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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Articles avec #paysages

La beauté de la Loire de La Bohalle à Saint-Mathurin, hiver 2019     

21 Mars 2019, 16:54pm

Publié par Elisabeth Poulain

Aperçu sur la Loire, rive gauche, à travers les arbres et sous les nuages de beau temps, Cl. Elisabeth Poulain

Aperçu sur la Loire, rive gauche, à travers les arbres et sous les nuages de beau temps, Cl. Elisabeth Poulain

 

Voici le billet qui suit notre départ d’Angers, en passant par cette « cathédrale des arbres » qui a fait l’objet du précédent billet, avant d’arriver à la « Levée de la Belle Poule » sur la D 952. Depuis La Bohalle, qui se trouve sur notre gauche, nous voyons clairement l’ampleur du paysage. Nous longeons enfin le grand fleuve et traversons sous un soleil radieux la première ville située dans  « le lit majeur » du grand fleuve. La carte IGN que j’ai sous les yeux nous emmène jusqu’à Saint-Mathurin qui, au contraire, est positionnée à côté du « lit mineur » de la Loire.

Quelques habitations surélevées à gauche, La Loire est ses nuages à droite, Cl. Elisabeth PoulainQuelques habitations surélevées à gauche, La Loire est ses nuages à droite, Cl. Elisabeth Poulain
Quelques habitations surélevées à gauche, La Loire est ses nuages à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Quelques habitations surélevées à gauche, La Loire est ses nuages à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Les dénominations des lieux et des sites sont en elles-même un vrai plaisir qui sent bon la vie paysanne. Citons par exemple, à la Daguenière, "Le port aux vaches", un peu plus loin "le port à Soyer", puis en remontant,"le port de la Chevrette",  "le port de Vallée", juste en dessous de la "Papinerie".

L'approche de Saint-Mathurin, la vieille maison surélevée, la mairie avec un poisson en métal, Cl. Elisabeth Poulain
L'approche de Saint-Mathurin, la vieille maison surélevée, la mairie avec un poisson en métal, Cl. Elisabeth Poulain

L'approche de Saint-Mathurin, la vieille maison surélevée, la mairie avec un poisson en métal, Cl. Elisabeth Poulain

Juste quelques mots pour terminer ce billet d'une belle matinée sur la rive gauche de la Loire, avec le plaisir de prendre des clichés sans compter et de repartir dans l'autre sens pour aller voir cette fois-ci sous le soleil de l'après-midi une ville en rive gauche en aval, avec d'autres poissons, une autre ambiance...  

Pour suivre mon chemin

. Merci à "ma conductrice" tout d'abord,  

. Voir la carte IGN « Angers » 1522 O pour  commencer à voir la D952 et poursuivre par la carte 1622 O, d’abord la commune de La Bohalle , où vous voyez clairement où se trouve cette petite ville de plus de 2500 habitants.

. Saint Mathurin, à découvrir sur le site de la mairie  http://www.saintmathurin.com/ , avec un très beau cliché de Cramos, pris d’avion qui permet de voir « globalement » le site et le pont vus d’en haut, sur  http://www.saintmathurin.com/

. Le « poisson géant en métal » devant la mairie est l’œuvre de René-Georges Poisson, à voir sur le site de la mairie  http://www.saintmathurin.com/la-mairie-de-saint-mathurin-prend-de-la-hauteur/  

Et les clichés  sont d'Elisabeth Poulain! 

 

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La beauté des arbres plantés le long de la route : l’effet «cathédrale»

18 Mars 2019, 17:57pm

Publié par Elisabeth Poulain

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

Il manque un élément important dans mon titre, à savoir  le lieu où j’ai pris ces photos qui attestent de cet effet visuel, alors que je suis assise à côté de la conductrice émérite, C.A.E.… Cet « effet-cathédrale* » résulte du fait que dans une telle construction, la première chose que vous faites en entrant est de lever les yeux pour saisir en hauteur, sans obstacle à la vue, la magnificence du travail des hommes en des temps passés, il y a plusieurs siècles.

Ici sur «  la Levée de la Pelle Poule », en remontant le courant rive droite de la Loire en amont d'Angers,  vous pouvez saisir la puissance et la magnificence de ces arbres que l’homme a  plantés et qui n’ont pas « d’ennemis ». Ils sont dans leur pleine jeune maturité, ce qui prouve qu’ils ne sont pas trop âgés. Le cliché montre que  parfois, il n’y a pas de parfaite symétrie entre les deux côtés de la route. A l’endroit où j’ai pris la photo, il y a des arbres des deux côtes de la route ; plus loin, il semblerait qu’il n’y en avait plus  que du côté « terre » par groupe de cinq ou six arbres.

Le point commun  aux arbres de la ligne droite, devant nous, est que les branches maîtresses au-dessus de la chaussée ont été coupées, peut-être en prévention d’une cassure due au vent latéral provenant de  l’appel d’air que rien n’arrête entre le plus long  fleuve de France (près de 1 000 kms) à notre droite et la grande « prairie » en contrebas de la Levée sur notre gauche.

Point de cette première étape, à partir du cliché : je viens de vous parler de l’endroit, sans pouvoir être plus précise, des arbres, du vent…

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La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

Je vais aborder maintenant la chaussée. Ni devant, ni en arrière, il  n’y a de « trâces de  vie », que ce soit  par la présence de voiture devant ou en arrière, ni au-dessus avec des oiseaux par exemple, ni a fortiori avec des personnes sur leur vélo ou à pied. Dans l’air, pas d’oiseaux ; peut-être sont-ils plus près, dans les champs à chercher des bons vers de terre, dans l’air ou sur l’eau comme  nous le verrons plus tard, dans l’après-midi à Monjean-sur-Loire, quelques dizaines de kilomètres plus bas en aval  sur la rive gauche.

Pour l’instant, nous sommes toujours rive gauche, sur ce long tronçon de route droite. Plus loin en amont, en utilisant la fonction grossissement du cliché, j’arrive à discerner un panneau rectangulaire, sur le côté gauche de la route visible par ceux qui empruntent « notre » route mais cette fois-ci en descendant la Loire. Il y a aussi en arrière une grande structure  de métal permettant le transport d’électricité entre les deux rives du grand fleuve.  

Enfin notre regard se porte sur le ciel bleu  clair, avec un certain nombre de cumulus bien calmes, bien sages, du fait de l’absence de vent, qui donne une lumière d’une grande finesse, avec presque au milieu le soleil qui irradie de blancheur…  

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir les dates de début et de fin de la grande période des cathédrales en France (800-1600)  sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_cath%C3%A9drales_en_France

. La cathédrale d’Angers, édification de l’an 800 à 1600 , sur  https://www.wiki-anjou.fr/index.php/Cath%C3%A9drale_d%27Angers

. La cathédrale de Tours, construction du XIIè au XVIè siècle, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Gatien_de_Tours  

. La Levée de la Belle Poule sur  https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/les-ponts-de-ce-49130/la-belle-poule-etait-elle-une-foret-une-ile-un-paon-5911084   

 . Clichés Elisabeth Poulain, avec mes remerciements à ma « conductrice » !

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3 cartes postales d’Alsace avant, pendant & après la guerre de 14-18

18 Octobre 2018, 17:48pm

Publié par Elisabeth Poulain

Carte postale, Souvenir de Hagueneau, Polnischer König, Cliché Elisabeth Poulain

Carte postale, Souvenir de Hagueneau, Polnischer König, Cliché Elisabeth Poulain

Ce sont là trois  « pépites »  rares par définition, qui témoignent d’un passé pas si lointain quand l’Alsace-Lorraine parlait non seulement en allemand mais aussi en français (carte postale n°1). Re-devenue française à la (première) « Libération », elle a retrouvé sa bonne langue  française (CP n°2)  et enfin  c’est la beauté de certains paysages des Vosges   qui a pu être mise en valeur à nouveau (CP n°3).

. La carte postale n°1 « Souvenir de HaguenauPolnischer König » (Traduction de l’allemand « Le roi de  Pologne »).

Le recto montre à voir un ensemble important de bâtiments avec à gauche une grande maison en au toit très pentu parce qu’on aperçoit deux fenêtres en avancé sur le toit  avec leur propre petite toiture et ceci des deux côtés. Peut-être même y en a-t-il une autre à sa gauche mais elle est cachée par la ramure d’un arbre planté du côté de la route passant devant cet important ensemble immobilier. Deux cheminées sont fichées au faîte du toit.

. Le bâtiment du fond semble être une grange, sans fenêtre visible. Un sapin en outre masque la façade de ce bâtiment.   

. Quant à la maison à droite du cliché, elle se présente de face sur une belle longueur ; la porte ouverte et sans volet semble être l’entrée principale du bâtiment important par sa longueur. Un autre argument est que le portail de l’ensemble est ouvert juste en face de cette porte de la maison.  On aperçoit sur le toit pentu quatre cheminées me semble-t-il.

Remarquons enfin qu’on est en hiver car aucun arbre n’a de feuille, ce qui permet d’avoir la vue non seulement sur les différents bâtiments mais aussi sur le haut mur par devant. Pour le portail, on voit sans peine les deux colonnes auxquelles sont accrochées les vantaux  en métal plein pour le bas et ajouré pour le haut. 

L’arrière de la carte postale (14cm de long sur 9,2cm de haut) ne donne aucune information particulière. La seule remarque qui puisse être faite, est que la partie réservée à l’adresse est de 8 cm contre seulement 6 pour l’espace dédiée à la correspondance. L’endroit dédié au timbre est un petit carré de 2cm sur 2 en haut à droite…  

Carte postale, Photo Jeune Alsacienne, Cl. Elisabeth Poulain

Carte postale, Photo Jeune Alsacienne, Cl. Elisabeth Poulain

. La carte postale n°2 montre une jeune fille, habillée en  « Alsacienne » avec la fameuse coiffe fixée dans les cheveux  avec des épingles, sans que je puisse vous dire de quel canton elle était. On discerne des dessins de fleurs dans sa coiffe de couleur noire avec des fleurs vraisemblablement brodées sur ce grand ruban,  comme toute sa tenue, avec également un bouquet de quelques fleurs à la main. Cette carte a été coupée dans sa partie droite au recto, ce qui explique que je n’ai aucune information sur la ou le destinataire. Au verso, il est seulement indiqué « Souvenir de notre fête de libérati… mes sincères salutations, MF »  écrit en français à la plume trempée dans de l’encre noire, en lettres romanes pour le texte et en lettres gothiques pour les  trois lettres majuscules que j’ai soulignées ici dans ce billet. Les deux seules indications, qui peuvent être ajoutées  montrent la disproportion entre la partie dédiée à l’adresse beaucoup plus grande que celle destinée à la correspondance : la carte postale mesure 13,8cm  de longueur, dont 7,6cm sont affectées à l’adresse. Quant à « la libération », elle ne peut être que celle de 1918. 

A bien examiner cette carte, je m’aperçois que la très sérieuse jeune fille pose devant un décor peint sur une toile qui forme le fond. On le devine au « sol » sur lequel reposent ses pieds, à l’aspect  « papier froissé » où  se poursuit un décor d’un sentier qui part en montant à angle droit vers la gauche.

Carte postale-41 Saverne - le Haut Barr - L'Hôtel, Cl. Elisabeth Poulain

Carte postale-41 Saverne - le Haut Barr - L'Hôtel, Cl. Elisabeth Poulain

. Il me reste à vous parler de la carte postale n°3 qui  doit être la plus « récente » des trois pour plusieurs raisons. Il s’agit d’une vue de l’Hôtel du Haut Barr à Saverne. Elle est entourée d’un liseré beige-jaune, sur lequel figurent et les noms de la ville et le lieu et l’Hôtel, avec pour la première fois une signature « CAD » dans un triangle, juste avant l’intitulé total « 41 Saverne - LE HAUT-BARR – L’Hôtel ».

On peut admirer une vue prise d’en haut d’où l’on domine  l’hôtel en premier plan à droite qui semble être un mélange de manoir mi-alsacien mi-normand, avec les poutres de structures visibles et de curieuses baies cintrées vitrées en rez-de-chaussée surélevé avec à côté une avancée vitrée qui devait servir de véranda l’été. Quant aux ruines en arrière de l’hôtel, on peut imaginer que ce sont celles du « Château de Haut-Barr, L’œil de l’Alsace (Saverne) ».  

Il m’est difficile de vous en dire plus car la carte postale a dû être collée sur  un cahier par exemple, de sorte que j’ai du mal à lire, ce qui est indiqué au verso. Je devine, sans garantie de ma part, les mentions suivantes : « Hôtel, Restaurant, pension, A. Fockré, Le Haut-Barr (Saverne), Ouvert toute l’année, Téléphone 125. »

La carte mesure 14 cm de long, 9,2cm, bordure incluse. Au verso, la part réservée à l’adresse est plus grande que celle affectée au message, avec pour la première fois, en signe de « modernité » l’éditeur et son adresse à Strasbourg. J’arrive à deviner les termes d’ « … Arts mécaniques, Strasbourg …» écrits en tous petits caractères en position verticale pour séparer la partie droite dédiée à l’adresse du destinataire de la partie « correspondance »…   

A cette petite histoire de trois cartes postales, que j’ai trouvées dans une boîte, dont deux sont originaires du Bas-Rhin –Haguenau  et Saverne -  et l’autre  du Haut-Rhin avec la jeune Alsacienne, je ne peux rien ajouter  de plus que ce que je vois aujourd’hui et dont je viens de vous parler…    

                                                                           ***********                  

Pour suivre le chemin, consulter

. Haguenau, voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Haguenau#La_Première_Guerre_mondiale_à_Haguenau  

. Pour le Château du Haut-Barr, voir https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ch%C3%A2teau_Haut-Barr.jpg

. Clichés Elisabeth Poulain

 

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La caravane ‘Provence’ de CARAVELAIR, Château-Gaillard, 1968…

13 Août 2018, 17:24pm

Publié par Elisabeth Poulain

Vue sur la Seine et les falaises de craie blanche, Château-Gaillard, Les Andelys76, Cl. Elisabeth Poulain

Vue sur la Seine et les falaises de craie blanche, Château-Gaillard, Les Andelys76, Cl. Elisabeth Poulain

Il s’agit d’une publicité parue, il y aura presque 50 ans à quelques mois près, en une année « torride » par ailleurs, dans une revue de Caravane Camping, intitulée « plein air, CARAVANE CAMPING » dans son numéro d’octobre 1968. La revue elle-même est le « SPECIAL SALON, LE BOURGET 3-13 OCT ».

C’est le site qui est l’élément déterminant et intéressant de ce visuel. Que voit-on ? Un des plus beaux paysages de la Seine lors de sa traversée du département de l’Eure. C’est le site des Andelys dont on aperçoit l’église et la ville (8 000 habitants actuellement) nichées entre la Seine et les falaises de craie que l’on voit très distinctement dans le fond du cliché, là où la Seine n’a pas pu passer. On voit sur le cliché la belle courbe  du fleuve et ces hautes falaises en partie gauche de la photo en dessous de la ligne de crête. Il faut dire aussi que l’amplitude du paysage se complète d’une datation temporelle de durée impressionnante. Le site est occupé en effet depuis la Préhistoire, au Paléolithique moyen, il y a presque 300 000 ans… ! Les Gallo-Romains ont suivi. Il me vient à l’idée – une idée saugrenue, voir incongrue - que Napoléon Bonaparte aurait été  battu à plat de couture, avec sa célèbre citation  prononcée en 1798 devant les pyramides  et ses « quarante siècles qui vous contemplent » en s’adressant à ses soldats. Aux Andelys, c’est la Seine  qui a fait ce formidable travail d’érosion et de façonnement des falaises, ce qui signifie que le niveau du sol était beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui. Sous vos pieds, vous savez qu'il y a des milliers et des milliers d'années..., qui "parlent"! 

Caravelair "Provence",La Seine aux Andelys-76, Plein Air Caravane Camping1968, Cl. Elisabeth Poulain

Caravelair "Provence",La Seine aux Andelys-76, Plein Air Caravane Camping1968, Cl. Elisabeth Poulain

Revenons au site, en faisant cette fois-ci un parallèle, avec un cliché que j’ai pris, au printemps 2011 par un temps superbe, au point qu’on se  serait cru en été. Sur une des photos, on voit très distinctement la Seine, la ville des Andedys en bas, les falaises de craie en partie droite du cliché, en rive droite du fleuve,  l’île dont je ne vous ai pas parlée jusqu’ici. Sur le visuel Caravelair, on la discerne en noir tout à gauche dans la courbe de la Seine, sans comprendre vraiment ce que c’est. Par contre, on la voit bien sur les photos couleur, de même qu’on aperçoit sans peine des personnes, des contemporains - qui piquent-niquent - devant le célèbre paysage. Sur la Seine, une péniche blanche est amarrée à la rive droite…

Avec en prime, « un cadeau »  qui est fabuleux et auquel je n’ai pas encore fait aucune allusion. C’est un cliché que j’ai fait du formidable château fort du Moyen-Age, alors possession anglaise, construit en deux ans de 1196 à 1198 pour barrer la route aux troupes françaises alors ennemies… Imaginez quand même la surprise que l’on peut avoir, de partir d’une caravane de marque connue, d’un magazine spécialisé dans le caravaning datant d'octobre 1968 - une année chaude en son joli mois de mai - et le camping pour se retrouver  en plein conflit entre les Anglais alors sur « leur » terres et les Français qui revendiquaient ces terres au même titre, sans compter les milliers d'années du sol sur lequel vous marchez. Ne vous étonnez donc pas dans ces conditions de voir nos amis et voisins britanniques venir en nombre visiter  leur château, implanté dans leur belle province continentale. Et je ne parle pas du Canada !

Vue sur Château-Gaillard, la Seine et les falaises de craie blanche, aux Andelys,76, Cl. Elisabeth Poulain
Vue sur Château-Gaillard, la Seine et les falaises de craie blanche, aux Andelys,76, Cl. Elisabeth Poulain

Vue sur Château-Gaillard, la Seine et les falaises de craie blanche, aux Andelys,76, Cl. Elisabeth Poulain

Et pour finir par un choc visuel et tout à fait pacifique cette fois-ci , voici une juxtaposition vraiment étonnante, le jour où nous sommes venues voir le site. Sur le parking  aménagé sur la colline d’à côté, Château-Gaillard recevait la visite d’un club anglais de propriétaires de quad venus tout à fait pacifiquement rendre hommage à cette belle terre normande autrefois anglo-normande et à « leur » forteresse…

PS. Vous comprenez aussi alors pourquoi la porte de la caravane est fermée. Votre regard commence à tourner autour de la caravane et ce faisant, d'une certaine façon, vous vous appropriez la caravane, en y associant l'espace qui l'accueille, la beauté du site, son amplitude, sa lointaine histoire, la belle province de la Provence  et ...l'air. Et vous vous dites en plus qu'ici à Château-Gaillard, vous marchez sur un sol  profond qui compte près de 3 000 siècles. Excusez du peu!   

Site de Château Gaillard, Les Andelys, Eure, parking, réunion de quads, Cl. Elisabeth Poulain

Site de Château Gaillard, Les Andelys, Eure, parking, réunion de quads, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Magazine  « Spécial Salon, Plein Air, Caravane Camping »  d’octobre 1968, 3,00 F., Collection F. Poulain

. Voir la gamme actuelle de cinq modèles de Caravelair-Caravanes en 2018, sur https://www.caravelair-caravanes.fr/gammes/     Elles commencent toutes par A, avec Allegra Home, Allegra, Artica, Alba et Antares.

. Mieux connaître l’Eure, qui est tout autant un département de la Normandie, à voir sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Eure_(d%C3%A9partement),  qu’un affluent de la Seine https://fr.wikipedia.org/wiki/Eure_(rivi%C3%A8re)

. Le site des Andelys à voir sur https://www.paris-normandie.fr/region/les-andelys--pari-gagne-pour-la-reouverture-de -chateau-gaillard-GD12660226

. Retrouver la ville des Andelys sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Andelys

. Retrouver le grand paysage de la Seine, la ville des Andelys,  en bas de la colline  en rive droite sur une belle photo de  Tristan Nitot datée du 07 octobre 2007  https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Petit-andely-depuis-chateau-gaillard.jpg   

. Lire de France Poulain, "Le Dire de l’Architecte des Bâtiments de France, Les Essentiels, Château Gaillard", Connaissance n°08, en date du 2 juin 2012  

. A compléter avec un très beau et très bon reportage de la revue "Détours en France, Hors Série Collection", sur "Le Monde secret des Châteaux forts" , qui commence par l'Ouest et qui démarre avec ... (suspense) Château-Gaillard en page 34, un Hors-Série de cette année, à voir en pages 34 à 37 incluse, avec des clichés exceptionnels. Vous comprenez alors mieux le destin 'chahuté' du château. A  retrouver sur www.detoursenfrance.fr 

. Cliché du visuel de la caravane "Provence" et photos  2011, Elisabeth Poulain. 

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Coucher de soleil rouge au-dessus de la mer en Loire-Atlantique

21 Juin 2018, 17:21pm

Publié par Elisabeth Poulain

Coucher de soleil rouge sur l'Océan Atlantique, Cl. Elisabeth Poulain d'une photo papier A.F.

Coucher de soleil rouge sur l'Océan Atlantique, Cl. Elisabeth Poulain d'une photo papier A.F.

Décryptage du titre. Il s’agit dans ce billet de vous montrer une photo tirée sur papier, à l‘ancienne ; elle a dû être prise dans les dernières  années de l’avant-dernière décade, en clair avant 1990.

Imaginez, le soir tombe, une expression qui m’amuse au sens premier comme si la nuit était un rideau qui tombait devant soi, masquant ce que l’on voit et ce que l’on sent. Au bord de la mer - il s’agit ici de l’Océan Atlantique  nord - le coucher de soleil devient certains soirs un spectacle fabuleux pendant lequel vous avez l’impression très  fugace - non pas de la fin de la journée – mais de la fin d’un monde ou dominerait la couleur rouge dans toute la partie aérienne. En comparaison, la pluie n’offrirait aucune magie particulière à ce moment pourtant très sensible de  l’arrivée de la nuit. Par contre la rapidité de la tombée du soleil comme s’il tombait dans l’eau de la mer, étonne à chaque fois.

Coucher de soleil rouge au-dessus de la mer en Loire-Atlantique

Il y a aussi un autre phénomène physique impressionnant, qui est antérieur à la séquence que je viens d’évoquer. C’est le moment où le soleil amorce déjà nettement sa descente à l’horizon dans la mer, alors qu’il y a des nuages dans le ciel.  Si la chance est avec le photographe, il sera possible  de saisir les différentes nuances d’un soleil rouge qui irise à la fois  légèrement la mer, le ciel proche du soleil et surtout qui colore d’une façon surprenante en rouge des nuages fractionnées à la manière de vagues  placées perpendiculairement au  tracé de la côte.

Dans la photo que je  vous présente, outre le soleil rouge, les nuages,  la mer, l’espace entre la ligne des nuages et celle de la mer, il me reste à vous citer deux autres composantes qui se trouvent sur le côté droit vertical et le côté horizontal droit.

- En vertical, à droite donc, les branches un peu pointues d’un cupressus encore jeune ressortent en foncé sur les formes et les couleurs que j’ai   évoquées.

- En outre, presque à l’horizontal, devant soi, une barrière avec des barreaux verticaux en béton armé des années « 50 » au premier plan, marque la séparation entre le jardin qui fait face à la mer et la dune que l’on ne voit pas.  

A un tel billet, qui ne peut avoir de conclusion, je ne peux qu’ajouter que cette photo tirée sur papier était insérée dans un porte-photo de 15,5cm sur 11,5 que l’on ouvre comme un livre qui n’aurait que 4 faces recto-verso et qui porte en titre de couverture « Meilleurs vœux ». !  

Pour suivre le chemin

. L’Océan atlantique https://fr.wikipedia.org/wiki/Oc%C3%A9an_Atlantique

Pourquoi le soleil devient-il rouge le soir? A voir surhttps://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/matiere-soleil-rouge-soleil-devient-il-rouge-orange-lorsquil-couche-79/

.  Cliché Elisabeth Poulain d'un cliché AF.

Page de couverture du cliché du coucher de soleil,  Cl. Elisabeth Poulain d'une photo papier A.F.

Page de couverture du cliché du coucher de soleil, Cl. Elisabeth Poulain d'une photo papier A.F.

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L’étang Saint-Nicolas-Angers > Les oiseaux, la beauté de ses paysages

9 Mai 2018, 15:02pm

Publié par Elisabeth Poulain

Angers-Etang St-Nicolas, la couleur de l'eau, Cl. Elisabeth Poulain

Angers-Etang St-Nicolas, la couleur de l'eau, Cl. Elisabeth Poulain

Chaque année à Angers, avec le retour du printemps, arrive à nouveau le plaisir de redécouvrir l’éveil puis l’explosion des couleurs de la nature à l’étang Saint-Nicolas, avec une lumière très particulière. C’est le cas surtout si vous faites votre promenade un dimanche matin, avec une particularité qui est de se faire « doubler » par un grand nombre de coureurs, un cordon ininterrompu d’hommes et de femmes, à raison – grosso modo de deux tiers/un tiers. Bien sûr, je ne les ai pas comptés, mais c’est à peu près cela. Cela fait plaisir de voir ces sportifs courir.  Leurs points communs, leur minceur et leurs muscles que l’on voit travailler !

En semaine, il y a moins de monde, ce qui convient à beaucoup de promeneurs, dont je fais partie, qui peuvent ainsi marcher calmement, au plus près de l’étang, sur  le chemin du bas  qui parfois est étroit surtout en rive gauche. C'est un site qui offre à chaque saison, chaque jour, chaque moment, selon que l’on est le matin ou l’après-midi,  ses particularités, ses paysages, ses vues et le plaisir de prendre des photos  sans gêner personne… Une autre « retombée » de la prise de photo, cette capture d’un bref instant,  est que vous savez que ce vous voyez un jour à un instant « t », vous ne le  retrouvez jamais. Les quelques clichés, que je vous présente, ont été pris  lors de différentes promenades et pas seulement celles du dimanche matin.

Pour en revenir particulièrement à ce dimanche-là, entre deux « trains de coureurs », j’ai eu le temps d’admirer les variantes des couleurs de l’eau et de chercher des yeux les oiseaux qui sont nombreux sur ce site, à croire que cet étang long de plus de 3,5km de longueur est un véritable « couloir à vent » porteur pour ces volatiles. C’est aussi un site où il n’y a pas de voitures et une multitude d’arbres de variétés différentes selon le type de terre. Il y a des endroits à terre acide où poussent plusieurs variétés de conifères de très belle hauteur et des sites où on ne trouve que des feuillus. Certains endroits ont été plantés, d’autres où la nature a toujours gardé ou repris ses droits. Des sites aussi où la pierre de schiste noir avec des reflets rouges, oranges…,  est visible à l’œil nu de sorte qu’elle empêche quasiment toute présence végétale de grande taille, à l’exception de petites plantes grasses ou de ronciers qui arrivent à pousser dans des anfractuosités « profondes » de quelques centimètres. Seule exception, les genêts, au point que parfois, on se croirait en Bretagne.

Angers-Etang St-Nicolas, les bihoreau gris (jeune héron) et cormoran noir, Cl. Elisabeth Poulain

Angers-Etang St-Nicolas, les bihoreau gris (jeune héron) et cormoran noir, Cl. Elisabeth Poulain

Pour éviter d’établir une hiérarchie entre les oiseaux, rien ne vaut l’ordre alphabétique. Et c’est ainsi que je vais commencer par :

. la famille des C comme  les canards, les cormorans et les cygnes,

. la famille des  G comme les goëlands, qui sont des grosses mouettes,

. suivra ensuite  la famille des E des échassiers représentée par le héron cendré, qui fait partie des échassiers, tout comme le bihoreau gris de plus petite taille ;  voilà un E = H + B

. Enfin viendra la famille des M, celle  des mouettes, qui inclura celle des goëlands, qui sont plutôt rares ; ce sera donc un M = M + G

Tous ces oiseaux vont nicher, trouver des congénères et aussi et surtout leur nourriture dans l’eau. Je ne vous parlerai pas des oiseaux de plus petite taille telles que des moineaux, des mésanges…ou de ceux qui sont toujours présents, comme les pies par exemple ou les tourterelles incroyablement actives cette année…On n’entend qu’elles, qui n’arrêtent pas de roucouler en se parlant de nid à nid, ou de sommet de "leur" arbre, d'une antenne de télévision ou... d'une cheminée ...au printemps.

Angers-Etang St-Nicolas, les cygnes sur la petite île & les cormorans à gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Angers-Etang St-Nicolas, les cygnes sur la petite île & les cormorans à gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Je vais commencer par vous donner quelques nouvelles du couple de  cygnes, qui se plait beaucoup dans l’étang et notamment dans une des deux « îles », celle qui se situe près du petit pont de cette partie aval de l’étang.

Je mets des guillemets à ces « îles », car déjà, il n’y en a qu’une seule réellement, une vraie petite île, faite  de terre avec de la roche dessous. Il y a même un arbre de petite taille qui fait de grands efforts pour survivre. Il doit avoir atteint sa taille « adulte »  au vu de son implantation. Il accueille un couple de cygnes. « Madame Cygne » est fort occupée à couver tandis que son compagnon reste à proximité pour surveiller les abords et lui apporter à manger. Certains jours aussi, il se lasse de toujours être là et se déplace plus en aval, n’hésitant pas à aller en face, au plus près de la rive gauche.

Cette  petite île, sans dénomination, se trouve un peu en aval du vieux pont sur le côté droit qui séparait la partie de l’étang en aval qui qui appartenait à l’Abbaye Saint-Nicolas et de la partie amont de la petite rivière du Brionneau en amont, qui alimente l’étang en eau où se trouve toujours le Prieuré aux Bons Hommes

Angers-Etang St-Nicolas, un goëland et un cormoran, Cl. Elisabeth Poulain

Angers-Etang St-Nicolas, un goëland et un cormoran, Cl. Elisabeth Poulain

L’étang offre aussi l’avantage, en particulier d’abriter des poissons, dont je ne saurai vous dire s’ils sont nombreux mais qui attirent des pêcheurs. Une différence entre les deux, est que les pêcheurs – humains, masculins à 99% -   doivent rejeter à l’eau  les poissons qu’ils viennent de pêcher, alors même qu’ils doivent être munis d’une carte de pêche obligatoire ! Ils ont ainsi le plaisir de la pêche en eau douce, mais sans avoir celui de manger le produit de la pêche, le poisson ! Par contre les autres « pêcheurs »,  ceux qui ont des ailes, non seulement  n’ont pas besoin de carte de pêche,  mais en plus ils peuvent les manger. C’est ainsi qu’ils se nourrissent. Ce sont alors les oiseaux, que l’on voit, si on a de la chance,  parfois plonger en piqué  dans le lac et ressortir en ayant attrapé  un poisson. Il est rare d’être là à ce moment-là. Un promeneur m’a pourtant assuré qu’il venait juste de voir un cormoran ressortir de l’eau avec un petit poisson dans le bec.

Angers-Etang St-Nicolas, la cane et ses 9 ou 10 canetons, Cl. Elisabeth PoulainAngers-Etang St-Nicolas, la cane et ses 9 ou 10 canetons, Cl. Elisabeth Poulain

Angers-Etang St-Nicolas, la cane et ses 9 ou 10 canetons, Cl. Elisabeth Poulain

Toute cette introduction, pour vous dire qu’il y a plusieurs variétés d’oiseaux qu’on verrait mieux au bord de la mer.  Citons par exemple des mouettes blanches bien nourris qui se trouvent fort aise d’être là bien abritées, avec peu de concurrence d’abord avec les autres mouettes et d’autres variétés qu’on ne s’attendrait pas à voir. Comme par exemple,  des goélands blancs à bec et pattes jaunes, plus grands et plus dodus que les mouettes.  Leur caractéristique commune est que ces volatiles sont présents sur  le site de l’étang Saint-Nicolas. Ils n’hésitent pas l’hiver à venir dans les terres pour y trouver plus facilement à se nourrir et à se protéger des grands vents. Cette année, qui a pourtant connu peu de grands froids, a accueilli beaucoup d’oiseaux que je vais vous présenter dans l’ordre alphabétique.

1. Les canards, qui sont nombreux, mais que je n'ai pas beaucoup vu, à la vérité. J'ai vu une cane suivie de ses 9 ou 10 canetons.

2. Le cormoran est un autre « drôle d’oiseau »   qui est facilement reconnaissable de par sa couleur noire, sa longueur et sa minceur, quand il se repose, allongée, sur un flotteur au milieu de l’étang. Ils ont aussi pour caractéristique de rester sans bouger ailes déployées, le temps qu’il faut, debout sur leurs pattes,  pour les faire sécher avant de les replier et se reposer, les pattes repliées. Il y en a plusieurs qui nichent dans l’étang Saint-Nicolas. Ces oiseaux pêcheurs ressemblent alors vues de plusieurs dizaines de mètres à de longs tubes noirs, sachant sécher ! Les goélands et le cormoran ailes déployées cohabitent sans souci pendant des temps longs, sans se gêner, sur un long tube métallique qui fait office de ponton de repos et/ou de pêche pour les oiseaux. Il y a aussi de l'autre côté de l'étang, près de la petite île, le plus en amont  près de la rive droite. Là j'en ai compté trois.                       

Angers-Etang St-Nicolas, les goëlands, Cl. Elisabeth Poulain

Angers-Etang St-Nicolas, les goëlands, Cl. Elisabeth Poulain

C’est par les goélands  et les paysages  que je vais terminer ce billet « volant », non pas seulement au gré du vent  mais aussi de la pluie. Je vous ai montré l’étang d’abord du haut, avec la couleur de l’eau qui reflète le ciel bleu quand il y a du soleil mais qui peut prendre aussi une couleur jaune étonnante, que je qualifierai de « jaune argile » quand il y a eu les jours précédant la prise des photos de fortes pluies…  Quant à la couleur « verte »  de l’eau de l’étang, je vous en ai déjà parlé dans un précédent billet, avec « les arbres, tête en bas, à l’étang Saint-Nicolas… »

Angers, Etang Saint-Nicolas, la couleur de l'eau après une grosse pluie. Cl. Elisabeth Poulain

Angers, Etang Saint-Nicolas, la couleur de l'eau après une grosse pluie. Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Lire sur ce blog un billet précédent sur l’étang Saint-Nicolas en date du 3.10.2010, sous le titre suivant  http://www.elisabethpoulain.com/samedi-matin-des-arbres-tete-en-bas-a-l-etang-saint-nicolas-angers-58198107.html Les photos sont visibles dans Google Images, pour ceux qui n’ont pas le temps de lire le texte… !

. A cette adresse, vous pouvez aussi regarder uniquement les images, en cliquant « images » sur Google...

. Le Parc Saint-Nicolas à retrouver sur http://www.angers.fr/vivre-a-angers/la-nature-a-angers/les-parcs-et-jardins-publics/patrimoine/espaces-naturels/les-parcs-saint-nicolas/index.html

. Le site en entier est classé au titre des « Sites et Monuments naturels de caractères artistique et historique » http://www.conservation-nature.fr/article3.php?id=128  

. En partant de l’amont, l’étang Saint-Nicolas fait partie des communes d’Avrillé en amont et d’Angers dans sa plus grande partie, en aval. Beaucouzé doit avoir aussi vraisemblablement une petite partie du parc proche de l’étang… mais sans accès à la rive droite, au début de l’étang.

. Le Parc de Balzac ou le Parc Balzac, à voir sur http://www.angers.fr/vivre-a-angers/la-nature-a-angers/les-parcs-et-jardins-publics/patrimoine/espaces-naturels/le-parc-de-balzac-espace-naturel/index.html

. L’étang se termine lorsque la petite rivière Brionneau, affluent de  la rivière Maine, disparait sous terre, à la hauteur de  l’Abbaye Saint-Nicolas à Angers pour traverser en souterrain la Place Maurice de Farcy. L’eau de l’étang réapparaît de l’autre côté, au Parc  Balzac - qui pour une bonne part - est un marais, qu’elle traverse de part en part pour enfin rejoindre la rivière « Maine »  https://fr.wikipedia.org/wiki/Brionneau_(rivi%C3%A8re)

. Quelques informations sur cette petite rivière de rivière, de 27,5kms de long, le Brionneau, sur https://www.eau-anjou.fr/territoires/les-cours-deau/brionneau/

. Le schiste noir, fréquent en Anjou, peut se débiter en feuillet fin pour couvrir les toitures d’ardoise, en pierre plate d’épaisseurs variables pour ériger des murs de  pierre sèche ou des moellons de belle taille, comme il en va au Château d’Angers, toujours cité comme exemple.

. Voir aussi un site très clair, spécialisé  sur les différents types de schistes selon leur emplacement, leur datation et leur « degré de compression »,  http://www.terroirsdeschistes.com/la-personnalite-des-schistes/ et qui montre par des photos de JC. Bousquet qu’il existe bien ce que j’appelle, moi, du « schiste de couleur orange », plus fréquent qu’on ne le croit. 

                                                             *                          

. Le Prieuré de la Haye aux Bonshommes sur   https://fr.wikipedia.org/wiki/Prieur%C3%A9_de_la_Haie-aux-Bonshommes

. L’Abbaye Saint-Nicolas à voir sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Nicolas_d%27Angers . Sa construction a commencé en 1010 et s’est terminée en fin de XVIIIe siècle ! Sans commentaire ! L’abbaye est toujours en activité religieuse.

Et maintenant voici les oiseaux par ordre alphabétique

. Le canard colvert sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Canard_colvert

. Le cormoran à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Cormoran. Je ne vous garantis pas que le cormoran que j’ai pu photographier soit le bon dont je cite le nom générique : il y a en effet 3 genres (allez voir ce qu’est un genre dans le domaine animale sur (https://fr.wikipedia.org/wiki/Genre_(biologie) et 36 espèces… !

. Le cygne à voir sur  http://www.oiseaux-birds.com/fiche-cygne-tubercule.html  et toujours https://fr.wikipedia.org/wiki/Cygne_tubercul%C3%A9

. Le goéland, qui est une grosse mouette à voir sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Go%C3%A9land    

https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/oiseaux-mouette-goeland-difference-7489/  et une photo de Pline sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Goeland_nidification.jpg

. La grue cendrée, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Grue_cendr%C3%A9e

. Le héron cendré sur https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9ron_cendr%C3%A9       

. La version « jeune » du héron a pour nom « le bihoreau gris » dont les couleurs peuvent être plus ou moins foncées. Celui que j’ai vu était d’un gris très pâle, ce qui semble prouver aussi qu’il était très jeune, à voir sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Bihoreau_gris

. Et merci à la photographe vraisemblablement professionnelle - dotée d’un appareil photo de « pro  et  spécialiste des oiseaux » -, qui m’a indiqué à l’Etang Saint-Nicolas le nom de cet oiseau juvénile. Elle a attendu le temps nécessaire pour qu’il soit là, juste au moment où elle l’était encore : ça c’est du vrai et bon professionnalisme! 

.  Clichés Elisabeth Poulain 

 

 

 

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La Grange dîmière de la Commanderie de Sainte-Colombe, près d’Evreux, Eure

27 Novembre 2017, 18:39pm

Publié par Elisabeth Poulain

Grange dîmière de la Commanderie de Sainte-Colombe, la moisson l'été, Eure, Cl. Elisabeth Poulain

Grange dîmière de la Commanderie de Sainte-Colombe, la moisson l'été, Eure, Cl. Elisabeth Poulain

Quelques explications d’abord sur ce qu’est une grange dîmière. C’est un bâtiment de grande taille, à usage agricole où était  stocké le dixième des récoltes de blé et d’autres céréales appartenant de droit le plus souvent à l’Eglise ou parfois à une autorité civile. Le curé ou le responsable collectait ainsi une partie des récoltes résultant du travail des paysans sur les terres du village,  à charge pour lui de procéder à la redistribution des céréales aux nécessiteux. En période de famine, les dîmes versées en nature, comme  le blé, étaient ainsi réparties entre ceux qui n’auraient pas pu survivre sans ces secours alimentaires… Posséder une grange dîmière était aussi pour le clergé et le seigneur du lieu un signe de puissance et de richesse qui faisait aussi preuve de la fertilité de la terre, d’une importance vitale surtout dans les périodes troublées dues aux conflits et/ou quand sévissait la famine du fait par exemple de mauvaises récoltes.   

Dans le département de l’Eure, il reste un certain nombre de ces granges, datant du XIIe siècle au XVIIIe siècle, disséminées dans la campagne. Elles se caractérisent par leur surface importante au sol, sur un plan rectangulaire, avec un très haut toit retombant près du sol. Erigées le plus souvent dans les riches terres agricoles de Normandie, elles avaient pour particularité de se voir de loin, tout comme l’église qui signe sa présence par la hauteur de son clocher.

. La grange dîmière a pour caractéristique ses dimensions rectangulaires, l’importance volumétrique capable d’y stocker des volumes impressionnants de nourriture au sec sur le sol, abrité  sous une charpente massive lourde. Une grange dîmière rassure la population sur sa survie par la capacité de ce bâtiment à stocker de la nourriture dans un double schéma symbolique. Le clocher de l’église élève l’esprit en regardant le ciel, tandis que les cloches appellent le croyant à l’église ; la grange dîmière montre de visu le pouvoir de la terre à produire du blé qui comble les ventres creux en cas de famine, de disette, de troubles… C’est une architecture caractéristique de la solidarité humaine dans la société chrétienne de cette époque.

Les dimensions des granges sont surprenantes. Celles de la Commanderie de Sainte-Colombe mesurent ainsi 37 mètres de long sur 15 mètres de large. Quant à la hauteur, au faîte du toit, on ne la connait pas. Ce qu’on sait par contre, c’est qu’un certain nombre de conditions devait être réuni pour que de tels bâtiments d’importance aient pu être érigés et ainsi  durer dans le temps. Citons la fertilité de la terre, capable de produire de belles récoltes céréalières et du bois pour ériger des charpentes parfois doubles, l’une supportant  l’autre, tellement la charpente recouverte de la couverture en tuile pouvait être lourde.

.  Il y a  encore et surtout cette terre profonde et généreuse de la Normandie qui permettait aux arbres de haut fût de grandir et d’arriver à maturité. Seuls les troncs sans défauts permettaient d’y tailler les  poutres charpentières de longue portée nécessaires et parfaites, au sens où leur capacité à accepter des portances d’un poids phénoménal –à cause des tuiles – en dépendait. Des nœuds ou des blessures du bois mal cicatrisées par exemple auraient rendu inaptes le recours à de telles poutres à assembler des charpentes lourdes. Par contre des plus petites poutres taillées entre deux nœuds étaient toujours utilisées. Rien ne se perdait...

Grange dîmière de la Commanderie de Sainte-Colombe, la moisson l'été, Eure, Cl. Elisabeth Poulain

Grange dîmière de la Commanderie de Sainte-Colombe, la moisson l'été, Eure, Cl. Elisabeth Poulain

. La  Grange dîmière de Sainte-Colombe. Il  est temps d’en parler. Nous sommes dans le département de l’Eure au nord-ouest d’Evreux, à Sainte-Colombe la Commanderie, qui s’appelait il n’y a pas si longtemps encore Sainte-Colombe la Campagne. Campagne, il y a assurément : tous les villages auraient pu avoir cette dénomination finale. Pour la Commanderie, il en en va justement du lien direct avec la grange dîmière : une commanderie désigne une « circonscription territoriale » comme l’a été Sainte-Colombe. Celle-ci, ce territoire dédié à la charité et au partage, était justement celui au centre duquel rayonnait la Grange dîmière, celle qui percevait un dizième des récoltes de la terre.

Quand on voit aujourd’hui une telle architecture, celle des granges dîmières, on sait, même sans avoir fait d’études d’ingénieur agronome, qu’ici la terre était fertile. Quand on peut constater de visu cette caractéristique  qui a permis la survie des paysans au cours des siècles et plus largement de la population, on se surprend à regarder la terre autrement et l’été  en période  de moisson, à chercher le blé. C’est ce que vous montrent ces clichés. Les deux clichés ont été pris de l’extérieur quand on arrivait en voiture à Sainte-Colombe de la Commanderie. Le vaste champ de blé venait d’être fauché en partie. Le second vous fait apercevoir dans la partie à droite du cliché et de la parcelle une formidable faucheuse lieuse de couleur rouge. On la vue parce qu’on la cherchait, tant la coupe avait une allure nette, franche... qui venait d’être moissonnée, dans une parcelle sans fin, puisqu’il n’y a pas de clôture.

Le cliché montre ces différentes phases : la partie fauchée en Ier plan en bas  et la séquence du blé encore non fauché, qui couvre une surface impressionnante, en arrière un long mur de pierre blanche qui sépare le champ de blé de l’ensemble bâti en arrière, une petite maison basée sur sa façade latérale une parfaite symétrie, deux fenêtres en bas, à droite et à gauche d’un chainage vertical qui se croise à la hauteur du plancher du grenier, marqué par un chaînage horizontal, mais sans fenêtre en haut. Par contre on discerne bien les deux fenêtres à avancées sur la toiture de chaque côté du toit, avec en prime deux cheminées au bord du toit, côté fermé, à l’intérieur de la parcelle l’ensemble immobilier ; on aperçoit à gauche de cette maison construite perpendiculairement au mur avec l’extérieur, un petit bâtiment bas, qui devait peut-être accueillir des animaux ; avec par derrière le mur débordent  des arbustes dont la couleur verte étonne, là où tout est crème, ocre clair, avec des maisons à chaînage de briques qui forment des rangées d'un rouge éteint qui ressortent sur des rangées de pierres calcaires blanches; des toits de briques…la très jolie maison, à rayures en alternance de couleur rouge brique et calcaire grisé qui se détache sur la toiture  de la grange dîmière et, dans le mur de la maison, la seule porte permettant de sortir dans le champ de blé.

Au second plan, on ne peut manquer de voir la formidable toiture de la grange dîmière, sur laquelle se détache la toiture de la maison à rayures. La grange est située en arrière, au second plan, parallèlement au mur de séparation avec l’extérieur. Vient pour le regard le moment de voir ce qui se passe sur le côté gauche de la photo. Seul un poteau électrique situé dans le champ, en dehors de la propriété, donne de la vie à cette partie de la photo. Il a aussi de l’importance pour rendre compte de la hauteur importante de la grange.

La dernière séquence est réservée au ciel, grisé de bleu léger avec des échappées de blanc, qui renforce les couleurs terre ou pierre des bâtiments du bas.     

Grange dîmière de la Commanderie de Sainte-Colombe, la moissonneuse, Cl. Elisabeth Poulain

Grange dîmière de la Commanderie de Sainte-Colombe, la moissonneuse, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Parcourir dans http://www.persee.fr/doc/annor_0000-0003_1982_hos_1_1_4165    les Granges de Normandie, l’essai d’architecture et d’économie de Pierre Bonnet, en hommage au Doyen Michel de Bouard.

. Lire l’article sur la dîme sur https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%AEme

. La Grange dîmière de la Commanderie de  Sainte-Colombe, à voir sur http://www.templiers.net/departements/index.php?page=27#1

. La commanderie, voir une approche  sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Commanderie/  

. Ainsi que Le Mercure de Gaillon sur   http://lemercuredegaillon.free.fr/templiers/renneville/index.html

https://lagrangederenneville.fr/histoire/   http://www.templiers.org/renneville.php

. Plus d’informations sur le site de l’Office du Tourisme du Neubourg, au nord-ouest http://www.tourisme.paysduneubourg.fr/SAINTE-COLOMBE-LA-COMMANDERIE.html

                                                                   *

. Lire sur ce blog, un billet consacré à une autre grange dîmière dans le département de l’Eure, celle de Daubeuf la Campagne, avec de beaux clichés en particulier celle d'une double charpente, la seconde aidant la Ière à supporter le poids des tuiles,  sur http://www.elisabethpoulain.com/article-la-grange-dimiere-daubeuf-la-campagne-fran-ois-calame-eure-91667790.html   

. Clichés Elisabeth Poulain pour cette vue de l’extérieur incluant le champ de blé en pleine période de moisson, ainsi que celle où l'on voit la formidable moissonneuse lieuse rouge au fond du cliché à droite ; pour l’intérieur, de l’autre côté du mur, voir également la série des beaux clichés de X. Javier sur wikipedia, Sainte-Colombe la Commanderie…. 

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Nous les poissons des Seychelles à chanter sur l’air des sœurs jumelles

7 Novembre 2017, 17:50pm

Publié par Elisabeth Poulain

Seychelles, Port Victoria, Clipper, le port, wikipedia

Seychelles, Port Victoria, Clipper, le port, wikipedia

Les Seychelles d’abord. Si l’on faisait une enquête pour savoir où sont situées ces îles Seychelles, les résultats ne seraient pas « tristes ». Si nous allions encore à l’école, nous serions bon pour ré-apprendre nos leçons, à condition qu’on les ait apprises au moins une fois et surtout qu’il y ait eu des cours sur cette partie du monde, à l’époque où nous avions l’âge d’y aller (à l’école). J’en doute ! Avouons donc clairement notre ignorance, ce sera plus simple. On connait le nom qui nous dit quelque chose, on sait qu’elles sont lointaines, mais où exactement ? C’est une autre question. Elles ont pourtant fait partie des  anciennes possessions françaises pendant un certain temps, tout comme nos amis et voisins anglais, pendant plus longtemps, après avoir été découvertes par des hardis navigateurs arabes et portugais ensuite. Cela fait déjà beaucoup de monde ! Et d’abord une question essentielle se pose qui est de savoir « où, diable, sont-elles,  ces îles Seychelles ? » Les réponses, outre le Net, ont pour nom : « dicos » (pour dictionnaires), cartes et mappemonde et + si nécessaire…». Vous pouvez tout de suite enlever de la liste les cartes papier. Je n’en ai pas de ce coin là! 

Seychelles, le drapeau, Cl. wikipedia

Seychelles, le drapeau, Cl. wikipedia

                                                 

. Les dictionnaires. Il faut savoir voir large, à comprendre qu’il faut débuter par le plus petit niveau, en commençant par regarder son bon vieux Larousse, le plus petit, celui de 1974 qui est dans un état véritablement lamentable . Il pèse 2kg, 025, dont au moins ces 25 gr de papier collant pour le « rafistoler ». Il faut n’y avoir recours que dans les grandes occasions et ceci en est une.  Les Iles Seychelles se trouvent en page 1698 dans la troisième colonne de droite en 4ème position. Il y est indiqué : « Seychelles (les), Iles britanniques de l’océan Indien, au nord-est de Madagascar : 46 500 habitants.Ch.1 Victoria  dans l’île Mahé. D’abord françaises, elles devinrent anglaises en 1814. » Pour être succinct, cela l’est, en particulier sur le nombre d’îles et d’îlots ! Continuons donc la recherche, pour avoir plus  informations.  

. Il s’agit alors de remonter le temps, en 1966 exactement, pour découvrir ce que le Larousse  en trois volumes raconte, en haut de la page 2830,  dans ses 24 lignes, en 4è colonne près du centre de l’ouvrage. Après une présentation très brève en trois lignes, deux paragraphes sont consacrés à la « géographie » puis à l’« histoire ». Je vous cite la présentation : « Etat-archipel de l’océan Indien formant un Etat du Commonwealth au nord-est de Madagascar, 376 km2 ; 60 000 habitants. Capitale Victoria dans l’île Mahé. »  On y apprend qu’il y a « 85 îles et îlots dont seulement 33 sont habités ». Voilà une bonne indication, que je ne retrouverai pas. Déjà on y parlait déjà de « l’essor du tourisme » qui a maintenant acquis une dimension si importante, qu’elle domine toutes les autres et façonne l’activité économique à son profit, au risque aussi d’un déséquilibre.

Quelques chiffres pour cadrer le passé. Découvertes en 1502 par  les Portugais, les îles deviennent françaises en 1756, sont occupées par les Anglais à partir de 1810,  puis elles sont ensuite cédées par la France à l’Angleterre en 1814 au Traité de Paris. Jusqu’en 1888, elles sont placées sous la dépendance de l’Île Maurice et deviennent également une colonie britannique en 1903. Ce n’est qu’en 1970 qu’elles ont été dotées d’une constitution parlementaire, en accédant, ce faisant, à l’autonomie interne. Toutes ces étapes, ces marches gravies les unes après les autres, leur ont permis d’acquérir, enfin, leur  indépendance en 1976.  Et depuis lors, le tourisme est devenu leur principale « ressource », si l’on peut s’exprimer ainsi.  

Seychelles, Port Victoria, Clipper, le port, vue originale, wikipedia

Seychelles, Port Victoria, Clipper, le port, vue originale, wikipedia

 . Voyons grand maintenant et abordons avec courage Le Grand Larousse encyclopédique en dix volumes (1964). Les Seychelles, situées à plus de 1000 kms  au NE de Madagascar,   forment un archipel de 30 îles environ et du double d’îlots volcaniques, surgissant d’un récif corallien peu profond. La superficie totale, qui est vraiment faible, n’atteint alors que 400 kms carrés environ, pour un peu plus de 41 000 habitants, avant la date d’édition.

Au plan historique, la variété des gouvernances et des fonctionnalités attribuées au fil du temps aux îles Seychelles sont étonnantes. Les Portugais les ont découvertes au XVIe siècle. Un Français ensuite, Mahé de la Bourdonnais –d’où le nom donné à une île,  l’île Mahé -  fit procéder à leur inventaire au cours d’une exploration qui dura deux ans (1742-1744). Elles entrèrent ensuite dans le giron de la Compagnie des Indes (1756), devinrent françaises et prirent le nom de l’intendant « Moreau de Séchelles », sans « y », comme on le voit.  Des liens s’établirent avec l’île Bourbon, sa dénomination en 1793, qui s’appelle maintenant l’Île de la Réunion, devenue française en 1638. C’est toujours le département français le plus au sud de l’hémisphère sud, un peu au sud de l’Ile Maurice et un peu plus « proche » de Madagascar, une façon de parler!

. Pour finir avec la présentation générale, voici quelques-unes des informations extraites du Mémo Larousse 1990, qui attribue une colonne 1/3 à la « République des  Seychelles » en page 487. Le drapeau n’est plus tricolore à bandes horizontales à effet de vague, avec le rouge, la partie la plus importante en haut pour célébrer la révolution, la vague blanche pour fêter la mer au milieu et la partie verte en bas pour rendre hommage à la nature ! Dans cet ouvrage de 1295 pages mais d’un format réduit, le nombre d’habitants s’élève alors à 100 000, sans que soit cité le nombre de touristes venant de l’extérieur de l’archipel.  

Seychelles - Moi, le poisson de bois peint des Seychelles- Cl. Elisabeth Poulain

Seychelles - Moi, le poisson de bois peint des Seychelles- Cl. Elisabeth Poulain

« Et les poissons, vous allez en parler quand ? » Malgré mes recherches, vous avez bien remarqué que je n’ai rien trouvé de particulier sur les poissons. On comprend bien pourtant à avoir autant de mer entourant toutes ces iles et îlots, que la pêche doit être une ressource fondamentale pour nourrir l’île, qui doit avoir une balance commerciale qui penche fortement du côté des importations. D’où l’importance du tourisme et … des poissons. L’importance halieutique doit se refléter forcément et fortement sur place.

C’est effectivement le cas dans les armoiries.  Deux poissons, des espadons, sont présents dans les armoiries des Seychelles. Ce sont eux, à droite et à gauche qui assurent la structure très travaillée de la représentation symbolique des Seychelles, sur tous les plans, qu’ils soient historiques, géographiques, sociologiques … et qui puissent être compréhensibles également des touristes qui viennent découvrir les beautés de ces îles. Elles  sont maintenant au nombre de « 92 », comme le précise « Le Petit Mourre, Le Dictionnaire de l’Histoire par Michel Mourre". La présentation des pages (26cm de haut sur 17,5 cm de large) se fait en deux colonnes. Pour les Seychelles, le premier paragraphe de 16 lignes est dédié à l’histoire et le second de 4 lignes décrit succinctement ensuite la situation économique centrée sur le tourisme et la situation politique, qui met l’accent sur l’importance stratégique des îles…

 Il est grand temps en effet de vous parler des poissonsOh, je ne vais pas vous montrer de vrais poissons en photos. Ceux qui font l’objet de ce billet ont été taillés dans du bois. Ils font preuve  d’une forte maitrise artisanale du façonnage de ces formes et de la beauté exubérante de leurs décors peints. Le nouveau drapeau est tout à fait adapté à ces poissons de bois tant leur richesse chromatique est également grande…mais bien sûr autrement que pour les poissons.                                                                      

Nous, les poissons des Seychelles...de bois peint, Cl. Elisabeth PoulainNous, les poissons des Seychelles...de bois peint, Cl. Elisabeth Poulain

Nous, les poissons des Seychelles...de bois peint, Cl. Elisabeth Poulain

Les informations que j’ai utilisées proviennent  évidemment pour une bonne part du Net. Par ailleurs j’ai eu la chance de pouvoir compléter avec des cartes provenant en particulier d’un atlas allemand datant d’avant 1918, utilisée en 1926 par l'adolescente de 13 ans– comme on ne disait pas à l’époque,  mais sans date indiquée dans l’ouvrage en allemand, parce que ce n’était pas alors obligatoire. J’ai aussi une grosse et belle mappemonde de plus d’un mètre et soixante cm à l’Equateur, sans date également, dont je sais seulement qu’elle a été achetée chez un brocanteur lors de l’entrée en guerre de l’Allemagne contre la France en 1940…Y voir  vraiment l’archipel des Seychelles, même avec une loupe, relève de l’exploit !  

Dans l’Atlas Universel du (journal) Le Monde associé à la Sélection du Reader’s Digest, figure la carte du Banc des Seychelles où est indiqué un grand nombre d’îles de l’Archipel, que j’ai pu consulter et que je ne peux vous montrer pour cause d’interdiction de reproduction. Elle  se trouve en partie –basse – de la  page 26 de 1ère édition 1982, chaque page mesurant 45 cm de hauteur pour 30 cm de largeur ! Le dessin des principales îles de l’archipel mesure 10 cm sur 8,5cm, avec même un encadré sur Mahé de forme carrée de 3,7cm qui empiète pour moitié sur le rectangle affecté aux Îles !   

 Plusieurs méthodes de connaissance s’offrent alors à vous, soit découvrir l’archipel en partant des sources que vous pouvez lire sur papier ou toucher… s’il s’agit de la mappemonde, soit en cherchant encore et encore sur le net…Et alors vous trouvez, mais avec l’impossibilité de reproduire les cartes ! Pour terminer, quelques chiffres à titre d’information : les îles sont maintenant au nombre de 116, avec une interrogation : comment se fait-il que le chiffre ne cesse de s’accroître ? Peut-être compte-t-on autrement les ilots ? Quant à la  population, elle  atteint le chiffre de 100 000 habitants et celui des touristes celui des 300 000 … ! Un vrai déséquilibre accentué par le risque de submersion marine qui commence à menacer l’archipel ou plutôt certains îlots  en certains endroits…  

Seychelles, armoiries, Sodacan, 1983, wikipedia

Seychelles, armoiries, Sodacan, 1983, wikipedia

Pour suivre le chemin

. D'abord un grand remerciement à la personne qui m’a parlé de ses vacances aux Seychelles et m’a permis de prendre des clichés de ces fameux poissons qui font l’objet de ce billet…        

. Entrer dans la thématique des Seychelles, par https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Seychelles

. Voir l’archipel des Seychelles sur Google Maps https://www.google.com/maps/place/Seychelles/@-4.4693291,55.3779718,87690m/data=!3m1!1e3!4m5!3m4!1s0x225c21fd70bead3b:0x32d3d0a0d349daf7!8m2!3d-4.679574!4d55.491977?hl=fr

. Retrouver sa longue histoire sur http://www.seychelles.fr/histoire.php et beaucoup d’informations sur http://www.ile.fr/   

. Le tourisme aux Seychelles, voir http://www.seychelles.fr/

. Consulter « Le Petit Mourre, Dictionnaire de l’Histoire, par Michel Mourre, Bordas éditeur de 1990, en page 810.

. Des cartes postales anciennes sur wikipedia sur https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Postcards_of_Seychelles?uselang=fr

. L’ensemble impressionnant des clichés wikipedia est à retrouver sur https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Seychelles?uselang=fr 

. Clichés Elisabeth Poulain pour les poissons.

                                                                                       *

. La chanson des sœurs jumelles, à écouter dans https://www.paroles.net/les-demoiselles-de-rochefort/paroles-la-chanson-des-jumelles

. Les paroles à voir sur  http://www.comedie2000.com/parole.php3?chanson=chanson_des_jumelles&comedie_musicale=les_demoiselles_de_rochefort

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Saulges, l’aire de pique-nique, allée du lavoir, le lavoir, été 2017

4 Novembre 2017, 11:45am

Publié par Elisabeth Poulain

Saulges, le lavoir à gauche dans le fond de l'aire de pic-nic, Cl. Elisabeth Poulain

Saulges, le lavoir à gauche dans le fond de l'aire de pic-nic, Cl. Elisabeth Poulain

L’endroit dont je vais vous parler est bien situé dans la petite commune de Saulges. Je précise aussi tout de suite qu’il n’a rien à voir avec la préhistoire. Nous l’avons découvert, à la fois par chance et parce que nous cherchions un endroit au calme où pique-niquer, en un jour très particulier en France. C’était en effet le 14 juillet de cette année 2017. Arrivées un peu en avance en fin de matinée, nous avions fait un tour pour découvrir le site archéologique lui-même, dont le parking en hauteur était déjà quasiment plein. L’idée de pique-niquer entre deux voitures ne nous  semblant pas formidablement intéressante, nous avons pris la décision de revenir au village de  Saulges, où l’aire de pique-nique nous attendait, après avoir laissé la voiture dans un parking arboré tout proche et tout à fait agréable.

Après avoir emprunté le chemin creux, bordé d’un long mur  (100 m. environ) sur le côté droit, avec les arbres d’un bosquet à notre gauche, nous avons découvert avec un grand plaisir l’aire de pique-nique. D’autant plus fort que nous ignorions qu’il y avait un lavoir qu’on ne peut manquer de voir puisqu’on passe à côté en arrivant dans la parcelle. Nos objectifs d’alors s’appelaient « table et banc de pique-nique » parce que nous avions hâte de déjeuner. Ceux-ci sont très bien implantés dans le fond de la petite prairie d’herbe bien verte en descente et qui doit être régulièrement tondue. Comme une grande partie des pique-niqueurs, nous nous sommes assises sur le banc du bas, avec la table devant nous, pour pouvoir admirer le lavoir.  

 

Saulges, le lavoir à gauche, avec le champ de blé à sa gauche, les vaches à droite, Cl. Elisabeth PoulainSaulges, le lavoir à gauche, avec le champ de blé à sa gauche, les vaches à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Saulges, le lavoir à gauche, avec le champ de blé à sa gauche, les vaches à droite, Cl. Elisabeth Poulain

L’avantage a été d’abord de découvrir les deux grandes et belles parcelles situées à droite et à gauche de la prairie bien verte où se trouvent tables et bancs. A gauche on apercevait un champ où le blé murissait ; il atteignait déjà une belle hauteur et  avait  une belle couleur beige dorée. Il est vrai qu’on était en plein mois de juillet. Il faisait beau. Le soleil s’était levé en arrivant en Mayenne. A notre droite, dans une prairie, trois jeunes vaches de la race des "Rouge-des-Prés" bien curieuses se sont rapprochées de la clôture pour nous regarder, avant très vite de reprendre leur activité favorite, à  savoir brouter paisiblement la bonne herbe de la Mayenne. A gauche, la grande parcelle de blé continuait à se dorer  au soleil. Et tout aussi tranquillement, nous avons sorti notre pique-nique que nous avons dégusté avec un grand plaisir, en admirant le blé pousser calmement d’un côté et en voyant les vaches qui avaient repris leur activité principale, à savoir brouter au calme avec une belle ténacité, de l’autre côté. Il n’y aucun bruit, si ce n’est quelques chants d’oiseaux.

Les photos que j’ai faites ont été prises lors du pique-nique, alors que j’étais assise sur le banc du bas. Là où je me trouvais, j’ai bien aperçu un petit fossé bien régulier aux bords arrondis et qui n’existait que du côté gauche, entre le champ de blé et la « pelouse » du lavoir. Il ne fallait pas être grand clerc pour deviner que c’était là que s’écoulait le trop plein d’eau du lavoir. Par contre d’où venait l’eau en amont, je ne l’ai appris qu’en faisant ce billet. C’est une petite source qui renouvelle l’eau du lavoir, qui maintenant n’assure plus de fonction de rinçage du linge, comme au temps des  lavandières. 

Saulges, le lavoir vu de la prairie, vue sur la prairie du lavoir, Cl. Elisabeth Poulain
Saulges, le lavoir vu de la prairie, vue sur la prairie du lavoir, Cl. Elisabeth Poulain

Saulges, le lavoir vu de la prairie, vue sur la prairie du lavoir, Cl. Elisabeth Poulain

Saulges, le lavoir, la charpente, détail, Cl. Elisabeth Poulain

Saulges, le lavoir, la charpente, détail, Cl. Elisabeth Poulain

 Le lavoir. Il est de belle taille, rectangulaire me semble-t-il sans que je puisse vous donner les dimensions exactes de sa partie « bassin de rétention d’eau ». Il est surmonté d’un toit débordant assez largement sur les côtés, les deux toits en pente se rejoignant en une ligne parallèle au sens du fil de l’eau, dans le sens de l’inclinaison descendante de la prairie rectangulaire, plus longue que large, comme l’abreuvoir. Cette descente, quoique légère, est continue depuis que nous avons emprunté l’allée du lavoir.

Le lavoir a été forcément implanté en un endroit où d’une part il pouvait recevoir de l’eau en continue, même si le débit n’est pas important, mais suffisant pour garder l’eau du lavoir suffisamment « propre » pour rincer le linge. Il ne s’agissait pas en effet de l’y laver, cette opération étant le plus souvent faite avant au domicile…par les villageoises ou des lavandières, ces laveuses qui se déplaçaient de ferme en ferme. On ne devrait donc en stricte logique pas faire référence à l’opération de laver, mais bien de rincer. On devrait donc parler des « rinceuse » ; zut, le terme est déjà pris, c’est une machine à nettoyer les bouteilles !  Il existe aussi des lavoirs où les femmes lavaient le linge sur place, tout en le rinçant après, pas forcément  dans la même eau  et tout en ne se déplaçant pas. Alors comment était-ce possible ? La réponse à cette devinette est qu’il suffit que ce soit l’eau qui se déplace, c’est le cas des lavoirs implantés le long des rivières ou des fleuves. C’est dans ce type d'ancien lavoir que l’on pouvait voir des lavandières laver vraiment le linge, sur une planche en bois incliné, un petit coussin pour leurs genoux, une caisse à savon à côté d'elle…

C’est la première interrogation qui vient à l’esprit, à bien regarder l’eau du lavoir et les rebords à angle droit en ciment. Aucun n’est incliné, ce qui suggérerait qu’il a « refait » plutôt que restauré. Il semblerait qu’il ait été utilisé jusqu’en 1970, ce qui est étonnant, tant la date semble tardive. Il est vrai que les ventes de machines à laver le linge ne se sont, semble-t-il, réellement développées  qu’à la fin des années 60/70. Tout dépend aussi de l'endroit en France.       

Saulges, le lavoir, au bout de l'allée du lavoir, Cl. Elisabeth Poulain

Saulges, le lavoir, au bout de l'allée du lavoir, Cl. Elisabeth Poulain

Revenons à Saulges et à son lavoir aujourd’hui. L’eau, qui continue à être constamment renouvelée grâce à une source en amont, s’échappe par le petit fossé sur le côté gauche qui coule vers le bas de la prairie, près de l’endroit où ont été placés les tables et les bancs. En arrière quand vous êtes assise sur le banc du bas, pour pouvoir admirer en même temps  le champ de blé à gauche, le lavoir devant vous légèrement à gauche et les "Rouge-des-prés", les vaches sur la droite, vous vous posez la question suivante « que fait donc ce filet d’eau, qui s’écoule dans un  petit fossé , une fois qu’il arrive en bas ? ». 

En clair, y-a-il un étang-réservoir en bas? Rejoint-il un autre réseau ? La réponse est « oui et non ». Oui, car toute l’eau ne peut être absorbée par la terre lors de l’écoulement, non car il n’y a pas vraiment d’étang ou un autre ruisseau. Il y a ce qu’on appelle à Saulges, et pas seulement là, « la lagune », qu’on peut comparer à une grosse éponge qui permet à la terre d’absorber le trop plein d’eau, en cas notamment de pluie d’orage. C’est la raison pour laquelle j’avais vu, en arrière des bancs du fond, des lentilles d'eau, qui ne poussent que dans des terres saturées d’eau. C’est aussi vraisemblablement la raison pour laquelle, l’endroit, où sont situés les tables et les bancs en bas de la parcelle, a dû être surélevé par un apport de terre, qui a été ensuite engazonné et planté avec quelques arbres feuillus à haute tige…  

Et le lavoir après cette véritable "enquête hydraulique" ? En réalité plus que le lavoir proprement dit, c’est la charpente vue de dessous, près du bassin de rétention de l’eau qui m’a attirée. Voilà de vieilles poutres que j’ai admirées et qui pourtant ne doivent pas être  si vieilles que cela. On voit bien quelques fissures mais pas forcément des coups de hache qui dateraient plus le façonnage des poutres anciennes. Vues leur prix, on comprend.  La couverture en ardoises proprement dite est récente. Elle protège bien cette charpente, tout autant que le lavoir proprement dit dont les murets et le dallage en pierre  sont impeccables…Il est maintenant le temps d’arrêter ce billet car rien ne vaut le plaisir de la découverte par soi-même. Une photo - ou plusieurs – peut-peuvent donner l’envie d’en savoir plus et de découvrir soi. Mais rien ne vaut d'allez vous promener en Mayenne et à Saulges en particulier !

Saulges, l'allée du lavoir entre ombre et soleil, mur et arbres, Cl. Elisabeth PoulainSaulges, l'allée du lavoir entre ombre et soleil, mur et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

Saulges, l'allée du lavoir entre ombre et soleil, mur et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. La commune de Saulges, dont Mme Jacqueline Lepage est maire… à voir sur  http://www.saulges.mairie53.fr/l-equipe-municipale

. Un grand merci à toutes dames qui m’ont permis d’avancer dans ma quête d’informations, à commencer par Mme Jacqueline Lepage, que je viens de citer, également Mme Gwenaelle Boulay, guide-conférencière en Pays d’art et d’histoire Coëvrons Mayenne, Conseil départemental de la Mayenne, Direction de l’Attractivité des Territoires, Château de Sainte-Suzanne au 53270 Sainte-Suzanne et Chammes   

. Saulges, petite cité de caractère, à voir sur http://www.mayenne-tourisme.com/Decouvrez/Villes-et-villages-de-caractere/Saulges

. A Saulges toujours, découvrir aussi un autre site magnifique  http://www.moulin-de-thevalles.com/

. Retrouver la rivière, l’Erve, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Erve

. Le lavoir de Saulges, visiblement bien connu,  à voir sur http://www.lavoirsdelamayenne.fr/saulges.htm ,sur http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=53257_3 , https://www.lavoirs.org/view-lavoirs-pub.php?page=5&max=21&sortby=commune&sortdir=ASC&code=53

. Pour les  lavoirs, un article très documenté sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Lavoir_(bassin_public)

. Elargir votre horizon au département de la Mayenne  avec  http://www.mayenne-tourisme.com/Guide-Touristique-de-la-Mayenne/(vue)/carte

. Clichés Elisabeth Poulain pour le lavoir sur l’Erve, cliché MontErve – wikipedia - pour celui pris à  Sainte-Suzanne sur l’Erve, avec mes remerciements…

Lavoirs sur l'Erve, Sainte-Suzanne en Mayenne, MontErve, wikipedia, avec mes remerciements

Lavoirs sur l'Erve, Sainte-Suzanne en Mayenne, MontErve, wikipedia, avec mes remerciements

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Rochefort sur Loire, St Offange, St Symphorien à l’épreuve du temps

10 Septembre 2017, 16:34pm

Publié par Elisabeth Poulain

Rochefort s/Loire, vers Saint-Offange, en passant par le camping, l'arbre et l'eau, Cl. Elisabeth PoulainRochefort s/Loire, vers Saint-Offange, en passant par le camping, l'arbre et l'eau, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort s/Loire, vers Saint-Offange, en passant par le camping, l'arbre et l'eau, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort s/Loire, vers Saint-Offange, en passant par le camping, le ciel, la lumière, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort s/Loire, vers Saint-Offange, en passant par le camping, le ciel, la lumière, Cl. Elisabeth Poulain

La Loire, le plus long fleuve de France,  est toujours vue dans sa partie médiane, comme offrant parmi les plus beaux paysages de France du haut de ses rives. C’est là  que fleurissent certains des plus beaux châteaux de France, ceux qui avaient l’honneur d’accueillir au temps de la royauté la Haute Noblesse venue se ressourcer au bord du Grand Fleuve. Depuis des siècles, le Val de Loire est toujours cité pour sa beauté, comme en atteste  le classement de ses « paysages culturels vivants » à l’UNESCO depuis  Sully-sur Loire –en Loiret (département n°45) - en amont jusqu’à Chalonnes-sur-Loire en Maine et Loire (département n°49) en aval…Rochefort sur Loire bénéficie donc à ce titre du privilège d’être incluse dans la partie de la Vallée de la Loire classée UNESCO.

Rochefort sur Loire - 24 000 habitants pour 2780 ha -   possède plusieurs sites inscrits et classés, des sites uniques de par leur longue histoire remontant loin dans le passé, comme nous avons pu voir ce 5 août 2017 dernier, en compagnie d’une centaine de personnes environ réunies grâce à l’association rochefortaise l’APEC. Je ne nous ai pas comptés, j’étais trop occupée à regarder, à essayer de comprendre la complexité du site et à prendre des photos!  

C’est en effet  l’APEC, l’Association pour l’Education et la Culture de Rochefort sur Loire, qui a eu la bonne idée d’organiser cette visite des  « Roches fortes » qui ont donné leur nom à la ville, lors d’une belle balade autour de Saint-Offange et de Saint-Symphorien. Le rendez-vous était fixé auprès du camping, en bas dans la vallée. Après une présentation succincte de la présentation de l’après-midi, chaque participant  a reçu  une feuille imprimée recto-verso  avec d’un côté le schéma de la ballade et au verso, une présentation de Saint-Offange que nous allions voir en premier en partie gauche et sur l’autre demi-page celle de Saint-Symphorien.

Rochefort sur Loire, Saint-Offange, l'arrivée, la clôture, le panneau, Cl. Elisabeth Poulain Rochefort sur Loire, Saint-Offange, l'arrivée, la clôture, le panneau, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, Saint-Offange, l'arrivée, la clôture, le panneau, Cl. Elisabeth Poulain

Cette fois-ci, à pied, notre groupe est parti en passant par  le camping et ensuite par un chemin qui mène aux Ruines de Saint-Offange. C’est alors d’en bas dans la prairie que nous avons pu découvrir et admirer  Saint-Symphorien qui domine la vallée où a été édifié au XVIIIe siècle un château sur les ruines de l’ancien. Dans le lointain passé, le sens du chemin était inversé, les habitants de la « ville close », entourée de murs  d’enceinte protecteurs de Saint-Symphorien au XVIe siècle se rendaient à Saint-Offange, en passant par un pont-levis. Ils descendaient, alors que nous allons monter vers Saint-Symphorien après avoir découvert la puissance des ruines de Saint-Offange, du moins de ce qu’il en reste, vues d’en bas, car il est désormais interdits de monter, malgré le panneau ! Et pourtant ce n’est par la pierre que va commencer cette remontée dans le temps.     

Rochefort sur Loire, Saint-Offange, la Roche forte de rhyolite, l'approche, Cl. Elisabeth Poulain  Rochefort sur Loire, Saint-Offange, la Roche forte de rhyolite, l'approche, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, Saint-Offange, la Roche forte de rhyolite, l'approche, Cl. Elisabeth Poulain

C’est par l’eau qu’a commencé notre découverte paysagère.  Quand vous arrivez en effet dans la commune de Rochefort sur Loire en venant de traverser l’Ile de Béhuard, pour les personnes venant d’Angers, vous serez entre Loire et Louet, qui est un bras de la Loire et non un de ses affluents. La différence est grande car, si un affluent a une source distincte du fleuve dans lequel il va se jeter, il n’en va pas de même du bras. Ce dernier commence dans la Loire puis « choisit » pour des raisons géologiques de se séparer du fleuve, pour ensuite le rejoindre, dès que cela lui est possible.

Outre cette double caractéristique géo-graphique et géo-logique, il y en a d’autres qui viennent notamment de la longue et tumultueuse histoire de ce cœur ligérien de la France.  Chalonnes- sur-Loire, au sud de Rochefort-sur-Loire par exemple fut un des premiers lieux habités en France,  il y a plus de 30 000 ans avant JC. On a en effet découvert des traces de l’Homme de  Neandertal sur le site de Roc-en-Pail, en rive gauche de la Loire, non loin de Rochefort. C’est également cette voisine aval de Rochefort-sur-Loire qui marque la fin du territoire classé par l’UNESCO  au titre de paysage culturel vivant…

Rochefort s/Loire, devant la Roche forte de Saint-Offange, Jean-Louis Robin, président de l'APEC, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort s/Loire, devant la Roche forte de Saint-Offange, Jean-Louis Robin, président de l'APEC, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, la prairie entre St-Offange & le Château de Saint-Symphorien, CL; Elisabeth PoulainRochefort sur Loire, la prairie entre St-Offange & le Château de Saint-Symphorien, CL; Elisabeth Poulain
Rochefort sur Loire, la prairie entre St-Offange & le Château de Saint-Symphorien, CL; Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, la prairie entre St-Offange & le Château de Saint-Symphorien, CL; Elisabeth Poulain

. Après l’eau, viennent les pierres. Celles de Saint-Offange sont de couleur noire, celle de la lave volcanique dure. Il y eut ici, vous l’avez deviné, des volcans au pays de la douceur de vivre. C’est alors l’Anjou « blanche » à la roche tendre du calcaire qui se taille facilement  qui s’oppose à la roche noire de Saint-Offange, si dure qu’elle a pu porter à son sommet une forteresse édifiée au XIIe siècle dont il ne subsiste aujourd’hui qu’un pan de mur, tout le reste ayant été détruit. En 1592, la destruction fut le fait des troupes d’un des plus célèbres rois de France, Henri IV contre les trois Frères de Saint-Offange qui étaient réellement des vrais bandits  qui mettaient à mal la région et menaçaient l’ordre royal. L’éperon rocheux  a donc résisté tout comme une partie du mur de l’ancien château, qui est devenu un symbole des troubles de cette époque maint et maint fois pris en photo, tant il est  célèbre.                                                

Ce rocher de Saint-Offange contourné en partie, notre groupe s’est ensuite dirigé vers la grande prairie au fond de la vallée pour ensuite monter en pente douce à travers la forêt vers le Château Saint-Symphorien qui s’élève à 36 mètres sur une motte. Au cours de cette partie de notre trajet, nous avons pu voir des vestiges de murailles, des pierres provenant notamment d’un pont-levis qui reliait les deux Roches Fortes…

Rochefort sur Loire, La montée vers la motte et le Château Saint-Symphorien, Cl. Elisabeth PoulainRochefort sur Loire, La montée vers la motte et le Château Saint-Symphorien, Cl. Elisabeth PoulainRochefort sur Loire, La montée vers la motte et le Château Saint-Symphorien, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, La montée vers la motte et le Château Saint-Symphorien, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, Le Château de St-Symphorien, l'entrée, l'accueil & la dégustation, Cl. Elisabeth Poulain
Rochefort sur Loire, Le Château de St-Symphorien, l'entrée, l'accueil & la dégustation, Cl. Elisabeth Poulain
Rochefort sur Loire, Le Château de St-Symphorien, l'entrée, l'accueil & la dégustation, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, Le Château de St-Symphorien, l'entrée, l'accueil & la dégustation, Cl. Elisabeth Poulain

Le châtelain, venant à notre rencontre, nous fit le grand plaisir de nous offrir une dégustation d’un délicieux Coteau du Layon, Clos du Moulin de Sainte Catherine, d’un vigneron de Rochefort,   un moelleux  avec un très bel équilibre en bouche...Car Rochefort sur Loire est aussi une commune viti-vinicole…Mais de ce point-là, nous n’avons pas eu le temps de parler,  déguster se fait sans parole…! Par contre, nous avons pu ensuite échanger entre membres du groupe, tout en admirant les paysages magnifiques de grande amplitude de cette Vallée de la Loire… C’est alors le vent,  qui fait tourner les ailes du moulin, que le vin de Rochefort sur Loire a évoqué. La lumière a changé très rapidement. Le bleu du ciel s’est chargé de nuages blancs au-dessus du lit de la Loire.  L’air sentait délicieusement bon l’odeur légère de la forêt toute proche.

Puis ce fut la redescente, cette fois-ci non pas en groupe, mais chacune, chacun à sa façon, au moment choisi, après avoir remercié et le châtelain et le président de l’APEC M. Jean Louis Robin,  pour cette très belle après-midi, avec dans les yeux encore ces vestiges étranges et/ou magnifiques, le goût en bouche de ce Coteau du Layon, Clos du Moulin Saint-Catherine...dans un groupe très sympathique.  En résumé à  Rochefort s/Loire aujourd’hui, il y a les gens, les paysages, la nature, toujours la Loire, le temps qui passe et la complexité qui en découle… Un temps fait de superposition et de télescopage, qui rendent fascinant ces paysages, dessus dans l'air, sur terre et dessous avec la roche...!

Rochefort sur Loire, Vue du Château Saint-Symphorien, changement de lumière sur la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, Vue du Château Saint-Symphorien, changement de lumière sur la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin  ---) Les sources sont être indiquées ici…

. Courrier de l’Ouest-Angers, http://www.courrierdelouest.fr/angers de la semaine  se terminant le 5 août 2017

. Faire connaissance d’abord avec la ville grâce au site de la mairie sur http://www.rochefortsurloire.fr/la-vie-municipale/les-elus-2/ dont Mme Catherine Guinement est maire. Elle est aussi présente sur https://www.facebook.com/search/top/?q=Catherine+Guinement&init=public

. Découvrir le site très clair et très précis de l’APEC - L’Association pour l’Education et la Culture, dont le président est M. Jean-Louis Robin - sur l’histoire de cette ville à la forte singularité et qui pour autant est très représentative de la complexité d’un site participant de  la longue histoire de la France   http://www.rochefortsurloire.fr/vie-associative/associations-culturelles-et-de-loisirs/association-patrimoine-environnement-cadre-de-vie-a-p-e-c/

Chaque personne du groupe présent à la ballade s’est vu remettre un A4 explicatif bien utile, avec au recto en ½ page de gauche Saint-Offange, en ½ à droite Saint-Symphorien et au recto une carte bien utile .

. Rochefort sur Loire, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Rochefort-sur-Loire#/media/File:Ruine-st-offange.jpg et aussi sur https://www.wiki-anjou.fr/index.php/Rochefort-sur-Loire qui présente de façon très claire et avec précision la ville…

. Le site vu du ciel sur http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/plan_49259_Rochefort-sur-Loire.html#carte-satellite-Rochefort-sur-Loire  

. Voir aussi le site de la DREAL-Pays de Loire, la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement sur http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/  

. La distinction entre site inscrit et site classé est à lire sur http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/qu-est-ce-qu-un-site-classe-ou-inscrit-a633.html

                                                                               *

. Le site de Saint-Offange, son éperon rocheux sur https://www.wiki-anjou.fr/index.php/Ch%C3%A2teau_de_Saint-Offange où vous pouvez voir une vidéo intéressante vue du ciel.

. Le site de Saint-Symphorien, le voisin situé plus en hauteur, à voir sur https://www.wiki-anjou.fr/index.php/Ch%C3%A2teau_de_Saint-Symphorien  

                                                                               *                                                                    

. Sur le site de la ville, lire la très intéressante histoire de la ville, dans une très bonne et très claire synthèse de Christine Pasquier Croiset, http://www.rochefortsurloire.fr/decouvrir/un-peu-dhistoire/

. Consulter surtout les recherches historiques faites par l’ancien maire honoraire  sur son blog  très fourni et qui remet le développement de cette ville atypique en situation historique… http://www.rochefortsurloire.info/index_fichiers/Page428.htm Les coordonnées de ce  rédacteur, responsable de la publication, Michel Nouaille-Degorce, 3 rue Grand'Cour, 49190 Rochefort-sur-Loire, contact@rochefortsurloire.info

. Pour les laves volcaniques et les ruines du Château de Saint-Offange, vous reporter à http://angerslumiere.blogspot.fr/2016/06/les-ruines-du-chateau-de-saint-offange.html#!/2016/06/les-ruines-du-chateau-de-saint-offange.html

                                                                              *

. Voir l’exemplaire du Courrier de l’Ouest en date du 03.01.2015 qui relate les fouilles menées en rive gauche sur le site paléolithique de Roc en Pail (Chalonnes sur Loire)  au cours de l’été 2014.                                                                     *

. Le classement UNESCO de la Loire et la carte du Val de Loire UNESCO sur  https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Loire_valley_map_1.png        

. Clichés Elisabeth Poulain pris pendant la balade-découverte

. In fine, ce billet remplace celui qui a été envoyé par erreur… en vous remerciant  de  votre compréhension !

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