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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Articles avec #vin & spiritueux

Les menus de déjeuner & de dîner de mariage, 1936, Haguenau, Bas-Rhin

18 Décembre 2017, 16:47pm

Publié par Elisabeth Poulain

Vignoble alsacien depuis Kayserberg, Cliché Remi Stasskopf, 2006, wikipedia

Vignoble alsacien depuis Kayserberg, Cliché Remi Stasskopf, 2006, wikipedia

Voilà deux jolies petites pépites, par leurs dimensions, trouvées par hasard dans une autre pépite, nettement plus grande par sa taille. Je commence par la grande pour ensuite me dédier aux menus et finir par les  vins.  Un petit rappel, nous sommes alors en Alsace, dans le Bas-Rhin, à Haguenau, c’est-à-dire dans le département le plus au nord.  

                                                                                       *                                

. Le vieil ouvrage de 34,5cm de hauteur sur 24,5 cm de largeur et de 2,8 cm d’épaisseur. Il s’agit de l’Atlas général de Géographie physique, politique et historique par L. DUSSIEUX, qui porte un second titre complémentaire au milieu de la couverture en épais carton, « Atlas de géographie ancienne, du  Moyen-Age et moderne. » Et à l’intérieur, dans la sous-page de couverture, une double mention importante, L. Dussieux est « professeur d’histoire à l’Ecole impériale, militaire de Saint-Cyr, membre correspondant des comités historiques », cette dernière mention figure  en tout petits caractères et l’autre précision est que ce fameux atlas est « à l’usage de toutes les classes » en caractères gras.  

Il n’est pas possible de trouver une date d’édition, puisque la réglementation ne l’exigeait pas. Il n’y en a donc pas. La seule façon d’avoir au moins une approximation est de retrouver les dates des cartes gravées par XXXX, le nom du graveur. Comme en plus, il n’y a pas de n° de pages, vous comprenez que la situation devient un peu lourde pour s’y retrouver. « La France divisée en 86 départements » gravée par Marlier », est en page 76 parce que quelqu’un l’a marqué au crayon en haut à droite.  Et c’est là à l’intérieur de ce vieil atlas que j’ai trouvé ces deux menus de déjeuners et de dîner offerts à l’occasion de ce mariage du 16 mai 1936 !                                                                        

Menu-Déjeuner d'un mariage en Alsace-1936-7 plats + 7 vins, Cl. Elisabeth Poulain

Menu-Déjeuner d'un mariage en Alsace-1936-7 plats + 7 vins, Cl. Elisabeth Poulain

. Le menu du déjeuner de mariage.  Il se présente  dans un rectangle de papier cartonné (16cm x 16cm) soit 16 cm de hauteur sur 8 cm de largeur. Une fois plié en deux dans le sens vertical, il peut tenir facilement verticalement sur la nappe et être conservé ensuite pour ceux qui le désiraient. C’est visiblement le cas ici 81 ans après. Voici les mets en page 3 que les convives se sont partagés au déjeuner, car il y a eu, deuxième surprise, un dîner de mariage. 

.. « Le menu de déjeuner offert à l’occasion du MARIAGE DE de Mademoiselle A. W… et de Monsieur A. F… le 16 mai 1936 ».  La première chose qui m’a frappée est ce « Mademoiselle », alors même que le mariage a fait d’elle une dame. On aurait dû donc l’appeler Madame, née …

Passons et abordons la question du menu,   et en particulier à l’intérieur dans ce qui serait la page 3,  à droite quand on ouvre la carte (16cm x 16cm quand il est déplié). Voyons les plats  présentés en sept séquences, sur plusieurs lignes (marquées ici par un / pour chaque changement de ligne), chaque paragraphe étant séparé des autres par un petit tiret très fin, chaque composante du plat  étant écrite en caractères de différentes tailles de police, en fonction de son importance :

  • « Crème de Volaille / à la Sévigné,
  • Truites de Rivière / au bleu / Sauce Mousseline / Pommes nouvelles
  •  Vol au vent au riz d’Agneau / à la Médicis
  • Poularde de Bresse / à la broche / Salade de laitue
  • Parfait Princesse Alice / Friandises
  • Gâteau aux fruits
  • Fruits »
Alsace, vignes, paysage, Cl. Bserin.2010.09.18, wikipedia

Alsace, vignes, paysage, Cl. Bserin.2010.09.18, wikipedia

                                                                              **

Brève analyse d’un point de vue actuel, d’abord au plan nutritif :

  • Les protéines sont reines par quatre fois, avec deux fois de la viande de volaille en consommé – qui est une « soupe claire » et en poularde, une fois du ris d’agneau (le ris étant du thymus des animaux ---) quant au thymus, c’est une « glande située en arrière du sternum ». C’est ce que dit très explicitement le Larousse en trois volumes de 1966 en page 3012…Je suis sûre que cela vous éclaire vraiment ; pour moi, j’avoue que j’ai un peu de mal… ! Il  convient donc de ne pas oublier le poisson dans le domaine des protéines. Ce sont des truites de rivière, avec une question perfide, « existe-t-il donc des truites qui ne sont pas de rivière ? » La réponse est clairement « oui » !
     
  • Les glucides sont forcément présents, mais pas tous cités. Le pain, qui en France accompagne le repas, n’a pas mérité d’être nommé… ! De toutes les façons après un tel repas qui a du s’étirer en longueur dans la journée, grignoter du pain entre les plats ne devait pas être une nécessité physiologique ni un usage  bourgeois adapté dans un menu de mariage. Les légumes ne sont pas non plus franchement à l‘honneur, à l’exception des pommes. J’imagine que ce sont des petites pommes de terre nouvelles ; au mois de mai, c’est tout à fait possible. Mais citer « la terre » dans un repas qui se voulait « chic » n’était peut-être pas concevable. En matière de légumes verts, citons la laitue. Les fruits sont présents grâce « Gâteau aux fruits » cuits dans le gâteau, suivis ensuite par des « Fruits » que j’imagine frais. Le mystère restera donc entier…
  •  
  • Les glucides visent aussi directement les mets sucrés de cette fin de banquet. Il y a « Le Parfait Princesse Alice » qui est présenté comme étant une friandise…Dans mon précieux LAROUSSE GASTRONOMIQUE, qui date de 1938 (soit deux ans après la date du mariage), il est écrit en page 777 en dernière position colonne de droite en bas qu’un « parfait  était anciennement un entremet glacé à base de crème au moka…Actuellement on appelle de ce nom des glaces à  bombe faite d’un seul parfum ». Ce sont des glaces légères, comme le résume l’ouvrage cité qui est une  de mes « pépites Emmaüs ». Cela signifie que c’est dans un centre Emmaüs que j’ai pu découvrir cet ouvrage fabuleux. Une glace est-elle bien une friandise ? La réponse est « oui ». Un « Parfait Princesse Alice » est alors une belle dénomination surtout pour le repas de mariage. Un nom que j’imagine inventé pour honorer et faire plaisir à la mariée, dont le prénom était justement Alice ! Quant à connaître sa spécificité, je l’ignore.    
     
  • Il s’ajoute à cette friandise un « Gâteau aux fruits », sans précision non  plus. Avec encore, des « Fruits », qui devaient être des fruits frais, par différence avec le gâteau dans lequel les fruits sont cuits. Mais cela ne devait être réservé qu’à ceux qui avaient encore un peu de place dans leur estomac.
     
  • L’appréciation sociologique. Concernant les plats, elle sera très courte dans la mesure où toutes les composantes ou presque portent des dénominations sélectives. Par exemple, au déjeuner la crème de volaille est « à la Sévigné »,
  • le vol au vent est « à la Médicis », la poularde forcément « de Bresse », le Parfait « Princesse Alice ». 
     
PLaquette du menu du dîner de mariage, dessin doré en relief avec ruban & fleurs, Cl. Elisabeth Poulain

PLaquette du menu du dîner de mariage, dessin doré en relief avec ruban & fleurs, Cl. Elisabeth Poulain

                                                                 ***

Et maintenant voici le summum placé en page 2, sobrement intitulé « VINS ». Là c’est « le bouquet » dans un sens très positif, qui sera d’une grande « sobriété » (jeu de mots double !). Il y a en effet six vins, avec une sélection très travaillée. Ces vins seront aussi présents le soir au dîner de mariage.

 

Les voici, en commençant par trois vins d’Alsace, qui sont ainsi mis à l’honneur, car le mariage s’est passé en Alsace entre deux Alsaciens. Ont suivi un vin algérien, puis Pommard, une grande appellation de Bourgogne, pour finir sur deux Champagne !      

                                                   Gewürtzraminer, un vin rouge

                                                          Riesling Zellenberg

                                                          Gewürtztraminer Becker

 

                                                                  Mascara

                                                                 Pommard

                                                Champagnes Mercier et Heidsick

 

Quelques informations succinctes sur ces vins.

. Le Gewürztraminer, un vin blanc à la robe claire. Retrouver les généralités sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Gewurztraminer_d%27Alsace

. Le Gewürztraminer « Becker », qui est le vin cité en n°3 dans le menu, est ainsi présenté, aujourd’hui en 2017 : « corsé et charpenté, il développe de riches arômes de fruits, de fleur ou d'épices. Puissant et séducteur, parfois légèrement moelleux, il est parfait en apéritif ». C’est à découvrir sur le site des Vins Becker, http://www.vinsbecker.com/Nos-vins-d-Alsace-bio/La-gamme-des-7-cepages/Gewurztraminer-2.html

 

. Le Riesling est un vin blanc alsacien sec, au fruité aromatique et à la robe claire, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Riesling_d%27Alsace  

. Quant au vin de Riesling Zellenberg d’aujourd’hui, vous trouverez des informations sur http://www.larvf.com/,vin-eblin-fuch-alsace-riesling-zellenberg-vins,4405517.asp

 

. Pour les vins de Mascara originaire d’Algérie, il  est possible de consulter https://fr.wikipedia.org/wiki/Viticulture_en_Alg%C3%A9rie  ainsi que  http://www.gco-dz.com/fr/14-coteaux-de-mascara

. Le Pommard est un Côte de Beaune, en Bourgogne, qui a été reconnue AOC en 1936, justement l’année du mariage ! Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Pommard_(AOC)

 

. Et pour finir en beauté, voici les deux Champagnes, dont les noms continuent à figurer au Panthéon des Grands Champagne avec

- en premier cité, le Champagne Mercier, une grande maison de Champagne fondée en 1858,   à retrouver sur http://www.champagnemercier.fr/fr/legal ainsi que  sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Champagne_Mercier et l’essentiel sur http://maisons-champagne.com/fr/maison/mercier

- Puis  vient ensuite le Champagne  Heidsick , une maison fondée en 1851  http://piper-heidsieck.com/fr , à retrouver aussi sur le site, déjà nommé ci-dessus,  http://maisons-champagne.com/fr/maison/heidsieck-co-monopole       

                                                                            ****

Menu-Dîner d'un mariage en Alsace-1936-6 plats + 7 vins, Cl. Elisabeth Poulain

Menu-Dîner d'un mariage en Alsace-1936-6 plats + 7 vins, Cl. Elisabeth Poulain

Et ce n’est pas ainsi que se termine ce repas de mariage du 16 mai 1936… Car il y eut aussi un dîner qui suivit le soir même dont je vais vous parler maintenant plus succinctement. Le déjeuner offert à l’occasion de Mademoiselle … et de Monsieur …le 16 mai 1936 a été suivi en soirée d’un dîner de noces.  

                                                                       

. « DÎNER DE NOCE de Mademoiselle A. W.… et de Monsieur A.F.… 16 mai 1936 ». Le repas  relativement plus léger, avec un plat en moins, comprend (le) Consommé royal, (des) Filets de sole à la Margerie, (des) Asperges en branches servies avec une sauce Hollandaise vinaigrette, (du) Jambon de pays à la gelée, (du) Savarin au rhum à la Chantilly et des Fruits…Quant aux vins, ils sont heureusement les mêmes que ceux servis au déjeuner…  

 

                                                                               *****

Combien de convives furent invités à partager cette journée. Faisait-il beau ? Où cela se passa-t-il ? Dans un restaurant ? Sont-ils allés marcher un peu entre le déjeuner et le dîner ? Ont-ils dansé après ? Quels sont ceux parmi les convives à avoir participé aux deux repas ? Peut-être les membres des  familles proches. Et surtout pourquoi y a-t-il eu deux repas? Peut-être pour ceux qui purent être hébergés sur place ? Cela je ne le saurai jamais…On était en 1936, une année  pleine de bruit et de fureur partout en France, mais aussi en Alsace, qu’on perçoit toujours comme une grande région calme et paisible. Un peu plus de trois ans plus tard,  la Déclaration de Guerre éclatait le 3 septembre 1939…C’était le début de la seconde guerre mondiale, depuis celle  de 1914-1918, la troisième depuis 1870 entre la France et l’Allemagne…  

 

Pour suivre le chemin

. Voir pour exemple https://www.secretdemariage.com/dossier-56-est-repas-traditionnel-mariage-francais.html

. A comparer avec le cours portant sur la nutrition dans  http://campus.cerimes.fr/nutrition/enseignement/nutrition_4/site/html/cours.pdf

. La truite de rivière  sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Truite  à ne pas confondre avec la truite de mer https://fr.wikipedia.org/wiki/Truite_de_mer

. Sur l’Alsace  en 1936,  https://www.la-croix.com/Archives/1997-01-15/LIVRE-L-Ete-36-en-Alsace-_NP_-1997-01-15-420168

. Sur le 3 septembre 1939, jour de la Déclaration de Guerre de la France à l’Allemagne, voir https://www.herodote.net/almanach-ID-1646.php

. Sur les vins d’Alsace aujourd’hui, voir sur le Net https://fr.wikipedia.org/wiki/Vignoble_d%27Alsace , consulter « Les Vins d’Alsace, une promenade viticole et les meilleurs adresses », Jacques-Louis Delpal, Artémis Editions, une bonne synthèse qui date de 2004

. Sur les Maisons de Champagne, on peut aussi voir un ouvrage qui date « Champagne, Le Plaisir partagé » d’Eric Glatre et Angélique de la Chaize, hoëbeke éditeur, 2000    

. Pour les pommes de terre au mois de mai, voir http://www.alsacedunord.fr/sites/default/files/Breve%206%20Calendrier_fruits_et_legumes_saison.pdf

. Pour la météo en 1936, voir http://www.meteo-paris.com/chronique/annee/1936

. Cliché des menus Elisabeth Poulain, autres clichés wikipedia, le vignoble en Alsace  

 

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Le bestiaire de la maison > Le perroquet & le requin > Le tire-bouchon

20 Mars 2017, 18:09pm

Publié par Elisabeth Poulain

Tire-Bouchon "Perroquet" à moitié ouvert, Cl. Elisabeth Poulain

Tire-Bouchon "Perroquet" à moitié ouvert, Cl. Elisabeth Poulain

On a toujours besoin d’un tire-bouchon à la maison. C’est une évidence pour ceux qui aiment ouvrir une bonne bouteille de vin, comme si les mauvaises (bouteilles) ne le méritaient pas, mais c’est autre chose. C’est une évidence aussi pour les collectionneurs de bouchons de bouteilles de vin de très grande renommée. J’avais ainsi vu chez un vigneron très connu en Val de Loire, une partie de sa formidable collection des différents millésimes d’une - autre - véritable star de la Loire. Pas de digression, restons concentré, il s’agit de vous parler de ces deux tire-bouchons qui renouvellent le genre.

Je ne vous parlerai pas non plus des tire-bouchon qui n’ont rien mais alors rien d’attirant, d’intrigant, rien de rien de « ant ». Ils sont seulement utiles et c’est tout ce qu’on leur demande. Ceux-là, vous pouvez être sûre de toujours les retrouver et c’est déjà un point très positif.

« Alors ça vient. Et ce perroquet, et le requin… ? Allez-vous me demander. On va commencer par le perroquet. C’est parti.

Tire-Bouchon "Alessi A. Mendini 2005", dit le tire-bouchon "perroquet", Cl. Elisabeth Poulain

Tire-Bouchon "Alessi A. Mendini 2005", dit le tire-bouchon "perroquet", Cl. Elisabeth Poulain

. Le perroquet est un tire-bouchon « ALESSI, A. Mendini 2005, Licence Pull taps ». Il a déjà subi le passage du temps et peu servi malgré tout. Je vous le dit tout de suite, aussi, pour que vous ne soyez pas déçu. Quand je veux déboucher une bouteille de vin, c’est pourtant celui que je recherche et qu’heureusement je trouve !

Il est composé de trois parties, contrairement à un tire-bouchon simple qui n’en a que deux : une poignée à laquelle est fixée une tige pointue qui forme cinq spires qui permettent de tirer le bouchon une fois la tige enfoncée …dans le bouchon en liège. La poignée permettant, elle, d’assurer la bonne préhension et l’extraction dudit bouchon.

Les deux premiers constituants du perroquet, sont utilisés pour le vin comme dans un tire-bouchon simple, avec déjà une novation intéressante, qui est qu’il est possible de faire pivoter la partie métallique sur son axe. Une fois le débouchage de la bouteille finie, vous la rentrez alors sous la partie en plastique arrondie sur deux de ses côtés. De cette façon, vous gagnez de la place dans le tiroir et pouvez ranger ce tire-bouchon sans souci de vous piquer ou de vous blesser. Car la tige métallique est logée dans sa cache de plastique doublée d’une coque de métal noir … On dirait alors franchement un perroquet.

La partie métallique, à l’allure d’une tête d’animal, peut alors se replier sur les deux éléments cités. Elle offre la particularité de présenter une encoche bien marquée qui se place sur le bord du verre du goulot de la bouteille, de façon à accentuer très efficacement la pression qui s’exerce sur le bouchon.

Il me reste à vous parler des couleurs de la partie plastique à usage de cache. Constitués de points diversifiés de couleurs qui se chevauchent les uns sur les autres, c’est clairement à la fois réussi visuellement et c’est aussi ce qui a le plus vieilli…Certaines pastilles de couleur ont effet disparues, comme effacées par le toucher.

Tire-Bouchon "Requin", Cl. Elisabeth PoulainTire-Bouchon "Requin", Cl. Elisabeth Poulain

Tire-Bouchon "Requin", Cl. Elisabeth Poulain

Le requin zig-zag. Il offre la particularité de ne pas porter de marque. Et pourtant, il le devrait tant sa ligne est forte, son poids imposant et son allure inquiétante. Les mots que j’ai pu écrire pour le premier tire-bouchon ne sont pas d’usage pour celui-là. Il a une gueule d’enfer, comme un requin, une puissance en main inquiétante, tant il est lourd et c’est un objet à ne pas laisser dans les mains d’un enfant. Il pèse en effet plus de 400 grammes.

Son zig-zag est si réactif qu’il vous faut faire attention à ne pas vous pincer, ni surtout aussi à vous piquer avec sa tige noire à quatre spires, qui est pourtant plus petite et étroite que celle du précédent tire-bouchon. L’acier brillant dont il est constitué renforce encore sa dimension belliqueuse. Autant il aurait été possible d’offrir à des amis le perroquet, autant le requin mange-bouchon est à éviter, avec ses gros yeux noirs. Il est vrai qu’il n’a jamais servi. Par contre tous ceux qui l’ont eu en main, ont été sensibles à sa puissance… avec sa gueule grande ouverte et sa langue noire et pointue…

Tire-Bouchon "Alessi A. Mendini 2005", dit le tire-bouchon "perroquet", Cl. Elisabeth Poulain

Tire-Bouchon "Alessi A. Mendini 2005", dit le tire-bouchon "perroquet", Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

.L’histoire du tire-bouchon sur http://www.museeduvinparis.com/index.php/fr/musee/objets-vin/30-tire-bouchon

. Découvrez les pépites que présentent des collectionneurs,

- pour les différentes catégories, avec de bonnes explications sur les « mèches », la partie métallique en vrille et pointue http://www.collection-privee-tire-bouchons.eu/collec_tirebouchons/types.htm

- tout particulièrement pour le tire-bouchon zig-zag http://www.collection-privee-tire-bouchons.eu/collec_tirebouchons/collection_leviers_extensible.htm

. Clichés Elisabeth Poulain

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Le verre des Elèves Sommeliers à l’International, Côtes du Rhône, 2002

1 Décembre 2016, 19:01pm

Publié par Elisabeth Poulain

Affiche Côte du Rhône Challenge, Meilleur élève sommelier 2002, le verre-force-6, Cl. Elisabeth Poulain Affiche Côte du Rhône Challenge, Meilleur élève sommelier 2002, le verre-force-6, Cl. Elisabeth Poulain Affiche Côte du Rhône Challenge, Meilleur élève sommelier 2002, le verre-force-6, Cl. Elisabeth Poulain

Affiche Côte du Rhône Challenge, Meilleur élève sommelier 2002, le verre-force-6, Cl. Elisabeth Poulain

Le vrai titre beaucoup plus explicite de cette grande affiche est forcément plus long. Il s’agit du « Côte du Rhône  Challenge du Meilleur Elève Sommelier International de 2002 », qui figure sur une  grande affiche de 99cm sur 68, qu’il est impossible de ne pas voir tant son rouge est éclatant. Les inscriptions  et dessin ressortent en un blanc fort, suffisamment pour dominer le rouge du fond, qui occupe beaucoup de place. Cette opération à finalité pédagogique pour faire connaître le concours est aussi une opération publicitaire, sponsorisée par Cristal d’Arques, Arcoroc Serving Solutions et UDSF, l’Union de la Sommellerie Française.

Affiche Côte du Rhône Challenge, le verre-force-6 des Côtes du Rhône, Cl. Elisabeth Poulain

Affiche Côte du Rhône Challenge, le verre-force-6 des Côtes du Rhône, Cl. Elisabeth Poulain

Le verre du challenge. C’est lui  ou plutôt le dessin composite et intéressant qui attire l’attention sur le concours qui désigne le meilleur élève sommelier de l’année, un titre prestigieux pour des jeunes gens, filles et garçons, qui travaillent dur pour se distinguer de leurs collègues de formation et copains. Si le verre est ainsi mis à l’honneur, c’est bien parce qu’il est le réceptacle qui va permettre au dégustateur d’apprécier le précieux nectar avec respect et maîtrise, dans une approche et une analyse sensorielle intime et délicate. Ce n’est pas la bouteille, la star ; elle, elle est le contenant qui met le vin en valeur, de façon et à préserver ses qualités gustatives  et à attirer l’intérêt du dégustateur, qui alors saisit le verre….pour déguster. Dans l’apprentissage de la  culture de la dégustation, on ne saurait imaginer de goûter un vin directement au goulot, sans passer par le précieux réceptacle qui est le verre et un verre adapté au vin.

Affiche Côte du Rhône Challenge, le verre-force-6 des Côtes du Rhône, Cl. Elisabeth Poulain

Affiche Côte du Rhône Challenge, le verre-force-6 des Côtes du Rhône, Cl. Elisabeth Poulain

Sa composition résulte un empilage en six strates + que notre regard analyse très vite en commençant par le haut juste sous la dénomination « Côtes du Rhône », centrée en position légèrement penchée sur le « du » qui lie Côtes et Rhône. C’est la partie ventrue haute du verre (1), tracée en  blanc qui contient un fond qui ne touche ses parois, dont on devine qu’il s’agit du précieux nectar (2) qui dans la réalité est de couleur rouge. En dessous, l’arrondi repose sur un œil (3), qui lui-même tient en équilibre sur un nez vu de profil (4), avec en guise de lien entre le nez et la bouche un simple trait (5) qui ressort pour accentuer l’équilibre délicat, alors que dans la réalité il s’inscrit en creux en un sillon. Et en 6ème position, mais avec deux lignes, voici la bouche et ses deux lèvres. La lèvre du dessus – 6.1- est joliment ourlée, comme si elle souriait et celle du dessous 6.2, non liée à la celle du dessus assure à elle seule la stabilité de funambule de l’ensemble. Il s’agit bien d’un verre dont la courbure ressemble un peu au célèbre verre en deux parties qui a représenté pendant plusieurs décades les Côtes du Rhône.      

Affiche Côte du Rhône Challenge, le verre-emblème des Côtes du Rhône, Cl. Elisabeth Poulain

Affiche Côte du Rhône Challenge, le verre-emblème des Côtes du Rhône, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Le syndicat des Côtes du Rhône sur http://www.syndicat-cotesdurhone.com/, dont le logo était un demi-verre de vin à dégustation rempli d’un superbe contenu rouge pour figurer le vin…Le logo a maintenant changé.

. Cristal d’Arques, qui a cessé sa production en 2009, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Cristal_d'Arques

. L’UDSF est à retrouver sur  http://www.sommelier-france.org/ avec des informations intéressantes, en particulier sur L'Association des sommeliers Alpes-Marseille-Provence (ASAMP)

. Quant Arcoroc, on peut voir son catalogue sur  http://www.arcoroc.fr/pdf/arcoroc-catalogue-2017.pdf

. Le verre, avec peu ou pas d’informations sur les différents verres à vin…sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Verre_(r%C3%A9cipient)

. La bouteille rhodanienne à voir dans  http://www.lesateliersdebacchus.com/les-differents-styles-de-bouteilles-de-vins/ dans un article intéressant de Pauline Robin  datant de 2014, avec photo et dessin.

. Photos Elisabeth Poulain

 

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Trois belles bouteilles de verre granité, avec l’arbre en commun

14 Novembre 2016, 17:16pm

Publié par Elisabeth Poulain

Vodka Belvedere de Luxe, Belvedere Beverage co, CaliforniaVodka Belvedere de Luxe, Belvedere Beverage co, California

Vodka Belvedere de Luxe, Belvedere Beverage co, California

Le titre. Il est comme toujours à la fois simple et à la fois, non pas compliqué, mais abscons. Un mot peu utilisé pour vous dire qu’il ne s’agit pas de bouteilles de vin même si deux d’entre elles le sont. Effectivement celles-ci contiennent pour deux d’entre elles du vin rosé - presque naturellement – et la troisième de la vodka.

En commun, elles n’ont que leur fonctionnalité, contenir une boisson alcoolisée – et leur verre granité, qui est peu utilisé en matière de vin, à une exception près qui est justement le vin rosé. C’est un  vin qui peut se boire frais, entre 6 et 10°, alors même le vin blanc se déguste selon les appellations entre 8 et 12°. Vin d’été par excellence, le rosé appelle la couleur, la fraîcheur et le granité assure en partie cette fonction.

Par ailleurs aucune de ces trois bouteilles ne ressemble à une  autre, de par leurs dimensions et leur style.

Vodka Belvedere de Luxe, Belvedere Beverage co, California, détails devant derrière, Cl. Elisabeth PoulainVodka Belvedere de Luxe, Belvedere Beverage co, California, détails devant derrière, Cl. Elisabeth Poulain

Vodka Belvedere de Luxe, Belvedere Beverage co, California, détails devant derrière, Cl. Elisabeth Poulain

. A tout seigneur tout honneur, c’est par la bouteille la plus ancienne que je vais commencer. Il s’agit de la vodka -40% d’alcool - qui est tout à fait singulière. La preuve en est que je détiens ce flacon de vodka polonaise Belvédère de 750ml, depuis la fin des années d’avant le passage à l’an 2000. La bouteille est haute et fine. Ses dimensions sont étonnantes ; elle mesure plus de 35 cm de haut, son haut col de 10 cm y compris. Sa largeur est de 23 cm.  Sa présentation extérieure est particulièrement soignée. Sa face principale, celle qui porte son nom, « Belvedere » que nous prononçons en français avec ses accents aigu d’abord et grave ensuite Belvédère, est le nom du Palais présidentiel polonais, Belvedere, venant du latin signifiant « beau à voir »,   depuis son édification en l’an 1660.

Toute la bouteille est en verre granité à l’exception d’une « fenêtre » en verre translucide qui s’ouvre entre les ramures blanches d’un arbre l’hiver pour laisser apparaître en arrière, avec un effet de loupe, le fameux palais tracé en lignes noires sur fond granité avec d’autres branches blanches pour adoucir l’ensemble.

Cabernet Elodie, Cl. Elisabeth Poulain Cabernet Elodie, Cl. Elisabeth Poulain Cabernet Elodie, Cl. Elisabeth Poulain

Cabernet Elodie, Cl. Elisabeth Poulain

. La seconde bouteille est un Cabernet, Vin de Pays du Var, « ELODIE », contenant 75cl et 12% d’alcool dont la mise en bouteille est faite par la SARL Dieudonné Elodie, Négociant Vinificateur.  Sa hauteur est de 32,5 cm de hauteur pour un tour de 23,5 cm en bas, à la hauteur  de  « Cabernet » ainsi qu’à celle du palmier. Oui c’est bien un palmier qui caractérise ce Cabernet de Cantarelle. Cette bouteille aux formes droites ne figure plus dans la gamme, tout comme le palmier qui a disparu. Le flacon possède  maintenant des formes arrondies que vous pouvez retrouver sur le site  d’Elodie Dieudonné, la jeune femme négociant-vinificateur. L’intéressant pour ce Cabernet qui devait être pâle est l’absence de couleur marquante. Le granité s’allie bien avec le grisé léger du palmier ainsi qu’avec le nom d’Elodie. Seules les lettres de Cabernet ressortent en blanc pour ce rosé léger à la très belle couleur. L’étonnant reste quand même ce petit palmier de 4,4 cm de haut  sur une bouteille de 32,5 cm environ!

Rosé de la Rosé de la Jasse, 2002, Fruit d'une nuit, Combaillaux, Domaine des deux Soleils, Cl. Elisabeth PoulainRosé de la Rosé de la Jasse, 2002, Fruit d'une nuit, Combaillaux, Domaine des deux Soleils, Cl. Elisabeth Poulain

Rosé de la Rosé de la Jasse, 2002, Fruit d'une nuit, Combaillaux, Domaine des deux Soleils, Cl. Elisabeth Poulain

. La troisième bouteille  de 30,2 environ semble être une bordelaise classique, à l’exception du granité du verre et de la collerette rouge. C’est la couleur choisie pourtant pour ce Rosé de la Jasse, représenté par un bel arbre de couleur rouge, qui porte en surnom « fruit d’une nuit ». C’était un vin de pays d’Oc que j’avais acheté à Saumur lors d’une intéressante foire aux vins en 2003. Actuellement, l’arbre est toujours l’icône représentative du domaine, en lui gardant toutefois maintenant sa belle couleur verte. 

 

L'arbre sur les bouteilles de Belvedère et de vin rosé, Cl. Elisabeth PoulainL'arbre sur les bouteilles de Belvedère et de vin rosé, Cl. Elisabeth PoulainL'arbre sur les bouteilles de Belvedère et de vin rosé, Cl. Elisabeth Poulain

L'arbre sur les bouteilles de Belvedère et de vin rosé, Cl. Elisabeth Poulain

Alors que dire du lien entre l’arbre et la bouteille ?

. Les branches de la vodka Belvedere sont intéressantes parce qu’elles attirent et troublent le regard en première rencontre, en obligeant l’œil à voir ce  qu’il y a derrière et par là-même à sentir l’effet-loupe créé par  la vodka transparente dedans.

. La  blancheur et plus simplement l’absence de couleur notable sont la marque « Elodie, Cabernet, Vin de Pays du Var. Une remarque doit cependant être faite : pour apprécier plus pleinement le résultat, il faudrait pouvoir produire un cliché avec le vin dedans. Comment la couleur rosé fait-elle alliance avec tant de blanc givré ?

. Il reste à citer le rouge tonique choisi pour le Rosé de Jasse qui me semble intéressant, tout en appréciant également le choix actuel de montée en gamme avec le choix de la vraie couleur de cet arbre icône du domaine.  Il est aussi, il convient de le rappeler, un symbole fort du trio célèbre que constituent la vigne, l’olivier et la vigne.        

Pour suivre le chemin

.Retrouver la bouteille inchangée de la vodka Belvédère par exemple sur http://www.granitbleu.com/catalog/belvedere et sur https://www.uvinum.fr/spiritueux:k:vodka:m:belvedere-scandinavia

. Voir quelques éléments de l’histoire mouvementée de la société Belvédère, créé en 1997,  rachetée ensuite par la Société Marie Brizard en 2003 et qui ne figure plus actuellement dans les marques de MBWS  sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Brizard_Wine_%26_Spirits

. Découvrir le scénario digne d’un western qui montre la chute d’une star de la vodka sur un article du Figaro en date du 03.02.2013 d’Isabelle Chapron  http://www.lefigaro.fr/societes/2013/02/03/20005-20130203ARTFIG00170-le-roi-de-la-vodka-belvedere-veut-sauver-sa-couronne.php

. Le palais néoclassique Belvédère 1660  près de Varsovie, au sud sur   https://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_du_Belv%C3%A9d%C3%A8re_(Varsovie)

. Elodie, Cabernet, Vin de Pays du Var, Domaine de  Cantarelle, Route de Varages, 83119 Brue Auriac, 04 94 80 96 01,  dom.cantarelle@orange.fr, présente sur Facebook également  https://www.facebook.com/Domaine-de-Cantarelle-134874396721672/  

. Fruit d’une nuit, Rosé de la Jasse, 2002, http://www.delajasse.com/lesvins/coeur-cuvee-rose-jasse/  voir aussi http://www.delajasse.com/category/presse/  

. Photos Elisabeth Poulain

Rosé de la Jasse, 2002, Fruit d'une Nuit, Vin de pays d'Oc, Photo Elisabeth Poulain

Rosé de la Jasse, 2002, Fruit d'une Nuit, Vin de pays d'Oc, Photo Elisabeth Poulain

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La Pièce sous le bras, une étiquette de JF Aubert, un vin de l’Hérault

18 Août 2016, 17:56pm

Publié par Elisabeth Poulain

La Pièce sous le bras 2005, Vin de pays de l'Hérault, Etiquette J F Auber, Cl. Elisabeth Poulain

La Pièce sous le bras 2005, Vin de pays de l'Hérault, Etiquette J F Auber, Cl. Elisabeth Poulain

C’est vraiment un billet qui va se limiter ou presque à vous montrer une bouteille vide –je précise – dont nous avons bu le vin, sans en avoir gardé de souvenir particulier. Il est vrai aussi que j’avais acheté la bouteille pour son étiquette, qui m’avait tapé dans l’œil. Elle avait vraiment si bien accroché mon regard  que 10 ans après, je vais enfin réussir à dire bye-bye à la bouteille vide que j’ai gardée depuis.  Il était temps, me direz-vous. C’est tout à fait vrai, surtout qu’elles –les bouteilles vides- dont je vais parler un jour sont tout près de mon bureau. Elles sont un reproche constant…  

Mais d’abord et quand même, quelques mots sur ce vin de négociants, qui titrait 13,5% d’alcool. Il s’agissait d’un vin de pays de l’Hérault 2005, composé à partir de Syrah à 50%, Cabernet Sauvignon 30%, Merlot 15% et Cinsault  5%, mis en bouteille par M.V. à F34290, France pour T.L Négociants à F84160.  J’emploie le  passé, car je n’ai trouvé aucune information directe ou indirecte. Rien non plus l’artiste J F Auber qui a réalisé le dessin ni sur les concepteurs de l’étiquette « Plumelle et Laurent 022 ».

La Pièce sous le bras 2005, Vin de pays de l'Hérault, étiquette, J.F.Auber, Cl. Elisabeth Poulain

La Pièce sous le bras 2005, Vin de pays de l'Hérault, étiquette, J.F.Auber, Cl. Elisabeth Poulain

Quoi qu’il en soit, ce dessin aux allures cubistes est franchement réussi dans sa composition, avec ses lignes raides presque toutes obliques du côté droit de l’étiquette, avec le rond du tonneau à gauche dont l’arrondi est renforcé par le bras à angle droit du vigneron, qui le porte plein sans souci. Pour équilibrer le poids du tonneau, l’intitulé du vin « La pièce sous le bras » figure en gros caractères noirs verticaux orientés vers le haut sur fond blanc.

Le jeu des trois couleurs choisies pour le dessin est remarquable. Le fond est un brun ocre-roux noirci, qui fait ressortir l’ocre clair qui est la couleur dominante retenu pour toute la composition hors le blanc. Cette dernière couleur a été utilisée avec parcimonie surtout pour les lignes verticales du côté droit (à la vue), avec quelques traits horizontaux pour le visage et des parties du vêtement.

La tête est en elle-même une réussite. Regardez bien l’étiquette et vous pourrez comprendre pourquoi la tête ne semble pas finie du côté gauche (à la vue). Ce sera aussi plus facile si vous tournez la bouteille pour voir la contre-étiquette. Ce que je fais pour vous avec une photo. Regardez bien la tête du vigneron qui porte la barrique « La pièce sous le bras »: le J constitue le nez, le F l’œil et le tout forme une sorte de A, peut-être moins repérable. Et maintenan bye, bye l'Homme au petit tonneau...

Pour suivre le chemin: Clichés Elisabeth Poulain

La Pièce sous le bras 2005, Vin de pays de l'Hérault, contre-étiquette, J.F.Auber, Cl. Elisabeth Poulain

La Pièce sous le bras 2005, Vin de pays de l'Hérault, contre-étiquette, J.F.Auber, Cl. Elisabeth Poulain

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Entre l’intérieur et l’extérieur > Le whisky Ballantine’s > La valeur

5 Mars 2016, 16:47pm

Publié par Elisabeth Poulain

Pubs Ballantine's. Sa richesse est à l'intérieur, Capital  mai-juin 1999, Cl. Elisabeth PoulainPubs Ballantine's. Sa richesse est à l'intérieur, Capital  mai-juin 1999, Cl. Elisabeth Poulain

Pubs Ballantine's. Sa richesse est à l'intérieur, Capital mai-juin 1999, Cl. Elisabeth Poulain

L’importance de « la valeur » est fondamentale dans la perception que l’on peut avoir de ce qui se présente à notre vue, tout comme cette importante question entre le dedans-dehors. Cette frontière existe partout dans tous les domaines. Elle est aussi présente dans les produits que l’on peut saisir avec la main, comme des bouteilles, en l’occurrence ici une bouteille de whisky de Ballantine’s, une marque du Groupe Pernod, que celui-ci avait acquis en 2006.

Avant d’aborder la question centrale de la valeur, il faut ajouter deux éléments d’information, qui portent sur la forme de la bouteille et la couleur du verre. Ce whisky existe depuis 1827. C’est dire qu’il a su s’adapter à de nombreuses mutations de la société, ce que la marque continue à faire, avec en particulier un « whisky tropical » qui porte la marque, en particulier auprès des jeunes générations. Une nécessité pour le Groupe afin de coller au marché, voire de surfer sur le changement. Outre la marque elle-même, les deux autre éléments qui demeurent inchangés sont la forme de la bouteille et la couleur du verre. Si tous deux paraissent intangibles, les autres caractéristiques peuvent et doivent changer, si cela s’avère nécessaire quand il en est décidé ainsi. .

La forme est droite, son assise est rectangulaire et son verre de couleur « or brun liquide ». Pendant des décades, son étiquette rectangulaire est restée inchangée, avec la marque écrite en caractères inclinées à l’ancienne, les armes figurant en dessous, avec un tampon rouge débordant de l’étiquette en bas. L’étiquette a maintenant changé pour adopter une forme en V de façon à valoriser le sceau qui ressort désormais en verre. Le tampon a disparu, pour pousser le regard vers le haut en forme de V de la Victoire et valoriser ainsi le nom de la marque.
 

Pub Ballantine's, Sa richesse est à l'intérieur, Capital  mai 1999, Cl. Elisabeth Poulain

Pub Ballantine's, Sa richesse est à l'intérieur, Capital mai 1999, Cl. Elisabeth Poulain

La valeur d’une marque n’est pas une donne intangible. Elle est naturellement la résultante d’un ensemble de facteurs qui varient avec le temps, l’époque, la concurrence et l’image qui en résulte pour l’acheteur. Le changement de siècle a été l’occasion de redonner du souffle à la bouteille. Un traitement de choc a été le choix pris par Pernod Ricard , pour montrer la capacité de ce whisky à franchir les siècles, en enlevant du visuel une partie de son image traditionnelle. Seules restent par trois fois la marque écrites par deux fois en caractères droits, sur le bouchon en caractères italiques et à côté la bouteille en petits caractères pour expliquer l’image insérée à l’intérieur de la bouteille.

« Ballantine’s. Sa richesse est à l’intérieur ». Tel est désormais le chapeau qui signe le choix du positionnement : l’intérieur de la bouteille intègre une image qui est expliqué par une série de trois images différentes. Je vous présente les deux qui sont en ma possession, le 3è montrant un homme glissé dans un tonneau.

. Le premier visuel est franchement excellent : on y voit cinq « oies blanches – en kilts - gardiennes des entrepôts de maturation Ballantine’s », déambuler dans l’allée entre les tonneaux qui s’élèvent sur trois hauteurs. A priori il n’existe pas de lien entre le whisky et l’oie, au départ. Grâce à Ballantine’s, je sais maintenant que ces belles bêtes peuvent aussi servir de gardiennes des caves au contenu si précieux. C’est une variante à la mode du XXe siècle des gardiennes du Capitole au VIe siècle avant Jésus-Christ à Rome pour avertir les gardiens du temple des tentatives d’intrusion des Barbares…

Pub Ballantine's, Sa richesse est à l'intérieur, Capital, juin 1999, Cl. Elisabeth Poulain

Pub Ballantine's, Sa richesse est à l'intérieur, Capital, juin 1999, Cl. Elisabeth Poulain

Le second visuel montre l’intérieur de la coque d’un navire, où les fûts sont solidement amarrés, pendant que « James Gill, responsable du vieillissement chez Ballantine’s » veille activement, ses pieds reposant, chaussures aux lacets dénoués, sur un tonneau. Ce drôle de whisky serait alors un cousin du porto que les Grandes maisons de Porto envoyaient en Inde en aller-retour afin d’accélérer naturellement le vieillissement des barriques contenant le précieux nectar portuguais… Restent les deux questions. 

. La relation entre le dedans et le dehors est vraiment très bien mise en valeur. Oui, l’important dans la vie est bien à l’intérieur. C’est vrai pour les whiskys, les parfums par exemple … et pour les amateurs des uns et des autres. 

. Quant à  la valeur, il est amusant de constater que toute notre société, au niveau mondial, repose sur l’importance fondamentale du look et, des codes perceptibles de l’extérieur de l’appartenance à un monde de luxe…, alors même qu’on sait que l’important est ce qui est à l’intérieur.

Et vive ce télescopage n°1 ! Car il y en est  un  second. Le temps passant, qui porte sur le rôle même de cette bouteille, tellement identitaire de son contenu, qu’elle fait réellement corps avec le whisky qu’il y a dedans. Treize ans après la campagne lancée par Ballantine’s pour lancer, relancer… la marque en faisant de la bouteille un trésor que doivent garder les gardiennes du temple et/ou qu'on envoie à des milliers de kilomètres pour le vieillir naturellement, voila que le positionnement s'inverse. Cette fois-ci, le Groupe a demandé à un jeune designer de réaliser une carafe de dégustation pour anoblir ce whisky… Une montée en gamme intéressante !

Pubs Ballantine's. Sa richesse est à l'intérieur, Capital juin-mai, 1999, Cl. Elisabeth PoulainPubs Ballantine's. Sa richesse est à l'intérieur, Capital juin-mai, 1999, Cl. Elisabeth Poulain

Pubs Ballantine's. Sa richesse est à l'intérieur, Capital juin-mai, 1999, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Visuels parus dans Capital mai 1999 pour les oies et juin 1999 pour James Gill, responsable du vieillissement. Le site de la marque est en reconstruction http://ballantines.fr/ . Il faut donc savoir attendre.

. Voir la carafe désignée par Lee Broom en 2012 sur http://www.pernod.fr/doc/DP_Ballantines12ans_LeeBroom.pdf

. L’agence de communication Bates France semble-t-il n’existe plus ; on retrouve trace de la campagne en date du 16.04.1999 sur http://www.strategies.fr/actualites/marques/r6682W/bates-pour-ballantine-s.html

. Voir sur mon site un précédent très petit article et une bonne photo sur Ballantines vu par Nikö, artiste, en date du 8.11.2009 http://www.elisabethpoulain.com/article-montrer-une-bouteille-de-ballantine-s-de-saison-sans-la-bouteille-39003773.html

. Clichés Elisabeth Poulain

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Jérémie Mourat, Vigneron de Vendée et +, Salon des Vins de Loire 2016

11 Février 2016, 17:04pm

Publié par Elisabeth Poulain

Salon des Vins de Loire-2016-J-Huchet left.-J-Mourat center-2016-Vignerons-Les-Bêtes-Curieuses-Cl.Elisabeth Poulain

Salon des Vins de Loire-2016-J-Huchet left.-J-Mourat center-2016-Vignerons-Les-Bêtes-Curieuses-Cl.Elisabeth Poulain

J’ai la chance de connaitre Jérémie Mourat depuis plusieurs années maintenant. Je l’avais rencontré chez lui sur ses terres en Vendée, dans son nouveau chai, à Mareuil-sur-Lay. C’était à l’occasion de ma seconde recherche sur les Vins de Loire, parue sur ce blog sous le titre « The World through the Bottle of Wine »  pour essayer de dégager la vision de la société française perçue par les hommes et les femmes du vin. Vous savez, ce sont ceux qui participent à cette grande aventure qui consiste à « faire » du vin, à partir d’un pied de vigne mis en terre. Une aventure quasiment magique qui fait d’un vigneron à l’autre bout du monde un collègue, un presque voisin… avec lequel partager ensemble une culture commune, avec chacun ses particularités propres, enrichie de la volonté d’ouvrir de nouvelles routes dans le Monde du Vin toujours en mouvement. 

Jérémie Mourat est un vigneron qui dénie aux frontières, qu'elles que soient leur nom, le droit de le freiner, comme l’atteste en particulier son partenariat depuis quelques années maintenant avec une cave de vignerons dans la région de  Stellenbosch, LA grande ville du vin d’Afrique Sud, qui possède aussi une Université renommée dédiée au vin. Il s’agit pour lui de mieux comprendre d’autres hommes du vin, aussi attachés que lui à faire dire au Chenin ce qu’il peut dire, dans le partage de la connaissance, pour créer de la valeur.

Comment ce cépage fascinant s’exprime-t-il dans d’autres terres, sous d’autres cieux - ceux de l’hémisphère austral - et d’autres cultures liées la conduite de la vigne, à l’expression la plus juste du vin et à l’exercice d’un partenariat exercé en commun ? Pour répondre à cette question complexe, il va où peu de de Français s'engagent en tant que personne physIque, pas seulement en tant que salarié d'un groupe. Là c’est autre chose. Il s’agit d’être co-vigneron, aux côtés de professionnels sud-africains du vin. C’est une aventure globale qui se déroule en Afrique du Sud. Tout  est nouveau, nouveau terroir,  nouvel environnement, autre réglementation,  partenaire sud-africain, tout cela avec un cépage blanc parmi les plus délicats à guider – le chenin - et une seule certitude qui est de s’engager vraiment, loin de sa terre de naissance,  en devenant vigneron sud-africain, le seul au monde qui soit aussi vigneron vendéen. Comme me l’a dit Jérémie le Vendéen en me donnant des nouvelles de "son" Chenin sud-africain, avec un grand sourire et une grande économie de paroles, en ce troisième jour de salon à Angers (France) « je suis content, ça va bien !».    

 

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 Quand on s’appelle Jérémie Mourat, que peut-on imaginer faire de plus ? Pour vous laisser le temps de trouver la réponse, revenons un peu en arrière. Voici un condensé rapide de sa trajectoire depuis ses débuts aux côtés de son père vigneron qui achetait alors son raisin à des collègues. L’objectif de son fils a été de créer un domaine familial conséquent, en commençant en préalable par acheter de la terre à vignes pour pouvoir sécuriser ses approvisionnements.

La première étape a donc consisté à s’ancrer encore plus profondément en terre vendéenne, en créant un véritable monde du vin autour du chai doté de tous les atouts technologiques qualitatifs, bien observé sa terre pour lui redonner vie en culture biologique, rassemblé autour de lui une équipe soudée, créé très vite en plein centre du village une boutique de vente de ses vins, sur la place du village, juste avant le pont au-dessus de la rivière Le Lay et au pied du château. A ce stade, c’est Paris qui lui a donné ses lettres de noblesse, avec des amateurs parisiens connaisseurs toujours en recherche de nouveaux visages, de nouveaux vins, grâce également à l’accueil très positif de la presse parisienne spécialisée.

Grâce à cet adoubement parisien, suivi en même temps par ses débuts à l’export, Jérémie Mourat a petit à petit, au gré des opportunités, constitué un vrai domaine -qu'il appelle "vignoble"  tel qu’il l’entendait, en rachetant de la terre vendéenne, avant que le phénomène de l’urbanisation du littoral ne change fondamentalement la donne foncière. Il y a toujours chez lui, cette conscience du temps, en vrai stratège qu’il est profondément. Il a en plus le sens profondément vendéen des symboles, qui a consisté chez lui à racheter le Château de Mareuil sur Lay entouré de sa vigne, juste au-dessus la boutique des Vins Mourat qu’il a installée en premier sur la route menant à la mer. Juste aussi au-dessus de la rivière Lay qui se jette dans la mer qui attire tant les estivants. C’est ensuite le Moulin à vent, dit le Moulin Blanc, entouré d’une belle parcelle de vignes, qu’il a pu acquérir. Il lui a permis de rendre hommage au vent de l’Atlantique, tout en rappelant l’importance des moulins au cours de l’histoire vendéenne.

Une belle salle d’accueil contemporaine de bois complète maintenant l’installation pour accueillir au mieux les amateurs et les professionnels du vin. Son implantation s’ouvre sur ses vignes, comme une île entourée de beaux feuillages luisant au soleil, frissonnant au vent de Vendée. Désormais ses clients et les touristes de l’été amateurs de bons vins - dans la première région touristique de la Côte littorale atlantique, par le nombre de vacanciers - peuvent découvrir et déguster dans de bonnes conditions les vins du domaine grâce à cette réalisation architecturale de qualité qui complète les installations techniques de vinification à la pointe de la technologie.

Salon Vins de Loire-2016-jour2-J-Mourat-Fiefs-vendéens-J-Huchet-Pays-nantais-Cl. Elisabeth PoulainSalon Vins de Loire-2016-jour2-J-Mourat-Fiefs-vendéens-J-Huchet-Pays-nantais-Cl. Elisabeth Poulain

Salon Vins de Loire-2016-jour2-J-Mourat-Fiefs-vendéens-J-Huchet-Pays-nantais-Cl. Elisabeth Poulain

Quelle aventure nouvelle entreprendre alors, tout en poursuivant tout le reste ? C’est une vraie question quand on est un vigneron vendéen qui a redonné vie à ses vignes travaillées désormais en culture biologique, appartenant à la génération pour laquelle a été créé un nouveau concept géographique, celui de « Loire méridionale », dans le respect de la terre avec des cépages « au croisement des variétés de la Loire et du Sud-Ouest », qu’on s’est fait un nom à force de ténacité, avec les moyens technologiques qui lui permettent de faire des vins tels qu’il l’entend, qu’on est aussi devenu vigneron sud-africain, avec toute l’adaptabilité et la persévérance nécessaire … Où se cache le nouveau projet d’extension spatiale, avec toujours une forte triple caractéristique, faire du qualitatif innovant, avec un partenaire, et une attention comme toujours apportée au graphisme et à la couleur complétée d’une autre dimension qui existait déjà avant, l’humour? Il faut voir en particulier sa série de vins appelée "OVNI" sur son site.  

Voici une piste. L’édition 2015 du Salon des Vins de Loire avait déjà montré une nouvelle autre évolution, chez Jérémie Mourat, cette fois-ci sous la forme d’un stand commun toujours à Amphitéa, avec Jérémie Huchet. Le Ier est resté à Amphitéa, en changeant d’endroit, pour rejoindre le coin du fond pour être vu par ceux qui arrivent. Jérémie Huchet a lui quitté la Galerie de Liaison plus ouverte vers le Grand Palais, pour rejoindre son copain vendéen. Fils d’Yves Huchet, il est le vigneron du Domaine de la Chauvinière à Château-Thébaud dans le Pays nantais (Code postal 44). Cette fois-ci encore Jérémie Mourat, vigneron vendéen de Mareuil- sur-Lay, fils de Jean Mourat (Code postal 85), a franchi une autre  frontière, celle du département de la Vendée pour rejoindre ce vigneron ami dans le département de Loire-Atlantique, en terre nantaise, pour découvrir les terroirs parmi les plus qualitatifs qui soient, dans les crus communaux classés du Muscadet, les fameux CCC.

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L’aventure nantaise est désormais lancée sur ses deux pieds ou plus justement ses quatre pattes! Les deux Jérémie lui ont trouvé un nom, que personne ne pourra oublier « Les Bêtes Curieuses, Crus Communaux bien élevés ». Le site dédié, jeune, branché, style urbain-chic a adopté cette drôle de dénomination, qu’ils ont bien sûr choisi tout à fait volontairement pour sa pluralité de sens. On y voit les deux Jérémie assis chacun sur son tonneau, un verre d’un de leurs Muscadet à la main, rire aux éclats, en potaches qui vous font une bonne blague. A la base de leur association, l’idée est de volontairement brouiller les frontières, en faisant co-habiter le haut de gamme qui exige beaucoup de technicité maîtrisée pour respecter des terroirs très particuliers et très qualitatifs - ceci pour des vins de Crus Communaux Classés en 2015 et/ou qui vont l’être en 2016 -, dotés d’étiquettes très sobres blanches avec une typographie légèrement différente à chaque fois - avec des vins de copains repérables à leurs étiquettes colorées et leur dénomination tirée d’un bestiaire mâtinée d’humour greffé sur des modes de vinification adaptés. C'est une stratégie volontaire de télescopage pour ne pas se laisser enfermer, avec une étiquette à vie au cou...Un vrai brouillage des frontières cette fois-ci en clin d'oeil!.

Les Crus Communaux Classés par l’INAO sont pour l’instant au nombre de 3, Clisson, Gorges, Le Pallet ; plusieurs sont attendus en cette année 2016, qui sont Château-Thébaud et Goulaine. Ce qui fait que les deux Jérémie, ces deux Bêtes Curieuses, qui rient aux éclats, chacun sur son tonneau, présentent pour l’instant six vins, dont trois sont des CCC (Gorges, Château-Thébaud et Goulaine). Les trois autres vins portent des noms très sympathiques. « Le lapin de 6 semaines » est un Muscadet Sèvre et Maine Primeur d’une durée d’élevage de …6 semaines et quant au « Perdreau de l’Année », son élevage se poursuit pendant trois mois. Il y a aussi un poisson vert...mystérieux dont je n'ai pas noté le nom. Pour lancer en fanfare cette nouvelle aventure du vin, ce binôme nantais-vendéen continue à peaufiner son nouveau stand, avec un grand sens de clarté, de simplicité pour faciliter le mouvement.

                                                                       *

Le passionnant dans la poursuite des aventures de Jérémie Mourat, traceur de routes dans le Monde du Vin, avec une intelligence, une énergie, une détermination et un plaisir d’avancer partagé sans pareil, est de mettre en lumière trois constantes de sa personnalité qui sont toujours liées en synergie. Il est :

. un véritable stratège spatial, qui part de la Vendée pour rendre à ce territoire malmené dans l’histoire force et dignité, y construire et développer un beau domaine - pardon - un beau vignoble, qui rayonne très vite vers Paris conjointement avec l’export et la certitude qu’un jour il ira en Afrique du Sud découvrir comment le Chenin a évolué depuis qu’il a été importé là-bas par des Huguenots de Saintonge en 1685 ;

. un stratège du temps, avec un temps de préparation long et réfléchi pour ensuite décider et appliquer ses décisions rapidement, en prenant aussi en compte l’ancrage loin dans le passé pour rebondir plus loin devant, tout en poursuivant la consolidation de l’ancrage de l’existant, le développement du vignoble et de l’exploitation en lien avec la connaissance accrue des gens, des mentalités et des méthodes;

. une dimension humaine, toujours très présente chez lui, avec le goût d’aller à la rencontre de l’autre, dans ses relations avec son équipe, ses distributeurs, ses clients et ses partenaires avec le partage en guise de passeport…Et pour unifier le tout, une énorme envie d’avancer, pour comprendre, apprendre, faire bouger les choses aux Vignobles Mourat...

Avec juste une maxime pour terminer « De la différence naît le partage. » C'est vrai aussi dans le monde du vin.  

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Salon des Vins de Loire2016-Jérémie-Mourat-Vignobles-Mourat-Gamme-+Bêtes-Curieuses-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Retrouvez Jérémie Mourat sur son site très complet http://www.mourat.com/

. Découvrez une interview, avec des photos excellentes de Jérémie Mourat des Vignobles Mourat https://www.wine-in-black.fr/product/jeremie-mourat-chenin-blanc-le-grand-ecart-2013-7921/  

. Lire sur ce blog un précédent article sur Jérémie Mourat http://www.elisabethpoulain.com/article-jeremie-mourat-negociant-vigneron-vendee-france-afrique-du-sud-103360574.html

. Voir aussi en ce qui concerne Stellenbosh http://www.sun.ac.za/english/faculty/agri/viticulture-oenology  

. La région de Stellenbosh https://fr.wikipedia.org/wiki/Stellenbosch  

. Jérémie Huchet sur le site de son domaine sur http://jeremie-huchet-vigneron.fr/presse/ , http://jeremie-huchet-vigneron.fr/les-domaines/domaine-de-la-chauviniere/   www.domaine-de-la-chauvinière.com  

. Les deux vignerons sur leur site commun d’une belle qualité graphique, claire et ordonnée, tout en étant très contemporaine http://www.lesbetescurieuses.fr/  

. Voir le site de l’agence de communication graphique Marine Thiercelin des Sables d’Olonne http://marceline-communication.fr/ . Vous pouvez aussi la retrouver sur facebook

Photos Elisabeth Poulain pour celles prises au Salon des Vins de Loire, Dewet et Andres de Wet sur wikipedia pour le vignoble sud-africain, cliché du Pays nantais, Pont Caffino, Maine,Château-Thébaut, Maisdon sur Sèvre, wikipedia-Pymouss, avec mes remerciements à tous

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Salon des Vins de Loire, 30è édition, Parc-Expo-Angers, L’arrivée

6 Février 2016, 11:14am

Publié par Elisabeth Poulain

Salon des Vins 2016-Parc-Expo-Angers-Arrivée-matin-2016-02-01. Cl. Elisabeth Poulain Salon des Vins 2016-Parc-Expo-Angers-Arrivée-matin-2016-02-01. Cl. Elisabeth Poulain Salon des Vins 2016-Parc-Expo-Angers-Arrivée-matin-2016-02-01. Cl. Elisabeth Poulain

Salon des Vins 2016-Parc-Expo-Angers-Arrivée-matin-2016-02-01. Cl. Elisabeth Poulain

Chaque année à Angers, tel un rite, on se prépare pour être avant l’heure, au Parc des Expositions, toujours avant l’ouverture, pour se mettre dans l’ambiance. Aller rencontrer des vignerons, revoir ceux qu’on a plaisir à retrouver, bon pied, bon œil, sans objectif particulier, si ce n’est de humer l’air du temps perçu à travers le prisme du salon, toujours avec un petit coup au cœur, sans jamais de nostalgie. J’ai en effet commencé à arpenter les allées du Parc-Expo à sa seconde édition, avec mes étudiants, lui qui en est aujourd’hui à son 30è millésime.

Ce salon des vins s’est agrandi au fil des ans, avec à chaque édition des changements grands et petits, voulus ou involontaires, à effets immédiats ou plus lointains, perceptibles parfois, invisibles le plus souvent et qui pourtant ensemble donnent à chaque année une tonalité différente, dégageant des vibrations qui, connectées entre elles, conférent des atmosphères particulières. Un salon des vins est un monde extrêmement concentré et tonique, qui tourne sur lui-même, pour promouvoir, dans notre cas, les vins de Loire - d’autres vins aussi, d’autres boissons…- et ceux qui les font, sans lesquels il ne saurait y avoir de vin.

Chaque millésime dynamise également, en synergie le territoire sur lequel il est implanté, en liaison aussi avec tous les autres évènements du monde du vin qui se sont amarrés au fil du temps, et au risque de l’alourdir, à ce navire-amiral qu’est le Salon des Vins de Loire. Et quand on joue ainsi à un jeu de billard à un nombre impressionnant et inconnu de boules, il faudrait pas moins qu’une équipe interdisciplinaire et interculturelle d’ethnologues, d’archéologues, de sociologues et de spécialistes de gestion de systèmes… pour arriver à caractériser ce qu’est un grand salon des vins.
 

SDVL2016-Vestiaire-JeunesFemmes-Libre Dégustation-Marc Massot-Sommelier-Ligers d'Or-Cl. Elisabeth PoulainSDVL2016-Vestiaire-JeunesFemmes-Libre Dégustation-Marc Massot-Sommelier-Ligers d'Or-Cl. Elisabeth PoulainSDVL2016-Vestiaire-JeunesFemmes-Libre Dégustation-Marc Massot-Sommelier-Ligers d'Or-Cl. Elisabeth Poulain

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Arriver à l’avance est aussi une façon de saluer le lever du jour dans un lieu qui a gardé ses caractéristiques de zone industrielle, située comme toujours en marge du territoire de la ville. Avec aussi et encore des parcelles de territoire appartenant au Parc-Expo qui ne sont toujours pas fini d’aménagement. Je vise en particulier le parking n°1, situé de l’autre côté de la route de Paris et qui permet d’accéder grâce à un souterrain à la grande verrière qui forme l'entrée officielle des bâtiments. C’est par là que l’on peut accéder à Amphitéa 4000 –le nom de la salle polyvalente située en arrière de la verrière- toutes deux œuvres de l’architecte Frédéric Rolland.

L’ouverture a été marquée ce matin-là par un fin crachin intermittent qu’on aurait dit venant de Bretagne, avec un bon vent d’Ouest pour faire bonne mesure. Et l’entrée dans le salon lui-même s’est faite sans attente particulière, avec un contrôle des sacs pour cause de Vigipirate. Arriver parmi les premiers est un plaisir de connaisseur qui se déguste comme tel, tout comme le fait de reconnaître chaque année parmi les quatre jeunes femmes du vestiaire, Mélanie, la « chef » qui connait tout du métier, et que j’ai plaisir à retrouver depuis les débuts du salon.

A peine entrée dans Amphitéa, on commence à remarquer ce qui a changé par rapport à l’année précédente, avec très vite des successions de flashs visuels plus anciens qui vont se superposer les uns devant les autres au gré de la mémoire et sans qu’on le cherche. Il n’y a plus de "Bienvenue" collée en gros caractères par terre. Dommage ! Mon premier regard est toujours attiré par le côté gauche, qui s’ouvre sur les stands. Mais cette fois-ci, la première personne avec laquelle je vais parler est en partie droite dans l’espace de Libre Dégustation. C’est Marc Massot, un sommelier, très actif dans le concours des Ligers qui a eu lieu le week-end précédent l’ouverture du salon. Un concours qui a beaucoup d’importance en Loire. Tous les participants attendent avec impatience la parution du journal le lendemain, avec tous les résultats. Avoir une médaille aux Ligers est important, est un faciliteur de vente.

A droite, de longues tablées revêtues de papier blanc présentent les bouteilles à la dégustation, avec une localisation particulière pour les vins primés au concours des Ligers. C’est là qu’œuvre Marc Massot qui s’occupe du service des palettes des bouteilles des vins pétillants au concours des Ligers qui a eu lieu la veille. Le concours des Ligers est une opération lourde qui globalise plus de 7 000 échantillons. « Je viens en particulier pour assurer le service de la centaine des Ligers d’Or. Cela fait 20 ans que je mène ces différentes missions. Je participais à la formation des élèves sommeliers à l’Union de la Sommellerie France-Région Val de Loire ».

 

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Et très vite commence pour moi le repérage des exposants, les vignerons à ancrage lourd dans la constitution de ce qui fait la renommée des vins de Loire. Beaucoup de négociants ne sont plus là. Parmi les vignerons présents, certains occupent, si non la même place du moins le même coin et cela depuis des années. D’autres ont changé de style de stand, de lieu d’ancrage du stand, de voisins, mais pas tous. Et c’est ça aussi l’intéressant. Certains n’ont pas bougé. Il existe heureusement des points de repère et un bon nombre de visages connus.

C’est par La Collégiale des Domaines de Loire, avec Isabelle Charrier, la responsable export Europe (à gauche sur le photo) que commencent mes rencontres intra-salon. Elle est un des piliers forts de ce groupement de plus d’une cinquantaine de producteurs de vins ligériens, crée en 1988 au Puy Notre-Dame à une vingtaine de kilomètres au sud de Saumur. « Je travaille essentiellement avec des clients allemands et belges qui sont très présents et de bons connaisseurs des vins de Loire. Ils constituent le noyau fidèle de nos acheteurs étrangers. Globalement ici en Loire, la dimension export semble diminuer légèrement. Je voyais plus d’importateurs nouveaux il y a quelques années et cette impression semble générale. Prowein prend de plus en plus d’importance. Elise Dumoulin, mon assistante qui s’occupe du Grand Export, en particulier du marché nord-américain, constate toujours le poids des différences culturelles à l’égard du vin dans ces pays qui n’en avaient pas la culture. » Le partage de la culture française du vin continue aussi à se diffuser, lentement.

Une des raisons actuelle de cette lenteur semble provenir de l’abondance et du dynamisme de l’offre étrangère qui va de pair avec une curiosité accrue pour d’autres vins dans une optique de plus d’ouverture vers d’autres cultures du vin. A part La Collégiale des Domaines de Loire et Luc Bizard d’Epiré – Savennières - que j’ai vu d’ailleurs juste après, ceux que j’ai rencontrés sur le salon ne m’ont pas spontanément cité l'export.

On ne parle plus de l’export, comme si ce n’était plus une démarche différente de la vente en France. Les professionnels vont maintenant plutôt parler de leurs clients étrangers, les clients, sans adjectifs particuliers, désignant ceux qui sont en France. Le CFCE (Centre Français du Commerce Extérieur) est parti du salon depuis longtemps et les conférences sur les marchés étrangers ont cessé. Elles avaient lancé avec succès le cycle des formations pendant la durée du Salon. L’accès à l’information sur les marchés hors de France se fait maintenant autrement par contacts directs, présences sur des salons étrangers pour tester la demande et/ou trouver un importateur et par le numérique qui complète des déplacements dédiés.

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Luc Bizard et son maître de chai du Château d’Epiré, implanté en noble terre de Savennières, sont toujours présents au même endroit, dans la grande allée K à Amphitéa dans le fond. « J’exporte depuis toujours, ça tourne autour de 40%, un chiffre en augmentation », me dit-il en me parlant de son année. Il est vrai que Savennières n’est assurément pas une appellation comme une autre. Tout le monde en est bien d’accord, sans contestation.

D’autres au contraire ont muté et repris leur liberté hors d’un groupement d’exposants partageant un stand commun, où chacun avait son individualité. Il en va ainsi de Florent Baumard de Rochefort sur Loire qui avait déjà quitté le Grand Palais l'année dernière et que l’on retrouve à Amphitéa dans l’allée I, cette fois-ci dans un stand individuel.

Au coin de la Salle Amphitéa, juste avant de pénétrer dans le hall de liaison avec le Grand Palais, on retrouve comme chaque année le stand d’angle du Château de Moncontour avec Gilles Feray aux commandes pour les vins de Vouvray et de Touraine. Ce lundi matin à l’ouverture, le boss tient sa réunion hebdomadaire avec son équipe étoffée de commerciaux. Quatre autres domaines-châteaux font en effet partie des propriétés de la famille. Citons outre celui de Montcontour, le Château du Coudray Montpensier en AOC Chinon, le Château de Montfort en AOC Vouvray. Deux autres domaines complètent les vignes, celles du Domaine de Vaugondry et celles du Domaine du Petit Côteau.

SDVL-2016-Pascal Preys-vigneron-Jean-Jacques-Dutrieux-tailleur-pierre à silex-Meusnes, Cl. Elisabeth Poulain. SDVL-2016-Pascal Preys-vigneron-Jean-Jacques-Dutrieux-tailleur-pierre à silex-Meusnes, Cl. Elisabeth Poulain.
SDVL-2016-Pascal Preys-vigneron-Jean-Jacques-Dutrieux-tailleur-pierre à silex-Meusnes, Cl. Elisabeth Poulain. SDVL-2016-Pascal Preys-vigneron-Jean-Jacques-Dutrieux-tailleur-pierre à silex-Meusnes, Cl. Elisabeth Poulain.

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En diagonale, en face se trouve Jacky Preys, « un vigneron de père en fils depuis cinq générations, spécialiste de vins de Touraine » comme il se définit lui-même. Il est à ce point vigneron ligérien du Salon des Vins de Loire qu’il ne pourrait même pas envisager de quitter « son » coin de salon, celui qui sent l’odeur du si bon silex de Meusnes, en plus des arômes de ses vins dont l'un porte le nom de "Silex, l'odeur de la pierre à fusil". Il est bien le seul vigneron au monde à emmener avec lui, à chaque millésime du Salon des Vins de Loire, celui qui est devenu vraiment un ami, non pas vigneron, mais tailleur de silex, habitant Meusnes également. Là où se situe un des deux plus beaux gisements au monde de silex blond, le plus fin pour la pierre à fusil… Ce village de 1000 habitants environ est devenu ainsi la capitale mondiale de la pierre à fusil.

Meusnes est en effet le seul village français à posséder en plus, parmi ses habitants, les deux tailleurs de silex, Jean-Jacques Dutrieux et le compagnon qu’il a formé à cet art. Autant Jacky Preys est un Tourangeau proche de la terre de Touraine, que sa famille travaille depuis 5 générations, ancré dans la terre, fier de ses vins et fidèle au Salon des Vins de Loire, autant Jean-Jacques Dutrieux est un passionné de la pierre à fusil. Il a la pleine maîtrise de l’art de tailler des pierres à fusil, celles par exemple qu’utilisaient les Insurgés lors de Guerre d’Indépendance aux Etats-Unis, que des bateaux français approvisionnaient directement. Il adore positivement tout autant former son auditoire. Et c’est à chaque fois avec un grand plaisir que je vais l’écouter et que j’en apprends un peu plus sur la fascinante histoire de la pierre à fusil, même si cette fois-ci c’est un superbe pistolet du XVIIIe siècle que j’ai tenu en main. Une vraie merveille…même pour quelqu'un qui ne connaît rien à ces précieuses pièces de musée.

En face en diagonale, se situe un stand carré, avec sa colonne érigée à quatre faces qui permettent en particulier de faire sur un côté la promotion du Domaine de la Barbinière gérée par la Famille Orion en AOC Fiefs Vendéens. Philippe le père est maintenant assisté par ses deux fils, Vincent et Alban. Actuellement en conversion en agriculture biologique, ils sont aussi des habitués du Salon, particulièrement dans cette partie d’Amphitéa. Avec Philippe Orion, nous avons parlé de la nécessaire solidité de l’ancrage dans le domaine et le temps, jointe à la ténacité et la soupplesse  indispensables à  l’adaptation, surtout en des temps où le changement fuse de partout, sans qu’on puisse prévoir où il va impacter les choses et les gens, ni de quelles façons.

 

Pour suivre le chemin

. Le Parc des Expositions d’Angers sur http://www.angers-expo-congres.com/media/plan_parc_expo_2015_bd__064482300_1622_18122014.pdf  

. L’architecte Frédéric Rolland, en ses bureaux de Paris, Angers et Pékin, qui a conçu la salle Amphitéa en 1991, son agrandissement et sa refonte en 1998, au parc-expo d’Angers http://www.frederic-rolland.com/index2.htm  

.La  Collégiale des Domaines de Loire, Isabelle Charrier sur www.collegialedomainedeloire.com  

. Luc Bizard, Château d’Epiré, Chais, www.chateau-epire.com  avec son nouveau beau site et de très belles photos, dont une en particulier avec un lièvre surpris dans les vignes…

. Florent Baumard, Domaine des Baumard, Rochefort sur Loire sur http://www.baumard.fr/

. Gilles Feray, Château de Montcontour https://www.facebook.com/chateau.moncontour avec une photo étonnante de la logistique induite par le Concours des Ligers au regard du nombre de bouteilles.

.Pascal et Jacky Preys, 41130 Meusnes dont certains millésimes sont sélectionnés en particulier par le Guide Hachette, http://www.hachette-vins.com/recherche/Pascal%2520et%2520Jacky%2520Preys%2520/all/  

. Jean-Jacques Dutrieux, tailleur de silex et conservateur du Musée de la Pierre à fusil, à Meusnes, à voir sur http://www.elisabethpoulain.com/article-jean-jacques-dutrieux-tailleur-de-silex-conservateur-de-musee-54388628.html  

. Domaine de la Barbinière, Famille Orion, AOC Fiefs vendéens, Chantonnay http://domainedelabarbiniere.jimdo.com/  

. Photos Elisabeth Poulain

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Bestiaire de Pub Vodka Grey Goose > Le vol des oies sauvages > L’Anjou

15 Décembre 2015, 18:26pm

Publié par Elisabeth Poulain

Grey Goose Vodka, Vodka Française d'exception, Pub Les Echos 2015.10.09, Cl1/3. Elisabeth Poulain

Grey Goose Vodka, Vodka Française d'exception, Pub Les Echos 2015.10.09, Cl1/3. Elisabeth Poulain

C’est une étonnante aventure que celle d’une marque de vodka d’origine française, maintenant détenue par Bacardi, un des groupes nord-américains les plus puissants dans le domaine des spiritueux. Comme le titre l’indique,  il s’agit la marque Grey Goose, l’oie non pas grise mais cendrée, en français, avec cette question qui vient à l’esprit tout de suite : quel est donc le lien qui existe entre une vodka française d'abord, l’oie ensuite et avec l’Anjou après?

Commençons donc par le commencement, à savoir cette « vodka française d’exception ». C’est une dénomination rarissime dans le domaine des spiritueux, je ne peux pas dire unique parce que je l’ignore. Rarissime, c’est sûr parce que tous les produits, boissons y comprises, positionnés dans l’univers des alcools, du vin et plus généralement du luxe, pas seulement dans le domaine agro-alimentaire, se réclament de l’authenticité.

Qu’est-ce donc que cette authenticité française? C’est le vin qui nous donne les principaux éléments de la réponse : être issu du lieu dont le produit va porter le nom, être par exemple un vin du Val de Loire, quand on est un vigneron du Val de Loire, dont le raisin est non seulement originaire du VDL mais aussi de l’appellation, jusqu’à la parcelle, si celle-ci est identifiée précisément…Avec cette conséquence que ces conditions restrictives d’élaboration - mises en bouteilles comprises - sont portées en avant comme une des conditions nécessaires mais jamais suffisantes pour faire de ces millésimes quelque chose d’unique et  par définition de non reproductible. Le  vin que vous allez déguster est un vin de qualité qui porte son authenticité d’origine « France ». L’origine devient alors un élément fondamental de la qualité, dans cette véritable philosophie de l’alliance entre la Terre, l’Homme et le Temps, quel qu’en soit l’ordre. Avec en conséquence une autre idée, qui est que celui qui déguste une vodka de qualité est presque naturellement une personne de qualité, si non la chaîne de la qualité serait rompue…

La vodka ensuite. Cet alcool blanc est d’origine du Grand Est européen. C’est dire qu’il est né  en Russie, pas en en Pologne…et certainement pas non plus en France. C’est de l’éthanol pur distillé allongé d’eau distillée et déminéralisée, avec un très léger arôme de fruit ajouté. La boisson peut titrer entre 37 et 97° d’alcool. On comprend que ça secoue ! La valeur moyenne se situe à 40%. On comprend aussi que tous les grands pays fournisseurs d’alcool fort de ce type aient chacun « leur » vodka pour bénéficier des retombées fiscales. C’est en effet le premier alcool consommé dans le monde. La formule de cette GGV a été conçue par H. Mounier à Cognac à partir de blé d’hiver, en utilisant de l’eau très pure filtrée dans des calcaires de Grande Champagne. Les  liens établies entre cette vodka + la citation de Cognac et celle de Champagne, sont tout sauf un hasard. Ce sont ces raisons qui expliquent que cet alcool titrant 40° soit une vodka française d’exception.   

On perçoit alors combien la communication autour de la marque, de la bouteille, leur univers de référence peut être importante, encore plus que pour du cognac, du whisky ou du bourbon... C’est ainsi que la vodka GREY GOOSE est LA vodka française, une vodka de haute qualité par définition. Par différence avec certaines autres vodkas, elle a d’emblée visée le marché  mondial, d’où le positionnement en tant que « vodka française d’exception » avec la mention du pays en caractères majuscules, FRANCE, en dessous avec en plus, fait rarissime sur une bouteille d’alcool, le drapeau français en fin bandeau juste au-dessus de la mention IMPORTED   en encore plus gros caractères majuscules que celui du pays d’origine, la France.

Grey Goose Vodka, Vodka Française d'exception, PubLesEchos 2015.10.09, Cl2/3. Elisabeth Poulain

Grey Goose Vodka, Vodka Française d'exception, PubLesEchos 2015.10.09, Cl2/3. Elisabeth Poulain

La bouteille sérigraphiée est une réussite en elle-même. Création de Saverglass, son lancement date de 1997. Elle montre à voir des oies sauvages de couleur blanche en plein envol de la gauche vers la droite en pente ascendante, que l’on voit distinctement se détachant sur le fond bleu d’un paysage nature. Une grosse oie, tournée dans l’autre sens,  se voit distinctement sur le côté gauche. Quant au troisième groupe, on le voit dans l’air simplement tracé d’un trait noir… C’est une bouteille facilement reconnaissable, à ses couleurs blanches et bleues avec des traits noirs, avec sa capuche bleue où on voit le dernier groupe d’oies filer dans le ciel pendant la migration… Une bouteille devenue peut-être un peu trop sage, trop connue… puisqu’une nouvelle va bientôt sortir sous le parrainage d’Alain Ducasse.

En attendant, parlons de ces grandes migrations d’oies cendrées qui quittent l’Europe en groupe plus ou moins importants à la fin de l’automne vers le Sud …On ressent un grand plaisir à les voir passer au-dessus de nos têtes en formation en V parfaitement équilibrée avec la chef en avant. Impossible de les compter avec précision, peut être étaient-elles cette année une trentaine et + à passer au-dessus de nous, sans bruit, toutes à leur vol, vers la chaleur du Sud de l’Espagne…On ressent une émotion très particulière devant ce courage, cette certitude d’arriver après un si long voyage, qui réellement émerveille, une émotion doublée d'une fascination devant la prise de pouvoir du ciel, cet espace sans frontière où elles sont chez elles, que ce soit pour partir hiberner à la chaleur au sud de l'Europe et revenir au printemps au beau temps, notamment en France, en Val de Loire, mais pas seulement. Il y a ausi cette intelligence d'un groupe organisé de façon "magiqu"e, avec la chef qui mène l'ensemble, et périodiquement son remplacement par une autre oie, quand la première est fatiguée, qui va devenir chef à son tour. Et cela depuis la naissance du monde...!

Le lien entre l’oie cendrée et la vodka n’a rien d’évident. Pourtant il existe forcément. Citons la capacité de ces grands oiseaux à être chez eux dans le ciel, à trouver leur chemin sans aide, leur liberté et leur capacité à prendre possession de cet espace encore ‘libre’ pour elles, comme on le voit sur la photo en couleurs de grandes dimensions. On distingue la tête du triangle, avec l’oie qui conduit la formation en V, sur un fond bleu grisé et rose vers le bas, avec un halo blanc autour de l’oie de tête. Le lien pourrait être la dimension "magique" de cette prise de possession du ciel, comme une oie cendrée qui plane chez elle dans le ciel, un poisson dans l'eau ou ...un amateur de Grey Goose en train de rêver en regardant l'infini du ciel...

Quant à l’Anjou, le lien passe cette fois-ci en particulier par la poire d’Anjou, qui a donné naissance à une nouvelle variété de vodka « Grey Goose La Poire » en français dans le titre et dans le texte. Cette poire est celle de l’Anjou, bien connue pour ses célèbres pâtisseries, ses tartes aux poires, citées dans l’argumentaire. Parions que c’est une façon très directe d’attirer les femmes...

Résumons, voici des oies sauvages, libres comme l’air, qui sont conduites par leurs gênes à effectuer chaque année leurs migrations d’automne et de printemps, qui survolent la France, au point de faire naître sur son sol une vodka à leur nom, liée à la Russie, le pays de la Vodka, consommée à 80% environ aux Etats-Unis, et maintenant à une autre vodka liée à l’Anjou, la région française traversée par la Loire, célèbre pour ses variétés de poires. Toutes deux – la leader Grey Goose et la petite dernière Grey Goose La Poire - attendent avec impatience de connaître le nouveau packaging de la première vodka française d’exception, dont je sais seulement qu’elle porte maintenant une étiquette papier « comme le vin » !

Grey Goose Vodka, Vodka Française d'exception, Pub Les Echos 2015.10.09, Cl3. Elisabeth Poulain/3

Grey Goose Vodka, Vodka Française d'exception, Pub Les Echos 2015.10.09, Cl3. Elisabeth Poulain/3

Pour suivre le chemin

. Visuel paru dans Série Limitée, Les Echos, Spécial Homme, 9.10.2015, page 51

. La vodka telle qu’on en parle en Occident sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Vodka  avec une autre source qui détaille la version russe sur http://www.giotsar.com/articles/vodka.php  

. Le site de l’entreprise française sur https://www.greygoose.com/gl/en/discover.html  et pour la saveur « Poire », voir https://www.greygoose.com/gl/en/our-vodkas/pear-vodka.html  

. Ainsi que https://fr.wikipedia.org/wiki/Grey_Goose  

. Ne pas confondre l’oie cendrée qui est sauvage, elle, qui est une Anser anser (en latin) http://www.migraction.net/index.php?m_id=1517&bs=232  avec l’oie grise (domestiquée) sur http://www.ar-etho.fr/pages/especes-animales-etudiees/les-oies-grises.html  

. Saverglass qui retrace l’histoire de la marque sur http://www.saverglass.com/fr/votre-projet/success-stories/grey-goose  

. Pour le décor de la bouteille de GG, découvrir l’usine de fabrication, qui n’a qu’un seul client, GGV, à Arques, près de Saint-Omer dans le Nord de la France sur http://www.lavoixdunord.fr/region/alphadec-une-usine-au-top-de-l-innovation-inauguree-ce-ia37b48476n2158131  

. La nouvelle bouteille signée Ducasse sur http://o.nouvelobs.com/food/20150703.OBS2075/l-objet-de-la-semaine-la-vodka-grey-goose-signee-ducasse.html  

. Découvrir le secret attaché à la poire d’Anjou, très cultivée aux EU sur http://merchandifel.forumgratuit.org/t81-quelle-est-cette-variete-de-poire

. Photos Elisabeth Poulain à partir du visuel

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Ce que dit l’arbre sur la bouteille de vin & +, Regard sur la société

26 Novembre 2015, 18:16pm

Publié par Elisabeth Poulain

Nos Racines-Bordeaux rouge-Famille Raymond-Cl. Elisabeth Poulain

Nos Racines-Bordeaux rouge-Famille Raymond-Cl. Elisabeth Poulain

Le titre à expliciter d’abord. Il s’agit dans ce billet de vous parler du lien qui est fait entre le vin  contenu dans la bouteille et la représentation de l’arbre sur cette bouteille. En d’autres termes, pourquoi est-il nécessaire et ou valorisant de faire figurer tout ou partie d’un arbre sur une bouteille de vin  - ou d’alcool d’ailleurs - mais forcément avec des différences et lesquelles ?

Les trois premiers éléments de base sont alors l’arbre, la bouteille et la société avec un jeu avec la nature du précieux liquide contenu dans la bouteille, un autre trio fondamental que constituent le vin, l’alcool et peut-être le parfum. Une jolie double problématique à aborder, forcément en connexion, en tournant autour « round around » pour voir ce qui va se passer en franchissant la frontière du dedans-dehors, entre le contenant et le contenu.

C’est l’extérieur qui commande le regard par lequel on pénètre à l’intérieur du contenant pour en ingérer le contenu ou le faire sien en le mettant sur la peau ou au plus près de la peau. Ce lien de profonde intimité est aussi une donnée fondamentale d’un produit à forte valeur symbolique. Mettre un bel arbre ou des feuilles vertes sur fond de ciel bleu léger, sur un paquet de lessive évoque au mieux le développement durable comme cela été le cas à la fin du second millénaire. Remarquons que cette forme de communication s’est usée en un cycle d’une petite vingtaine d’années, une durée qui était alors usuelle et qui tend maintenant franchement à se raccourcir en ces temps de changements rapides.

Nos Racines-Bordeaux rouge-Famille Raymond-Cl. Elisabeth PoulainNos Racines-Bordeaux rouge-Famille Raymond-Cl. Elisabeth Poulain

Nos Racines-Bordeaux rouge-Famille Raymond-Cl. Elisabeth Poulain

L’arbre. Il est un des éléments fondateurs du symbolisme de notre société. Rien que le nombre de pages – 7 pages en petits caractères - qui lui attribué dans le « Dictionnaire des Symboles » de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant le montre. Sa puissance d’ancrage dans la terre dont les racines peuvent aller profondément dans le sol pour chercher l’eau et développer un système racinaires extrêmement sophistiqué de fondations pour pouvoir développer ses ramures aériennes sans être couché à terre par le vent.

Sa durée de vie peut atteindre pour certaines espèces le millénaire, même dans des conditions difficiles. Son feuillage offrir une diversité sans pareil. Il est encore maintenant un auxiliaire de vie chez qui tout est bon, le bois pour bâtir, tenir chaud grâce au feu, les feuilles pour faire de l’ombre et nourrir le bétail, faire du compost pour enrichit la terre, les fruits pour nourrir hommes et bêtes, couper le vent, régénérer l’air… Il est un symbole de vie étonnamment puissant, comme le chantait Georges Brassens « auprès de mon arbre, je vivais heureux… » La vigne, pour sa part, est aussi un puissant symbole de vie, connu également depuis l’Antiquité pour sa longévité. C’était « un arbre sacré » aux yeux des Egyptiens.

La vigne est aussi pour les Chrétiens une plante d’origine divine, comme on peut le constater encore aujourd’hui dans des églises anciennes sur les colonnes des retables qui se situent en arrière au-dessus de l’autel. La plus grande attention portée à la culture la plus naturelle possible de la vigne en préservant la terre d’intrants qui cassent ses forces vives renforce l’attention et le respect que méritent la plante en tant que telle et la vigne elle-même.

Désormais après des années d’errements, le vigneron montre ses vignes et fait goûter ses vins. Il rétablit ainsi le lien avec la terre, l’air et la nature, où règnent l’herbe et l’arbre, qui chacun à sa façon tient sa partition. L’herbe pour préserver la terre d’une grande chaleur ou de ruissellement trop fort ; l’arbre pour garder une hygrométrie stable et protéger la vigne des vents du Nord tout particulièrement...

Nos Racines-Bordeaux rouge-Famille Raymond-Cl. Elisabeth Poulain

Nos Racines-Bordeaux rouge-Famille Raymond-Cl. Elisabeth Poulain

La présence de l’arbre, d’un arbre d’ailleurs au singulier, suffit sur l’étiquette à prouver encore plus l’attachement à la terre nourricière, à la vigne et au vin. En fait elle montre que avons dépassé, au niveau de la communication,  la mise en lumière des principes du respect dû à la terre, au vin et aux amateurs qui le dégustent. Il s’agit maintenant de montrer la puissance de la vigne à l’égal ou presque de l’arbre. Un très bon exemple est celui de « Nos racines », ce Bordeaux rouge, un vin biologique de 2013, de la Famille Raymond et de Marc Veyrat dont le nom est cité sur la contre-étiquette, car il "accompagne la démarche... et recommande la gamme Nos Racines"   .

Sur l’étiquette, on voit un arbre à l’envers, avec la vigne en partie aérienne, supérieure, qui vient d’être taillée avec ses cinq rameaux courts, comme s’ils étaient de grosses racines, tandis que son réseau racinaire bien dense se déploie en dessous dans la terre, comme s’il était un arbre. Le trouble vient de ce que la démarcation entre l’air et la terre n'est pas indiquée et que les deux visions sont presque aussi parfaites. Je dis 'presque' parce que la vision présentée sur l’étiquette –vigne en haut et arbre en bas – est plus forte que l’inverse. On admire le travail de l’artiste, sans que celui-ci d'ailleurs soit nommé ; il s’agit alors vraisemblablement d’un choix dans une série déjà faite.

La société Nicolas a repris l’idée récemment en format « affiche » insérée dans les panneaux urbains, dans un autre style, plus doux, moins affirmé et moins fort. Il y a l'idée déclinée cette fois-ci avec une bouteille-arbre  mais sans le graphisme épuré et sans le choc frontal de couleur noir brillant sur fond blanc mat . En 2015, Nicolas fait en effet valoir qu' "il y a tant à découvrir ", une formule peu impactante mais qui a au moins le mérite de respecter la réglementation. En effet la mention  " vin biologique" figure en mention basse sur l'étiquette de la Famille Raymond, alors qu'il n'est toujours pas défini légalement, seule la culture biologique l'est.  Chez Nicolas, c'est le dessin aussi et la couleur rouge qui attirent l'attention, avec le regret pourtant que seuls les vins rouges soient visés. Que fait-on pour les Blancs?...La publicité est décidément vraiment un art difficile, comme la vie d'ailleurs...Retenons aussi cette image de la bouteille, qui est plus qu'un simple contenant. C'est aussi un symbole.  

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Pour suivre le chemin

. Nos racines, Famille Raymond, Bordeaux rouge 2013, Vin biologique, mis en bouteille par RAYMOND VFI AF-33540

. La Famille Raymond sur http://www.sommeliers-international.com/fr/Portraits-de-vignerons/vignobles-raymond-la-releve-est-assuree.aspx  

. Marc Veyrat qui «… accompagne et recommande toute la gamme ‘Nos racines’… » voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Veyrat  

. L’histoire de la vigne et du vin sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_vigne_et_du_vin  

. La vigne pour les Chrétiens, sur https://bible.catholique.org/evangile-selon-saint-jean/3278-chapitre-15

. Clichés Elisabeth Poulain  

La bouteille-racines-Nicolas-Panonceau urbain-2015-Cl. Elisabeth Poulain

La bouteille-racines-Nicolas-Panonceau urbain-2015-Cl. Elisabeth Poulain

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