger » ; il est chassé pour son ivoire.   https://www.1jour1actu.com/planete/elephant-dafrique-en-danger-93138/

. Quant  à l’éléphant d’Asie, il n’est plus présent que sur 15% de la surface d’origine :  https://wwf.be/fr/espece-menacee/elephant/elephant-dasie/

. Babar, à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Babar  

. Clichés Elisabeth Poulain, avec une jolie découverte d'une plaque publicitaire glanée dans le catalogue de "Salorges Enchères", 8 bis rue Chaptal, BP 98804, 44188 Nantes cedex, en date du samedi 16 avril 2011: voir au verso de la couverture, la plaque "CAFES de l'ELEPHANT NOIR", la plus grande collection du midi ... avec mes remerciements.   

  

Plaque Cafés de l'Eléphant noir, catalogue Salorges Enchères 2011.04.16, Cl. Elisabeth Poulain

Plaque Cafés de l'Eléphant noir, catalogue Salorges Enchères 2011.04.16, Cl. Elisabeth Poulain

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Angers, La Suisse Angevine, l'Etang St-Nicolas vu du Roc Epine, A.B. 1926

3 Septembre 2018, 15:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

Angers, La Suisse Angevine, l'Etang St-Nicolas vu du Roc Epine, A.B,1926, Cl. Elisabeth Poulain

Angers, La Suisse Angevine, l'Etang St-Nicolas vu du Roc Epine, A.B,1926, Cl. Elisabeth Poulain

C’est une carte postale qui date de 1926. En réalité elle doit être plus ancienne. Je sais seulement, qu’elle a été écrite et vraisemblablement envoyée le 8 juillet 1926 à partir d’Angers, par celui qui l’a adressée à son destinataire. C’est aussi ce qu’indique son titre au recto.  Il est  ‘presque’  complet ; il manque en effet au verso un morceau du coin droit de 3cm de haut sur 2,2cm de large là où se trouvait le timbre, qui visiblement a intéressé un collectionneur. Dans cette partie manquante, là où aurait dû se trouver le timbre, il me semble lire LES PONT..., ce qui pourrait évoquer les Ponts de Cé, une ville au sud d’Angers sur les bords de la Loire, mais bien sûr sans certitude.

Quant à la carte elle-même, ses dimensions sont plus petites que celles des cartes actuelles, dont le format est standardisé : 13, 8 cm de longueur x 9 cm de hauteur pour celle de 1926  contre 15 cm x 10 cm actuellement. Elle ne porte pas de bordure qui permet de faire ressortir les couleurs. Peut-être est-ce parce qu’elle est ni en couleurs, ni vraiment en noir et blanc. Il est difficile de définir ses teintes, du fait vraisemblablement du vieillissement du carton léger. Le noir et blanc tire plus maintenant vers un beige grisé, avec beaucoup de teintes grises  pouvant aller jusqu’au noir.

Angers, La Suisse Angevine, l'Etang St-Nicolas vu du Roc Epine, A.B.1926, Elisabeth Poulain

Angers, La Suisse Angevine, l'Etang St-Nicolas vu du Roc Epine, A.B.1926, Elisabeth Poulain

Au recto, la carte postale, côté face, porte en haut la désignation suivante : «  … ANGERS,  La Suisse Angevine, L’Etang Saint-Nicolas vu du Roc Epine – A. B » qui sont les initiales du photographe. Il s’agit bien « du Roc Epine » et non pas de Roc Epine, comme on dit maintenant. La photo montre  une partie de l’Etang Saint-Nicolas, vue de la rive gauche, à l’endroit le plus élevé du site du parc. C’est là   où la petite rivière, le  Brionneau, a « rencontré » des roches de schistes si hautes qu’elle a du faire se frayer un lit en tournant à angle droit vers le sud pour quelques centaines de mètres plus loin, pour à nouveau remodifier son lit à nouveau à angle droit mais cette fois-ci vers la gauche.

Ce côté pentue à gauche avait pris la dénomination de « Suisse angevine » et le Roc, celui DU Roc Epine. Actuellement, Roc Epine désigne une petite zone résidentielle de quelques rues à l’ouest d’Angers, contigüe à l’Etang Saint-Nicolas. Ce n’est plus un rocher en tant tel. Cette dénomination de "roc épine", cette fois-ci sans majuscules, désignait le tuteur en pierre de schiste qui permettait de tenir en position verticale les pieds de vigne de façon à ce qu'ils ne ploient pas sous le poids des grappes de raisin.    

Actuellement il ne serait plus possible de prendre un tel cliché pour de multiples raisons. Le paysage a en effet changé, aussi bien devant à gauche tout en bas, à droite du chemin, là où il me semble voir sur la carte postale des pieds de vigne tenus par ces rocs-épine. Les arbres ont poussé surtout en face en rive gauche. Dans la séquence paysagère du fond, il me semble voir des maisons, avec des jardins potagers par devant près de l’eau. Cette zone maraîchère est maintenant devenu une zone urbaine dotée de grands ensembles  et de maisons individuelles. Quelques parcelles maraichères subsistent néanmoins.

Pour en revenir au site pris en photo, il me reste à signaler qu'elle a du être prise rive gauche d'en haut. A cet endroit, deux  "villas" construites en hauteur pour jouir de cette belle vue à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe, sont dotées d'une tour carrée  de façon à jouir de la vue . On accède aujourd'hui à ce  site par le « Chemin des Travailleurs ». C'est une toute petite rue, qui commence rue de Roc Epine et  qui se termine en impasse pour se transformer en sentier, au moment où la pente descendante vers l’étang commence réellement. Le site est maintenant doté de propriétés privées qui ne permettent plus de jouir de la vue d'en haut. Seule reste au promeneur la possibilité  de faire le tour de l'étang par le bas de façon à pouvoir admirer de l'autre rive sur la pente d'en face. On distingue sur le cliché ci-dessous de part et d'autre d'un grand cyprès deux villas disposant d'une tour carrée qui permettent de voir à la fois loin et tout près le bord de l'étang.

Angers, l'étang Saint-Nicolas, vue  d'en face sur le cyprès et les tours carrées, Cliché Elisabeth Poulain

Angers, l'étang Saint-Nicolas, vue d'en face sur le cyprès et les tours carrées, Cliché Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir le département de Maine et Loire, sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Maine-et-Loire

. Découvrir ce qu’est la phototypie, une technique de reproduction qui  a précédé la photographie, sur wikipedia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Phototypie

. Consulter le site bien documenté sur le Musée de la photographie http://www.auxpaysdemesancetres.com/pages/histoire-de-la-carte-postale.html

. L’étang Saint Nicolas, à retrouver sur http://www.elisabethpoulain.com/2018/05/l-etang-saint-nicolas-angers-les-oiseaux-la-beaute-de-ses-paysages.html

. Cliché Elisabeth Poulain à partir de la carte postale de 1926 et clichés actuels pour prendre des clichés d'en face

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Le Blockhaus de la plage de Bonne Source-Pornichet, au soleil couchant

6 Août 2018, 16:18pm

Publié par Elisabeth Poulain

Le Blockhaus de la plage de Bonne Source-Pornichet -LA- au soleil couchant, Cl. Elisabeth Poulain

Le Blockhaus de la plage de Bonne Source-Pornichet -LA- au soleil couchant, Cl. Elisabeth Poulain

C’est une photo-papier, datant de 1954, que l’on retrouve collée dans un album-photos, une de celles  qui  conservent la mémoire d’un instant fugitif par définition et que l’on retrouve par hasard, sans l’avoir cherchée.

La mer est basse, sans que l’on puisse dire si elle monte ou si elle descend… On aperçoit une partie des rochers. Un peu plus loin, on découvre quelques bateaux à voile ancrés. Sur le sable cette fois-ci, et dans le prolongement, un bateau a été remonté sur la plage au plus près de la dune fixée par des oyats. La plage est en partie couverte d’algues arrachées aux rochers bas, qui font le bonheur des pêcheurs de crabes. Les algues sur la plage font preuve d’une mer quelque peu agitée dans le cycle des marées précédentes. 

Le Blockhaus de la plage de Bonne Source-Pornichet-LA, au soleil couchant, Cl. Elisabeth Poulain

Le Blockhaus de la plage de Bonne Source-Pornichet-LA, au soleil couchant, Cl. Elisabeth Poulain

Par derrière, on distingue une curieuse grosse forme, d’un volume important. C’est un blockhaus (BH) de bonne taille, construits par les Allemands, lors de la guerre de 1940-1945 sur cette plage de Bonne Source de Pornichet. Il y en eut beaucoup d’autres, de différents gabarits, de différentes formes, qui furent édifiés en différents endroits sur cette plage, pour partie sur l’espace public et pour partie aussi dans les propriétés privés tout au bord du littoral et ou légèrement en retrait dès lors qu'il y avait de la vue, naturellement. Les troupes allemandes n'hésitaient pas à détruire des habitations en retrait dés lors qu'il avait de la vue sur un site un peu en hauteur, pour occuper ce "promontoire" et y construire un BH, d'autant plus important qu'il était difficile à discerner par les armées ennemies (des Allemands"), à comprendre les navires britanniques situés en mer hors de portées des canons allemands sur terre. J'ajouterai aussi hors de portée des sous-marins et autres navires allemands visibles croisant en mer.       

Ces blockhaus faisaient partie du « Mur de l’Atlantique ». Cette dénomination est déjà une indication de la volonté allemande de mettre en place un système défensif d’une envergure jamais vue en Europe jusqu’alors. Il ne s’agissait pas de créer un mur continu, comme ce qui fut fait bien des décades plus tard par les Allemands de l’Est (RDA) à Berlin pour couper tout lien avec l’Ouest (RFA), pour ensuite redevenir à nouveau un seul Etat le 3 octobre 2015.   

Revenons à ce blockhaus de la plage de Bonne Source à Pornichet. Comme on le voit nettement, grâce à l’horizontalité de la grande plage de La Baule dans le fond du cliché, il est franchement penché vers la partie mouillée de la plage, les marées hautes ayant tendance à « grignoter » la partie dunaire qui protège par sa hauteur les villas et leurs jardins face à la mer. La force de la mer est telle qu’elle a réussi à déstabiliser les fondations de ce blockhaus, qui a été le plus imposant de toute la plage. Vous dire quand il a pu être enfin détruit, je l’ignore.                                                                  

Le Blockhaus de la plage de Bonne Source-Pornichet, au soleil couchant, Cl. Elisabeth Poulain

Le Blockhaus de la plage de Bonne Source-Pornichet, au soleil couchant, Cl. Elisabeth Poulain

Concernant la photographie, juste trois informations pour finir :

  • la première  concerne cette fois-ci la vue de la Baie de la Baule que l’on voit nettement dans le fond, sans que l’on puisse distinguer chaque immeuble ou grande maison ;
  • la mer occupe peu d’espace, car c’est la marée basse, « une mer d’huile » comme on disait,  sans vent, ce qui est quand même rare, le site étant beaucoup moins protégé des vents d’Ouest que la Baule, surtout vers le Pouliguen, par exemple ;
  • il me reste à citer le plus grand espace, qui est le ciel à la tombée de la nuit , quand la lumière s’adoucit. Ce sont  alors des nuages qui occupent une grande partie du  ciel, avec à gauche une effilochée de nuages plus foncés  qui répond presque à cette masse volumineuse d’oyats sur la partie droite en bas. Quant au soleil, il est encore visible plein Ouest, très bas sur l’horizon. Pour bien l’apercevoir, il suffit de laisser votre regard partir d’en bas, légèrement à gauche d’une rampe qui permet de descendre et de remonter la dune couverte d’oyats qui masquent quelques marches en bois. Et ensuite de rehausser votre regard  presque à la verticale…

                                                                            ***

Et voici comment, parti d’une photo-papier en noir et blanc sur un coucher de soleil de partie ouest de la plage de Bonne Source à Pornichet (1954) dans le département de Loire-Atlantique, on se retrouve à évoquer la guerre de 1940-1945, l’architecture militaire allemande, l’Agence LIN  qui a concouru au début de ce troisième millénaire au "Projet de Rénovation des Berges de la Maine", à Angers, qui se poursuit d’ailleurs. Et tout cela après avoir évoqué une photo-couleur d’un  coucher de soleil, qui a été pris du même endroit mais plus tardivement , très récemment sur ce blog…     

Le Blockhaus de la plage de Bonne Source-Pornichet, au soleil couchant

Pour suivre le chemin

. Le coucher de soleil en photo-couleur, à retrouver sur ce blog, sur  http://www.elisabethpoulain.com/2018/06/coucher-de-soleil-rouge-au-dessus-de-la-mer-en-loire-atlantique.html  

. Sur la plage de Bonne Source à Pornichet en Loire-Atlantique (LA), voir http://www.plages.tv/detail/plage-de-la-bonne-source-pornichet-44380

.  Les blockhaus,  ces maisons-blocs,  faites de béton coulé dans une forme structurée grâce à des tiges d’acier, étaient construites pour implanter des installations de tirs d’obus, dirigés vers la mer, pour dissuader les navires britanniques de déparquer sur cette partie de la Côte atlantique pour chasser l'ennemi allemand de France .  Voir le Grand Blockhaus de Batz sur Mer, devenu un musée sur http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-grand-blockhaus-musee-de-la-poche-de-saint-nazaire         

. Le Mur de l’Atlantique, à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Mur_de_l%27Atlantique

. Il me reste à vous citer, la base sous-marine allemande à Saint-Nazaire, également en béton coulé   https://fr.wikipedia.org/wiki/Base_sous-marine_de_Saint-Nazaire .C’est maintenant devenu un musée, un lieu d’exposition et un jardin ... grâce aux architectes innovants de l’Agence LIN et Gilles Clément.

L'Agence LIN à Berlin et Paris  avec en particulier Finn Geispel et Giulia Andi architectes-urbanistes,  une équipe qui avait en 2012 participé aux projets de rénovation des berges de la Maine à Angers, voir  https://presse.angers.fr/wp-content/uploads/2012/01/31/VA/Dossier_de_presse_Berges_de_Maine.pdf

- Gilles Clément pour le jardin implanté sur le toit, ce qu’il appelle un « Tiers paysage », un concept qu’il a inventé et met en pratique. Il s’agit de récupérer tout espace résultant d’usages fonctionnels antérieurs, qui n’ont plus cours, pour y implanter un  jardin d’un nouveau type. La société de ce début du 3è millénaire d’une façon générale a encore trop tendance à penser que l’espace est infini, ce qui est faux. A voir sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Tiers_paysage.

. Cliché Elisabeth Poulain à partir d'un cliché familial...

        

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Pourquoi voit-on si peu de perroquets dans l’art, la pub, la maison …?

28 Juillet 2018, 16:32pm

Publié par Elisabeth Poulain

Amazon Parrots x 2_Birds_Lands_Leicester_4_wikipedia, avec mes remerciements au photographe

Amazon Parrots x 2_Birds_Lands_Leicester_4_wikipedia, avec mes remerciements au photographe

Le perroquet, comme chacun sait, est un oiseau très particulier. Aucun autre animal, à part peut-être le chien, n’a cette capacité à entrer en empathie avec l’homme et à pouvoir répéter ce que dit la personne humaine. Mais contrairement au chien, en notre XXIe siècle, il n’a « plus vraiment la côte » et heureusement et ceci pour deux raisons.

. D'abord traiter quelqu’un de perroquet n’est pas vraiment un compliment. « Arrête de parler comme un perroquet », signifie que vous demandez à quelqu’un à côté de vous de ne pas répéter tout ce que vous dites, qui monopolise aussi ce faisant la parole, d’une façon certaine. Ce n’est pas un compliment, mais pas une injure pour autant, en sachant aussi que cette expression est de moins en moins utilisée.

. Et surtout, capturer des perroquets dans les forêts tropicales est la seule façon de se procurer  des animaux vivants dont le nombre ne cesse de  décroître avec le risque assuré d'anéantir l'espèce!    

Le prestige de cet animal exotique, ses couleurs flamboyantes, sa capacité à imiter les humains…continuent pourtant à attirer à ma grande surprise. On ne parle plus guère de leur étonnant « appareil phonateur (qui) leur permet d’imiter des sons très divers, y compris la voix humaine… », comme le précise le Larousse 3 volumes en couleurs » de 1966 en page 2352.  Cependant Il y a un véritable marché de vente et d’achat de perroquets en Europe. Il suffit de voir les offres sur  le Net.

   

Tôle lithographiée "Lion", Caramel au chocolat, Petit Garçon au Perroquet, Cl. Elisabeth Poulain d'après le catalogue Salorges Enchères

Tôle lithographiée "Lion", Caramel au chocolat, Petit Garçon au Perroquet, Cl. Elisabeth Poulain d'après le catalogue Salorges Enchères

En cherchant bien, c’est à dire avec beaucoup de ténacité et  de persévérance, sachez que j’ai trouvé trois exemples seulement de perroquet, en vous prévenant tout de suite que je n’ai pas d’oiseau empaillé la maison, dont l’idée même me fait frémir d’ailleurs.

. Ce premier perroquet se trouve sur une « tôle lithographiée estampée » publicitaire  qui mesure 37,9 de large x 52,5 cm de haut. Il s’agit de vanter le goût d’une tablette de  chocolat fourré de caramel. Un petit enfant aux cheveux blonds tient une  tablette de la marque « LION » avec écrit en dessous « CIKULATA KARAMELA », avec une cédille sous le C écrit en majuscule. « C’est un modèle imprimé  par De Andreis à Marseille pour le marché turc »

Le perroquet est placé sur l’épaule gauche d'un petit garçon, qui pourrait tout aussi bien être une petite fille d'ailleurs. Aucune date n’est indiquée. On voit le perroquet presque en entier, nous faisant face, avec son jabot jaune foncé, entouré de rouge orangé léger pour attirer le regard sur le haut de ses ailes repliées et qui se terminent par un bleu léger. Ses pattes agrippent fortement une barre en bois

Tire-Bouchon Perroquet, Alesi, Cl. Elisabeth Poulain

Tire-Bouchon Perroquet, Alesi, Cl. Elisabeth Poulain

. En 2, voici le perroquet tire-bouchon de marque Alessi qui a été créé  en 1955, ce qui ne signifie pas qu’il  m’ait été offert à cette date. C’est un très beau travail de design. Quand on tient verticalement le tire-bouchon replié, on voit de profil un oiseau au bec crochu, avec un gros œil noir. Quant à la pointe que l’on enfonce dans le bouchon, elle est cachée par une partie métallique en deux parties, la partie supérieure avec l’œil et celle du bas avec  une encoche pour prendre appui sur le verre du goulot et ainsi pouvoir enlever le bouchon sans effort.

Toute la partie métallique est superbe et, clairement, c’est LE tire-bouchon le plus pratique que je connaisse. Il est vrai par contre, que les taches de couleur, qui font de lui, un perroquet multicolore, ont plutôt tendance à disparaître de leur support en plastique…

. Si je mentionne ses couleurs, c’est tout à fait intentionnellement. En effet maintenant, je vais vous parler d’un autre perroquet qui est d'une autre couleur.

Le perroquet bleu, restaurant rue de Joncker, Bruxelles-Saint-Gilles, Cl. Elisabeth Poulain
Le perroquet bleu, restaurant rue de Joncker, Bruxelles-Saint-Gilles, Cl. Elisabeth Poulain

Le perroquet bleu, restaurant rue de Joncker, Bruxelles-Saint-Gilles, Cl. Elisabeth Poulain

. En effet maintenant, je vais vous parler d’un perroquet qui est bleu cette fois-ci. Ce perroquet bleu  était – je n’ose pas encore utiliser le présent – accroché à un mur de la rue de Joncker  à Saint-Gilles-Bruxelles, au-dessus de la devanture d’un restaurant qui s’appelait « Au Perroquet Bleu ». Il figurait aussi sur la vitre cette fois-ci en peinture, de sorte qu’on le voyait deux fois. Et c’est aussi à cause de lui que j’ai fait ce billet, en espérant qu’il est toujours là…  

                                                                                      ***

La réponse a la question que je posais dans mon titre est plurielle: les espèces  se raréfient du fait du trafic, de la chasse tout autant interdite, du coût de l'achat, de la gêne que provoque à notre époque l'enfermement d'un aussi bel oiseau dans une cage, ce qu'il ne supporte pas, de son besoin de compagnie, alors même qu'on le laisse, seul, enfermé dans sa toute petite prison des journées entières, ce qui est carrément cruel... De ce fait, l'époque de la représentation en peinture d'un perroquet est  finie. Quant aux photos, j'imagine qu'elles sont prises dans des zoos où les "cages" sont plus grandes, sauf exception, évidement...  Quant à l'art, il doit bien  exister des toiles ou des représentations  de cet oiseau magnifique et puissant, mais je ne les ai pas trouvées.

                                                                                         *

Il me reste une seule information d'importance à vous donner. C'est le cadeau qui vient de m'être fait par Claire Poulain et qui explique la raison d'être de ce billet. Il s'agit d'un "ensemble à écrire" composé de 15 éléments, au design très contemporain, aux couleurs tendres, qui tous portent en commun un dessin de perroquet.  Le plus grand objet, le n°1,  est un sac orné d'un perroquet blanc, noir et vert, sur fond crème;  puis  vient ensuite une pochette de papier (12cm sur 20 de hauteur), des petites pochettes de diverses couleurs ornées d'un ... perroquet, de petits sacs en papier assortis,  d'un petit sac à fermeture éclair avec toujours un perroquet, de trois carnets de couleurs différentes, d'un porte-crayon avec  un une fermeture-éclair en tissus, d'une série de crayons noirs,  d'un taille-crayon, de  deux gommes et de plusieurs séries de trombones qui sont les seuls objets sans ... perroquet! Je suis sûre que vous l'aviez deviné...Avec un grand merci à Claire Poulain qui m'a offert ce cadeau très original, grâce auquel le perroquet qui parle devient un perroquet à écrire, qui crée et/ou renforce le lien entre les personnes, celle qui écrit et celles et ceux qui lisent ce billet...

 

Pour suivre le chemin

. Pour le Ier perroquet, se référer au Catalogue d’Art Publicitaire, Salorges Enchères, Kaczorowski, Derigny & Associé.Nantes 44100, en date du samedi 7 novembre 2009. Voir le « n° 231,1  …LION, tôle lithographiée estampée illustrée d’un petit garçon à la tablette et d’un perroquet. Modèle imprimé par De Andreis à Marseille pour le marché turc…

. Le perroquet tire-bouchon de marque Alessi est l’œuvre d’A. Mendini, 1955, comme il est indiqué à l’arrière  du tire-bouchon.

. Un cliché superbe de M et Mme Perroquet est à voir sur   https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/zoologie-perroquet-parle-t-il-5956/

. Se référer comme toujours à wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Perroquet qui montre la diversité et le nombre étonnant des 21 variétés de perroquet, dont la dernière citée est le perroquet vert. Quant au perroquet bleu, je doute qu'il existe "pour de vrai" comme disent les enfants! 

. Cl. Elisabeth Poulain en date du 8.8. 2004 pour le perroquet bleu de Saint-Gilles-Bruxelles.                                                                                

 

 

 

 

 

 

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Sur L’île de Noirmoutier, les cabines de la plage du Bois de la Chaise

1 Juillet 2018, 17:01pm

Publié par Elisabeth Poulain

Ile de Noirmoutier, Plage du Bois de la Chaise, Cabines de plage, Cl. Elisabeth Poulain .

Ile de Noirmoutier, Plage du Bois de la Chaise, Cabines de plage, Cl. Elisabeth Poulain .

Ces cabines de l’Ile ont acquis une notoriété peu commune pour ce qui ressemble, à bien les regarder, à des « simples »  cabanes en bois. Pourtant, on s’étonne à la fois de leur nombre et de leur bon entretien. Toutes ont été repeintes, alors que chacun sait que ce genre de dépenses appartient aux propriétaires qui doivent vraisemblablement faire repeindre souvent leur « petit chez soi » ou le faire eux-mêmes.

Les clichés que je vous présente datent maintenant d’il y a plusieurs décades à un moment - où on faisait des photos-papier - qui semble si lointain. Répondons d’abord à la question cabine ou  cabane ? N’y a-t-il  pas seulement la différence d’une seule consonne entre le « i » et le « a »..  Il y a plus que cela: le temps qui passe, les habitudes de vie qui ont changé, de sorte que la cabine appartient plutôt au début du XXe siècle et la cabane au XX,  XXIe et demain...

Ile de Noirmoutier, Plage des Dames - Bois de la Chaise, vue d'en haut, Cl. Elisabeth Poulain

Ile de Noirmoutier, Plage des Dames - Bois de la Chaise, vue d'en haut, Cl. Elisabeth Poulain

. La cabine de bain permettait aux femmes de mettre leur maillot de bain, avant d’aller se baigner : dans ce cas la cabine était tirée par des chevaux jusqu’à l’eau pour que « la nageuse » même si elle ne savait pas nager, puisse faire trempette sans montrer son corps, et revenir ensuite dans sa cabine pour s’y sécher et s’y rhabiller. C'est la raison pour laquelle elle s'appelle "la Plage des Dames". A lire la brève description du Bois de la Chaise, qui est un site classé, dont le peintre Renoir était tombé « amoureux » : «  c’est un coin admirable, beau comme le midi mais avec une mer autrement belle que la Méditerranée ».   

. La cabane au contraire est fixe. Elle offre l’avantage de pouvoir mettre son maillot de bain  avant d’aller se baigner et au retour de pouvoir se sécher et de remettre ses vêtements, et cela pour tous les membres de la famille et de leurs invités. Occupant une place sur l’espace public, j’imagine que les propriétaires de ces petites maisons de bois  y laissent des transats, un parasol, des jeux pour les enfants, des nattes de raphias pour s’y étendre, sa crème contre les coups de soleil…

Ile de Noirmoutier, Plage du Bois de la Chaise, Cabines de plage, Cl. Elisabeth Poulain Ile de Noirmoutier, Plage du Bois de la Chaise, Cabines de plage, Cl. Elisabeth Poulain Ile de Noirmoutier, Plage du Bois de la Chaise, Cabines de plage, Cl. Elisabeth Poulain
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Ile de Noirmoutier, Plage du Bois de la Chaise, Cabines de plage, Cl. Elisabeth Poulain

Mais il n’y a pas que cela. Regardez bien la plage. Le jour où j’ai pris ces clichés, il y a du avoir soit un coup de vent soit une grande marée peu de temps avant. On voit en effet des algues agglutinées pour certaines  en tas, retenues par les poteaux de fondation de ces petites maisons de bois. On comprend alors pourquoi ces cabanes sont rehaussées par les poteaux, avec parfois des marches pour faciliter l’accès à la porte, quand le différentiel entre le sable et le niveau du plancher devient trop grand pour que la personne puisse insérer la clé de la cabane dans la serrure.  

Ces algues montrent aussi que les quatre poteaux de chaque cabane ou presque doivent être protégés, renforcés parfois soit par du  goudron pour éviter que l’eau salée imprègne durablement le bois et le fasse pourrir plus vite, soit par des poutres supplémentaires placées en croisillon pour mieux répartir les forces.

Quelques rares « trous » dans l’alignement des cabanes rompent la continuité. Il y en a donc qui n’ont pas survécu au temps ! Le temps parlons-en. Ces  clichés ont été pris au début du siècle, les  cabines abîmés ont été remplacées, du fait en particulier du classement du site. Sur un cliché récent, je n'ai vu qu'une seule cabine manquante...  

Île de Noirmoutier, Plage des Dames, Vue d'en haut sur la mer, Cl. Elisabeth Poulain

Île de Noirmoutier, Plage des Dames, Vue d'en haut sur la mer, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Le Bois de la Chaise à Noirmoutier, qui est un site classé, à retrouver sur  https://www.ville-noirmoutier.fr/bois-de-la-chaise/

. Les cabines de la plage des Dames à Noirmoutier, à voir sur   https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/les-cabines-de-plage-immanquables-noirmoutier-2770854

https://www.ile-noirmoutier.com/fr/le-passage-du-gois.html

. Lire sur ce blog dans la série « des petites maisons », « Les petites maisons, l’entre-deux, entre cabine et cabane », en date du 8.03.2011   http://www.elisabethpoulain.com/article-les-petites-maisons-l-entre-deux-entre-cabine-et-cabane-68862370.html 

. Voir la Plage des Dames dans un cliché pris d'avion en page 90 du Hors-Série OUEST-FRANCE "Les îles de l'Ouest, vues du ciel, paru en juin 2017. On y voit 11 cabines en partant de la gauche, 1 trou et un seul, et 15 ensuite...

. Clichés Elisabeth Poulain à partir des photos-papier que j'avais prises lors de la découverte de l'île de Noirmoutier...

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