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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Articles avec #societe

L’Encadreur de l’Atelier du Cadre, Place de la Laiterie-Doutre, Angers

8 Juin 2017, 15:15pm

Publié par Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Mur-Cadres, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth PoulainL'Atelier du Cadre, Mur-Cadres, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth PoulainL'Atelier du Cadre, Mur-Cadres, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Mur-Cadres, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Comme toujours, il existe dans les vieilles villes des alchimies mystérieuses entre un site, l’histoire, l’architecture, les personnes et tout spécialement ceux qui sont autant artistes au service des artistes peintres, photographes… qu’artisans émérites au service des heureux possesseurs de belles œuvres…à encadrer. Vous avez deviné que je vais vous parler d’un encadreur, Julien Boutin, qui vient de s’installer dans cette très belle boutique d’œuvres encadrées tout autant qu’atelier dans cette maison ancienne à pan de bois. Une particularité de cette boutique-atelier est d’avoir deux grandes vitrines. La partie de gauche, quand on est sur le trottoir, est dédiée à la réalisation des cadres, et la partie de de droite aux œuvres encadrées avec … visibles du trottoir, des angles de cadres présentés de façon artistique sur le mur à l’intérieur.

L'Atelier du Cadre, Maison à pans de bois entre les platanes, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Maison à pans de bois entre les platanes, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Les deux grandes vitrines, qui donnent beaucoup de clarté dedans, ont également chacune leur individualité. La porte contemporaine de verre est alors logiquement placée entre les deux facettes du métier d’encadreur, l’artisan tout autant que l’artiste. La boutique est en elle-même un cadre très valorisant pour les …cadres. Il y a là une forte logique de valorisation : la mise en valeur de l’espace intérieur du cadre joue de façon très positive tout autant que le cadre lui-même d’un tableau par exemple qui en soi est tout autant la maîtrise d’une technique qu’une œuvre d’art, au service souvent d’une autre œuvre d’art ou d’un souvenir, une photo…auquel on tient. Le fascinant devient alors de pouvoir faire une œuvre d’art à partir des seuls échantillons des cadres que le client peut choisir à son goût et/ou sur les conseils sollicités auprès de l’encadreur…Et c’est que Julien Boutin réussit pleinement à faire.

L'Atelier du Cadre, Jeu de reflets dans la vitrine, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Jeu de reflets dans la vitrine, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Ce double aspect du cadre peut se conjuguer de façon plurielle. Vous pouvez par exemple chercher à mettre en lumière l’œuvre à encadrer. C’est me semble-t-il le cas le plus fréquent. On peut tout autant partir de l’idée que la peinture, la photo, l’œuvre en relief léger accroché au support à encadrer… vont mettre tout autant leurs atouts, quel qu’ils soient, au service du cadre lui-même. Un beau cadre, fait à la main, est assurément une pièce d’art en tant que telle. Il en va ainsi assez souvent avec des cadres anciens stylisés en stuc sculpté et doré à l’or fin.

L’attachement pour un cadre métallique en acier brut, ou en aluminium brillant… ne peut être le même. Cette version contemporaine du cadre met alors ses caractéristiques au service de la peinture, de la photo…Citons parmi ses atouts, l’infinie ou presque variété des composants, les couleurs, le mat qui joue avec le brillant, la solidité, le ré-emploi infini ou presque… et le prix beaucoup plus abordable, sans oublier surtout l’accord plus évident entre le contenu, une photo d’aujourd’hui, avec un cadre contemporain.

L'Atelier du Cadre, Julien Boutin, l'encadreur au travail, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Julien Boutin, l'encadreur au travail, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

La question dont je connais la réponse positive, surtout après avoir vu l’Atelier du Cadre, est de savoir si l’on peut créer de l’art seulement avec des cadres. La réponse est clairement « oui ». Imaginez un grand panneau mural à composante géométrique d’angles de cadres où la couleur joue un très grand rôle. C’est magnifique. L’impression est tout à fait différente quand vous voyez les échantillons de cadres posés à plat ou sur un support légèrement incliné vers vous. C’est alors la main qui est attiré, l’œil aussi naturellement, mais la main veut toucher pour mieux « voir » !

La cohérence entre un cadre et son contenu est aussi un thème qui se pose. Peut-on par exemple tout faire ? Mettre du contemporain sur une œuvre ancienne? Un cadre ancien sur une œuvre contemporaine ? Pour moi, il n’y a pas de réponse automatique et la réponse est me semble-t-il « ça dépend » ! Cela dépend d’autant plus que les grands formats contemporains n’utilisent plus de cadre. Les artistes se contentant de clouer des baguettes peintes aux couleurs dominantes de la peinture pour cacher les clous qui fixent la toile au châssis…

L'Atelier du Cadre, Dehors-Dedans, Jeu géométrique, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth PoulainL'Atelier du Cadre, Dehors-Dedans, Jeu géométrique, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth PoulainL'Atelier du Cadre, Dehors-Dedans, Jeu géométrique, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Dehors-Dedans, Jeu géométrique, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Un bel exemple de finesse harmonisée est donné en particulier par la vitrine de droite de l’Atelier du Cadre d’Angers où l’on peut admirer actuellement des dessins extrêmement fins de chaussures à très hauts talons très fins… C’est là un jeu très réussi de forte complémentarité entre le cadre  plat et large, sans couleur,  et le dessin, mis en lumière au sens propre dans la vitrine de droite, Place de la Laiterie… L’artiste, qui a en plus le sens de l’humour, a pour nom Inna Panasenko…

Pour suivre le chemin

. L’Atelier du Cadre, 11 Place de la Laiterie, La Doutre, 49100 Angers, 49100 Angers, 02 41 77 34 91, latelierducadre49@gmail.comainsi que https://www.facebook.com/pg/latelierducadre49/photos/

. Mieux connaître les styles de cadres sur http://www.cadre-ancien.com/category/cadre-tableau/

. Inna Panasenko est très présente sur Facebook. Vous pourrez ainsi découvrir son sens de l’humour avec à chaque fois la silhouette minuscule d’un homme au bout de chaque escarpin, car, pour elle, femme, il ne saurait y avoir de mocassin…!https://www.facebook.com/inna.panasenko.5

. Voir La Place de la Laiterie à Angers dans le quartier de la Doutre, sur http://www.angers.fr/vie-pratique/culture/la-politique-culturelle/angers-ville-d-art-et-d-histoire/ressources/fiches-patrimoine/laissez-vous-conter-quelques-edifices-remarquables-de-la-doutre/index.html

. Photos Elisabeth Poulain

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Amsterdam, la ville vue du vélo, le beau vélo rose, sociologie urbaine

27 Juin 2016, 16:13pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Amsterdam, la ville du vélo, le beau vélo rose sur le pont, Cl. Elisabeth Poulain

* Amsterdam, la ville du vélo, le beau vélo rose sur le pont, Cl. Elisabeth Poulain

Un titre long comme je les aime, avec pile-poile 70 caractères, pas un de plus, pas un de moins. Amsterdam, vous connaissez. C’est une de ces très belles vieilles villes du Vieux  Continent. Aujourd’hui, je vais vous parler d’un vélo rose d’une grande fraîcheur pour nous remonter le moral.

Le vélo rose. Il est à la fois très chic, dans sa couleur rose bonbon affirmé, qui fait ressortir son côté « fille » en revendiquant clairement son « originalité », sa forte structure désignée de façon à renforcer ses lignes courbes contemporaines et sa solidité perceptible en voyant par exemple ses gros pneus blancs et noirs, très neufs. Faites la comparaison avec par exemple le vélo noir qui est à terre, qui semble d’une légèreté à tomber au moindre souffle de vent. Plus prosaïquement, il semblerait plutôt qu’il soit tombé parce qu’il n‘est attaché nulle part, à aucune fixation externe.

Ne pas être attaché, c’est aussi le cas me semble-t-il du vélo rose. Il possède pourtant deux antivols, un lourd  à gros maillons entouré de plastique qu’on voit souvent sur place et un léger classique comme ce qu’on trouve en France. Visiblement, le premier bloque la roue au cadre du vélo, sans que le second par exemple puisse le fixer à une structure externe. Cette absence d’immobilisation sur place est très fréquente à Amsterdam, non par civisme qui empêcherait tout vol de bicyclette, mais par quasi-impossibilité dans les lieux fréquentés par les étudiants notamment à trouver une accroche externe qu’ils recherchent pour y attacher leur deux-cycles. C’est la raison pour laquelle, on voit très souvent dans le centre ancien, près de la Grande Bibliothèque qui a vue sur le port, de la Gare… des lignes de vélos adossés les uns aux autres, au point de tout bloquer et notamment l'accès à son propre vélo.

Amsterdam, la ville du vélo, le beau vélo rose sur le pont, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, le beau vélo rose sur le pont, Cl. Elisabeth Poulain

Dans ce cas de figure, sur ce pont qui passe au-dessus d’une voie semi-enterrée de métro rapide, la rambarde a volontairement été conçue pour des raisons de sécurité, de façon à empêcher en particulier ces accrochages. C’est du moins mon opinion. Ceux-ci auraient pu se faire s’il y avait eu une rambarde tubulaire  intermédiaire plutôt que du grillage fin et solide. Visiblement, le vélo rose est arrivé après que les deux vélos noirs se soient adossés. Celui de devant n’a pas supporté la co-habitation et est tombé. Quand on est pressé par le temps pour arriver en cours, on n’a aucun choix pour garer son vélo quelque part. On le met où on peut.

Et quand on est pressé, cette fois-ci re-devenu piéton, on n’a pas le temps, ni forcément l’envie de ramasser les vélos des autres, sachant que la chute peut à nouveau se reproduire peu de temps après, pas forcément pour celui que vous avez relevé, pour le vôtre peut-être. Pour ma part, j’en relevais un par balade à pied, pas plus, sinon, j’aurai pu y passer mon temps ! Clairement, il ne suffit pas d’avoir un vélo pour trouver automatiquement la place qui va avec. Et penser que les parkings à vélo est une solution…peut-être pas! Une autre curiosité à nos yeux français porte cette fois-ci sur la grande taille du guidon, qui permet vraiment de rouler le dos droit en pouvant insérer en plus ce grand cageot noir à l’avant, sans lumière à l’avant ni semble-t-il à l’arrière. Par contre le vélo noir en arrière à droite a bien une lumière à l’avant.

« La ville vue du vélo » est une composante du titre un peu exagérée, car je n’étais pas en train de pédaler, tout en prenant des photos, un exercice périlleux que je préfère ne pas tenter. Ce qui a été heureusement possible en posant pied à terre. Ce que j’essaie aujourd'hui de faire est, à chaque photo, de montrer une toute petite réalité prise à partir de la bicyclette, avec un certain nombre de vues pour arriver à dire quelque chose qu’il appartient à chacun de déterminer.

Amsterdam, la ville du vélo, un Amsterdamois revenant à pied de ses courses, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, un Amsterdamois revenant à pied de ses courses, Cl. Elisabeth Poulain

Voir beaucoup de bicyclettes devient alors évident puisque vous-même êtes à vélo. Que les autres vélos soient alors beaux, ou pas, sortis du magasin la veille ou aient franchement virés du côté « vieux vélo abandonné » ou quasiment par leur maître ou maîtresse, qui ne savent plus trop où il ou elle l’a laissé…, peu importe. A chaque fois, il se dégage une image mentale urbaine exprimée par le vélo. Et c’est ce qui m’intéresse, dans cette vision kaléidoscopique d’un moment, sans fin, à un moment dans l’année où la pluie est plus fréquente que le beau temps, les touristes peu ou pas visibles, dans une ville qui fait sa pose annuelle en soufflant un peu, avant que la saison du tourisme reparte…On est alors plus en phase avec ce qui nous entoure. Pour pouvoir par exemple, prendre en photo un Amsterdamois, vu de dos, qui revient de faire ses courses à pied, un plaisir supplémentaire, en étant seul et tranquille...Ouf.   

Découvrir les villes, les monuments, les paysages … quand le temps est changeant, les gens pressés ou pas de vaquer à leurs occupations, sans plus se soucier de vous à vélo, parce que, du coup, vous faites partie du paysage, est un plaisir supplémentaire de voir cette ville au charme pluriel à votre gré, sans suivre de plan, mais avec la carte devant, pour faire le point de temps en temps.... Où finalement, j'ai vu très peu de cyclistes, peu de piétons et beaucoup de vélos...! Et c'était très bien comme cela, une autre vision de la ville...

                                                                            *

Pour suivre le chemin

. Retrouver les articles récents sur Amsterdam et le vélo parus sur ce blog...

. Voir Amsterdam dans une carte ancienne du centre-ville sillonné de canaux sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Amsterdam#/media/File:Amsterdam-topografie.jpg  

. Les informations de base sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Amsterdam  

. Les cyclistes aux Pays-Bas sur http://blog.velib.paris.fr/blog/2015/01/09/pourquoi-tant-de-cyclistes-aux-pays-bas/  

. Clichés Elisabeth Poulain

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Des voitures et des publicités > Delage, Piccard-Pictet, Bentz > 1913

20 Juin 2016, 17:17pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Publicité Delage-Théâtre national de l'Opéra-Faust-Gounod-16.6.1913. Cl. Elisabeth Poulain

*Publicité Delage-Théâtre national de l'Opéra-Faust-Gounod-16.6.1913. Cl. Elisabeth Poulain

L’idée est de voir comment se déclinent des visuels de publicité pour des voitures en cherchant le ressort sur lequel le publicitaire, quelqu’il soit, va jouer. « Au fil du temps » est une formule qui pourrait laisser entendre que je vais commencer par un ordre chronologique, en partant des débuts de la voiture à moteur. Ce n’est  absolument pas mon intention.

Je cherche le désordre créatif qui provoque des  télescopages intéressants, toujours singuliers. A trop vouloir classer, ranger, ordonner… on tombe facilement dans la routine, en restant une mono-vision. On perd en innovation,   Au contraire, il s’agit de jouer avec le temps, sans respecter du tout la chronologie. L’important pour moi, n’est ni la marque, ni la date, c’est le ressort psychologique sur lequel est positionnée la création publicitaire concernant aujourd'hui des automobiles, en jouant le brouillage du temps, au fil de mes découvertes.

Le plus souvent il n’y aura qu’un seul visuel ; parfois il pourra y en avoir plusieurs, surtout quand les visuels sont rapprochés et/ou  issus d’une seule source. C’est le cas aujourd’hui, avec cet opuscule de 24cm, 14,6cm et 0,5cm d’épaisseur, sans indication de numéro de page, ni distinction entre les pages de réclame et les quelques pages concernant l’Opéra de Faust … Musique de Ch. Gounod, joué au Théâtre national de l’Opéra.

 

Théatre national de L'Opéra-Gounod-Faust-Programme-16-6-13-Cliché Elisabeth Poulain

Théatre national de L'Opéra-Gounod-Faust-Programme-16-6-13-Cliché Elisabeth Poulain

Voici trois réclames, comme on disait alors, toutes trois issues d’un livret du Théâtre national de l’Opéra, pour une représentation de Faust, Opéra en 5 Actes de J. Barbier et M. Carré, Musique de Ch. Gounod avec une photo signée de PH. NADAR de ce dernier dans un médaillon orné de fleurs qui est une création de Paolo ????. J’ai trouvé une date d’édition du livret en tous petits caractères en bas à gauche : 16-6-13 . J’imagine qu’il s’agit du 16 juin 1913. Il y a un peu plus de 100 ans.

Des voitures oui, je vais vous en parler, mais pas des accessoires. Ici dans ce livret de quelques 34 pages par exemple, en dessous du portrait de Ch. Gounod, il y a une réclame pour des phares Blériot, plus loin des phares Mira-Mestre, des pneus Bibendum (dommage mais non…une autre fois) et des pneus Palladium.

Publicité PIC-PIC-Théatre national de L'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Publicité PIC-PIC-Théatre national de L'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Le premier visuel d’une demi-page figure en bas de la page 29 -10cm x 7,5-. C’est un dessin en noir et blanc, non signé, pour les AUTOMOBILES PICCARD-PICTET, 37. Champs- Elysées. Paris n’est pas indiqué. La marque est appelée par son petit nom PicPic en blanc dans un rond noir, en haut d’un sommet à gauche, ce qui est déjà de l’humour (H1). Le dessin montre quatre hommes en tout. Deux sont des alpinistes qui avancent péniblement piolet à la main, avec leur sac au dos, et les deux autres sont dans la voiture découverte. Celui qui conduit, se découvre poliment, en abordant les deux alpinistes (H2) qui attaquent la paroi pentue en tenue sportives, avec sac à dos, bandes molletières du genou à la chaussure haute, sac à dos, chapeau tyrolien et tenue anti-froid, sans gants toutefois pour tenir leur piolet… L’homme qui conduit la voiture à l’arrêt, pose sa question très poliment à celui qui pioche « Pardon ! Messieurs !...Y-a-t-il loin d’ici au Sommet du Mont-Blanc ?» (H 3). Comme s’il pouvait y avoir une route qui mène au sommet ! (H 4)

Graphiquement la scène est très réussie et compréhensible. Le dessin pourrait être contemporain, tant l’artiste, qui n’a pas signé son œuvre, a pu insérer de nombreux éléments dans cet espace restreint, en les intégrant grâce à une ligne de force en V qui donne à la fois du sens, de la clarté, au bénéfice de ce nom de marque de voiture si long « AUTOMOBILES PICCARD-PICTET » qu’il avait déjà fallu à l’époque créer un beau logo (un bologo, à redire vite 10 fois, vous allez voir !). Ce monogramme PIC-PIC ressort en clair sur un fond noir dans un rond, qui semble accroché en haut d’un pic (H 1). On comprend que la Piccard-Pictet est la seule voiture à pouvoir gravir des montagnes, la seule capable d’atteindre des sommets, pour des sportifs, des vrais hommes !

Condensé pour la PIC-PIC. C’est une voiture pour de vrais sportifs, capables d’affronter tous les défis, facile à conduire même en situation difficile et en climats hostiles, une voiture décapotable de qualité pour des hommes qui aiment la montagne, tout en possédant les codes de la politesse et de l'humour.

Publicité Delage-Faust-Théâtre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Publicité Delage-Faust-Théâtre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Le second visuel de pub -15 cm x 11,2 cm- occupe une pleine page, en P. 39. C’est une représentation en dessin également très fin, mais sans paysage, d’une DELAGE, Grand Prix des Voiturettes, Grand Prix des Voitures légères, 1908 & 1911 avec ce slogan « Ne faire qu’une chose mais la bien faire ». Cette « voiture légère » est ce que nous appelons une décapotable. On la voit au centre du visuel très travaillé, comme posée sur un autel sa capote baissée, repliée à l’arrière, avec des roues à rayons, comme il en était alors d’usage. Le dessin excellent –non signé- fait ressortir la ligne exceptionnelle de cette Delage à l’arrêt et qu’on imagine pourtant filant dans le vent. C’est alors qu’on s’aperçoit que cette voiture légère est elle-même surplombée par un médaillon accrochée au fronton de cet ensemble qui recourt à des éléments de l’architecture grecque antique. Le dessin est conçu de façon à pouvoir mettre en valeur la voiture légère Delage par quatre fois différentes.

La structure du visuel est très travaillée. Imaginez un autel grec, avec des colonnes ioniques, reposant de chaque côté sur une assise lourde qui déborde pour renforcer l’ensemble.

Le haut est structuré, de façon à y insérer un médaillon accroché par le milieu qui reproduit la voiture, dans la position allant vers la gauche dans un dessin gris plus léger. De chaque côté, des branchages de laurier donnent de la légèreté dans une courbe symétrique évoquent de branches de laurier, celui dont on faisait des couronne, pour célébrer la gloire de celui qui la porte.

Le bas volontairement lourd et foncé permet d’asseoir la construction en y plaçant deux Delage se faisant front, cette fois-ci capotes fermées, l’une à gauche de couleur noire à deux fenêtres latérales sous laquelle figure la signature du concepteur publicitaire « LOCHARD « et celle de droite de couleur claire à trois fenêtres, avec une vague noire pour souligner la ligne. Ces deux voitures permettent d’encadrer le slogan « Spécialiste de la Voiture Légère » en lettres d’imprimerie noires grand format sur fond blanc. Ces deux modèles sont eux-mêmes mises en valeur dans un cadre fixé par des rubans. Le dernier rectangle noir permet d’insérer en son milieu « Delage & Cie – 60 Bd Pereire – Paris ".

Condensé pour la Delage 1913: La voiture est montrée quatre fois en plusieurs situations, décapotée, capote refermée, vers la gauche par trois fois et une fois vers la droite. Le ressort est l’excellence classique, incluant la qualité, tout autant que l'innovation, pour des amateurs exigeants et cultivés.

Publicité Bentz-Faust-Théatre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Publicité Bentz-Faust-Théatre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Voici le 3ème visuel pour les Automobiles BENZ -15,5cm sur 11,5cm-, deux pages après le visuel Delage, en caractères clairs sur fond noir. Ces pages sont très orientées dans les publicités pour les femmes … entre crèmes de beauté Floréine, parfum Sauzé Frères, Marvelous Cold Cream Richard Hudnut New York…Voici cette publicité franchement rare pour l’époque. Le médaillon représente une jolie jeune femme très chic, joyeuse, qui danse, sa voiture Bentz dans les bras, avec ce slogan « Avoir sa Benz » ! Au-dessus figure le titre « Automobiles BENZ ». En dessous du slogan, un listing récapitule les atouts de la marque, peu adaptées à la cible, en six strates d’abord et de quatre ensuite: « Voitures de Grand Tourisme de 10 à 250 HP, Voitures de Luxe pour la ville, Camions automobiles de 2 à 25 tonnes, Voitures de Livraison de 500 à 1500 kilos, Autobus et Cars alpins, Moteurs pour l’Industrie et l’Agriculture. Les plus grandes usines d’Europe pour la construction de voitures automobiles 6500 OUVRIERS » Enfin l’adresse : Salle d’Exposition 7, rue Royale, PARIS, Bureaux et Ateliers, 19, Avenue Bugeaud.

Le médaillon ovale met en valeur cette jolie dame en fourreau étroit. Elle danse avec sa voiture Benz dans les bras. Très souriante et sympathique, elle porte un chapeau ornée d’un grand nœud noir, qui répond à des bandeaux noirs au bas de ses petites manches et d’une large bande qu’on dirait de velours noirs qui élargit la jupe vers le bas, de façon à ce qu’elle puisse danser avec ses talons hauts. Le médaillon ovale est orné de deux rubans qui se croisent sur les feuilles de laurier (tiens, tiens !) qui mettent en valeur le dessin central.

Cette publicité est réussie, au sens où il pourrait tout aussi bien s’agir d’un parfum, de perles ou de bijoux, des attribut très féminins par définition. N’oublions pas que nous sommes en 1913. Une bonne partie de ce livret est dédiée à des publicités de luxe pour la femme. Citons des poudres, des robes, des crèmes pour le visage, des « vrais » diamants et des perles, des corsets, des éventails, des restaurants chics, des meubles…J’arrête là…Je n’en suis qu’au début.

Condensé pour la partie haute du visuel Benz. Donc une bonne idée, qui est d’associer la voiture et la jeune femme dynamique et jolie. La voiture devient pour elle un must social. C’est son nouveau jouet. La publicité sait s’adapter; l’excellence – les lauriers - ici encadre à la fois la voiture et sa conductrice qui ne la conduit pas encore…Ceci dit, c’est plus un visuel pour faire connaître la puissance de la marque, en ouvrant la porte aux femmes, qu’une vraie publicité sur une voiture en particulier. La voiture comme un must social absolument indisoensable. Cela l'est toujours!

* Pub Bentz-Théatre-national de l'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

* Pub Bentz-Théatre-national de l'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. La couronne de laurier sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Couronne_triomphale  , http://www.lebreviairedespatriotes.fr/31/01/2013/non-classe/histoire-et-evolution-symbolique-de-la-couronne-de-laurier/  

. La colonne grecque sur https://fr.vikidia.org/wiki/Fichier:Ordre_ionique.jpg  

. Pic-Pic, à retrouver avec beaucoup d’infos sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Pic-Pic  avec en particulier une PIC-PIC 1912 en photo couleurs absolument superbe…

. Delage, à découvrir aussi avec plaisir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Delage_(entreprise )

. Bentz à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Benz  

. Clichés Elisabeth Poulain à partir du livret, l'astérisque avant l'intitulé d'une photo signifie qu'il s'agit d'un extrait d'un cliché.

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Le drapeau français > Bleu, Blanc, Rouge > Compositions & Complexité

17 Juin 2016, 13:57pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Défilé  du 14 juillet sur les Champs-Elysés-Paris-France-Capture d'Ecran-A2-Fête du 14.07.11 Cl. Elisabeth Poulain

*Défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysés-Paris-France-Capture d'Ecran-A2-Fête du 14.07.11 Cl. Elisabeth Poulain

Traduction du titre. On a tous l’impression de connaître « notre » drapeau national, nous, Français de souche ou personnes vivant en France. Toutes, tous, nous pouvons citer les trois couleurs le Bleu, le Blanc et le Rouge. Beaucoup savent aussi, de par leurs souvenirs plus ou moins lointains, que le Bleu et le Rouge vont de pair, bien qu’ils soient séparés ou unis par le Blanc au milieu. Ils sont en effet les  couleurs de la Garde nationale des deux côtés et le Blanc, celle de la France de l’Ancien Régime, et pas celle de  la Royauté comme on le pense trop souvent, pour faire le lien au milieu.   

La Garde nationale. En même pas sept lignes, il faut déjà rafraîchir nos souvenirs d’école. La Garde nationale a été une milice organisée à Paris pour assurer et/ou compléter le maintien de l’ordre en période troublée. Pour accroître leur prestige, les membres bénéficiaient de belles tenues visibles de loin. C’est ainsi que l’on  peut voir, dans un tableau de Léon Cogniet, le Duc d'Orléans accueilli à l'Hôtel de ville de Paris, en grande tenue de la Garde nationale, avec en arrière-plan le drapeau aux trois couleurs,  le 31 juillet 1830.

Drapeaux de l'UE à droite, de la France à gauche, effet-vent,  Cl. Elisabeth Poulain

Drapeaux de l'UE à droite, de la France à gauche, effet-vent, Cl. Elisabeth Poulain

Le drapeau actuel est lié intimement lié à la Révolution française, celle qui imprègne encore si fortement nos esprits, celle de 1789 marquée par la prise de la Forteresse de la Bastille, la plus célèbre des prisons royales au cours des siècles. En réalité l’histoire de ce drapeau est si compliquée qu’il faudrait presque ajouter une année d’enseignement des histoires de France et d’Europe rien que pour re-constituer l’histoire d’un « simple » morceau de tissus qui est tout sauf « simple », tant il est chargé de symboles lourds du poids de l’histoire. L’objet de ce billet est de chercher les constituants, pas forcément en vrac, mais forcément toujours en lien les uns avec les autres éléments constitutifs, réciproquement et plus.

Commençons par les dimensions du drapeau, un élément qui ne semble pas soulever grandes difficultés. Le drapeau rectangulaire est un 2/3-1/3 ; sa largeur est de 60 cm ; sa longueur est donc de 90 cm divisée en trois bandes verticales de couleur. Le bleu commence par la gauche près de la hampe (le mât), suit le blanc, puis le rouge. En principe, les trois bandes sont de même largeur, sauf quand elles ne le sont pas. C’est le type de « logique à la française » que j’aime beaucoup. Voici deux exemples. A la télévision par exemple, la partie centrale en blanc est rétrécie de quelques centimètres et fait moins de 30cm, ce qui permet d’élargir d’autant en parts égales le bleu et le rouge. C’est une façon de ne pas couper le drapeau, placé en fond d’écran pour mieux mettre en valeur les deux couleurs des bords.

Léon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulainLéon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulain
Léon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulain

Léon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulain

Mais il y a mieux, c’est « l’effet-vent » sur le drapeau. Sur un navire qui porte le drapeau, le mouvement du bateau, associé au vent, modifie la perception des trois couleurs de sorte qu’il a fallu changer l’égalité de la largeur de chacune des bandes verticales de couleur. Celles-ci vont passer à 30cm, puis 33 cm et enfin à 37 cm, ce qui nous donne un drapeau de 100cm pour accroître la visibilité de la partie rouge du drapeau, dans sa partie qui offre le plus de prise au vent, alors que le bleu gardera toujours sa partie droite, proche de la hampe du mat, beaucoup plus droite et donc plus visible… L’œil et le vent ont leur logique propre que les mots et /ou les chiffres n’ont pas.

Citons maintenant dans d’autres dimensions, le plus grand drapeau français, que connaissent tous ceux qui ont assisté au défilé du 14 juillet, « pour de vrai », comme disent les enfants, ou qui se réservent de le voir à la télévision pour bénéficier de vues imprenables, l’ambiance serrée les uns contre les autres et la musique et le bruit en moins. Les mensurations du drapeau doivent être tenues secrètes, impossible en effet de trouver ses dimensions sur le net, même sur le site de l’Elysée ! La seule information que j’ai pu trouver est que sa surface globale est de 24m2 au total. Retenez qu’il est vraiment grand : il se déploie facilement sous la voute de l’Arc de Triomphe dès lors qu’il y a du vent, venant le plus souvent de l’Avenue de la Grande Armée, face à celle des Champs Elysées. C’est une autre façon d’illustrer l’effet-vent qui peut être franchement fort dans ce véritable couloir à vent, créé par l’appel d’air. Retenez que le vent est l’ami du drapeau.

Double-Oriflamme à chaque lampadaire-Champs Elysées-Paris-Visite-Chef d'Etat étranger-Cl. Elisabeth Poulain

Double-Oriflamme à chaque lampadaire-Champs Elysées-Paris-Visite-Chef d'Etat étranger-Cl. Elisabeth Poulain

Passons à l’ordre des Trois Couleurs. Vous ne verrez pas toujours les couleurs dans « le bon sens », qui cite la couleur bleue en première position, puis le blanc, enfin le rouge. Imaginez que vous teniez la hampe du drapeau, sans vent, vous ne distinguerez pas spécialement une des trois couleurs mais un mélange des trois. Maintenant, corsons la difficulté pour ceux qui vont regarder le drapeau. Tout dépendra de l’endroit où ils seront placés et d’où viendra le vent. C’est un procédé utilisé par des peintres par exemple pour renforcer l’attraction du regard par la toile. C’est ce qu’a fait par exemple Eugène Delacroix pour son célèbre tableau, La Liberté guidant le Monde, où placé de l’autre côté, on voit d’abord le rouge, puis le blanc et un peu le bleu.

Corsons la difficulté. Imaginons  que vous n’accrochiez pas votre drapeau à une hampe, auquel cas, posé à plat par terre, sa forme rectangulaire a bien les dimensions classiques citées, 60 x 90 cm. Il existe aussi des représentations du drapeau qui cette fois-ci s’accroche par le haut dans sa largeur étroite et une grande longueur, qui du coup devient une hauteur. C’est ce qu’on appelle une oriflamme, On en voit à chaque lampadaire de l’avenue des Champs-Elysées quand un chef d’Etat étranger est en visite officielle à Paris. Outre l’Arc de Triomphe toujours orné de son fabuleux drapeau géant, chaque lampadaire aura aussi son fanion vertical rectangulaire propre, son oriflamme personnelle. Une des conséquences est que les bandes auparavant verticales sont maintenant en position horizontale. Ceci est quand même proprement bouleversant pour l’esprit. Les grandes différenciations entre le drapeau et cette bannière verticale portent sur la position désormais horizontales des trois couleurs, les dimensions – je ne les connais pas - qui changent et le mode fixation qui cette fois-ci se trouve en haut au milieu de la largeur. On remarquait déjà ce type de bannière en 1830 sur la toile peinte par Léon Cogniet…Elle avait pour particularité d’être extrêmement longue et portée à bout de bras

 

Draoeau de la France-Fête nationale 14 juillet-Mairie-Village-Haut-Allier, Cl. Elisabeth Poulain

Draoeau de la France-Fête nationale 14 juillet-Mairie-Village-Haut-Allier, Cl. Elisabeth Poulain

Pour finir ce billet, qui n’a d’objectif que de montrer la complexité des choses, dès lors que l’on parle de symbole, rappelons ce qui s’est passé lors des attentats qui eurent lieu à Paris le 13 novembre 2015. La Tour Eiffel porta ensuite les couleurs de la France, à la manière d’une oriflamme de très belle taille, avec le bleu en haut, le blanc au milieu et le rouge en bas…Je n’ai trouvé sur le net qu’un seul cliché de la Tour Eiffel où le photographe a essayé de reproduire en position verticale les couleurs du drapeau, ce qui était intéressant mais, avouons-le peu convaincant, tant la structure même de la Tour Eiffel commande cette répartition horizontale, en trois séquences…Quant à vous montrer la plus belle des photos, je ne peux vous la montrer. Elle figure, sauf erreur de ma part, sous deux noms différents. S'il s'avère que c'est la même personne, qu'elle me le dise, tant la photo est belle... 

Il me reste à vous citer des drapeaux voisins de celui de la France, avec les trois couleurs mais disposées autrement : la France : Bleu-Blanc-Rouge ---) en vertical ; les Pays-Bas : Rouge-Blanc-Bleu en bas + en horizontal, ainsi que le Land du Schleswig-Holstein en Allemagne, dont le drapeau civil est à composante horizontale avec le bleu en haut, le blanc au milieu et le rouge en bas. …Et je m’arrête là, car ce billet ne peut avoir de fin…

La Tour Eiffel la nuit, toute or, sans autre couleur, Cl. Elisabeth Poulain

La Tour Eiffel la nuit, toute or, sans autre couleur, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

Drapeaux à positions verticales.

. Voir les drapeaux à forte ressemblance dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Galerie_des_drapeaux_%C3%A0_forte_ressemblance  

. Consulter l’article-source sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_France  

. Voir le drapeau en situation officielle sur le site de l’Elysée, à côté du drapeau de l’UE, http://www.elysee.fr/photos/deplacement-a-colombey-les-deux-eglises/?search_index=5  

. Voir les photos de Jacques Robert, photographe officiel, qui signe des clichés remarquables du drapeau flottant au vent, lors de la célébration de la fête nationale du 14 Juillet sur http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/arc-de-triomphe  

. Le drapeau français sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_France  

Drapeaux à positions horizontales ou autres typesde drapeaux  

. Voir l’article sur la Garde nationale sous la Révolution française 1789-1790, https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_fran%C3%A7aise_sous_la_R%C3%A9volution_(1789-1799)  qui présente un tableau du Serment du Jeu de Paume, peint par Jean-Louis David, daté du 14.07.1790, montrant le Marquis de Lafayette prêtant le serment.

. Retrouver les trois couleurs du drapeau sur des œuvres de Claude Monet illustrant l’article du 14 juillet https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_nationale_fran%C3%A7aise  

. Le drapeau avec le Duc d'Orléans à l'Hôtel de Ville de Paris, le 31 juillet 1830, conservé au Musée Carnavalet, à retrouver dans https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Le_Duc_d%27Orl%C3%A9ans_%C3%A0_l%27h%C3%B4tel_de_ville,_le_31_juillet_1830_(Carnavalet_P_106)_02.jpg

 . Deux ans après, en 1832, le drapeau devient entièrement rouge, pour la Garde nationale mobile, toujours à Paris https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_(France)#/media/File:Garde_nationale_mobile_pendant_les_Journ%C3%A9es_de_Juin.JPG 

 . L’oriflamme sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Oriflamme  

. La garde nationale de l’époque révolutionnaire fin du XVIIIe https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_fran%C3%A7aise_sous_la_R%C3%A9volution_(1789-1799)  

. Pour en savoir plus, consulter le dictionnaire de vexillologie http://sfvexillo.pagesperso-orange.fr/index.html  

. Photos multiples de la Tour Eiffel bleu, blanc et rouge, aux trois couleurs horizontales après les attentats de Paris le 13 novembre 2015, à voir sur la page Images de wikipedia …

. Et pour finir la Tour Eiffel, toute en or cette fois-ci, à voir dans un billet sur ce blog, avec des clichés de la Grande Dame de Fer de Gustave Eiffel la nuit, sans effets spéciaux et surtout sans évènement dramatique, sur http://www.elisabethpoulain.com/article-a-paris-l-or-de-la-tour-eiffel-sur-le-fond-noir-de-la-nuit-124964518.html  

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La mode début XXe, Les Dames et leurs plumes d’autruche sur la tête

7 Juin 2016, 15:51pm

Publié par Elisabeth Poulain

Chapeau à plume d'autruche & tour de cou à plume d'autruche-L'Illustration 1913-03-08, Cl. Elisabeth Poulain
Chapeau à plume d'autruche & tour de cou à plume d'autruche-L'Illustration 1913-03-08, Cl. Elisabeth Poulain

Chapeau à plume d'autruche & tour de cou à plume d'autruche-L'Illustration 1913-03-08, Cl. Elisabeth Poulain

Mais pourquoi donc les femmes bien nées, bien sûr, avaient-elles tant besoin de se faire remarquer, lorsqu’elles sortaient, non pas en se poussant du col, mais en gardant la tête haute pour mettre en valeur la ou les plumes qu’elles arrivaient à faire tenir en haut sur leur chapeau?  

Sortir hors de chez soi, dans la journée, sans chapeau n’était pas pensable. Montrer ses cheveux aurait été qualifié de faute sociale, tant sortir « tête nue » était tout simplement inconvenant. Il s’agissait de détourner l’attention de leurs cheveux proprement dits, déjà bien souvent gonflés avec des postiches, pour mettre en valeur le mouvement aérien de leur tête fine, en haut de leur long cou gracile. Une gestuelle adaptée rendait la personne encore plus gracieuse, selon les codes en vigueur.

Le rôle du chapeau était codifié. Il montrait que la dame était de sortie dehors dans l’espace public, à une époque où elle pouvait déjà marcher seule en ville, une grande ville par exemple, comme Paris. Mais pour ce faire, elle se devait de cacher ses cheveux, d’où l’importance du chapeau, à une époque où le foulard n’existait pas Dedans, chez elle ou arrivée chez des amies, elle se devait par contre d’enlever ce chapeau avec une plume. Montrer ses cheveux était strictement réservé à l’espace privé.

En  soirée, il n’était guère concevable de porter un chapeau pour se rendre à une soirée à l’Opéra ou au théâtre. J’imagine que les spectateurs à l’arrière auraient eu quelques raisons de se plaindre. Orner par contre sa chevelure d’un bijou et  d’une plume d’aigrette qui pouvait s’y attacher pour aller à une soirée était par contre du meilleur goût. 

Chapeau à 2 plumes d'autruche-Grand-Magasin-Louvre-1911-PD-wikipedia

Chapeau à 2 plumes d'autruche-Grand-Magasin-Louvre-1911-PD-wikipedia

Une autre raison était bien sûr d’attirer l’attention, avec cette idée que la hauteur, la blancheur et la délicatesse de la plume ne pouvaient que s’assortir au mieux avec la beauté, la finesse, le raffinement de la dame, qui s’habillait pour la sortie, un évènement social d’importance. C’était aussi une façon très première de distinguer la dame bourgeoise d’une servante. Pour cette dernière, il n’était même pas pensable de porter une plume sur son chapeau. D’une façon certaine, elle aurait trahi sa condition.

Quelques représentations publicitaires de la Dame en sortie montrent l’importance de la plume d’autruche le plus souvent de couleur blanche pour faire ressortir le contraste avec le chapeau noir. Parfois aussi, elles pouvaient être teintes en noir par exemple, pour accentuer l’accord avec une ceinture par exemple un chapeau clair ou même noir, en signe d’audace ou de période de  deuil. Une autre hypothèse est que cela permettait aussi de rafraîchir des plumes un peu usées.  

Voici la première catégorie de publicités pour des plumes d’autruche portées par des femmes. La 1ère montre une dame qui s’apprête à sortir, en page 20 des Annonces de l’Ilustration du 8 mars 1913 et la seconde représente une charmante jeune femme portant un chapeau absolument fabuleux.

. La première dame aux cheveux bruns porte un tailleur de couleur claire, à la veste et à la jupe très longues, avec un petit sac « Martza en pékin moiré, fermoir bijouterie marcassite » à la main. « Son chapeau en picot anglais ou tangal, avec une très belle fantaisie autruche » de couleur foncé est ornée d’une plume blanche d’autruche et son cou d’un long « tour de cou de plumes d’autruche blanche avec pan dégradé et flot de tulle » dans une composition signée PB. La publicité occupe une colonne, celle qui est placée la plus à gauche de cette page de gauche.

. La seconde jeune femme porte une capeline ornée de deux belles plumes d'autruche, qui est bordée en plus de petites plumes tout autour. C'est une publicité des Grands Magasins du Louvre datant de 1911, me semble-t-il.  

Parfums naturels de Lenthéric, Lucienne Guette, chapeau plumes blanches d'autruche, L'Illustration1912.03.02, Elisabeth Poulain

Parfums naturels de Lenthéric, Lucienne Guette, chapeau plumes blanches d'autruche, L'Illustration1912.03.02, Elisabeth Poulain

. La dame n°3 aux cheveux bruns photographiée est Mlle Lucienne Guett de l’Odéon pour les « Parfums naturels de Lenthéric ». Sa tenue de soirée est composée d’une jupe longue étroite assortie à un boléro qui recouvre un chemisier aux manches bouffantes. La coquetterie vient à la fois d’une grande capeline ornée d’une vigoureuse plume d’autruche ou plusieurs blanches, pour faire ressortir la dentelle de son chemisier, son long de cou en perles et son sourire « canaille » en vous regardant droit dans les yeux. Elle occupe une pleine page, à droite.

. Le quatrième visuel publicitaire est plus étonnant. Il est composé de deux clichés juxtaposés. C’est une publicité parue dans l’Illustration en page 18 des Annonces. Il occupe le quart de la page en haut à droite, avec d’abord un dessin d’autruche et de l’autre côté une dame altière, habillée de noir et d’une énorme capeline dotée d’une deux plumes blanches d’autruche. Heureusement chacune regarde dans sa direction. Leurs regards ne se croisent pas. C’est une publicité pour la ferme d’Autruches de Nice, Alpes Maritimes qui est spécialisée dans les « Réparations… de vieilles plumes » à des prix imbattables, 13 francs pour la fantaisie. » Il existait un vrai commerce d’importation de la plume, en provenance le plus souvent d’Afrique du Sud où les ventes en Europe étaient faites par des commerçants juifs implantées sur place. La guerre qui éclata en 1914 mit fin à ces achats en provenance de France en particulier.

La mode pages Annonces, chapeau plumes d'autruche noires, L'illustration-1910.08.06-1913.07.05, Cl.Elisabeth Poulain
La mode pages Annonces, chapeau plumes d'autruche noires, L'illustration-1910.08.06-1913.07.05, Cl.Elisabeth Poulain

La mode pages Annonces, chapeau plumes d'autruche noires, L'illustration-1910.08.06-1913.07.05, Cl.Elisabeth Poulain

Outre ces publicités pour des plumes blanches, il existait aussi un marché de la plume blanche d’autruche teintée en noir. Les raisons en étaient doubles : les périodes de deuil duraient longtemps et l’attrait pour le contraste a toujours existé en matière de mode. Porter une plume noire sur un chapeau clair ou noir avec une robe blanche pouvait offrir des harmonies subtiles. C’est ce que vous montrent ces deux photographies de professionnels placées dans les pages « Annonces » en très bonne place de l’Illustration, sous le titre « La mode ». Ce qui était une jolie façon de redonner de la beauté et de la qualité à ces pages d’annonces qui ne brillaient pas toujours par leur attrait…

Pour suivre le chemin

. La plume sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Plume  

. L’autruche https://fr.wikipedia.org/wiki/Autruche 

. Teindre des plumes naturelles http://www.euro-fly.com/teintures-veniard-pour-plumes-et-poils-c102x616637  

. Retrouver l’expression de "la femme en cheveux" sur http://iconoclaste.blog.lemonde.fr/2013/06/22/dans-mon-enfance-une-femme-en-cheveu-etait-une-femme-de-mauvaise-vie/  

. Ière dame, chapeau et tour de cou, Henry la Pensée, 5 rue du Faubourg Saint-Honoré Paris, L’Illustration, 8 mars 1913, Annonces page 20, avec ce slogan « Pour le Printemps, le complément du costume tailleur », le chapeau 120 fr. et 100 fr. pour la belle « fantaisie autruche », le tour du cou 170 fr, le sac 125 fr.

. 2è dame, pour les parfums naturels de Lenthéric, Parfumeur, 245 Rue Saint-Honoré, Paris, L’Illustration 2 mars 1912, Annonces pleine page 11

. 3è et 4è dames « La Mode » L'Illustration, 6.08.1910 et 5.07.1913

. La dame et l’autruche de la ferme d’Autruches de Nice, L’Illustration 14 décembre 1912, page 18 des Annonces.

. Clichés Elisabeth Poulain et PD-wikipedia pour le chapeau du Grand Magasin du Louvre, avec mes remerciements 

Autruche avec plumes, Elégante avec chapeau à plumes d'autruche, Ferme d'Autruches, Nice, Cl. Elisabeth Poulain

Autruche avec plumes, Elégante avec chapeau à plumes d'autruche, Ferme d'Autruches, Nice, Cl. Elisabeth Poulain

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Amsterdam-Vélo-vitesse-à l'arrêt

22 Avril 2016, 16:01pm

Publié par Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, vélo-vitesse à l'arrêt, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, vélo-vitesse à l'arrêt, Cl. Elisabeth Poulain

C'est une toute petite histoire, qui en mérite à peine le nom. A tant s'attendre à voir des vélos à Amsterdam, on se surprend, avant même arrivées,  à en saisir  un posé au bord du quai dans une petite gare de banlieue traversée par le train, d'où l'effet-vitesse d'un vélo en attente de son propriétaire, à son retour du travail.

Il y a tant de vélos à l'arrêt, que parfois on se surprend à se demander si certains ne finissent pas par prendre racine. Comme pour la voiture, la question de la place de stationnement longue ou courte durée est un vrai problème urbain. Tout support ou presque est bon pour fixer le vélo, en remarquant aussi que les accroche-vélos sont très pratiques. Ils permettent de fixer par exemple les deux roues et le cadre si le coeur vous en dit.

L'étonnant aussi pour nous, Français, est de constater que les cyclistes ont le droit de rentrer leur vélo sur le quai, pour plus de protection vraisemblablement. On a aussi le droit d'emporter son vélo avec soi, pendant le trajet ferroviaire, pour faire le pré-et le post parcours... Une formule qui est bien pratique pour relier la gare et revenir chez soi à la fin de la journée.

Pour suivre le chemin

. Attendre la prochaine photo, qui sera la n°2, celle-ci formant la n°1, la première, sans n°, ouvrant le bal, qui avait commencé l'année d'avant. Toutes celles, qui vont suivre porteront un n° en principe. On verra dans la durée. Ces  ont été prises pendant un séjour en novembre de l'année suivante.

. Photo Elisabeth Poulain

 

Amsterdam, la ville du vélo, vélo-vitesse à l'arrêt, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, vélo-vitesse à l'arrêt, Cl. Elisabeth Poulain

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Collection Emmaüs > La charrue hippomobile > Une affiche de l’Est…

10 Mars 2016, 16:28pm

Publié par Elisabeth Poulain

Coll. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth PoulainColl. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth Poulain

Coll. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth Poulain

Traduction du titre. En commençant par Collection Emmaüs puisque c’est là que je l’ai achetée, entourée d’un cadre jaune du plus bel effet, il y a peu de temps. C’est un ensemble qui m’a tapée dans l’œil. Il s’agit bien d’une affiche publicitaire, me semble-t-il en reproduction petit format. Aucune date n’est indiquée. Quant aux lettres qui y sont reproduites, il vous faudra attendre de rencontrer quelqu’un qui s’y connait en écriture cyrillique. Il m’est donc impossible de vous citer la marque, qui au moins aurait pu nous aiguiller sur la provenance, la marque, le pays de destination et ...la date approximative.

Que voit-on ? Dans un vaste paysage agricole de collines doucement vallonnées, avec le village perché au sommet de l’une d’elles, c’est la scène centrale qui fascine. On y voit un homme tenant les rênes de deux chevaux de course, l’un brun et l’autre noire, très beaux l’un et l’autre, tirer sans aucune fatigue perceptible, la moissonneuse qui coupe les tiges. La machine est dotée des pièces qui permettent par exemple de lier le blé en bottes, que l’on voit au premier rang.

En perspective séquentielle du paysage rural, on distingue de haut en bas . le ciel avec en avant le village avec l’église et les chaumières revêtues de chaume joliment mises en valeur,

. le grand champ de blé auquel mène un très beau chemin bien net, avec des champs verts de chaque côté puis, le très grand champ de blé non fauché jusqu’à la séquence principale,

. puis l’on voit le champ fauché, avec mises en avant deux bottes liées bien disposées au centre, et le début ou la fin d’autres bottes à gauche et à droite que l’on ne voit pas sur le dessin.
 

Coll. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth Poulain

Coll. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth Poulain

En perspective séquentielle du paysage rural, on distingue de haut en bas . le ciel avec en avant le village avec l’église et les chaumières revêtues de chaume joliment mises en valeur, . le grand champ de blé auquel mène un très beau chemin bien net, avec des champs verts de chaque côté puis, le très grand champ de blé non fauché jusqu’à la séquence principale, . puis l’on voit le champ fauché, avec mises en avant deux bottes liées bien disposées au centre, et le début ou la fin d’autres bottes à gauche et à droite que l’on ne voit pas sur le dessin.

La magie du dessin repose sur la séquence principale qui ressort au centre en rouge. C’est la machine quasi magique, la moissonneuse, qui en est l’héroïne, avec à son service les deux superbes chevaux déjà cités qui ont l’air de se promener. Tandis qu’à l’arrière tenant les rênes, de ses mains fermes et douces, le fermier très bien habillé avec sa casquette blanche guide l’avancée avec des rênes molles, puisque les chevaux sont harnachés d’un joug qui les lie à la machine.

La gamme des outils supplémentaires permet de faire admirer les grosses pièces qui s’ajoutent à la moissonneuse en fonction des besoins. Les trois du haut permettent pour les deux du bord de griffer la terre et pour celle du milieu d’intervenir plus légèrement. Quant aux pièces-outils supplémentaires liées à la fauche, elle se distingue très bien à droite en bas et sur la moissonneuse en action, avec en plus en bas à gauche cette fois-ci le siège qui s’accroche à l’ensemble où l’on voit parfaitement la grande lame qui coupe.

Les couleurs. Le ciel est bleu, un bleu d’été calme, surtout sans orage, qui permet de travailler dans des conditions optimales, sans craindre l’averse d’orage qui lierait les blés. Le village ressort en beige plus ou moins accentué, avec un peu de vert pour les arbres, proches et dans le lointain. Un vert qui devient bleu à mesure que le regard s’éloigne. Et surtout, il a cette gamme magnifique de couleurs de blé mur qui occupe, un peu plus de la moitié de la composition, selon qu’il s’agit des tiges dans le champ, des épis qui sont coupés, des bottes qui sont liées, ou du blé encore sur tige que l’on voit du dessus entre l’homme à la charrue et l’accès au champ au bas du coteau.

La marque est représentée en lettres noires entourées d’un bleu plus soutenu, qui occupe toute la largeur. Elle est répétée par trois fois en petits caractères noires sur fond clair, une fois sur la machine elle-même, une fois sur la pièce de coupe à gauche en bas et une fois en bas à droite sur la roue-coupeuse. A voir le soin que le créateur de l’affiche a pris, on sent qu’il a voulu montrer la dimension « moderne » qui allait faciliter la vie à la campagne.

Coll. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth PoulainColl. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth Poulain

Coll. Emmaüs-moissonneuse-lieuse-publicité-origine-inconnue-Cl. Elisabeth Poulain

En France, la modernisation de l’outillage rural avait commencé un peu avant la seconde guerre mondiale. La Reconstruction puis le début de la grande période de prospérité à partir de 1960 ont précipité le bouleversement du rapport à la terre, grâce en particulier à la mécanisation. De la charrue tirée par deux chevaux de traits, on est passé au tracteur polyvalent, à fonctions multiples…

Pour suivre le chemin

. Emmaüs France sur http://emmaus-france.org  

. Une histoire de la traction hippomobile à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Traction_hippomobile  

. La faucheuse sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Faucheuse_(machine_agricole)  avec une reproduction d’une toile de Carl Larsson, un grand peintre suédois, de la vie famillale et rurale mais pas seulement, 1853-1919

. La moissonneuse-lieuse, inventée en 1872, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Moissonneuse-lieuse

. Voir une très bonne photo prise en 1941 par le photographe Conrad Poirier de deux étudiants d’Ecole d’Agriculture sur une moissonneuse tirée par deux chevaux de trait sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Feature._Agricultural_School_BAnQ_P48S1P06852.jpg

. Il est quand même étonnant de trouver si peu d'informations et de photos sur la vie rurale et le travail de la terre en France, qui est quand même un grand pays agricole, à la longue histoire...  

. Cliché Elisabeth Poulain

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Quand TAG, le teckel à poil dur, découvre la télévision…

14 Février 2016, 18:45pm

Publié par Elisabeth Poulain

Adolf-Eberle-1843-1914-Eine-erfolgreiche-Jagd-wikipedia-Düsseldorfer-1914-wikipedia-Blog-Elisabeth-Poulain

Adolf-Eberle-1843-1914-Eine-erfolgreiche-Jagd-wikipedia-Düsseldorfer-1914-wikipedia-Blog-Elisabeth-Poulain

Appelons le  TAG…  pour lui garder son anonymat auquel il tient beaucoup. Il se fiche aussi comme de l’an 40  de la lettre imposée pour débuter son nom. Il est lui et basta. Son maître d’ailleurs le sait bien. Tag a un caractère de cochon, disons plus aimablement que, sans être désobéissant, il a sa propre conception du « doit faire », « peut faire»,  sans franchir la limite de l’interdit, qu’il connait bien. C’est un chien fidèle et intelligent. Son maître l’est tout autant. Il sait en particulier se faire respecter, vu que TAG vit une grande partie du temps seul, sans que cela lui pèse au contraire. Il est obéissant, naturellement. Un bon chien.   

Il faut dire aussi que TAG jouit d’une grande autonomie. Sa vie à la campagne est très bien organisée. Il dort dans une vieille grange où il a ses habitudes, près de la maison de son maître et da sa famille. La nuit, il y est chez lui et retrouve les humains le jour. Il les accompagne autant que faire se peut dans leurs activités à l’extérieur, mais sans jamais  entrer dans la maison d’habitation, même le jour.

En réalité, sa vie est celle d’un chien de campagne, non attaché à une chaîne comme les chiens de garde qui dorment même dans leur niche. Un jour, son univers a changé brutalement. Son maître a dû partir quelques jours. Il a confié son chien à des amis et TAG a découvert la vie en ville dans un appartement. Ce fut un choc culturel à plusieurs titres, le monde clos du logement, la ville, le trottoir..., un dehors inconnu, des escaliers et aussi et surtout le dedans.

Adolf-Eberle-Chaumière-1860-Van-Ham-Kunst.auktionen-2012-The day's-bag-Christies-wikipedia-Blog-Elisabeth Poulain  Adolf-Eberle-Chaumière-1860-Van-Ham-Kunst.auktionen-2012-The day's-bag-Christies-wikipedia-Blog-Elisabeth Poulain

Adolf-Eberle-Chaumière-1860-Van-Ham-Kunst.auktionen-2012-The day's-bag-Christies-wikipedia-Blog-Elisabeth Poulain

Le choc a été rude. Il s’est senti idiot pour un chien qul ne l’est absolument pas, mais pas du tout. C’est un bon animal obéissant, joyeux, sans souci de santé. Et voilà qu’un jour, hors de chez lui, tout son univers s’est fissuré. Il a découvert qu’on pouvait vivre autrement. Il essaie de comprendre cette situation, lui qui n’avait jamais, mais alors jamais vu ou même entendu cette drôle de boîte qui parle, avec des gens qui bougent, des gens dont il entend la voix et qu’il voit, d’autres chiens même, dont la vue ou les aboiements l’ont bouleversé. Son monde s’est écroulé…Et il restait là devant l'écran à essayer de comprendre.

Adolf-Eberle-1843-1914-Retour de chasse-1914-Düsseldorfer-wikipedia-Blog-Elisabeth-Poulain

Adolf-Eberle-1843-1914-Retour de chasse-1914-Düsseldorfer-wikipedia-Blog-Elisabeth-Poulain

Cette histoire vraie m’a été racontée par un ami voisin que je remercie tout à fait chaleureusement de m'avoir fait connaître cette pépite. Je ne sais bien sûr rien de la suite. A vous de poursuivre l'histoire…comme je viens de le faire avec celle-ci.

Pour ma part, je viens de découvrir ce peintre allemand Adolf Eberle qui a dédié une grande partie de sa vie d’artiste à la peinture de scènes de la vie familiale rurale, où les chiens de chasse, et les teckels en particulier, ont tenu une grande place. J’y ai même trouvé une vieille grange et des scènes de vie à l’intérieur de la maison. Sur la peinture que j'ai choisie, on voit clairement le teckel montrer les dents non pas au renard mais aux bécasses (?). Ils étaient réputés pour la chasse au blaireau, au sanglier... Dommage que les teckels, compagnons de chasse du père, aient été des teckels à poils ras.  Et que le peintre ait vécu dans un autre temps, un autre pays...alors que la télévision n'existait pas.  C'est la vie!  Niemand ist perfekt = Nobody is perfect.

                                                                                *

Pour suivre le chemin

. Généralités sur le teckel, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Teckel  

. Le teckel chien de chasse sur http://www.chassons.com/le-teckel-chien-de-sanglier/  et sur http://www.libertalia.org/loisirs/chasse/chien/les-teckels.html  

. Le peintre allemand 1843-1914 à découvrir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Adolf_Eberle  

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Pourquoi j'aime bien Wikipédia

24 Janvier 2016, 17:01pm

Publié par Elisabeth Poulain

 Etretat-Falaises-Aiguilles-wikipedia-Urban

Etretat-Falaises-Aiguilles-wikipedia-Urban

Et d’abord pour commencer une anecdote. La scène s’est passée il y a peu années   dans un groupe de travail animé par une ville pour savoir comment le groupe concevait sa vision de l’évolution du développement urbain. Pour pouvoir répondre et après-coup, on a pu constater que trois façons de répondre avaient été utilisées par les membres, des adultes ayant des connaissances :

  • Imaginer des solutions en prenant des risques de dire des bêtises ou d’être hors sujet ---) cette audace est très rare en France ;

  • se baser sur la base de connaissances préalables et se lancer ---) certains ont pu le faire, il est difficile toutefois d’avoir des connaissances sur tout et heureusement;

  • consulter avant Wikipédia, pour ne pas avoir l’air idiot-e, donner au moins une réponse crédible…rester dans le sujet, sans chercher à aller loin dans la réponse ---) L’idée est de pouvoir commencer à répondre, sans se tromper, pour montrer aussi une certaine forme d’ouverture d’esprit….

A l’exception de quelques rares personnes ayant une vraie légitimité dans le domaine technique concerné, la très grande majorité (dans un pourcentage du type 80/20) a donné une « réponse du type Wikipédia ». Cela s’est senti  non seulement à la forme de la réponse, à son contenu, parfois à des phrases réécrites telles qu’elles…et sans que cela étonne ni le groupe lui-même ni les organisateurs, comme une acceptation de fait d’un début de culture commune. Cela a été moi, je l’avoue, un grand étonnement pour moi. 

Et maintenant pourquoi moi j’aime Wikipédia. Avant il faut commencer par vous dire que je suis une grande utilisatrice de cette base de données collaborative . Clairement, sans Wikipédia, je n’aurai pas pu avancer sur la longue route qui mène à la création, puis à la gestion d’un blog, dans toutes ses dimensions avec un grand nombre de questions qui se posent quasiment tous les jours. Pour essayer de faire court, sans se perdre dans des digressions, les trois thèmes que j’ai sélectionnés, pour répondre à ce pourquoi, sont la recherche d’informations, la façon de les présenter en connexion et les photos.

Angers-Etang-St-Nicolas-hiver-wikipedia-Nonovif-2006

Angers-Etang-St-Nicolas-hiver-wikipedia-Nonovif-2006

J’ai tout particulièrement besoin de Wikipédia quand je me lance à écrire un billet, en n’ayant jamais au départ toutes les informations qui vont m’être nécessaires, puisque je découvre leur manque au cours d’écriture. On dit que l’appétit vient en mangeant : pour moi, je commence à écrire sans savoir exactement où va me mener la recherche d’informations inhérente à l’écriture, en simultanéité temporelle et ou factuelle. La différence de l’écriture numérique par rapport à la manuelle par exemple est qu’on avance en même temps qu’on écrit, tout en essayant toujours de valider le contenu, pour chercher à être précise, quitte à tout effacer si l’info obtenue à la fin fait s’écrouler toute la construction de l’argumentation sur laquelle repose l’hypothèse de départ de l’article.

Cette recherche d’informations en continu a plusieurs autres effets dont le plus important est sans conteste, non pas forcément seulement, la réponse à la question qui se pose, mais quasiment à chaque fois d’apporter des nouvelles informations qui sont autant de nouvelles portes qui s’ouvrent sur d’autres thèmes, d’autres thématiques ou des différences en complémentarité… Une autre retombée est que grâce à Wikipédia, il n’y a pas de petits sujets, car tout est lié. Les connections qui en découlent sont très souvent intéressantes, voire enrichissantes en faisant ressortir des éclairages sur d’autres cultures, d’autres thèmes, d’autres temporalités…Chaque route qui s’ouvre à votre vue, dans votre tête, apporte de nouveaux éclairages qui appellent à leur tour de nouveaux questionnements, qui concrètement vous font avancer. C’est aussi la raison pour laquelle je ne sais pas à l’avance sur quel thème je vais travailler ni à quel moment ni comment. Et je trouve cela rassurant, grâce - il est clair - aux contributeurs de Wikipédia que je remercie.

 Le pouvoir des photos. Chacun sait qu’il est étonnant. Une bonne photo vaut un long discours ; disons plus justement qu’une bonne photo au bon moment, quand vous êtes en train d’écrire, placé au bon endroit dans votre article pourra renforcer de façon incroyable le pouvoir des mots, pour prouver ce que vous êtes en train de dire. Prouver, ce peuvent être aussi renforcer, contredire, compléter, entrer en télescopage…sans limitation de portée, avec un pouvoir d’impact compréhensible partout dans le monde, chaque personne à sa façon, chaque culture aussi, chaque moment…

Great-Wall-near-Beijing-winter-wikipedia-Tille

Great-Wall-near-Beijing-winter-wikipedia-Tille

Et pour finir, puisque j’ai décidé de faire court, ce que j’aime aussi c’est le regard critique du staff envers certaines contributions, pour dire par exemple : ici il n’y a pas assez de fond, là il y a trop d’énumérations sans explication…Grâce à Wikipédia, il y a à la fois des apports sur le thème central et les thèmes dérivés, une actualisation de facto pour rester dans la course et nec plus ultra les sources qui permettent de faire des belles trouvailles. Ce sont des pépites, qui vous donnent envie d’aller plus loin, autrement, un autre jour, dans un nouveau voyage avec wikipedia d’un côté et over-blog de l’autre, pour avancer…

Pour suivre le chemin . Comment rédiger un bon article, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:Comment_r%C3%A9diger_un_bon_article 

. Photos contributeurs Wikipedia, avec mes remerciements

 

 

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Tendances culinaires, Tranches de foie gras chaud, Toujours + de gras

14 Janvier 2016, 11:54am

Publié par Elisabeth Poulain

Oies-Six-Geese-wikipedia-Matt-Kingston

Oies-Six-Geese-wikipedia-Matt-Kingston

Des précisions d’abord sur le titre. Nous sommes en Alsace au début des années 1970. La source alsacienne est importante, car de mémoire d’historiens, le foie gras d’oie est une spécificité culinaire originaire des Communautés juives d’Alsace et qui s’est été progressivement diffusée dans la société française au cours des siècles. La recette est  parue dans un recueil de cuisine forcément alsacienne sélectionnée par quatre enseignants de lycée technique de cuisine ou hôtelier pour le plus gradé d’entre eux. La date est importante parce que la société, ou du moins une partie de celle-ci, raisonnait encore en matière de recettes de cuisine en terme du « toujours + », pour ajouter les saveurs aux saveurs et encore aux saveurs…C’était vrai pour le sucre, c’était vrai pour le gras qui, comme chacun sait, captent tous deux les saveurs qui agissent en synergie. Mon choix de recette s’est donc porté sur cette entrée, qui compte huit composants, sans citer le sel, le poivre et les épices.    

 « Médaillons de foie gras à la strasbourgeoise chaud » est le  vrai titre de la recette. Effectivement parler d’un médaillon est beaucoup plus valorisant que de citer une tranche. Mais le titre de ce billet comme toujours a été dicté par la limitation à 70 caractères.  Quant à la citation expressément de Strasbourg et non pas de l’Alsace, elle provient vraisemblablement du fait que le superviseur de l’ouvrage était le responsable du Lycée technique  d’Hôtellerie et de Tourisme de … Strasbourg, la capitale de l’Alsace, comme vous l’avez deviné.

Les quantités indiquées concernent vraisemblablement 10 convives puisqu’il y a 10 médaillons. On peut supposer qu’un médaillon par personne pour une entrée est largement suffisant. La recette débute forcément par la recherche

  • d’un foie gras d’oie cru de 750 grammes environ, à qu’il convient d’enlever soigneusement les veines, en prévoyant du sel et du poivre,

  • de 10 tranches rondes de pain de mie, de 10 lamelles de truffes,

  • ainsi qu’un peu de farine pour enfariner les médaillons de foie gras cru d’oie

  • beaucoup de beurre pour dorer les médaillons de foie enfarinés, après avoir frit les croutons dans une autre poêle dans du beurre, sans compter le beurre noisette qui sera ajouté à la fin sur les médaillons,

  • de 5 petites pommes légèrement acides, coupées en quatre, après avoir enlevé la peau et les pépins pour les dorer à la poêle au … beurre !

Oie-Foie-gras-entier-cru-wikipedia-David-Monniaux

Oie-Foie-gras-entier-cru-wikipedia-David-Monniaux

45 minutes après, vous servez, sur le plat tenu au chaud, ces canapés sertis d’un médaillon de foie gras cuit au beurre, lui-même revêtu de sa lamelle de truffe, sur son croûton doré au beurre, entourés des quartiers de pommes rissolés au beurre, le tout nappé d’un fonds de veau « corsé » ( ?) enrichi au madère et au jus de truffes. La recette prévoit encore du beurre noisette à mettre dessus. La recette prévoit 200gr de beurre. Et là, j’avoue, je craque. Cela fait vraiment beaucoup, beaucoup … de matière grasse, sans compter le sucre du pain, des pommes reinettes et celui du vin de madère qui titre à 18°…

En conclusion de cette recette ancienne, retenons l’idée que le foie gras était réservé aux jours de fête, pour honorer ses convives, tel que le concevaient quatre hommes désireux de valoriser au maximum la recette pour la rendre encore plus chic et encore plus chère. Leur volonté est évidente surtout quand on compare cette recette figurant en page impair (43), LA meilleure des deux pages, par rapport à celle qui est placée en vis-à-vis qui décrit la recette du boudin aux oignons ou aux pommes reinettes. La composition se limite à quatre constituants, un boudin de 500 à 600gr, des oignons ou reinettes pour 800gr, de l’huile (2cl) et…du beurre pour 80gr. J’ai failli écrire seulement. C’est quand même plus raisonnable, d’autant qu’il y a aussi du gras dans le boudin. Je sens qu’un jour, je vais devoir vous donner aussi la recette du boudin aux pommes.

Revenons à « notre foie gras », façon de parler. Imaginez, maintenant, la même recette en supprimant quasiment le beurre, parce que le foie gras est composé à 45% de lipides (contre 31% pour le boudin). Le foie gras d’oie cru ne doit pas être pas trop gros, 500gr suffirait, choisissez le tout de suite « déveiné », d’une bonne couleur beige-rose-jaune, car il est nourri essentiellement  au maïs… Retenez l’idée du médaillon cuit à la poêle anti-adhérente posé sur une tranche de pain grillé légèrement ; abandonnez l’idée de la truffe affreusement chère et gardez plutôt celle des pommes-fruits légèrement acides pour équilibrer le goût de gras et le sucre. Quant au madère, ce sera pour une autre fois. Goûtez plutôt un Jasnières, un vin blanc sec du Domaine de Bellivière…Il y a là un joli et goûteux contraste en bouche…Avant offrez-vous une bonne poêle avec un revêtement anti-attachement…d'une marque dont je ne prononcerai pas le nom !

Carte de Strasbourg-1664-Merian-wikipedia-Jonathan-2008

Carte de Strasbourg-1664-Merian-wikipedia-Jonathan-2008

Rappelez-vous que l’oie est aussi bonne pour sa viande, pas seulement pour son foie. Elle mérite aussi un peu plus de considération au regard de sa lointaine histoire, qui débute en Egypte au temps des Pharaons - quand même excusez du peu – où on savait déjà gaver les oies, comme le montrent des dessins gravés dans la pierre. Cette culture était vraisemblablement originaire du Moyen-Orient, comme en témoigne aussi la culture juive, qui s’est répandue dans le Bassin méditerranéen grâce à la Grèce Antique puis dans l’Empire romain. Quant à la présence de l’animal et à la connaissance du foie gras en France, elle est venue d’Alsace dans les grandes villes alsaciennes puis en Europe. Au cours des siècles qui suivirent, et encore au milieu du XXe siècle toujours en Alsace par exemple, la question du beurre ne se posait même pas. Le foie gras d’oie était tout simplement cuit à ... la graisse d’oie…C’était quand même plus intelligent, une question de vraie cohérence…Il croit me souvenir de surcroit qu'en cuisine juive, on ne devait pas mélanger les différentes sortes de produits animaux dans une recette...                                                              

The Goose-Girl-wikipedia-William-Adolphe-Bouquereau-1825-1905

The Goose-Girl-wikipedia-William-Adolphe-Bouquereau-1825-1905

Pour suivre le chemin

. Les recettes de la table alsacienne, Société alsacienne d’Edition et de Diffusion, situé au 19 rue de l’Ail (ça ne s’invente pas), Strasbourg, Edition des dernières Nouvelles d’Alsace / Librairie Istra, 5è édition revue et augmentée. Les auteurs sont Antoine Dis, Francis Hinault et Charles Euler –professeurs techniques de cuisine - et Joseph Koscher, notamment Directeur du Lycée technique d’Hôtellerie et de Tourisme de Strasbourg…, qui a dû être l’inspirateur de l’ouvrage. Imprimerie strasbourgeoise, 15, rue de Juifs, 1972

. Retrouvez les généralités sur le foie gras d’oie ou de canard sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Foie_gras  , avec cette découverte qui est que l’Alsace n’ est plus franchement une région productrice de foie gras…alors que c’est par elle, que s’est diffusée ce savoir-faire et cette recette maintenant franchement rattachée à la culture identitaire de la France, htpps://fr.wikipedia.org/wiki/Foie_gras#/media/File:Moulard_Duck_Foie_Gras_with_Pickled_Pear.jpg

 . Des bons conseils pour acheter votre foie gras sur http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2000/mag1222/nu_3223_foie_gras.htm  

. La vision d’ensemble sur l’Oie sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Oie_domestique  

. Domaine de Bellivière, DOMAINE DE BELLIVIÈRE - 72340 LHOMME, Tél.: 02 43 44 59 97 - E-mail: info@belliviere.com sur http://www.belliviere.com/fr/accords.php  pour un Jasnières , Sec de 1999, à son apogée en 2015, recommandé pour une escalope de « foie gras poêlé sur chutney à la banane et vinaigre balsamique », un vin rare pour une recette qui ne l’est pas moins 

.Retrouvez la sélection d’Aurélien Chuteaux « Quel vin avec le foie gras ?» http://www.lesvinsdaurelien.fr/quel-vin-avec-du-foie-gras/                                                     

. Photos wikipedia, avec mes remerciements aux contributeurs.

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