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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Articles avec #societe

Mam’zelle La Tyrolienne & M’sieur Tricotin vous donnent le bonjour

8 Octobre 2017, 17:23pm

Publié par Elisabeth Poulain

Mam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth PoulainMam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth Poulain

Mam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth Poulain

Et d’abord Mam’zelle La Tyrolienne. Elle est franchement très mignonne, bien qu’en assez mauvais état dès lors qu’on lui demande de bouger jambes et bras. Il y a quelques semaines encore, elle  n’avait qu’une de ses jambes de bloquée ; maintenant, ce n’est plus ça. Mam’zelle est pourtant brave et mignonne. On ne lui donnerait pas son âge quand elle reste au repos, tout en faisant le grand écart. Elle a quand même presque ses 60 ans. Elle est née dans son Tyrol natal. Il faut dire qu’enfermée et bien calée dans un carton, elle ne s’est pas beaucoup dépensée entretemps. Chacun sait aussi pourtant que l’ankylose n’est guère recommandée.

Son allure. Elle mesure près de 17 cm, sans compter le petit anneau qui est fiché dans sa tête pour pouvoir l’accrocher. Son visage rond est charmant, avec ses petits yeux rieurs qui regardent vers la gauche, ses sourcils bien tracés en arc de cercle au- dessus, un petit nez  rond et rouge, avec un seul petit trou au milieu pour pouvoir respirer, des bonnes joues rouges et un joli sourire. Elle a des cheveux longs et noirs bien lissés sur son crâne, rassemblés en forme de coque sur ses oreilles.

Elle porte avec fierté sa Dirndl Kleid, le costume typique des Tyroliennes dont il existait de nombreuses versions, selon les villages… En allant du cou aux chaussettes, on  distingue son chemisier blanc à manches courtes, son corset rouge bien serré  avec des lacets bleus, du même bleu que le ruban qui forme le pourtour du corset ainsi que de sa jupe bleue, avec du jaune et du rouge, bien serrée à la taille par un charmant tablier blanc qui se termine par de la dentelle en bas. Pour ses jambes des chaussettes blanches avec des chaussures  presque noires.   

Mam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth Poulain

Mam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth Poulain

M'sieur Tricotin, Cl. Elisabeth Poulain

M'sieur Tricotin, Cl. Elisabeth Poulain

M’sieur Tricotin maintenant. Il va bien, tellement bien que la description le concernant va être très courte. Il mesure 10cm de haut; avec les 4 clous fichés dans sa tête, il prend 0,8 cm de plus. En commençant par le bas, son assise blanche resserrée un peu au-dessus permet de mieux saisir l’ensemble de sa main gauche, pour y glisser le petit doigt. Vient ensuite sa tenue bleue, avec comme seule décoration deux cercles dorés en bas de cette tunique bleue. Une chemise blanche, avec deux boutons rouges, se situe entre cette tenue et son visage très fin franchement rose et souriant.   Ses yeux regardent vers la droite, son nez se remarque à deux très petits points et sa bouche est un trait fin et léger.

Une sorte de chapeau coiffe sa tête évidée par où passe le fil noué, de sorte qu’avec un crochet fin, on fait repasser le fil de laine dessus en faisant une boucle. Chaque boucle fait avancer cette sorte de tricot en forme de petit boudin et après on peut aussi s’amuser à coudre les petits boudins ensemble pour faire une sorte une sorte de petit tapis. J’ai gardé le petit bonhomme et depuis longtemps oublié ce que j’avais fait avec ça et l’âge que j’avais…en ces temps de hardies découvertes manuelles !         

Pour suivre le chemin.

. La Tyrolienne d’abord, retrouver son costume sur https://www.oktoberfest.net/dirndl-et-lederhosen/   

. Pour un pantin, voir  https://webinstit.net/fiche%20par%20theme/bonhomme/bonhomme_pantin_articule.htm

. Le tricotin, voir pour exemple de mode de fonctionnement http://www.prima.fr/mode-beaute/comment-utiliser-un-tricotin/7935361/ et pour un cliché, https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Caterinetta.jpg , caterinetta étant le terme italien pour tricotin…

. Des modèles pour enfants sur http://www.bergeredefrance.fr/accessoires/autres-techniques/tricotin

. Clichés Elisabeth Poulain

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Les dessins de 11 animaux à la queue leu leu d’un petit garçon 6-8 ans

7 Octobre 2017, 15:59pm

Publié par Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, le serpent x 2, Cl. Elisabeth PoulainDessins d'enfant, le serpent x 2, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, le serpent x 2, Cl. Elisabeth Poulain

Et d’abord une question pour commencer: pourquoi ne pas donner un âge précis ? La réponse est simple, toit simplement parce que je ne la connais pas ! Maintenant je peux commencer à vous parler de ses dessins.

Ces onze animaux se suivent sur un rouleau de papier ménager blanc double épaisseur. Cette information n’est pas un détail, car seule est visible la première couche ; celle du dessous, est toujours là mais elle s’est détachée de la première. Et le papier est d’une telle fragilité, qu’il est difficile à manipuler et à faire coïncider autant que faire se peuvent les traces des crayons feutres marquées sur le papier n°1 qui ont parfois teintées la couche n°2. De la même façon, comme il ne me semble pas possible de repasser – je précise au fer à repasser - ni  la première ni la seconde couche, je vous présenterai donc ces dessins avec leurs plis. Et comme la bande mesure 2,60 mètres environ, vous n’aurez que des vues partielles ! Après une introduction aussi « positive », je vais enfin commencer à vous montrer et à vous parler de ce fameux bestiaire ! 

Voici de gauche à droite, l’éventail choisi par le jeune dessinateur tout en ignorant s’il n’a pas commencé dans l’ordre inverse. Cela me semblerait difficile dans la mesure où tous les onze animaux avancent de gauche à droite, comme l’écriture :  

- l’Hippopotame, l’Eléphant, le Serpent, le Renne,

- le Singe, l'Oie, l’Oiseau, le Poisson,

le Chien, le Chat, la Tortue...

Dessins d'enfant, l'hippopotame, l'éléphant et le renne, Cl. Elisabeth Poulain
Dessins d'enfant, l'hippopotame, l'éléphant et le renne, Cl. Elisabeth Poulain
Dessins d'enfant, l'hippopotame, l'éléphant et le renne, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, l'hippopotame, l'éléphant et le renne, Cl. Elisabeth Poulain

. L’Hippopotame, dit l’hippopo, en langage enfantin, est vu de profil comme tous les autres d’ailleurs, la tête vers la droite, dessiné au feutre marron. On voit ses cornes, son museau allongé, avec son œil gauche avec une pointe de rouge pour marquer la pupille, son oreille droite un peu plus en arrière sur la tête, son corps lourd et trapu et ses pattes courtes et lourdes. Il ne lui manque même pas la queue qui se termine avec un plumet au bout et au bout du bout  du bord du papier.  

. Devant lui, se présente ensuite l’Eléphant, dessiné au feutre bleu moyen. A juste titre, il est plus grand, avec une très grosse tête. En commençant par la tête à droite, notons qu’elle ressemble à un gros ballon rond, comme collé à un gros corps de forme ovale, avec des côtés arrondis sur à droite et à gauche. On voit vers le haut l’œil rond avec une grosse pupille franchement rouge  au milieu, une oreille bien dessinée et petite vers l’arrière du crâne. L’avant de la tête est très travaillé, avec cette superbe trompe arrondie, qui passe entre les deux défenses. L’artiste a pris soin de colorier les défenses en bleu pour mieux les faire ressortir, en faisant bien attention à ne teinter tout en en bleu que celle de droite que l’on voit en entier.

. Le Serpent devant l'éléphant. Il occupe la place qui lui convient au bas de la page mais sans que jamais le sol ne soit indiqué. C'est d'ailleurs le cas pour tous les dessins. Il ondule et tient et tient sa place en laissant un retrait aussi bien en arrière que devant. On voit bin l'œil et la langue fourchue tracés au feutre noir, ainsi que le mouvement donné par les ondulations. C'est le seul animal qui bouge de la série.  

. Le Cerf ensuite. Comment peut-on imaginer qu’après le serpent vienne le cerf ? Le taux probabilité doit être faible, voire très faible. Pour la première fois, une couleur chaude a été utilisée… C’est l’orange. C’est aussi le quadrupède le plus petit et le plus fin. On peut admirer de droite à gauche ses hautes cornes frisotées, son iris noir pour accentuer la force du regard, un début de sourire ? puis en descendant les pattes avec des cornes au bout qui ressemblent à des talons doubles…Le dessinateur était content de son travail. Le cerf lui a tapé dans l’œil !

 

Dessins d'enfant, l'oie, l'oiseau et le poisson, Cl. Elisabeth PoulainDessins d'enfant, l'oie, l'oiseau et le poisson, Cl. Elisabeth PoulainDessins d'enfant, l'oie, l'oiseau et le poisson, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, l'oie, l'oiseau et le poisson, Cl. Elisabeth Poulain

. Le Singe. Il est très fier de lui, cet animal. Il nous regarde franchement dans les yeux. Il sourit presque jusqu’aux oreilles qu’il a larges et bien ouvertes, des yeux rieurs avec ses pupilles noires. Son bras gauche est très développé, surtout par rapport au droit ; quant aux pattes arrière, celle de droite  est cette fois-ci plus forte que  sa correspondante. Il a un corps en forme de franc suppositoire.  Tant les pattes que les mains ont chacun cinq doigts, un vrai raffinement !    

. L’Oie. C’est clairement le dessin le plus difficile à voir tant sa couleur jaune d’or est peu perceptible, sauf à mettre cette partie du rouleau dans la lumière du soleil. Cette oie est tellement grande que le petit garçon n’a pas eu la place de  faire ne serait-ce que d’esquisser ses pattes. Il a pourtant pris soin de dessiner en noir son aile droite repliée en forme presque de pied pour occuper ce grand espace.  En noir également, la pupille de l’œil  et la bouche qui a l’air de sourire. C’est le second animal  qui a l’air content.

. L’Oiseau. Est-ce une mouette ? Difficile à dire, peut-être à condition  s’il en existe en forme de bombardier lourd et qui aurait un bec pointu et non bombé sur le dessus. C’est donc un autre volatile, du genre sérieux, attentif  et au regard perçant, avec une pupille rouge, cette fois-ci et sans le sourire. Les ailes sont particulièrement soignées et la queue se termine par trois plumes…

. C’est au tour du Poisson d’arriver sous  les feux de la rampe. Il est absolument superbe. Les deux traits du corps ont été faits d’un seul coup, puis vraisemblablement est venue ensuite la forme incurvée vers l’intérieur pour finir la queue. Les écailles ont été formées, quitte à dépasser un peu ; puis  l’oeil rond à la pupille bleue et le petit sourire d’un poisson satisfait ont fini le dessin. La vie est belle quand on est un poisson heureux…

Dessins d'enfant, le chien, le chat et la tortue, Cl. Elisabeth Poulain Dessins d'enfant, le chien, le chat et la tortue, Cl. Elisabeth Poulain Dessins d'enfant, le chien, le chat et la tortue, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, le chien, le chat et la tortue, Cl. Elisabeth Poulain

. Le Chien violet maintenant.  Il n’aura pas le premier prix de beauté, c’est une certitude. C’est peut-être une des raisons qui explique son air ronchon. Il a une tête en forme de poire pas très réussie avec quatre petites pattes tournées vers l’avant, une oreille qui pendouille, un œil ovale à la  pupille noire, une dentition à faire peur et une queue pas terrible…C’est sûr, il n’aura pas le premier prix de beauté.

. Au tour du Chat orange maintenant. L’artiste devait commencer à fatiguer. Le corps aurait pu être celui du chien. Les pattes sont des sortes de bâtons arrondis au bas, avec une queue plus travaillée que celle du chien, son voisin. Reste la tête qui est plus drôle, avec sa moustache fournie, ses deux petites oreilles pointues et sa pupille violette.

. La Tortue arrive bonne dernière à la fin. C’est normal, me direz-vous ou peut-être pas, n’oubliez pas qu’elle a derrière elle une véritable troupe de dix animaux et des « lourds » qui la poussent pour qu’elle aille plus vite ! Je la trouve positivement admirable, d’autant plus qu’elle est bien dessinée avec ses écailles en forme de triangles  qui s’insèrent les uns dans les autres. Sa couleur bleue lui va très bien au teint…    Et c’est ainsi que se termine cette petite histoire, sans fin…

Pour suivre le chemin

. Lire comment les dessins d’enfant évoluent avec l’âge, sachant que chaque enfant est forcément un cas particulier, sur http://www.persee.fr/doc/enfan_0013-7545_1961_num_14_2_2261

. Clichés Elisabeth Poulain       

 

Dessins d'enfant, le singe souriant, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, le singe souriant, Cl. Elisabeth Poulain

 

Au tour du chat orange maintenant. L’artiste devait commencer à fatiguer. Le corps aurait pu être celui du chien. Les pattes sont des sortes de bâtons arrondis au bas, avec une queue plus travaillée que celle du chien, son voisin. Reste la tête qui est plus drôle, avec sa moustache fournie, ses deux petites oreilles pointues et sa pupille violette.  

La tortue arrive à la fin, bonne dernière. Elle a une bonne tête, elle sourit, ses écailles sont disposées en forme de triangles qui s’ajustent les uns aux autres…Elle est visiblement contente et nous aussi… 

Pour suivre le chemin

. Lire en particulier comment les dessins d’enfant évoluent avec l’âge, sachant que chaque enfant est forcément un cas particulier, sur http://www.persee.fr/doc/enfan_0013-7545_1961_num_14_2_2261

. Clichés Elisabeth Poulain, les animaux n'ont pas pu toujours être présentés dans l'ordre suivi par le texte!          

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Les couleurs de 4 villes suisses des paquets de sucre en publicité

2 Octobre 2017, 14:42pm

Publié par Elisabeth Poulain

Bellinzona, son canton en rouge au verso, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Bellinzona, son canton en rouge au verso, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Bellinzona, la ville vue sur le recto, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Bellinzona, la ville vue sur le recto, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

                                                                                                             

Le titre est peut être un peu abscons, dans la mesure où je peux seulement vous assurer qu’il s’agit de de dessins d’après photos  entièrement re-colorisées.  Contrairement à Avignon, dont j’ai parlé dans un autre billet, il y a quelques années, l’organisme français avait choisi, pour les municipalités volontaires, de présenter sur des morceaux de sucre un vrai cliché couleur dans le cadre d’une campagne « Visit France » . Je pense que cette campagne française devait dater d’une dizaine d’années avant.  Vous donnez une date précise pour l’opération suisse est au moins aussi difficile puisqu’il n’y en a aucune d’indiquée. Il y a plusieurs décades, la limite de validité ne devait pas exister, surtout pour du sucre.  Et quant à vous dire combien il y a de sucre dedans exactement, impossible : il me faudrait ouvrir le sachet ! Quelques grammes, c’est certain.     

La campagne suisse a également pour objectif d’attirer les touristes en Suisse. Il s’agit cette fois de mettre en valeur cette fois-ci sur ces paquets de sucre en poudre, non plus un monument mais une ville en jouant sur l’harmonie des couleurs. L’avantage est que la surface est plus grande et laisse plus de place à l’inventivité. Ma petite balance  donne un montant concordant et cohérent  selon que j’en pèse un, deux, trois ou les quatre. Chaque sachet pèse 5 grammes, mesure 7cm sur 4, 5 cm, papier compris. Toutes les vues sont saisies de ce fait en vertical, avec toujours une ou plusieurs élévations, qui justifie ce choix et plus de proximité, entre la personne qui tient dans la main  ces vues retravaillées dans des couleurs hors réalité et très séduisantes.  Contrairement à ce que l’on fait d’habitude, c’est par le verso que nous allons commencer à « découvrir » quatre visions de ville  suisse, hors des plus célèbres telles que Genève, Zurich, Lausanne…  

Schaffhausen recto, son canton verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth PoulainSchaffhausen recto, son canton verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Schaffhausen recto, son canton verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Stans au recto, son canton Nidwalden au verso, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain Stans au recto, son canton Nidwalden au verso, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Stans au recto, son canton Nidwalden au verso, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Revenons aux sachets de  sucre. Il s’agit d’une opération publicitaire conjointe menée par la Confédération helvétique et  le canton où est située la ville volontaire. C’est  une déduction qui découle, non d’une mention écrite précise figurant à l’arrière,  mais du fait que le drapeau et la superficie de la Confédération helvétique au verso sont  chaque fois indiquée : 41285 km2, avec une carte globale  sur un sachet de 4,3cm en longueur et 2,5 cm en hauteur approximativement - où les fleuves et les lacs figurent en bleu, comme normalement, et le canton visé par le dessin en rouge, par ordre alphabétique cette fois.                                                               

                                                                                    *

. Voici le centre de la ville de Bellinzona, dans le canton du Tessin où l’on distingue un et/ou deux des trois châteaux, la muraille à distinguer des remparts, avec ses couleurs rouge brique foncé, plus léger, des roses variés en densité et du vert  turquoise pour figurer l’extérieur de la ville.

                                                                                    *

. Le château de la ville de Shaffhausen sur la colline, avec le Rhin qui coule avec vigueur et allant ; on l’aperçoit bien au second plan, juste après le parapet. La ville est située dans le canton du même nom. Sur l’autre rive, au bas du château, on distingue  la façade de la maison ancienne au fronton tri-angulaire à la mode flamande, très connue semble-t-il.  Cette fois-ci la gamme des couleurs joue sur le violet clair, moyen, plus foncé, des roses prononcés et plus clairs, des verts turquoise  et en plus un peu de jaune.     

                                                                                   *         

. La vue sur Stans et la grande montagne en arrière-fond. C’est une petite ville, d’un peu plus de 8000 habitants, située en fond de vallée au pied d’une montagne que l’on aperçoit très bien sur le dessin multi-colorisé, dans le fond se détachant en jaune or léger sur un ciel bleu très clair. Sur la gauche, on aperçoit une église de couleur rose, et des maisons de différentes couleurs turquoises, grisées roses.  Stans fait partie du canton de Nidwalden.

                                                                                   *

. Zug dans le canton du même nom.  Le décor change au sens où il n’existe pas d’élévation au sens géographique du terme. On voit bien le clocher d’un beffroi ou d’une église avec cette sensation cette fois-ci d’être vraiment dans la ville au bord du trottoir…   

Zug ville au recto, son canton au verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth PoulainZug ville au recto, son canton au verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Zug ville au recto, son canton au verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. La Suisse à découvrir sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Suisse

. Les cantons suisses, https://fr.wikipedia.org/wiki/Canton_suisse

. Pour Bellinzona, voir le canton du Tessin (2812 km2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Canton_du_Tessin. La ville elle-même  est inscrite au Patrimoine  mondial de l’Unesco, grâce notamment à ses trois châteaux, sa muraille et les remparts du bourg sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teaux_de_Bellinzone  

. Pour Schaffhausen (canton de Schaffhausen 299km2),  consulter https://fr.wikipedia.org/wiki/Schaffhouse ainsi que le site de Picswiss http://www.picswiss.ch/geo.html qui a aussi donné son cliché du Rhin au premier plan et de la colline, avec le château en haut pour wikipedia.    

. Sur Stans (Canton de Nidwalden 276m2), il vous faudra être patient : pour l’instant, vous pouvez consulter https://fr.wikipedia.org/wiki/Stans ainsi que le site en allemand de la commune http://www.stans.ch/de/ avec une beau cliché de la fameuse montagne en arrière-plan  ainsi que des photos d’archives https://www.tourismusstans.ch/bildarchiv/alpkaesemarkt  

. Pour Zug (Canton 239km2), vous pouvez voir une page et plus de beaux clichés, côté nature et lac plutôt que sur la ville elle-même.   https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Canton_of_Zug?uselang=fr

. Il semblerait, mais sans certitude de ma part, que ces packagings  soient une création de « bugre-art », comme il est indiqué en tous petits caractères à droite du sachet et en dessous de la composition. http://bugre-art.ch/index.php?c=photos&grp=2&g=133   

                                                                                 *

. Voir un précédent billet sur le même thème – 1 sucre = 1 ville - cette fois-ci avec du sucre en morceaux et une toute petite photo-couleur, pour une campagne lancée par le gouvernement français « Visit France », paru sur mon blog sous le titre « Le Pont Saint-Bénezet, dit le Pont d’Avignon » le 15.10.2016, à l’adresse suivante http://www.elisabethpoulain.com/2016/10/avignon-le-pont-saint-benezet-dit-le-pont-d-avignon-cl-elisabeth-poulain-1-ces-villes-sont-representees-en-photos-minuscules-sur-deu

. Concernant le sucre, juste une information, quant à une éventuelle date limite de validité, il semblerait que cette indication ne soit pas obligatoire. J’ai sous mes yeux une boîte de sucre en bûchette Saint-Louis. Rien n’y figure à ce titre.

. Clichés Elisabeth Poulain

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L’Alsace -Elle attend- La jeune Alsacienne vue par J.J. Henner - 1871

26 Juin 2017, 17:36pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Elle attend 1871, Jean-Jacques Henner, Cl. Ji-Elle, Museum of Fine Arts, Mulhouse, France, wikipedia  *Elle attend 1871, Jean-Jacques Henner, Cl. Ji-Elle, Museum of Fine Arts, Mulhouse, France, wikipedia  *Elle attend 1871, Jean-Jacques Henner, Cl. Ji-Elle, Museum of Fine Arts, Mulhouse, France, wikipedia

*Elle attend 1871, Jean-Jacques Henner, Cl. Ji-Elle, Museum of Fine Arts, Mulhouse, France, wikipedia

Le titre à développer pour plus de clarté. Cette très jeune Alsacienne, qui n’a pas de nom, a été et continue à incarner l’Alsace – française – alors  passée aux mains des Allemands à la suite de la défaite de la guerre de 1870, qui opposa la France à son voisin de l’autre côté du Rhin. Elle figure sur un tableau très célèbre à la force symbolique inouïe, qu’on a peine à imaginer maintenant. Elle n’est pas le symbole de l’Alsace, elle est cette belle province perdue à la suite de la défaite par la France de la guerre de 1870 au profit de l’Allemagne. En réalité, la vraie dénomination de cette œuvre est « L’Alsace » et non pas l’Alsacienne, cette adolescente de 16 ans aux cheveux roux qui a posé comme modèle pour ce peintre qui avait déjà une certaine notoriété, en tant que peintre de femme nue… Très clairement cette seconde moitié du XIXe était très attirée par la chair féminine alanguie de préférence offerte sur un canapé…

Revenons à « ELLE ATTEND ». Toujours semble-t-il en 1870, mais sans date précise,  une gravure fut très vite tirée de ce portrait de la jeune fille par Léopold Flameng, ce qui permit de diffuser largement cette œuvre. On y voit la célèbre jeune Alsacienne inconnue, avec ce titre étonnant « ELLE ATTEND » écrit sur le côté droit supérieur de la peinture en lettres d’Imprimerie de belles tailles dans une couleur ocre-roux qui fait immédiatement le lien avec la teinte rousse de la chevelure bien sagement cachée sous le grand nœud noir traditionnel que  portaient les jeunes filles et les femmes alsaciennes.

Contrairement aux usages, la date « 1871 » figure de l’autre côté, à gauche du portrait, à la hauteur d’ « ELLE ATTEND ». Cette disposition volontairement bizarre renforce l’importance à cette dénomination d’« ELLE ATTEND ». Ce n’est qu’ensuite qu’on voit la date de 1871, à droite à la même hauteur, à sur le côté gauche. Et tous de comprendre ce qu’elle attendait, l’Alsace, Elle …et la France.

Elle attend-1871-Jean-Jacques Henner-Cl. Ji-Elle-Museum Fine Arts, Mulhouse,wikipedia

Elle attend-1871-Jean-Jacques Henner-Cl. Ji-Elle-Museum Fine Arts, Mulhouse,wikipedia

Le retentissement en France, amputée de l’Alsace,  fut tel qu’une gravure en noir et blanc de Flameng fut tirée de cette œuvre peinte signée par Jean-Jacques Henner, dont on voit la signature à droite en roux vers le bas de la peinture. En dehors de la couleur, d’autres différences apparaissent. La principale porte sur les positions inversées d’Elle ATTEND et de 1871, Cette fois-ci la date est à droite et ELLE ATTEND est à gauche. Seule la petite cocarde en bleu-blanc et rouge, les couleurs du drapeau français,  ressort  en couleur sur le noir de la coiffe. Vous dire quelles étaient les dimensions de cette version gravée de « L’Alsacienne de Henner » ne m’est pas possible. La seule indication  du « Guide Illustré Michelin des Champs de Bataille de 1920 », que j’ai sous les yeux, porte sur  cette dénomination que n’avait pas  la peinture de JJ. Henner, ainsi que l’indication entre parenthèses (Illustration) qui figure dessous de la reproduction de la gravure. Est-ce à dire que cette reproduction vient de L’Illustration ? Ce serait bien possible.  

La gravure offre aussi ceci d’intéressant sur ce qui est plus qu’une anecdote et que relate ce petit guide des Champs de Bataille de 64 pages en petit format. Un des exemplaires de  cette gravure en effet se trouvait chez le Comte Schoeffer   au Château de Soultz, qui portait le titre prestigieux de Commandant de la garde du Pape Benoit XV à Rome. Un officier bavarois de l’armée allemande en 1915, qui logeait au château réquisitionné alors pour les militaires gradés allemands, avait inscrit cette mention, tout en haut de la gravure  sous « ELLE ATTEND » « Sie kann noch lange warten. Mai 1915  », en traduction littérale « Elle peut encore attendre longtemps ». En 1918, le 18 novembre plus exactement, un officier français lui répondit à son tour, lui qui était hébergé au château cette fois-ci à nouveau situé en terre française, bien sûr en français « Elle n’a pas attendu en vain. Novembre 1918 ». La mention se trouve sous l’annotation allemande, juste au-dessus de la coiffe…   

L'Alsacienne de Henner (Illustration), Guide Michelin de Champs de Bataille, Colmar..Cl. Elisabeth Poulain

L'Alsacienne de Henner (Illustration), Guide Michelin de Champs de Bataille, Colmar..Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Consulter, si vous le pouvez, ce remarquable petit opuscule noir et blanc de 64 pages, en format  21,3 cm de haut sur 13,6cm, que j’ai sous les yeux. C’est un guide illustré Michelin des Champs de bataille, sur « Colmar, Mulhouse, Schlestadt », Michelin & Cie Clermont-Ferrand, Michelin Tyre & C°, London, Michelin Tyre & C°, édité le 12-1920, Imp. KAPP, PARIS-VANVES. La photo - 8,1cm de haut sur 4,1cm de large - et le texte se trouvent  en page 43. Le sous-titre est L’ALSACIENNE de  Henner. (Illustration)…

. Voir le Musée national Jean-Jacques Henner, né à Bernwiller le 5.03.1829, décédé à Paris le 23 07.1905, où se trouve maintenant son musée et la toile, en reconnaissance de sa notoriété et de son pouvoir de fascination, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_national_Jean-Jacques_Henner

.Il y  eut deux Flameng : le père, Léopold Flameng, né à Bruxelles en1831 et décédé à Courgent en 1911, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9opold_Flameng

 . Et son fils François Flameng -1856-1923- Paris,  qui travailla en particulier pour L’Illustration https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Flameng

. Lire l’analyse de ce célèbre tableau sur https://www.histoire-image.org/etudes/alsace-elle-attend

. Voir la gravure en noir et blanc de Flameng détenue par la BNF  sur http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b102134790

. Sur la grande diversité du costume alsacien, selon que l’on est une petite fille, une jeune fille, une femme…, que l’on habite le nord de l’Alsace –le Bas-Rhin-  ou le sud  – le Haut-Rhin-  voir tout particulièrement un site qui est une mine d’informations,  https://www.tourisme-alsace.com/medias/pdf/divers/costume-alsacien.pdf 

. Cliché  de Ji-Elle, Museum of Fine Arts, Mulhouse, wikipedia pour « Elle attend » et Elisabeth Poulain à partir du livret « Colmar, Mulhouse, Schlestadt, Michelin, 1910 », page 43, en provenance  vraisemblablement de  L’Illustration mais sans certitude… L'* signifie que seule une partie du cliché est visible...Vous retrouvez le cliché entier ensuite.   

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L’Encadreur de l’Atelier du Cadre, Place de la Laiterie-Doutre, Angers

8 Juin 2017, 15:15pm

Publié par Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Mur-Cadres, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth PoulainL'Atelier du Cadre, Mur-Cadres, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth PoulainL'Atelier du Cadre, Mur-Cadres, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Mur-Cadres, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Comme toujours, il existe dans les vieilles villes des alchimies mystérieuses entre un site, l’histoire, l’architecture, les personnes et tout spécialement ceux qui sont autant artistes au service des artistes peintres, photographes… qu’artisans émérites au service des heureux possesseurs de belles œuvres…à encadrer. Vous avez deviné que je vais vous parler d’un encadreur, Julien Boutin, qui vient de s’installer dans cette très belle boutique d’œuvres encadrées tout autant qu’atelier dans cette maison ancienne à pan de bois. Une particularité de cette boutique-atelier est d’avoir deux grandes vitrines. La partie de gauche, quand on est sur le trottoir, est dédiée à la réalisation des cadres, et la partie de de droite aux œuvres encadrées avec … visibles du trottoir, des angles de cadres présentés de façon artistique sur le mur à l’intérieur.

L'Atelier du Cadre, Maison à pans de bois entre les platanes, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Maison à pans de bois entre les platanes, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Les deux grandes vitrines, qui donnent beaucoup de clarté dedans, ont également chacune leur individualité. La porte contemporaine de verre est alors logiquement placée entre les deux facettes du métier d’encadreur, l’artisan tout autant que l’artiste. La boutique est en elle-même un cadre très valorisant pour les …cadres. Il y a là une forte logique de valorisation : la mise en valeur de l’espace intérieur du cadre joue de façon très positive tout autant que le cadre lui-même d’un tableau par exemple qui en soi est tout autant la maîtrise d’une technique qu’une œuvre d’art, au service souvent d’une autre œuvre d’art ou d’un souvenir, une photo…auquel on tient. Le fascinant devient alors de pouvoir faire une œuvre d’art à partir des seuls échantillons des cadres que le client peut choisir à son goût et/ou sur les conseils sollicités auprès de l’encadreur…Et c’est que Julien Boutin réussit pleinement à faire.

L'Atelier du Cadre, Jeu de reflets dans la vitrine, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Jeu de reflets dans la vitrine, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Ce double aspect du cadre peut se conjuguer de façon plurielle. Vous pouvez par exemple chercher à mettre en lumière l’œuvre à encadrer. C’est me semble-t-il le cas le plus fréquent. On peut tout autant partir de l’idée que la peinture, la photo, l’œuvre en relief léger accroché au support à encadrer… vont mettre tout autant leurs atouts, quel qu’ils soient, au service du cadre lui-même. Un beau cadre, fait à la main, est assurément une pièce d’art en tant que telle. Il en va ainsi assez souvent avec des cadres anciens stylisés en stuc sculpté et doré à l’or fin.

L’attachement pour un cadre métallique en acier brut, ou en aluminium brillant… ne peut être le même. Cette version contemporaine du cadre met alors ses caractéristiques au service de la peinture, de la photo…Citons parmi ses atouts, l’infinie ou presque variété des composants, les couleurs, le mat qui joue avec le brillant, la solidité, le ré-emploi infini ou presque… et le prix beaucoup plus abordable, sans oublier surtout l’accord plus évident entre le contenu, une photo d’aujourd’hui, avec un cadre contemporain.

L'Atelier du Cadre, Julien Boutin, l'encadreur au travail, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Julien Boutin, l'encadreur au travail, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

La question dont je connais la réponse positive, surtout après avoir vu l’Atelier du Cadre, est de savoir si l’on peut créer de l’art seulement avec des cadres. La réponse est clairement « oui ». Imaginez un grand panneau mural à composante géométrique d’angles de cadres où la couleur joue un très grand rôle. C’est magnifique. L’impression est tout à fait différente quand vous voyez les échantillons de cadres posés à plat ou sur un support légèrement incliné vers vous. C’est alors la main qui est attiré, l’œil aussi naturellement, mais la main veut toucher pour mieux « voir » !

La cohérence entre un cadre et son contenu est aussi un thème qui se pose. Peut-on par exemple tout faire ? Mettre du contemporain sur une œuvre ancienne? Un cadre ancien sur une œuvre contemporaine ? Pour moi, il n’y a pas de réponse automatique et la réponse est me semble-t-il « ça dépend » ! Cela dépend d’autant plus que les grands formats contemporains n’utilisent plus de cadre. Les artistes se contentant de clouer des baguettes peintes aux couleurs dominantes de la peinture pour cacher les clous qui fixent la toile au châssis…

L'Atelier du Cadre, Dehors-Dedans, Jeu géométrique, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth PoulainL'Atelier du Cadre, Dehors-Dedans, Jeu géométrique, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth PoulainL'Atelier du Cadre, Dehors-Dedans, Jeu géométrique, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Dehors-Dedans, Jeu géométrique, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Un bel exemple de finesse harmonisée est donné en particulier par la vitrine de droite de l’Atelier du Cadre d’Angers où l’on peut admirer actuellement des dessins extrêmement fins de chaussures à très hauts talons très fins… C’est là un jeu très réussi de forte complémentarité entre le cadre  plat et large, sans couleur,  et le dessin, mis en lumière au sens propre dans la vitrine de droite, Place de la Laiterie… L’artiste, qui a en plus le sens de l’humour, a pour nom Inna Panasenko…

Pour suivre le chemin

. L’Atelier du Cadre, 11 Place de la Laiterie, La Doutre, 49100 Angers, 49100 Angers, 02 41 77 34 91, latelierducadre49@gmail.comainsi que https://www.facebook.com/pg/latelierducadre49/photos/

. Mieux connaître les styles de cadres sur http://www.cadre-ancien.com/category/cadre-tableau/

. Inna Panasenko est très présente sur Facebook. Vous pourrez ainsi découvrir son sens de l’humour avec à chaque fois la silhouette minuscule d’un homme au bout de chaque escarpin, car, pour elle, femme, il ne saurait y avoir de mocassin…!https://www.facebook.com/inna.panasenko.5

. Voir La Place de la Laiterie à Angers dans le quartier de la Doutre, sur http://www.angers.fr/vie-pratique/culture/la-politique-culturelle/angers-ville-d-art-et-d-histoire/ressources/fiches-patrimoine/laissez-vous-conter-quelques-edifices-remarquables-de-la-doutre/index.html

. Photos Elisabeth Poulain

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Amsterdam, la ville vue du vélo, le beau vélo rose, sociologie urbaine

27 Juin 2016, 16:13pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Amsterdam, la ville du vélo, le beau vélo rose sur le pont, Cl. Elisabeth Poulain

* Amsterdam, la ville du vélo, le beau vélo rose sur le pont, Cl. Elisabeth Poulain

Un titre long comme je les aime, avec pile-poile 70 caractères, pas un de plus, pas un de moins. Amsterdam, vous connaissez. C’est une de ces très belles vieilles villes du Vieux  Continent. Aujourd’hui, je vais vous parler d’un vélo rose d’une grande fraîcheur pour nous remonter le moral.

Le vélo rose. Il est à la fois très chic, dans sa couleur rose bonbon affirmé, qui fait ressortir son côté « fille » en revendiquant clairement son « originalité », sa forte structure désignée de façon à renforcer ses lignes courbes contemporaines et sa solidité perceptible en voyant par exemple ses gros pneus blancs et noirs, très neufs. Faites la comparaison avec par exemple le vélo noir qui est à terre, qui semble d’une légèreté à tomber au moindre souffle de vent. Plus prosaïquement, il semblerait plutôt qu’il soit tombé parce qu’il n‘est attaché nulle part, à aucune fixation externe.

Ne pas être attaché, c’est aussi le cas me semble-t-il du vélo rose. Il possède pourtant deux antivols, un lourd  à gros maillons entouré de plastique qu’on voit souvent sur place et un léger classique comme ce qu’on trouve en France. Visiblement, le premier bloque la roue au cadre du vélo, sans que le second par exemple puisse le fixer à une structure externe. Cette absence d’immobilisation sur place est très fréquente à Amsterdam, non par civisme qui empêcherait tout vol de bicyclette, mais par quasi-impossibilité dans les lieux fréquentés par les étudiants notamment à trouver une accroche externe qu’ils recherchent pour y attacher leur deux-cycles. C’est la raison pour laquelle, on voit très souvent dans le centre ancien, près de la Grande Bibliothèque qui a vue sur le port, de la Gare… des lignes de vélos adossés les uns aux autres, au point de tout bloquer et notamment l'accès à son propre vélo.

Amsterdam, la ville du vélo, le beau vélo rose sur le pont, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, le beau vélo rose sur le pont, Cl. Elisabeth Poulain

Dans ce cas de figure, sur ce pont qui passe au-dessus d’une voie semi-enterrée de métro rapide, la rambarde a volontairement été conçue pour des raisons de sécurité, de façon à empêcher en particulier ces accrochages. C’est du moins mon opinion. Ceux-ci auraient pu se faire s’il y avait eu une rambarde tubulaire  intermédiaire plutôt que du grillage fin et solide. Visiblement, le vélo rose est arrivé après que les deux vélos noirs se soient adossés. Celui de devant n’a pas supporté la co-habitation et est tombé. Quand on est pressé par le temps pour arriver en cours, on n’a aucun choix pour garer son vélo quelque part. On le met où on peut.

Et quand on est pressé, cette fois-ci re-devenu piéton, on n’a pas le temps, ni forcément l’envie de ramasser les vélos des autres, sachant que la chute peut à nouveau se reproduire peu de temps après, pas forcément pour celui que vous avez relevé, pour le vôtre peut-être. Pour ma part, j’en relevais un par balade à pied, pas plus, sinon, j’aurai pu y passer mon temps ! Clairement, il ne suffit pas d’avoir un vélo pour trouver automatiquement la place qui va avec. Et penser que les parkings à vélo est une solution…peut-être pas! Une autre curiosité à nos yeux français porte cette fois-ci sur la grande taille du guidon, qui permet vraiment de rouler le dos droit en pouvant insérer en plus ce grand cageot noir à l’avant, sans lumière à l’avant ni semble-t-il à l’arrière. Par contre le vélo noir en arrière à droite a bien une lumière à l’avant.

« La ville vue du vélo » est une composante du titre un peu exagérée, car je n’étais pas en train de pédaler, tout en prenant des photos, un exercice périlleux que je préfère ne pas tenter. Ce qui a été heureusement possible en posant pied à terre. Ce que j’essaie aujourd'hui de faire est, à chaque photo, de montrer une toute petite réalité prise à partir de la bicyclette, avec un certain nombre de vues pour arriver à dire quelque chose qu’il appartient à chacun de déterminer.

Amsterdam, la ville du vélo, un Amsterdamois revenant à pied de ses courses, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, un Amsterdamois revenant à pied de ses courses, Cl. Elisabeth Poulain

Voir beaucoup de bicyclettes devient alors évident puisque vous-même êtes à vélo. Que les autres vélos soient alors beaux, ou pas, sortis du magasin la veille ou aient franchement virés du côté « vieux vélo abandonné » ou quasiment par leur maître ou maîtresse, qui ne savent plus trop où il ou elle l’a laissé…, peu importe. A chaque fois, il se dégage une image mentale urbaine exprimée par le vélo. Et c’est ce qui m’intéresse, dans cette vision kaléidoscopique d’un moment, sans fin, à un moment dans l’année où la pluie est plus fréquente que le beau temps, les touristes peu ou pas visibles, dans une ville qui fait sa pose annuelle en soufflant un peu, avant que la saison du tourisme reparte…On est alors plus en phase avec ce qui nous entoure. Pour pouvoir par exemple, prendre en photo un Amsterdamois, vu de dos, qui revient de faire ses courses à pied, un plaisir supplémentaire, en étant seul et tranquille...Ouf.   

Découvrir les villes, les monuments, les paysages … quand le temps est changeant, les gens pressés ou pas de vaquer à leurs occupations, sans plus se soucier de vous à vélo, parce que, du coup, vous faites partie du paysage, est un plaisir supplémentaire de voir cette ville au charme pluriel à votre gré, sans suivre de plan, mais avec la carte devant, pour faire le point de temps en temps.... Où finalement, j'ai vu très peu de cyclistes, peu de piétons et beaucoup de vélos...! Et c'était très bien comme cela, une autre vision de la ville...

                                                                            *

Pour suivre le chemin

. Retrouver les articles récents sur Amsterdam et le vélo parus sur ce blog...

. Voir Amsterdam dans une carte ancienne du centre-ville sillonné de canaux sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Amsterdam#/media/File:Amsterdam-topografie.jpg  

. Les informations de base sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Amsterdam  

. Les cyclistes aux Pays-Bas sur http://blog.velib.paris.fr/blog/2015/01/09/pourquoi-tant-de-cyclistes-aux-pays-bas/  

. Clichés Elisabeth Poulain

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Des voitures et des publicités > Delage, Piccard-Pictet, Bentz > 1913

20 Juin 2016, 17:17pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Publicité Delage-Théâtre national de l'Opéra-Faust-Gounod-16.6.1913. Cl. Elisabeth Poulain

*Publicité Delage-Théâtre national de l'Opéra-Faust-Gounod-16.6.1913. Cl. Elisabeth Poulain

L’idée est de voir comment se déclinent des visuels de publicité pour des voitures en cherchant le ressort sur lequel le publicitaire, quelqu’il soit, va jouer. « Au fil du temps » est une formule qui pourrait laisser entendre que je vais commencer par un ordre chronologique, en partant des débuts de la voiture à moteur. Ce n’est  absolument pas mon intention.

Je cherche le désordre créatif qui provoque des  télescopages intéressants, toujours singuliers. A trop vouloir classer, ranger, ordonner… on tombe facilement dans la routine, en restant une mono-vision. On perd en innovation,   Au contraire, il s’agit de jouer avec le temps, sans respecter du tout la chronologie. L’important pour moi, n’est ni la marque, ni la date, c’est le ressort psychologique sur lequel est positionnée la création publicitaire concernant aujourd'hui des automobiles, en jouant le brouillage du temps, au fil de mes découvertes.

Le plus souvent il n’y aura qu’un seul visuel ; parfois il pourra y en avoir plusieurs, surtout quand les visuels sont rapprochés et/ou  issus d’une seule source. C’est le cas aujourd’hui, avec cet opuscule de 24cm, 14,6cm et 0,5cm d’épaisseur, sans indication de numéro de page, ni distinction entre les pages de réclame et les quelques pages concernant l’Opéra de Faust … Musique de Ch. Gounod, joué au Théâtre national de l’Opéra.

 

Théatre national de L'Opéra-Gounod-Faust-Programme-16-6-13-Cliché Elisabeth Poulain

Théatre national de L'Opéra-Gounod-Faust-Programme-16-6-13-Cliché Elisabeth Poulain

Voici trois réclames, comme on disait alors, toutes trois issues d’un livret du Théâtre national de l’Opéra, pour une représentation de Faust, Opéra en 5 Actes de J. Barbier et M. Carré, Musique de Ch. Gounod avec une photo signée de PH. NADAR de ce dernier dans un médaillon orné de fleurs qui est une création de Paolo ????. J’ai trouvé une date d’édition du livret en tous petits caractères en bas à gauche : 16-6-13 . J’imagine qu’il s’agit du 16 juin 1913. Il y a un peu plus de 100 ans.

Des voitures oui, je vais vous en parler, mais pas des accessoires. Ici dans ce livret de quelques 34 pages par exemple, en dessous du portrait de Ch. Gounod, il y a une réclame pour des phares Blériot, plus loin des phares Mira-Mestre, des pneus Bibendum (dommage mais non…une autre fois) et des pneus Palladium.

Publicité PIC-PIC-Théatre national de L'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Publicité PIC-PIC-Théatre national de L'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Le premier visuel d’une demi-page figure en bas de la page 29 -10cm x 7,5-. C’est un dessin en noir et blanc, non signé, pour les AUTOMOBILES PICCARD-PICTET, 37. Champs- Elysées. Paris n’est pas indiqué. La marque est appelée par son petit nom PicPic en blanc dans un rond noir, en haut d’un sommet à gauche, ce qui est déjà de l’humour (H1). Le dessin montre quatre hommes en tout. Deux sont des alpinistes qui avancent péniblement piolet à la main, avec leur sac au dos, et les deux autres sont dans la voiture découverte. Celui qui conduit, se découvre poliment, en abordant les deux alpinistes (H2) qui attaquent la paroi pentue en tenue sportives, avec sac à dos, bandes molletières du genou à la chaussure haute, sac à dos, chapeau tyrolien et tenue anti-froid, sans gants toutefois pour tenir leur piolet… L’homme qui conduit la voiture à l’arrêt, pose sa question très poliment à celui qui pioche « Pardon ! Messieurs !...Y-a-t-il loin d’ici au Sommet du Mont-Blanc ?» (H 3). Comme s’il pouvait y avoir une route qui mène au sommet ! (H 4)

Graphiquement la scène est très réussie et compréhensible. Le dessin pourrait être contemporain, tant l’artiste, qui n’a pas signé son œuvre, a pu insérer de nombreux éléments dans cet espace restreint, en les intégrant grâce à une ligne de force en V qui donne à la fois du sens, de la clarté, au bénéfice de ce nom de marque de voiture si long « AUTOMOBILES PICCARD-PICTET » qu’il avait déjà fallu à l’époque créer un beau logo (un bologo, à redire vite 10 fois, vous allez voir !). Ce monogramme PIC-PIC ressort en clair sur un fond noir dans un rond, qui semble accroché en haut d’un pic (H 1). On comprend que la Piccard-Pictet est la seule voiture à pouvoir gravir des montagnes, la seule capable d’atteindre des sommets, pour des sportifs, des vrais hommes !

Condensé pour la PIC-PIC. C’est une voiture pour de vrais sportifs, capables d’affronter tous les défis, facile à conduire même en situation difficile et en climats hostiles, une voiture décapotable de qualité pour des hommes qui aiment la montagne, tout en possédant les codes de la politesse et de l'humour.

Publicité Delage-Faust-Théâtre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Publicité Delage-Faust-Théâtre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Le second visuel de pub -15 cm x 11,2 cm- occupe une pleine page, en P. 39. C’est une représentation en dessin également très fin, mais sans paysage, d’une DELAGE, Grand Prix des Voiturettes, Grand Prix des Voitures légères, 1908 & 1911 avec ce slogan « Ne faire qu’une chose mais la bien faire ». Cette « voiture légère » est ce que nous appelons une décapotable. On la voit au centre du visuel très travaillé, comme posée sur un autel sa capote baissée, repliée à l’arrière, avec des roues à rayons, comme il en était alors d’usage. Le dessin excellent –non signé- fait ressortir la ligne exceptionnelle de cette Delage à l’arrêt et qu’on imagine pourtant filant dans le vent. C’est alors qu’on s’aperçoit que cette voiture légère est elle-même surplombée par un médaillon accrochée au fronton de cet ensemble qui recourt à des éléments de l’architecture grecque antique. Le dessin est conçu de façon à pouvoir mettre en valeur la voiture légère Delage par quatre fois différentes.

La structure du visuel est très travaillée. Imaginez un autel grec, avec des colonnes ioniques, reposant de chaque côté sur une assise lourde qui déborde pour renforcer l’ensemble.

Le haut est structuré, de façon à y insérer un médaillon accroché par le milieu qui reproduit la voiture, dans la position allant vers la gauche dans un dessin gris plus léger. De chaque côté, des branchages de laurier donnent de la légèreté dans une courbe symétrique évoquent de branches de laurier, celui dont on faisait des couronne, pour célébrer la gloire de celui qui la porte.

Le bas volontairement lourd et foncé permet d’asseoir la construction en y plaçant deux Delage se faisant front, cette fois-ci capotes fermées, l’une à gauche de couleur noire à deux fenêtres latérales sous laquelle figure la signature du concepteur publicitaire « LOCHARD « et celle de droite de couleur claire à trois fenêtres, avec une vague noire pour souligner la ligne. Ces deux voitures permettent d’encadrer le slogan « Spécialiste de la Voiture Légère » en lettres d’imprimerie noires grand format sur fond blanc. Ces deux modèles sont eux-mêmes mises en valeur dans un cadre fixé par des rubans. Le dernier rectangle noir permet d’insérer en son milieu « Delage & Cie – 60 Bd Pereire – Paris ".

Condensé pour la Delage 1913: La voiture est montrée quatre fois en plusieurs situations, décapotée, capote refermée, vers la gauche par trois fois et une fois vers la droite. Le ressort est l’excellence classique, incluant la qualité, tout autant que l'innovation, pour des amateurs exigeants et cultivés.

Publicité Bentz-Faust-Théatre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Publicité Bentz-Faust-Théatre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Voici le 3ème visuel pour les Automobiles BENZ -15,5cm sur 11,5cm-, deux pages après le visuel Delage, en caractères clairs sur fond noir. Ces pages sont très orientées dans les publicités pour les femmes … entre crèmes de beauté Floréine, parfum Sauzé Frères, Marvelous Cold Cream Richard Hudnut New York…Voici cette publicité franchement rare pour l’époque. Le médaillon représente une jolie jeune femme très chic, joyeuse, qui danse, sa voiture Bentz dans les bras, avec ce slogan « Avoir sa Benz » ! Au-dessus figure le titre « Automobiles BENZ ». En dessous du slogan, un listing récapitule les atouts de la marque, peu adaptées à la cible, en six strates d’abord et de quatre ensuite: « Voitures de Grand Tourisme de 10 à 250 HP, Voitures de Luxe pour la ville, Camions automobiles de 2 à 25 tonnes, Voitures de Livraison de 500 à 1500 kilos, Autobus et Cars alpins, Moteurs pour l’Industrie et l’Agriculture. Les plus grandes usines d’Europe pour la construction de voitures automobiles 6500 OUVRIERS » Enfin l’adresse : Salle d’Exposition 7, rue Royale, PARIS, Bureaux et Ateliers, 19, Avenue Bugeaud.

Le médaillon ovale met en valeur cette jolie dame en fourreau étroit. Elle danse avec sa voiture Benz dans les bras. Très souriante et sympathique, elle porte un chapeau ornée d’un grand nœud noir, qui répond à des bandeaux noirs au bas de ses petites manches et d’une large bande qu’on dirait de velours noirs qui élargit la jupe vers le bas, de façon à ce qu’elle puisse danser avec ses talons hauts. Le médaillon ovale est orné de deux rubans qui se croisent sur les feuilles de laurier (tiens, tiens !) qui mettent en valeur le dessin central.

Cette publicité est réussie, au sens où il pourrait tout aussi bien s’agir d’un parfum, de perles ou de bijoux, des attribut très féminins par définition. N’oublions pas que nous sommes en 1913. Une bonne partie de ce livret est dédiée à des publicités de luxe pour la femme. Citons des poudres, des robes, des crèmes pour le visage, des « vrais » diamants et des perles, des corsets, des éventails, des restaurants chics, des meubles…J’arrête là…Je n’en suis qu’au début.

Condensé pour la partie haute du visuel Benz. Donc une bonne idée, qui est d’associer la voiture et la jeune femme dynamique et jolie. La voiture devient pour elle un must social. C’est son nouveau jouet. La publicité sait s’adapter; l’excellence – les lauriers - ici encadre à la fois la voiture et sa conductrice qui ne la conduit pas encore…Ceci dit, c’est plus un visuel pour faire connaître la puissance de la marque, en ouvrant la porte aux femmes, qu’une vraie publicité sur une voiture en particulier. La voiture comme un must social absolument indisoensable. Cela l'est toujours!

* Pub Bentz-Théatre-national de l'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

* Pub Bentz-Théatre-national de l'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. La couronne de laurier sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Couronne_triomphale  , http://www.lebreviairedespatriotes.fr/31/01/2013/non-classe/histoire-et-evolution-symbolique-de-la-couronne-de-laurier/  

. La colonne grecque sur https://fr.vikidia.org/wiki/Fichier:Ordre_ionique.jpg  

. Pic-Pic, à retrouver avec beaucoup d’infos sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Pic-Pic  avec en particulier une PIC-PIC 1912 en photo couleurs absolument superbe…

. Delage, à découvrir aussi avec plaisir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Delage_(entreprise )

. Bentz à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Benz  

. Clichés Elisabeth Poulain à partir du livret, l'astérisque avant l'intitulé d'une photo signifie qu'il s'agit d'un extrait d'un cliché.

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Le drapeau français > Bleu, Blanc, Rouge > Compositions & Complexité

17 Juin 2016, 13:57pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Défilé  du 14 juillet sur les Champs-Elysés-Paris-France-Capture d'Ecran-A2-Fête du 14.07.11 Cl. Elisabeth Poulain

*Défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysés-Paris-France-Capture d'Ecran-A2-Fête du 14.07.11 Cl. Elisabeth Poulain

Traduction du titre. On a tous l’impression de connaître « notre » drapeau national, nous, Français de souche ou personnes vivant en France. Toutes, tous, nous pouvons citer les trois couleurs le Bleu, le Blanc et le Rouge. Beaucoup savent aussi, de par leurs souvenirs plus ou moins lointains, que le Bleu et le Rouge vont de pair, bien qu’ils soient séparés ou unis par le Blanc au milieu. Ils sont en effet les  couleurs de la Garde nationale des deux côtés et le Blanc, celle de la France de l’Ancien Régime, et pas celle de  la Royauté comme on le pense trop souvent, pour faire le lien au milieu.   

La Garde nationale. En même pas sept lignes, il faut déjà rafraîchir nos souvenirs d’école. La Garde nationale a été une milice organisée à Paris pour assurer et/ou compléter le maintien de l’ordre en période troublée. Pour accroître leur prestige, les membres bénéficiaient de belles tenues visibles de loin. C’est ainsi que l’on  peut voir, dans un tableau de Léon Cogniet, le Duc d'Orléans accueilli à l'Hôtel de ville de Paris, en grande tenue de la Garde nationale, avec en arrière-plan le drapeau aux trois couleurs,  le 31 juillet 1830.

Drapeaux de l'UE à droite, de la France à gauche, effet-vent,  Cl. Elisabeth Poulain

Drapeaux de l'UE à droite, de la France à gauche, effet-vent, Cl. Elisabeth Poulain

Le drapeau actuel est lié intimement lié à la Révolution française, celle qui imprègne encore si fortement nos esprits, celle de 1789 marquée par la prise de la Forteresse de la Bastille, la plus célèbre des prisons royales au cours des siècles. En réalité l’histoire de ce drapeau est si compliquée qu’il faudrait presque ajouter une année d’enseignement des histoires de France et d’Europe rien que pour re-constituer l’histoire d’un « simple » morceau de tissus qui est tout sauf « simple », tant il est chargé de symboles lourds du poids de l’histoire. L’objet de ce billet est de chercher les constituants, pas forcément en vrac, mais forcément toujours en lien les uns avec les autres éléments constitutifs, réciproquement et plus.

Commençons par les dimensions du drapeau, un élément qui ne semble pas soulever grandes difficultés. Le drapeau rectangulaire est un 2/3-1/3 ; sa largeur est de 60 cm ; sa longueur est donc de 90 cm divisée en trois bandes verticales de couleur. Le bleu commence par la gauche près de la hampe (le mât), suit le blanc, puis le rouge. En principe, les trois bandes sont de même largeur, sauf quand elles ne le sont pas. C’est le type de « logique à la française » que j’aime beaucoup. Voici deux exemples. A la télévision par exemple, la partie centrale en blanc est rétrécie de quelques centimètres et fait moins de 30cm, ce qui permet d’élargir d’autant en parts égales le bleu et le rouge. C’est une façon de ne pas couper le drapeau, placé en fond d’écran pour mieux mettre en valeur les deux couleurs des bords.

Léon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulainLéon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulain
Léon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulain

Léon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulain

Mais il y a mieux, c’est « l’effet-vent » sur le drapeau. Sur un navire qui porte le drapeau, le mouvement du bateau, associé au vent, modifie la perception des trois couleurs de sorte qu’il a fallu changer l’égalité de la largeur de chacune des bandes verticales de couleur. Celles-ci vont passer à 30cm, puis 33 cm et enfin à 37 cm, ce qui nous donne un drapeau de 100cm pour accroître la visibilité de la partie rouge du drapeau, dans sa partie qui offre le plus de prise au vent, alors que le bleu gardera toujours sa partie droite, proche de la hampe du mat, beaucoup plus droite et donc plus visible… L’œil et le vent ont leur logique propre que les mots et /ou les chiffres n’ont pas.

Citons maintenant dans d’autres dimensions, le plus grand drapeau français, que connaissent tous ceux qui ont assisté au défilé du 14 juillet, « pour de vrai », comme disent les enfants, ou qui se réservent de le voir à la télévision pour bénéficier de vues imprenables, l’ambiance serrée les uns contre les autres et la musique et le bruit en moins. Les mensurations du drapeau doivent être tenues secrètes, impossible en effet de trouver ses dimensions sur le net, même sur le site de l’Elysée ! La seule information que j’ai pu trouver est que sa surface globale est de 24m2 au total. Retenez qu’il est vraiment grand : il se déploie facilement sous la voute de l’Arc de Triomphe dès lors qu’il y a du vent, venant le plus souvent de l’Avenue de la Grande Armée, face à celle des Champs Elysées. C’est une autre façon d’illustrer l’effet-vent qui peut être franchement fort dans ce véritable couloir à vent, créé par l’appel d’air. Retenez que le vent est l’ami du drapeau.

Double-Oriflamme à chaque lampadaire-Champs Elysées-Paris-Visite-Chef d'Etat étranger-Cl. Elisabeth Poulain

Double-Oriflamme à chaque lampadaire-Champs Elysées-Paris-Visite-Chef d'Etat étranger-Cl. Elisabeth Poulain

Passons à l’ordre des Trois Couleurs. Vous ne verrez pas toujours les couleurs dans « le bon sens », qui cite la couleur bleue en première position, puis le blanc, enfin le rouge. Imaginez que vous teniez la hampe du drapeau, sans vent, vous ne distinguerez pas spécialement une des trois couleurs mais un mélange des trois. Maintenant, corsons la difficulté pour ceux qui vont regarder le drapeau. Tout dépendra de l’endroit où ils seront placés et d’où viendra le vent. C’est un procédé utilisé par des peintres par exemple pour renforcer l’attraction du regard par la toile. C’est ce qu’a fait par exemple Eugène Delacroix pour son célèbre tableau, La Liberté guidant le Monde, où placé de l’autre côté, on voit d’abord le rouge, puis le blanc et un peu le bleu.

Corsons la difficulté. Imaginons  que vous n’accrochiez pas votre drapeau à une hampe, auquel cas, posé à plat par terre, sa forme rectangulaire a bien les dimensions classiques citées, 60 x 90 cm. Il existe aussi des représentations du drapeau qui cette fois-ci s’accroche par le haut dans sa largeur étroite et une grande longueur, qui du coup devient une hauteur. C’est ce qu’on appelle une oriflamme, On en voit à chaque lampadaire de l’avenue des Champs-Elysées quand un chef d’Etat étranger est en visite officielle à Paris. Outre l’Arc de Triomphe toujours orné de son fabuleux drapeau géant, chaque lampadaire aura aussi son fanion vertical rectangulaire propre, son oriflamme personnelle. Une des conséquences est que les bandes auparavant verticales sont maintenant en position horizontale. Ceci est quand même proprement bouleversant pour l’esprit. Les grandes différenciations entre le drapeau et cette bannière verticale portent sur la position désormais horizontales des trois couleurs, les dimensions – je ne les connais pas - qui changent et le mode fixation qui cette fois-ci se trouve en haut au milieu de la largeur. On remarquait déjà ce type de bannière en 1830 sur la toile peinte par Léon Cogniet…Elle avait pour particularité d’être extrêmement longue et portée à bout de bras

 

Draoeau de la France-Fête nationale 14 juillet-Mairie-Village-Haut-Allier, Cl. Elisabeth Poulain

Draoeau de la France-Fête nationale 14 juillet-Mairie-Village-Haut-Allier, Cl. Elisabeth Poulain

Pour finir ce billet, qui n’a d’objectif que de montrer la complexité des choses, dès lors que l’on parle de symbole, rappelons ce qui s’est passé lors des attentats qui eurent lieu à Paris le 13 novembre 2015. La Tour Eiffel porta ensuite les couleurs de la France, à la manière d’une oriflamme de très belle taille, avec le bleu en haut, le blanc au milieu et le rouge en bas…Je n’ai trouvé sur le net qu’un seul cliché de la Tour Eiffel où le photographe a essayé de reproduire en position verticale les couleurs du drapeau, ce qui était intéressant mais, avouons-le peu convaincant, tant la structure même de la Tour Eiffel commande cette répartition horizontale, en trois séquences…Quant à vous montrer la plus belle des photos, je ne peux vous la montrer. Elle figure, sauf erreur de ma part, sous deux noms différents. S'il s'avère que c'est la même personne, qu'elle me le dise, tant la photo est belle... 

Il me reste à vous citer des drapeaux voisins de celui de la France, avec les trois couleurs mais disposées autrement : la France : Bleu-Blanc-Rouge ---) en vertical ; les Pays-Bas : Rouge-Blanc-Bleu en bas + en horizontal, ainsi que le Land du Schleswig-Holstein en Allemagne, dont le drapeau civil est à composante horizontale avec le bleu en haut, le blanc au milieu et le rouge en bas. …Et je m’arrête là, car ce billet ne peut avoir de fin…

La Tour Eiffel la nuit, toute or, sans autre couleur, Cl. Elisabeth Poulain

La Tour Eiffel la nuit, toute or, sans autre couleur, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

Drapeaux à positions verticales.

. Voir les drapeaux à forte ressemblance dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Galerie_des_drapeaux_%C3%A0_forte_ressemblance  

. Consulter l’article-source sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_France  

. Voir le drapeau en situation officielle sur le site de l’Elysée, à côté du drapeau de l’UE, http://www.elysee.fr/photos/deplacement-a-colombey-les-deux-eglises/?search_index=5  

. Voir les photos de Jacques Robert, photographe officiel, qui signe des clichés remarquables du drapeau flottant au vent, lors de la célébration de la fête nationale du 14 Juillet sur http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/arc-de-triomphe  

. Le drapeau français sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_France  

Drapeaux à positions horizontales ou autres typesde drapeaux  

. Voir l’article sur la Garde nationale sous la Révolution française 1789-1790, https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_fran%C3%A7aise_sous_la_R%C3%A9volution_(1789-1799)  qui présente un tableau du Serment du Jeu de Paume, peint par Jean-Louis David, daté du 14.07.1790, montrant le Marquis de Lafayette prêtant le serment.

. Retrouver les trois couleurs du drapeau sur des œuvres de Claude Monet illustrant l’article du 14 juillet https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_nationale_fran%C3%A7aise  

. Le drapeau avec le Duc d'Orléans à l'Hôtel de Ville de Paris, le 31 juillet 1830, conservé au Musée Carnavalet, à retrouver dans https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Le_Duc_d%27Orl%C3%A9ans_%C3%A0_l%27h%C3%B4tel_de_ville,_le_31_juillet_1830_(Carnavalet_P_106)_02.jpg

 . Deux ans après, en 1832, le drapeau devient entièrement rouge, pour la Garde nationale mobile, toujours à Paris https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_(France)#/media/File:Garde_nationale_mobile_pendant_les_Journ%C3%A9es_de_Juin.JPG 

 . L’oriflamme sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Oriflamme  

. La garde nationale de l’époque révolutionnaire fin du XVIIIe https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_fran%C3%A7aise_sous_la_R%C3%A9volution_(1789-1799)  

. Pour en savoir plus, consulter le dictionnaire de vexillologie http://sfvexillo.pagesperso-orange.fr/index.html  

. Photos multiples de la Tour Eiffel bleu, blanc et rouge, aux trois couleurs horizontales après les attentats de Paris le 13 novembre 2015, à voir sur la page Images de wikipedia …

. Et pour finir la Tour Eiffel, toute en or cette fois-ci, à voir dans un billet sur ce blog, avec des clichés de la Grande Dame de Fer de Gustave Eiffel la nuit, sans effets spéciaux et surtout sans évènement dramatique, sur http://www.elisabethpoulain.com/article-a-paris-l-or-de-la-tour-eiffel-sur-le-fond-noir-de-la-nuit-124964518.html  

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La mode début XXe, Les Dames et leurs plumes d’autruche sur la tête

7 Juin 2016, 15:51pm

Publié par Elisabeth Poulain

Chapeau à plume d'autruche & tour de cou à plume d'autruche-L'Illustration 1913-03-08, Cl. Elisabeth Poulain
Chapeau à plume d'autruche & tour de cou à plume d'autruche-L'Illustration 1913-03-08, Cl. Elisabeth Poulain

Chapeau à plume d'autruche & tour de cou à plume d'autruche-L'Illustration 1913-03-08, Cl. Elisabeth Poulain

Mais pourquoi donc les femmes bien nées, bien sûr, avaient-elles tant besoin de se faire remarquer, lorsqu’elles sortaient, non pas en se poussant du col, mais en gardant la tête haute pour mettre en valeur la ou les plumes qu’elles arrivaient à faire tenir en haut sur leur chapeau?  

Sortir hors de chez soi, dans la journée, sans chapeau n’était pas pensable. Montrer ses cheveux aurait été qualifié de faute sociale, tant sortir « tête nue » était tout simplement inconvenant. Il s’agissait de détourner l’attention de leurs cheveux proprement dits, déjà bien souvent gonflés avec des postiches, pour mettre en valeur le mouvement aérien de leur tête fine, en haut de leur long cou gracile. Une gestuelle adaptée rendait la personne encore plus gracieuse, selon les codes en vigueur.

Le rôle du chapeau était codifié. Il montrait que la dame était de sortie dehors dans l’espace public, à une époque où elle pouvait déjà marcher seule en ville, une grande ville par exemple, comme Paris. Mais pour ce faire, elle se devait de cacher ses cheveux, d’où l’importance du chapeau, à une époque où le foulard n’existait pas Dedans, chez elle ou arrivée chez des amies, elle se devait par contre d’enlever ce chapeau avec une plume. Montrer ses cheveux était strictement réservé à l’espace privé.

En  soirée, il n’était guère concevable de porter un chapeau pour se rendre à une soirée à l’Opéra ou au théâtre. J’imagine que les spectateurs à l’arrière auraient eu quelques raisons de se plaindre. Orner par contre sa chevelure d’un bijou et  d’une plume d’aigrette qui pouvait s’y attacher pour aller à une soirée était par contre du meilleur goût. 

Chapeau à 2 plumes d'autruche-Grand-Magasin-Louvre-1911-PD-wikipedia

Chapeau à 2 plumes d'autruche-Grand-Magasin-Louvre-1911-PD-wikipedia

Une autre raison était bien sûr d’attirer l’attention, avec cette idée que la hauteur, la blancheur et la délicatesse de la plume ne pouvaient que s’assortir au mieux avec la beauté, la finesse, le raffinement de la dame, qui s’habillait pour la sortie, un évènement social d’importance. C’était aussi une façon très première de distinguer la dame bourgeoise d’une servante. Pour cette dernière, il n’était même pas pensable de porter une plume sur son chapeau. D’une façon certaine, elle aurait trahi sa condition.

Quelques représentations publicitaires de la Dame en sortie montrent l’importance de la plume d’autruche le plus souvent de couleur blanche pour faire ressortir le contraste avec le chapeau noir. Parfois aussi, elles pouvaient être teintes en noir par exemple, pour accentuer l’accord avec une ceinture par exemple un chapeau clair ou même noir, en signe d’audace ou de période de  deuil. Une autre hypothèse est que cela permettait aussi de rafraîchir des plumes un peu usées.  

Voici la première catégorie de publicités pour des plumes d’autruche portées par des femmes. La 1ère montre une dame qui s’apprête à sortir, en page 20 des Annonces de l’Ilustration du 8 mars 1913 et la seconde représente une charmante jeune femme portant un chapeau absolument fabuleux.

. La première dame aux cheveux bruns porte un tailleur de couleur claire, à la veste et à la jupe très longues, avec un petit sac « Martza en pékin moiré, fermoir bijouterie marcassite » à la main. « Son chapeau en picot anglais ou tangal, avec une très belle fantaisie autruche » de couleur foncé est ornée d’une plume blanche d’autruche et son cou d’un long « tour de cou de plumes d’autruche blanche avec pan dégradé et flot de tulle » dans une composition signée PB. La publicité occupe une colonne, celle qui est placée la plus à gauche de cette page de gauche.

. La seconde jeune femme porte une capeline ornée de deux belles plumes d'autruche, qui est bordée en plus de petites plumes tout autour. C'est une publicité des Grands Magasins du Louvre datant de 1911, me semble-t-il.  

Parfums naturels de Lenthéric, Lucienne Guette, chapeau plumes blanches d'autruche, L'Illustration1912.03.02, Elisabeth Poulain

Parfums naturels de Lenthéric, Lucienne Guette, chapeau plumes blanches d'autruche, L'Illustration1912.03.02, Elisabeth Poulain

. La dame n°3 aux cheveux bruns photographiée est Mlle Lucienne Guett de l’Odéon pour les « Parfums naturels de Lenthéric ». Sa tenue de soirée est composée d’une jupe longue étroite assortie à un boléro qui recouvre un chemisier aux manches bouffantes. La coquetterie vient à la fois d’une grande capeline ornée d’une vigoureuse plume d’autruche ou plusieurs blanches, pour faire ressortir la dentelle de son chemisier, son long de cou en perles et son sourire « canaille » en vous regardant droit dans les yeux. Elle occupe une pleine page, à droite.

. Le quatrième visuel publicitaire est plus étonnant. Il est composé de deux clichés juxtaposés. C’est une publicité parue dans l’Illustration en page 18 des Annonces. Il occupe le quart de la page en haut à droite, avec d’abord un dessin d’autruche et de l’autre côté une dame altière, habillée de noir et d’une énorme capeline dotée d’une deux plumes blanches d’autruche. Heureusement chacune regarde dans sa direction. Leurs regards ne se croisent pas. C’est une publicité pour la ferme d’Autruches de Nice, Alpes Maritimes qui est spécialisée dans les « Réparations… de vieilles plumes » à des prix imbattables, 13 francs pour la fantaisie. » Il existait un vrai commerce d’importation de la plume, en provenance le plus souvent d’Afrique du Sud où les ventes en Europe étaient faites par des commerçants juifs implantées sur place. La guerre qui éclata en 1914 mit fin à ces achats en provenance de France en particulier.

La mode pages Annonces, chapeau plumes d'autruche noires, L'illustration-1910.08.06-1913.07.05, Cl.Elisabeth Poulain
La mode pages Annonces, chapeau plumes d'autruche noires, L'illustration-1910.08.06-1913.07.05, Cl.Elisabeth Poulain

La mode pages Annonces, chapeau plumes d'autruche noires, L'illustration-1910.08.06-1913.07.05, Cl.Elisabeth Poulain

Outre ces publicités pour des plumes blanches, il existait aussi un marché de la plume blanche d’autruche teintée en noir. Les raisons en étaient doubles : les périodes de deuil duraient longtemps et l’attrait pour le contraste a toujours existé en matière de mode. Porter une plume noire sur un chapeau clair ou noir avec une robe blanche pouvait offrir des harmonies subtiles. C’est ce que vous montrent ces deux photographies de professionnels placées dans les pages « Annonces » en très bonne place de l’Illustration, sous le titre « La mode ». Ce qui était une jolie façon de redonner de la beauté et de la qualité à ces pages d’annonces qui ne brillaient pas toujours par leur attrait…

Pour suivre le chemin

. La plume sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Plume  

. L’autruche https://fr.wikipedia.org/wiki/Autruche 

. Teindre des plumes naturelles http://www.euro-fly.com/teintures-veniard-pour-plumes-et-poils-c102x616637  

. Retrouver l’expression de "la femme en cheveux" sur http://iconoclaste.blog.lemonde.fr/2013/06/22/dans-mon-enfance-une-femme-en-cheveu-etait-une-femme-de-mauvaise-vie/  

. Ière dame, chapeau et tour de cou, Henry la Pensée, 5 rue du Faubourg Saint-Honoré Paris, L’Illustration, 8 mars 1913, Annonces page 20, avec ce slogan « Pour le Printemps, le complément du costume tailleur », le chapeau 120 fr. et 100 fr. pour la belle « fantaisie autruche », le tour du cou 170 fr, le sac 125 fr.

. 2è dame, pour les parfums naturels de Lenthéric, Parfumeur, 245 Rue Saint-Honoré, Paris, L’Illustration 2 mars 1912, Annonces pleine page 11

. 3è et 4è dames « La Mode » L'Illustration, 6.08.1910 et 5.07.1913

. La dame et l’autruche de la ferme d’Autruches de Nice, L’Illustration 14 décembre 1912, page 18 des Annonces.

. Clichés Elisabeth Poulain et PD-wikipedia pour le chapeau du Grand Magasin du Louvre, avec mes remerciements 

Autruche avec plumes, Elégante avec chapeau à plumes d'autruche, Ferme d'Autruches, Nice, Cl. Elisabeth Poulain

Autruche avec plumes, Elégante avec chapeau à plumes d'autruche, Ferme d'Autruches, Nice, Cl. Elisabeth Poulain

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Amsterdam-Vélo-vitesse-à l'arrêt

22 Avril 2016, 16:01pm

Publié par Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, vélo-vitesse à l'arrêt, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, vélo-vitesse à l'arrêt, Cl. Elisabeth Poulain

C'est une toute petite histoire, qui en mérite à peine le nom. A tant s'attendre à voir des vélos à Amsterdam, on se surprend, avant même arrivées,  à en saisir  un posé au bord du quai dans une petite gare de banlieue traversée par le train, d'où l'effet-vitesse d'un vélo en attente de son propriétaire, à son retour du travail.

Il y a tant de vélos à l'arrêt, que parfois on se surprend à se demander si certains ne finissent pas par prendre racine. Comme pour la voiture, la question de la place de stationnement longue ou courte durée est un vrai problème urbain. Tout support ou presque est bon pour fixer le vélo, en remarquant aussi que les accroche-vélos sont très pratiques. Ils permettent de fixer par exemple les deux roues et le cadre si le coeur vous en dit.

L'étonnant aussi pour nous, Français, est de constater que les cyclistes ont le droit de rentrer leur vélo sur le quai, pour plus de protection vraisemblablement. On a aussi le droit d'emporter son vélo avec soi, pendant le trajet ferroviaire, pour faire le pré-et le post parcours... Une formule qui est bien pratique pour relier la gare et revenir chez soi à la fin de la journée.

Pour suivre le chemin

. Attendre la prochaine photo, qui sera la n°2, celle-ci formant la n°1, la première, sans n°, ouvrant le bal, qui avait commencé l'année d'avant. Toutes celles, qui vont suivre porteront un n° en principe. On verra dans la durée. Ces  ont été prises pendant un séjour en novembre de l'année suivante.

. Photo Elisabeth Poulain

 

Amsterdam, la ville du vélo, vélo-vitesse à l'arrêt, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, vélo-vitesse à l'arrêt, Cl. Elisabeth Poulain

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