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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Articles avec #paysages

Ecouflant, Terre de Confluence, la plate bleue comme le ciel & l’eau

14 Avril 2017, 14:26pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

Traduction du titre. Nous sommes à Ecouflant, à la confluence entre la Vieille Maine et la Sarthe, un affluent de la Loire, à quelques kilomètres au nord d’Angers, dans une terre gorgée d’eau. Et l’eau, quand il fait beau, adopte toutes les variations de la belle couleur bleue du ciel, que l’on soit en hiver ou à la belle saison.

C’est le cas sur ce très beau cliché datant de 2012, qui forme la couverture d’un dépliant à quatre volets conçu dans le cadre d’une série faite pour Angers Loire Valley pour mettre en valeur les villes entourant Angers, dans le cadre d’Angers Loire Tourisme, dont le slogan est « La Vie en Grand ». La photo est si réussie qu’elle a figuré sur le site de la ville. Maintenant, on peut y voir une photo d’hiver absolument admirable.

La plaquette se présente sous forme d’un dépliant à quatre parties. Sa couverture est d’un bleu aux nuances multiples, teinté d’eau, l’hiver. On peut y admirer une plate d’un bleu assorti à la couleur de l’eau qui elle-même qui elle-même joue sa partition plus claire près de l’eau et qui devient plus dense lorsque les arbres présentent leur architecture très structurée de branches noires. Celles-ci ressortent alors de façon forte et fine à la fois.

 

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

Au loin, on peut deviner la rivière dont on voit surtout sa rive droite, l’autre plus au fond doit être celle de l’Ile Saint-Aubin. L’éloignement fait qu’on ne voit qu’un ruban très foncé, alors que les arbres sont parfaitement visibles sur la rive inondée. Celle-ci forme un grand lac où se trouve ancrée la plate bleue d’une teinte assortie à la fois à la couleur de cette eau où se trouve attachée la plate en premier plan dans le coin droit. Entre le fleuve et la prairie, on voit parfaitement la ligne des grands arbres. Quant à la plate elle-même sa position conduit notre regard vers la rive en partie gauche de la photo.

Le véritable raffinement vient du lien qui existe entre le recto du dépliant et son verso où figure la carte des partenaires d’Angers Loire Tourisme. La Loire dessinée en …bleue est située quasiment à la hauteur de la Sarthe – un affluent de la Loire- et de sa rive droite. Quant au ciel, il est aussi « travaillé » que l’eau qui reflète les arbres de la rive. Cette fois-ci, ce sont des branches d’arbres proches du bord qui se reflètent dans l’eau, tout près de l’endroit où se trouve le photographe C. Lejeune.

En comptant bien, en partant du bas, je trouve la terre, que l’on voit à l’air puis dans l’eau, le bateau, l’eau jusqu’aux reflets des arbres et à une légère irisation, la présence forte des arbres, dont les troncs se détachent sur l’eau de l’autre rive, le long ruban foncé d’arbres indistincts, les ramures de ceux d’en face qui sont plus proches et enfin…les deux branches au-dessus de celui qui photographie le tout. Et l’étonnant est qu’à chaque fois, il y a des teintes de bleu différentes…Trois logos figurent en bas du dépliant, Natura 2000, Ecouflant et à droite Angers Loire Valley, dont le slogan « La Vie en Grand ».

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme, Angers Loire Valley

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme, Angers Loire Valley

Pour résumer, voilà une plate repeinte aux couleurs bleues d’Ecouflant, pour permettre à un bon photographe de faire un cliché qu’on n’oublie une fois qu’on l’a vu. La question est de savoir si telle plate a bien existé, ou si elle n’a été repeinte que pour la photo. La seule solution, la plus simple, sera d’aller sur place pour voir…et avant cela de consulter le site sur lequel vous allez découvrir les Sablières d’Ecouflant et cette plate magnifique:

http://www.angersloiretourisme.com/fr/decouvrir/itinerant/les-sablieres-decouflant

Pour suivre le chemin

. Cliché C. Lejeune, en couverture de la plaquette de 2012, Ecouflant, Terre de Confluence, conçue dans le cadre d’une grande opération lancée par ANGERS LOIRE VALLEY, par ANGERS LOIRE TOURISME, www.angersloiretourisme.com

. Ecouflant, Maine et Loire, au Nord d’Angers à découvrir, avec des superbes photos sur le site de la ville, en particulier sur le bourg et les bords de la Sarthe http://www.ecouflant.fr/ecouflant/galerie_photo/bourg__amp__bords_de_sarthe

. Photo d’après la plaquette, Elisabeth Poulain; l'* signifie qu'il s'agit d'une partie du cliché...

  

 

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Les couleurs des plates sur l’eau > Sarthe, Vieille Maine > Ecouflant

6 Avril 2017, 14:57pm

Publié par Elisabeth Poulain

C’était un jour d’eau alors même qu’il ne pleuvait pas, un jour à aller se promener au bord d’une rivière gorgée d’eau, au point de créer une terre-mi-eau à ses côtés, pour assumer le rôle d’une grosse éponge. Celle que nous avions choisie a pour nom la Sarthe, au nord d’Angers dans une situation géographique complexe. En effet cette rivière, à l’endroit où s’est fixée la ville d’Ecouflant, est grossie des eaux de la Vieille Maine, un affluent de la Mayenne. La Vieille Maine est elle-même un cas d’espèce rare, car si elle a bien un nom, qui la distingue de la Mayenne, elle n’a pas de source. Elle est en effet une rivière de jonction entre la Mayenne et la Sarthe. Son autre particularité est qu’elle n’accueille aucune ville ou village sur ses rives, tant l’endroit est gorgé d’eau sur la terre de ses deux bords.

L’ensemble forme un triangle bordé d’eau, qui a pour nom l’île de Saint-Aubin. Sa forme à des allures d’un cœur d’eau, où nulle personne habite. Les vaches, qui y sont transbordées à la belle saison, y pâturent avec bonheur mais bien sûr en dehors des périodes d’inondation. Quant aux villes, seule la rive gauche au Nord-Est d’Angers héberge celle d’Ecouflant, qui existe depuis le Xe siècle, comme le prouve la datation des silex qui y ont été retrouvés.

Les couleurs de l’eau. Elles dépendent d’abord et avant tout du temps qu’il fait, de la clarté de la lumière et du soleil, si celui-ci veut bien se montrer. Elles varient aussi en fonction des bateaux traditionnels des pêcheurs que sont les plates Ce jour-là, le temps était au gris léger, une chance en photographie, car une des conséquences est qu’il y a plus de variations de teintes.

Plate rouge, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate rouge, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

C’est par une plate, le nom de ce bateau de pêche en Anjou, qui aime tant cette eau, que commence ce billet. Elle était presque complètement submergée ; seuls étaient visibles les rebords de sa forme, l’avant, le banc le plus en arrière et l’arête arrière du plat bord. La barque était d’autant plus remarquable, au sens premier du terme, malgré l’eau qui la remplissait qu’elle était entièrement peinte en rouge, pour la partie saillante et visible bien sûr. C’est elle qui a attiré mon regard. Au vu de quelques autres plates plus proches de la rive, il est possible de supposer qu’elle ait été remplie d’eau de pluie, cumulée ou non avec l’eau de la rivière, si elle n’était plus étanche avec un trou non colmaté, faute de soins. Eh oui, un bateau, fusse-t-il simple, nécessite toujours de l’entretien.

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

D’autres plates bicolores étaient amarrées directement à la rive, à un arbre, quand celui-ci était suffisamment proche de l’eau. Quant à vous dire de mémoire, s’il y avait plusieurs arbres, je le subodore, sans pourtant pouvoir l’affirmer. Un arbre = un bateau, cela aurait pourtant fait une jolie série, avec tout de suite une idée en tête, que chaque pêcheur ait « adopté son arbre » à lui pour sa plate personnelle.

La différenciation des plates par la couleur. Sur les cinq clichés que j’ai faits de plates en dehors de la plate immergé, trois montrent l’avant du bateau, qui se différencient par rapport à l’arrière par l’anneau qui permet de fixer la chaîne qui relie le bateau à la terre ou à l’arbre. Se situe en arrière un coffre dont on peut relever le panneau au-dessus, fixé par des gonds qui sont dans un cas peint en rouge sur le fond vert, ou dans le même vert que le couvercle. Une des plates, celle qui est bordé de blanc sur fond vert délavé, montre des signes de fatigue prononcés. Aucun entretien ne semble lui avoir été assuré depuis un temps certain. Par précaution, pour éviter qu’elle ne coule, il semblerait qu’elle est été tirée sur l’herbe.

 

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Et l’eau dans tout cela ? On ne la voit que dans cinq cas restant. Elle est majoritairement peinte en « vert argileux », une dénomination que je viens d’inventer. Des arbres s’y reflètent, soit de façon distincte - on y voit des branches -soit par volumes de couleur vert foncé, et toujours avec cette partition argileuse. La plate rouge permet de voir une belle étendue d’eau où les arbres se reflètent dans une forme de V inversé. Des iris d’eau de couleur jaune forment un avant-plan fleuri, qui empêche l’accès à l’eau. On ne sait en effet pas où commence l’eau et où finit la rive encore accessible à pied sec. C’est le cliché le plus réussi. C'est aussi celui qui m'a incité à prendre en photos les plates voisines.

Plate vieille, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate vieille, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Une seule fois, on peut distinguer du bleu et du blanc. La particularité de ce cliché est justement que l’on aperçoit un vrai ciel bleu, en haut à droite, avec un petit morceau de nuage près du bateau. C'est aussi le cas de cette plate si usée, qu'elle en a perdu une grande partie de sa teinte verte. Elle finit vraisemblablement ses jours sur l'herbe verte, en compagnie des plus jeunes qui sont sur l'eau. Ainsi va la vie d'une vieille plate dont plus personne ne s'occupe. C'est du moins ce que j'imagine....

 

Pour suivre le chemin

. Ecouflant (à prononcer avec un accent aigu sur le é en majuscule), à découvrir en photos sur http://www.ecouflant.fr/ecouflant/galerie_photo/vues_aeriennes_du_bourg

. Lire aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89couflant

. La Vieille Maine et l’Ile Saint-Aubin sur une carte simplifiée à voir sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ile_Saint-Aubin_et_Vieille_Maine_2.jpg

. La plate, voir http://www.wiki-anjou.fr/index.php/Plate

. Clichés Elisabeth Poulain

 

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Le parc et jardin botanique Hanbury & la Méditerranée > Entre portail & porte

12 Mars 2017, 16:10pm

Publié par Elisabeth Poulain

Hanbury, Parc botanique, Vue sur la Méditerrannée, Vintimille, Italie, Nataraja 2004, wikipedia

Hanbury, Parc botanique, Vue sur la Méditerrannée, Vintimille, Italie, Nataraja 2004, wikipedia

Ce sont des photos qui m’intriguent depuis que je les ai faites. Grâce à d’autres photos du parc dont j’ai gardé un joli souvenir et …à Google, j’ai pu remettre un nom sur ce parc magnifique au bord de la Méditerranée Italienne, à Vintimille, tout près de la frontière avec la France.

Hanbury Gardens, Porche d'entrée, Entrance, Vintille-Italie,Tangopaso 2013, wikipedia

Hanbury Gardens, Porche d'entrée, Entrance, Vintille-Italie,Tangopaso 2013, wikipedia

Nous sommes en train de nous promener dans ce parc superbe à Vintimille en Italie. Plus que les plantes elles-mêmes dans ce parc botanique, ce sont les points de vue qui nous ont enchantés, avec chacun une ambiance, une atmosphère différenciée…La diversité est étonnante, qui va de paysages méditerranéens, à ceux de pays au climat plus tempéré, ou à des endroits clairement humides, avec des iris d’eau.

Du haut, on aperçoit déjà les différentes composantes majeures du parc, qui enserre la grande demeure à la haute tour. C’est elle, le point focal, d’où il est possible de voir toute l'amplitude du paysage. On l’aperçoit d’en haut, entre plusieurs cyprès sur la gauche, des gigantesques yuccas et un arbre exubérant au fin feuillage sur la droite. Il reste à citer la composante majeure qui est la Mer Méditerranée d’un bleu léger dans le fond, à peine plus foncé que le ciel.

Hanbury-parc botanique, vue du haut sur la belle demeure & la mer, Vintimille-It. Cl. Elisabeth Poulain

Hanbury-parc botanique, vue du haut sur la belle demeure & la mer, Vintimille-It. Cl. Elisabeth Poulain

En descendant vers le bas du parc, le point de repère reste la tour carrée de la demeure, à l’allure d’une grande villa, construite en 1867 d’où on doit avoir un paysage fabuleux à 360°. Ce n’est pourtant pas cet ensemble immobilier compliqué dont les différentes composantes sont comme assemblées autour de la tour carré, qui m’intéresse. Ni même le jardin proprement dit de 18 ha, qui forme un puzzle étonnant de diversité végétale, réunissant quelques 6000 plantes. C’est le cheminement qui part du portail situé au bord de la route, qui s’ouvre sur plusieurs allées qui mènent dans les différentes parties du jardin en dénivelé d’une centaine de mètres entre la route et le bas du parc.

1-Le portail est à lui seul un monument énorme, d’une puissance tellement somptuaire qu’il parle à lui tout seul. Lourd, massif, il annonce la richesse et la volonté de pouvoir. Nul ne peut passer là, en voiture, sans être frappé par le langage non verbal que dégage ce porche aux allures d’un arc de triomphe d’une lourdeur volontaire  étonnante.

2-La tour carrée de la grande villa vous indique où se trouve le point focal, qui sera votre repère, quel que soit ou presque l’endroit où vous vous trouverez dans le parc.

Hanbury, parc botanique, vue d'en bas sur la belle demeure & le haut, Vintimille-It, Cl. Elisabeth Poulain

Hanbury, parc botanique, vue d'en bas sur la belle demeure & le haut, Vintimille-It, Cl. Elisabeth Poulain

3- Il reste à vous citer le dernier élément et le plus important, dont curieusement on parle peu, ou seulement grâce à une ancienne voie romaine…Il s’agit de la mer, que l’on va perdre de vue au fur et à mesure que l'on descend.

                                                                       *

De cette découverte, il me reste ces impressions que j'ai gardées en mémoire,

- d'une opulence quasiment oppressante  au départ, en passant sous le portail, tellement fort, qu'il en était  vraiment incongru,

- en déambulant ensuite avec lenteur et douceur dans des paysages très travaillés et variés qui se présentent dans des séquences très rapides.

- Pour finir face à ce mur ouvert sur cette grille dont l'étroitesse  d'où l'on voit la mer si proche et si lointaine... a un aspect qui choque, heurte la vue et la sensibilité, mais cette fois-ci en sens inverse du portail d'entrée. On a cette fois-ci l'impression que c'est la mer elle-même qui est emprisonnée, avec une chaîne, pour ceux d'en bas, par rapport à la relation ouverte à la mer pour ceux d'en haut...!   

                                                                     ***

Pour suivre le chemin

. Voir le beau cliché sur la Méditerranée https://voyages.michelin.fr/europe/italie/ligurie/imperia/vintimille/jardins-hanbury

. https://www.petitfute.com/v57254-vintimille/c1173-visites-points-d-interet/c958-musee/201206-jardins-hanbury.html

. Photo°1 Nataraja 2004  Hanbury Gardens, wikipedia, n°2 Entrance Tangopaso 2013, wikipedia, Elisabeth Poulain pour les trois autres ---) vue sur le bas, vue sur le haut, vue sur la mer à travers la grille...

Hanbury, parc botanique, vue à travers la grille étroite sur la mer, Vintimille-It, Cl. Elisabeth Poulain

Hanbury, parc botanique, vue à travers la grille étroite sur la mer, Vintimille-It, Cl. Elisabeth Poulain

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Le Mont Saint-Michel, les caramels au beurre salé et ...l'Unesco

7 Mars 2017, 18:22pm

Publié par Elisabeth Poulain

Boîte de caramels au beurre salé, le Mont St-Michel-Patrimoine mondial-Unesco, Cl. Elisabeth Poulain

Boîte de caramels au beurre salé, le Mont St-Michel-Patrimoine mondial-Unesco, Cl. Elisabeth Poulain

Traduction du titre. J’ai sous les yeux une petite boîte de caramels que j’ai achetée uniquement pour la boîte moi, qui n’ai réellement aucune appétence particulière pour les caramels, ni pour les bonbons d’ailleurs. Bien sûr, j’ai dû les goûter. Il en restait deux dans la boîte que j’ai d’ailleurs trouvés très bons. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas en faire une cure, un petit caramel par ci, un par là et hop... il n’y en a plus. Il faut dire aussi que la boîte est singulièrement petite et qu’il ne restait qu’un seul caramel.

La boîte mesure 7cm sur 7 sur le dessus et 7,3cm au-dessous. Chacune des six faces a sa propre singularité de façon à présenter le maximum d’informations au regard de la surface restreinte.

Boîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, Cl. Elisabeth Poulain

Boîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, Cl. Elisabeth Poulain

. 1. Et d’abord, le couvercle qui est bien sûr la face dominante. C’est elle qui porte en caractères saillants aussi bien les inscriptions, à une exception, que le dessin du Mont. En partant du haut voici INSCRIT en petite taille, AU PATRIMOINE MONDIAL DE , cette fois-ci sans relief, L’ U N E S C O en gros caractères espacés de couleur brun rouge, entre tirets et dotés d’une ligne qui surligne au-dessus et de son pendant qui souligne.

. Et voici le Mont Saint-Michel en relief et caractères rouges comme éclairés par le soleil, qui occupe la place d’honneur au centre de la composition. La pointe du clocher est située entre le N et plus près du E. La mer des deux côtes file jusqu’au bord de la boîte. En dessous, Le mont est encadré de trois petites étoiles *** de chaque côté. -- SAINT -- figure en dessous. MICHEL prend réellement toute la place en bas, avec des très gros caractères qui sont doublées sur le côté droit pour accentuer le relief. Il convient d’ajouter à cette composition très travaillée, un effet soleil qui irradie à partir du cœur du cœur du Mont, comme une fleur découpée sur laquelle se détache sur le côté gauche trois mouettes qui semblent venir vers vous.

Boîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, Cl. Elisabeth PoulainBoîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, Cl. Elisabeth Poulain
Boîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, Cl. Elisabeth PoulainBoîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, Cl. Elisabeth Poulain

Boîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, Cl. Elisabeth Poulain

. 2. Les quatre faces latérales. En commençant par la face avant qui se situe en prolongement du décor principal, voici ce qu’il est possible de découvrir :

. 2.1. la circonférence du Mont 960 m, la hauteur 170 m, le site n° 1 de Normandie,

. 2.2 à sa droite, en sens contraire au cycle de l’heure, la hauteur entre la basse mer et la hauteur la plus haute 15 m, les plus grandes marées d’Europe, la mer qui remonte à 10km à « la vitesse d’un cheval au galop »,

. 2.3. en tournant encore, il est impossible de voir ce qui est marqué à cause d’une étiquette collée sur la boîte qui montre un caramel fabriqué en Normandie photographié de près

. 2.4. sur la dernière face, + de 2,5 millions de touristes, – de 50 habitants…

. La 3è face, le dessous de la boîte, permet de coller la contre-étiquette obligatoire relative à la composition du produit, sa date limite de validité et son code-barre tout aussi obligatoire. Avec en relief, l’adresse www.aazed.fr, concepteur en packaging alimentaire, Aazed, 10 Allée des Cinq Continents, 44120 Vertou – France…Notez l'adresse de la rue qui inclut dans sa dénomination "Les Cinq Continents"! Je gage à coup sûr que l'adresse a été déterminante dans le choix du siège de l'entreprise de communication.  

Boîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, dessous,Cl. Elisabeth Poulain

Boîte de caramels/beurre salé, le Mont St-Michel/Patrimoine mondial/Unesco, dessous,Cl. Elisabeth Poulain

Et voilà comment on passe de la Normandie, avec la Bretagne qui revendique sa part bretonne dans le MSM*, au Val de Loire maintenant grâce à l’entreprise de conception de packaging, sans oublier l’Aire d’Alençon**,  gérée par Total. C’est là en effet que j’ai acheté cette boîte sur l’autoroute A 28, qui relie l’A11, en passant par Angers, à l’A13 qui file de Paris au Havre…Ceci uniquement pour la France, car il y a beaucoup plus. Il y a aussi et surtout la double dimension mondiale qu'incarne à elle seule cette petite boîte avec quelques caramels dedans. J'aurais du les compter!

Pour en revenir à l'UNESCO,  Il y a bien sûr d'autres sites inscrits dans la liste pour la France et aussi pour le Monde. La démarche est remarquable, du fait du degré d'exigence très sérieux du classement  au niveau mondial. Les critères, qui sont au nombre de 10, permettent de définir la notion de paysage naturel issu du génie humain préservé...

Et vive ces caramels du Mont Saint-Michel, le 2è monument le plus visité en France, que j'ai achetés pour leur boîte.   L'autre monument, qui attire le plus les touristes, étant forcément la Tour Eiffel à Paris…mais il n'est pas naturel! Nobody is perfect, c'est vrai aussi pour nos monuments!

*MSM = Mont Saint-Michel        ** Alençon est situé dans l'Orne en Normandie

Pour suivre le chemin

Allez voir et revoir le Mont Saint-Michel ; découvrez le aussi d’une façon remarquable grâce à Ouest-France sur http://www.dailymotion.com/embed/video/k3Sk8xdmuam96Ea6G7s

. Voir aussi le Mont-Saint-Michel sur le site de l'UNESCO, avec des photos superbes  http://whc.unesco.org/?cid=31&l=fr&id_site=80&gallery=1&index=13&maxrows=12

. Découvrir notre Patrimoine mondial sur le site  qui lui est dédié sur http://whc.unesco.org/fr/apropos/         qui s'ouvre sur cette phrase admirable: "Le patrimoine est l’héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir.", avec des photos à se pâmer....

. Photos Elisabeth Poulain  

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Les Calanques de Marseille, Photos à rêver d’une randonneuse sportive

22 Janvier 2017, 17:31pm

Publié par Elisabeth Poulain

Les calenques de Marseille, voeux de bonne année 2017, Cl. Claire Poulain 01012017

Les calenques de Marseille, voeux de bonne année 2017, Cl. Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, reflet du soleil sur la Mer méditerrannée, Cl.Claire Poulain 01012017 Calenques de Marseille, reflet du soleil sur la Mer méditerrannée, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, reflet du soleil sur la Mer méditerrannée, Cl.Claire Poulain 01012017

Et d’abord la randonneuse. Car sans elle, il n’y aurait pas de photos. Claire aime courir et découvrir la mer, le soleil, la roche blanche…à la vitesse qu’elle choisit, comme une glace qu’on déguste en fermant les yeux de gourmandise, à la grande différence qu'elle les garde bien ouverts pour courir sur ce sentier pierreux. Prendre des photos pour faire partager cette symbiose est alors un véritable cadeau à ceux qui par exemple, ne connaissent ni le Parc naturel des Calanques, ni la Mer Méditerranée. Les clichés ont pour particularité d’avoir été pris le Ier janvier de cette année, un jour de grande beauté, à la lumière incomparable de la "mare nostrum" en un jour bien particulier puisqu’il ouvre l’année 2017. C’est le moment de l’année qui a le plus de force symbolique dans le monde entier, celui où on se souhaite une bonne année pour les 364 jours qui suivent, sans oublier le premier d’entre eux bien sûr.

 

Calenques de Marseille, Approche par la forêt & vue sur la roche, Cl.Claire Poulain 01012017 Calenques de Marseille, Approche par la forêt & vue sur la roche, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, Approche par la forêt & vue sur la roche, Cl.Claire Poulain 01012017

L’approche. Elle commence bien sûr par arriver par la forêt qui sent si bon les pins, là où serpente un sentier de sable bien aménagé pour les promeneurs et les randonneurs. Là où tout est calme et volupté, avec des senteurs aromatiques incomparables. En n’oubliant jamais que vous êtes dans un site d’une nature de la roche préservée exceptionnelle, et pour certaines et certains, que vous allez faire une randonnée véritablement sportive.

 

Calenques de Marseille, vue sur le ciel, le sentier pour les randonneurs en forêt, Cl.Claire Poulain 01012017 Calenques de Marseille, vue sur le ciel, le sentier pour les randonneurs en forêt, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, vue sur le ciel, le sentier pour les randonneurs en forêt, Cl.Claire Poulain 01012017

De là, on ne voit pas la mer puisqu’il faut d’abord monter pour rejoindre les hauteurs qui offrent des vues fabuleuses sur ces fameuses calanques. On peut les définir comme des avancées de la mer entre les avancées rocheuses et très pentues. On sait qu’on pourra les admirer d’en haut très bientôt.

 

Calenques de Marseille, changement d'univers, roche et végétal, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, changement d'univers, roche et végétal, Cl.Claire Poulain 01012017

Les arbres vous guident dans vos découvertes, grâce à ces tracés de peintures qui vous permettent de vous repérer dans les divers chemins de randonnées, qui s’offrent à vous. C’est ainsi que chacun pourra faire sa propre découverte de ce parc hautement préservé, à condition bien sûr d’avoir de l’entraînement.

 

Calenques de Marseille, le soleil, le ciel, la mer, le végétal et la roche, Cl.Claire Poulain 01012017 Calenques de Marseille, le soleil, le ciel, la mer, le végétal et la roche, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, le soleil, le ciel, la mer, le végétal et la roche, Cl.Claire Poulain 01012017

Voici deux clichés qui tournent le dos à la mer. On y découvre l’approche difficile de ces roches abruptes, protégées par des végétaux capables de s’adapter à des conditions naturelles difficiles. Le second cliché donne à voir deux volumes dont les formes extérieures se ressemblent, tout en étant les plus dissemblables possibles. L’une est douce, odorante et de couleur rosée, l’autre dure et blanche offre sa protection au massif fleuri.

 

Calenques de Marseille, visions plurielles sur la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017Calenques de Marseille, visions plurielles sur la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017Calenques de Marseille, visions plurielles sur la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, visions plurielles sur la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017

Arrivée en haut, voici le cadeau visuel qui s’offre à vous. Il y a toutes les composantes qui font de ce site préservé un véritable trésor que vous offre la mer  lors de sa rencontre avec la roche et la nature qui arrive à s’y développer et à durer. Après, il est vrai une montée qui, pour certains, coupent le souffle. Il faut alors en profiter pour humer les senteurs tout en retrouvant son souffle.

Calenques de Marseille, le retour, la roche, la signalétique, Cl.Claire Poulain 01012017Calenques de Marseille, le retour, la roche, la signalétique, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, le retour, la roche, la signalétique, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, visions plurielles surr la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017Calenques de Marseille, visions plurielles surr la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, visions plurielles surr la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017

Et la mer enfin dans toute sa plénitude, avec à chaque fois un élément nouveau et cette certitude que la minute d’après, il y aura du changement. Demain sera un nouveau jour ; cette lumière si fine et si forte à la fois, sera différente ; la petite plante que vous aviez admirée, en prenant des repères pour la retrouver, sera devenue « invisible ». La mer surtout aura pris une autre teinte et tout sera nouveau. Ici le changement est perpétuel. Et le paysage est à la fois la scène d’une pièce de théâtre qui dure depuis des millénaires et la pièce elle-même où la nature, associée à la blancheur de la roche, éclate de vitalité, tout en se jouant de l’immensité d’une mer qui se réinvente chaque jour à chaque moment… 

Ces photos de Claire Poulain sont un cadeau à toutes les sportives et les sportifs, amoureux de la nature, de la mer, de la lumière, en guise de vœux  de bonne année... Avec un grand merci de ma part pour ses  beaux clichés.

 

Calenques de Marseille, visions plurielles sur la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017Calenques de Marseille, visions plurielles sur la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017

Calenques de Marseille, visions plurielles sur la mer, le ciel, la lumière, Cl.Claire Poulain 01012017

. Clichés Claire Poulain, avec mes plus vifs remerciements. 

. Retrouver d’abord le cadre général sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Marseille

. Les célèbres calanques sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Calanques_de_Marseille

. Le Parc national des Calanques sous son aspect réglementaire et avec de beaux clichés sur http://www.calanques-parcnational.fr/en

. Les sentiers européens de grandes randonnées, https://fr.wikipedia.org/wiki/Sentier_europ%C3%A9en_de_grande_randonn%C3%A9e

. Les sentiers de Grande Randonnée sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Sentier_de_grande_randonn%C3%A9e

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Paysages de brouillard du petit matin -1- de l’Anjou vers la Normandie

8 Janvier 2017, 18:58pm

Publié par Elisabeth Poulain

Angers, traversée de la rivière Maine, en partance vers Le Mans, par l'A11, Cl. Elisabeth Poulain

Angers, traversée de la rivière Maine, en partance vers Le Mans, par l'A11, Cl. Elisabeth Poulain

Sur l'autoroute A11, sous le brouillard, le début du vallonnement léger, Cl. Elisabeth PoulainSur l'autoroute A11, sous le brouillard, le début du vallonnement léger, Cl. Elisabeth PoulainSur l'autoroute A11, sous le brouillard, le début du vallonnement léger, Cl. Elisabeth Poulain

Sur l'autoroute A11, sous le brouillard, le début du vallonnement léger, Cl. Elisabeth Poulain

Voici une succession de photos, qui vous donnent à voir autrement des paysages que vous avez l’impression de connaître et qui vous paraissent différents. La raison en est bien sûr le brouillard fréquent en cette saison hivernale, qui transforme l’humidité en nappes plus ou moins épaisses, selon le lieu, la présence d’arbres, le vent…Tout change alors, les volumes, les lignes, les couleurs, l’atmosphère de ce que vous voyez…C’est un autre monde qui s’offre à vos yeux, à votre étonnement, devant tant de différences. Voici cette première séquence en partance d’Angers, en traversant la Maine, la plus petite rivière de France, vers le Loir un affluent de la Maine, à ne pas confondre avec la Loire, le plus long fleuve de France.

Sur l'autoroute A11, vers Le Mans, le passage au dessus de la rivière Loir, Cl. Elisabeth Poulain

Sur l'autoroute A11, vers Le Mans, le passage au dessus de la rivière Loir, Cl. Elisabeth Poulain

Le vrai départ commence à Angers lors du passage sur la rivière Maine d’où l’on aperçoit les plates, ces barques de pêcheurs qui attendent des jours meilleurs pour taquiner le poisson. Parfois, la lumière du jour éclaircit le paysage, en faisant ressortir la nature autoroutière du parcours.  

A11, entre éclaircie et brouillard, sortie d'Angers vers le Mans, Cl. Elisabeth PoulainA11, entre éclaircie et brouillard, sortie d'Angers vers le Mans, Cl. Elisabeth Poulain

A11, entre éclaircie et brouillard, sortie d'Angers vers le Mans, Cl. Elisabeth Poulain

Ce sera vraisemblablement un des seuls clichés où l’on pourra voir les véhicules venant d’en face. Tout aussitôt, cette fois sur le côté, on peut percevoir une poche épaisse de brouillard qui freine la percée de la lumière. On peut néanmoins distinguer un bosquet dans la prairie, un arbre isolé, un pylône transportant l’électricité…

A11, vers Le Mans, passage au-dessus du Loir, peupleraie, Cl. Elisabeth Poulain
A11, vers Le Mans, passage au-dessus du Loir, peupleraie, Cl. Elisabeth Poulain

A11, vers Le Mans, passage au-dessus du Loir, peupleraie, Cl. Elisabeth Poulain

Voici un bel alignement comme sculpté en douceur par le vent, suivi par la seconde rivière que nous surplomberons au cours du voyage. Il s’agit cette fois-ci du Loir, à ne pas confondre avec la Loire. Une jeune peupleraie plantée en ligne signe la présence de l‘eau que nous allons fréquemment retrouver dans cette partie du trajet. Ces terres pauvres sont tout à fait adaptées à ce type d’essence arboricole qui pousse vite en fournissant du bois dont notre société a tant besoin.

 

A11, lever du brouillard vers le Mans, harmonie arboricole, Cl. Elisabeth PoulainA11, lever du brouillard vers le Mans, harmonie arboricole, Cl. Elisabeth PoulainA11, lever du brouillard vers le Mans, harmonie arboricole, Cl. Elisabeth Poulain

A11, lever du brouillard vers le Mans, harmonie arboricole, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. La rivière Maine sur http://www.wiki-anjou.fr/index.php/Maine

. La rivière Loir, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Loir_(rivi%C3%A8re)

. Le trajet Angers-Rouen par l’A-11 sur https://fr.mappy.com/itineraire/49000-angers/76000-rouen#/0/M2/TItinerary/IFRAngers%2049000-49100|TORouen%2076000-76100|GTpetrol/N151.12061,6.11309,-0.5477,47.47379/Z11/

. Le bois de peuplier sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Peuplier

. Voir ses avantages comparées à d’autres essences sur http://www.atlanbois.com/construire/bois-locaux-dans-la-construction/

. Photos Elisabeth Poulain, assise à la gauche de la conductrice

 

A11, Angers-Le Mans, paysage mixte péri-urbain-campagne, Cl. Elisabeth Poulain

A11, Angers-Le Mans, paysage mixte péri-urbain-campagne, Cl. Elisabeth Poulain

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Paysages de Loire à l’embouchure, La Raffinerie de Donges & Paimboeuf

7 Septembre 2016, 15:08pm

Publié par Elisabeth Poulain

*La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-extrait-Cl. Elisabeth Poulain

*La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-extrait-Cl. Elisabeth Poulain

Le  titre. Comme souvent le titre de ce billet tourne comme une ritournelle qui trotte dans la tête comme un refrain, un processus qui échappe en grande partie à la volonté de l'auteur. Dans le cas d’aujourd’hui, il s’agit de vous parler d’un endroit très sensible où se rencontrent plusieurs univers qui chacun revendique sa position de premier plan – ce qui est vrai -,  alors qu’ils doivent absolument co-habiter, ce qui est vrai également.   

 

Vue de Paimboeuf sur la Loire...Le petit bateau du début-amont, le port-aval, les nuages au-dessus-Cl. Elisabeth Poulain
Vue de Paimboeuf sur la Loire...Le petit bateau du début-amont, le port-aval, les nuages au-dessus-Cl. Elisabeth Poulain

Vue de Paimboeuf sur la Loire...Le petit bateau du début-amont, le port-aval, les nuages au-dessus-Cl. Elisabeth Poulain

Parler de paysages au pluriel est aussi une évidence. Il y a bien sûr les paysages d’eau, ceux de l’eau douce, ceux de l’eau de mer salée, ceux de la rencontre entre ces deux masses. L’embouchure d’un fleuve est toujours un endroit sensible du fait du choc d’univers, la mer voulant rentrer dans le lit du fleuve et le fleuve ayant une tendance naturelle à se jeter dans la mer. Les marées de l’Atlantique jouant aussi leur partition, celles qui existent à Saint-Nazaire de par l’ampleur du différentiel de leurs coefficients accentuant les effets de la rencontre.

Le ciel et ses nuages sont ausi incroyablement changeants. Quant aux couleurs du ciel, de l'eau... eiles n'arrêtent pas de varier en synchronisation les unes avec les autres. le temps était pourtant d'un calme remarquable. Pour vous le montrer, voici le ciel et les couleurs du début de notre découverte du paysage de Loire, près du jardin japonais, en amont de la ville, avec vue sur le petit bateau bleu attendrissant et la vue finale à hauteur du petit bois et du camping après le pont, avec vue sur ce célèbre ouvrage d'art qui traverse la Loire à Saint-Nazaire et...Paimboeuf, le port et le début de la raffinerie tous deux en rive droite de la Loire, alors que Paimboeuf est en rive gauche.

 

La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-la rive-les nuages-Cl. Elisabeth Poulain
La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-la rive-les nuages-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-la rive-les nuages-Cl. Elisabeth Poulain

Il s’ensuit en particulier des tourbillons. Mais également des zones de marais mi-terre, mi-eau qui peuvent absorber une partie de ce différentiel d’eau. Ces vasières sont des éponges, des endroits où il est impossible à une personne de marcher, par exemple. On les voit bien rive gauche en allant vers l’estuaire, quand on est à Paimboeuf, en regardant vers l’amont.

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-Cheminées-Cuves-Cl. Elisabeth Poulain
La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-Cheminées-Cuves-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-Cheminées-Cuves-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges en rive droite n’est pas vraiment située au bord de la mer. Il faut aux pétroliers, venant livrer le pétrole brut ou rechercher le pétrole raffiné, remonter puis re-descendre la Loire estuarienne. Cette Loire qui n’est jamais un long fleuve tranquille en raison notamment du différentiel important de l’étiage, c’est-à-dire le niveau de la marée haute et celui de la marée basse. En l’absence de route proche du lit du fleuve de l’autre côté, la raffinerie n’est vraiment visible qu’à partir de Paimboeuf en rive gauche qui se trouve être la seule ville de tout l’estuaire proche de la mer d’où l’on peut vraiment apercevoir l’autre rive et se promener le long de la Loire.

La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-les arbres-près du pont-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-les arbres-près du pont-Cl. Elisabeth Poulain

Cette appropriation visuelle des longues lignes étirées horizontales marquées en bord de Loire s’opère alors même que les tours rouges et blanches en hauteur donnent le rythme, avec en plus le contrepoint des grosses cuves à terre. Dans ce grand paysage de l’estuaire, la raffinerie de Donges prend tout son sens. Elle occupe si pleinement la rive et la hauteur grâce à ses tours, qu’on ne se pose pas de question sur sa présence, sa longueur, ses hauteurs, ses lignes et ses formes…Et le tanker rouge en aval manquerait s'il n'était pas là... 

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-le tanker rouge-le pêcheur-Cl. Elisabeth Poulain
La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-le tanker rouge-le pêcheur-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-le tanker rouge-le pêcheur-Cl. Elisabeth Poulain

Il reste alors une autre promenade à faire, celle qui consiste à descendre avec le fleuve en marchant, en traversant Paimboeuf pour aller du Jardin Etoile de Kunya Manyuama, qui a pris soin de garder bien vivants les roseaux du bord de l’eau, avec même à marée basse une bordure de vase entre la roche qui a permis de surélever le niveau de la terre où l’artiste a planté son jardin et l’eau du grand fleuve…Ces gros rochers protègent la berge des vagues causées par les navires qui passent dans le chenal.

Regardez bien le cliché pris au Jardin japonais, en particulier avec les roseaux. Vous allez alors découvrir un autre bateau rouge, une barge attachée à un quai à droite de la petite maison à étage qui permet de voir le trafic au bout de la jetée. Son rouge est éteint, vraisemblablement la barge est âgée. Je la vois comme un signal d'un dialogue d'une rive qui parle à l'autre alors qu'elles sont si différentes et cela depuis longtemps...jusqu'à la construction du Pont de Saint-Nazaire en 1975.

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf en amont-La Loire-les roseaux-les bateaux en aval-Cl. Elisabeth Poulain
La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf en amont-La Loire-les roseaux-les bateaux en aval-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf en amont-La Loire-les roseaux-les bateaux en aval-Cl. Elisabeth Poulain

Plus bas en aval, c’est un pêcheur que nous surprenons, en plein exercice. C’est vrai qu’il manquait. C’est alors que se précise la vision du port qui se situe en aval de la raffinerie, avec de plus en plus présent le grand pont qui surplombe la Loire, en marquant comme une frontière au-delà de laquelle commence la mer… Et toujours en repère le magnifique rouge du tanker à l’arrêt sur l’autre rive qui est devenu notre repère lors de notre descente de la Loire, jusque de l’autre côté du pont. On est à l’avant par rapport à lui.

La raffinerie s’éloigne ; le pont de Saint-Nazaire se rapproche. Nous quittons l’atmosphère urbaine de Paimboeuf où travaillaient beaucoup d’ouvriers qui utilisaient le bac de Mindin, côté Paimboeuf,  pour se rendaient rendre aux Chantiers navals à leur grande époque. Le petit bois de pins, où se trouve un camping, annonce le début d'un espace balnéaire. Il y a maintenant un air de loisirs, en transition avec celui de la raffinerie et celui des chantiers navals. Ce sont des bateaux à voile placés sous gardiennage qui nous offrent une autre vision de l’autre rive, grâce en particulier à leurs coques de plusieurs couleurs…et c’est sur la vision d’un jeune yucca vigoureux planté dans la roche que nous allons saluer et la raffinerie et le port et le pont et … tous ceux qui ont œuvré à la poursuite de cette grande aventure industrielle et continuent à le faire.

Vue de Saint-Brévin-La Loire-l'estuaire-le yucca-l'ouverture sur la mer-Cl. Elisabeth Poulain

Vue de Saint-Brévin-La Loire-l'estuaire-le yucca-l'ouverture sur la mer-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir d'abord la belle étude de la DREAL de la Loire estuarienne http://www.paysages.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/UP32_La_Loire_estuarienne_V1.pdf  

. Paimboeuf sur http://www.paimboeuf.fr/  ainsi que sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Paimb%C5%93uf  

. Le Jardin Etoile de Kinya Manuyama en bordure de Loire, à Paimboeuf sur http://www.jardinspaysdelaloire.fr/jardin-etoile.html  

. Donges à voir sur http://www.ville-donges.fr/mediatheque  ainsi que sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Donges  

. Clichés Elisabeth Poulain, qui forment une danse qui tourne tout le temps autour de la Loire, de la raffinerie, du ciel, des nuages, des couleurs si changeantes, sans oublier l'ouverture sur la mer...

L'estuaire de la Loire, le port, le pont de Saint-Nazaire, la raffinerie de Donges, Cl. Elisabeth Poulain

L'estuaire de la Loire, le port, le pont de Saint-Nazaire, la raffinerie de Donges, Cl. Elisabeth Poulain

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Collonges la Rouge - Des murs et des portes sous la canicule de 1998

29 Août 2016, 13:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain  *Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain  *Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain

*Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain

C’est le rouge que j’ai gardé en mémoire, un rouge si fort, qu’il m’a d’autant plus fortement frappé qu’il faisait une chaleur éprouvante. Un rouge que j’ose qualifier d’incandescent, tant il n’était pas possible de lui échapper, en se réfugiant justement à l’ombre, derrière les murs de pierre de grès rouge, si rouge que j’en ai gardé le souvenir. Pourtant au cœur de ces vieilles maisons, il devait faire bon frais. Les habitants de Collonges, les Collongeois et Collongeoises devaient bien le savoir eux qui avaient  pu édifier au fil des siècles des habitations qui les protégeaient tant de la chaleur que du froid.

Collonges-la-Rouge, village-wikipedia-Alertomalibu, village de près-wikipedia, Elisabeth Poulain Collonges-la-Rouge, village-wikipedia-Alertomalibu, village de près-wikipedia, Elisabeth Poulain

Collonges-la-Rouge, village-wikipedia-Alertomalibu, village de près-wikipedia, Elisabeth Poulain

Ce village est bien connu des touristes. Il s’agit de Collonges la Rouge, un des rares villages qui existe depuis le XIIe siècle à avoir intégré celui d’une couleur, celle de la pierre dont il est constitué, le ROUGE. Une couleur d’autant plus singulière qu’il résulte du grès rouge très foncé dont sont édifiés les vieux bâtiments et autres constructions du centre ancien. Là tout est rouge, le sol, les murs d’enclos, les murs des maisons, « son église, sa chapelle des Pénitents, ses castels, ses rues pavées, sa maison de la Sirène, sa halle, ses tourelles, ses échauguettes », comme le précise la feuille A4 rose saumon imprimée en noir, pliée en trois… la petite documentation que m’avait remise l’Office du Tourisme.

C’était en juillet 1998. J’ai aussitôt vérifié. Il y a bien eu une canicule au début de cet été-là. La moyenne des températures à Collonges est toujours un peu supérieure à à celles calculées  au niveau national. Le camping-car placé avec bonheur à l’ombre au camping municipal nous permettait d’espérer un rafraîchissement en soirée. En attendant, nous sommes partis à la découverte du centre ancien, sans aucune volonté d’exhaustivité, tant il faisait chaud. Les quelques photos que vous voyez ont été prises cette après-midi là, sans aucune volonté de notre part d’aller voir un monument en tant que tel.

Collonges-la Rouge, Mur de grès rouge, pierres jointoyées, Elisabeth Poulain

Collonges-la Rouge, Mur de grès rouge, pierres jointoyées, Elisabeth Poulain

Ce sont les murs de pierre qui m’ont d’abord fasciné, en harmonie contrastée avec les pierres de lauzes d’un bleu-noir foncé recouvertes parfois de mousses fines blanches Chaque pierre a gardé sa singularité, que le mur ait été édifié en pierre sèche, sans liant, rejointoyé ou érigé aux siècles suivants.

Dans le cliché du mur de pierres sèches, on ne peut qu’être admiratif du soin pris par le maçon, ou celui qui n’avait pas ce titre protégé par les corporations, pour trouver ou façonner à chaque fois « la » bonne pierre qui allait grâce à ses gestes précis trouver sa place exactement là où il le fallait, en faisant une grande économie de pierre et beaucoup d’effort d’huile de coude.

Plus tardivement , le mur acquiert plus de rigueur, les lignes deviennent horizontales et verticales, les angles plutôt droits. On discerne bien aussi les pierres placées dans un passé lointain, des pierres plus récentes, à angle ferme et surface plus lisse, qui ont dû remplacer des pierres usées.

Collonges la Rouge, Porte double bleu éteint sur fond rose & petite porte latérale, Cl. Elisabeth Poulain

Collonges la Rouge, Porte double bleu éteint sur fond rose & petite porte latérale, Cl. Elisabeth Poulain

Arrive la seconde série de trois clichés de situations plus complexes. Il ne s’agit plus de photographier un mur, mais de portes intégrées dans un mur dans plusieurs situations.

. Le cliché Portes « Symphonie en bleu et rose » représente l’angle d’une ruelle qui m’avait réellement tapé dans l’œil, au point que j’ai pris un peu plus de temps pour faire ce cliché, alors que nous étions quelques peu desséchés par la chaleur, nous pauvres Ligériens (habitants de la Loire), habitués à un peu plus de fraîcheur l’été. Sans vent, dans des ruelles exigües, avec beaucoup de monde, je préférais ne pas connaître le chiffre de la température. En plus, il me fallait attendre que les touristes passent, en réalité, ce sont eux qui ont attendu très aimablement, ce dont je les ai remerciés, avec chaleur! 

On voit une porte à double battant qui a gardé des traces de la peinture bleue dont elle était revêtue, surtout sur le vantail droit. Chacun d’entre eux portent des lattes verticales en haut et des lattes horizontales en bas renforcées de gros clous apparents. Une grosse poutre au- dessus repose sur les deux piliers de chaque côté, eux-mêmes aussi différents qu’il est possible de voir. Du côté gauche (à la vue), il y a même une pierre blanche…L’horreur !

A ses côtés, à angle doit, en "cousine pauvre", se tient une petite porte qui est à la fois plus basse, toute en planches horizontales, avec un linteau moins épais, car il ne supporte pas de construction au-dessus, sans belles pierres pour se faire admirer, surtout du côté gauche. Il lui reste un peu de peinture bleue vers le bas, mais il faut bien regarder. A voir la cohabitation des deux portes, on pourrait imaginer, sans certitude aucune et si les deux font partie de la même propriété, la grande pour les maîtres et la seconde pour les domestiques.

Collonges la Rouge-Porte de maison de maître à deux battants  + petite porte intégrée, Cl. Elisabeth Poulain

Collonges la Rouge-Porte de maison de maître à deux battants + petite porte intégrée, Cl. Elisabeth Poulain

. Le cliché Porte noble. Cette fois-ci la grande et belle porte à deux battants s’inscrit sous un porche voûté chapeauté en hauteur d’un toit recourbé aux angles en lauzes. Pour renforcer la majesté de l’ensemble, la hauteur est utilisée pour insérer un motif en triangle de pierre blanche, à valeur symbolique, lui-même renforcé par une bordure en relief de grès rouge. Les murs proprement dits sont en excellent état, même s’il apparait des joints récemment refaits un peu trop blancs. La grande porte elle-même à double battant possède en son milieu une porte simple pour ceux qui viennent à pied. Le bois a perdu toute couleur sans paraître pourtant en mauvais état.

. Le cliché Mur d'enceinte, porche et ruelle . Il y a bien un porche ouvert dans un mur d’enceinte – sans certitude que ce soit cela- qui conduit à une ruelle, avec un effet de contraste très fort entre le soleil et l’’ombre. Vue de l’extérieur, la ruelle mène en direct à une autre ruelle dont on aperçoit une sorte de pilier légèrement saillant entre deux murs de maisons mitoyennes recouvertes de lauzes qui apparaissent franchement bleues ici. Il y a à la fois un effet de perspective, des couleurs étonnamment différenciées de rouge, entre les différentes pierres du mur côté gauche du porche, sous la vigne, du rouge grisé du haut avec des pierres saillantes en haut et des manquantes sur le côté droit, le mur rouge orangé du côté soleil dans la ruelle et le rouge pluriel du fond…Un vrai festival de rouge!  

Nous devions rester plus longtemps, mais je l’avoue sans honte, la chaleur était telle qu’elle nous a fait quitter le camping dès l’ouverture du bureau le lendemain matin, pour rouler toutes fenêtres ouvertes et retrouver un peu de fraîcheur, loin du rouge par trop incandescent…En se promettant de revenir un jour hors saison pour mieux comprendre cette ville si étonnante et attirante…

Collonges la Rouge-Enceinte-porche-ruelle-Couleurs du rouge-Cl. Elisabeth Poulain

Collonges la Rouge-Enceinte-porche-ruelle-Couleurs du rouge-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Le site de la ville http://www.collonges-la-rouge.fr/  à compléter par le site très intéressant avec de très beaux clichés en noir et blanc  http://www.commune-mairie.fr/photos-monuments-historiques/collonges-la-rouge-19057/  

. L’Office de Tourisme sur http://www.vallee-dordogne.com/la-vallee-de-la-dordogne/les-villages/collonges-la-rouge  . Classée au titre des « plus beaux villages de France » http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/node/72 , avec de belles photos de Collonges  

. Avec une photo du village vu du ciel sur http://www.lacorreze.com/villages/collonges-la-rouge.htm  

. Des idées de randonnées et de tours en voiture d’une journée à partir de Collonges sur http://www.meyssac.fr/wp-content/uploads/2012/09/MARGUERITE-CIRCUITSRANDO1.pdf  

. Sur Over-Blog, deux sites, avec de belles photos http://onvqf.over-blog.com/2014/05/collonges-la-rouge-village-correze-19-aaa.html  Et en plus, très bien documenté sur http://l-abcd.over-blog.com/article-22310564.html  

. Sur l’histoire du village, http://www.limousin-medieval.com/#!collonges-la-rouge/c11e8  

. Les lauzes, origine gauloise du mot du genre féminin sur http://feuilly.hautetfort.com/archive/2008/09/24/les-lauzes.html

  . Le climat à Collonges la Rouge sur http://www.linternaute.com/ville/collonges-la-rouge/ville-19057/climat  

. La canicule de 1998 sur http://www.ladepeche.fr/article/1998/08/10/409022-canicule-l-enfer-urbain.html#

. Clichés d’approche de la ville ---) wikipedia, vue partielle, Alertomalibu pour le cliché  général ; photos dans la ville ---) Elisabeth Poulain

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Angers, L’ancien Couvent de la Baumette, rivière Maine, rive gauche

8 Août 2016, 17:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Vue sur le Couvent de la Baumette, rive gauche de la Maine, de l'autre rive, Cl. Elisabeth Poulain

*Vue sur le Couvent de la Baumette, rive gauche de la Maine, de l'autre rive, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un des endroits les plus fascinants de l’Anjou. C’est aussi le plus surprenant et le plus mystérieux. Je vais tenter de vous expliquer pourquoi, en commençant non pas par remonter le temps, comme il  serait logique dès lors qu’on parle d’un « ancien couvent », mais par le site lui-même. D’ailleurs à partir de cette courte introduction, je n’utiliserai plus le terme d’ancien.

L’emplacement du Couvent de la Baumette. Il est en lui-même déjà une des clés de sa notoriété et de son mystère. Et déjà d’abord, il me faut me référer à un autre monument qui est encore plus que connu à Angers,  à savoir le « Château d’Angers ». Excusez du peu ! Ils ont en commun, tous deux, d’être situé pour le plus important d’entre eux, à savoir le château en amont à 43 mètres d’altitude et le second à 30 mètres et tous deux être l’œuvre du Bon Roi René d’Anjou (1409-1480). 

Vues sur la Maine prises en rive droite, vers l'amont, vers l'aval, Cl. Elisabeth PoulainVues sur la Maine prises en rive droite, vers l'amont, vers l'aval, Cl. Elisabeth Poulain

Vues sur la Maine prises en rive droite, vers l'amont, vers l'aval, Cl. Elisabeth Poulain

Tous deux également ont en commun d’être ancrés en rive gauche de la Maine, le cours d’eau le plus singulier de France, car il est très court (11kms) et n’a pas de source. La Maine est en effet formée par la réunion de trois rivières, la Mayenne, la Sarthe et le Loir. Ils sont distants de moins de 4kms. Leur second point commun est que ces monuments historiques sont ancrés dans des lieux à forte connotation symbolique. Le château témoigne du pouvoir militaire et politique du Bon Roi René.

Le couvent symbolise du désir profond du Roi René de célébrer l’existence de Dieu en y faisant retraite. La Baumette ayant pris cette dénomination en hommage à la grotte de la Sainte-Baume en Provence. Dans un cas, on s’enfonce dans la pierre de la terre, pour se retrouver plus profondément soi avec soi, dans l’autre sont érigés en élévation une chapelle et des bâtiments conventuels. Le premier avec ses 17 grosses tours est là pour se protéger et protéger la place en faisant la guerre, le second en se retirant du monde pour y trouver la paix intérieur.

L’autre point commun est qu’ils sont surtout visibles de l’autre rive, la rive droite de la Maine. Pour l’un, le plus gros et le plus en amont, il y a bien une allée arborée en bas de la roche, des tours et des hauts remparts qui les lient. Il s’agit du château. Pour le second, il est certes possible d’apercevoir les murs du couvent en bordure de la rivière sans aucune maison proche et situé en hauteur. Mais voir des murs ne suffit pas à comprendre.

Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à  partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à  partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain
Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à  partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à  partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain

Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain

Autant le premier site, le château, est compréhensible dans toutes les cultures du monde avec ses grosses tours défensives, autant le second est difficile à interpréter même vue de l’autre côté de la rivière. De loin, on distingue plusieurs bâtiments sans pouvoir les interpréter vraiment. On pense seulement que les gens qui habitent-là ont vraiment de la chance. Outre la roche et la pierre, tout n’est que verdure pour la partie « terre » située en rive cette gauche et « eau calme » pour la rivière Maine, qui ressemble là à un grand lac d’eau douce.

C’est ici que voguent avec grand plaisir trois jeunes canards plein d’énergie, un petit bateau à voile près du bord, au bas du couvent, là où se garent les voitures des pêcheurs généralement nombreux à cet endroit, accessible par une petite route. Cela a été une grande surprise pour moi, placée sur l’estacade qui venait tout juste d’être rénovée.

Et nous sommes à Angers, « en pleine ville » juste avant que ne commence Sainte-Gemme sur Loire, la commune voisine, en descendant la Maine, la plus petite rivière de France, jusqu’à sa confluence avec la Loire, le plus grand fleuve de France. Imaginez, on part de la Provence, d’un coup d’aile on est en Anjou et votre imagination s’envole dans un cadre exceptionnel…sans oublier le voyage dans le temps. Le couvent a été édifié en 1456.

Angers, Rive gauche, vue aval sur la Maine, vue sur Château Angers, Cl. Elisabeth PoulainAngers, Rive gauche, vue aval sur la Maine, vue sur Château Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Angers, Rive gauche, vue aval sur la Maine, vue sur Château Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Clichés Elisabeth Poulain, le signe * qui précède le titre de la photo signifie qu'il s'agit d'un extrait.    

. La carte d’Angers sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Map_Angers.jpg  d’Open Street M , contributeur XIII TOKYO   

. Voir la carte hyper-intéressante sur l’altitude du Couvent de la Baumette comparée à celle du Château d’Angers http://fr-fr.topographic-map.com/places/La-Baumette-2940407/  

. Le Couvent de la Baumette, vu de la rive gauche, en bas https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/12/Le_couvent_de_la_Baumette_vu_depuis _la_berge_de_la_Maine _-_Angers _-_20090919.jpg  

. Lire l’excellent article de Sylvain Bertholdi, Conservateur des Archives d’Angers, dans « Vivre à Angers, Découvrir Angers, Histoire d’Angers » janvier 2010 sur http://www.angersloiretourisme.com/fr/decouvrir/lieux-de-visites/ancien-couvent-de-la-baumette  

. Consulter aussi le site de la Famille, propriétaire du Couvent de la Baumette, sur http://labaumette.free.fr/index.php/description?tmpl=component&print=1&limit=3&format=feed&type=atom  

. Le Château d’Angers sur http://www.angers.fr/vie-pratique/culture/la-politique-culturelle/angers-ville-d-art-et-d-histoire/ressources/fiches-patrimoine/laissez-vous-conter-le-chateau/  

. Toujours le Château d’Angers sur wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27Angers  

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Les Baux de Provence > La Pierre de Calcaire, l’Olivier & la Vigne

4 Août 2016, 16:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence, arrivée par le sud, Cl. Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence, arrivée par le sud, Cl. Elisabeth Poulain

C’est l’histoire d’un site qui commencerait comme un conte : il était une fois un château fait de pierre blanche de calcaire dominant une vallée à perte de vue, tel un phare en mer, pour veiller au bon développement de plantes méditerranéennes,  des oliviers pour faire de l’huile et des pieds de vigne récemment plantés pour avoir du vin, tout comme des oliviers et des pêchers. C’est un lieu  vraiment très chaud. Il y poussait pourtant des céréales aux temps anciens. Si le vent du Nord continue à y souffler à son aise et le soleil à se réverbérer sur la blancheur de la pierre, la végétation au pied du massif a pourtant beaucoup changé. Il y pousse maintenant, outre des oliviers et  des pêchers, des plants de vigne plantés en ligne et tous pleins de vigueur. 

C’est un site tellement étonnant qu’il a toujours attiré,

. nos lointains ancêtres d’il y a plusieurs millénaires pour s’y abriter contre le froid, la trop grande chaleur, l'ennemi forcément, les bêtes sauvages. Citons par exemple les Celtes, les Romains…

. depuis lors,  au cours des deux derniers millénaires, un nombre étonnant de hauts personnages parmi les différents gouvernants au fil des siècles, qui voulurent absolument y régner comme les monarques des  royaumes…

. aujourd’hui des centaines de milliers de touristes par an, un endroit connu dans le monde toujours qualifié d’ « entier » pour bien en renforcer le poids.

Les Baux de Provence, arrivée au site, vue sur le vallon nord, CL. Elisabeth PoulainLes Baux de Provence, arrivée au site, vue sur le vallon nord, CL. Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence, arrivée au site, vue sur le vallon nord, CL. Elisabeth Poulain

Oui, vraiment c’est toujours par la pierre que commence cette histoire, une histoire à écrire au pluriel tellement il y a eu d’usages différenciés de cette pierre. Le terme même de Baux vient d’ailleurs du provençal, Baou, qui désigne un rocher. Oui, c’en est de vrai, un beau, un gros qui s’élève à plus de 300m à son point le plus élevé. C’est de là qu’il était possible d’avoir une vue dégagée sur le sud, vers Arles et la Camargue. En des temps d’insécurité, c’étaient de réels avantages qui optimisaient les chances de survie, au point que le site a été occupé dès 6000 ans av J.C. On y a trouvé des traces humaines. Les Celtes ensuite, ces grands guerriers, ont jugé l’endroit à leur goût. C’est une vraie preuve des atouts défensifs du site pour dominer une région.

Chercher le lieu le plus élevé, creuser des grottes dans le calcaire tendre – une notion relative - pour vous y abriter, élever des murets avec les pierres que vous avez pris la précaution de stocker en tas - pas vous - vos ancêtres celtes, un tantinet barbares et qui justement ont survécu grâce à leur puissant ressort vital. Regardez bien autour de vous pour voir l’ennemi arriver, élever des murs là où c’est nécessaire, continuer par ériger des fortifications, des murs, des maisons ensuite ou d’abord la forteresse…et n’oubliez pas de faire des ruelles pour circuler, de mettre des escaliers quand la pente est trop forte…et même une place. Et puis continuer au fil des siècles à boucher, consolider, aménager, ouvrir de nouvelles fenêtres, en fermer d’autres, en élevant plus tard dans le temps des masures, des maisons, un vrai château de vie, des hôtels particuliers, une église, plusieurs chapelles…avec des portes, des porches…En même temps et constamment le site s’adapte au passage du temps, des passages deviennent des ruelles, des petites rues s’ouvrent pour faciliter le cheminement d’un point à un autre, avec forcément des marches pour tenir compte de la déclivité…

Ici, la pierre joue toujours une véritable valse du temps, d’un temps qui l’use, qui oblige à rester tout le temps vigilante, en sachant aussi par exemple être utilisée à d’autres usages. C’est ainsi qu’une grosse pierre de calcaire, qui s’est détachée de la falaise, se fragmente en tombant au sol, ou sous les coups de marteau d’une pierre plus dure, pour devenir une dalle au sol, un morceau de mur de soutien, une pierre taillée de remplacement, voire un projectile contre l’un des nombreux ennemis envoyé du haut…Sur cette île de pierre, rien ne se perd, rien ne s’oublie, tout fait fruit et cela depuis des millénaires…Jusqu’à créer une véritable forteresse qui s’étend sur sept hectares. Un endroit étonnant aussi quand on apprend sur place qu’à creuser le sol, on y découvre un nouveau minerai d’alumine, la bauxite de couleur ocre, qui a permis d’inventer l’aluminium. Excusez du peu…

Les Baux de Provence, ruelle et croisement, Cl. Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence, ruelle et croisement, Cl. Elisabeth Poulain

Au fil des siècles, ce bastion de pierre de calcaire connut une vie réellement très diversifiée selon les époques. On y vit s’y dérouler des Cours d’Amour, des guerres sanglantes entre de grandes familles nobles d’Europe, l’attribution au Roi René d’Anjou qui la remit entre les mains de sa femme Jeanne de Laval. Puis au XVIIe siècle, le roi de France, Louis XIII cette fois-ci, donna ordre de détruire ce qui était devenu alors un château où la Grande Noblesse se piquait de belles lettres, d’art et… d’intrigues séditieuses. C’est le roi lui-même qui fixa une amende de 100 000 livres aux quelques 6 000 habitants, ces mauvais sujets en qui il semble n’avoir eu guère de confiance et qui durent en plus payer les destructions ordonnées.

Parmi les seigneurs des Baux, il est ainsi possible de citer Marie d’Anjou, reine de Sicile et comtesse de Provence, le vicomte Raymond de Turenne - un grand sanglant celui-là - de la famille du pape Clément VI, un prince de la Famille des Médicis… Puis Les Baux devinrent une baronnie de la Couronne de France, avant que celle-ci soit remise à la reine Jeanne de Laval par son mari, le Roi René d’Anjou…Vous partez des Celtes, dont l’ « empire » colonisa à son apogée quasiment toute l’Europe au IIIe siècle avant JC, vous frôlez les Romains, vous vous retrouvez ensuite à Avignon, en Anjou, à Naples aussi…Et maintenant vous accueillez des milliers de touristes, dans un village qui ne compte plus guère que 22 habitants à demeure pour quelques 250 000 visiteurs par an.

Le temps du tourisme et le temps qui passe. C’est le second site le plus visité de la Provence. Au fil des siècles, ce sont les photos qui nous montrent les changements. Il est frappant de constater par exemple combien les abords face sud et sud-est ont été « nettoyés » des nombreuses pierres qui ont eu tendance à rouler vers le bas. Nettoyés aussi des arbrisseaux qui arrivent à pousser dans une faille de la pierre, au risque de faire éclater la roche. Les ruines de la forteresse sont d’autant plus fragiles que les murs ne sont pas étayés ou du moins pas de façon visible.

. Seuls se voient d’en bas une partie de ces très hauts murs soutenus par deux arcboutants de la forteresse incluse dans les enceintes. Ces grandes murailles renforçaient les défenses de ceux qui étaient en haut, des soldats à tous les niveaux de la hiérarchie, des invités en temps de paix, les villageois bien sûr, au service des premiers, tout en sachant qu’il y a eu aussi des retournements de situation fabuleux. Ce sont les villageois - et pas les Puissants - par exemple qui plus tard dans l’histoire ont dû, sur ordre du roi de France, eux-mêmes contribuer financièrement à la destruction des murailles qui les protégeaient en période de guerre. 

Les Baux de Provence, ruelle, Cl. Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence, ruelle, Cl. Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence, sommet, vue sur le paysage sud, le moulin, l'approche, Cl. Elisabeth PoulainLes Baux de Provence, sommet, vue sur le paysage sud, le moulin, l'approche, Cl. Elisabeth Poulain
Les Baux de Provence, sommet, vue sur le paysage sud, le moulin, l'approche, Cl. Elisabeth PoulainLes Baux de Provence, sommet, vue sur le paysage sud, le moulin, l'approche, Cl. Elisabeth Poulain

Les Baux de Provence, sommet, vue sur le paysage sud, le moulin, l'approche, Cl. Elisabeth Poulain

Tout ici rappelle l’autarcie qui obligeait à faire avec ce qu’on a, pour s’adapter au mieux. C’est un vieux principe de d’économie de la ressource qui valait aussi bien pour les murs en pierre que pour les pièces de tissus ravaudés. Et c’est ce qui m’a franchement intéressé : voir comment ce village de quelques 6 000 âmes, à sa grande époque, a pu conserver des témoins visibles de son ancienne architecture couplée d'urbanisme, à des contraintes impressionnantes du fait notamment du resserrement de l’espace. Il y a donc aussi une dimension d’urbanisme spontanée. Ce billet est centré sur les murs, les ruelles, les fenêtres et portes ouvertes ou bouchées, la vue quand il y en a, les surprises de chaque moment, sans chercher du tout à tracer le chemin… C’est une rencontre entre ce qui est et le regard, en cherchant plus à comprendre ou deviner combien les télescopages des styles, des fonctionnalités, des différents propriétaires, des périodes d’abondance ou de dureté ont pu ou pas réussir à coexister.

Pour la beauté de l’histoire et malgré le resserrement de l’espace, la dimension moyenâgeuse de protection s’est enrichie pour répondre à des besoins de rassemblements spirituels et de désirs de beauté patrimoniale. Il y a ainsi une église, plusieurs chapelles et un temple protestant ainsi qu’un cimetière, comme toujours placé à la limite des constructions dans la partie haute. Il s’y ajoute forcément, dans le domaine de la gouvernance et de la notabilité, de beaux hôtels particuliers, un ancien hôtel de ville du XVIIe… Pour la vie courante, il y a aussi des fours banaux pour cuire le pain et … des maisons que l’on a peine à voir vraiment tant elles sont imbriquées les unes dans les autres, avec des murs si nombreux qu’ils cachent la vue et l’impossibilité de prendre du recul.

C’est aussi pourquoi les Baux continuent à être beaucoup photographiés souvent vus du ciel, vus aussi d’en bas, de loin pour avoir la vue sur les parcelles qui modifient profondément le paysage qui a tendance de plus à verdir grâce à la vigne et à l’olivier, en modifiant les angles de vue, pour chercher faire du nouveau…Une belle et bonne façon est de regarder les champs plantés de longues lignes de jeunes oliviers et de plants de vigne. On les voit en arrivant en voiture. Et c’est vraiment un vrai et grand plaisir que d'admirer ce grand paysage des Baux, maintenant dans une nouvelle dynamique active fondée sur la terre, le savoir de l'homme et de la femme, l’avenir et non plus seulement tournée sur le passé...

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Pour suivre le chemin

. Le site sur http://www.lesbauxdeprovence.com/fr  

. Voir le plan du site sur http://www.lesbauxdeprovence.com/sites/default/files/plan-fr-2013-baux-de-provence.pdf  

. Lire attentivement sa longue histoire sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Baux-de-Provence  avec de beaux clichés  

. Le site de Glanum, près de la Voie Domitienne sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Glanum#/media/File:Site_de_Glanum_Nord_2006-07-16.jpg  

. Et la Voie Domitienne sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Voie_Domitienne  

. Le tourisme en Provence  https://www.cg13.fr/a-la-decouverte-du-13/le-tourisme-en-chiffres/  C’est Notre Dame de la Garde à Marseille, qui remporte la Ière place avec ses 800 000 visiteurs/an

. Visiter et goûter des producteurs d’huile d’olive dorée de l’AOC des Baux de Provence sur http://www.aoc-lesbauxdeprovence.com/les-professionnels-de-l-olive/itineraires_decouverte.htm  

. Lire le bon article, enrichi de belles photos, qui est consacré à la réussite de l’olivier aux Baux de Provence sur http://voyage.blogs.rfi.fr/article/2014/02/03/sur-les-chemins-de-lolivier-dans-les-baux-de-provence#comment-6045  

. Retrouver dans l’aire d’appellation des Baux, le Domaine de Lauzières, avec à sa tête Dan Schlaerpfer, un vigneron suisse sur http://www.lesvinsdesbaux.com/les-hommes-d%e2%80%99ici/domaine-de-lauzieres-dan-schlaepfer/  Il est associé avec Gérard Pilon, sur http://www.balisiers.ch/balisiers-fr/provence , tous deux sont également propriétaires-vignerons du Domaine des Balisiers dans le canton de Genève, en Confédération helvétique…

. Egalement aussi une vigneronne, Dominique Hauvette, qui travaille en biodynamie sur http://www.lesvinsdesbaux.com/les-hommes-d%e2%80%99ici/domaine-hauvette-vigneron-baux-de-provence/  

. Photos Elisabeth Poulain

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