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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Articles avec #nature & co

Profil d’homme, en bois poli par la mer, trouvé sur la plage de sable

7 Août 2017, 15:55pm

Publié par Elisabeth Poulain

Profil d'homme, Bois flotté sur pierre, Elisabeth PoulainProfil d'homme, Bois flotté sur pierre, Elisabeth Poulain

Profil d'homme, Bois flotté sur pierre, Elisabeth Poulain

Cet homme, car c’en est assurément, est étonnant tant sa force de représentation est grande avec seulement ses trois composantes. Et pourtant je ne vais pas vous en parler tout de suite. Je vais commencer par le bois qui s’est usé en arrondissant les angles, en faisant ressortir les lamelles au fur et à mesure de l’usure lors de de ses tribulations marines. Je gagerais que c’est du pin, un bois tendre, qui a su pourtant le porter jusqu’au bord de l’eau sur la plage, à marée haute.

Ce  galet de bois fait  homme mesure 15,7 cm de hauteur sur 8,4 cm de largeur et 1,6 cm d’épaisseur environ, car toutes ces mesures changent à chaque endroit, en fonction de l’épaisseur de ses strates et de sa patine. Je vous le présente vu de son plus beau côté, celui qui regarde vers la gauche. 

Profil d'homme, bois flotté dans un cadre, Cl. Elisabeth Poulain

Profil d'homme, bois flotté dans un cadre, Cl. Elisabeth Poulain

Un petit mot encore sur sa couleur. Lors de sa découverte, le bois était devenu gris-beige. Revêtu de plusieurs couches d’huile de lin chère aux marins, pour le protéger un peu, il a acquis au fil des ans une belle patine orangée, qui change de nuances selon les endroits comme vous le montrent ces clichés, mais sans que je puisse vous expliquer pourquoi.

C’est son œil de 2 cm sur 0,5 cm environ qui attire le vôtre tout d’abord. Il est situé presque au milieu de la pièce, visiblement creusé à un endroit où le bois est moins épais. Au-dessus, légèrement décalée vers la gauche, devait s’en trouver un autre plus situé vers la gauche et à un endroit un peu moins épais.

L’encoche en partie haute n’est toutefois  pas exactement dans le même axe vertical que l’oeil. Il est légèrement décalé en partie gauche.  

Il me reste à vous parler de la bouche. C’est une coupure de 3 cm de long, de 3  ou 4ml de largeur, tracé en biais léger, qui lui donne un certain sourire, qui le rend vivant…

Profil d'homme, bois flotté dans un cadre sur fond d'un tableau, Cl. Elisabeth Poulain

Profil d'homme, bois flotté dans un cadre sur fond d'un tableau, Cl. Elisabeth Poulain

Sa teinte. Je vous en ai déjà parlée. Mais il n’y a pas que cela. Il y a en particulier ces veines du bois qui ont réagi différemment selon la couleur de l’huile de lin et à l’oxydation de la lumière. Les lignes sont essentiellement verticales, avec des arrondis en partie verticale centrale, en dessous et au-dessus de l’œil…Et le voilà pour finir dans un cadre, tournant le dos à la lumière de côté…

Pour suivre le chemin

Cliché Elisabeth Poulain de cette tête d'homme vue de profil de différentes façons...          

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2017 > Tout est bon dans la cerise, la chair, les queues et le noyau…

1 Juillet 2017, 16:11pm

Publié par Elisabeth Poulain

Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, 1.1-1.2-Cl. Elisabeth Poulain Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, 1.1-1.2-Cl. Elisabeth Poulain

Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, 1.1-1.2-Cl. Elisabeth Poulain

Voici venu le temps des cerises, le vrai, en ce mois de juin 2017 qui se termine en beauté. C’est ce que vous sentez quand vous passez près de ce cerisier fier de ses 35 ans dont les branches ploient, ou plutôt ont ployé sous le poids de ces magnifiques petites baies rouges, dont la teinte de rouge fonce avec la maturité, en grossissant en même temps. Plus la baie est jeune, sans avoir atteint sa taille adulte, plus elle est rouge claire. L’inverse est vraie également : plus elle atteint sa maturité et plus sa teinte fonce et sa taille augmente de dimension. Autant de signaux indiquant qu’elles sont prêtes à être cueillies, si non  il faut savoir que les oiseaux aussi adorent les cerises…  

Celui qui veille à la bonne santé de ce cerisier, qui atteint maintenant ses 35 ans, savait déjà que 2017 serait une bonne année à fruits. Au début du printemps, ce monsieur avait commencé à stocker des branches - d’un autre arbre -  suffisamment solides pour pouvoir soutenir les branches basses de son arbre en pleine maturité afin qu’elles ne se brisent pas sous le poids des cerises. Pour cela, il lui fallait trouver des branches qui se terminaient en Y, au creux duquel la branche portant des cerises allait pouvoir se loger et laisser mûrir paisiblement ses cerises jusqu’à la cueillette …Et c’est bien ce qui s’est passé.

Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, Cl.2 Elisabeth Poulain

Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, Cl.2 Elisabeth Poulain

Mais il y a plus. La cerise fascine, d’autant plus que « chez elle, tout est bon : y a rien à jeter » pour paraphraser la première phrase du célèbre refrain de la chanson de Georges Brassens. Je précise, tout, vous gardez tout mais attention vous ne mangez pas tout ! Je commence par le meilleur,  goûteux avec mille et une variantes selon la variété que vous choisissez. On va en rester aux Burlat, qui font partie de la grande famille des Bigarreaux.  

Quand on pense aux cerises, l’eau vous vient à la bouche, tellement leur chair sucrée est goûteuse avec une pointe d’acidité, surtout quand elles sont justes à point au regard de leur maturité. Avant elles sont dures et acides, après elles vous restent en main et tâchent vos vêtements…s’il en reste après le passage des oiseaux gloutons…

Cerises Burlat du cerisier dans l'arbre, Cl.31.32-Elisabeth Poulain Cerises Burlat du cerisier dans l'arbre, Cl.31.32-Elisabeth Poulain

Cerises Burlat du cerisier dans l'arbre, Cl.31.32-Elisabeth Poulain

. La chair de la cerise est en effet si gouteuse qu’il vous faudra « partager » avec les oiseaux, qui les adorent au moins autant que vous. La seule différence est que vous pouvez les manger crues, après les avoir lavées ou cuites en tarte, clafoutis, en conserves que vous faites vous-même… ou que vous transformez en kirsch d’Alsace, bien sûr…C’est peut-être plus difficile !  

. Les queues de cerise ensuite. Il me faut parler au pluriel, car il va vous en falloir au moins une poignée par litre d’eau. Ce qui veut dire que vous les lavez avant de les faire sécher pour les conserver.  Ne me demandez pas combien cela fait de cerises. La bonne réponse « tout dépend de la grosseur ». Certains puristes vont jusqu’à peser cette poignée, 30 grammes pour 1 litre d’eau, avec un effet diurétique garanti…

. Et … ce qui manque, ce  sont…-suspense- … les noyaux de cerise. Attention à ne pas les avaler. Il ne s’agit pas de plaisanter. Ces noyaux doivent être précieusement gardés, lavés et même bouillis pour leur ôter toute chair, afin qu’ils soient bien propres. Ensuite vous piquez à la machine un sac en tissus de coton solide de la forme anatomique choisi, en laissant  une ouverture pour y glisser les noyaux une fois bien séchés. Quelques points de couture permettront de clore le sac.

Et c’est là, où cela devient génial, quand vous avez mal quelque part, imaginons par exemple que votre cou soit un peu bloqué. Vous mettez votre coussin à chauffer doucement et très peu de temps au micro-onde;, vous posez le cousin à bonne température sur votre cou et cela vous fait vraiment du bien. C‘était un usage alsacien, au temps où il existait ces gros poêles de faïence qui pouvaient garder la chaleur de la journée  pour en bénéficier le soir et une bonne partie de la nuit…                                                                     

PS. Une remarque d'un lecteur, fin connaisseur de cerisiers et de cerises: "Il faut se méfier des noyaux de cerise dont on ne connaît pas la provenance. Le noyau de cerise est le noyau qui stocke le plus les produits de traitement utilisés. Si la cerise vient de son jardin et qu'on n’utilise pas de produits de traitement, aucun souci. Par contre si ce fruit vient du commerce, il faut être très prudent, car le noyau est probablement malsain. Ne surtout pas le suçoter..!"  A bon entendeur, salut...Ou plutôt, à bon lecteur...       

          

Cherries Variety Lambert, Watercolors 1894, 38450lg.www.nat.usa.gov.wikipedia

Cherries Variety Lambert, Watercolors 1894, 38450lg.www.nat.usa.gov.wikipedia

Pour suivre le chemin

. Les principales variétés sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Cerisier

. La Burlat, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Burlat  à compléter avec les bases des Bigarreaux dont elle fait partie  https://fr.wikipedia.org/wiki/Prunus_avium

. Voir aussi ce qu’il en et en Alsace http://www.keldelice.com/guide/specialites/la-cerise-dalsace

. Une brève histoire de la cerise sur   http://www.cerises-de-france.fr/1.cfm?p=395-histoire-de-la-cerise-ses-origines où l’on rencontre le roi Louis XV, qui adorait les cerises, tout comme Napoléon « un fan » comme on ne disait pas à l’époque, Léonard Burlat, un arboriculteur, qui a donné naissance à la variété de cerises les plus connues en France….

.  Les paroles de la chanson sur https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Temps_des_cerises

LE TEMPS DES CERISES : Quand nous chanterons le temps des cerises,/ Et gai rossignol, et merle moqueur/ Seront tous en fête !/ Les belles auront la folie en tête/ Et les amoureux, du soleil au cœur! / Quand nous chanterons le temps des cerises, / Sifflera bien mieux le merle moqueur !

Mais il est bien court, le temps des cerises / Où l’on s’en va deux, cueillir en rêvant Des pendants d’oreilles…/ Cerises d’amour aux roses pareilles, /Tombant sous la feuille en gouttes de sang… / Mais il est bien court, le temps des cerises, /Pendants de corail qu’on cueille en rêvant !

Quand vous en serez au temps des cerises, / Si vous avez peur des chagrins d’amour, / Évitez les belles ! / Moi qui ne crains pas les peines cruelles,/ Je ne vivrai point sans souffrir un jour…/ Quand vous en serez au temps des cerises, / Vous aurez aussi des peines d’amour !

J’aimerai toujours le temps des cerises :/ C’est de ce temps-là que je garde au cœur /   Une plaie ouverte !/ Et dame Fortune, en m’étant offerte, / Ne pourra jamais fermer ma douleur…/ J’aimerai toujours le temps des cerises/ Et le souvenir que je garde au cœur ! J.-B. Clément.

. Lire aussi le texte d’une chanson de Jean Ferrat sur la vieillesse, avec des paroles de Guy Thomas sur http://www.lesarbres.fr/texte-cerisiers,Jean+Ferrat,,.html

. Dessin datant de 1894, d’une grappe de cerises, mis en ligne sur www.nat.usda.gov. à voir sur https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d3/Cherries_38450lg.jpg?uselang=fr

. La chanson de Georges Brassens sur http://www.paroles.net/georges-brassens/paroles-rien-a-jeter

. Des astuces pour que les oiseaux ne vous « piquent » pas toutes les cerises, sur  http://www.graines-et-plantes.com/index.php?forum=jardin-jardinage&question=comment-sauver-mes-cerises-des-oiseaux

. Le kirsch d’Alsace à retrouver sur https://www.wolfberger.com/arboriculture/

. Clichés Elisabeth Poulain de quelques cerises vues du dessous du cerisier…sachant qu’il a déjà beaucoup donné cette année…avec mes remerciements à la personne qui m’a autorisé à prendre ces quelques clichés de belles cerises dans le cerisier de son jardin…Avec également une très belle planche de cerises, variété Lambert, mise en ligne sur wikipedia par le site www.nat.usa.gov.

 

 

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Paysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-Blois

13 Juin 2017, 16:56pm

Publié par Elisabeth Poulain

Champ de colza, percée du soleil, avec poteau, Cl. Elisabeth Poulain

Champ de colza, percée du soleil, avec poteau, Cl. Elisabeth Poulain

D’abord quelques mots sur le colza. C’est une plante à fleurs jaunes qui était en pleine floraison au mois d’avril de cette année, avec une vitalité sans pareil, dans une explosion de couleur jaune uniforme, qui variait avec le bleu du ciel, plus chargé en nuages au départ d’Angers.

Il en est allé pendant une bonne partie du voyage aller, avec une diversité paysagère intéressante, car les champs plantés de colza étaient relativement proches de l’autoroute, avec d’autres séquences en arrière.

Paysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-BloisPaysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-Blois

En réalité, c'est le ciel qui donne cette atmosphère si particulière, tant la lumière et les couleurs sont importantes dans la perception de ce qui nous attire dans le paysage. Il y a en particulier ce jaune qui éclate de vitalité, sans jamais être "mièvre" ou verser dans le trop de trop. Il s'impose comme une évidence de vitalité. Un nuage ou plusieurs vont avoir la capacité aussi de tout changer, d'éveiller notre sensibilité, alors que tout peut sembler banal. Or il n'en est rien. C'est le ciel qui décide de la couleur et de la force de la vitalité des immenses parcelles de colza. On ne peut plus parler d'un champ même grand...

 

 

 

Paysage d'autoroute A85, champ jaune de colza, bosquet dans le fond, Cl. Elisabeth Poulain Paysage d'autoroute A85, champ jaune de colza, bosquet dans le fond, Cl. Elisabeth Poulain

Paysage d'autoroute A85, champ jaune de colza, bosquet dans le fond, Cl. Elisabeth Poulain

Autoroute A85, champ jaune de colza, arrivée du ciel bleu, Cl. Elisabeth Poulain

Autoroute A85, champ jaune de colza, arrivée du ciel bleu, Cl. Elisabeth Poulain

La sortie de l'autoroute, puis la traversée de la Loire vont encore changer notre regard sur les plantations de colza, qui cette fois-ci sont toutes proches de la route construite sur la levée qui protège des débordements de la Loire les champs en contre bas.

Cette fois-ci, et comme à l'aller, c'est un poteau de bois qui sera notre dernier témoin de cette petite série sur les champs de colza. Il y a bien eu le retour mais tout avait changé et en particulier il n'y avait plus cette belle lumière du matin... 

Paysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-Blois
Paysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-Blois
Champ de colza, vue de l'autoroute au retour, Cl. Elisabeth Poulain

Champ de colza, vue de l'autoroute au retour, Cl. Elisabeth Poulain

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Photos x 3 > Coucher de soleil en Méditerranée > Parc des Calanques

4 Juin 2017, 15:32pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain*Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

*Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Ce sont trois clichés pris à la suite l’un de l’autre, présentés tels quels sans aucune retouche ni modification d’aucune sorte. Nous étions idéalement placés avec vue sur la mer à une table de la terrasse vitrée du restaurant "Les Tamaris". En ce beau mois de mai, Il faisait beau, pas très chaud et très venteux. Au point d’ailleurs que les kite-surfeurs s’en donnaient à cœur-joie, lorsque nous avions quitté la baie de Marseille.

Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Aller saluer la mer agitée par le vent, prendre ensuite très vite quelques clichés pour garder la mémoire du site puis de s’installer à table avec plaisir et déguster un bon repas en très bonne compagnie, le temps passe alors très vite. Vient alors la nuit, avec une soudaineté étonnante, si rapidement que je décide de photographier le soleil couchant, par trois fois dans la même minute.

Coucher de soleil en Méditerranée 2-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Coucher de soleil en Méditerranée 2-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

On passe très vite de la lumière aigüe et un peu froide de ce bord de mer en plein mois de mai à la nuit profonde. Bien sûr on ne regarde pas sa montre ; arrive seulement la sensation qu’il faut se dépêcher de prendre une ou plusieurs photos du coucher du soleil. Et c’est ce qui s’est passé.

Coucher de soleil en Méditerranée 3-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Coucher de soleil en Méditerranée 3-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

. Lire aussi sur ce blog http://www.elisabethpoulain.com/2017/01/les-calanques-de-marseille-photos-a-rever-d-une-randonneuse-sportive.html avec des superbes clichés de Claire Poulain.

Pour suivre le chemin

. Aller découvrir le Parc des Calanques sur http://www.marseille-tourisme.com/fr/marseille-calanques-randonnees/parc-national-des-calanques/

. Retrouver le restaurant "Les Tamaris" dans la calanque de Samena, au bord de la mer http://les-tamaris.zenchef.com/

. Clichés Elisabeth Poulain pris à la suite les unes des autres, à 19h 55!, avec une * quand le cliché est tronqué.  

 

 

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La pétillance des couleurs du printemps, Parc Balzac, Angers

14 Mai 2017, 15:54pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Paysage de parc urbain, Angers, parc Balzac, Cl. Elisabeth Poulain* Paysage de parc urbain, Angers, parc Balzac, Cl. Elisabeth Poulain

* Paysage de parc urbain, Angers, parc Balzac, Cl. Elisabeth Poulain

Je sais, je sais…vous allez me dire que j’invente le mot de « pétillance ». Je viens de vérifier, ce mot découle bien de pétiller, comme les bulles d’un vin de Champagne. Il est vrai que cette caractéristique est un terme qui s’applique à une personne qui brille, comme une lumière, que ce soit au plan physique ou au plan mental. Comme si on pouvait séparer les deux ! Ne nous égarons pas. Moi, j’utilise cette pétillance d’une façon un peu particulière, pour montrer la tonicité, la brillance, la gaîté des couleurs de la nature au printemps… Vous revenez de votre ballade avec un vrai « tonus + ».

Il y a ce vert acidulé éclatant, qui sait accueillir avec un grand plaisir le jaune de parcelles entières de bouton d’or, qui n’ont visiblement rencontré aucun frein à leur expansion vigoureuse grâce à la terre calcaire de remblai et l’humidité qu’elles apprécient beaucoup. Le parc a en effet été créé sur un marais qui prolonge ou annonce l’étang Saint-Nicolas (4kms de long) en amont et la rivière Maine en aval, avant que celle-ci se jette dans la Loire, quelques kilomètres plus bas.

Angers Parc Balzac, les couleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain
Angers Parc Balzac, les couleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain

Angers Parc Balzac, les couleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain

De l’eau donc, il y en a beaucoup, d’abord circulant dans les canaux drainants, en dessous, en amont et en aval, mais aussi mais aussi de par les espèces végétales qui ont été choisies pour pomper l’eau du marais et garder aussi cette humidité inhérente au site. Les arbres en particulier ont été plantées sur des îlots de terre calcaire, qui permettent la promenade ainsi que des arrêts sur des bancs pour pouvoir apprécier cette explosion végétale du printemps.

La ville prend le soin de rappeler et/ou d’annoncer que la découverte et les promenades peuvent se faire du 1er janvier au 31 décembre de l’année en cours «toute l'année suivant le rythme des périodes de submersions », ce qui, à l’oreille, est encore plus fort que le risque d’inondation! En plus les submersions sont plurielles, avec cette question qui vient à l’’esprit tout de suite : ces submersions sont-elles de plusieurs types ou d’une fréquence pluri-annuelle? Je pencherai en faveur de la dernière question.

Angers Parc Balzac, couleurs du printemps, l'eau en canal, pont, Cl. Elisabeth PoulainAngers Parc Balzac, couleurs du printemps, l'eau en canal, pont, Cl. Elisabeth Poulain

Angers Parc Balzac, couleurs du printemps, l'eau en canal, pont, Cl. Elisabeth Poulain

Quoi qu’il en soit, ce parc planté par tranche sur une petite dizaine d’années (1995-2004) sur un peu moins de 50 hectares, connait une franche réussite non seulement au plan végétal, avec les variétés choisies qui ont acquises maintenant une vraie force végétale, mais également urbaine. On est ici en pleine ville, des voitures passent non loin, vous ne les entendez ni les voyez pas, c’est la nature qui explose de vitalité devant vos yeux. Ce parc est un franc succès… avec, au printemps, ces couleurs acidulées qui pétillent à vos yeux...avec un franc plaisir.

Pour suivre le chemin

. Pétillance correspond à quelque chose ou quelqu'un qui semble entouré de lumière et brillant que ce soit physiquement ou intellectuellement. On peut ainsi parler de pétillance en évoquant une personnalité dynamique et intelligente http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/petillance/

. Le bouton d’or à voir sur https://www.aujardin.info/plantes/ranunculus-repens.php et sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Renoncule

. A découvrir sur https://www.anjou-tourisme.com/fr/diffusio/visites/parc-de-balzac-angers_TFOPCUUPBALZAC

. Photos Elisabeth Poulain, l'* signifie qu'il s'agit d'une vue partielle du cliché.   

Angers Parc Balzac, les fleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain

Angers Parc Balzac, les fleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain

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Ecouflant = Le bleu du ciel + le bleu de l’eau + le vert du printemps

1 Mai 2017, 16:39pm

Publié par Elisabeth Poulain

Ecouflant, la confluence entre la Vieille Maine à gauche et la Sarthe à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Ecouflant, la confluence entre la Vieille Maine à gauche et la Sarthe à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Une seule photo seulement et c’est déjà beaucoup tant sa force est grande, avec ses trois composantes. En fait il y en a deux, la première qui sert d'ouverture et la seconde qui apporte le mystère et sur laquelle est centrée ce billet. Dans les deux cas il y a le bleu du ciel, le bleu de l’eau et le vert frais de la haute peupleraie que vous voyez dans le fond du cliché et qui est enserrée de chaque côté par une frange irrégulière de plus petits arbres verts, qui va s’amenuisant de chaque côté de la photo. Sur la gauche, le bleu que vous devinez est celui de la Vieille Maine, cette drôle de rivière qui n’a pas de source. Elle fait le lien entre les deux rivières que sont la Mayenne et la Sarthe, qui sont des affluents de la Maine, qui traverse Angers dans le sens Nord-Sud. 

Le ruban vert dans l’air et dans l’eau. Il commence par la prairie toute à gauche située au bord de l’eau sur l’Ile Saint-Aubin, puis se gonfle jusqu’à former une masse verte des hauts peupliers plantés en ligne qui se reflète dans l’eau. Et se prolonge, après la coupure de l’eau par la touffe d’arbustes qui pousse à droite de la composition sur la rive d’Ecouflant, la ville située à la confluence. Ce ruban vert irrégulier coupe le cliché en deux, partie ciel et partie eau, avec des différences sensibles entre la finesse des arbres dont on pourrait compter les troncs en Ier plan et la masse vibrante de ces mêmes arbres dans l’eau d’un autre vert, avec un effet de masse et d’ondulation.

Ecouflant, la confluence, bleus du ciel & de l'eau, verts des arbres &?..., Cl. Elisabeth Poulain

Ecouflant, la confluence, bleus du ciel & de l'eau, verts des arbres &?..., Cl. Elisabeth Poulain

Les bleus du ciel. Il est plus clair au-dessus du ruban vert végétal, comme si la chaleur se dégageait de la terre. Il est également d’une force étonnante qui va en se densifiant toujours en pureté vers le haut.

Le bleu de l’eau est beaucoup plus foncé. En outre il est légèrement ondulé horizontalement de sorte que ce frisotis lui confère un côté vivant et irrégulier. Ce bleu est différent de celui du ciel; on y perçoit des mouvements, comme des ondulations diverses. L’arrivée de l’eau de la Vieille Maine provoque des mouvements qui ne sont pas ceux de la Sarthe. Ces différences dans l'arrivée de ces eaux sont perceptibles à l’œil.

Arrive l’imprévu, la survenue incongrue d’une forme en biais qui visiblement n’appartient pas au règne végétal. Cette flèche de métal, dont on devine après quelques instants, qu'il s’agit d’un ponton,  arrive comme une ligne coupante qui détonne dans ce décor végétal si paisible, où rien ne dépasse ni ne dérange. Comme un éclair d’orage dans une belle journée de printemps… comme l’imprévu qui anime toute la scène…

Pour suivre le chemin

. Allez à Ecouflant, et avant, lisez le billet précédent http://www.elisabethpoulain.com/2017/04/ecouflant-terre-de-confluence-la-plate-bleue-comme-le-ciel-l-eau.html

 

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Ecouflant, Terre de Confluence, la plate bleue comme le ciel & l’eau

14 Avril 2017, 14:26pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

Traduction du titre. Nous sommes à Ecouflant, à la confluence entre la Vieille Maine et la Sarthe, un affluent de la Loire, à quelques kilomètres au nord d’Angers, dans une terre gorgée d’eau. Et l’eau, quand il fait beau, adopte toutes les variations de la belle couleur bleue du ciel, que l’on soit en hiver ou à la belle saison.

C’est le cas sur ce très beau cliché datant de 2012, qui forme la couverture d’un dépliant à quatre volets conçu dans le cadre d’une série faite pour Angers Loire Valley pour mettre en valeur les villes entourant Angers, dans le cadre d’Angers Loire Tourisme, dont le slogan est « La Vie en Grand ». La photo est si réussie qu’elle a figuré sur le site de la ville. Maintenant, on peut y voir une photo d’hiver absolument admirable.

La plaquette se présente sous forme d’un dépliant à quatre parties. Sa couverture est d’un bleu aux nuances multiples, teinté d’eau, l’hiver. On peut y admirer une plate d’un bleu assorti à la couleur de l’eau qui elle-même qui elle-même joue sa partition plus claire près de l’eau et qui devient plus dense lorsque les arbres présentent leur architecture très structurée de branches noires. Celles-ci ressortent alors de façon forte et fine à la fois.

 

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

Au loin, on peut deviner la rivière dont on voit surtout sa rive droite, l’autre plus au fond doit être celle de l’Ile Saint-Aubin. L’éloignement fait qu’on ne voit qu’un ruban très foncé, alors que les arbres sont parfaitement visibles sur la rive inondée. Celle-ci forme un grand lac où se trouve ancrée la plate bleue d’une teinte assortie à la fois à la couleur de cette eau où se trouve attachée la plate en premier plan dans le coin droit. Entre le fleuve et la prairie, on voit parfaitement la ligne des grands arbres. Quant à la plate elle-même sa position conduit notre regard vers la rive en partie gauche de la photo.

Le véritable raffinement vient du lien qui existe entre le recto du dépliant et son verso où figure la carte des partenaires d’Angers Loire Tourisme. La Loire dessinée en …bleue est située quasiment à la hauteur de la Sarthe – un affluent de la Loire- et de sa rive droite. Quant au ciel, il est aussi « travaillé » que l’eau qui reflète les arbres de la rive. Cette fois-ci, ce sont des branches d’arbres proches du bord qui se reflètent dans l’eau, tout près de l’endroit où se trouve le photographe C. Lejeune.

En comptant bien, en partant du bas, je trouve la terre, que l’on voit à l’air puis dans l’eau, le bateau, l’eau jusqu’aux reflets des arbres et à une légère irisation, la présence forte des arbres, dont les troncs se détachent sur l’eau de l’autre rive, le long ruban foncé d’arbres indistincts, les ramures de ceux d’en face qui sont plus proches et enfin…les deux branches au-dessus de celui qui photographie le tout. Et l’étonnant est qu’à chaque fois, il y a des teintes de bleu différentes…Trois logos figurent en bas du dépliant, Natura 2000, Ecouflant et à droite Angers Loire Valley, dont le slogan « La Vie en Grand ».

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme, Angers Loire Valley

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme, Angers Loire Valley

Pour résumer, voilà une plate repeinte aux couleurs bleues d’Ecouflant, pour permettre à un bon photographe de faire un cliché qu’on n’oublie une fois qu’on l’a vu. La question est de savoir si telle plate a bien existé, ou si elle n’a été repeinte que pour la photo. La seule solution, la plus simple, sera d’aller sur place pour voir…et avant cela de consulter le site sur lequel vous allez découvrir les Sablières d’Ecouflant et cette plate magnifique:

http://www.angersloiretourisme.com/fr/decouvrir/itinerant/les-sablieres-decouflant

Pour suivre le chemin

. Cliché C. Lejeune, en couverture de la plaquette de 2012, Ecouflant, Terre de Confluence, conçue dans le cadre d’une grande opération lancée par ANGERS LOIRE VALLEY, par ANGERS LOIRE TOURISME, www.angersloiretourisme.com

. Ecouflant, Maine et Loire, au Nord d’Angers à découvrir, avec des superbes photos sur le site de la ville, en particulier sur le bourg et les bords de la Sarthe http://www.ecouflant.fr/ecouflant/galerie_photo/bourg__amp__bords_de_sarthe

. Photo d’après la plaquette, Elisabeth Poulain; l'* signifie qu'il s'agit d'une partie du cliché...

  

 

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Les couleurs des plates sur l’eau > Sarthe, Vieille Maine > Ecouflant

6 Avril 2017, 14:57pm

Publié par Elisabeth Poulain

C’était un jour d’eau alors même qu’il ne pleuvait pas, un jour à aller se promener au bord d’une rivière gorgée d’eau, au point de créer une terre-mi-eau à ses côtés, pour assumer le rôle d’une grosse éponge. Celle que nous avions choisie a pour nom la Sarthe, au nord d’Angers dans une situation géographique complexe. En effet cette rivière, à l’endroit où s’est fixée la ville d’Ecouflant, est grossie des eaux de la Vieille Maine, un affluent de la Mayenne. La Vieille Maine est elle-même un cas d’espèce rare, car si elle a bien un nom, qui la distingue de la Mayenne, elle n’a pas de source. Elle est en effet une rivière de jonction entre la Mayenne et la Sarthe. Son autre particularité est qu’elle n’accueille aucune ville ou village sur ses rives, tant l’endroit est gorgé d’eau sur la terre de ses deux bords.

L’ensemble forme un triangle bordé d’eau, qui a pour nom l’île de Saint-Aubin. Sa forme à des allures d’un cœur d’eau, où nulle personne habite. Les vaches, qui y sont transbordées à la belle saison, y pâturent avec bonheur mais bien sûr en dehors des périodes d’inondation. Quant aux villes, seule la rive gauche au Nord-Est d’Angers héberge celle d’Ecouflant, qui existe depuis le Xe siècle, comme le prouve la datation des silex qui y ont été retrouvés.

Les couleurs de l’eau. Elles dépendent d’abord et avant tout du temps qu’il fait, de la clarté de la lumière et du soleil, si celui-ci veut bien se montrer. Elles varient aussi en fonction des bateaux traditionnels des pêcheurs que sont les plates Ce jour-là, le temps était au gris léger, une chance en photographie, car une des conséquences est qu’il y a plus de variations de teintes.

Plate rouge, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate rouge, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

C’est par une plate, le nom de ce bateau de pêche en Anjou, qui aime tant cette eau, que commence ce billet. Elle était presque complètement submergée ; seuls étaient visibles les rebords de sa forme, l’avant, le banc le plus en arrière et l’arête arrière du plat bord. La barque était d’autant plus remarquable, au sens premier du terme, malgré l’eau qui la remplissait qu’elle était entièrement peinte en rouge, pour la partie saillante et visible bien sûr. C’est elle qui a attiré mon regard. Au vu de quelques autres plates plus proches de la rive, il est possible de supposer qu’elle ait été remplie d’eau de pluie, cumulée ou non avec l’eau de la rivière, si elle n’était plus étanche avec un trou non colmaté, faute de soins. Eh oui, un bateau, fusse-t-il simple, nécessite toujours de l’entretien.

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

D’autres plates bicolores étaient amarrées directement à la rive, à un arbre, quand celui-ci était suffisamment proche de l’eau. Quant à vous dire de mémoire, s’il y avait plusieurs arbres, je le subodore, sans pourtant pouvoir l’affirmer. Un arbre = un bateau, cela aurait pourtant fait une jolie série, avec tout de suite une idée en tête, que chaque pêcheur ait « adopté son arbre » à lui pour sa plate personnelle.

La différenciation des plates par la couleur. Sur les cinq clichés que j’ai faits de plates en dehors de la plate immergé, trois montrent l’avant du bateau, qui se différencient par rapport à l’arrière par l’anneau qui permet de fixer la chaîne qui relie le bateau à la terre ou à l’arbre. Se situe en arrière un coffre dont on peut relever le panneau au-dessus, fixé par des gonds qui sont dans un cas peint en rouge sur le fond vert, ou dans le même vert que le couvercle. Une des plates, celle qui est bordé de blanc sur fond vert délavé, montre des signes de fatigue prononcés. Aucun entretien ne semble lui avoir été assuré depuis un temps certain. Par précaution, pour éviter qu’elle ne coule, il semblerait qu’elle est été tirée sur l’herbe.

 

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Et l’eau dans tout cela ? On ne la voit que dans cinq cas restant. Elle est majoritairement peinte en « vert argileux », une dénomination que je viens d’inventer. Des arbres s’y reflètent, soit de façon distincte - on y voit des branches -soit par volumes de couleur vert foncé, et toujours avec cette partition argileuse. La plate rouge permet de voir une belle étendue d’eau où les arbres se reflètent dans une forme de V inversé. Des iris d’eau de couleur jaune forment un avant-plan fleuri, qui empêche l’accès à l’eau. On ne sait en effet pas où commence l’eau et où finit la rive encore accessible à pied sec. C’est le cliché le plus réussi. C'est aussi celui qui m'a incité à prendre en photos les plates voisines.

Plate vieille, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate vieille, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Une seule fois, on peut distinguer du bleu et du blanc. La particularité de ce cliché est justement que l’on aperçoit un vrai ciel bleu, en haut à droite, avec un petit morceau de nuage près du bateau. C'est aussi le cas de cette plate si usée, qu'elle en a perdu une grande partie de sa teinte verte. Elle finit vraisemblablement ses jours sur l'herbe verte, en compagnie des plus jeunes qui sont sur l'eau. Ainsi va la vie d'une vieille plate dont plus personne ne s'occupe. C'est du moins ce que j'imagine....

 

Pour suivre le chemin

. Ecouflant (à prononcer avec un accent aigu sur le é en majuscule), à découvrir en photos sur http://www.ecouflant.fr/ecouflant/galerie_photo/vues_aeriennes_du_bourg

. Lire aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89couflant

. La Vieille Maine et l’Ile Saint-Aubin sur une carte simplifiée à voir sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ile_Saint-Aubin_et_Vieille_Maine_2.jpg

. La plate, voir http://www.wiki-anjou.fr/index.php/Plate

. Clichés Elisabeth Poulain

 

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Reflets du ciel, Flaques d’eau, Ornières d’allées en forêt, Photos

24 Mars 2017, 11:37am

Publié par Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl. Elisabeth Poulain

Décryptage du titre. Il venait de pleuvoir abondamment pendant plusieurs jours. Nous savions que les chemins de la forêt, où nous avions nos habitudes dominicales de promenade, allaient être détrempés. Mais ceci n’était de nature à nous empêcher de nous y rendre. Sans faire vraiment beau, il y avait quand même suffisamment de bleu au ciel, avec de jolis cumulo-nimbus, pour nous inciter à aller marcher dans « notre » forêt domaniale de feuillus, celle où nous avions nos habitudes…Par contre nous avions mésestimés l’état des allées argileuses défoncées par le passage de camions…

Les photos du sol montrent deux étapes de notre promenade, au début sous le couvert d’arbres et ensuite lors d’une éclaircie.

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.1.1-1.2-1.3-Cl. Elisabeth PoulainReflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.1.1-1.2-1.3-Cl. Elisabeth Poulain
Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.1.1-1.2-1.3-Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.1.1-1.2-1.3-Cl. Elisabeth Poulain

La première série s’ouvre sur la présence au sol de beaucoup d’eau. Le premier cliché 1.1 n’est pas intéressant en soi. On ne voit quasiment rien. On ne distingue même pas le ciel de l’eau. Seuls quelques brins d’herbes surnagent. Le cliché 1.2 est plus intéressant visuellement. Il montre la difficulté de marcher dans de la terre argileuse orange foncée, sans trace au sol mais avec recouverte d’une belle épaisseur d’eau formant des grandes flaques, sans possibilité de trouver des îlots de terre pour avancer au sec.

La troisième photo 1.3 annonce la seconde série : elle rend compte de la profondeur des traces au sol de camions cherchant à avancer hors des traces profondes des passages précédents. Quant à nous, promeneurs à pied, nous avions évidemment déploré de ne pas avoir pris des bottes, en plus de nos chaussures habituelles, au cas où… Nous marchions carrément dans l’eau, une situation quand même peu agréable.

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.1-2.2-Cl. Elisabeth Poulain
Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.1-2.2-Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.1-2.2-Cl. Elisabeth Poulain

. La seconde série de trois est placée sous le signe au sol de l’apparition d’un franc ciel bleu, avec quelques nuages bien blancs, dans l’eau stagnant dans les traces encore plus profondes des pneus des camions. On aperçoit les branches de quelques arbres au-dessus de nous.

Dans la première photo 2.1 de cette seconde série, on retrouve en partie gauche la couleur orangée de la photo 1.1, l’autre partie est au contraire très claire. On y voit distinctement le ciel bleu, les nuages bien blancs et les reflets de branches d’arbres, en partie droite. Les deux autres photos 2.2 et 2.3. présentent les mêmes caractéristiques.

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.2, Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.2, Cl. Elisabeth Poulain

Aucun cliché ne ressemble à un autre et pourtant il y un air de famille, dès lors qu’il y a des traces profondes. Clairement mes préférées vont à la seconde série et tout particulièrement à la 2.3 avec ses trois sillons, celui de gauche très orange foncé, le sillon du milieu, qui a les caractéristiques des deux séries et celui de droite, très clair avec un beau nuage en bas et le reflet de feuilles en haut…

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.3, Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.3, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Forêts d’Anjou : il est difficile de vous donner des indications précises, car beaucoup d’entre elles sont privées et malgré tout, ouvertes à la promenade, sans causer bien entendu de dégâts. En périodes de chasse, les ballades sont naturellement à éviter pour plusieurs raisons : le trouble causé aux animaux par les marcheurs, une gêne réelle pour les chasseurs et un vrai danger pour les promeneurs de la part des chasseurs ou … des animaux. Rencontrer presque en face à face un sanglier « dérangé » par des chasseurs qui le traquent n’a franchement rien de plaisant. C’est un souvenir qu’on n’oublie pas, parce qu’en plus les chasseurs n’étaient pas contents de nous voir.

.Deux forêts domaniales sont présentes à l’Est de Baugé, celle de Chandelais, « avec une forte dominance de feuillus conduits en futaie et présentant des milieux assez diversifiés : étangs, landes boisées, prairies calcicoles et pelouses, mares et cavités à chiroptères », celle de Monnaie, qui est définie comme étant « un massif boisé d'essences variées comportant une partie domaniale conduite en futaie, des zones de landes, des zones humides, des prairies et clairières ». Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Baugeois

. Promenades en Anjou, voir https://www.anjou-tourisme.com/fr/voir-faire/promenades-et-randonnees-prr-en-anjou ainsi que http://maine-et-loire.ffrandonnee.fr/

. Clichés Elisabeth Poulain

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Le parc et jardin botanique Hanbury & la Méditerranée > Entre portail & porte

12 Mars 2017, 16:10pm

Publié par Elisabeth Poulain

Hanbury, Parc botanique, Vue sur la Méditerrannée, Vintimille, Italie, Nataraja 2004, wikipedia

Hanbury, Parc botanique, Vue sur la Méditerrannée, Vintimille, Italie, Nataraja 2004, wikipedia

Ce sont des photos qui m’intriguent depuis que je les ai faites. Grâce à d’autres photos du parc dont j’ai gardé un joli souvenir et …à Google, j’ai pu remettre un nom sur ce parc magnifique au bord de la Méditerranée Italienne, à Vintimille, tout près de la frontière avec la France.

Hanbury Gardens, Porche d'entrée, Entrance, Vintille-Italie,Tangopaso 2013, wikipedia

Hanbury Gardens, Porche d'entrée, Entrance, Vintille-Italie,Tangopaso 2013, wikipedia

Nous sommes en train de nous promener dans ce parc superbe à Vintimille en Italie. Plus que les plantes elles-mêmes dans ce parc botanique, ce sont les points de vue qui nous ont enchantés, avec chacun une ambiance, une atmosphère différenciée…La diversité est étonnante, qui va de paysages méditerranéens, à ceux de pays au climat plus tempéré, ou à des endroits clairement humides, avec des iris d’eau.

Du haut, on aperçoit déjà les différentes composantes majeures du parc, qui enserre la grande demeure à la haute tour. C’est elle, le point focal, d’où il est possible de voir toute l'amplitude du paysage. On l’aperçoit d’en haut, entre plusieurs cyprès sur la gauche, des gigantesques yuccas et un arbre exubérant au fin feuillage sur la droite. Il reste à citer la composante majeure qui est la Mer Méditerranée d’un bleu léger dans le fond, à peine plus foncé que le ciel.

Hanbury-parc botanique, vue du haut sur la belle demeure & la mer, Vintimille-It. Cl. Elisabeth Poulain

Hanbury-parc botanique, vue du haut sur la belle demeure & la mer, Vintimille-It. Cl. Elisabeth Poulain

En descendant vers le bas du parc, le point de repère reste la tour carrée de la demeure, à l’allure d’une grande villa, construite en 1867 d’où on doit avoir un paysage fabuleux à 360°. Ce n’est pourtant pas cet ensemble immobilier compliqué dont les différentes composantes sont comme assemblées autour de la tour carré, qui m’intéresse. Ni même le jardin proprement dit de 18 ha, qui forme un puzzle étonnant de diversité végétale, réunissant quelques 6000 plantes. C’est le cheminement qui part du portail situé au bord de la route, qui s’ouvre sur plusieurs allées qui mènent dans les différentes parties du jardin en dénivelé d’une centaine de mètres entre la route et le bas du parc.

1-Le portail est à lui seul un monument énorme, d’une puissance tellement somptuaire qu’il parle à lui tout seul. Lourd, massif, il annonce la richesse et la volonté de pouvoir. Nul ne peut passer là, en voiture, sans être frappé par le langage non verbal que dégage ce porche aux allures d’un arc de triomphe d’une lourdeur volontaire  étonnante.

2-La tour carrée de la grande villa vous indique où se trouve le point focal, qui sera votre repère, quel que soit ou presque l’endroit où vous vous trouverez dans le parc.

Hanbury, parc botanique, vue d'en bas sur la belle demeure & le haut, Vintimille-It, Cl. Elisabeth Poulain

Hanbury, parc botanique, vue d'en bas sur la belle demeure & le haut, Vintimille-It, Cl. Elisabeth Poulain

3- Il reste à vous citer le dernier élément et le plus important, dont curieusement on parle peu, ou seulement grâce à une ancienne voie romaine…Il s’agit de la mer, que l’on va perdre de vue au fur et à mesure que l'on descend.

                                                                       *

De cette découverte, il me reste ces impressions que j'ai gardées en mémoire,

- d'une opulence quasiment oppressante  au départ, en passant sous le portail, tellement fort, qu'il en était  vraiment incongru,

- en déambulant ensuite avec lenteur et douceur dans des paysages très travaillés et variés qui se présentent dans des séquences très rapides.

- Pour finir face à ce mur ouvert sur cette grille dont l'étroitesse  d'où l'on voit la mer si proche et si lointaine... a un aspect qui choque, heurte la vue et la sensibilité, mais cette fois-ci en sens inverse du portail d'entrée. On a cette fois-ci l'impression que c'est la mer elle-même qui est emprisonnée, avec une chaîne, pour ceux d'en bas, par rapport à la relation ouverte à la mer pour ceux d'en haut...!   

                                                                     ***

Pour suivre le chemin

. Voir le beau cliché sur la Méditerranée https://voyages.michelin.fr/europe/italie/ligurie/imperia/vintimille/jardins-hanbury

. https://www.petitfute.com/v57254-vintimille/c1173-visites-points-d-interet/c958-musee/201206-jardins-hanbury.html

. Photo°1 Nataraja 2004  Hanbury Gardens, wikipedia, n°2 Entrance Tangopaso 2013, wikipedia, Elisabeth Poulain pour les trois autres ---) vue sur le bas, vue sur le haut, vue sur la mer à travers la grille...

Hanbury, parc botanique, vue à travers la grille étroite sur la mer, Vintimille-It, Cl. Elisabeth Poulain

Hanbury, parc botanique, vue à travers la grille étroite sur la mer, Vintimille-It, Cl. Elisabeth Poulain

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