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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Articles avec #nature & co

Ecouflant, Terre de Confluence, la plate bleue comme le ciel & l’eau

14 Avril 2017, 14:26pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

Traduction du titre. Nous sommes à Ecouflant, à la confluence entre la Vieille Maine et la Sarthe, un affluent de la Loire, à quelques kilomètres au nord d’Angers, dans une terre gorgée d’eau. Et l’eau, quand il fait beau, adopte toutes les variations de la belle couleur bleue du ciel, que l’on soit en hiver ou à la belle saison.

C’est le cas sur ce très beau cliché datant de 2012, qui forme la couverture d’un dépliant à quatre volets conçu dans le cadre d’une série faite pour Angers Loire Valley pour mettre en valeur les villes entourant Angers, dans le cadre d’Angers Loire Tourisme, dont le slogan est « La Vie en Grand ». La photo est si réussie qu’elle a figuré sur le site de la ville. Maintenant, on peut y voir une photo d’hiver absolument admirable.

La plaquette se présente sous forme d’un dépliant à quatre parties. Sa couverture est d’un bleu aux nuances multiples, teinté d’eau, l’hiver. On peut y admirer une plate d’un bleu assorti à la couleur de l’eau qui elle-même qui elle-même joue sa partition plus claire près de l’eau et qui devient plus dense lorsque les arbres présentent leur architecture très structurée de branches noires. Celles-ci ressortent alors de façon forte et fine à la fois.

 

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

Au loin, on peut deviner la rivière dont on voit surtout sa rive droite, l’autre plus au fond doit être celle de l’Ile Saint-Aubin. L’éloignement fait qu’on ne voit qu’un ruban très foncé, alors que les arbres sont parfaitement visibles sur la rive inondée. Celle-ci forme un grand lac où se trouve ancrée la plate bleue d’une teinte assortie à la fois à la couleur de cette eau où se trouve attachée la plate en premier plan dans le coin droit. Entre le fleuve et la prairie, on voit parfaitement la ligne des grands arbres. Quant à la plate elle-même sa position conduit notre regard vers la rive en partie gauche de la photo.

Le véritable raffinement vient du lien qui existe entre le recto du dépliant et son verso où figure la carte des partenaires d’Angers Loire Tourisme. La Loire dessinée en …bleue est située quasiment à la hauteur de la Sarthe – un affluent de la Loire- et de sa rive droite. Quant au ciel, il est aussi « travaillé » que l’eau qui reflète les arbres de la rive. Cette fois-ci, ce sont des branches d’arbres proches du bord qui se reflètent dans l’eau, tout près de l’endroit où se trouve le photographe C. Lejeune.

En comptant bien, en partant du bas, je trouve la terre, que l’on voit à l’air puis dans l’eau, le bateau, l’eau jusqu’aux reflets des arbres et à une légère irisation, la présence forte des arbres, dont les troncs se détachent sur l’eau de l’autre rive, le long ruban foncé d’arbres indistincts, les ramures de ceux d’en face qui sont plus proches et enfin…les deux branches au-dessus de celui qui photographie le tout. Et l’étonnant est qu’à chaque fois, il y a des teintes de bleu différentes…Trois logos figurent en bas du dépliant, Natura 2000, Ecouflant et à droite Angers Loire Valley, dont le slogan « La Vie en Grand ».

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme, Angers Loire Valley

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme, Angers Loire Valley

Pour résumer, voilà une plate repeinte aux couleurs bleues d’Ecouflant, pour permettre à un bon photographe de faire un cliché qu’on n’oublie une fois qu’on l’a vu. La question est de savoir si telle plate a bien existé, ou si elle n’a été repeinte que pour la photo. La seule solution, la plus simple, sera d’aller sur place pour voir…et avant cela de consulter le site sur lequel vous allez découvrir les Sablières d’Ecouflant et cette plate magnifique:

http://www.angersloiretourisme.com/fr/decouvrir/itinerant/les-sablieres-decouflant

Pour suivre le chemin

. Cliché C. Lejeune, en couverture de la plaquette de 2012, Ecouflant, Terre de Confluence, conçue dans le cadre d’une grande opération lancée par ANGERS LOIRE VALLEY, par ANGERS LOIRE TOURISME, www.angersloiretourisme.com

. Ecouflant, Maine et Loire, au Nord d’Angers à découvrir, avec des superbes photos sur le site de la ville, en particulier sur le bourg et les bords de la Sarthe http://www.ecouflant.fr/ecouflant/galerie_photo/bourg__amp__bords_de_sarthe

. Photo d’après la plaquette, Elisabeth Poulain; l'* signifie qu'il s'agit d'une partie du cliché...

  

 

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Les couleurs des plates sur l’eau > Sarthe, Vieille Maine > Ecouflant

6 Avril 2017, 14:57pm

Publié par Elisabeth Poulain

C’était un jour d’eau alors même qu’il ne pleuvait pas, un jour à aller se promener au bord d’une rivière gorgée d’eau, au point de créer une terre-mi-eau à ses côtés, pour assumer le rôle d’une grosse éponge. Celle que nous avions choisie a pour nom la Sarthe, au nord d’Angers dans une situation géographique complexe. En effet cette rivière, à l’endroit où s’est fixée la ville d’Ecouflant, est grossie des eaux de la Vieille Maine, un affluent de la Mayenne. La Vieille Maine est elle-même un cas d’espèce rare, car si elle a bien un nom, qui la distingue de la Mayenne, elle n’a pas de source. Elle est en effet une rivière de jonction entre la Mayenne et la Sarthe. Son autre particularité est qu’elle n’accueille aucune ville ou village sur ses rives, tant l’endroit est gorgé d’eau sur la terre de ses deux bords.

L’ensemble forme un triangle bordé d’eau, qui a pour nom l’île de Saint-Aubin. Sa forme à des allures d’un cœur d’eau, où nulle personne habite. Les vaches, qui y sont transbordées à la belle saison, y pâturent avec bonheur mais bien sûr en dehors des périodes d’inondation. Quant aux villes, seule la rive gauche au Nord-Est d’Angers héberge celle d’Ecouflant, qui existe depuis le Xe siècle, comme le prouve la datation des silex qui y ont été retrouvés.

Les couleurs de l’eau. Elles dépendent d’abord et avant tout du temps qu’il fait, de la clarté de la lumière et du soleil, si celui-ci veut bien se montrer. Elles varient aussi en fonction des bateaux traditionnels des pêcheurs que sont les plates Ce jour-là, le temps était au gris léger, une chance en photographie, car une des conséquences est qu’il y a plus de variations de teintes.

Plate rouge, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate rouge, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

C’est par une plate, le nom de ce bateau de pêche en Anjou, qui aime tant cette eau, que commence ce billet. Elle était presque complètement submergée ; seuls étaient visibles les rebords de sa forme, l’avant, le banc le plus en arrière et l’arête arrière du plat bord. La barque était d’autant plus remarquable, au sens premier du terme, malgré l’eau qui la remplissait qu’elle était entièrement peinte en rouge, pour la partie saillante et visible bien sûr. C’est elle qui a attiré mon regard. Au vu de quelques autres plates plus proches de la rive, il est possible de supposer qu’elle ait été remplie d’eau de pluie, cumulée ou non avec l’eau de la rivière, si elle n’était plus étanche avec un trou non colmaté, faute de soins. Eh oui, un bateau, fusse-t-il simple, nécessite toujours de l’entretien.

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

D’autres plates bicolores étaient amarrées directement à la rive, à un arbre, quand celui-ci était suffisamment proche de l’eau. Quant à vous dire de mémoire, s’il y avait plusieurs arbres, je le subodore, sans pourtant pouvoir l’affirmer. Un arbre = un bateau, cela aurait pourtant fait une jolie série, avec tout de suite une idée en tête, que chaque pêcheur ait « adopté son arbre » à lui pour sa plate personnelle.

La différenciation des plates par la couleur. Sur les cinq clichés que j’ai faits de plates en dehors de la plate immergé, trois montrent l’avant du bateau, qui se différencient par rapport à l’arrière par l’anneau qui permet de fixer la chaîne qui relie le bateau à la terre ou à l’arbre. Se situe en arrière un coffre dont on peut relever le panneau au-dessus, fixé par des gonds qui sont dans un cas peint en rouge sur le fond vert, ou dans le même vert que le couvercle. Une des plates, celle qui est bordé de blanc sur fond vert délavé, montre des signes de fatigue prononcés. Aucun entretien ne semble lui avoir été assuré depuis un temps certain. Par précaution, pour éviter qu’elle ne coule, il semblerait qu’elle est été tirée sur l’herbe.

 

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Et l’eau dans tout cela ? On ne la voit que dans cinq cas restant. Elle est majoritairement peinte en « vert argileux », une dénomination que je viens d’inventer. Des arbres s’y reflètent, soit de façon distincte - on y voit des branches -soit par volumes de couleur vert foncé, et toujours avec cette partition argileuse. La plate rouge permet de voir une belle étendue d’eau où les arbres se reflètent dans une forme de V inversé. Des iris d’eau de couleur jaune forment un avant-plan fleuri, qui empêche l’accès à l’eau. On ne sait en effet pas où commence l’eau et où finit la rive encore accessible à pied sec. C’est le cliché le plus réussi. C'est aussi celui qui m'a incité à prendre en photos les plates voisines.

Plate vieille, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate vieille, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Une seule fois, on peut distinguer du bleu et du blanc. La particularité de ce cliché est justement que l’on aperçoit un vrai ciel bleu, en haut à droite, avec un petit morceau de nuage près du bateau. C'est aussi le cas de cette plate si usée, qu'elle en a perdu une grande partie de sa teinte verte. Elle finit vraisemblablement ses jours sur l'herbe verte, en compagnie des plus jeunes qui sont sur l'eau. Ainsi va la vie d'une vieille plate dont plus personne ne s'occupe. C'est du moins ce que j'imagine....

 

Pour suivre le chemin

. Ecouflant (à prononcer avec un accent aigu sur le é en majuscule), à découvrir en photos sur http://www.ecouflant.fr/ecouflant/galerie_photo/vues_aeriennes_du_bourg

. Lire aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89couflant

. La Vieille Maine et l’Ile Saint-Aubin sur une carte simplifiée à voir sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ile_Saint-Aubin_et_Vieille_Maine_2.jpg

. La plate, voir http://www.wiki-anjou.fr/index.php/Plate

. Clichés Elisabeth Poulain

 

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Reflets du ciel, Flaques d’eau, Ornières d’allées en forêt, Photos

24 Mars 2017, 11:37am

Publié par Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl. Elisabeth Poulain

Décryptage du titre. Il venait de pleuvoir abondamment pendant plusieurs jours. Nous savions que les chemins de la forêt, où nous avions nos habitudes dominicales de promenade, allaient être détrempés. Mais ceci n’était de nature à nous empêcher de nous y rendre. Sans faire vraiment beau, il y avait quand même suffisamment de bleu au ciel, avec de jolis cumulo-nimbus, pour nous inciter à aller marcher dans « notre » forêt domaniale de feuillus, celle où nous avions nos habitudes…Par contre nous avions mésestimés l’état des allées argileuses défoncées par le passage de camions…

Les photos du sol montrent deux étapes de notre promenade, au début sous le couvert d’arbres et ensuite lors d’une éclaircie.

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.1.1-1.2-1.3-Cl. Elisabeth PoulainReflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.1.1-1.2-1.3-Cl. Elisabeth Poulain
Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.1.1-1.2-1.3-Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.1.1-1.2-1.3-Cl. Elisabeth Poulain

La première série s’ouvre sur la présence au sol de beaucoup d’eau. Le premier cliché 1.1 n’est pas intéressant en soi. On ne voit quasiment rien. On ne distingue même pas le ciel de l’eau. Seuls quelques brins d’herbes surnagent. Le cliché 1.2 est plus intéressant visuellement. Il montre la difficulté de marcher dans de la terre argileuse orange foncée, sans trace au sol mais avec recouverte d’une belle épaisseur d’eau formant des grandes flaques, sans possibilité de trouver des îlots de terre pour avancer au sec.

La troisième photo 1.3 annonce la seconde série : elle rend compte de la profondeur des traces au sol de camions cherchant à avancer hors des traces profondes des passages précédents. Quant à nous, promeneurs à pied, nous avions évidemment déploré de ne pas avoir pris des bottes, en plus de nos chaussures habituelles, au cas où… Nous marchions carrément dans l’eau, une situation quand même peu agréable.

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.1-2.2-Cl. Elisabeth Poulain
Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.1-2.2-Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.1-2.2-Cl. Elisabeth Poulain

. La seconde série de trois est placée sous le signe au sol de l’apparition d’un franc ciel bleu, avec quelques nuages bien blancs, dans l’eau stagnant dans les traces encore plus profondes des pneus des camions. On aperçoit les branches de quelques arbres au-dessus de nous.

Dans la première photo 2.1 de cette seconde série, on retrouve en partie gauche la couleur orangée de la photo 1.1, l’autre partie est au contraire très claire. On y voit distinctement le ciel bleu, les nuages bien blancs et les reflets de branches d’arbres, en partie droite. Les deux autres photos 2.2 et 2.3. présentent les mêmes caractéristiques.

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.2, Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.2, Cl. Elisabeth Poulain

Aucun cliché ne ressemble à un autre et pourtant il y un air de famille, dès lors qu’il y a des traces profondes. Clairement mes préférées vont à la seconde série et tout particulièrement à la 2.3 avec ses trois sillons, celui de gauche très orange foncé, le sillon du milieu, qui a les caractéristiques des deux séries et celui de droite, très clair avec un beau nuage en bas et le reflet de feuilles en haut…

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.3, Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.3, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Forêts d’Anjou : il est difficile de vous donner des indications précises, car beaucoup d’entre elles sont privées et malgré tout, ouvertes à la promenade, sans causer bien entendu de dégâts. En périodes de chasse, les ballades sont naturellement à éviter pour plusieurs raisons : le trouble causé aux animaux par les marcheurs, une gêne réelle pour les chasseurs et un vrai danger pour les promeneurs de la part des chasseurs ou … des animaux. Rencontrer presque en face à face un sanglier « dérangé » par des chasseurs qui le traquent n’a franchement rien de plaisant. C’est un souvenir qu’on n’oublie pas, parce qu’en plus les chasseurs n’étaient pas contents de nous voir.

.Deux forêts domaniales sont présentes à l’Est de Baugé, celle de Chandelais, « avec une forte dominance de feuillus conduits en futaie et présentant des milieux assez diversifiés : étangs, landes boisées, prairies calcicoles et pelouses, mares et cavités à chiroptères », celle de Monnaie, qui est définie comme étant « un massif boisé d'essences variées comportant une partie domaniale conduite en futaie, des zones de landes, des zones humides, des prairies et clairières ». Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Baugeois

. Promenades en Anjou, voir https://www.anjou-tourisme.com/fr/voir-faire/promenades-et-randonnees-prr-en-anjou ainsi que http://maine-et-loire.ffrandonnee.fr/

. Clichés Elisabeth Poulain

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Le parc et jardin botanique Hanbury & la Méditerranée > Entre portail & porte

12 Mars 2017, 16:10pm

Publié par Elisabeth Poulain

Hanbury, Parc botanique, Vue sur la Méditerrannée, Vintimille, Italie, Nataraja 2004, wikipedia

Hanbury, Parc botanique, Vue sur la Méditerrannée, Vintimille, Italie, Nataraja 2004, wikipedia

Ce sont des photos qui m’intriguent depuis que je les ai faites. Grâce à d’autres photos du parc dont j’ai gardé un joli souvenir et …à Google, j’ai pu remettre un nom sur ce parc magnifique au bord de la Méditerranée Italienne, à Vintimille, tout près de la frontière avec la France.

Hanbury Gardens, Porche d'entrée, Entrance, Vintille-Italie,Tangopaso 2013, wikipedia

Hanbury Gardens, Porche d'entrée, Entrance, Vintille-Italie,Tangopaso 2013, wikipedia

Nous sommes en train de nous promener dans ce parc superbe à Vintimille en Italie. Plus que les plantes elles-mêmes dans ce parc botanique, ce sont les points de vue qui nous ont enchantés, avec chacun une ambiance, une atmosphère différenciée…La diversité est étonnante, qui va de paysages méditerranéens, à ceux de pays au climat plus tempéré, ou à des endroits clairement humides, avec des iris d’eau.

Du haut, on aperçoit déjà les différentes composantes majeures du parc, qui enserre la grande demeure à la haute tour. C’est elle, le point focal, d’où il est possible de voir toute l'amplitude du paysage. On l’aperçoit d’en haut, entre plusieurs cyprès sur la gauche, des gigantesques yuccas et un arbre exubérant au fin feuillage sur la droite. Il reste à citer la composante majeure qui est la Mer Méditerranée d’un bleu léger dans le fond, à peine plus foncé que le ciel.

Hanbury-parc botanique, vue du haut sur la belle demeure & la mer, Vintimille-It. Cl. Elisabeth Poulain

Hanbury-parc botanique, vue du haut sur la belle demeure & la mer, Vintimille-It. Cl. Elisabeth Poulain

En descendant vers le bas du parc, le point de repère reste la tour carrée de la demeure, à l’allure d’une grande villa, construite en 1867 d’où on doit avoir un paysage fabuleux à 360°. Ce n’est pourtant pas cet ensemble immobilier compliqué dont les différentes composantes sont comme assemblées autour de la tour carré, qui m’intéresse. Ni même le jardin proprement dit de 18 ha, qui forme un puzzle étonnant de diversité végétale, réunissant quelques 6000 plantes. C’est le cheminement qui part du portail situé au bord de la route, qui s’ouvre sur plusieurs allées qui mènent dans les différentes parties du jardin en dénivelé d’une centaine de mètres entre la route et le bas du parc.

1-Le portail est à lui seul un monument énorme, d’une puissance tellement somptuaire qu’il parle à lui tout seul. Lourd, massif, il annonce la richesse et la volonté de pouvoir. Nul ne peut passer là, en voiture, sans être frappé par le langage non verbal que dégage ce porche aux allures d’un arc de triomphe d’une lourdeur volontaire  étonnante.

2-La tour carrée de la grande villa vous indique où se trouve le point focal, qui sera votre repère, quel que soit ou presque l’endroit où vous vous trouverez dans le parc.

Hanbury, parc botanique, vue d'en bas sur la belle demeure & le haut, Vintimille-It, Cl. Elisabeth Poulain

Hanbury, parc botanique, vue d'en bas sur la belle demeure & le haut, Vintimille-It, Cl. Elisabeth Poulain

3- Il reste à vous citer le dernier élément et le plus important, dont curieusement on parle peu, ou seulement grâce à une ancienne voie romaine…Il s’agit de la mer, que l’on va perdre de vue au fur et à mesure que l'on descend.

                                                                       *

De cette découverte, il me reste ces impressions que j'ai gardées en mémoire,

- d'une opulence quasiment oppressante  au départ, en passant sous le portail, tellement fort, qu'il en était  vraiment incongru,

- en déambulant ensuite avec lenteur et douceur dans des paysages très travaillés et variés qui se présentent dans des séquences très rapides.

- Pour finir face à ce mur ouvert sur cette grille dont l'étroitesse  d'où l'on voit la mer si proche et si lointaine... a un aspect qui choque, heurte la vue et la sensibilité, mais cette fois-ci en sens inverse du portail d'entrée. On a cette fois-ci l'impression que c'est la mer elle-même qui est emprisonnée, avec une chaîne, pour ceux d'en bas, par rapport à la relation ouverte à la mer pour ceux d'en haut...!   

                                                                     ***

Pour suivre le chemin

. Voir le beau cliché sur la Méditerranée https://voyages.michelin.fr/europe/italie/ligurie/imperia/vintimille/jardins-hanbury

. https://www.petitfute.com/v57254-vintimille/c1173-visites-points-d-interet/c958-musee/201206-jardins-hanbury.html

. Photo°1 Nataraja 2004  Hanbury Gardens, wikipedia, n°2 Entrance Tangopaso 2013, wikipedia, Elisabeth Poulain pour les trois autres ---) vue sur le bas, vue sur le haut, vue sur la mer à travers la grille...

Hanbury, parc botanique, vue à travers la grille étroite sur la mer, Vintimille-It, Cl. Elisabeth Poulain

Hanbury, parc botanique, vue à travers la grille étroite sur la mer, Vintimille-It, Cl. Elisabeth Poulain

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La puissance de l’arbre > Le Hêtre pleureur tortillard, 1860, Bayeux

5 Mars 2017, 18:30pm

Publié par Elisabeth Poulain

Hêtre pleureur tortillard-Bayeux -Jardin botanique-1860-Photo-extrait-Roi dagobert-wikipedia

Hêtre pleureur tortillard-Bayeux -Jardin botanique-1860-Photo-extrait-Roi dagobert-wikipedia

Cet arbre est un véritable monument vivant, tellement fort et présent, qu’il est – presque - aussi célèbre que la Tour Eiffel à Paris. Je dis "presque", parce que seuls les amoureux des arbres et plus largement de la nature feront un détour pour aller le voir « pour de vrai » comme disent les enfants.

Hêtre pleureur tortillard-Bayeux -Jardin botanique-1860-Photo-Roi dagobert-2003-wikipedia
Hêtre pleureur tortillard-Bayeux -Jardin botanique-1860-Photo-Roi dagobert-2003-wikipedia

Hêtre pleureur tortillard-Bayeux -Jardin botanique-1860-Photo-Roi dagobert-2003-wikipedia

On estime qu’il a été planté en 1860 mais sans qu’on sache quelle taille et quel âge il avait alors. Déjà entre les deux guerres en 1930, une loi d’avant-garde avait permis de protéger les « monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque. » Deux ans après, en 1932 donc, cet arbre a été classé monument naturel. Par ailleurs, on n’est pas trop sûr que ce soit un hêtre pleureur tortillard « pur jus ». Un hêtre oui, pleureur oui, tortillard oui à voir combien ses branches aiment faire des coudes sur des coudes, au point qu’elles tissent un véritable entrelacement de branches qui se « soudent » entre elles lorsqu’elles se rencontrent. Une caractéristique que l’on retrouve dans les « faux de Verzy », un autre nom du hêtre propre au site.

La photo permet de s’approcher de l’arbre, en voyant par-dessous l’entrelacement des branches. A bien regarder, on voit après quelques instants des câbles qui permettent de mieux répartir la charge des grosses branches et éviter que les branches porteuses cèdent sous le poids en particulier des autres branches, surtout en cas de vent fort et/ou de pluie qui alourdit le poids.

L’impression ressentie de ce cliché très réussi de Roi dagobert est de pouvoir admirer l’incroyable puissance qui se dégage de cette structure naturelle, heureusement protégé par la structure souple de câbles…

PS. Je me suis permise de placer une des deux photos la tête en bas, pour suggérer l'importance du système racinaire capable de porter une telle structure aérienne.   

Pour suivre le chemin

. L’auteur de la photo est Roi dagobert https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Roi.dagobert

. La photo date du 10 juillet 2013 https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bayeux_h%C3%AAtre_pleureur.JPG

. Bayeux, situé dans le département du Calvados, près des plages du Débarquement https://fr.wikipedia.org/wiki/Bayeux possède aussi un très beau jardin public, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Jardin_public_de_Bayeux

. Le hêtre tortillard à voir sur https://frwikipedia.org/wiki/H%C3%AAtre_tortillard Quand il est pleureur, il offre un port retombant.

. Arbre remarquable de France 2001. Voir le concept et la liste avec des photos sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbres_remarquables_de_France où l’on retrouve ce hêtre tortillard pleureur de Bayeux. La différence entre les deux catégories semble être que le monument naturel est géré par l’Etat et l’arbre remarquable par l’association A.R.B.R.E.S…

. Voir aussi l’article consacré aux « Faux de Verzy » qui sont des hêtres tortillards de plus petites tailles semble-t-il https://fr.wikipedia.org/wiki/Faux_de_Verzy

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Fleurs en folie, Les fleurs de la corbeille peintes sur métal, GB

25 Août 2016, 16:09pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Fleurs-corbeille peintes sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain* Fleurs-corbeille peintes sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain* Fleurs-corbeille peintes sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain

* Fleurs-corbeille peintes sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain

C’est une question qui me taraude l’esprit et à laquelle je n’ai pas de réponse : pourquoi avons-nous tant besoin des fleurs et ce, quelle que soit l’époque et pratiquement quel que soit le lieu dans le monde ou la culture ? Je fais tout de suite quelques exceptions, du genre « pas chez les Esquimaux », au temps où ceux-ci vivaient en autarcie, dans les glaces qui alors ne fondaient pas, sans la télévision et sans les fleurs en plastique…

Contrairement à l’habitude, si la consultation du « Dictionnaire des Symboles » à F comme Fleur dans les différentes cultures m’a forcément beaucoup éclairé, elle ne pas permis de répondre à cette question de l’omni-présence actuelle quasiment obligatoire des fleurs dans les logements, dans les jardins, au centre des villes aux endroits les plus valorisés… La fleur vue comme un must mondial où on offrait par exemple un bouquet de fleurs à la femme d’un chef d’Etat, forcément homme, en visite officielle en France à leur arrivée à Orly ! Ou la fleur que les vahinés portaient derrière l’oreille.

On n’en est plus là. Il y a maintenant une véritable uniformisation d’un besoin de fleurs qui va s’exprimer de multiples façons. Et c’est ce  courant  de consommation qui va faire l’objet d’une petite série qui n’aura ni régularité de parution ni programmation stricte. Une façon de laisser un peu de liberté à ces fleurs qui sont partout, comme prisonnières d’un support varié…et surtout durable, avec quelques cerises de couleur blanches rosées, qui débordent du panier. C’est une jolie façon de donner du mouvement.

 Fleurs-corbeille peintes sur métal, Cl. Elisabeth Poulain

Fleurs-corbeille peintes sur métal, Cl. Elisabeth Poulain

La corbeille « anglaise » de fleurs peintes sur une tôle découpée. Disons le franchement, comme elle a vécu à la dure, quand même un peu, elle a perdu de ses couleurs, en gagnant des points de rouille à la place. Ce qui fait qu’x ( ?) années après l’avoir placée dans le jardin, à un endroit pourtant abrité, elle a perdu beaucoup de sa rutilance au profit d’une allure plus « vraie » alors qu’il s’agit bien d’un objet de décoration fait en grande série, voire très grande série vraisemblablement quelque part en Asie. Une quasi-certitude est qu’elle n’est justement pas d’origine anglaise. Elle était vendue dans le nord de la France dans une belle boutique faite pour les touristes étrangers et français devant laquelle on pouvait facilement se garer, avant de rejoindre la Belgique.

Maintenant c’est l’ocre beige qui ressort, avec des beiges qui ont perdu leur rosé. Quelques fleurs rouges ont été recouvertes de rose peut être pour rester dans cette gamme éteinte, avec des feuilles dont le vert s’affaiblit au fil du temps. Cette plaque légèrement incurvée, qui mesure 38 cm sur 36 en diagonales et 33 en hauteur et largeur est légèrement incurvée. Par-dessous, elle possède deux prolongements en métal en bas qu’il est possible de déplier de façon à poser la plaque sur un support. En outre deux trous en bas permettent de la fixer à un mur. La corbeille de fleurs va dorénavant regagner le jardin, mais à un autre endroit. Il faut savoir changer dans la vie !

                                                                            *

Pour suivre le chemin

. Jean Chevalier, Alain Gheerbrant, Dictionnaire des Symboles, Mythes, Rêves, Coutumes, Gestes, Formes, Figures, Couleurs, Nombres, Robert Laffont/Jupiter, Bouquins, p. 447... 

. Clichés Elisabeth Poulain

Fleur-corbeille peinte sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain

Fleur-corbeille peinte sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain

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Bonne Année > Avec ces quelques fleurs en peinture > Collection Emmaüs

1 Janvier 2016, 13:16pm

Publié par Elisabeth Poulain

Bouquet de fleurs, renoncules et marguerites, Coll. Emmaüs, Cl1/2Elisabeth Poulain

Bouquet de fleurs, renoncules et marguerites, Coll. Emmaüs, Cl1/2Elisabeth Poulain

Le titre. Pour démarrer en douceur 2016, je vous ai fait un titre compréhensible, même si l’ordre n’est pas forcément respecté. J’ai failli ajouter « comme souvent », parce que le changement vient du désordre, ou plutôt de ce qui apparait comme un désordre. Tout simplement parce qu’on n’a pas les clés de lecture de ce que sera demain, ce qui est déjà là, sans qu’on le voit. On est toujours en retard d’un train, si ce n’est plusieurs.

Bonne année. C’est facile, c’est un vœu de bonne année, un usage maintenant devenu mondial ou chacun-e souhaite à l’autre ce qu’il aimerait pour lui-elle. Et comme il serait impossible de viser juste, on fait un gros « package », en souhaitant que tout soit bon. Comme des enfants, devant une vitrine de friandises, qui répondent à la question « et toi, tu veux quoi ? » « moi, je veux tout ». C’est logique. On a tous gardé une âme d’enfant. C’est ce qui fait notre charme.

Bouquet de fleurs, renoncules et marguerites, Coll. Emmaüs, Cl.2/2 Elisabeth Poulain

Bouquet de fleurs, renoncules et marguerites, Coll. Emmaüs, Cl.2/2 Elisabeth Poulain

La peinture est un petit tableau de 24cm sur 18,8 acheté dans un des nombreux centres Emmaüs en France, il y a quelques années. On y découvre une petite composition florale toute simple dans un panier qui doit contenir le vase dans lequel sont arrangées les fleurs. Celles-ci ressemblent à des renoncules rouges orangées et à des marguerites jaunes à cœur jaune plus foncé, qui ressortent de la composition de feuillages de différents verts. Celle-ci est posée sur un aplat brun foncé, contre un mur, beige, avec un effet léger d’ombrage réussi.

Un cadre a du finir la présentation de ce petit bouquet, preuve que le peintre ou la personne, qui l’a reçu en cadeau, y a attaché de l’importance. On voit seulement que la peinture du fond est plus claire tout autour. Le tableau est modeste et tout autant réussi. Son auteur-e restera inconnu-e. Je distingue « Zucgeoy.lj », sans certitude aucune. Rien ne figure à l’arrière. A vous d’imaginer une histoire, à votre fantaisie.Et surtout, n'oubliez pas, bonne année; tous les jours...

                                                                          *

Pour suivre le chemin

. Retrouver la galaxie Emmaüs -18 000 personnes, présente dans 37 pays - sur http://emmaus-france.org/qui-sommes-nous/notre-organisation/  

. Pour comprendre l’ampleur des domaines d’interventions d’Emmaüs, voir les principaux dossiers dans http://emmaus-france.org/presse/

. Photos Elisabeth Poulain 

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Le bestiaire de la pub > Le pingouin

5 Novembre 2015, 18:24pm

Publié par Elisabeth Poulain

Les deux pingouins de La Poste, pub 2007, Cl. Elisabeth Poulain

Les deux pingouins de La Poste, pub 2007, Cl. Elisabeth Poulain

Disons-le tout net le pingouin n’est pas l’animal  favori des publicitaires. L’évoquer fait penser aux pôles où par définition règne le froid. C’est se rappeler aussi les Laines du Pingouin, qui permettaient, après tricotage, de garder la chaleur du pull-over, du bonnet, des moufles et des grosses chaussettes de laine… à une époque où tricoter faisait partie de l’univers d’un grand nombre de femmes.

Quant à ce pingouin, c’est en fait un manchot empereur, le plus drôle étant que le même animal dessiné par un grand artiste anglais, Hullmandel, est un « Emperor Penguin » pour les Britanniques et un « Manchot Empereur pour les Français ». Quoi qu’il en soit, retenez que sa collerette jaune et la partie basse de son bec jaune vous indiquent sans conteste qu’il s’agit d’un manchot.

Cet animal de l’Antarctique subit comme les autres espèces les conséquences du réchauffement climatique peut être moins étendues quelles auraient pu l’être grâce à l’entente mondiale pour protéger et préserver ce continent qui voit ses glaces diminuer.

Les deux pingouins de La Poste, pub 2007, Cl. Elisabeth Poulain

Les deux pingouins de La Poste, pub 2007, Cl. Elisabeth Poulain

Le visuel de La Poste. Il montre deux manchots tendrement enlacés se tenir sur des galets et non pas sur de la glace ou de la neige. Peut-être est-ce l’été ; plus vraisemblablement, le visuel cherche à parler du changement de climat. C’est ce que suggère le cliché, dont le texte explique que « La Poste est la première entreprise au monde à s’équiper de 500 véhicules électriques de nouvelles générations… ».

Reste à savoir si l’image du pingouin en France est un bon faire-valoir publicitaire. Il me semble qu’il parle plus en Amérique du Nord qu’en pays latins. Et ce n’est pas celui qu’avait choisi la grande compagnie Coca Cola qui me fera changer d’avis. Son positionnement était le lien de ce bipède avec le froid. Le visuel choisi par La Poste avait au moins le mérite de montrer clairement la réalité du réchauffement climatique, déjà à ce moment là..  

 

Pour suivre le chemin

. « La Poste, 397842 pingouins plus heureux », Challenges, 15.11.2007

. Connaître les bases sur le Petit Pingouin de l-hémisphère nord https://fr.wikipedia.org/wiki/Pingouin  

. Voir surtout l’article sur le manchot https://fr.wikipedia.org/wiki/Manchot  

. L’Antarctique « le continent le plus froid, le plus sec et le plus venteux de toute la planète », sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Antarctique#/media/File:B%C3%A9b%C3%A9_Phoque_de_Weddell_-_Baby_Weddell_Seal.jpg  

. Retrouver le pingouin de Coca Cola sur http://www.elisabethpoulain.com/article-mini-cas-marketing-coca-cola-son-bestiaire-en-abecedaire-incomplet-114463001.html  .

. Photo Elisabeth Poulain

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La petite maison noire les pieds dans l'eau de la rivière en questions

17 Mars 2014, 15:20pm

Publié par Elisabeth Poulain

Une photo d’hiver. L’eau de la rivière avait envahi les berges et la petite maison avait pris l’allure d’une île. Elle  était entourée d’eau de tous côtés. Nul ne pouvait y accéder, ses propriétaires y compris. Sa franche solitude était rendue encore plus forte de par sa couleur noire, un noir issu d’un badigeon de goudron pour la protéger de l’humidité. 

Petite maison noire, pieds dans l'eau rivière

Où a-t-elle été prise ? Je serai bien incapable de vous le dire avec précision. C’était au cours d’une ballade  d’hiver le long du chemin qui longeait la rivière, au nord d’Angers. Ce pourrait être sur les bords  Sarthe. La seule certitude est qu’il y avait une voie ferrée sur un talus très en hauteur en arrière. C’est une des raisons qui expliquent que l’eau ne pouvait s’étendre. Les crues devaient être fréquentes. Et l’humidité particulièrement aigüe, surtout en cas d’inondation.

  Petite maison noire, pieds dans l'eau rivière 

L’autre question porte sur l’avant de la petite maison. On voit si bien à travers la fenêtre, trop bien pour qu’il y ait eu un mur avec une autre fenêtre juste en face. On entrevoit la rivière comme s’il s’agissait simplement d’un auvent à caravane à deux pans. Mais en raison de l'inondation, on voit deux fois sa façade à fenêtre...Quoi qu’il en soit, on perçoit le soin que les propriétaires prodiguent à cette parcelle close, avec grillage et portail.   

Pour suivre le chemin

. Photos Elisabeth Poulain, dans l’album « Petites Maisons » sur ce blog

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Paysages de l'Oise > On the Road > Lignes & Couleurs au bord du chemin

22 Janvier 2014, 16:42pm

Publié par Elisabeth Poulain

Les photos. Elles ont été prises dans l’Oise, ce grand département de forme rectangulaire situé au nord de Paris, sur le chemin qui se poursuit jusqu’à la frontière belge en traversant les deux départements plus au nord que sont la Somme et le Pas de Calais. L’Oise forme la partie sud de la région Picardie.

oise-champs-de-lin-avec-sillon

Les routes qui mènent à Beauvais, la capitale au centre du département, en venant de la Seine. Elles offrent deux particularités notables. Elles avancent sans faillir en ligne droite, de ville en ville, en s’accordant seulement quelques  tournants pour franchir les vallons. Leur seconde particularité porte sur  leur étroitesse et la présence de fossés drainants, qui rend impossible la possibilité de se garer sur le bas-côté pour prendre des photos.  Il faut donc guetter ces petits chemins de terre transversaux à la route qui sont empruntés par les gros engins agricoles.

oise-champs-fleur-de-lin

C’était au début de l’été au milieu des très grandes parcelles sans clôture et sans arbres au bord de la route qui marque ces paysages du plateau au sud-ouest de Beauvais en direction de la Seine. A cette époque, c’est le vert qui domine absolument, avec souvent des arbres en ligne de crête. Verte est l'herbe du bord de la route, verts les champs de betteraves, vertes les prairies quand on en voit à l’approche des fermes…quand soudain en haut d’une colline douce, le paysage change.  

oise-champs-coquelicots-&-fleurs

Les fleurs de lin. Ce sont elles qui donnent cette teinte d’un bleu incomparable dans ces longues parcelles qui attirent l’œil tant la couleur est admirable. Elles retiennent l’attention au point de donner envie de voir les fleurs de plus près. Les graines ont été plantées en ligne de sorte que le regard file vers la fin de la parcelle sans possibilité d’en voir le bout. C’est l’immensité qui frappe alors. Ce sont pour elles que nous nous sommes arrêtées.  

oise-champs-coquelicots-arbres

Les coquelicots. Ses fleurs sont inséparables de l’image que l’on a de la campagne l'été. Leur retour dans les champs et plus rarement le long des routes  atteste de meilleures méthodes culturales, plus respectueuses de l’environnement. Exactement situées de l’autre côté du chemin de terre, à quelques mètres du lin, elles apportent un complément de couleurs d’autant plus intéressant que des petites fleurs blanches renforcent la palette chromatique.

oise-champs-coquelicots-avec-arbre

Les arbres dans le fond du paysage. Sans eux, il manquerait vraiment quelque chose. Leur hauteur, leur forme et la densité de leur vert apportent non seulement l’équilibre mais l’assurance que cette terre si riche est aussi faite pour laisser témoigner de grands arbres. Ces photos faites, il est temps de reprendre la route…    

 

Pour suivre le chemin

. Consulter « L’Atlas des Paysages de l’Oise, de la Direction régionale de l’Environnement de Picardie  et de la Direction départementale de l’Equipement de l’Oise, par Alain De Meyère et France Poulain, aux Editions de la Direction départementale des Territoires de l’Oise.  

. Consulter  aussi « Le millefeuille de l’Oise ou comment utiliser la cartographie interactive pour mieux comprendre un territoire » qui est un régal pour les yeux en plus de son contenu. Les cartes présentées forment de véritables tableaux.

. Photos Elisabeth Poulain.  

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