Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le Blog d'Elisabeth Poulain

Articles avec #paysages

Les Calanques de Marseille, Photos à rêver d’une randonneuse sportive

22 Janvier 2017, 17:31pm

Publié par Elisabeth Poulain

Les calenques de Marseille, voeux de bonne année 2017, Cl. Claire Poulain 01012017

Les calenques de Marseille, voeux de bonne année 2017, Cl. Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, reflet du soleil sur la Mer méditerrannée, Cl.Claire Poulain 01012017 Calenques de Marseille, reflet du soleil sur la Mer méditerrannée, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, reflet du soleil sur la Mer méditerrannée, Cl.Claire Poulain 01012017

Et d’abord la randonneuse. Car sans elle, il n’y aurait pas de photos. Claire aime courir et découvrir la mer, le soleil, la roche blanche…à la vitesse qu’elle choisit, comme une glace qu’on déguste en fermant les yeux de gourmandise, à la grande différence qu'elle les garde bien ouverts pour courir sur ce sentier pierreux. Prendre des photos pour faire partager cette symbiose est alors un véritable cadeau à ceux qui par exemple, ne connaissent ni le Parc naturel des Calanques, ni la Mer Méditerranée. Les clichés ont pour particularité d’avoir été pris le Ier janvier de cette année, un jour de grande beauté, à la lumière incomparable de la "mare nostrum" en un jour bien particulier puisqu’il ouvre l’année 2017. C’est le moment de l’année qui a le plus de force symbolique dans le monde entier, celui où on se souhaite une bonne année pour les 364 jours qui suivent, sans oublier le premier d’entre eux bien sûr.

 

Calenques de Marseille, Approche par la forêt & vue sur la roche, Cl.Claire Poulain 01012017 Calenques de Marseille, Approche par la forêt & vue sur la roche, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, Approche par la forêt & vue sur la roche, Cl.Claire Poulain 01012017

L’approche. Elle commence bien sûr par arriver par la forêt qui sent si bon les pins, là où serpente un sentier de sable bien aménagé pour les promeneurs et les randonneurs. Là où tout est calme et volupté, avec des senteurs aromatiques incomparables. En n’oubliant jamais que vous êtes dans un site d’une nature de la roche préservée exceptionnelle, et pour certaines et certains, que vous allez faire une randonnée véritablement sportive.

 

Calenques de Marseille, vue sur le ciel, le sentier pour les randonneurs en forêt, Cl.Claire Poulain 01012017 Calenques de Marseille, vue sur le ciel, le sentier pour les randonneurs en forêt, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, vue sur le ciel, le sentier pour les randonneurs en forêt, Cl.Claire Poulain 01012017

De là, on ne voit pas la mer puisqu’il faut d’abord monter pour rejoindre les hauteurs qui offrent des vues fabuleuses sur ces fameuses calanques. On peut les définir comme des avancées de la mer entre les avancées rocheuses et très pentues. On sait qu’on pourra les admirer d’en haut très bientôt.

 

Calenques de Marseille, changement d'univers, roche et végétal, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, changement d'univers, roche et végétal, Cl.Claire Poulain 01012017

Les arbres vous guident dans vos découvertes, grâce à ces tracés de peintures qui vous permettent de vous repérer dans les divers chemins de randonnées, qui s’offrent à vous. C’est ainsi que chacun pourra faire sa propre découverte de ce parc hautement préservé, à condition bien sûr d’avoir de l’entraînement.

 

Calenques de Marseille, le soleil, le ciel, la mer, le végétal et la roche, Cl.Claire Poulain 01012017 Calenques de Marseille, le soleil, le ciel, la mer, le végétal et la roche, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, le soleil, le ciel, la mer, le végétal et la roche, Cl.Claire Poulain 01012017

Voici deux clichés qui tournent le dos à la mer. On y découvre l’approche difficile de ces roches abruptes, protégées par des végétaux capables de s’adapter à des conditions naturelles difficiles. Le second cliché donne à voir deux volumes dont les formes extérieures se ressemblent, tout en étant les plus dissemblables possibles. L’une est douce, odorante et de couleur rosée, l’autre dure et blanche offre sa protection au massif fleuri.

 

Calenques de Marseille, visions plurielles sur la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017Calenques de Marseille, visions plurielles sur la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017Calenques de Marseille, visions plurielles sur la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, visions plurielles sur la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017

Arrivée en haut, voici le cadeau visuel qui s’offre à vous. Il y a toutes les composantes qui font de ce site préservé un véritable trésor que vous offre la mer  lors de sa rencontre avec la roche et la nature qui arrive à s’y développer et à durer. Après, il est vrai une montée qui, pour certains, coupent le souffle. Il faut alors en profiter pour humer les senteurs tout en retrouvant son souffle.

Calenques de Marseille, le retour, la roche, la signalétique, Cl.Claire Poulain 01012017Calenques de Marseille, le retour, la roche, la signalétique, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, le retour, la roche, la signalétique, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, visions plurielles surr la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017Calenques de Marseille, visions plurielles surr la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, visions plurielles surr la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017

Et la mer enfin dans toute sa plénitude, avec à chaque fois un élément nouveau et cette certitude que la minute d’après, il y aura du changement. Demain sera un nouveau jour ; cette lumière si fine et si forte à la fois, sera différente ; la petite plante que vous aviez admirée, en prenant des repères pour la retrouver, sera devenue « invisible ». La mer surtout aura pris une autre teinte et tout sera nouveau. Ici le changement est perpétuel. Et le paysage est à la fois la scène d’une pièce de théâtre qui dure depuis des millénaires et la pièce elle-même où la nature, associée à la blancheur de la roche, éclate de vitalité, tout en se jouant de l’immensité d’une mer qui se réinvente chaque jour à chaque moment… 

Ces photos de Claire Poulain sont un cadeau à toutes les sportives et les sportifs, amoureux de la nature, de la mer, de la lumière, en guise de vœux  de bonne année... Avec un grand merci de ma part pour ses  beaux clichés.

 

Calenques de Marseille, visions plurielles sur la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017Calenques de Marseille, visions plurielles sur la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, visions plurielles sur la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017

. Clichés Claire Poulain, avec mes plus vifs remerciements. 

. Retrouver d’abord le cadre général sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Marseille

. Les célèbres calanques sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Calanques_de_Marseille

. Le Parc national des Calanques sous son aspect réglementaire et avec de beaux clichés sur http://www.calanques-parcnational.fr/en

. Les sentiers européens de grandes randonnées, https://fr.wikipedia.org/wiki/Sentier_europ%C3%A9en_de_grande_randonn%C3%A9e

. Les sentiers de Grande Randonnée sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Sentier_de_grande_randonn%C3%A9e

Voir les commentaires

Paysages de brouillard du petit matin -1- de l’Anjou vers la Normandie

8 Janvier 2017, 18:58pm

Publié par Elisabeth Poulain

Angers, traversée de la rivière Maine, en partance vers Le Mans, par l'A11, Cl. Elisabeth Poulain

Angers, traversée de la rivière Maine, en partance vers Le Mans, par l'A11, Cl. Elisabeth Poulain

Sur l'autoroute A11, sous le brouillard, le début du vallonnement léger, Cl. Elisabeth PoulainSur l'autoroute A11, sous le brouillard, le début du vallonnement léger, Cl. Elisabeth PoulainSur l'autoroute A11, sous le brouillard, le début du vallonnement léger, Cl. Elisabeth Poulain

Sur l'autoroute A11, sous le brouillard, le début du vallonnement léger, Cl. Elisabeth Poulain

Voici une succession de photos, qui vous donnent à voir autrement des paysages que vous avez l’impression de connaître et qui vous paraissent différents. La raison en est bien sûr le brouillard fréquent en cette saison hivernale, qui transforme l’humidité en nappes plus ou moins épaisses, selon le lieu, la présence d’arbres, le vent…Tout change alors, les volumes, les lignes, les couleurs, l’atmosphère de ce que vous voyez…C’est un autre monde qui s’offre à vos yeux, à votre étonnement, devant tant de différences. Voici cette première séquence en partance d’Angers, en traversant la Maine, la plus petite rivière de France, vers le Loir un affluent de la Maine, à ne pas confondre avec la Loire, le plus long fleuve de France.

Sur l'autoroute A11, vers Le Mans, le passage au dessus de la rivière Loir, Cl. Elisabeth Poulain

Sur l'autoroute A11, vers Le Mans, le passage au dessus de la rivière Loir, Cl. Elisabeth Poulain

Le vrai départ commence à Angers lors du passage sur la rivière Maine d’où l’on aperçoit les plates, ces barques de pêcheurs qui attendent des jours meilleurs pour taquiner le poisson. Parfois, la lumière du jour éclaircit le paysage, en faisant ressortir la nature autoroutière du parcours.  

A11, entre éclaircie et brouillard, sortie d'Angers vers le Mans, Cl. Elisabeth PoulainA11, entre éclaircie et brouillard, sortie d'Angers vers le Mans, Cl. Elisabeth Poulain

A11, entre éclaircie et brouillard, sortie d'Angers vers le Mans, Cl. Elisabeth Poulain

Ce sera vraisemblablement un des seuls clichés où l’on pourra voir les véhicules venant d’en face. Tout aussitôt, cette fois sur le côté, on peut percevoir une poche épaisse de brouillard qui freine la percée de la lumière. On peut néanmoins distinguer un bosquet dans la prairie, un arbre isolé, un pylône transportant l’électricité…

A11, vers Le Mans, passage au-dessus du Loir, peupleraie, Cl. Elisabeth Poulain
A11, vers Le Mans, passage au-dessus du Loir, peupleraie, Cl. Elisabeth Poulain

A11, vers Le Mans, passage au-dessus du Loir, peupleraie, Cl. Elisabeth Poulain

Voici un bel alignement comme sculpté en douceur par le vent, suivi par la seconde rivière que nous surplomberons au cours du voyage. Il s’agit cette fois-ci du Loir, à ne pas confondre avec la Loire. Une jeune peupleraie plantée en ligne signe la présence de l‘eau que nous allons fréquemment retrouver dans cette partie du trajet. Ces terres pauvres sont tout à fait adaptées à ce type d’essence arboricole qui pousse vite en fournissant du bois dont notre société a tant besoin.

 

A11, lever du brouillard vers le Mans, harmonie arboricole, Cl. Elisabeth PoulainA11, lever du brouillard vers le Mans, harmonie arboricole, Cl. Elisabeth PoulainA11, lever du brouillard vers le Mans, harmonie arboricole, Cl. Elisabeth Poulain

A11, lever du brouillard vers le Mans, harmonie arboricole, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. La rivière Maine sur http://www.wiki-anjou.fr/index.php/Maine

. La rivière Loir, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Loir_(rivi%C3%A8re)

. Le trajet Angers-Rouen par l’A-11 sur https://fr.mappy.com/itineraire/49000-angers/76000-rouen#/0/M2/TItinerary/IFRAngers%2049000-49100|TORouen%2076000-76100|GTpetrol/N151.12061,6.11309,-0.5477,47.47379/Z11/

. Le bois de peuplier sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Peuplier

. Voir ses avantages comparées à d’autres essences sur http://www.atlanbois.com/construire/bois-locaux-dans-la-construction/

. Photos Elisabeth Poulain, assise à la gauche de la conductrice

 

A11, Angers-Le Mans, paysage mixte péri-urbain-campagne, Cl. Elisabeth Poulain

A11, Angers-Le Mans, paysage mixte péri-urbain-campagne, Cl. Elisabeth Poulain

Voir les commentaires

Paysages de Loire à l’embouchure, La Raffinerie de Donges & Paimboeuf

7 Septembre 2016, 15:08pm

Publié par Elisabeth Poulain

*La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-extrait-Cl. Elisabeth Poulain

*La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-extrait-Cl. Elisabeth Poulain

Le  titre. Comme souvent le titre de ce billet tourne comme une ritournelle qui trotte dans la tête comme un refrain, un processus qui échappe en grande partie à la volonté de l'auteur. Dans le cas d’aujourd’hui, il s’agit de vous parler d’un endroit très sensible où se rencontrent plusieurs univers qui chacun revendique sa position de premier plan – ce qui est vrai -,  alors qu’ils doivent absolument co-habiter, ce qui est vrai également.   

 

Vue de Paimboeuf sur la Loire...Le petit bateau du début-amont, le port-aval, les nuages au-dessus-Cl. Elisabeth Poulain
Vue de Paimboeuf sur la Loire...Le petit bateau du début-amont, le port-aval, les nuages au-dessus-Cl. Elisabeth Poulain

Vue de Paimboeuf sur la Loire...Le petit bateau du début-amont, le port-aval, les nuages au-dessus-Cl. Elisabeth Poulain

Parler de paysages au pluriel est aussi une évidence. Il y a bien sûr les paysages d’eau, ceux de l’eau douce, ceux de l’eau de mer salée, ceux de la rencontre entre ces deux masses. L’embouchure d’un fleuve est toujours un endroit sensible du fait du choc d’univers, la mer voulant rentrer dans le lit du fleuve et le fleuve ayant une tendance naturelle à se jeter dans la mer. Les marées de l’Atlantique jouant aussi leur partition, celles qui existent à Saint-Nazaire de par l’ampleur du différentiel de leurs coefficients accentuant les effets de la rencontre.

Le ciel et ses nuages sont ausi incroyablement changeants. Quant aux couleurs du ciel, de l'eau... eiles n'arrêtent pas de varier en synchronisation les unes avec les autres. le temps était pourtant d'un calme remarquable. Pour vous le montrer, voici le ciel et les couleurs du début de notre découverte du paysage de Loire, près du jardin japonais, en amont de la ville, avec vue sur le petit bateau bleu attendrissant et la vue finale à hauteur du petit bois et du camping après le pont, avec vue sur ce célèbre ouvrage d'art qui traverse la Loire à Saint-Nazaire et...Paimboeuf, le port et le début de la raffinerie tous deux en rive droite de la Loire, alors que Paimboeuf est en rive gauche.

 

La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-la rive-les nuages-Cl. Elisabeth Poulain
La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-la rive-les nuages-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-la rive-les nuages-Cl. Elisabeth Poulain

Il s’ensuit en particulier des tourbillons. Mais également des zones de marais mi-terre, mi-eau qui peuvent absorber une partie de ce différentiel d’eau. Ces vasières sont des éponges, des endroits où il est impossible à une personne de marcher, par exemple. On les voit bien rive gauche en allant vers l’estuaire, quand on est à Paimboeuf, en regardant vers l’amont.

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-Cheminées-Cuves-Cl. Elisabeth Poulain
La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-Cheminées-Cuves-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-Cheminées-Cuves-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges en rive droite n’est pas vraiment située au bord de la mer. Il faut aux pétroliers, venant livrer le pétrole brut ou rechercher le pétrole raffiné, remonter puis re-descendre la Loire estuarienne. Cette Loire qui n’est jamais un long fleuve tranquille en raison notamment du différentiel important de l’étiage, c’est-à-dire le niveau de la marée haute et celui de la marée basse. En l’absence de route proche du lit du fleuve de l’autre côté, la raffinerie n’est vraiment visible qu’à partir de Paimboeuf en rive gauche qui se trouve être la seule ville de tout l’estuaire proche de la mer d’où l’on peut vraiment apercevoir l’autre rive et se promener le long de la Loire.

La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-les arbres-près du pont-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-les arbres-près du pont-Cl. Elisabeth Poulain

Cette appropriation visuelle des longues lignes étirées horizontales marquées en bord de Loire s’opère alors même que les tours rouges et blanches en hauteur donnent le rythme, avec en plus le contrepoint des grosses cuves à terre. Dans ce grand paysage de l’estuaire, la raffinerie de Donges prend tout son sens. Elle occupe si pleinement la rive et la hauteur grâce à ses tours, qu’on ne se pose pas de question sur sa présence, sa longueur, ses hauteurs, ses lignes et ses formes…Et le tanker rouge en aval manquerait s'il n'était pas là... 

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-le tanker rouge-le pêcheur-Cl. Elisabeth Poulain
La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-le tanker rouge-le pêcheur-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-le tanker rouge-le pêcheur-Cl. Elisabeth Poulain

Il reste alors une autre promenade à faire, celle qui consiste à descendre avec le fleuve en marchant, en traversant Paimboeuf pour aller du Jardin Etoile de Kunya Manyuama, qui a pris soin de garder bien vivants les roseaux du bord de l’eau, avec même à marée basse une bordure de vase entre la roche qui a permis de surélever le niveau de la terre où l’artiste a planté son jardin et l’eau du grand fleuve…Ces gros rochers protègent la berge des vagues causées par les navires qui passent dans le chenal.

Regardez bien le cliché pris au Jardin japonais, en particulier avec les roseaux. Vous allez alors découvrir un autre bateau rouge, une barge attachée à un quai à droite de la petite maison à étage qui permet de voir le trafic au bout de la jetée. Son rouge est éteint, vraisemblablement la barge est âgée. Je la vois comme un signal d'un dialogue d'une rive qui parle à l'autre alors qu'elles sont si différentes et cela depuis longtemps...jusqu'à la construction du Pont de Saint-Nazaire en 1975.

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf en amont-La Loire-les roseaux-les bateaux en aval-Cl. Elisabeth Poulain
La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf en amont-La Loire-les roseaux-les bateaux en aval-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf en amont-La Loire-les roseaux-les bateaux en aval-Cl. Elisabeth Poulain

Plus bas en aval, c’est un pêcheur que nous surprenons, en plein exercice. C’est vrai qu’il manquait. C’est alors que se précise la vision du port qui se situe en aval de la raffinerie, avec de plus en plus présent le grand pont qui surplombe la Loire, en marquant comme une frontière au-delà de laquelle commence la mer… Et toujours en repère le magnifique rouge du tanker à l’arrêt sur l’autre rive qui est devenu notre repère lors de notre descente de la Loire, jusque de l’autre côté du pont. On est à l’avant par rapport à lui.

La raffinerie s’éloigne ; le pont de Saint-Nazaire se rapproche. Nous quittons l’atmosphère urbaine de Paimboeuf où travaillaient beaucoup d’ouvriers qui utilisaient le bac de Mindin, côté Paimboeuf,  pour se rendaient rendre aux Chantiers navals à leur grande époque. Le petit bois de pins, où se trouve un camping, annonce le début d'un espace balnéaire. Il y a maintenant un air de loisirs, en transition avec celui de la raffinerie et celui des chantiers navals. Ce sont des bateaux à voile placés sous gardiennage qui nous offrent une autre vision de l’autre rive, grâce en particulier à leurs coques de plusieurs couleurs…et c’est sur la vision d’un jeune yucca vigoureux planté dans la roche que nous allons saluer et la raffinerie et le port et le pont et … tous ceux qui ont œuvré à la poursuite de cette grande aventure industrielle et continuent à le faire.

Vue de Saint-Brévin-La Loire-l'estuaire-le yucca-l'ouverture sur la mer-Cl. Elisabeth Poulain

Vue de Saint-Brévin-La Loire-l'estuaire-le yucca-l'ouverture sur la mer-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir d'abord la belle étude de la DREAL de la Loire estuarienne http://www.paysages.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/UP32_La_Loire_estuarienne_V1.pdf  

. Paimboeuf sur http://www.paimboeuf.fr/  ainsi que sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Paimb%C5%93uf  

. Le Jardin Etoile de Kinya Manuyama en bordure de Loire, à Paimboeuf sur http://www.jardinspaysdelaloire.fr/jardin-etoile.html  

. Donges à voir sur http://www.ville-donges.fr/mediatheque  ainsi que sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Donges  

. Clichés Elisabeth Poulain, qui forment une danse qui tourne tout le temps autour de la Loire, de la raffinerie, du ciel, des nuages, des couleurs si changeantes, sans oublier l'ouverture sur la mer...

L'estuaire de la Loire, le port, le pont de Saint-Nazaire, la raffinerie de Donges, Cl. Elisabeth Poulain

L'estuaire de la Loire, le port, le pont de Saint-Nazaire, la raffinerie de Donges, Cl. Elisabeth Poulain

Voir les commentaires

Collonges la Rouge - Des murs et des portes sous la canicule de 1998

29 Août 2016, 13:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain  *Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain  *Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain

*Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain

C’est le rouge que j’ai gardé en mémoire, un rouge si fort, qu’il m’a d’autant plus fortement frappé qu’il faisait une chaleur éprouvante. Un rouge que j’ose qualifier d’incandescent, tant il n’était pas possible de lui échapper, en se réfugiant justement à l’ombre, derrière les murs de pierre de grès rouge, si rouge que j’en ai gardé le souvenir. Pourtant au cœur de ces vieilles maisons, il devait faire bon frais. Les habitants de Collonges, les Collongeois et Collongeoises devaient bien le savoir eux qui avaient  pu édifier au fil des siècles des habitations qui les protégeaient tant de la chaleur que du froid.

Collonges-la-Rouge, village-wikipedia-Alertomalibu, village de près-wikipedia, Elisabeth Poulain Collonges-la-Rouge, village-wikipedia-Alertomalibu, village de près-wikipedia, Elisabeth Poulain

Collonges-la-Rouge, village-wikipedia-Alertomalibu, village de près-wikipedia, Elisabeth Poulain

Ce village est bien connu des touristes. Il s’agit de Collonges la Rouge, un des rares villages qui existe depuis le XIIe siècle à avoir intégré celui d’une couleur, celle de la pierre dont il est constitué, le ROUGE. Une couleur d’autant plus singulière qu’il résulte du grès rouge très foncé dont sont édifiés les vieux bâtiments et autres constructions du centre ancien. Là tout est rouge, le sol, les murs d’enclos, les murs des maisons, « son église, sa chapelle des Pénitents, ses castels, ses rues pavées, sa maison de la Sirène, sa halle, ses tourelles, ses échauguettes », comme le précise la feuille A4 rose saumon imprimée en noir, pliée en trois… la petite documentation que m’avait remise l’Office du Tourisme.

C’était en juillet 1998. J’ai aussitôt vérifié. Il y a bien eu une canicule au début de cet été-là. La moyenne des températures à Collonges est toujours un peu supérieure à à celles calculées  au niveau national. Le camping-car placé avec bonheur à l’ombre au camping municipal nous permettait d’espérer un rafraîchissement en soirée. En attendant, nous sommes partis à la découverte du centre ancien, sans aucune volonté d’exhaustivité, tant il faisait chaud. Les quelques photos que vous voyez ont été prises cette après-midi là, sans aucune volonté de notre part d’aller voir un monument en tant que tel.

Collonges-la Rouge, Mur de grès rouge, pierres jointoyées, Elisabeth Poulain

Collonges-la Rouge, Mur de grès rouge, pierres jointoyées, Elisabeth Poulain

Ce sont les murs de pierre qui m’ont d’abord fasciné, en harmonie contrastée avec les pierres de lauzes d’un bleu-noir foncé recouvertes parfois de mousses fines blanches Chaque pierre a gardé sa singularité, que le mur ait été édifié en pierre sèche, sans liant, rejointoyé ou érigé aux siècles suivants.

Dans le cliché du mur de pierres sèches, on ne peut qu’être admiratif du soin pris par le maçon, ou celui qui n’avait pas ce titre protégé par les corporations, pour trouver ou façonner à chaque fois « la » bonne pierre qui allait grâce à ses gestes précis trouver sa place exactement là où il le fallait, en faisant une grande économie de pierre et beaucoup d’effort d’huile de coude.

Plus tardivement , le mur acquiert plus de rigueur, les lignes deviennent horizontales et verticales, les angles plutôt droits. On discerne bien aussi les pierres placées dans un passé lointain, des pierres plus récentes, à angle ferme et surface plus lisse, qui ont dû remplacer des pierres usées.

Collonges la Rouge, Porte double bleu éteint sur fond rose & petite porte latérale, Cl. Elisabeth Poulain

Collonges la Rouge, Porte double bleu éteint sur fond rose & petite porte latérale, Cl. Elisabeth Poulain

Arrive la seconde série de trois clichés de situations plus complexes. Il ne s’agit plus de photographier un mur, mais de portes intégrées dans un mur dans plusieurs situations.

. Le cliché Portes « Symphonie en bleu et rose » représente l’angle d’une ruelle qui m’avait réellement tapé dans l’œil, au point que j’ai pris un peu plus de temps pour faire ce cliché, alors que nous étions quelques peu desséchés par la chaleur, nous pauvres Ligériens (habitants de la Loire), habitués à un peu plus de fraîcheur l’été. Sans vent, dans des ruelles exigües, avec beaucoup de monde, je préférais ne pas connaître le chiffre de la température. En plus, il me fallait attendre que les touristes passent, en réalité, ce sont eux qui ont attendu très aimablement, ce dont je les ai remerciés, avec chaleur! 

On voit une porte à double battant qui a gardé des traces de la peinture bleue dont elle était revêtue, surtout sur le vantail droit. Chacun d’entre eux portent des lattes verticales en haut et des lattes horizontales en bas renforcées de gros clous apparents. Une grosse poutre au- dessus repose sur les deux piliers de chaque côté, eux-mêmes aussi différents qu’il est possible de voir. Du côté gauche (à la vue), il y a même une pierre blanche…L’horreur !

A ses côtés, à angle doit, en "cousine pauvre", se tient une petite porte qui est à la fois plus basse, toute en planches horizontales, avec un linteau moins épais, car il ne supporte pas de construction au-dessus, sans belles pierres pour se faire admirer, surtout du côté gauche. Il lui reste un peu de peinture bleue vers le bas, mais il faut bien regarder. A voir la cohabitation des deux portes, on pourrait imaginer, sans certitude aucune et si les deux font partie de la même propriété, la grande pour les maîtres et la seconde pour les domestiques.

Collonges la Rouge-Porte de maison de maître à deux battants  + petite porte intégrée, Cl. Elisabeth Poulain

Collonges la Rouge-Porte de maison de maître à deux battants + petite porte intégrée, Cl. Elisabeth Poulain

. Le cliché Porte noble. Cette fois-ci la grande et belle porte à deux battants s’inscrit sous un porche voûté chapeauté en hauteur d’un toit recourbé aux angles en lauzes. Pour renforcer la majesté de l’ensemble, la hauteur est utilisée pour insérer un motif en triangle de pierre blanche, à valeur symbolique, lui-même renforcé par une bordure en relief de grès rouge. Les murs proprement dits sont en excellent état, même s’il apparait des joints récemment refaits un peu trop blancs. La grande porte elle-même à double battant possède en son milieu une porte simple pour ceux qui viennent à pied. Le bois a perdu toute couleur sans paraître pourtant en mauvais état.

. Le cliché Mur d'enceinte, porche et ruelle . Il y a bien un porche ouvert dans un mur d’enceinte – sans certitude que ce soit cela- qui conduit à une ruelle, avec un effet de contraste très fort entre le soleil et l’’ombre. Vue de l’extérieur, la ruelle mène en direct à une autre ruelle dont on aperçoit une sorte de pilier légèrement saillant entre deux murs de maisons mitoyennes recouvertes de lauzes qui apparaissent franchement bleues ici. Il y a à la fois un effet de perspective, des couleurs étonnamment différenciées de rouge, entre les différentes pierres du mur côté gauche du porche, sous la vigne, du rouge grisé du haut avec des pierres saillantes en haut et des manquantes sur le côté droit, le mur rouge orangé du côté soleil dans la ruelle et le rouge pluriel du fond…Un vrai festival de rouge!  

Nous devions rester plus longtemps, mais je l’avoue sans honte, la chaleur était telle qu’elle nous a fait quitter le camping dès l’ouverture du bureau le lendemain matin, pour rouler toutes fenêtres ouvertes et retrouver un peu de fraîcheur, loin du rouge par trop incandescent…En se promettant de revenir un jour hors saison pour mieux comprendre cette ville si étonnante et attirante…

Collonges la Rouge-Enceinte-porche-ruelle-Couleurs du rouge-Cl. Elisabeth Poulain

Collonges la Rouge-Enceinte-porche-ruelle-Couleurs du rouge-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Le site de la ville http://www.collonges-la-rouge.fr/  à compléter par le site très intéressant avec de très beaux clichés en noir et blanc  http://www.commune-mairie.fr/photos-monuments-historiques/collonges-la-rouge-19057/  

. L’Office de Tourisme sur http://www.vallee-dordogne.com/la-vallee-de-la-dordogne/les-villages/collonges-la-rouge  . Classée au titre des « plus beaux villages de France » http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/node/72 , avec de belles photos de Collonges  

. Avec une photo du village vu du ciel sur http://www.lacorreze.com/villages/collonges-la-rouge.htm  

. Des idées de randonnées et de tours en voiture d’une journée à partir de Collonges sur http://www.meyssac.fr/wp-content/uploads/2012/09/MARGUERITE-CIRCUITSRANDO1.pdf  

. Sur Over-Blog, deux sites, avec de belles photos http://onvqf.over-blog.com/2014/05/collonges-la-rouge-village-correze-19-aaa.html  Et en plus, très bien documenté sur http://l-abcd.over-blog.com/article-22310564.html  

. Sur l’histoire du village, http://www.limousin-medieval.com/#!collonges-la-rouge/c11e8  

. Les lauzes, origine gauloise du mot du genre féminin sur http://feuilly.hautetfort.com/archive/2008/09/24/les-lauzes.html

  . Le climat à Collonges la Rouge sur http://www.linternaute.com/ville/collonges-la-rouge/ville-19057/climat  

. La canicule de 1998 sur http://www.ladepeche.fr/article/1998/08/10/409022-canicule-l-enfer-urbain.html#

. Clichés d’approche de la ville ---) wikipedia, vue partielle, Alertomalibu pour le cliché  général ; photos dans la ville ---) Elisabeth Poulain

Voir les commentaires

Angers, L’ancien Couvent de la Baumette, rivière Maine, rive gauche

8 Août 2016, 17:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Vue sur le Couvent de la Baumette, rive gauche de la Maine, de l'autre rive, Cl. Elisabeth Poulain

*Vue sur le Couvent de la Baumette, rive gauche de la Maine, de l'autre rive, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un des endroits les plus fascinants de l’Anjou. C’est aussi le plus surprenant et le plus mystérieux. Je vais tenter de vous expliquer pourquoi, en commençant non pas par remonter le temps, comme il  serait logique dès lors qu’on parle d’un « ancien couvent », mais par le site lui-même. D’ailleurs à partir de cette courte introduction, je n’utiliserai plus le terme d’ancien.

L’emplacement du Couvent de la Baumette. Il est en lui-même déjà une des clés de sa notoriété et de son mystère. Et déjà d’abord, il me faut me référer à un autre monument qui est encore plus que connu à Angers,  à savoir le « Château d’Angers ». Excusez du peu ! Ils ont en commun, tous deux, d’être situé pour le plus important d’entre eux, à savoir le château en amont à 43 mètres d’altitude et le second à 30 mètres et tous deux être l’œuvre du Bon Roi René d’Anjou (1409-1480). 

Vues sur la Maine prises en rive droite, vers l'amont, vers l'aval, Cl. Elisabeth PoulainVues sur la Maine prises en rive droite, vers l'amont, vers l'aval, Cl. Elisabeth Poulain

Vues sur la Maine prises en rive droite, vers l'amont, vers l'aval, Cl. Elisabeth Poulain

Tous deux également ont en commun d’être ancrés en rive gauche de la Maine, le cours d’eau le plus singulier de France, car il est très court (11kms) et n’a pas de source. La Maine est en effet formée par la réunion de trois rivières, la Mayenne, la Sarthe et le Loir. Ils sont distants de moins de 4kms. Leur second point commun est que ces monuments historiques sont ancrés dans des lieux à forte connotation symbolique. Le château témoigne du pouvoir militaire et politique du Bon Roi René.

Le couvent symbolise du désir profond du Roi René de célébrer l’existence de Dieu en y faisant retraite. La Baumette ayant pris cette dénomination en hommage à la grotte de la Sainte-Baume en Provence. Dans un cas, on s’enfonce dans la pierre de la terre, pour se retrouver plus profondément soi avec soi, dans l’autre sont érigés en élévation une chapelle et des bâtiments conventuels. Le premier avec ses 17 grosses tours est là pour se protéger et protéger la place en faisant la guerre, le second en se retirant du monde pour y trouver la paix intérieur.

L’autre point commun est qu’ils sont surtout visibles de l’autre rive, la rive droite de la Maine. Pour l’un, le plus gros et le plus en amont, il y a bien une allée arborée en bas de la roche, des tours et des hauts remparts qui les lient. Il s’agit du château. Pour le second, il est certes possible d’apercevoir les murs du couvent en bordure de la rivière sans aucune maison proche et situé en hauteur. Mais voir des murs ne suffit pas à comprendre.

Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à  partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à  partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain
Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à  partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à  partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain

Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain

Autant le premier site, le château, est compréhensible dans toutes les cultures du monde avec ses grosses tours défensives, autant le second est difficile à interpréter même vue de l’autre côté de la rivière. De loin, on distingue plusieurs bâtiments sans pouvoir les interpréter vraiment. On pense seulement que les gens qui habitent-là ont vraiment de la chance. Outre la roche et la pierre, tout n’est que verdure pour la partie « terre » située en rive cette gauche et « eau calme » pour la rivière Maine, qui ressemble là à un grand lac d’eau douce.

C’est ici que voguent avec grand plaisir trois jeunes canards plein d’énergie, un petit bateau à voile près du bord, au bas du couvent, là où se garent les voitures des pêcheurs généralement nombreux à cet endroit, accessible par une petite route. Cela a été une grande surprise pour moi, placée sur l’estacade qui venait tout juste d’être rénovée.

Et nous sommes à Angers, « en pleine ville » juste avant que ne commence Sainte-Gemme sur Loire, la commune voisine, en descendant la Maine, la plus petite rivière de France, jusqu’à sa confluence avec la Loire, le plus grand fleuve de France. Imaginez, on part de la Provence, d’un coup d’aile on est en Anjou et votre imagination s’envole dans un cadre exceptionnel…sans oublier le voyage dans le temps. Le couvent a été édifié en 1456.

Angers, Rive gauche, vue aval sur la Maine, vue sur Château Angers, Cl. Elisabeth PoulainAngers, Rive gauche, vue aval sur la Maine, vue sur Château Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Angers, Rive gauche, vue aval sur la Maine, vue sur Château Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Clichés Elisabeth Poulain, le signe * qui précède le titre de la photo signifie qu'il s'agit d'un extrait.    

. La carte d’Angers sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Map_Angers.jpg  d’Open Street M , contributeur XIII TOKYO   

. Voir la carte hyper-intéressante sur l’altitude du Couvent de la Baumette comparée à celle du Château d’Angers http://fr-fr.topographic-map.com/places/La-Baumette-2940407/  

. Le Couvent de la Baumette, vu de la rive gauche, en bas https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/12/Le_couvent_de_la_Baumette_vu_depuis _la_berge_de_la_Maine _-_Angers _-_20090919.jpg  

. Lire l’excellent article de Sylvain Bertholdi, Conservateur des Archives d’Angers, dans « Vivre à Angers, Découvrir Angers, Histoire d’Angers » janvier 2010 sur http://www.angersloiretourisme.com/fr/decouvrir/lieux-de-visites/ancien-couvent-de-la-baumette  

. Consulter aussi le site de la Famille, propriétaire du Couvent de la Baumette, sur http://labaumette.free.fr/index.php/description?tmpl=component&print=1&limit=3&format=feed&type=atom  

. Le Château d’Angers sur http://www.angers.fr/vie-pratique/culture/la-politique-culturelle/angers-ville-d-art-et-d-histoire/ressources/fiches-patrimoine/laissez-vous-conter-le-chateau/  

. Toujours le Château d’Angers sur wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27Angers  

Voir les commentaires

Les Baux de Provence > La Pierre de Calcaire, l’Olivier & la Vigne

4 Août 2016, 16:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence, arrivée par le sud, Cl. Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence, arrivée par le sud, Cl. Elisabeth Poulain

C’est l’histoire d’un site qui commencerait comme un conte : il était une fois un château fait de pierre blanche de calcaire dominant une vallée à perte de vue, tel un phare en mer, pour veiller au bon développement de plantes méditerranéennes,  des oliviers pour faire de l’huile et des pieds de vigne récemment plantés pour avoir du vin, tout comme des oliviers et des pêchers. C’est un lieu  vraiment très chaud. Il y poussait pourtant des céréales aux temps anciens. Si le vent du Nord continue à y souffler à son aise et le soleil à se réverbérer sur la blancheur de la pierre, la végétation au pied du massif a pourtant beaucoup changé. Il y pousse maintenant, outre des oliviers et  des pêchers, des plants de vigne plantés en ligne et tous pleins de vigueur. 

C’est un site tellement étonnant qu’il a toujours attiré,

. nos lointains ancêtres d’il y a plusieurs millénaires pour s’y abriter contre le froid, la trop grande chaleur, l'ennemi forcément, les bêtes sauvages. Citons par exemple les Celtes, les Romains…

. depuis lors,  au cours des deux derniers millénaires, un nombre étonnant de hauts personnages parmi les différents gouvernants au fil des siècles, qui voulurent absolument y régner comme les monarques des  royaumes…

. aujourd’hui des centaines de milliers de touristes par an, un endroit connu dans le monde toujours qualifié d’ « entier » pour bien en renforcer le poids.

Les Baux de Provence, arrivée au site, vue sur le vallon nord, CL. Elisabeth PoulainLes Baux de Provence, arrivée au site, vue sur le vallon nord, CL. Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence, arrivée au site, vue sur le vallon nord, CL. Elisabeth Poulain

Oui, vraiment c’est toujours par la pierre que commence cette histoire, une histoire à écrire au pluriel tellement il y a eu d’usages différenciés de cette pierre. Le terme même de Baux vient d’ailleurs du provençal, Baou, qui désigne un rocher. Oui, c’en est de vrai, un beau, un gros qui s’élève à plus de 300m à son point le plus élevé. C’est de là qu’il était possible d’avoir une vue dégagée sur le sud, vers Arles et la Camargue. En des temps d’insécurité, c’étaient de réels avantages qui optimisaient les chances de survie, au point que le site a été occupé dès 6000 ans av J.C. On y a trouvé des traces humaines. Les Celtes ensuite, ces grands guerriers, ont jugé l’endroit à leur goût. C’est une vraie preuve des atouts défensifs du site pour dominer une région.

Chercher le lieu le plus élevé, creuser des grottes dans le calcaire tendre – une notion relative - pour vous y abriter, élever des murets avec les pierres que vous avez pris la précaution de stocker en tas - pas vous - vos ancêtres celtes, un tantinet barbares et qui justement ont survécu grâce à leur puissant ressort vital. Regardez bien autour de vous pour voir l’ennemi arriver, élever des murs là où c’est nécessaire, continuer par ériger des fortifications, des murs, des maisons ensuite ou d’abord la forteresse…et n’oubliez pas de faire des ruelles pour circuler, de mettre des escaliers quand la pente est trop forte…et même une place. Et puis continuer au fil des siècles à boucher, consolider, aménager, ouvrir de nouvelles fenêtres, en fermer d’autres, en élevant plus tard dans le temps des masures, des maisons, un vrai château de vie, des hôtels particuliers, une église, plusieurs chapelles…avec des portes, des porches…En même temps et constamment le site s’adapte au passage du temps, des passages deviennent des ruelles, des petites rues s’ouvrent pour faciliter le cheminement d’un point à un autre, avec forcément des marches pour tenir compte de la déclivité…

Ici, la pierre joue toujours une véritable valse du temps, d’un temps qui l’use, qui oblige à rester tout le temps vigilante, en sachant aussi par exemple être utilisée à d’autres usages. C’est ainsi qu’une grosse pierre de calcaire, qui s’est détachée de la falaise, se fragmente en tombant au sol, ou sous les coups de marteau d’une pierre plus dure, pour devenir une dalle au sol, un morceau de mur de soutien, une pierre taillée de remplacement, voire un projectile contre l’un des nombreux ennemis envoyé du haut…Sur cette île de pierre, rien ne se perd, rien ne s’oublie, tout fait fruit et cela depuis des millénaires…Jusqu’à créer une véritable forteresse qui s’étend sur sept hectares. Un endroit étonnant aussi quand on apprend sur place qu’à creuser le sol, on y découvre un nouveau minerai d’alumine, la bauxite de couleur ocre, qui a permis d’inventer l’aluminium. Excusez du peu…

Les Baux de Provence, ruelle et croisement, Cl. Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence, ruelle et croisement, Cl. Elisabeth Poulain

Au fil des siècles, ce bastion de pierre de calcaire connut une vie réellement très diversifiée selon les époques. On y vit s’y dérouler des Cours d’Amour, des guerres sanglantes entre de grandes familles nobles d’Europe, l’attribution au Roi René d’Anjou qui la remit entre les mains de sa femme Jeanne de Laval. Puis au XVIIe siècle, le roi de France, Louis XIII cette fois-ci, donna ordre de détruire ce qui était devenu alors un château où la Grande Noblesse se piquait de belles lettres, d’art et… d’intrigues séditieuses. C’est le roi lui-même qui fixa une amende de 100 000 livres aux quelques 6 000 habitants, ces mauvais sujets en qui il semble n’avoir eu guère de confiance et qui durent en plus payer les destructions ordonnées.

Parmi les seigneurs des Baux, il est ainsi possible de citer Marie d’Anjou, reine de Sicile et comtesse de Provence, le vicomte Raymond de Turenne - un grand sanglant celui-là - de la famille du pape Clément VI, un prince de la Famille des Médicis… Puis Les Baux devinrent une baronnie de la Couronne de France, avant que celle-ci soit remise à la reine Jeanne de Laval par son mari, le Roi René d’Anjou…Vous partez des Celtes, dont l’ « empire » colonisa à son apogée quasiment toute l’Europe au IIIe siècle avant JC, vous frôlez les Romains, vous vous retrouvez ensuite à Avignon, en Anjou, à Naples aussi…Et maintenant vous accueillez des milliers de touristes, dans un village qui ne compte plus guère que 22 habitants à demeure pour quelques 250 000 visiteurs par an.

Le temps du tourisme et le temps qui passe. C’est le second site le plus visité de la Provence. Au fil des siècles, ce sont les photos qui nous montrent les changements. Il est frappant de constater par exemple combien les abords face sud et sud-est ont été « nettoyés » des nombreuses pierres qui ont eu tendance à rouler vers le bas. Nettoyés aussi des arbrisseaux qui arrivent à pousser dans une faille de la pierre, au risque de faire éclater la roche. Les ruines de la forteresse sont d’autant plus fragiles que les murs ne sont pas étayés ou du moins pas de façon visible.

. Seuls se voient d’en bas une partie de ces très hauts murs soutenus par deux arcboutants de la forteresse incluse dans les enceintes. Ces grandes murailles renforçaient les défenses de ceux qui étaient en haut, des soldats à tous les niveaux de la hiérarchie, des invités en temps de paix, les villageois bien sûr, au service des premiers, tout en sachant qu’il y a eu aussi des retournements de situation fabuleux. Ce sont les villageois - et pas les Puissants - par exemple qui plus tard dans l’histoire ont dû, sur ordre du roi de France, eux-mêmes contribuer financièrement à la destruction des murailles qui les protégeaient en période de guerre. 

Les Baux de Provence, ruelle, Cl. Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence, ruelle, Cl. Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence, sommet, vue sur le paysage sud, le moulin, l'approche, Cl. Elisabeth PoulainLes Baux de Provence, sommet, vue sur le paysage sud, le moulin, l'approche, Cl. Elisabeth Poulain
Les Baux de Provence, sommet, vue sur le paysage sud, le moulin, l'approche, Cl. Elisabeth PoulainLes Baux de Provence, sommet, vue sur le paysage sud, le moulin, l'approche, Cl. Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence, sommet, vue sur le paysage sud, le moulin, l'approche, Cl. Elisabeth Poulain

Tout ici rappelle l’autarcie qui obligeait à faire avec ce qu’on a, pour s’adapter au mieux. C’est un vieux principe de d’économie de la ressource qui valait aussi bien pour les murs en pierre que pour les pièces de tissus ravaudés. Et c’est ce qui m’a franchement intéressé : voir comment ce village de quelques 6 000 âmes, à sa grande époque, a pu conserver des témoins visibles de son ancienne architecture couplée d'urbanisme, à des contraintes impressionnantes du fait notamment du resserrement de l’espace. Il y a donc aussi une dimension d’urbanisme spontanée. Ce billet est centré sur les murs, les ruelles, les fenêtres et portes ouvertes ou bouchées, la vue quand il y en a, les surprises de chaque moment, sans chercher du tout à tracer le chemin… C’est une rencontre entre ce qui est et le regard, en cherchant plus à comprendre ou deviner combien les télescopages des styles, des fonctionnalités, des différents propriétaires, des périodes d’abondance ou de dureté ont pu ou pas réussir à coexister.

Pour la beauté de l’histoire et malgré le resserrement de l’espace, la dimension moyenâgeuse de protection s’est enrichie pour répondre à des besoins de rassemblements spirituels et de désirs de beauté patrimoniale. Il y a ainsi une église, plusieurs chapelles et un temple protestant ainsi qu’un cimetière, comme toujours placé à la limite des constructions dans la partie haute. Il s’y ajoute forcément, dans le domaine de la gouvernance et de la notabilité, de beaux hôtels particuliers, un ancien hôtel de ville du XVIIe… Pour la vie courante, il y a aussi des fours banaux pour cuire le pain et … des maisons que l’on a peine à voir vraiment tant elles sont imbriquées les unes dans les autres, avec des murs si nombreux qu’ils cachent la vue et l’impossibilité de prendre du recul.

C’est aussi pourquoi les Baux continuent à être beaucoup photographiés souvent vus du ciel, vus aussi d’en bas, de loin pour avoir la vue sur les parcelles qui modifient profondément le paysage qui a tendance de plus à verdir grâce à la vigne et à l’olivier, en modifiant les angles de vue, pour chercher faire du nouveau…Une belle et bonne façon est de regarder les champs plantés de longues lignes de jeunes oliviers et de plants de vigne. On les voit en arrivant en voiture. Et c’est vraiment un vrai et grand plaisir que d'admirer ce grand paysage des Baux, maintenant dans une nouvelle dynamique active fondée sur la terre, le savoir de l'homme et de la femme, l’avenir et non plus seulement tournée sur le passé...

Les Baux de Provence > La Pierre de Calcaire, l’Olivier & la VigneLes Baux de Provence > La Pierre de Calcaire, l’Olivier & la Vigne
Les Baux de Provence > La Pierre de Calcaire, l’Olivier & la VigneLes Baux de Provence > La Pierre de Calcaire, l’Olivier & la Vigne

Pour suivre le chemin

. Le site sur http://www.lesbauxdeprovence.com/fr  

. Voir le plan du site sur http://www.lesbauxdeprovence.com/sites/default/files/plan-fr-2013-baux-de-provence.pdf  

. Lire attentivement sa longue histoire sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Baux-de-Provence  avec de beaux clichés  

. Le site de Glanum, près de la Voie Domitienne sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Glanum#/media/File:Site_de_Glanum_Nord_2006-07-16.jpg  

. Et la Voie Domitienne sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Voie_Domitienne  

. Le tourisme en Provence  https://www.cg13.fr/a-la-decouverte-du-13/le-tourisme-en-chiffres/  C’est Notre Dame de la Garde à Marseille, qui remporte la Ière place avec ses 800 000 visiteurs/an

. Visiter et goûter des producteurs d’huile d’olive dorée de l’AOC des Baux de Provence sur http://www.aoc-lesbauxdeprovence.com/les-professionnels-de-l-olive/itineraires_decouverte.htm  

. Lire le bon article, enrichi de belles photos, qui est consacré à la réussite de l’olivier aux Baux de Provence sur http://voyage.blogs.rfi.fr/article/2014/02/03/sur-les-chemins-de-lolivier-dans-les-baux-de-provence#comment-6045  

. Retrouver dans l’aire d’appellation des Baux, le Domaine de Lauzières, avec à sa tête Dan Schlaerpfer, un vigneron suisse sur http://www.lesvinsdesbaux.com/les-hommes-d%e2%80%99ici/domaine-de-lauzieres-dan-schlaepfer/  Il est associé avec Gérard Pilon, sur http://www.balisiers.ch/balisiers-fr/provence , tous deux sont également propriétaires-vignerons du Domaine des Balisiers dans le canton de Genève, en Confédération helvétique…

. Egalement aussi une vigneronne, Dominique Hauvette, qui travaille en biodynamie sur http://www.lesvinsdesbaux.com/les-hommes-d%e2%80%99ici/domaine-hauvette-vigneron-baux-de-provence/  

. Photos Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence > La Pierre de Calcaire, l’Olivier & la VigneLes Baux de Provence > La Pierre de Calcaire, l’Olivier & la Vigne
Les Baux de Provence > La Pierre de Calcaire, l’Olivier & la VigneLes Baux de Provence > La Pierre de Calcaire, l’Olivier & la Vigne

Voir les commentaires

La Beauté de la France > Le Poitou, sur la route de Loudun et + > Séq2

9 Juin 2016, 16:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Sortie de Montreuil-Bellay-vers Loudun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, Sortie de Montreuil-Bellay-vers Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Sortie de Montreuil-Bellay-vers Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

C’est la seconde étape de cette grande traversée de  la France en diagonale d’Anjou en Provence. Après avoir contourné la place forte de Montreuil-Bellay, nous avons quitté l’Anjou (département du Maine et Loire 49), avec une différence d'ambiance paysagère qui était déjà perceptible avant d’arriver même d’arriver en vallée du Thouet là où fut construite cette puissante  forteresse dès le XIe siècle. Qui dit forteresse d’un côté, dit aussi limite de régions, qu’elles que furent les dénominations de ce territoire au cours de l’histoire. On en en déduit également que de l’autre côté, d’une façon à la fois semblable et à la fois différente, on va retrouver ces tensions venues du passé et qui sont toujours perceptibles d’une façon très première. Et c'est ça, l'étonnant.

 

Beauté de la France n°2, Moulin des Trois Moutiers-vers Loudun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, Moulin des Trois Moutiers-vers Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Moulin des Trois Moutiers-vers Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Les paysages de ces grands espaces de culture vides d’habitations s’imposent à la vue. Ici pas ou peu de bâtiments agricoles, de clôtures de parcelles... Parfois quelques maisons isolées se tiennent en bordure de la route pluri-centenaire. On peut apercevoir parfois dans des lieux en hauteur quelques maisons groupées. La terre pourtant semble riche. Entre Montreuil-Bellay et Loudun, il n’existe qu’un seul village « Les Trois Moutiers » où se trouve un moulin visible de loin sur notre gauche. Ce sera le seul bâtiment visible de loin.

 

Beauté de la France n°2, paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

Quelques maisons de bonne taille se voient parfois, surtout en côté droit sur la pente d’un coteau qui s’élève en pente douce. Peu de voitures circulent sur cette route départementale, D347, qui était encore avant l’an 2000 une nationale, la N347. On est à un peu plus de 25 kms de Montreuil-Bellay, tout comme de la Loire à partir de Candes Saint-Martin. A l’exception d’un tracteur agricole que nous croisons sur la route et sans compter quelques camions, nous ne verrons aucun signe de personnes en train de travailler. On voit une campagne cultivé d’un grand calme, sans mouvement, d’autant plus qu’il n’y a pas vaches, parce qu’il n’y a pas de prés. Un poteau planté près de la route du côté du coteau, sur notre droite, devient un évènement, d’autant plus qu’il s’y trouvent au moins deux grandes « fermes » et un petit bois à notre gauche, alors que la route va légèrement tourner vers la gauche.

 

Beauté de la France n°2 , Vers Loudun, les paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2 , Vers Loudun, les paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain
Beauté de la France n°2 , Vers Loudun, les paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2 , Vers Loudun, les paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

L’arrivée sur Loudun. Elle se fait en douceur, dans une entrée de ville où s’alignent des pavillons des années 50-60-70, comme on en voit tant en France. Puis très vite après avoir tourné à gauche, nous passons dans une rue circulaire, où devaient se trouver les anciennes enceintes de la ville. Tourner à droite et cette fois-ci, c’est la ville blanche ancienne de tuffeau qui se présente à nos yeux.

 

Beauté de la France n°2, Entrée à Loudun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, Entrée à Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Entrée à Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Notre choix s’est porté spontanément sur la découverte de la ville haute. C’est la partie les plus ancienne, où demeurent des vieux murs, qui parfois sont ceux d’une maison, parfois des murs de clôture, parfois ce qui restent d’anciennes fortifications tour à tour érigées puis détruites, parfois réparées, ré-ouvertes, rapiécées,, comme on le faisait pour des tissus. En réalité ne se perçoit que le travail des différents maçons qualifiés ou pas, pour boucher des trous dans l’espoir de faire durer le mur quelques décades de plus.

 

Beauté de la France, Loudun, Ville haute ancienne, Murs de falun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France, Loudun, Ville haute ancienne, Murs de falun, Cl. Elisabeth Poulain
Beauté de la France, Loudun, Ville haute ancienne, Murs de falun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France, Loudun, Ville haute ancienne, Murs de falun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Loudun, Vieille ville haute, Murs de Falun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, Loudun, Vieille ville haute, Murs de Falun, Cl. Elisabeth Poulain
Beauté de la France n°2, Loudun, Vieille ville haute, Murs de Falun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Loudun, Vieille ville haute, Murs de Falun, Cl. Elisabeth Poulain

Comme vous le voyez, je ne vous ai cité aucun des monuments historiques pourtant nombreux dans cette petite ville de quelques 7000 habitants. Son histoire très complexe, du fait de sa position entre l’Anjou, le Poitou et la Charente en atteste. Elle a été également marquée par les guerres de religion. L’atmosphère qui y règne est très particulière. Il y a tant à voir, à admirer, dans une vraie petite ville et qui mérite plus que le détour.

C’est tout à fait volontairement que je cite ce terme, car Loudun fait partie des « 100 plus beaux détours de France, 2016 », un guide Hachette. Et pour finir, voici un cliché de sortie de ville, où l'on voit de loin des Loudunais qui prennent un pot sur le trottoir. Un vieux panneau Suze a résisté vaillamment au ravalement, avant de repartir sur la route. On the road again…

 

 

La Beauté de la France n°2, Sortie de Loudun, Table sur le trottoir, Suze, Tour & campagne, Cl. Elisabeth Poulain
La Beauté de la France n°2, Sortie de Loudun, Table sur le trottoir, Suze, Tour & campagne, Cl. Elisabeth PoulainLa Beauté de la France n°2, Sortie de Loudun, Table sur le trottoir, Suze, Tour & campagne, Cl. Elisabeth Poulain

La Beauté de la France n°2, Sortie de Loudun, Table sur le trottoir, Suze, Tour & campagne, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Les Trois Moutiers, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Trois-Moutiers  

. Loudun sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Loudun  

. La Sénéchaussée de Loudun en 1789 https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9n%C3%A9chauss%C3%A9e_de_Loudun  

. Les 100 plus beaux détours, page 59, que l'on trouve à l'Office de Tourisme, 2 rue des Marchands, 86200 Loudun, 05 49 98 15 96, www.loudun-tourisme.fr  

. Photos Elisabeth Poulain

Voir les commentaires

La beauté de la France, d’Anjou en Provence, Etape1, Montreuil-Bellay

2 Juin 2016, 10:20am

Publié par Elisabeth Poulain

Traverser la France, en partant d’Angers, en diagonale au joli mois de mai, quand la nature explose de vitalité, est un plaisir des Dieux. J’exagère forcément en parlant ainsi et pourtant, le savoir par le souvenir de voyages, de balades, de vacances…ne suffit pas. Voir maintenant cette France rurale, avec ses paysages de grande ampleur, qui se déploient dans une réalité qui se modifie à chaque instant, ces vallons boisés que l’on traverse, dans une formidable diversité paysagère… est réellement un enchantement.

Un arbre dans un champ devient un évènement en soi, pour soi. Aucun guide ne vous dira jamais qu’à tel endroit, il y a cet arbre fabuleux à la ramure parfaite, là un vieux mur ragréé, une fenêtre rebouchée, une atmosphère très singulière… et heureusement.

Les couleurs de ces séquences toutes différentes de campagne rafraîchissent l'oeil, tant elles explosent de fraîcheur marquées encore par des nuits fraîches, dotées d'une brillance sans pareil au printemps, après beaucoup de pluies. Voyez aussi ces lignes qui structurent ou non ces prairies, en lien ou non avec la route. Etre passager d'une voiture est un vrai travail à plein temps...!  

 

France-Anjou-Provence, sortie d'Angers-Brissac, la vigne, le moulin-cavier, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, sortie d'Angers-Brissac, la vigne, le moulin-cavier, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, sortie d'Angers-Brissac, la vigne, le moulin-cavier, Cl. Elisabeth Poulain

Le voyage commence à la sortie d’Angers par des parcelles de vigne qui  sont cultivées ici depuis des siècles, pas avec les mêmes pieds  bien sûr. Des vignobles que nous retrouverons avant d’arriver à Montreuil-Bellay. Près de la vigne, au départ, le moulin-cavier de Brissac nous salue au passage. Il incarne à lui seul le vent et les grains de blé qu’il transformait en farine. On retrouve, dés le dévut du voyage, le pain et le vin, un duo au coeur de notre philosophie de la culture de la terre.

 

France-Anjou-Provence, Sortie Angers, Brissac, l'arbre, la vigne, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, Sortie Angers, Brissac, l'arbre, la vigne, Cl. Elisabeth Poulain

Les arbres vont nous accompagner pendant tout le voyage. Ce sont eux qui rythment les séquences, groupés en forêts grandes ou petites, isolés pour signer le paysage à la façon d’un totem. Ils vont être avec nous tout au long de la route en déhors des villes, des villages, ou d'un groupement de quelques maisons. Celui que vous voyez au-dessus a été conservé dans la parcelle de vigne tant sa forme est parfaite. Il est la signature du site. Il fait face de l'autre côté de la route à un boqueteau au sommet d'une petite colline de l'autre côté de la route.

Avancer, c’est aussi traverser ce qui reste d’un hameau qui a grandi au fil des siècles pour devenir un village doté de son église souvent plus ancienne que la mairie. Ce sont des petites maisons de pierre de tuffeau – une pierre blanche calcaire – qui attestent de leur origine ligérienne.

 

.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain
.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain

.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain

Il ne s’agit pas de vous faire un récit exact du déroulé de ce voyage, qui n’a pas été seulement utile pour aller d’un point à un autre. Il a été en soi tout autant le plaisir  de se transporter dans l’espace et le temps, couplée avec celui de la découverte de nouveaux sites, que celui de retrouver parfois des paysages, des rues, des bâtiments  ou des maisons, qui,  pour une raison inconnue, sont restés gravés dans notre mémoire visuelle. Avec cette phrase : « nous sommes déjà passés par là…il y a longtemps. » Peu importe quand, l’important a été ce renvoi, comme un déclic, qui nous disait « oui, vous vous souvenez, c’est bien. »  En quoi, peu importe.

Pour l’instant, il s’agit d’oublier que nous connaissons ce paysage d’Anjou jusqu’à Montreuil-Bellay, en le regardant autrement, pour essayer de détecter ce qui fera sa différence avec le long voyage qui nous attend. Une façon de faire est de chercher les thèmes qui ressortent dans un ordre qui s’impose à la vue. Citons la belle route en particulier celle qui est bordée d’arbres, les installations agricoles, le travail de la terre labourée, les serres, les poteaux et les câbles qui grillent le ciel, l’approche de la ville…Avec cette question lancinante que je ne me poserai explicitement qu'à la fin du périple "où sont ceux qui travaillent?", comme s'il était encore possible aujoutd'hui de les distinguer des autres, qui travaillent par exemple chez eux, ou se déplacent en voiture pour des raisons professionnelles...     

France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth Poulain
France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth Poulain

C’est le plaisir du voyage pour le voyage, toujours en découverte pour l’esprit, en ouverture, comme une éponge à paysages. Un concept modernisé actuellement par l’entrée plein pot dans l’ère du numérique. Mais qui existe depuis le XIXe siècle. Rappelez-vous Stevenson et son âne…Une façon de parler bien sûr, avec un sourire dans la voix pour savoir qui est l’âne de qui, celui qui les regarde passer ou celui qui chemine à côté de son âne..., avec en plus une pensée pour l’âne? En réalité sur la route, il y a maintenant une grande différence, c’est qu’il n’est plus possible de distinguer à notre époque, un touriste voyageur venant d’ailleurs, d’un habitant ou de quelqu’un qui se déplace pour son travail, sans regarder le n° d’immatriculation de la voiture.

Par contre, ne chercher à voir dans un paysage que ce qui est défini comme "beau" pourrait devenir lassant et en quelque sorte choquant. L'intéressant également peut  être de voir où et comment se manifeste l'activité économique, le travail... La belle route bordée d'arbres  devient alors l'occasion de parler de la qualité du revêtement de la chaussée, en voyant un membre de l'équipe de ceux qui ont la charge de réaliser ce gros chantier. C'est le seul homme en tenue professionnelle que nous verrons en train de surveiller le chantier et d'assurer la sécurité sur cette route très passante empruntée par beaucoup de camions. Plus loin, un champ labouré récemment témoigne du travail de la terre.

Tout comme les nombreux poteaux de toutes sortes qui soutiennent  des câbles qui nécessitent un gros travail de surveillance et d'entretien. En photo, ils m'intéressent beaucoup de par leur véritable effet "coupe-ciel". Regardez en l'air et vous verrez combien cet espace est maillé par ces fils, câbles & co. Tout comme ces imposantes citernes blanchent qui attirent le regard, comme de gros champignons posés au sol à l'horizon.  

France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain
France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain

L'approche de la ville de Montreuil-Bellay. Elle s'annonce  par un surcroît de trafic routier, d'activités visibles immobiles comme l'est la plasticulture, des grandes cultures, des bâtiments industriels ainsi que par le retour du vignoble visible de la route. Un beau camion jaune marque la fin de la séquence sur la route, ainsi que la vieille dame qui marche avec sa cane dans la rue, lorsque nous quittons Montreuil-Bellay, après avoir contourné cette très ancienne cité bordée d'une belle enceinte médiévale. A l'exception du monsieur du chantier, cette dame est la seule personne que nous avons vu dehors. Nous lui avons envoyé un bonjour mental, un grand bravo et un sourire qu'elle n'a pas du voir derrière la vitre. Il n'empêche...

                                                                            *

Pour suivre le chemin

. Thèmes principaux de cette séquence : la vigne, le vent, l’arbre, la route, la terre, la maison, le travail, le tracteur, les installations agricoles, la route …

. Angers sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Angers  

  Montreuil-Bellay sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Montreuil-Bellay  

. Photos "brutes de décoffrage " d'Elisabeth Poulain, sans intervention de ma part, ni pour cadrer ni pour enlever les reflets de l’intérieur de la voiture…ou modifier les éclairages qui changent d’un cliché à l'autre et qui resteront dans leur vérité d’un moment. Cela ne choque pas l’œil, lors de la prise de vue, il en ira donc de même pour les photos!

France-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain
France-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain

Voir les commentaires

La cigogne au long bec, des pattes fines, des plumes = Qui suis-je?

27 Mai 2016, 17:00pm

Publié par Elisabeth Poulain

Cigognes-panneau-routier-wikipedia

Cigognes-panneau-routier-wikipedia

Pour moi, qui suis une cigogne, curieusement c’est une bonne question, que j’ai à plusieurs titres raison  de me poser. Pratiquement inconnue dans la vie courante, on ne parle de moi que lorsqu’il est question de l’Alsace à l’est de la France. C’est là que l’on voit ces fameux nids que j’ai l’obligeance d’édifier avec beaucoup de courage et de ténacité pour mes œufs qui, après une longue couvaison de ma part, auront peut-être la chance de continuer la lignée des cigognes européennes. Donc, premier bon point, je fais de très beaux nids qui animent le paysage. Sauf que trouver des photos de vrais nids devient un parcours du combattant. Parait-il que je souille…Stop. Je ne vais pas tout vous dire  tout de suite quand même.

Ma seconde qualité est d’attraper des tas d’insectes à manger à mes rejetons toujours affamés. J’ai beau faire, je suis toujours accueilli par un « ce n’est pas trop tôt, on a faim, nous ! » Ah ces cigogneaux ingrats, jamais contents, jamais rassasiés qui en demandent toujours plus! Avec mes yeux perçants, je suis pourtant un véritable aspirateur qui vole en chassant. L’inverse est tout aussi vrai, je chasse en volant… J’aime tout particulièrement les moustiques qui adorent se développer dans les prairies humides proches du Rhin, d’un côté à l’autre de la frontière que forme le Rhin entre la France et l’Allemagne. Donc vive moi, second bon point. Les Alsaciens, les ingrats, auraient un peu trop tendance à oublier mes qualités. Certains auraient aussi un peu trop tendance  à me rejeter dans l’histoire passée.

Cigognes-Stork2-Nid-Ecomusée-Ungersheim-Traroth-wikipedia

Cigognes-Stork2-Nid-Ecomusée-Ungersheim-Traroth-wikipedia

Hé, les amis, n’oubliez pas que chaque année, je rejoins mon coin d’Afrique de l'Ouest que j’ai choisi pour hiverner. Je reviens chez vous quand il fait beau. Que voulez-vous, j’ai le sens du beau et j’ai besoin de diversifier les paysages que je vois, les insectes à mon menu, mes admirateurs…Je sais exactement où sont les nids que j’ai édifiés. Et en plus comme je suis une vraie sportive, je garde la forme. J’en fais des kilomètres, parce que contrairement à ce que pensent beaucoup d’entre vous, je ne traverse jamais la Méditerranée, là où il y a le plus d’eau à survoler. Pas folle la guêpe ! C’est soit par l’Espagne pour rejoindre le Maroc, soit par le Moyen-Orient pour passer l’hiver par exemple en Egypte et retour au printemps pour retrouver l’Europe et son agréable fraicheur d’été. A côté du soleil africain, c’est appréciable.

Et puis, encore un atout, je suis fidèle. Je reviens là où j’ai construit avec beaucoup d’intelligence et de mise en pratique de techniques inventives ces grands nids, qui je l’avoue, pèsent leur poids. C’est vrai, en dessous,il faut une vraie charpente de charpentier de métier et pas une charpente de m… que je n’oserai même pas désigner comme telle. Je suis polie, en plus. C’est vrai que si elle est déjà occupée par une intruse, ça chauffe. Je me connais, je sais que je suis une battante, une tenace…Me piquer mon nid, que j'ai construit avec tant d'intelligence et d'adresse, c’est non. Quant à la disparition de beaucoup de nids, elle vient aussi du problème des fientes que nous laissons sur les toits. Je le reconnais, c'est un problème non résolu pour les humains qui habitent en dessous.   

Ceci dit, je suis belle et modeste. J’ai gardé le meilleur pour la fin de ce petit billet à ma gloire. Mon long bec rouge orangé vif est repérable de loin. Mes longues pattes d’un rouge un peu éteint sont malheureusement moins visibles, bien qu’au XVè siècle, en 1480 pour être précise, un très grand artiste, Barthélemy l’Anglais, m’a dotée de pattes aussi rouges que mon bec, ce qui fait que, grâce à lui, au fil des siècles, je suis encore plus superbe. Je vole dans le ciel bleu, avec un long poisson dans le bec pour mes cigogneaux qui prennent trop de place dans le nid. Et moi alors, je fais quoi ? Il va bientôt venir le temps où je retrouverai mon nid vide, avec à nouveau de la place pour moi… Et la réponse à la question est que je suis un oiseau positivement admirable et donc à protéger!

* Barthélemy L'Anglais-Livre-des-propriétés-des-choses-voir en haut-à gauche-classes-bnf-95-62

* Barthélemy L'Anglais-Livre-des-propriétés-des-choses-voir en haut-à gauche-classes-bnf-95-62

Pour suivre le chemin .

. Voir d’abord le bon article sur la cigogne blanche sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Cigogne_blanche  

. Bestiaire médiéval, Des animaux familiers, Editions Ouest-France, Robert Cintré, en page 100 pour voir la peinture entière avec tous les animaux qui volent et le nid avec les deux grands cigogneaux affamés et maman cygne qui se hâte pour revenir dare-dare remplir ces gosiers qui semblent toujours vides…

. Extrait de la photo figurant dans l’ouvrage précité, montrant une cigogne rapportant à manger à ses cigogneaux au nid sur http://classes.bnf.fr/dossitsm/gc95-62.htm

. Avec mes remerciements aux artistes et différents contributeurs d'hier et d'aujourd'hui...! 

. L'étoile au début de l'intitulé de la photo signifie qu'il s'agit d'un extrait.  

Voir les commentaires

Mur parme d’entrepôt + porte jaune + baie blanche + stries noires

21 Mai 2016, 14:24pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Mur parme d'entrepôt, porte jaune, baie blanche, stries noires, détail, Cl. Elisabeth Poulain

*Mur parme d'entrepôt, porte jaune, baie blanche, stries noires, détail, Cl. Elisabeth Poulain

Le titre en clair. Voici un cliché pris il y a quelques années. J’ai renoncé à vous montrer la réalité d’aujourd’hui tant ce mur d’entrepôt a perdu toute identité. Il est devenu si banal qu’il en est bête, au point qu’on ne le voit même plus. Qui pourrait dire ce qu’il y avait avant, à voir la grisaille terne d’aujourd’hui ? Imaginez. Vous allez au supermarché, dans un de ceux où vous avez l’habitude d’aller. Et ce jour-là, vous recevez un choc.

Le parking arboré est soudainement presque devenu un faire-valoir du grand entrepôt qui ferme un des côtés en largeur du grand rectangle. La longueur voisine est occupée par la grande surface elle-même. Le mur de métal, avant couleur métal grisé mat léger, composé de lattes horizontales, arbore maintenant une belle couleur uniforme parme, que je ne saurais vous définir tellement il est particulièrement réussi en si grande surface verticale, composé de lames horzontales. Qui a déjà vu un mur parme pour un bâtiment industriel?

Mur parme d'entrepôt, porte jaune, baie blanche, stries noires, Cl. Elisabeth Poulain

Mur parme d'entrepôt, porte jaune, baie blanche, stries noires, Cl. Elisabeth Poulain

Seule cette paroi serait déjà étonnante. C’est la porte jaune étroite banale qui commence à faire sérieusement vibrer l’ensemble. Elle se qualifie elle-même de « Sortie de secours-Ne pas encombrer » délicatement marqué en blanc sur une petite pancarte verte, bordée de blanc également. Ce choix du vert ne peut s’expliquer que par la décision de ne pas recourir au rouge pour cette porte qui s’ouvre de l’intérieur vers l’extérieur. On voit clairement les gonds à gauche.

A la même hauteur est disposée une baie blanche à double panneaux munie de grilles blanches. La baie de gauche vue de l’extérieur doit être une fenêtre qui s’ouvre de l’intérieur, ne serait-ce que pour prendre le courrier de la belle boîte blanche posée dans le coin en saillie à gauche en bas. La baie de droite, plus grande, doit être fixe. Ce n'est pas tout. 

Ce sont les rayures noires qui donnent un punch frappant au graphisme. Elles signent la vibration qui dynamise la composition. La disposition, l’écart entre les ratures obliques qui se terminent sous la fenêtre, est calculée d’une façon qui m’échappe. J’imagine que c’est la vision d’ensemble qui a dicté ce choix. Sinon, on aurait pu imaginer que la pointe de la première oblique à droite de la porte aurait pu arriver pile-poil sous l’angle droit de la baie en bas.

                                                                       *

Un cliché complémentaire montre combien ce jeu de couleur à trois - parme - jaune - plus le noir, est dynamique. Enlevez ce jaune en une belle surface symbolique comme l’est une porte, et il ne se passera plus grand-chose. Le déclic ne se fera plus pour tonifier l'ensemble. Les petits poteaux jaunes placés devant la porte d’accès noire, cette fois-ci en bout de bâtiment, le montrent bien, même s’il y a bien tout en haut une bande jaune en plus des petites pancartes jaunes à l’intention des clients du SAV…

Pour suivre le chemin . Photos Elisabeth Poulain

Mur parme d'entrepôt, stries noires, détails jaunes, Cl. Elisabeth Poulain

Mur parme d'entrepôt, stries noires, détails jaunes, Cl. Elisabeth Poulain

Un cliché complémentaire montre combien ce jeu de couleur à trois - parme - jaune-vert - plus le blanc, est dynamique. Enlevez le jaune en une belle surface identifiable comme l’est une porte, et il ne se passera plus grand-chose. Les petits poteaux jaunes placés devant la porte d’accès noire cette fois-ci en bout de bâtiment le montrent bien. Ils ne sont pas suffisants  pour tonifier , même s’il y a bien en plus un peu de jaune sur des pancartes à l’intention des clients du SAV…

Pour suivre le chemin . Photos Elisabeth Poulain

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 > >>