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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Articles avec #nature & co

Une couleur, le rouge en ville et dans le jardin, en trois photos

13 Octobre 2017, 15:13pm

Publié par Elisabeth Poulain

Feuille rouge, devant une paire de chaussures rouges, Cl. Elisabeth PoulainFeuille rouge, devant une paire de chaussures rouges, Cl. Elisabeth Poulain

Feuille rouge, devant une paire de chaussures rouges, Cl. Elisabeth Poulain

C’est vraiment une toute petite histoire, qui commence par une belle feuille rouge qui venait juste de tomber à terre, devant une paire de chaussures rouges dans un centre des impôts.  

Ces chaussures passent ensuite à vélo devant un magnifique bus rouge garé dans un parking spécial bus, dont les touristes venaient de partir admirer le château que l’on ne voit pas, en arrière du bus sur la gauche.

Pour finir ensuite par faire un tour dans un jardin où éclate de couleurs rouges un arbuste dont l’auteur de ces quelques lignes pense qu’il s’agit d’un « fusain ailé »  dont elle admire chaque automne ce rouge fabuleux, éclatant en différentes teintes selon les rayons du soleil…   

Suivez le rouge et attendez demain, pour un autre rouge, à écrire au pluriel !

. Clichés Elisabeth Poulain

Bus rouge garé en attente de ses touristes partis visiter le château, Cl. Elisabeth Poulain

Bus rouge garé en attente de ses touristes partis visiter le château, Cl. Elisabeth Poulain

Fusain en flamboyance à l'automne, Cl. Elisabeth PoulainFusain en flamboyance à l'automne, Cl. Elisabeth Poulain

Fusain en flamboyance à l'automne, Cl. Elisabeth Poulain

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CARAVANE Mars 1962, n°143 > Revue du Tourisme moderne > L’hiver, l’été

27 Septembre 2017, 09:46am

Publié par Elisabeth Poulain

Caravane, revue du Tourisme moderne, mars 1962, n°143, Couverture, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane, revue du Tourisme moderne, mars 1962, n°143, Couverture, Cl. Elisabeth Poulain

L’HIVER. C’est une scène de montagne que vous présente la couverture. En mars, il y a de la neige dès lors qu’on atteint une certaine altitude. A cette époque, on ne parlait pas de réchauffement climatique ! La caravane, de marque « Caravelair »  (en tout petits caractères italiques en bas à droite du cliché parce que c’est un cliché de cette marque) a été prise en photo sur une petite route de montagne de neige tassée, arrêtée comme si elle était à sa place naturelle. La voiture qui l’a tractée jusque-là n’est pas visible. Ce ne peut être que volontaire pour éviter à l’œil de se disperser. Le regard reste de ce fait fixé sur cette scène de montagne, qui  met en lumière deux femmes, pendant que l’homme visiblement reste dans la caravane…Une jolie façon de montrer la facilité du lien entre le dehors-dedans et l’inverse également.

. La skieuse que l’on voit le mieux en premier plan à droite, et à droite aussi de la marque, est rayonnante. Elle  porte ses skis sur l’épaule droite en les tenant  de sa main droite, tandis que sa main  gauche repose sur le haut de ses bâtons. Elle n‘a pas encore enfilé ses gants, ce qui montre qu’elle s’apprête à partir skier.  

. L’autre est une dame blonde, dont il est difficile de donner l’âge. Peut-être  s’apprête-t-elle à prendre de sa main droite, un appareil photo ou sa paire de gants, que lui tend le monsieur, le mari de la skieuse peut-être. Quant à la dame blonde, je verrais bien la mère de l’un des deux membres du couple, qui a planté sa paire de skis tout près dans de la neige fraîche. 

. Quant à l’homme de la famille, que l’on aperçoit à la fenêtre de la caravane, on devine qu’il va rester dans la caravane, pendant que ces dames vont faire du ski. Une jolie façon de montrer que la caravane était aussi un moyen de montrer sa « modernité », une autre façon aussi de passer des vacances sportives en tissant des liens nouveaux dans un couple, une famille….  Il faut bien que quelqu’un garde « la maison » pendant que ces dames s’apprêtent à aller skier…surtout quand la caravane est stationnée sur une route fraîchement déneigée…

Caravane, revue du Tourisme moderne, mars 1962, n°143, Couverture, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane, revue du Tourisme moderne, mars 1962, n°143, Couverture, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane, revue du Tourisme moderne 03-1962, n°143, Couverture-Les lignes, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane, revue du Tourisme moderne 03-1962, n°143, Couverture-Les lignes, Cl. Elisabeth Poulain

Le titre de cette couverture, en page 33 en dessous du sommaireest le suivant : « Bientôt les envolées sur la neige de printemps, « Bretagne » de Caravelair, une 3,30 m, entièrement isolée. Production de Sud-Aviation ».

Une grande attention est donnée aux couleurs. En haut de la couverture, le bandeau jaune, sur lequel se détache avec force en caractères noirs le titre du magazine « CARAVANE », donne une force vive et gaie à la montagne en quatrième plan placée en dehors du soleil. Ce jeu des couleurs se poursuit en bas de la photo, avec le jaune du pantalon de ski de la jeune femme.  Entre les deux, notons que le bas de la caisse de cette Caravelair est jaune-ocre éteint dans sa partie basse et que les rideaux sont d’un orange vif qui donne du tonus à la photo, en harmonie aussi avec ce jaune très chaleureux.   

Le jeu des lignes structurant la composition est fabuleux. Cette fois-ci, il faut au regard partir du fond du cliché, de cette montagne qui trace une ligne oblique qui part du haut-gauche vers la descente cette fois-ci de la pente. Cette ligne arrière-fond croise la ligne cachée de la prairie, qui descend dans le sens de la droite vers la gauche. Elle ne figure pas sur le jeu de tiges de fleurs de lin qui indique le sens des lignes. Une des raisons est que la ligne dominante à cet endroit est le haut rectiligne du toit de la caravane. En plus, celle-ci est bicolore blanche en haut, ocre-jaune un peu foncé en partie basse, sagement garée sur la route qui porte l’ombre de la caravane légèrement grisée. Aux verticales maintenant de s’exprimer. Aux premiers plans, les bâtons à droite, les deux dames au milieu, la paire de skis de la dame n°2 proche de la caravane en partie gauche, les trois angles visibles de caravane et …les quatre poteaux en ligne oblique sur le côté de droit et un seul plus visible vers la gauche.

Caravane-revue du Tourisme moderne 03-1962, n°143, Visuel p.21, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane-revue du Tourisme moderne 03-1962, n°143, Visuel p.21, Cl. Elisabeth Poulain

L’ETE. Dans ce même numéro, Caravelair a par ailleurs fait paraître dans le magazine une double page de publicité, avec en page de droite, consacrée à un visuel estival, qui montre cette fois uniquement des femmes. L’une est en pyjama rose, avec ce slogan en haut des deux pages « Caravelair, de l’Air à la route, vous offre le confort de la CARAVELLE sous tous les climats…la qualité que l’on ne discute pas. ». Il est suivi d’un second écrit en blanc sur fond rouge et en noir sur fond rouge, en milieu de page de gauche et en bas des deux pages pour le second:

  • Le meilleur réseau français
  • associé à la puissante production de Sud-aviation.

La photo, qui mesure 20cm sur 13 de hauteur présente une  caravane de marque forcément Caravelair différente, sans pouvoir faire une comparaison dans la mesure où cette fois-ci c’est le côté « porte » qui est mis en valeur. La couleur du bandeau est d’un bleu léger, les fenêtres plus grandes sont groupées à l’arrière, à l’exception de celle que l’on voit à droite de la porte. Les trois dames l’été dans un camping une pinède qu’on imagine près de la mer, à cause du sable. La situation est forcément différente, on sent presque la chaleur du soleil.

. Ces dames viennent pour l’une d’elles de se réveiller. Elle est encore en pyjama d’un  joli rose. Elle sort de la Caravelair avec un magazine à la main, des babouches dorées au pied, se dirigeant vers le fauteuil rouge tonique qui l’attend. Elle se dirige vers un fauteuil rouge qui visiblement l’attend.

C’est une autre jeune femme qui donne le ton. Elle est très élégante avec son pantalon rouge assorti au rouge de l’autre fauteuil, avec des ballerines rouges, un haut fleuri  avec naturellement des fleurs rouges, tout comme le ruban qui orne le chapeau de paille de l’élégante, qui ‘apprête à prendre de la main, peut-être est-ce un biscuit, que lui tend la dame restée dans la caravane.

. La troisième personne du trio est en effet est en effet aussi à l’intérieur. Cette fois-ci, c’est elle qui se tend vers la jeune femme au pantalon rouge pour offrir quelque chose. On pourrait imaginer qu’elle est la maman  de l’une des deux autres, voire des deux.  

Caravane-revue du Tourisme moderne 03-1962, n°143, p.21, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane-revue du Tourisme moderne 03-1962, n°143, p.21, Cl. Elisabeth Poulain

L’harmonie des couleurs. Elle est très réussie, avec ce rouge qui réveille le bleu ciel  doux qui ceinture la partie basse de la caravane, en laissant deux parties blanches en haut et en bas, des rideaux jaunes toniques sur un paysage enveloppant « vert pin » et sable roux. Les trois dames ont chacune leurs couleurs attitrées. La « Maman », celle qui est dedans et qui est tend des biscuits ( ?) à l’Elégante assise dehors, a un pull violet, un collier blanc tout comme son bandeau dans les cheveux. Le rouge comme nous de le voir pour la Star  qui est pose assise dehors telle une star et la Lève-Tard  qui sort en pyjama rose avec une cigarette à la main gauche et une revue qu’elle serre contre elle pour se réveiller en douceur…Et j’allais oublier les rideaux jaunes qui réveillent le bleu très doux qui manque de tonicité.

Des vraies vacances en plein air, avec cette « Caravelair qui vous offre le confort CARAVELLE sous tous les climats…la qualité qu’on ne discute pas… ». C’étaient des modèles1962…

                                                                                   *

Pour suivre le chemin

. CARAVANE, mars 1962, n°143, 1,50 NF, Revue du tourisme moderne.

. Le Ier visuel forme la couverture de ce numéro et le second est la partie « photo » en page 21 d’une publicité double page, qui commence en page 20 avec les adresses de tous les concessionnaires de la marque « Caravellair, de l’Air à la route … le meilleur réseau français…associé à la puissante production Sud-Aviation ».    

. Clichés Elisabeth Poulain      

       

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Profil d’homme, en bois poli par la mer, trouvé sur la plage de sable

7 Août 2017, 15:55pm

Publié par Elisabeth Poulain

Profil d'homme, Bois flotté sur pierre, Elisabeth PoulainProfil d'homme, Bois flotté sur pierre, Elisabeth Poulain

Profil d'homme, Bois flotté sur pierre, Elisabeth Poulain

Cet homme, car c’en est assurément, est étonnant tant sa force de représentation est grande avec seulement ses trois composantes. Et pourtant je ne vais pas vous en parler tout de suite. Je vais commencer par le bois qui s’est usé en arrondissant les angles, en faisant ressortir les lamelles au fur et à mesure de l’usure lors de de ses tribulations marines. Je gagerais que c’est du pin, un bois tendre, qui a su pourtant le porter jusqu’au bord de l’eau sur la plage, à marée haute.

Ce  galet de bois fait  homme mesure 15,7 cm de hauteur sur 8,4 cm de largeur et 1,6 cm d’épaisseur environ, car toutes ces mesures changent à chaque endroit, en fonction de l’épaisseur de ses strates et de sa patine. Je vous le présente vu de son plus beau côté, celui qui regarde vers la gauche. 

Profil d'homme, bois flotté dans un cadre, Cl. Elisabeth Poulain

Profil d'homme, bois flotté dans un cadre, Cl. Elisabeth Poulain

Un petit mot encore sur sa couleur. Lors de sa découverte, le bois était devenu gris-beige. Revêtu de plusieurs couches d’huile de lin chère aux marins, pour le protéger un peu, il a acquis au fil des ans une belle patine orangée, qui change de nuances selon les endroits comme vous le montrent ces clichés, mais sans que je puisse vous expliquer pourquoi.

C’est son œil de 2 cm sur 0,5 cm environ qui attire le vôtre tout d’abord. Il est situé presque au milieu de la pièce, visiblement creusé à un endroit où le bois est moins épais. Au-dessus, légèrement décalée vers la gauche, devait s’en trouver un autre plus situé vers la gauche et à un endroit un peu moins épais.

L’encoche en partie haute n’est toutefois  pas exactement dans le même axe vertical que l’oeil. Il est légèrement décalé en partie gauche.  

Il me reste à vous parler de la bouche. C’est une coupure de 3 cm de long, de 3  ou 4ml de largeur, tracé en biais léger, qui lui donne un certain sourire, qui le rend vivant…

Profil d'homme, bois flotté dans un cadre sur fond d'un tableau, Cl. Elisabeth Poulain

Profil d'homme, bois flotté dans un cadre sur fond d'un tableau, Cl. Elisabeth Poulain

Sa teinte. Je vous en ai déjà parlée. Mais il n’y a pas que cela. Il y a en particulier ces veines du bois qui ont réagi différemment selon la couleur de l’huile de lin et à l’oxydation de la lumière. Les lignes sont essentiellement verticales, avec des arrondis en partie verticale centrale, en dessous et au-dessus de l’œil…Et le voilà pour finir dans un cadre, tournant le dos à la lumière de côté…

Pour suivre le chemin

Cliché Elisabeth Poulain de cette tête d'homme vue de profil de différentes façons...          

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2017 > Tout est bon dans la cerise, la chair, les queues et le noyau…

1 Juillet 2017, 16:11pm

Publié par Elisabeth Poulain

Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, 1.1-1.2-Cl. Elisabeth Poulain Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, 1.1-1.2-Cl. Elisabeth Poulain

Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, 1.1-1.2-Cl. Elisabeth Poulain

Voici venu le temps des cerises, le vrai, en ce mois de juin 2017 qui se termine en beauté. C’est ce que vous sentez quand vous passez près de ce cerisier fier de ses 35 ans dont les branches ploient, ou plutôt ont ployé sous le poids de ces magnifiques petites baies rouges, dont la teinte de rouge fonce avec la maturité, en grossissant en même temps. Plus la baie est jeune, sans avoir atteint sa taille adulte, plus elle est rouge claire. L’inverse est vraie également : plus elle atteint sa maturité et plus sa teinte fonce et sa taille augmente de dimension. Autant de signaux indiquant qu’elles sont prêtes à être cueillies, si non  il faut savoir que les oiseaux aussi adorent les cerises…  

Celui qui veille à la bonne santé de ce cerisier, qui atteint maintenant ses 35 ans, savait déjà que 2017 serait une bonne année à fruits. Au début du printemps, ce monsieur avait commencé à stocker des branches - d’un autre arbre -  suffisamment solides pour pouvoir soutenir les branches basses de son arbre en pleine maturité afin qu’elles ne se brisent pas sous le poids des cerises. Pour cela, il lui fallait trouver des branches qui se terminaient en Y, au creux duquel la branche portant des cerises allait pouvoir se loger et laisser mûrir paisiblement ses cerises jusqu’à la cueillette …Et c’est bien ce qui s’est passé.

Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, Cl.2 Elisabeth Poulain

Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, Cl.2 Elisabeth Poulain

Mais il y a plus. La cerise fascine, d’autant plus que « chez elle, tout est bon : y a rien à jeter » pour paraphraser la première phrase du célèbre refrain de la chanson de Georges Brassens. Je précise, tout, vous gardez tout mais attention vous ne mangez pas tout ! Je commence par le meilleur,  goûteux avec mille et une variantes selon la variété que vous choisissez. On va en rester aux Burlat, qui font partie de la grande famille des Bigarreaux.  

Quand on pense aux cerises, l’eau vous vient à la bouche, tellement leur chair sucrée est goûteuse avec une pointe d’acidité, surtout quand elles sont justes à point au regard de leur maturité. Avant elles sont dures et acides, après elles vous restent en main et tâchent vos vêtements…s’il en reste après le passage des oiseaux gloutons…

Cerises Burlat du cerisier dans l'arbre, Cl.31.32-Elisabeth Poulain Cerises Burlat du cerisier dans l'arbre, Cl.31.32-Elisabeth Poulain

Cerises Burlat du cerisier dans l'arbre, Cl.31.32-Elisabeth Poulain

. La chair de la cerise est en effet si gouteuse qu’il vous faudra « partager » avec les oiseaux, qui les adorent au moins autant que vous. La seule différence est que vous pouvez les manger crues, après les avoir lavées ou cuites en tarte, clafoutis, en conserves que vous faites vous-même… ou que vous transformez en kirsch d’Alsace, bien sûr…C’est peut-être plus difficile !  

. Les queues de cerise ensuite. Il me faut parler au pluriel, car il va vous en falloir au moins une poignée par litre d’eau. Ce qui veut dire que vous les lavez avant de les faire sécher pour les conserver.  Ne me demandez pas combien cela fait de cerises. La bonne réponse « tout dépend de la grosseur ». Certains puristes vont jusqu’à peser cette poignée, 30 grammes pour 1 litre d’eau, avec un effet diurétique garanti…

. Et … ce qui manque, ce  sont…-suspense- … les noyaux de cerise. Attention à ne pas les avaler. Il ne s’agit pas de plaisanter. Ces noyaux doivent être précieusement gardés, lavés et même bouillis pour leur ôter toute chair, afin qu’ils soient bien propres. Ensuite vous piquez à la machine un sac en tissus de coton solide de la forme anatomique choisi, en laissant  une ouverture pour y glisser les noyaux une fois bien séchés. Quelques points de couture permettront de clore le sac.

Et c’est là, où cela devient génial, quand vous avez mal quelque part, imaginons par exemple que votre cou soit un peu bloqué. Vous mettez votre coussin à chauffer doucement et très peu de temps au micro-onde;, vous posez le cousin à bonne température sur votre cou et cela vous fait vraiment du bien. C‘était un usage alsacien, au temps où il existait ces gros poêles de faïence qui pouvaient garder la chaleur de la journée  pour en bénéficier le soir et une bonne partie de la nuit…                                                                     

PS. Une remarque d'un lecteur, fin connaisseur de cerisiers et de cerises: "Il faut se méfier des noyaux de cerise dont on ne connaît pas la provenance. Le noyau de cerise est le noyau qui stocke le plus les produits de traitement utilisés. Si la cerise vient de son jardin et qu'on n’utilise pas de produits de traitement, aucun souci. Par contre si ce fruit vient du commerce, il faut être très prudent, car le noyau est probablement malsain. Ne surtout pas le suçoter..!"  A bon entendeur, salut...Ou plutôt, à bon lecteur...       

          

Cherries Variety Lambert, Watercolors 1894, 38450lg.www.nat.usa.gov.wikipedia

Cherries Variety Lambert, Watercolors 1894, 38450lg.www.nat.usa.gov.wikipedia

Pour suivre le chemin

. Les principales variétés sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Cerisier

. La Burlat, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Burlat  à compléter avec les bases des Bigarreaux dont elle fait partie  https://fr.wikipedia.org/wiki/Prunus_avium

. Voir aussi ce qu’il en et en Alsace http://www.keldelice.com/guide/specialites/la-cerise-dalsace

. Une brève histoire de la cerise sur   http://www.cerises-de-france.fr/1.cfm?p=395-histoire-de-la-cerise-ses-origines où l’on rencontre le roi Louis XV, qui adorait les cerises, tout comme Napoléon « un fan » comme on ne disait pas à l’époque, Léonard Burlat, un arboriculteur, qui a donné naissance à la variété de cerises les plus connues en France….

.  Les paroles de la chanson sur https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Temps_des_cerises

LE TEMPS DES CERISES : Quand nous chanterons le temps des cerises,/ Et gai rossignol, et merle moqueur/ Seront tous en fête !/ Les belles auront la folie en tête/ Et les amoureux, du soleil au cœur! / Quand nous chanterons le temps des cerises, / Sifflera bien mieux le merle moqueur !

Mais il est bien court, le temps des cerises / Où l’on s’en va deux, cueillir en rêvant Des pendants d’oreilles…/ Cerises d’amour aux roses pareilles, /Tombant sous la feuille en gouttes de sang… / Mais il est bien court, le temps des cerises, /Pendants de corail qu’on cueille en rêvant !

Quand vous en serez au temps des cerises, / Si vous avez peur des chagrins d’amour, / Évitez les belles ! / Moi qui ne crains pas les peines cruelles,/ Je ne vivrai point sans souffrir un jour…/ Quand vous en serez au temps des cerises, / Vous aurez aussi des peines d’amour !

J’aimerai toujours le temps des cerises :/ C’est de ce temps-là que je garde au cœur /   Une plaie ouverte !/ Et dame Fortune, en m’étant offerte, / Ne pourra jamais fermer ma douleur…/ J’aimerai toujours le temps des cerises/ Et le souvenir que je garde au cœur ! J.-B. Clément.

. Lire aussi le texte d’une chanson de Jean Ferrat sur la vieillesse, avec des paroles de Guy Thomas sur http://www.lesarbres.fr/texte-cerisiers,Jean+Ferrat,,.html

. Dessin datant de 1894, d’une grappe de cerises, mis en ligne sur www.nat.usda.gov. à voir sur https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d3/Cherries_38450lg.jpg?uselang=fr

. La chanson de Georges Brassens sur http://www.paroles.net/georges-brassens/paroles-rien-a-jeter

. Des astuces pour que les oiseaux ne vous « piquent » pas toutes les cerises, sur  http://www.graines-et-plantes.com/index.php?forum=jardin-jardinage&question=comment-sauver-mes-cerises-des-oiseaux

. Le kirsch d’Alsace à retrouver sur https://www.wolfberger.com/arboriculture/

. Clichés Elisabeth Poulain de quelques cerises vues du dessous du cerisier…sachant qu’il a déjà beaucoup donné cette année…avec mes remerciements à la personne qui m’a autorisé à prendre ces quelques clichés de belles cerises dans le cerisier de son jardin…Avec également une très belle planche de cerises, variété Lambert, mise en ligne sur wikipedia par le site www.nat.usa.gov.

 

 

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Paysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-Blois

13 Juin 2017, 16:56pm

Publié par Elisabeth Poulain

Champ de colza, percée du soleil, avec poteau, Cl. Elisabeth Poulain

Champ de colza, percée du soleil, avec poteau, Cl. Elisabeth Poulain

D’abord quelques mots sur le colza. C’est une plante à fleurs jaunes qui était en pleine floraison au mois d’avril de cette année, avec une vitalité sans pareil, dans une explosion de couleur jaune uniforme, qui variait avec le bleu du ciel, plus chargé en nuages au départ d’Angers.

Il en est allé pendant une bonne partie du voyage aller, avec une diversité paysagère intéressante, car les champs plantés de colza étaient relativement proches de l’autoroute, avec d’autres séquences en arrière.

Paysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-BloisPaysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-Blois

En réalité, c'est le ciel qui donne cette atmosphère si particulière, tant la lumière et les couleurs sont importantes dans la perception de ce qui nous attire dans le paysage. Il y a en particulier ce jaune qui éclate de vitalité, sans jamais être "mièvre" ou verser dans le trop de trop. Il s'impose comme une évidence de vitalité. Un nuage ou plusieurs vont avoir la capacité aussi de tout changer, d'éveiller notre sensibilité, alors que tout peut sembler banal. Or il n'en est rien. C'est le ciel qui décide de la couleur et de la force de la vitalité des immenses parcelles de colza. On ne peut plus parler d'un champ même grand...

 

 

 

Paysage d'autoroute A85, champ jaune de colza, bosquet dans le fond, Cl. Elisabeth Poulain Paysage d'autoroute A85, champ jaune de colza, bosquet dans le fond, Cl. Elisabeth Poulain

Paysage d'autoroute A85, champ jaune de colza, bosquet dans le fond, Cl. Elisabeth Poulain

Autoroute A85, champ jaune de colza, arrivée du ciel bleu, Cl. Elisabeth Poulain

Autoroute A85, champ jaune de colza, arrivée du ciel bleu, Cl. Elisabeth Poulain

La sortie de l'autoroute, puis la traversée de la Loire vont encore changer notre regard sur les plantations de colza, qui cette fois-ci sont toutes proches de la route construite sur la levée qui protège des débordements de la Loire les champs en contre bas.

Cette fois-ci, et comme à l'aller, c'est un poteau de bois qui sera notre dernier témoin de cette petite série sur les champs de colza. Il y a bien eu le retour mais tout avait changé et en particulier il n'y avait plus cette belle lumière du matin... 

Paysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-Blois
Paysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-Blois
Champ de colza, vue de l'autoroute au retour, Cl. Elisabeth Poulain

Champ de colza, vue de l'autoroute au retour, Cl. Elisabeth Poulain

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Photos x 3 > Coucher de soleil en Méditerranée > Parc des Calanques

4 Juin 2017, 15:32pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain*Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

*Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Ce sont trois clichés pris à la suite l’un de l’autre, présentés tels quels sans aucune retouche ni modification d’aucune sorte. Nous étions idéalement placés avec vue sur la mer à une table de la terrasse vitrée du restaurant "Les Tamaris". En ce beau mois de mai, Il faisait beau, pas très chaud et très venteux. Au point d’ailleurs que les kite-surfeurs s’en donnaient à cœur-joie, lorsque nous avions quitté la baie de Marseille.

Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Aller saluer la mer agitée par le vent, prendre ensuite très vite quelques clichés pour garder la mémoire du site puis de s’installer à table avec plaisir et déguster un bon repas en très bonne compagnie, le temps passe alors très vite. Vient alors la nuit, avec une soudaineté étonnante, si rapidement que je décide de photographier le soleil couchant, par trois fois dans la même minute.

Coucher de soleil en Méditerranée 2-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Coucher de soleil en Méditerranée 2-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

On passe très vite de la lumière aigüe et un peu froide de ce bord de mer en plein mois de mai à la nuit profonde. Bien sûr on ne regarde pas sa montre ; arrive seulement la sensation qu’il faut se dépêcher de prendre une ou plusieurs photos du coucher du soleil. Et c’est ce qui s’est passé.

Coucher de soleil en Méditerranée 3-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Coucher de soleil en Méditerranée 3-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

. Lire aussi sur ce blog http://www.elisabethpoulain.com/2017/01/les-calanques-de-marseille-photos-a-rever-d-une-randonneuse-sportive.html avec des superbes clichés de Claire Poulain.

Pour suivre le chemin

. Aller découvrir le Parc des Calanques sur http://www.marseille-tourisme.com/fr/marseille-calanques-randonnees/parc-national-des-calanques/

. Retrouver le restaurant "Les Tamaris" dans la calanque de Samena, au bord de la mer http://les-tamaris.zenchef.com/

. Clichés Elisabeth Poulain pris à la suite les unes des autres, à 19h 55!, avec une * quand le cliché est tronqué.  

 

 

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La pétillance des couleurs du printemps, Parc Balzac, Angers

14 Mai 2017, 15:54pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Paysage de parc urbain, Angers, parc Balzac, Cl. Elisabeth Poulain* Paysage de parc urbain, Angers, parc Balzac, Cl. Elisabeth Poulain

* Paysage de parc urbain, Angers, parc Balzac, Cl. Elisabeth Poulain

Je sais, je sais…vous allez me dire que j’invente le mot de « pétillance ». Je viens de vérifier, ce mot découle bien de pétiller, comme les bulles d’un vin de Champagne. Il est vrai que cette caractéristique est un terme qui s’applique à une personne qui brille, comme une lumière, que ce soit au plan physique ou au plan mental. Comme si on pouvait séparer les deux ! Ne nous égarons pas. Moi, j’utilise cette pétillance d’une façon un peu particulière, pour montrer la tonicité, la brillance, la gaîté des couleurs de la nature au printemps… Vous revenez de votre ballade avec un vrai « tonus + ».

Il y a ce vert acidulé éclatant, qui sait accueillir avec un grand plaisir le jaune de parcelles entières de bouton d’or, qui n’ont visiblement rencontré aucun frein à leur expansion vigoureuse grâce à la terre calcaire de remblai et l’humidité qu’elles apprécient beaucoup. Le parc a en effet été créé sur un marais qui prolonge ou annonce l’étang Saint-Nicolas (4kms de long) en amont et la rivière Maine en aval, avant que celle-ci se jette dans la Loire, quelques kilomètres plus bas.

Angers Parc Balzac, les couleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain
Angers Parc Balzac, les couleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain

Angers Parc Balzac, les couleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain

De l’eau donc, il y en a beaucoup, d’abord circulant dans les canaux drainants, en dessous, en amont et en aval, mais aussi mais aussi de par les espèces végétales qui ont été choisies pour pomper l’eau du marais et garder aussi cette humidité inhérente au site. Les arbres en particulier ont été plantées sur des îlots de terre calcaire, qui permettent la promenade ainsi que des arrêts sur des bancs pour pouvoir apprécier cette explosion végétale du printemps.

La ville prend le soin de rappeler et/ou d’annoncer que la découverte et les promenades peuvent se faire du 1er janvier au 31 décembre de l’année en cours «toute l'année suivant le rythme des périodes de submersions », ce qui, à l’oreille, est encore plus fort que le risque d’inondation! En plus les submersions sont plurielles, avec cette question qui vient à l’’esprit tout de suite : ces submersions sont-elles de plusieurs types ou d’une fréquence pluri-annuelle? Je pencherai en faveur de la dernière question.

Angers Parc Balzac, couleurs du printemps, l'eau en canal, pont, Cl. Elisabeth PoulainAngers Parc Balzac, couleurs du printemps, l'eau en canal, pont, Cl. Elisabeth Poulain

Angers Parc Balzac, couleurs du printemps, l'eau en canal, pont, Cl. Elisabeth Poulain

Quoi qu’il en soit, ce parc planté par tranche sur une petite dizaine d’années (1995-2004) sur un peu moins de 50 hectares, connait une franche réussite non seulement au plan végétal, avec les variétés choisies qui ont acquises maintenant une vraie force végétale, mais également urbaine. On est ici en pleine ville, des voitures passent non loin, vous ne les entendez ni les voyez pas, c’est la nature qui explose de vitalité devant vos yeux. Ce parc est un franc succès… avec, au printemps, ces couleurs acidulées qui pétillent à vos yeux...avec un franc plaisir.

Pour suivre le chemin

. Pétillance correspond à quelque chose ou quelqu'un qui semble entouré de lumière et brillant que ce soit physiquement ou intellectuellement. On peut ainsi parler de pétillance en évoquant une personnalité dynamique et intelligente http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/petillance/

. Le bouton d’or à voir sur https://www.aujardin.info/plantes/ranunculus-repens.php et sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Renoncule

. A découvrir sur https://www.anjou-tourisme.com/fr/diffusio/visites/parc-de-balzac-angers_TFOPCUUPBALZAC

. Photos Elisabeth Poulain, l'* signifie qu'il s'agit d'une vue partielle du cliché.   

Angers Parc Balzac, les fleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain

Angers Parc Balzac, les fleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain

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Ecouflant = Le bleu du ciel + le bleu de l’eau + le vert du printemps

1 Mai 2017, 16:39pm

Publié par Elisabeth Poulain

Ecouflant, la confluence entre la Vieille Maine à gauche et la Sarthe à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Ecouflant, la confluence entre la Vieille Maine à gauche et la Sarthe à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Une seule photo seulement et c’est déjà beaucoup tant sa force est grande, avec ses trois composantes. En fait il y en a deux, la première qui sert d'ouverture et la seconde qui apporte le mystère et sur laquelle est centrée ce billet. Dans les deux cas il y a le bleu du ciel, le bleu de l’eau et le vert frais de la haute peupleraie que vous voyez dans le fond du cliché et qui est enserrée de chaque côté par une frange irrégulière de plus petits arbres verts, qui va s’amenuisant de chaque côté de la photo. Sur la gauche, le bleu que vous devinez est celui de la Vieille Maine, cette drôle de rivière qui n’a pas de source. Elle fait le lien entre les deux rivières que sont la Mayenne et la Sarthe, qui sont des affluents de la Maine, qui traverse Angers dans le sens Nord-Sud. 

Le ruban vert dans l’air et dans l’eau. Il commence par la prairie toute à gauche située au bord de l’eau sur l’Ile Saint-Aubin, puis se gonfle jusqu’à former une masse verte des hauts peupliers plantés en ligne qui se reflète dans l’eau. Et se prolonge, après la coupure de l’eau par la touffe d’arbustes qui pousse à droite de la composition sur la rive d’Ecouflant, la ville située à la confluence. Ce ruban vert irrégulier coupe le cliché en deux, partie ciel et partie eau, avec des différences sensibles entre la finesse des arbres dont on pourrait compter les troncs en Ier plan et la masse vibrante de ces mêmes arbres dans l’eau d’un autre vert, avec un effet de masse et d’ondulation.

Ecouflant, la confluence, bleus du ciel & de l'eau, verts des arbres &?..., Cl. Elisabeth Poulain

Ecouflant, la confluence, bleus du ciel & de l'eau, verts des arbres &?..., Cl. Elisabeth Poulain

Les bleus du ciel. Il est plus clair au-dessus du ruban vert végétal, comme si la chaleur se dégageait de la terre. Il est également d’une force étonnante qui va en se densifiant toujours en pureté vers le haut.

Le bleu de l’eau est beaucoup plus foncé. En outre il est légèrement ondulé horizontalement de sorte que ce frisotis lui confère un côté vivant et irrégulier. Ce bleu est différent de celui du ciel; on y perçoit des mouvements, comme des ondulations diverses. L’arrivée de l’eau de la Vieille Maine provoque des mouvements qui ne sont pas ceux de la Sarthe. Ces différences dans l'arrivée de ces eaux sont perceptibles à l’œil.

Arrive l’imprévu, la survenue incongrue d’une forme en biais qui visiblement n’appartient pas au règne végétal. Cette flèche de métal, dont on devine après quelques instants, qu'il s’agit d’un ponton,  arrive comme une ligne coupante qui détonne dans ce décor végétal si paisible, où rien ne dépasse ni ne dérange. Comme un éclair d’orage dans une belle journée de printemps… comme l’imprévu qui anime toute la scène…

Pour suivre le chemin

. Allez à Ecouflant, et avant, lisez le billet précédent http://www.elisabethpoulain.com/2017/04/ecouflant-terre-de-confluence-la-plate-bleue-comme-le-ciel-l-eau.html

 

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Ecouflant, Terre de Confluence, la plate bleue comme le ciel & l’eau

14 Avril 2017, 14:26pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

Traduction du titre. Nous sommes à Ecouflant, à la confluence entre la Vieille Maine et la Sarthe, un affluent de la Loire, à quelques kilomètres au nord d’Angers, dans une terre gorgée d’eau. Et l’eau, quand il fait beau, adopte toutes les variations de la belle couleur bleue du ciel, que l’on soit en hiver ou à la belle saison.

C’est le cas sur ce très beau cliché datant de 2012, qui forme la couverture d’un dépliant à quatre volets conçu dans le cadre d’une série faite pour Angers Loire Valley pour mettre en valeur les villes entourant Angers, dans le cadre d’Angers Loire Tourisme, dont le slogan est « La Vie en Grand ». La photo est si réussie qu’elle a figuré sur le site de la ville. Maintenant, on peut y voir une photo d’hiver absolument admirable.

La plaquette se présente sous forme d’un dépliant à quatre parties. Sa couverture est d’un bleu aux nuances multiples, teinté d’eau, l’hiver. On peut y admirer une plate d’un bleu assorti à la couleur de l’eau qui elle-même qui elle-même joue sa partition plus claire près de l’eau et qui devient plus dense lorsque les arbres présentent leur architecture très structurée de branches noires. Celles-ci ressortent alors de façon forte et fine à la fois.

 

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

Au loin, on peut deviner la rivière dont on voit surtout sa rive droite, l’autre plus au fond doit être celle de l’Ile Saint-Aubin. L’éloignement fait qu’on ne voit qu’un ruban très foncé, alors que les arbres sont parfaitement visibles sur la rive inondée. Celle-ci forme un grand lac où se trouve ancrée la plate bleue d’une teinte assortie à la fois à la couleur de cette eau où se trouve attachée la plate en premier plan dans le coin droit. Entre le fleuve et la prairie, on voit parfaitement la ligne des grands arbres. Quant à la plate elle-même sa position conduit notre regard vers la rive en partie gauche de la photo.

Le véritable raffinement vient du lien qui existe entre le recto du dépliant et son verso où figure la carte des partenaires d’Angers Loire Tourisme. La Loire dessinée en …bleue est située quasiment à la hauteur de la Sarthe – un affluent de la Loire- et de sa rive droite. Quant au ciel, il est aussi « travaillé » que l’eau qui reflète les arbres de la rive. Cette fois-ci, ce sont des branches d’arbres proches du bord qui se reflètent dans l’eau, tout près de l’endroit où se trouve le photographe C. Lejeune.

En comptant bien, en partant du bas, je trouve la terre, que l’on voit à l’air puis dans l’eau, le bateau, l’eau jusqu’aux reflets des arbres et à une légère irisation, la présence forte des arbres, dont les troncs se détachent sur l’eau de l’autre rive, le long ruban foncé d’arbres indistincts, les ramures de ceux d’en face qui sont plus proches et enfin…les deux branches au-dessus de celui qui photographie le tout. Et l’étonnant est qu’à chaque fois, il y a des teintes de bleu différentes…Trois logos figurent en bas du dépliant, Natura 2000, Ecouflant et à droite Angers Loire Valley, dont le slogan « La Vie en Grand ».

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme, Angers Loire Valley

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme, Angers Loire Valley

Pour résumer, voilà une plate repeinte aux couleurs bleues d’Ecouflant, pour permettre à un bon photographe de faire un cliché qu’on n’oublie une fois qu’on l’a vu. La question est de savoir si telle plate a bien existé, ou si elle n’a été repeinte que pour la photo. La seule solution, la plus simple, sera d’aller sur place pour voir…et avant cela de consulter le site sur lequel vous allez découvrir les Sablières d’Ecouflant et cette plate magnifique:

http://www.angersloiretourisme.com/fr/decouvrir/itinerant/les-sablieres-decouflant

Pour suivre le chemin

. Cliché C. Lejeune, en couverture de la plaquette de 2012, Ecouflant, Terre de Confluence, conçue dans le cadre d’une grande opération lancée par ANGERS LOIRE VALLEY, par ANGERS LOIRE TOURISME, www.angersloiretourisme.com

. Ecouflant, Maine et Loire, au Nord d’Angers à découvrir, avec des superbes photos sur le site de la ville, en particulier sur le bourg et les bords de la Sarthe http://www.ecouflant.fr/ecouflant/galerie_photo/bourg__amp__bords_de_sarthe

. Photo d’après la plaquette, Elisabeth Poulain; l'* signifie qu'il s'agit d'une partie du cliché...

  

 

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Les couleurs des plates sur l’eau > Sarthe, Vieille Maine > Ecouflant

6 Avril 2017, 14:57pm

Publié par Elisabeth Poulain

C’était un jour d’eau alors même qu’il ne pleuvait pas, un jour à aller se promener au bord d’une rivière gorgée d’eau, au point de créer une terre-mi-eau à ses côtés, pour assumer le rôle d’une grosse éponge. Celle que nous avions choisie a pour nom la Sarthe, au nord d’Angers dans une situation géographique complexe. En effet cette rivière, à l’endroit où s’est fixée la ville d’Ecouflant, est grossie des eaux de la Vieille Maine, un affluent de la Mayenne. La Vieille Maine est elle-même un cas d’espèce rare, car si elle a bien un nom, qui la distingue de la Mayenne, elle n’a pas de source. Elle est en effet une rivière de jonction entre la Mayenne et la Sarthe. Son autre particularité est qu’elle n’accueille aucune ville ou village sur ses rives, tant l’endroit est gorgé d’eau sur la terre de ses deux bords.

L’ensemble forme un triangle bordé d’eau, qui a pour nom l’île de Saint-Aubin. Sa forme à des allures d’un cœur d’eau, où nulle personne habite. Les vaches, qui y sont transbordées à la belle saison, y pâturent avec bonheur mais bien sûr en dehors des périodes d’inondation. Quant aux villes, seule la rive gauche au Nord-Est d’Angers héberge celle d’Ecouflant, qui existe depuis le Xe siècle, comme le prouve la datation des silex qui y ont été retrouvés.

Les couleurs de l’eau. Elles dépendent d’abord et avant tout du temps qu’il fait, de la clarté de la lumière et du soleil, si celui-ci veut bien se montrer. Elles varient aussi en fonction des bateaux traditionnels des pêcheurs que sont les plates Ce jour-là, le temps était au gris léger, une chance en photographie, car une des conséquences est qu’il y a plus de variations de teintes.

Plate rouge, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate rouge, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

C’est par une plate, le nom de ce bateau de pêche en Anjou, qui aime tant cette eau, que commence ce billet. Elle était presque complètement submergée ; seuls étaient visibles les rebords de sa forme, l’avant, le banc le plus en arrière et l’arête arrière du plat bord. La barque était d’autant plus remarquable, au sens premier du terme, malgré l’eau qui la remplissait qu’elle était entièrement peinte en rouge, pour la partie saillante et visible bien sûr. C’est elle qui a attiré mon regard. Au vu de quelques autres plates plus proches de la rive, il est possible de supposer qu’elle ait été remplie d’eau de pluie, cumulée ou non avec l’eau de la rivière, si elle n’était plus étanche avec un trou non colmaté, faute de soins. Eh oui, un bateau, fusse-t-il simple, nécessite toujours de l’entretien.

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

D’autres plates bicolores étaient amarrées directement à la rive, à un arbre, quand celui-ci était suffisamment proche de l’eau. Quant à vous dire de mémoire, s’il y avait plusieurs arbres, je le subodore, sans pourtant pouvoir l’affirmer. Un arbre = un bateau, cela aurait pourtant fait une jolie série, avec tout de suite une idée en tête, que chaque pêcheur ait « adopté son arbre » à lui pour sa plate personnelle.

La différenciation des plates par la couleur. Sur les cinq clichés que j’ai faits de plates en dehors de la plate immergé, trois montrent l’avant du bateau, qui se différencient par rapport à l’arrière par l’anneau qui permet de fixer la chaîne qui relie le bateau à la terre ou à l’arbre. Se situe en arrière un coffre dont on peut relever le panneau au-dessus, fixé par des gonds qui sont dans un cas peint en rouge sur le fond vert, ou dans le même vert que le couvercle. Une des plates, celle qui est bordé de blanc sur fond vert délavé, montre des signes de fatigue prononcés. Aucun entretien ne semble lui avoir été assuré depuis un temps certain. Par précaution, pour éviter qu’elle ne coule, il semblerait qu’elle est été tirée sur l’herbe.

 

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Et l’eau dans tout cela ? On ne la voit que dans cinq cas restant. Elle est majoritairement peinte en « vert argileux », une dénomination que je viens d’inventer. Des arbres s’y reflètent, soit de façon distincte - on y voit des branches -soit par volumes de couleur vert foncé, et toujours avec cette partition argileuse. La plate rouge permet de voir une belle étendue d’eau où les arbres se reflètent dans une forme de V inversé. Des iris d’eau de couleur jaune forment un avant-plan fleuri, qui empêche l’accès à l’eau. On ne sait en effet pas où commence l’eau et où finit la rive encore accessible à pied sec. C’est le cliché le plus réussi. C'est aussi celui qui m'a incité à prendre en photos les plates voisines.

Plate vieille, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate vieille, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Une seule fois, on peut distinguer du bleu et du blanc. La particularité de ce cliché est justement que l’on aperçoit un vrai ciel bleu, en haut à droite, avec un petit morceau de nuage près du bateau. C'est aussi le cas de cette plate si usée, qu'elle en a perdu une grande partie de sa teinte verte. Elle finit vraisemblablement ses jours sur l'herbe verte, en compagnie des plus jeunes qui sont sur l'eau. Ainsi va la vie d'une vieille plate dont plus personne ne s'occupe. C'est du moins ce que j'imagine....

 

Pour suivre le chemin

. Ecouflant (à prononcer avec un accent aigu sur le é en majuscule), à découvrir en photos sur http://www.ecouflant.fr/ecouflant/galerie_photo/vues_aeriennes_du_bourg

. Lire aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89couflant

. La Vieille Maine et l’Ile Saint-Aubin sur une carte simplifiée à voir sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ile_Saint-Aubin_et_Vieille_Maine_2.jpg

. La plate, voir http://www.wiki-anjou.fr/index.php/Plate

. Clichés Elisabeth Poulain

 

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